Un sentiment de grand remplacement, par Georges Dumas

islam musulmans

Le jour de l’Aïd el-Fitr, dans les rues d’Aubervilliers, on réalise que les diverses communautés et ce multiculturalisme qui nous est tant loué par les politiques se fondent en réalité dans l’oumma.

Lorsque, aux alentours de huit heures ce matin, j’ai été tiré de mon sommeil par une voix aussi insistante que lointaine qui à l’évidence ne provenait pas de l’intérieur de mon appartement, il ne m’a fallu qu’une dizaine de secondes pour l’identifier comme étant celle d’un muezzin (1) et en déduire aussitôt qu’aujourd’hui devait être le jour de l’Aïd el-Fitr.
Preuve qu’en faisant un petit effort, on peut très vite et très bien s’assimiler à la culture qui nous entoure !

Multiculturalisme ?

Une demi-heure plus tard, j’avais une confirmation visuelle de ma déduction sonore, dont j’ai oublié de dire qu’elle avait été facilitée par le bruit des klaxons : en effet, le jour des fêtes musulmanes, la circulation est rendue moins fluide par l’afflux massif des fidèles – qui n’ont pas assez des trottoirs pour circuler. En sortant de ma petite résidence, c’est donc à une joyeuse cacophonie et à un festival de couleurs que j’ai été confronté. Couleurs de vêtements comme couleurs de peau. Car ici, à Aubervilliers, c’est l’oumma qu’il est donné de voir, loin de tout sectarisme national. Et l’oumma, on dira ce qu’on voudra, c’est quand même impressionnant quand on pense aux conflits meurtriers qui déchirent le monde musulman ailleurs sur la planète : un rapide contrôle au faciès dans les rues de ma commune limitrophe de Paris indique que le continent africain est représenté dans toutes ses latitudes, pas seulement celles du Maghreb, que le sous-continent indien n’est pas en reste, et certainement d’autres points du globe plus orientaux encore ; or, tout ce petit monde cohabite paisiblement et s’agglomère lors des grandes fêtes religieuses, comme si les tensions communautaires n’existaient pas.

Les qamis étaient très nombreux chez les hommes, les abayas et hijabs constituaient la norme pour les femmes. Les enfants étaient pour la plupart eux aussi endimanchés. Enfin, pas endimanchés bien sûr, je voulais dire : vêtus de manière traditionnelle. C’est certainement cette unité vestimentaire qui est la plus frappante lorsqu’on regarde ces foules bigarrées en fête. Le reste du temps, dans les rues d’Aubervilliers, devant les écoles, sur les terrains de sport, on voit des gens de toutes origines dont, sauf pour les femmes voilées, on ne se pose pas forcément la question de la religion. En étant distrait, on pourrait imaginer une apposition de groupes humains différents, un espace multiculturel où aucune communauté ne domine, comme si la diversité était synonyme de neutralisation. Certes, il y a bien les queues le vendredi devant les mosquées, souvent de fortune, pour indiquer la présence d’une communauté de foi qui rassemble tous ces gens d’origine différente, mais à part ce phénomène relativement discret, on serait en peine de deviner une unité quelconque dans la population qui occupe l’espace, et ce d’autant moins que les asiatiques sont nombreux et élargissent la diversité démographique visible. Ce matin, comme tous les matins de grande fête musulmane, c’était un sentiment de submersion qui l’emportait, car, tant par le nombre de personnes rassemblées que par l’effort vestimentaire consenti, il y avait l’effet de masse, de groupe, de foule qui jouait à plein.

Participation massive

Outre la dimension sensorielle, physique qui donne sa substance à ce sentiment de submersion (j’entends par là qu’il ne s’agit pas d’une abstraction, d’une intellectualisation, mais bien d’une expérience concrète, perçue directement par les yeux et les oreilles : je n’ai pas rêvé ces centaines de personnes rassemblées, je ne les ai pas fantasmées), c’est le contraste avec ses propres références culturelles qui nourrit l’impression d’un changement radical et d’une profonde remise en cause des valeurs de notre pays. Derrière le grand mot de laïcité, dont la définition n’a rien d’univoque, se cachait, pour le baptisé devenu agnostique que je suis, l’idée essentielle que la conviction religieuse était une chose à la fois personnelle, discrète et accessoire. Pour le dire autrement, la religion avait perdu le rôle de colonne vertébrale des comportements de tout un chacun, même si cela ne l’empêchait pas de nourrir la sensibilité et la manière d’agir de ceux de nos concitoyens qui étaient encore pratiquants ou du moins qui avaient la foi. Mon expérience personnelle me faisait confirmer les diagnostics de déchristianisation ou de sortie de religion que j’ai pu lire par la suite sous la plume de Marcel Gauchet ou de Guillaume Cuchet. En précisant cependant que, de par le fait que notre pays avait 1500 ans d’histoire chrétienne derrière lui, la sécularisation n’était que la poursuite sans clergé d’une morale et d’une vision du monde globalement inchangées : pour reprendre Nietzsche, le monde avait perdu Dieu mais ne s’en était pas vraiment aperçu, d’où la persistance de traditions et d’usages sur un mode désacralisé. Le paysage architectural, littéraire et artistique entretenait un paysage mental familier, ancré dans un imaginaire judéo-chrétien dévitalisé sur le plan de la foi mais toujours opérant sur celui des valeurs et des représentations collectives. Bref, à moins d’aller soi-même à la messe, on ignorait qui se rendait à l’église le dimanche et tout le monde s’en fichait, car ce n’est pas ce qui réglait la civilité entre les gens. Quant aux processions religieuses lors des grandes fêtes chrétiennes, elles étaient devenues pour l’essentiel un élément de folklore qui tenait plus de l’identité régionale ou locale que de la foi qui édicte le comportement en société.

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« Bon Aïd ! », chers remplaceurs, par Francis Bergeron

La République a célébré avec faste la fin du ramadan ce lundi. « Aïd Moubarak ! », autrement dit « bonne fête de l’Aïd ! » en arabe. Cette phrase, consciencieusement apprise, tous les officiels se sont précipités pour la formuler aux autorités religieuses censées représenter les 5,4 millions de musulmans vivant légalement en France (chiffre de 2020), hors clandestins.

L’Aïd marque la fin du jeûne, période pendant laquelle il est interdit de manger et de boire dans la journée. Il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam. Très curieusement, alors qu’il y a officiellement séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis 1905, il s’opère actuellement un rapprochement progressif de la mosquée et de l’Etat. Du moins est-on autorisé à le penser quand on apprend que, dans de nombreuses villes, les édiles ont tenu à marquer de leur présence la fin de l’Aïd, et ont souvent prononcé des paroles de soutien et de partage de ce moment important pour les musulmans.

Ainsi, dans la ville de Saint-Denis, le maire socialiste, Mathieu Hanotin, a-t-il rendu visite aux 6 000 musulmans réunis au stade Auguste-Delaune. Le stade porte le nom d’un dirigeant du Parti communiste tué par l’occupant en septembre 1943. Delaune avait dirigé les associations sportives du PC, affilées à l’Internationale du sport rouge (sic !). Dans la famille Delaune, on était anticlérical de père en fils, et on proclamait haut et fort, en chantant L’Internationale, qu’il n’y avait pas de sauveur suprême et, en citant Karl Marx, que la religion était « l’opium du peuple ». Curieusement le stade qui porte donc le nom d’un militant qui fut athée, anticlérical, laïciste, et adepte de Staline et de ses persécutions antireligieuses (chrétiennes comme musulmanes, d’ailleurs) est mis à la disposition des fidèles pour une fête religieuse. Plus étonnant encore, le maire vient donner sa bénédiction. Ni l’Union rationaliste ni les loges de la ville n’y trouvent à redire.

S’agit-il de purs clientélismes, à l’approche des élections législatives ? Ou l’islam est-il en train de devenir nouvelle religion d’Etat, du moins à Saint-Denis, la ville de la basilique des rois de France ?

Si vous cherchez à savoir combien le département de Seine-Saint-Denis compte de musulmans, c’est le chiffre de 700 000 qui est le plus souvent donné, sur un total d’environ 1 700 000 habitants. Ce chiffre de 700 000 musulmans tourne sur les réseaux sociaux et dans les débats politiques depuis une bonne dizaine d’années, aucune réactualisation n’a été opérée depuis lors. Comme si l’immigration (officielle ou clandestine) était stoppée dans le département depuis ce temps-là !

Deux journalistes du Monde, qui avaient enquêté sur la question, avaient été interrogés en 2018 par un journaliste qui leur faisait le reproche d’avoir écrit que la moitié de la Seine-Saint-Denis serait désormais composée de musulmans : « Comment arrivez-vous à cette statistique, alors que les statistiques précises sur le sujet sont impossibles et interdites en France ? » Oui, vous avez bien lu : impossibles et interdites…

Les deux journalistes du Monde évoquaient des recoupements, mais surtout constataient que l’islam s’impose désormais dans le département, et dans la ville de Saint-Denis, en tant que norme sociale de la vie publique. Avec la bénédiction des politiciens locaux.

Autre exemple : Grenoble. La fin du ramadan a été célébrée à l’Alpexpo, sous une grande halle de ce parc : jamais un tel rassemblement islamique n’avait eu lieu dans cette ville, 12 000 à 15 000 personnes. A cette occasion, le maire (écologiste) a annoncé que les piscines de la ville accueilleraient désormais les femmes en burkini. Même Wauquiez et Darmanin ont protesté ! Mais rien n’y fait, la mairie préfère se faire sciemment le promoteur de ces nouvelles normes sociales islamistes, plus payantes désormais en matière électorale.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2022

Les moutons à l’heure du ramadan

ramadan

Comme chaque année quand arrive le ramadan, la société française se met à l’heure musulmane avec force messages et produits à destination d’une population nombreuse. Appât du gain chez les uns, soumission chez les autres – et pour finir une acculturation de plus en plus marquée.

Qui donc effectuera la plus belle courbette ? Depuis vendredi, début du ramadan, d’innombrables personnalités, associations, entreprises et autres entités françaises et occidentales ont salué le début de cette période clé du calendrier islamique.

Si Emmanuel Macron n’a pas communiqué à ce sujet, son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a souhaité via son compte Twitter « à tous les musulmans de notre pays un bon Ramadan ». Samedi, il déplorait avoir reçu de nombreux commentaires « un tantinet racistes » de la part de gens qui lui reprochaient d’avoir ignoré des fêtes chrétiennes ou juives, ce qu’il conteste, expliquant preuves à l’appui qu’il n’avait oublié ni Noël, ni Pâques, ni Hanouka, ni Roch Hachana. S’il fallait faire une comparaison, le ramadan serait pourtant bien plus proche du carême, qu’a totalement ignoré Gérald Darmanin. L’ancien maire de la très islamique ville de Tourcoing a donc perdu une bonne occasion de se taire et a démontré sa soumission, clamant dans son message plaintif qu’il était « fier » d’avoir salué cet événement musulman.

Parmi les personnalités politiques de premier plan à avoir également « marqué le coup », notons les noms d’Anne Hidalgo et de Christian Estrosi. Nul doute que d’autres les rejoindront, car, pendant le mois du ramadan, nombreux sont en effet les élus à être conviés à une « rupture du jeûne » par les associations islamiques de leur localité. Le prochain mandat vaut bien un couscous. En 2017, Emmanuel Macron s’était prêté à ce petit jeu peu après son élection.

Le monde de la culture, dans ses composantes les plus variées, s’est lui aussi particulièrement illustré.

Sur les réseaux sociaux, le compte officiel du musée du Louvre a publié la photo d’une belle lampe ornée « au nom du sultan Muhammad ibn Qala’un », sous le hashtag #RamadanMubarak… Non sans citer, dans un second tweet, le texte du Coran calligraphié sur la lampe.

Les magasins Cultura, quant à eux, ont mis en avant une sélection de livres pour enfants expliquant les bases de l’islam. Pour les ouvrages sur le carême, voyez avec un vendeur, mais on ne vous promet rien.

La soumission à l’islam et à ses fêtes est bien souvent un moyen pour les individus ou les organismes de jouer la carte de l’antiracisme, quitte à en faire beaucoup trop. Ainsi, les musulmans ont eu droit sur Internet aux vœux de… Bob l’éponge, héros de dessin animé pour enfants !

Enfin, le monde du football s’est lui aussi beaucoup exprimé. Parfois par soumission, comme l’a fait le club « catholique » du Celtic, basé à Glasgow. Parfois parce que le grand remplacement est passé par là et a fourni pléthore de joueurs musulmans aux clubs européens, sans oublier l’influence immense des pays du Golfe sur ce sport. Comme tous les ans, le PSG a diffusé une vidéo dans laquelle ses joueurs souhaitent en langue arabe un bon ramadan aux musulmans tandis que les joueurs du club anglais de Manchester City ont été filmés en train de manger une chorba frik (plat typique du Maghreb).

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 5 avril 2022

Ramadan : les musulmans demandent une « dérogation nationale »

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D’après l’article 1er de la constitution, « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Un article 1er qui vaut pour tout un chacun sauf… les musulmans ? Le 8 mai 2021, ils vont commémorer la « nuit du destin », leur principale fête religieuse, en l’honneur de la nuit où Mahomet aurait reçu les paroles du Coran, dont certaines en appellent au massacre des « infidèles » et des « mécréants », passages qui sont la source du terrorisme musulman islamiste ensanglantant la planète.

L’islam est à ce point omniprésent qu’il entraîne des comportements de compromission récurrents et le non respect des lois de la République. Les exemples quotidiens sont trop nombreux pour être tous cités, entre délinquance ethnique – mais il ne faut pas le dire –, femmes voilées refusant de parler français lors d’un rendez-vous dans un établissement scolaire, menus aménagés dans les collectivités publiques, salles de prières dans les salons ministériels lors des rencontres avec les responsables du culte musulman, ou arabe parlé à foison dans les rues et les bâtiments d’un pays dont la constitution affirme pourtant aussi que « Le français est la langue de la République », ce pourquoi elle devrait être « une et indivisible ».

Des compromissions à venir ? Mardi 4 mai 2021, le Conseil d’Etat examinait la demande d’exception à la règle du couvre-feu pour les musulmans, en vue de célébrer la « nuit du destin ». Le recours juridique a été déposé par la Grande Mosquée de Paris. Une dérogation qui donnerait un paysage urbain surréaliste en France avec des rues dans lesquels seuls des musulmans pourraient se promener le soir et se réunir, pour prier ou non. Ce que veulent les musulmans ? Rien de moins qu’une « dérogation nationale » afin de pouvoir se rendre à la mosquée de 21 heures à 2 heures du matin, ce qui on s’en doute sera aisé à vérifier, d’autant que la nuit en question est en général aussi l’occasion de fêtes. L’argument principal de Chemseddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, après le refus du ministre de l’Intérieur en date du 28 avril ? « C’est une étape normale de demander l’arbitrage du juge (…) nous sommes en phase de déconfinement avec une situation fragile certes mais un indéniable mouvement de recul de l’épidémie. » Il précise : « la liberté de culte inclut parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, dans les lieux de culte. »

Notons que le 29 mars 2021, plusieurs associations catholiques avaient demandé au Conseil d’Etat de pouvoir célébrer les offices nocturnes de la Semaine Sainte, ce qui fut retoqué. Malgré des apparences qui trompent nombre de nos concitoyens, l’imposante présence de l’islam en France n’est pas chose normale et sort du cadre de notre civilisation. Si le Conseil d’Etat venait à accorder aux musulmans ce qu’il refuse aux catholiques, alors cela confirmerait combien les risques présentés par les divers textes et rapports de militaires sont dans le vrai. Cela montrerait aussi à quel point la société s’islamise.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2021

Département du Tarn, université de Nice : le ramadan impose ses horaires, Darmanin se couche mais ça ne passe pas !

Ramadan

Mon village à l’heure du ramadan. Mon pays, mon département, mon université à l’heure du ramadan. Mon eau à l’heure du ramadan.
On pourrait, on pourra multiplier à l’infini ces titres de romans du futur. Rien que cette semaine, la première du mois sacré, ce fut un véritable festival « ramadanesque ».

Pour le présent, mon département à l’heure du ramadan, c’est le Tarn. Un bien beau pays, celui du Gaillac et de la cathédrale d’Albi. Jeudi, la Toile s’enflammait en apprenant, via un journal local, que consigne avait été donnée aux forces de l’ordre de faire preuve de tolérance pour les musulmans enfreignant les horaires du couvre-feu, entre 19 et 22 heures et avant 6 heures du matin. Les raisons : prière du matin et aumône du soir… Devant le tollé suscité – et, évidemment, c’est encore cette incorrigible fachosphère qui a crié le plus fort, entraînant avec elle le maire LR de Lavaur Bernard Carayon -, la préfète à l’origine du message a été obligée de manger son chapeau.

Évidemment, comme toujours dans ces affaires, Le Parisien s’est empressé de « fact-checker », jetant le doute sur la réalité de l’information. Et tous les procédés stylistiques ont été mobilisés : phrase interrogative du titre (« Couvre-feu et ramadan : la préfecture du Tarn a-t-elle accordé une tolérance pour les musulmans ? »), chapô au conditionnel : « Selon un hebdomadaire local, les commissariats et gendarmeries du département auraient reçu la consigne de ne pas verbaliser les musulmans circulant pendant le couvre-feu durant le ramadan. » Du grand professionnalisme.

Sauf que la lecture de l’article confirme que l’information et le mail adressé aux forces de l’ordre sont bien réels : « Il y aurait écrit [encore un beau conditionnel dont vous apprenez, deux lignes plus bas, qu’il n’est pas justifié], dans des parties [du mail] qu’a choisi de diffuser l’hebdomadaire, “le créneau nocturne correspond à la rupture du jeûne et il est potentiellement susceptible de générer des rassemblements sur la voie publique ou aux abords des mosquées”. Un envoi d’un mail aux gendarmes que nous sommes en mesure de confirmer », avoue Le Parisien.

Donc, la préfète du Tarn, après avoir envoyé son directeur de cabinet s’embrouiller dans des justifications concernant les associations caritatives, n’a eu d’autre choix que de rétropédaler en arguant que ses consignes avaient été « mal comprises ». Ce qui n’est pas très élégant vis-à-vis de ces mêmes forces de l’ordre. Il faudrait aussi qu’elle y réfléchisse.

Mais il n’y a pas que dans les préfectures de France que l’on se couche devant les exigences du ramadan. À l’université aussi où, c’est bien connu, l’islamo-gauchisme n’existe pas, pas plus que les pressions communautaristes. En tout cas, vendredi, c’est l’université de Nice qui était contrainte d’annoncer qu’elle allait sanctionner un professeur accusé par l’UNI d’avoir décalé un examen pour respecter le ramadan de certains de ses étudiants. Son mail a été publié sur les réseaux sociaux : « Suite à plusieurs demandes, je décale le QCM de 20 h à 22 h 30, notamment pour accommoder la rupture du jeûne du ramadan. C’est l’ultime modification, car cela commence à devenir pénible. »

Ces deux affaires sont révélatrices, à trois niveaux. Sonores, pourrait-on dire. Et l’échelle du bruit y est l’inverse de leur chronologie. Le fait le plus bruyant, c’est bien sûr celui de la dénonciation, par les forces de l’ordre ici, par les étudiants là-bas, qui – c’est nouveau et c’est heureux – trouvent désormais des voix pour faire résonner leur exaspération (réseaux sociaux, syndicats, presse alternative). Ensuite, il y a le niveau bas bruit des autorités qui ont cédé, accepté, souvent par habitude, complaisance, sans voir même peut-être en quoi et jusqu’où c’était problématique, puis sont obligées de se rétracter. Enfin – mais c’est de là que tout part – il y a les mystérieuses « demandes », exigences de certaines associations, certains étudiants, dont nous ne savons en l’occurrence pas grand-chose, si ce n’est qu’il y a bien eu demandes.

Justement, l’on a appris que le Conseil français du culte musulman (CFCM) a bien demandé une dérogation à Gérald Darmanin, qui l’a royalement accordée. Communiqué du CFCM : « Il est toléré de se rendre au lieu de culte le plus proche de son domicile pour accomplir la prière du matin [donc avant 6 heures, NDLR]. Cette dérogation est accordée par le ministre de l’Intérieur à la demande du CFCM […] Le CFCM recommande aux imams de retarder cette prière dans la mesure du possible pour permettre un usage utile et limité de la dérogation. »

La morale de l’histoire : ne plus rien laisser passer et… faire du bruit !

Frédéric Sirgant

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

RTL vous aide à bien vivre votre ramadan

RTL

L’approche du Ramadan est chaque année devenue l’occasion de montrer patte blanche de bien-pensance pour les médias de grand chemin. Le ramadan ayant commencé le 13 avril pour se terminer le 12 mai 2021, RTL s’y est pris en avance, dès le 9 avril.

Terre de spiritualités au pluriel, la France a des racines polythéistes celtes, romaines, grecques et monothéistes chrétiennes. Un peu de polythéisme lui est aussi parvenu depuis la Scandinavie sur ses façades maritimes Nord et Ouest et germaniques de l’est.

Ces différentes spiritualités ou religions sont d’anciennes histoires dont les médias dominants ne parlent plus ou guère. Ainsi, aucune radio ni chaîne de télévision, pas un quotidien ou un site internet ayant pignon sur rue idéologique ne mentionne les fêtes païennes issues des religions celtes, romaines, grecques ou scandinaves, pourtant encore parfois pratiquées dans le pays, pensons aux feux de la Saint Jean au solstice d’été.

Ces médias ne mentionnent pas plus les fêtes chrétiennes, sauf si elles sont partie prenante de moments commerciaux, type Noël ou Pâques, et encore. Des périodes clés d’un christianisme dont le terroir de France est imprégné, les paysages semés d’églises romanes le montrent, telles que le Carême n’ont pas plus le vent en poupe au sein des rédactions.

Un traitement médiatique de faveur pour quoi faire ?

Il n’en va pas de même de l’islam. La religion musulmane bénéficie d’un traitement de faveur médiatique, sa principale période religieuse de l’année, le ramadan, faisant l’objet d’un écho dont le carême n’a plus qu’un très lointain souvenir.

Cette incongruité médiatique a déjà pu être remarquée au sujet des Unes de La Croix, quotidien se revendiquant du christianisme, ne pensant pas à titrer sur le carême mais n’omettant par contre pas de le faire au sujet du Ramadan. Il en va de même en 2021 quand ce dernier média, parmi d’autres, publie par exemple des vidéos expliquant ce qu’est le ramadan, sans trouver étonnant de ne pas le faire au sujet des autres religions, tant pour Pâques que pour les Solstices.

Un « bon » exemple en 2021 : RTL

L’article publié le 9 avril 2021 sur le site de RTL est signé du journaliste Ryad Ouslimani, peut-être issu de la communauté musulmane et de culture musulmane. RTL évite ainsi un écueil très important : l’appropriation culturelle. Autrement dit, le fait de permettre à des personnes non directement concernées, suppose-t-on, de parler d’un sujet qui relèverait d’un type déterminé de personnes. Ainsi, seuls des noirs pourraient parler des noirs, les musulmans des musulmans et les asiatiques des asiatiques. Pour les blancs, les choses demeurent différentes.

Dans le cas présent, RTL n’a pas évité un deuxième écueil qui pouvait lui valoir un procès d’intention sur les réseaux sociaux, s’il avait été remarqué : l’article est écrit par un homme et non par une femme…

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Ramadan – Les désaccords d’Evian

Evian Ramadan

C’est l’histoire d’un vendeur d’eau qui avait oublié que les musulmans de France étaient en plein ramadan. Ce mardi, la personne chargée du compte Twitter de la marque Evian postait un message demandant si tout le monde avait bien bu un litre d’eau aujourd’hui. Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les musulmans du réseau social accusant la marque d’islamophobie manifeste. Comment peut-il oser demander si tout le monde a bu aujourd’hui alors que les croyants n’avaient pas le droit de boire ? Devant le torrent d’insultes et de menaces, et plutôt que d’assumer sa question, la marque a présenté ses excuses. On serait presque tenté de penser que Pilate s’était lavé les mains avec de l’eau d’Evian spécialement importée par galère.

Cette affaire est anodine mais elle révèle deux choses : premièrement, la France tout entière est censée se mettre au pas du ramadan. Les entreprises et les citoyens sont priés de s’abstenir de parler de nourriture ou d’eau en public de peur d’exciter la susceptibilité de ses habitants musulmans. Deuxièmement, elle démontre la force de frappe de ces mêmes musulmans capables de faire faire demi-tour à n’importe qui. Elle est révélatrice de la peur qui paralyse l’opinion dès qu’il s’agit de cette frange de la population. Un tag sur une mosquée ? Le ministre de l’Intérieur se déplace. Pour les catholiques, il faut au minimum une église qui brûle pour espérer voir un ministre arriver.

A vrai dire, depuis plusieurs mois, le climat est irrespirable. Pas à cause d’une supposée et délirante islamophobie d’Etat comme aime à le prétendre la France Insoumise pour raisons électorales évidentes, mais bien à cause de cette montée en puissance d’un islamisme grimpant maquillé en indigénisme. Ne serait-ce que l’annonce de la sortie d’un album de slam interprété par Tariq Ramadan. Un exercice artistique douteux qui voit l’ex-meilleur ami musulman de la gauche parisienne déclarer « Vous allez perdre vos privilèges et votre identité. Vous serez sauvagement remplacés ». Tout un programme. Dans ce climat irrespirable ponctué de violences gratuites (qui a parlé de Christophe, 45 ans, égorgé au bas de son immeuble dans le Nord ?), de séparatisme avéré et d’attaques terroristes, la France parvient encore à être prise en otage par une supposée islamophobie. Qui parmi les musulmans dénonce cette supercherie ? Dans le concert de pleureuses, heureusement certaines réactions de bon sens comme Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande mosquée de Paris qui a estime sur RTL qu’il n’y a « pas du tout » un climat anti-musulmans en France.

Il y a quelque chose de fascinant d’ailleurs à voir les journalistes chercher frénétiquement des figures médiatiques de l’islam affirmer la paix et la modération sur une antenne ou une chaîne de télévision. Une fois que vous avez invité plusieurs fois l’imam Chalghoumi, vous tournez vite en rond. Le débat sur le séparatisme a montré un sursaut français léger, l’affaire des mosquées de Strasbourg a fait tweeter tout le monde, mais derrière, rien. La conquête se poursuit. La seule chose que demande la France, c’est qu’elle se fasse en douceur.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 avril 2021

Ramadan et mesures de confinement – Ces préfets qui se couchent devant l’islam

Ce n’est un secret pour personne : chaque année, à l’approche du ramadan, revient pour les autorités, surtout celles dont dépendent (théoriquement) les zones de non-France, la véritable hantise d’un embrasement des banlieues. Et plus encore en ces temps où, épidémie de coronavirus oblige, les mesures de confinement imposées par l’Etat interdisent formellement les rassemblements et célébrations religieuses. Mais certains préfets croient avoir trouvé la parade pour acheter la paix sociale : avouer d’emblée leur impuissance à faire respecter la loi…

Emmanuel Barbe, dhimmi parmi les dhimmis

C’est ainsi que dans cet exercice de soumission toujours plus grande à l’islam, Emmanuel Barbe, l’ancien « Pol Pot de la Sécurité routière » et actuel préfet des Bouches-du-Rhône, se sera tout particulièrement distingué cette année. Terrifié à l’idée d’une explosion des nombreux quartiers ethniques de sa région, celui-ci, non content de s’aplatir lamentablement depuis une semaine devant la communauté musulmane marseillaise, est allé jusqu’à participer samedi à une émission de la radio communautaire maghrébine Radio Gazelle pour y « rassurer les musulmans de Marseille » quant au bon déroulement du ramadan qui doit débuter le 24 avril. Mieux, après avoir rappelé les consignes officielles, le préfet a fini par avouer : « Certes, nous ne pourrons pas éviter que les gens se rendent visite les uns les autres dans une même barre d’immeuble. Mais, là, il s’agit d’une question de responsabilité individuelle. Il me semble que la période du ramadan permet encore plus que d’habitude de veiller les uns sur les autres. » « En revanche, a-t-il ajouté, les soirées festives “hors les murs”, comme il y en a tous les ans à cette période, seront interdites. » Une interdiction qui a d’autant plus fait rire les imams salafistes de la région que, dans la même phrase ou presque, Barbe venait d’avouer son impuissance et donc celle de l’Etat à faire respecter la loi dans les quartiers et les fameuses barres d’immeuble !

Opération « drive ramadan »

Malheureusement, le préfet des Bouches-du-Rhône est loin d’être le seul à se coucher ainsi devant les imams puisque Pierre Dartout, préfet de la région PACA, a choisi de s’associer à sa démarche. Par ailleurs, on apprenait mardi qu’en Charente-Maritime, une opération « drive ramadan », visée par la préfecture, allait être organisée à partir du 24 avril. A défaut de pouvoir organiser le traditionnel repas collectif rompant le « jeûne » du ramadan, l’Association culturelle islamique de la Charente-Maritime (ACICM), en accord avec la préfecture, organisera en effet tous les soirs du mois une distribution de plats chauds devant la mosquée de Mireuil (La Rochelle). Organisé, Abdelouahed Tatou, de l’ACICM, a même précisé que les bénéficiaires de cette opération devront « être munis de leur attestation de déplacement dérogatoire » et que le motif à cocher sur celle-ci était « la deuxième case : déplacements pour effectuer des achats de fournitures ».

En outre, le commissariat a d’ores et déjà été averti… Et puis, il y a ceux qui font semblant de croire que les islamistes vont respecter bien gentiment les mesures de confinement. Comme la préfecture du 93, département où l’on dénombre (officiellement) 700 000 musulmans, qui, après avoir réuni jeudi dernier en visioconférence des représentants locaux de cette religion, dont le modéré mais détesté de ses coreligionnaires Hassem Chalghoumi, imam de Drancy, s’est réjouie que les règles de confinement soient « bien suivies ». En effet, a déclaré – très sérieusement – la préfecture dans un communiqué, « depuis le début du confinement, les responsables religieux ont bien compris le message et sont extrêmement coopératifs. Tout va être fait pour que ce mois se passe dans les meilleures conditions, tout en respectant les impératifs du confinement ». Des mots qui ont dû laisser bouche bée les forces de l’ordre qui, depuis le 17 mars, ont le plus grand mal à faire respecter le confinement dans ce département, et s’attendent déjà à ce que ce mois de ramadan donne lieu à de nouvelles explosions de violences dans les quartiers islamisés du 93.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 avril 2020

Envoi massif d’imams en Europe pour le ramadan

10/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
À l’occasion du ramadan, qui a commencé lundi, le Maroc a envoyé quelques des centaines de prédicateurs officiels dans les pays européens.

Tout d’abord par l’intermédiaire de son ministère des Affaires islamiques, le pays a envoyé 422 prédicateurs officiels : 361 imams et 29 mourchidates, nom donné aux femmes prédicatrices.

C’est ensuite la Fondation Hassan qui en aurait envoyé 253 pour les Marocains résidant à l’étranger.


Ramadan business

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Si vous ignorez que le ramadan a commencé le lundi 6 mai, à 4h22, c’est que vous n’avez ni télévision ni radio, et que vous ne traquez pas non plus l’information sur Internet. Car une déferlante s’est abattue sur ce thème, dans nos médias. D’abord parce qu’il s’agit d’une fête, pour ceux qui pratiquent cette religion, ensuite parce que la période du ramadan est l’occasion de dépenser son argent, c’est devenu l’une des plus fortes périodes pour la consommation.

La date exacte du ramadan avait été annoncée deux jours plus tôt. Pendant cette période, qui s’achèvera dans la nuit du 4 au 5 juin, les musulmans pratiquants jeûneront, ne fumeront pas, et s’abstiendront de relations intimes avec le conjoint, ceci pendant la journée c’est-à-dire du lever du soleil au crépuscule, fixé à 21 h 16.

La France compte… combien de musulmans, au fait ? Six millions ? On ne sait pas trop, mais ce qui est certain, c’est que l’islam est désormais la deuxième religion du pays. Il représente 6 à 10 % de la population vivant sur le territoire français. 6 à 10 %, une fourchette très large, tout simplement parce qu’il est impossible – et vaguement incorrect – de recenser avec précision cette communauté. Et c’est en France que vit la plus importante communauté musulmane d’Europe.

Une communauté où le taux de pratique religieuse est bien supérieur à celui des adeptes d’autres religions. Cette pratique favorise donc une consommation communautaire. Ramadan et ramdam ont la même origine : c’est une période où l’on fait la fête, en tout cas le soir, quand le soleil s’est couché. Les dépenses de nourriture des familles musulmanes augmentent de 30 %, à cette occasion, pour une consommation effrénée dès que le jeûne de la journée est rompu.

Statistiquement davantage de violence, d’attentats, d’AVC, d’accidents du travail

Nos chaînes de télévision l’ont bien compris et les messages publicitaires en direction de cette communauté envahissent nos écrans. Ce qui, soit dit en passant, est un indicateur de la situation réelle, un indicateur que nous fournit le marché, en quelque sorte. Le mois du ramadan est celui où, dans les pays musulmans, les chaînes de télévision font leurs meilleurs scores d’audience.

Mais l’augmentation de la consommation tous azimuts, lors de la rupture du jeûne, se traduit au profit de toutes sortes de consommations. C’est par exemple le mois du plus gros chiffre d’affaires pour… la prostitution. Statistiquement les nuits de ramadan génèrent également davantage de violence que les autres nuits, une violence favorisée par le fait que les populations restent éveillées une partie de la nuit. Dans les « quartiers », la période donne lieu à des « défoulements » collectifs favorisant les incendies de voitures, les bagarres de rue. Le ramadan est également un mois où le nombre d’attentats attribués à des islamistes augmente. Mourir pendant le ramadan, dans une action visant des « mécréants », réjouit Allah, paraît-il.

Le ramadan est enfin le mois des AVC, et celui où fleurissent les conseils diététiques, dans notre bonne presse : ne pas se bourrer de sucreries ; éviter la nourriture trop riche en graisses animales. Pendant le ramadan, les accidents du travail sont plus nombreux, souvent liés à la somnolence. Et pour échapper aux coups de fatigue, les médecins conseillent de se nourrir de légumes et de viande blanche. Mais en tout état de cause, éviter le porc…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 7 mai 2019

A Lille, un homme poignardé pour avoir fumé pendant le Ramadan

08/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un marginal qui faisait la manche devant un magasin a reçu des coups de couteau pour une cigarette fumée pendant le Ramadan. Les trois agresseurs ont été arrêtés.

Fumer pendant le Ramadan, c’est prendre des risques en France aussi: la semaine dernière, un mendiant a été violemment agressé dans la banlieue de Roubaix, à Lys-lez-Lannoy, par des adeptes d’un islam rigoriste.

Alors qu’il demandait l’aumône, l’homme a été interpellé par trois hommes à bord d’une camionnette d’une entreprise spécialisée dans la climatisation. Ces derniers lui ont reproché de fumer une cigarette en plein Ramadan. Une bagarre s’en est suivie, après quoi le malheureux a été retrouvé sur le trottoir avec une importante plaie portée à l’arme blanche au niveau de l’abdomen.

Le ministre danois de l’immigration encourage les musulmans à prendre des congés pendant le ramadan au nom de la sécurité au travail

22/05/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration a demandé hier aux musulmans vivant au Danemark de prendre des congés pendant le mois de ramadan pour éviter de compromettre la sécurité au travail du reste de la société danoise.

Elle a poursuivi :

Je me demande si un impératif religieux commandant d’observer un pilier de l’islam vieux de 1.400 ans est compatible avec la société et le marché du travail que nous avons au Danemark en 2018.

Membre du parti centre droit Venstre, Inger Støjberg fait partie du gouvernement Lars Løkke Rasmussen depuis 2015 et dirige la politique migratoire restrictive de son pays.

La France vous souhaite un bon ramadan, par Caroline Parmentier

Le ramadan, considéré comme une « période délicate » par les services préfectoraux et la police, vient de commencer. Marqué par l’arrivée en pleine période d’attentats islamistes, de 300 imams étrangers (algériens et marocains) sur le sol français, accueillis par un gouvernement aux petits soins.

Je sais que le ramadan a commencé quand ma fille m’annonce que plusieurs élèves de sa classe sont dispensés de sport parce qu’ils n’ont pas le droit de boire. Essayez d’empêcher vos enfants de boire par 30 degrés au soleil si vous êtes catholique ou Témoin de Jéhovah et vous serez dénoncé comme appartenant à une secte maltraitante. Essayez de sécher le cours de sport si vous n’êtes pas musulman et il vous faudra non pas seulement un motif religieux ou un mot des parents, mais un certificat médical certifiant votre incapacité après une visite chez un médecin.

Après les attentats de Trèbes et de l’Opéra, la décision de faire venir 300 imams étrangers est totalement irresponsable. La Croix (mieux rencardée sur le ramadan que sur le carême) nous apprend que « les communautés musulmanes en ont besoin » : « Elles recherchent des religieux capables de réciter l’intégralité du Coran – appris par cœur – sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de “tajwid” ». Des textes de fraternité et de paix comme chacun sait. Le vivre ensemble c’est bon pour les idiots utiles.

Ce sont les « meilleurs imams », nous assure le président du CFCM, ceux de l’islam des Lumières sans doute, passés au crible des services antiterroristes (ce qui nous rassure beaucoup) au moment même où Macron dit travailler à un plan pour mieux contrôler le culte musulman en France et l’éloigner des influences étrangères. « Comment dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan ? », s’est indigné Jeannette Bougrab. « Imaginez un seul instant la réaction des médias si le ministre de l’Intérieur s’occupait de recruter des curés dans les campagnes où les offices ne peuvent plus être célébrés. » L’ancienne secrétaire d’Etat, fille de harki, rappelle que « la radicalisation est venue par des prédicateurs du Moyen-Orient, issus pour la plupart des Frères musulmans, mouvement fondé par le grand-père de Tariq Ramadan ».

Et le ramadan des migrants ?

Prêtes à se soumettre pour quelques milliards de plus, les grandes surfaces se mettent de plus en plus à l’heure du hallal, les rayons sont de plus en plus envahissants. Le chiffre d’affaires de ce marché communautaire est estimé à 7 milliards d’euros, presque autant que le marché du bio. Carrefour propose jusqu’au 28 mai des réductions spécifiques, Auchan met en avant un catalogue de produits « aux parfums de l’Orient » avec une réduction sur les pistaches, ou une remise sur les bonbons halal.

Alors que pour Anne Hidalgo, « le ramadan fait partie du patrimoine culturel français », les migrants du camp du canal Saint-Denis et de la porte de la Chapelle se plaignent que les associations ne s’adaptent pas comme il faut et ne leur apportent pas assez d’aliments au moment de la rupture du jeûne… « C’est dans ces moments que notre foi est mise à l’épreuve et nous nous montrerons dignes de notre Prophète », déclare Mohammed car comme il le confie à Libération : « Le ramadan, ça nous rappelle un peu la maison ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2018

Venue de 300 imams étrangers pour le Ramadan

17/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le ramadan doit commencer aujourd’hui en France … Hier, Le Figaro s’interroge en première page : « Ramadan : pourquoi faire venir 300 imams étrangers ? » En effet, précise le journal, « il en est ainsi depuis des années, au terme d’accords entre notre gouvernement et leurs pays d’origine, principalement l’Algérie, le Maroc et la Turquie. Cette pratique paraît pourtant peu compatible, estime Le Figaro, avec la volonté de mettre sur pied un islam de France à l’abri des influences étrangères. »

Cet accueil de psalmodieurs n’est pas nouveau mais il suscite cette année incompréhensions voire critiques, d’autant qu’Emmanuel Macron avait annoncé en avril dernier sur BFMTV vouloir restructurer un véritable « islam de France ».