Michel Olivier : « Il est temps que l’État-employeur découvre l’ampleur du phénomène de la radicalisation »

Le Parisien publie une enquête sur la radicalisation dans les services publics. Michel Olivier, auteur avec Philippe Lobjois de l’ouvrage La Guerre secrète. L’islam radical dans le monde du travail, réagit à cette publication.

Le Parisien sort une enquête parlant de la radicalisation dans les services publics. Vous avez sorti avec Philippe Lobjois, une revue de presse chez Fayard sur la radicalisation dans le monde de l’entreprise. Ces deux phénomènes sont-ils liés ?

Oui, ils sont bien liés. Nous faisons face depuis longtemps à une véritable schizophrénie de la part de l’État. Il est à la fois législateur et employeur. Il est temps que l’État employeur découvre l’ampleur du phénomène contre lequel il n’a rien fait en tant qu’État législateur.

Comment se traduit cette radicalisation dans le monde de l’entreprise ?

Les pouvoirs publics commencent à observer cette population majoritairement de confession musulmane. Le développement de cette pratique communautaire au sein de cette population se traduit par des revendications d’inspiration religieuse. Avec le renforcement du communautarisme, on note l’émergence de positions radicales qui conduisent à des actions violentes.

Des mesures ont-elles étaient prises depuis que ces informations ont été divulguées ou traite-t-on encore ce cas avec légèreté ?

Il y a beaucoup de trous dans la raquette. L’assassin du Père Hamel avait travaillé comme bagagiste à l’aéroport de Chambéry. Les pouvoirs publics avaient pourtant mis en place des renforcements pour contrôler plus strictement les personnels. Les personnels travaillant côté piste font l’objet d’une classification renforcée. Des badges d’habilitation doivent leur être délivrés à partir d’un contrôle par les forces de police. Pour autant, il y a encore beaucoup de porosité dans ce dispositif. C’est d’ailleurs pour cette raison aussi que le projet de privatisation des aéroports de Paris a suscité une émotion. Certains enjeux de sécurité sont très importants.
Aujourd’hui, les autorités sont sensibles au sujet, mais n’ont pas encore résolus la totalité des problèmes liés à la radicalisation.

On observe également une radicalisation dans les rangs de la police et de l’armée. Vous êtes vous penché sur cette question ?

Heureusement les services chargés de la sécurité et de la défense sont extrêmement vigilants sur le sujet. Un membre de la gendarmerie était la compagne d’un islamiste radicalisé impliqué dans le soutien logistique des attentats de Paris de 2015. Le sujet est vraiment préoccupant.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Quand la prison ultra-sécurisée dorlote l’islamiste !, par Ivan Rioufol

La menace islamiste reste un impensé, jusqu’au cœur de la prison. Michaël Chiolo, détenu français converti à l’islam en 2010, en donne un aperçu terrifiant. Mardi matin, il a sévèrement blessé au couteau deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, aux cris d’”Allah Akbar !”. Son profil de radicalisé était connu de l’administration pénitentiaire. Il était inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. Condamné à trente ans de réclusion pour le meurtre crapuleux d’un ancien résistant de 89 ans, il avait également, par la suite, était reconnu coupable d’apologie du terrorisme (un an de prison supplémentaire) pour avoir demandé à ses codétenus de rejouer la tuerie du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt, présentée comme un établissement ultra-sécurisé.

Or Chiolo, alias Abdel-Karim, n’était pas considéré comme spécifiquement dangereux. Non seulement il n’était pas détenu dans le quartier prévu pour les radicalisés, mais il avait bénéficié de l’usage d’une unité de vie familiale (UVF), cet espace intime qui permet au prisonnier de se retrouver avec sa famille durant 24 ou 48 heures (72 heures parfois). C’est dans cet appartement confortable que Chiolo avait fait venir son épouse. Arrivée entièrement voilée, elle n’avait pas été fouillée pour autant. C’est elle qui a introduit le couteau en céramique (indétectable), et peut-être des explosifs. Dans l‘assaut du Raid qui a mis fin à dix heures de retranchement du couple, la femme a été tuée.

Autant de légèretés accumulées laisse sans voix. Cette naïveté face à l’islam radical en dit beaucoup sur la banalisation du danger par les autorités publiques. Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, n’est pas crédible quand elle assure, ce mercredi, que le problème de la radicalisation en prison n’est pas “sous-estimé” mais qu’il est au contraire “pris à bras le corps”. Il est impardonnable, par exemple, de laisser venir des visiteurs sans fouilles préalables. Les failles béantes apparues hier ne sont pas nouvelles. Elles sont le résultat d’un laxisme né de l’excuse sociale. Cette faiblesse est d’autant plus préoccupante que la France pourrait recevoir certains des djihadistes vaincus en Syrie. Ce matin, Rachida Dati, ancien garde des Sceaux, a réclamé sur RTL “une politique pénale sur la radicalisation en prison”. C’est ce manque persistant qui pose problème.

Comment comprendre que la terreur islamiste ne soit toujours pas prise en compte à sa juste mesure ? Les islamistes incarcérés, comme Chiolo, ne sont pas seulement des détenus de droit commun. Ils sont des bombes à retardement. Ils ne doivent pas se faire dorloter dans des UVF, mais être mis à l’écart et sous surveillance constante. Ce matin, 18 prisons étaient bloquées par un mouvement de surveillants, légitimement excédés. Mais eux-mêmes ont -ils toujours clairement sonné l’alarme sur la dangerosité spécifique des radicalisés ? Après avoir débattu de ce sujet, mardi soir sur CNews, avec Yoan Karar (surveillants FO), je n’en suis pas certain.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Prisons, usines à islamistes ?

Un détenu islamiste a attaqué avec sa compagne deux agents pénitentiaires de la prison d’Alençon-Condé. Les forces de l’ordre ont donné l’assaut après plusieurs heures de siège. Le terroriste a été interpellé et sa complice tuée.

L’un des établissements les plus sécurisés de France cible de deux terroristes. Mardi 5 février aux alentours de 9 h 45, après un week-end passé ensemble dans l’unité de vie familiale, Michaël Chiolo et sa compagne Hanane Aboulhana ont attaqué deux surveillants pénitentiaires de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), à l’aide d’un couteau en céramique. Michaël Chiolo se réclamerait de l’Etat islamique et dit avoir agi « pour venger Chrérif Chekatt », le terroriste ayant tué cinq personnes à Strasbourg, en décembre dernier. Ils se seraient connus lors d’un séjour à la prison d’Epinal. Après s’être retranchés dans l’unité de vie familiale pendant sept heures, ils ont été délogés vers 19 h 30 par le RAID. Le terroriste a été interpellé, tandis que sa compagne est décédée des suites de ses blessures.

Agées d’une trentaine d’années, les deux victimes ont été hospitalisées. L’un d’eux aurait été « éventré », tandis que son collègue aurait été gravement touché au visage. Leurs jours ne sont « pas en danger », mais ils restent « très perturbés par cette agression sauvage », selon Philippe Devique, secrétaire régional du syndicat UFAP. La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s’être saisie de l’enquête.

Un terroriste converti

Michaël Chiolo, 27 ans, n’était pas dans le quartier pour radicalisés (QPR), ouvert en septembre. Détenu de droit commun, il avait été condamné en appel à 28 ans de prison ferme, en décembre 2015, après avoir séquestré puis étouffé un octogénaire à son domicile, près de Metz (Moselle) en 2012. Converti à l’islam en 2010, il se fait remarquer en novembre 2015, lorsqu’il demande à ses codétenus de « rejouer » l’attaque du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt de Mulhouse. Il sera condamné à un an de prison ferme.

Selon son avocat, Me Pauline Brion, Michaël Chiolo avait demandé après sa conversion « qu’on lui trouve une épouse ». C’est avec Hanane Aboulhana, 34 ans, qu’il projetait de se marier après l’avoir rencontrée en prison. Elle n’était pas fichée pour des faits de radicalisation.

Une profession en danger

« Il y a un an, nous avons connu une mobilisation sans précédent pour réclamer davantage de moyens et donc davantage de sécurité. Un an après, pas grand-chose n’a changé », déclarait Emmanuel Guimaraes (FO), le 12 février dernier. Et le temps ne fera rien à l’affaire. Le retour prévu de 150 djihadistes partis prendre les armes en Syrie pour le compte de l’Etat islamique pourrait augmenter considérablement l’insécurité dans les prisons, mettant en péril le travail des gardiens, insuffisamment armés et formés, en proie à des criminels de guerre.

Joseph Rousseau, de FO Pénitentiaire à la prison d’Alençon, s’est indigné : « Face au détenu radicalisé armé d’un couteau, les surveillants n’avaient que deux sifflets… »

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2019

Attaque à Condé-sur-Sarthe: les prisons face au défi de la radicalisation islamiste

06/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Michaël Chiolo, le détenu radicalisé qui a poignardé mardi matin deux surveillants à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe, a été interpellé dans la soirée à l’issue d’un assaut des forces de l’ordre au cours duquel sa compagne a été tuée. Détenu de droit commun, Michaël Chiolo, qui purge une peine de 30 ans, se serait “radicalisé en prison”, selon une source policière, mais n’était pas détenu dans le quartier pour radicalisés ouvert en septembre. Converti à l’islam en 2010, le détenu purge une peine de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme, et d’un an d’emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme.

Nicole Belloubet a annoncé avoir saisi l’Inspection générale de la justice pour comprendre comment un détenu radicalisé a pu attaquer deux surveillants avec couteau introduit en détention sans être détecté lors des contrôles de sécurité.


La diagonale radicalisée d’un prof de maths, par Pierre Malpouge

Les maths, c’est de la bombe ! Avec sa tête de parfait professeur de mathématiques – barbe poivre et sel (pas encore taxée), lunettes rondes –, ce père de famille de 53 ans, dont l’identité n’a pas été révélée mais dont on sait qu’il est né au Maroc, aurait pu passer inaperçu encore longtemps si les services de renseignement ne s’étaient intéressés à lui et n’avaient signalé une possible radicalisation du bonhomme.

Professeur ayant enseigné dans des collèges et des lycées publics de la région grenobloise, l’enseignant a été interpellé le mois dernier, incarcéré et condamné à deux ans de prison par le tribunal correctionnel pour « apologie du terrorisme » et « diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ».

Pas du genre professeur façon « le cercle des poètes disparus », ce prof enseignait à ses élèves non seulement à compter et à additionner non pas des pommes mais, par l’intermédiaire de livres d’apprentissage des mathématiques édités par l’Etat islamique (EI), des… bombes, mais visionnait également sur son ordinateur, simplement pour « assouvir sa curiosité à titre informatif », des centaines de fichiers de propagande djihadiste dont les contenus allaient de scènes de décapitation à des vidéos sur la marche à suivre pour commettre un attentat en Europe en passant par de nombreux contenus comme le serment d’allégeance à l’EI. Lesquels fichiers étaient téléchargés depuis l’organe de propagande de l’EI – Amaq – via la messagerie cryptée Telegram.

Par ailleurs, le professeur étant sans doute curieux de tout, les enquêteurs ont également découvert sur son ordinateur des films pornographiques.

L’explication du prof (condamné en 2016 pour violences à l’égard d’agents venus installer un compteur Linky à son domicile) vaut son pesant de cacahuètes : « C’est la preuve que je ne suis pas un pur et dur [intégriste islamiste] mais un être de chair et d’os. Ça m’arrive d’aller sur des sites pornographiques. J’ai besoin de perfectionner ma sexualité, comme tout un chacun », a-t-il déclaré sans rire. Comme quoi la soif d’apprendre n’a pas de frontière ni de limite.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 30 août 2018

Plan anti-radicalisation. Soixante mesures pour rien, par Franck Deletraz

Vendredi dernier, le Premier ministre présentait à Lille le tout nouveau plan de lutte du gouvernement contre la « radicalisation islamiste ». Un plan qui comporte certes quelques mesures de bon sens mais qui, en s’attaquant une fois de plus aux conséquences plutôt qu’aux causes, n’éradiquera pas le mal à sa racine.

Intitulé « Prévenir pour protéger », ce plan de 60 mesures se concentre en effet essentiellement sur les prisons et la prévention en milieu scolaire. Ainsi prévoit-il la création de 1 500 places « dans des quartiers étanches, exclusivement dévolus aux détenus radicalisés », dont 450 « d’ici à la fin de l’année ». En même temps, les « quartiers d’évaluation de la radicalisation », où des « spécialistes » sont censés évaluer la dangerosité des prisonniers, passeront de trois à sept. Le plan prévoit également la création de trois nouveaux « centres de prise en charge individualisée » en milieu ouvert, qui concerneront notamment ces djihadistes de retour de Syrie ou d’Irak que nous ne devrions pas accueillir.

Autre volet important de ce plan : la prévention dans l’éducation, qui passera d’abord par un renforcement du contrôle de l’Etat sur les écoles hors contrat et la révision de leur régime de déclaration (voir Présent du 23 février). Ainsi, sous couvert de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement devrait s’attaquer aux écoles privées catholiques ! En même temps, ce plan prévoit la systématisation d’une « éducation à l’information », visant à lutter contre le « complotisme » et qui promet d’être gratinée…

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de développer un « contre-discours » à la propagande djihadiste plus ciblé et d’améliorer les alertes sur la radicalisation dans les structures psychiatriques. Enfin, dans la lignée des décrets permettant d’écarter un militaire ou un fonctionnaire exerçant une activité sensible pour des motifs de radicalisation, Philippe a annoncé le lancement d’une mission pour étudier les cas dans la Fonction publique.

Le mythe de la « déradicalisation »

Bref, autant de mesures qui, comme l’a souligné le FN, ne rompent pas « avec l’évidente cécité des dirigeants successifs quant à l’emprise des réseaux islamistes dans notre pays ». En effet, a-t-il expliqué, « en dépit d’échecs flagrants, on y retrouve un certain nombre de fantasmes autour de la “déradicalisation.” (…) Surtout, on peine à trouver des mesures pour lutter directement contre les prédicateurs, organisations, mosquées, associations de toutes sortes qui se font les propagandistes et propagateurs de l’idéologie islamiste dans notre pays ». Or, a ajouté très justement le FN, « tant que cette bataille ne sera pas menée, (…) tant que toutes les mosquées extrémistes ne seront pas fermées, tant que la toute-puissante UOIF et ses satellites ne seront pas interdits, tant que les imams étrangers prônant la haine dans notre pays ne seront pas expulsés, alors les plans gouvernementaux qui se succèdent reviendront à vider la mer avec une cuillère ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 février 2018

Islamisme – Wassim Nasr : “Les précédentes politiques de déradicalisation étaient un échec”

Déradicalisation

26/02/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Edouard Philippe a présenté vendredi 23 février à Lille un plan de 60 mesures du gouvernement contre “la radicalisation islamiste”.

Wassim Nasr, expert de la mouvance jihadiste, analyse ce nouveau plan gouvernemental


Consolidation de la surveillance des policiers soupçonnés de radicalisation

Police Daech

18/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Une trentaine de policiers sont actuellement surveillés car soupçonnés d’être en lien avec la mouvance islamiste. Bien qu’aucun policier ne fasse l’objet de fiche « S », certains sont fichés au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).

Mais les manoeuvres concernant un policier radicalisé sont faibles. Le gouvernement a donc déposé début septembre un amendement dans le cadre du projet de loi antiterroriste, qui sera examiné à l’Assemblée nationale ce mercredi soir.

Cette mesure permet de muter, voire de radier les fonctionnaires chargés de mission de sécurité, si une enquête conclut à leur radicalisation.

Alba Ventura sur Danièle Obono : « On est entre l’idéologie, la provocation et la bêtise »

Alba Ventura

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Alba Ventura, d’ordinaire mesurée, s’est livrée à une charge violente contre Danièle Obono, ce député de la France insoumise qui a expliqué qu’un chauffeur de bus qui refuse de prendre le volant derrière une collègue féminine, ce n’est pas de la radicalisation, c’est « seulement du sexisme » :

« Bien sûr ! Désolé madame Obono, mais le sexisme c’est considérer qu’une femme n’est pas à sa place. L’intégrisme c’est considérer que Dieu vous interdit de toucher une femme, de lui serrer la main ou de vous asseoir là où elle s’est assise, parce que la femme est jugée impure. Dans le cas du chauffeur de bus, il s’agit bien d’un signe évident de radicalisation. Appelons un chat un chat !

« On a affaire à une spécialiste, a enchaîné AlbaVentura. C’est la même madame Obono qui n’admet pas qu’on lui demande si dire “Vive la France” c’est plus gênant que de dire “Nique la France”. Tenir de tels propos, c’est atterrant, qui plus est de la part d’une députée. On est entre l’idéologie, la provocation et la bêtise. À la France insoumise, ils sont impayables en la matière.

« Prenez les jeunes députés Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis qui parlent de “démocrature” dans le cadre de la loi antiterroriste, autrement dit d’un glissement de la démocratie vers la dictature. Savent-ils ce que c’est une dictature ? On peut désirer très fort que la rue gouverne, sauf que ce n’est pas le cas en démocratie. Là encore que de bêtises. »

« Aussi haut que Raquel Garrido. La porte-parole du parti de Jean-Luc Mélenchon, devenue chroniqueuse télé, se trouvait samedi 30 septembre au Parc des Prince, sans doute en bonne compagnie, peut-être même invitée par sa chaîne, lorsqu’une tribune s’est effondrée à Amiens. Raquel Garrido a tweeté ceci : “J’ai assisté ce soir au match du PSG, événement qui coûte des millions, tandis qu’à Amiens une tribune s’effondre. Cherchez l’erreur”, écrit-elle. Elle fait donc un parallèle alors qu’elle n’y connait rien. Elle parle sans savoir, en oubliant un peu vite que la chaîne pour laquelle elle travaille, qui a longtemps été la chaîne du foot, brasse aussi des millions. Chez les Insoumis, c’est un sacré défilé d’indignité. » !

« Ils devraient se tenir oui. Jean-Luc Mélenchon dit des énormités. Il lui arrive de déraper dans l’agressivité. Mais lui, à la différence de ceux sus-cités, a de la densité politique. Il place la République à un autre niveau que ces gens-là. Il ne va pas essayer de trouver des excuses aux intégristes. Nous ne sommes pas sûr qu’il soit toujours en phase avec ses jeunes troupes. »

« Mais attention. Ils ont parfaitement le droit de penser que le monde est injuste, qu’il faut plus d’impôts pour les riches, que les lois Travail ne sont pas bonnes, qu’il faut nationaliser les banques et qu’il faut une VIe République. C’est ça la démocratie. C’est la fameuse formule de Voltaire : “Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”. Seulement il y a une différence entre dire ce que l’on pense et dire n’importe quoi. »

Julien Sanchez : « On ne peut nier qu’il y a substitution de population »

Julien Sanchez

05/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité hier de France Info, Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire (Gard) et porte-parole national de la campagne du Front national pour les élections législatives, a évoqué le Grand Remplacement :

« Il y a dans certains endroits une substitution de population. Lorsque vous voyez les prénoms donnés aux enfants et lorsque vous voyez les prénoms des personnes qui décèdent dans certains endroits, c’est très clair. Ce sont des faits objectifs. »

Julien Sanchez s’en est également pris à la politique de la ville, ces milliards d’euros dépensés « à fonds perdus » dans les banlieues. Il faut plutôt, a-t-il expliqué, « restaurer l’autorité et l’exemplarité », pour éradiquer la délinquance et la criminalité, notamment le trafic de drogue, et lutter dans le même temps contre la « radicalisation » :

« La radicalisation existe parce qu’on a abandonné des pans entiers du territoire où la police ne peut plus pénétrer […] Il faut reconquérir ces territoires. »

La formation des imams : une lutte radicale pour la déradicalisation ?

18/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est le septième rapport, en trente ans, qui vient de sortir. Il révèle avant tout l’impuissance de l’Etat à prévenir la radicalisation de certains imams venus de l’étranger. Ce rapport a été remis hier aux ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale, respectivement Bruno Le Roux et Najat Vallaud Belkacem.

Qui sont les noms qui sont à la tête de ce dossier ?

L’islamologue Rachid Benzine et les professeurs d’université Catherine Mayeur Jaouen et Mathilde Philip Gay, les trois auteurs très autorisés sur le sujet.

Quelles sont leurs conclusions ?

Leur diagnostic d’une situation complexe tient en deux idées forces : la formation de l’écrasante majorité des quelque 1 800 imams actifs en France échappe à tout contrôle sinon à celui des fédérations musulmanes ; la tentative de renforcer la formation universitaire en islamologie pour travailler à la déradicalisation voit plutôt les quelques apprentis imams qui s’y rendent, contester cette lecture universitaire du coran. Ils la récusent même en bloc : « Les enseignants du supérieur se heurtent à des contestations croissantes ».

Ce rapport apporte-il des choses nouvelles par rapport aux précédents ?

Non pas vraiment, il est une longue liste d’empêchement des matières à étudier, car selon eux, l’Etat n’a pas vocation à contrôler les instituts de formation théologiques (…) ni à déterminer le programme de leurs enseignements. L’Etat laïque n’est pas théologien.

Que proposent les savants donc ?

La création d’« Un label interne au culte musulman ».

Donc, hors de contrôle… Rien d’autre n’a été mis en avant ?

Si, le rapport a relevé l’existence de diplômes universitaires de recherche sur les religions et donc entre autres la religion musulmane. Mais cependant, grâce à la magnifique politique d’assimilation portée par nos gouvernants successifs, les quelque 1 800 imams concernés ne parlent pas bien le Français, ces diplômes sont donc inutiles pour eux.
Il est aussi à noter l’émergence d’une idée qui est celle de faire une faculté de théologie coranique avec toutes les tendances de l’islam… cependant, cela reviendrait à créer une université Al hazar à la française. Mais, d’après Philippe Loiseau, prêtre qui y a passé du temps, ces universités qui se veulent modérées deviennent de plus en plus radicales.

Les transports, secteur professionnel très touché par la radicalisation

27/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le Parisien a mené une enquête dans le but de recenser les personnes sous surveillance pour radicalisation, ainsi que leur secteur professionnel.

Il se trouve que les secteurs d’activité les plus touchés par la radicalisation des employés sont : les transports, les métiers de la sécurité, l’administration.

On compte environ 4 030 personnes radicalisées en Ile de France, dont 167 travaillants dans les transports. La RATP et la SNCF pensent faire face au fléau en demandant à tous leurs employés de signer une charte de laïcité, les obligeant à « proscrire toute attitude ou port de signe ostentatoire ».


Infiltration islamiste dans la police : un syndicat CFDT lance un cri d’alarme

Saboteur

22/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le syndicat Alternative Police nationale, une branche de la CFDT, s’inquiète du silence du ministre de l’Intérieur après la révélation que l’on avait repéré dix-sept policiers « radicalisés » au sein de la préfecture de police de Paris. Alors que le syndicat a saisi le cabinet de Bruno Le Roux, il n’a eu aucune réponse, silence encore plus inquiétant après l’appel à militants lancé le 13 janvier sur Facebook par Marwan Muhammad, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) :

CCIF

Alternative Police CFDT « attire également l’attention du ministère de l’Intérieur sur le fait que les policiers sont de plus en plus nombreux à exprimer leur colère sur ces mêmes réseaux sociaux au regard de ce sentiment d’impunité quant à l’expansion de tels messages radicaux qui continuent à être diffusés au vu et au su de tous sans la moindre intervention des pouvoirs publics ». Et met donc le silence ministériel sur la place publique…

Alternative Police Islamistes

Comment Molenbeek est devenu Molenbeek-sur-djihad : le livre événement

Molenbeek Abdeslam

Molenbeek sur Djihad18/01/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : Molenbeek-sur-djihad : tel est le titre de l’ouvrage qui paraît aujourd’hui aux éditions Grasset. Il est l’œuvre de deux journalistes, Christophe Lamfalussy, grand reporter à La Libre Belgique, et Jean-Pierre Martin, grand reporter à RTL Belgique. Le propos de ce qu’ils nomment un « thriller journalistique » : raconter comme Molenbeek, cette commune d’où étaient partis les assassins du commandant Massoud et auquel les djihadistes du Bataclan menés par Salah Abdeslam ont donné une renommée mondiale, est devenu un « incubateur du terrorisme ».

Ils se sont donc plongés « dans cet étrange creuset du terrorisme, étudiant sa réalité actuelle et son histoire pour essayer de comprendre l’explosion d’un islam radical au cœur de l’Europe ». « D’argent saoudien en mères fanatisées qui envoient leurs fils en Syrie », ils racontent « la désolante rencontre du fanatisme religieux, du plus misérable gangstérisme et de l’incompétence politique », soit « trente ans de dérives » qui sont « une leçon, non seulement pour la Belgique, mais pour toute l’Europe ».

C’est peu dire que les deux journalistes ont eu peur de « stigmatiser ». D’ailleurs, le titre donné à leur livre n’est pas de leur fait et leur a fait peur. « Nous le trouvions trop sensationnaliste », a avoué Jean-Pierre Martin sur RTL Belgique. Et puis…

« Et puis on s’est dit que c’était pas faux après avoir rencontré un magistrat qui nous a fait cette confidence au lendemain d’une première audition d’Abrini, l’“homme au chapeau“ des attentats de Bruxelles, qui avait dit lors de cette audition qu’il avait été à Raqqa, la capitale autoproclamée du califat de l’organisation terroriste Etat islamique, et qu’il avait constaté que “tout Molenbeek y était“. »

Les auteurs ne remettent jamais en cause l’immigration. Ils croient à la prévention, à l’intégration, etc. Mais s’ils ne proposent aucune autre solution que celles qui ont échoué, ils ont bel et bien identifié l’aveuglement complet des autorités belges, qui est aussi celui de toute l’Europe :

« On a commencé à se pencher sur cette histoire pour finalement mettre en évidence le fait que la Belgique, parce qu’elle ne connaissait absolument pas la culture du monde musulman au milieu des années 60, quand les premiers immigrés sont venus, que le pays a accueilli ces ouvriers principalement marocains sans leur apporter un environnement culturel et spirituel, a donné le “paquet” à l’Arabie Saoudite, qui elle avait un véritable programme et voulait imposer à l’ensemble du monde arabo-musulman sa vision du monde qui était une vision wahhabite d’un islam très conservateur. De là, on s’est rendu compte comment le fondamentalisme s’était développé petit à petit en inoculant cette vision très conservatrice et réductrice de l’islam jusqu’à déboucher sur le djihadisme qu’on connaît depuis deux générations à Molenbeek. »

Comme le signale Le Monde : « Sur les 543 combattants belges officiellement présents en Syrie et en Irak, 179 proviennent de Bruxelles et, parmi ceux-ci, 79 de Molenbeek. »

Le quotidien du soir ajoute, sous la plume de son correspondant en Belgique :

« Aujourd’hui, tous les commerçants juifs ont quitté Molenbeek, où les auteurs ont, en revanche, déniché des poupées Barbie en niqab. »

Prières de rue à Lagny-sur-Marne : « Certains parlent de descendre avec leur carabine »…

lagny-sur-marne

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Ces histoires de prières de rue, je ne sais pas comment ça va finir. Les gens sont tellement exaspérés que ça peut péter à tout moment : certains parlent de descendre avec leur carabine. » Ainsi s’exprime auprès de l’AFP le directeur de cabinet du maire UDI de Lagny-sur-Marne, une ville de 20 000 habitants en Seine-et-Marne, à proximité de Disneyland.

L’Agence France Presse consacre une large dépêche aux tensions qui montent à Lagny un an après la fermeture de la mosquée radicale dans le cadre de l’état d’urgence. Vingt-deux interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d’« individus radicalisés » avaient été prononcées. Depuis, les musulmans prient « entre l’école maternelle et une pizzeria », et les « radicaux » sont toujours là :

« Parmi les prieurs, certains ont des dossiers chargés. Assigné à résidence depuis le début de l’état d’urgence décrété après les attentats du 13 novembre 2015, l’un d’eux, qui demande l’anonymat, a purgé deux mois ferme cet été pour avoir dérogé au triple pointage quotidien au commissariat. […] Des “notes blanches” des services de renseignement, consultées par l’AFP, présentent ce jeune homme de 31 ans comme “un militant projihadiste” […] Selon ces documents, le jeune assigné à résidence a été arrêté à la même période à la frontière hongroise, alors qu’il tentait de rejoindre la zone irako-syrienne. »

L’AFP rapporte également que, « en septembre, une violente altercation a éclaté entre une personne âgée et un fidèle de la mosquée fiché S. Au coeur du différend : une remarque sur le voile intégral (niqab) de la compagne de ce dernier ».

Le jeune homme de 27 ans, « dont le nom apparaît aussi dans le dossier de l’attentat contre une épicerie casher à Sarcelles en 2012, a écopé de six mois de prison pour avoir frappé le vieil homme, selon une source judiciaire. Dans un souci d’apaisement et de discrétion, l’affaire a été jugée rapidement, souligne cette source ».

Déradicalisation : le fiasco

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Le gouvernement n’y arrive pas. Face aux islamistes dangereux qui s’accumulent dans nos prisons et dans les centres de déradicalisation, il est complètement dépassé. Il va laisser en mai 2017 à l’équipe gouvernementale qui lui succédera, une armée de bêtes fauves qu’il n’aura eu de cesse de faire entrer chez nous par sa politique migratoire et devant laquelle il s’avoue complètement démuni.

Après la fermeture des cinq unités carcérales dédiées à la déradicalisation (l’expérimentation s’est terminée par la sanglante tentative d’égorgement d’un maton à Osny, vitrine du programme gouvernemental), le ministre de la Justice, en visite à Strasbourg dans un service territorial éducatif en milieu ouvert (Stemo), a avoué son impuissance face aux « radicalisés » : « Nous sommes très tâtonnants. Nous sommes encore loin d’avoir identifié les solutions. »

Commence déjà par identifier le mal et ça ira mieux !

« A l’issue d’un bref échange avec des jeunes suivis pour radicalisation » (on imagine la teneur de l’échange et on comprend qu’il ait été bref), Jean-Jacques Urvoas a salué la démarche « avant-gardiste » de la structure strasbourgeoise où agents de la protection de la Jeunesse, de l’Education nationale, éducateurs, pédopsychiatres, acteurs associatifs travaillent « en lien » dans la prise en charge. Exactement ce qui s’est soldé par un énorme flop en prison. La déradicalisation à grand renfort de psychologues, de conseillers d’insertion et d’intervenants extérieurs, ne marche pas. Le gouvernement a dû fermer en panique ses unités de déradicalisation où se multipliaient tentatives d’agressions, de prises d’otage, projets de mutinerie mais également plusieurs cas de radicalisation de surveillants !

Le même Jean-Jacques Urvoas disait il y a un mois redouter « l’effet de masse » de l’islamisation radicale : « En ce moment, les services incarcèrent une demi-douzaine de personnes par semaine. » En octobre, 15 000 personnes étaient recensées en France comme « radicalisées » par le ministère de l’Intérieur. Mais au lieu d’expulser dans leur pays d’origine tous les étrangers détenant un titre de séjour qui se rendent coupables de délits ou de crimes, tous ceux qui sont en situation irrégulière et tous les étrangers fichés pour leur proximité avec l’islamisme radical et les interdire de territoire, on préfère les garder au chaud chez nous en sachant parfaitement qu’un jour prochain ils tueront des innocents. On viendra alors en cortège allumer des bougies en forme de cœur place de la Bastille. 

Le gouvernement n’a pas de solution ? Demandons au peuple !

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2016

Le terrifiant accueil de Salah Abdeslam à Fleury-Mérogis

Abdeslam Molenbeek

29/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : A son arrivée au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, mercredi soir, Salah Abdeslam a été acclamé comme un héros par une partie des détenus et hué, par d’autres, comme un traître à la cause islamiste !

« De très nombreux détenus, relate Marianne, se sont mis aux fenêtres pour manifester leurs sentiments bruyamment, comme ils le font en cas d’évasion. Selon plusieurs sources, les cris de joie et les applaudissements ont fait jeu égal avec les insultes et les cris de réprobation. […] Les surveillants ont été plus surpris par le flot d’insultes, d’autant – et c’est une information de Marianne – qu’elles provenaient parfois de cellules renfermant des détenus connus pour leur engagement salafiste. »

Les uns acclamaient le terroriste islamiste, co-responsable du plus grand carnage que la France ait connu, les autres le vouaient à l’enfer d’Allah pour n’avoir pas eu le courage… de faire pire. Et sur la bande sonore du reportage diffusé par BFM TV, vers la 30e seconde, on entend des Allah Akbar…

D’une capacité de près de 3000 places, Fleury-Mérogis est le plus grand centre pénitentiaire d’Europe, mais pas le plus européen : en 2013, 121 nationalités y étaient représentées…


Regardez Salah Abdeslam hué par des détenus à… par morandini

Prosélytisme islamiste dans les HLM

HLM

Il y a encore quelques décennies, quand, à gauche, on évoquait des « problèmes de laïcité », il fallait traduire : « les cléricaux relèvent la tête » ; aujourd’hui, c’est un signe de ces temps peu cléments, tout le monde comprend qu’il s’agit de l’islam et non de l’Eglise, des barbus et non pas des curés.

C’est ce genre de « problèmes » que révèle, dans Le Monde, Marie-Noëlle Lienemann, sénateur socialiste, incarnant l’aile gauche du PS, également vice-présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), un organisme gestionnaire de HLM. C’est à ce titre qu’elle s’exprime : « Nous avons eu quelques problèmes avec la laïcité dans certaines cités, et nos agents sont parfois un peu perdus sur ce qui est permis ou pas. »

La direction de l’USH constate des « incidents » liés à la pratique de l’islam : « Certains locataires demandent à nos agents de se déchausser avant d’entrer chez eux ou bien refusent d’être reçus par une femme dans leur agence locale, précise Béatrix Mora, directrice du service des politiques urbaines. Nos gardiens ont aussi été confrontés à des femmes très religieuses qui refusaient de leur ouvrir alors qu’il fallait intervenir dans leur logement. » On refuse au motif que les ouvriers sont des hommes, alors qu’il est nécessaire, par sécurité, d’entretenir les chaudières ou d’installer des détecteurs de fumée. Ailleurs, un local, à Grigny, est devenu mosquée, un organisme HLM a réussi à la faire fermer mais il a fallu l’aide du préfet. Une autre s’ouvrira sans doute un peu plus loin…

Il serait étonnant qu’il en fût autrement ! L’islam affirme sa présence dans l’entreprise, à la RATP, à la SNCF et même dans la police, on ne voit pas pourquoi les lieux où ces islamistes habitent feraient exception, leur prosélytisme et leur revendication identitaire s’arrêtant subitement à la lisière des cités. Bien entendu, comme toujours, quand un phénomène jusqu’ici négligé ou dissimulé devient public, le premier réflexe est d’en minimiser l’importance et le danger en le qualifiant de marginal. Pour avoir la paix et ne pas « envenimer » la situation, on ferme les yeux le plus longtemps possible.

Lorsque le tchador fut arboré par des lycéennes, il y a vingt ans, c’était un phénomène local, à Creil, pas de quoi s’affoler, la mode disparaîtra aussi rapidement qu’elle est apparue, nous disait-on pour nous rassurer. Même chose plus tard pour le voile intégral qui ne concernait, nous assurait-on, qu’une poignée de femmes, comme l’exigence de menus halal à la cantine de la part de quelques familles. Dans cette continuité-là, le directeur d’Atlantique-Habitations, de Nantes, affirme à propos de ces HLM islamisés : « C’est un phénomène très minoritaire, même s’il mérite qu’on y prête attention. »

Il n’empêche, cela paraît suffisamment sérieux à Marie-Noëlle Lienemann pour que l’USH lance un « plan d’action » pour une étude sur « trois ou quatre sites », dont elle constate qu’ils sont « sous la pression du prosélytisme religieux ». La secrétaire générale de cet organisme note que « le phénomène est suffisamment important pour qu’on reprécise les règles ». Bonne idée, certes. Encore faut-il avoir les moyens de faire respecter ces règles, et, là, ce n’est pas gagné !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8597 daté du 28 avril 2016