Islamisation des services publics : un rapport parlementaire édifiant, par Franck Deletraz

Etablissements scolaires, hôpitaux, prisons, transports en commun, administration, associations sportives, police et même armée : s’il ne constitue pas à proprement parler une véritable surprise pour tous ceux qui suivent l’actualité de près, le rapport parlementaire sur « Les services publics face à la radicalisation », dont les conclusions seront rendues publiques ce mercredi, a cependant le mérite de jeter un pavé dans la mare du politiquement correct en mettant en lumière les conséquences catastrophiques de plusieurs décennies de capitulation de l’Etat devant le prosélytisme musulman, et devrait – du moins, espérons-le – susciter tout de même quelques réactions face à la gravité des témoignages rapportés.

Crainte latente de représailles

Fruit d’une cinquantaine d’auditions réalisées depuis novembre auprès de hauts fonctionnaires, d’acteurs de terrain, et de chercheurs par les membres de la mission d’information parlementaire de la commission des lois sur la radicalisation dans les services publics, dirigée par les députés Eric Diard (LR) et Eric Pouillat (LREM), ce rapport, dont Le Point a récemment dévoilé quelques-unes des conclusions, est, il est vrai, assez édifiant. D’autant plus que ses auteurs ont pu avoir accès à un certain nombre de documents confidentiels. Assez révélateur aussi de l’emprise des islamistes sur notre fonction publique et de la terreur que ceux-ci sont parvenus à instaurer dans certains secteurs, nombre de ces auditions ont dû être réalisées à huis clos tant les fonctionnaires qui ont accepté de témoigner craignaient des représailles…

Indécrottable David Guiraud

Au fil de ces pages, on retrouve évidemment les bastions bien connus de l’islamisation rampante qui font régulièrement la une des médias, tels que les prisons, les associations sportives, les établissements scolaires ou encore la RATP, dont un syndicaliste va jusqu’à révéler que « des locaux sont interdits aux femmes dans des terminus », que « des musulmans pratiquants sont en train de cibler les femmes croyantes non pratiquantes », mettant même à l’écart une collègue qui avait choisi de partir à Ibiza pendant le ramadan… Mais plus inquiétant encore, ces témoignages de policiers confiant leur difficulté à révoquer des agents de police radicalisés, « faute d’arsenal législatif », ou celui de ce colonel de la Fédération des sapeurs-pompiers qui relate, lui, ses interventions de secours durant lesquelles on lui interdit de pénétrer dans une pièce occupée par des femmes et même de porter assistance à une femme sous prétexte qu’il est un homme !

Bref, aurait-on pu penser, voilà de quoi ouvrir (enfin) les yeux aux plus sceptiques de nos compatriotes. Mais c’était oublier, hélas, qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et surtout, que certains partis n’hésitent pas à se rendre complices de cette islamisation à des fins électorales. Pour preuve, ce commentaire effectué sur CNewspar David Guiraud, porte-parole jeunesse de LFI et collaborateur d’Eric Coquerel, qui, fustigeant l’article du Point, n’a pas hésité à expliquer : « Je pense qu’en France, il y a une haine des musulmans », car « les gens, notamment les musulmans » habitant dans « les quartiers », sont « les plus grands républicains de ce pays »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 juin 2019