Robert Ménard propose une charte de bonne conduite aux imams biterrois

26/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le maire de Béziers, Robert Ménard, a présenté sa charte de bonne conduite aux imams et responsables d’associations musulmanes.

Lutter contre l’extrémisme, promouvoir un islam respectueux des lois, il y a ceux qui en parlent et ceux qui agissent. Robert Ménard fait partie de cette dernière catégorie avec sa charte de bonne conduite pour les cinq mosquées de la ville. Un document que Robert Ménard a adressé aux imams et présidents des associations qui gèrent les lieux de culte musulmans.

Cette charte développe six points sur lesquels les responsables des mosquées doivent s’engager :
• Tous les prêches doivent être faits en français.
• Imams et fidèles ne doivent faire aucun appel à la prière dans les rues.
• Imams et responsables des mosquées ne doivent pas établir de liens avec des courants extrémistes.
• Imams et responsables des mosquées ne doivent pas diffuser des discours ou faire la promotion des cheikhs saoudiens (wahhabites) ou des Frères musulmans.
• Imams et responsables des mosquées doivent s’engager à ne pas promouvoir les textes et livres appelant au jihad et réclamant la peine de mort pour les apostats, les athées et les homosexuels.
• Imams et responsables des mosquées doivent s’engager à ne recevoir aucun financement d’un État, d’une collectivité ou d’une association étrangers.

« L’approbation sans réserve de cette charte sera de nature à rassurer l’ensemble des habitants de la ville », lance la mairie.
La balle est maintenant dans le camp des responsables religieux musulmans. Eux qui se plaignent des amalgames seront sûrement ravis de cette occasion d’afficher leurs distances avec les extrémistes. Et si jamais certains tenaient un double discours, la vérité n’en éclaterait que plus crûment.

Amusant de noter les titres de presse à ce sujet. Si Le Point parle de « la “charte” draconienne que Ménard veut imposer aux mosquées », le Midi libre titre sur « une charte de bonne conduite ». Quant à France3 Languedoc-Roussillon, elle insiste sur le fait que « Les imams de Béziers doivent prêcher en français selon Robert Ménard ». À croire que les journalistes méridionaux sont plus au contact de certaines réalités que les rédactions parisiennes…


Les Valls hésitations sur le terrorisme

25/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Valls ne maîtrise plus sa communication… ou ses services. En huit jours, il a doublé le nombre de fiche S et celles collées à des « radicaux ». Mieux, lui qui fustigeait en janvier « l’apartheid social » refuse désormais toute « excuse sociale, sociologique culturelle » au terrorisme. 

Quand Valls ne maitrise plus sa communication… tiraillé entre son envie d’attiser la peur pour justifier ses mesures d’exception, la crainte de mettre au grand jour l’échec de sa politique et celle de ne pas faire d’amalgame, il se contredit en l’espace d’une semaine.
en huit jours, il a doublé le nombre de fiche S et celles collées à des « radicaux ». soit il se moquait de nous alors, soit il se moque de nous maintenant, soit les deux, hypothèse de loin la plus probable. Ainsi, dans Le Point du 14 novembre, on pouvait lire :

Il y a plus de 10 000 personnes qui sont sous cette fiche « S », a rappelé ce week-end le Premier ministre Manuel Valls.
Parmi elles, plus de la moitié sont fichées comme étant des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.

Et dans le Petit Journal de Canal+ d’hier :

 

 
Plus fort encore, celui qui fustigeait en janvier dernier « un apartheid territorial, social, ethnique » à la suite des attentats contre Charlie Hebdo trouve désormais qu’« aucune excuse sociale, sociologique et culturelle » ne doit être cherchée au terrorisme après les attentats de Paris. Décidément, un vent de panique souffle sur le cabinet de Valls la tremblote. est-ce l’approche e la déroute annoncée aux régionales qui lui fait durcir son discours ?


Paris, 13 novembre 2015 : la plus grande boucherie perpétrée sur le sol de France depuis la Seconde Guerre mondiale est halal

22/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ces attentats sanglants ont fait, selon un bilan encore provisoire, 130 morts et 351 blessés, jeunes pour la plupart. Rappelons-en brièvement la chronologie.

Vendredi 13 novembre, à 21 h 20, aux abords du Stade de France pendant la première mi-temps du match amical de football France Allemagne, un terroriste actionne sa ceinture d’explosifs, tuant une personne. Cinq minutes plus tard dans le Xe arrondissement de Paris, les terrasses d’un bar et d’un restaurant sont mitraillées à la Kalachnikov : 15 morts, 10 blessés dans un état grave. À 21 h 30, de nouveau aux abords du Stade de France, un nouveau kamikaze actionne sa ceinture d’explosifs. Dans les minutes qui suivent, des tirs éclatent successivement à deux endroits dans le XIe arrondissement : 5 morts, 17 blessés graves. Puis un autre kamikaze se fait exploser boulevard Voltaire.

Vers 21 h 40, le Bataclan devient à son tour le théâtre d’un carnage. Une voiture se gare devant la salle de concert. Quatre hommes en sortent, pénètrent dans la salle de spectacle et tirent sur les spectateurs depuis le balcon intérieur de l’établissement : 89 morts et des centaines de blessés. D’après certaines sources policières, certaines victimes auraient été égorgées. Le journal Le Parisien rapporte que les terroristes ne visaient que les blancs. À minuit vingt, la police donne l’assaut. Les terroristes se font alors exploser.

L’enquête a mené à plusieurs arrestations en Belgique dans le quartier bruxellois de Molenbeek, totalement ethnicisé depuis de nombreuses années, et à une arrestation en Allemagne. Trois personnes ont été mises en garde à vue à Toulouse et une perquisition a eu lieu à Bobigny. Plusieurs terroristes ont la nationalité française. Omar Ismael Mostefai est l’un des kamikazes du Bataclan. Il faisait l’objet depuis 2010 d’une fiche « S » (Sûreté de l’État) pour radicalisation. Il a été condamné 8 fois entre 2004 et 2010 pour des infractions de droit commun, mais sans jamais aller en prison, ce qui prive les journalistes du système de l’un de leurs arguments favoris : « c’est la prison qui radicalise ». Bilal Hadfi est l’un des kamikazes du Stade de France et Ibrahim Abdeslam celui du boulevard Voltaire.

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À propos de la dénonciation des attentats par le CFCM

Source : Boulevard Voltaire Il est rigoureusement légitime, en démocratie, qu’un citoyen non musulman se pose la question de la responsabilité de l’islam dans ces violences.

Vendredi dernier, le CFCM a diffusé un texte dans les mosquées de France « dénonçant sans équivoque ces attentats » […] et répétant que « devant les amalgames […] qui risquent de nous faire subir une nouvelle vague de stigmatisations et d’actes islamophobes, nous ne devons jamais nous lasser de dire haut et fort que l’islam authentique est à des années-lumière de l’idéologie de haine de ces criminels ».
Le texte dit encore qu’il est « légitime de se demander si – en tant que musulmans – nous devions, encore une fois, nous justifier devant nos compatriotes, comme si nous étions des “présumés coupables” ». D’avance, les jalons sémantiques sont ainsi posés, interdisant toute interprétation autre que celle du CFCM sous peine de stigmatisation et d’islamophobie : voilà l’élément dialectique – sous-jacent – qui me semble assez terrifiant.

Il est rigoureusement légitime, en démocratie, qu’un citoyen non musulman se pose la question de la responsabilité de l’islam dans ces violences, et non moins scandaleux qu’il reçoive en retour des réponses exclusivement basées sur un mode accusatoire, de la part aussi bien du (pauvre) politique que du religieux (qui fait son boulot). Le rejet de la violence n’est pas une vertu spécifiquement musulmane, il se rencontre chez tout homme de bonne volonté, et il en existe des millions en dehors de l’islam.

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Un détenu musulman radicalisé s’est évadé, il y a trois semaines

20/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Condamné pour le meurtre d’un commerçant, Eric Youssef avait mérité d’être emprisonné pour une durée de vingt ans.
Mais seulement neuf ans plus tard, malgré la gravité de son crime, la Justice lui a accordé une permission. Malheureusement, cela fait maintenant trois semaines que celui-ci ne s’est toujours pas manifesté à la maison centrale de Clairvaux. L’AFP confirme une information du quotidien l’Est éclair : « Eric Youssef n’est pas revenu de permission. Il s’était radicalisé à l’islam ». Ce que dément formellement le ministère de la Justice, puisque celui-ci n’était pas fiché S. De plus, Frédéric Stoll, syndicat de FO pénitentiaire, s’est dit étonné d’une permission pour un tel détenu : « Il était assez vindicatif ».