Talibans, l’esprit de Munich, par Maxime Tandonnet

taliban

Pour se donner bonne conscience, les élites du monde occidental font semblant de se demander si les talibans ont changé depuis 2001. Depuis l’abandon de l’Afghanistan entre leurs mains, ce pays est redevenu la proie de la barbarie à travers notamment les massacres des opposants et l’extermination des derniers vestiges des minorités religieuses, ou la fermeture des écoles de filles. Un décret oblige les étudiantes à porter le voile intégral cachant le visage et leur interdit l’accès aux mêmes enseignements que les hommes. L’obscurantisme est à l’oeuvre dans le plus grand silence et l’indifférence des occidentaux, y compris des féministes occidentaux… Rien n’est plus trompeur que le relativisme ambiant: « c’est leur culture, pas la nôtre » ou encore « c’est chez eux, pas chez nous ». La barbarie, où qu’elle se déroule, est la barbarie et ne connaît pas les frontières.

C’est ainsi que les occidentaux avec le même relativisme, ont jadis fermé les yeux devant les plus épouvantables génocides. Certes, l’occident n’a plus les moyens de se faire partout et en tout temps le gendarme du monde. Mais au moins cesser d’être dupe sinon complice. Notre complicité avec ce qui se passe en Afghanistan n’est d’ailleurs pas seulement passive. Elle est active.

Le rôle du Qatar comme financeur et base arrière des talibans ne fait aucun doute. Pourtant l’occident continue à s’agenouiller devant cet Etat.

Ainsi, nulle voix ne s’élève contre le déroulement de la coupe du monde de football, cette grand-messe planétaire, au Qatar en 2022. Au nom de l’idole ballon rond, cet opium médiatique des peuples, nos sociétés prétendument féministes et protectrices des minorités s’accommodent gentiment et la tête baissée d’un déchaînement de barbarie dirigé principalement contre les femmes et des minorités religieuses de ce pays.

Il est insupportable que l’an prochain se déroule un grand show médiatique planétaire dans un pays qui a apporté son soutien à l’encagement des femmes afghanes. Et dire le contraire est absolument, totalement, indiscutablement munichois.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Les armes du Qatar, par Jean-Gilles Malliarakis

Le déclin et la décadence de Paris ressemblent à de nombreux égards à la chute de Rome. En la municipalité d’Hidalgo tout semble se désarticuler et se déconstruire dans cette capitale. La malpropreté des rues y rivalise avec l’insécurité des quartiers. Conjugué avec les désordres de la Macronie, ceci compose un spectacle fort comparable à celui qui se déroula entre la mort de Marc Aurèle (180) et la déposition de Romulus Augustule (476), qui mit fin à l’empire d’Occident.

Sauf le cliché que nous n’entendons plus guère d’une accélération de l’Histoire, un tel espace de temps, 6 ou 7 générations, ne semble guère supérieur à celui qui commence en 1793…

Épisode étrange, le règne, communément maudit par les historiens, du Syrien Héliogabale livra au stupre la Ville Éternelle de 218 à 222.

Mais aujourd’hui, dira-t-on, la Ville Lumière n’est soumise en apparence à aucun empereur. Elle n’adore non plus aucun gladiateur.. Le recrutement d’un joueur célèbre par l’équipe qataro-parisienne de podosphère pourrait dès lors paraître une sorte de non-événement dans la chute de cette ville. Elle se livre en effet elle-même, et joyeusement, à un glorieux et pacifique mercenaire argentin pour le compte d’un prince qatari.

À ce sujet c’est en effet le quotidien politiquement correct Le Monde qui affirmait ce 11 août que désormais : “le Qatar dispose d’une nouvelle arme diplomatique planétaire”.[1]

On pouvait déjà le déplorer dès 2018 : “il est revenu le temps du pain et des jeux”[2].

Notre président tout-puissant ne manquait de chercher à en tirer un parti démagogique, sans vraiment convaincre. “Certains le soupçonnent déjà de vouloir utiliser l’événement pour faire passer un message politique.” écrivait alors le journal de Nicolas Beytout.[3]

Or, quant à lui, c’est un fort prudent démocrate que l’émir du Qatar. Les illusions du printemps arabe de 2011 n’ont pas pris au dépourvu Tamim ben Hamad al-Thani. Arrivé au pouvoir en 2013, il a su éviter les écueils du régime Ennahda en Tunisie. L’influence des Frères musulmans, et des rêves de califat d’Erdogan, devenait insupportable dans l’ancienne Carthage. En balayant ce ramassis de crapules islamistes, le président de cette république, soutenu par quelque 72 % de la population, a heureusement mis fin à l’expérience.

Dernier ami du mégalomane islamiste d’Ankara, l’émir Tamim ben Hamad al-Thani a promulgué le 29 juillet une loi historique. Prévues par une constitution remontant à avril 2003, des élections, les premières dans l’histoire de ce petit pays richissime, auront lieu en octobre… largement avant cette coupe du monde de football prévue en novembre 2022, si chèrement négociée, et dont le chantier aurait englouti plus de 6 000 ouvriers étrangers.

Il fallait sans doute que ce prince, qui règne et gouverne depuis 8 ans, donne un signe de vie politique.

Que ceux qu’une telle démocratisation inquiéterait se rassurent. Un “Haut comité préparatoire des élections au Conseil de la Choura” a travaillé sans relâche depuis octobre 2019. Ledit futur conseil comprendra seulement 45 membres. Ce sera la seule assemblée parlementaire du Golfe en dehors de celle du Koweït. Si 30 de ses membres seront dangereusement supposés être élus, les 15 autres seront sereinement désignés par l’émir. Les partis politiques resteront interdits. Pourront voter les Qataris âgés de 18 ans, à condition que leurs grands-pères soient nés au Qatar, ce qui n’est le cas que de 10 % d’entre eux.

On respire, le vent démocratique du printemps arabe d’hier, devenu aujourd’hui une sorte d’hiver islamiste turc, ne soufflera donc pas trop fort sur le Golfe Persique.

Le laissera-t-on souffler sur Paris ?

[1] cf. article “Avec Messi au PSG, le Qatar dispose d’une nouvelle « arme diplomatique » planétaire”.
[2] cf. L’Insolent du 6 septembre 2018 “On sera donc toujours les champions”
[3] cf. article du 17 juillet 2018 “Victoire en Coupe du monde: l’attitude de Macron divise”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Coupe du monde de foot au Qatar : antiracistes, féministes et écologistes vont devoir manger leurs maillots !

Coupe du monde de foot au Qatar

Nos lecteurs amateurs de football se réjouissent évidemment de la prochaine Coupe du monde de 2022. Qu’elle doive se tenir au Qatar est déjà un brin moins réjouissant pour lesdits amateurs.

Personne n’aura pourtant été pris en traître, Doha ayant obtenu l’honneur d’organiser cet événement il y a dix ans, le 2 décembre 2010. Les dirigeants qataris, au même titre que leurs homologues de la région, ne sont pas idiots, ayant compris depuis belle lurette que les rentes pétrolières et gazières dureraient moins longtemps que les impôts. Le Qatar devait donc se diversifier tout en pratiquant à son tour le soft power. À ce titre, la création de la chaîne de télévision Al Jazeera et le rachat du PSG, le club de foot parisien, sont parfaitement emblématiques de cette stratégie.

Bref, à en croire Zinédine Zidane, le footballeur pensant qu’on sait : « C’est le monde arabe qui émerge. » Certes, mais on connaît d’autres puissances montantes qui feraient volontiers l’économie d’une telle « émergence ». Car en dix ans de chantier qataro-footballistique, le moins qu’on puisse avancer est que le bilan est loin d’être positif.

Ainsi, plus de 6.500 travailleurs immigrés (indiens, népalais, bengalis, pakistanais et sri-lankais) ont laissé la vie sur le pharaonique chantier en question. Et c’est encore sans compter les principaux bataillons de ces nouveaux esclaves que sont les Kényans et les Philippins. On notera que ces chiffres, avancés par The Guardian, équivalent de notre Monde hexagonal, concernant quelque deux millions de travailleurs immigrés, ne sont fondés que sur les statistiques gouvernementales fournies par Doha. Ce qui peut éventuellement laisser à penser sur la valeur de ces statistiques.

Et encore passons-nous sur le fait que, dès leur arrivée, ces « migrants » voient leurs passeports confisqués, que nombre d’entre eux sont payés de manière souvent aléatoire et que le simple fait de vouloir, sans aller jusqu’à se syndiquer, mais au moins à se regrouper en associations visant à faire valoir leurs droits, ferait là-bas figure de mauvaise blague belge.

Dans son « émergence » aux élégances du monde occidental, le Qatar semble donc demeurer plus que rétif à SOS Racisme et au regroupement familial ; ce dont on ne saurait forcément le blâmer, sachant qu’après tout, chamelier demeure maître chez soi. Si l’on résume, le Qatar n’est pas très « No Borders »…

En revanche, plus étonnant demeure le silence de nos associations antiracistes et décoloniales. Car les Arabes furent aussi des colonialistes impénitents qui, non contents de conquérir le Maghreb berbère, se répandirent jusqu’en Indonésie tout en installant leurs pénates en Espagne, quelques siècles durant, le projet d’ouverture à l’autre ayant été bloqué en France par un certain Charles Martel. À croire qu’il en va des colonialistes comme des chasseurs : il y a les bons colonialistes et les mauvais colonialistes.

De même, nos féministes ne semblent pas s’indigner plus que de raison que les joueuses de beach-volley aient été priées d’exercer leur art autrement qu’en bikini, lors d’un tournoi consacré à cette discipline, en mars prochain. Pas plus que par le comportement patriarcal digne d’un mâle blanc et hétérosexuel d’un membre éminent de la famille régnante, ayant refusé de serrer la main d’arbitres femmes, lors d’une autre coupe de football, celle des clubs, le 15 février dernier.

Dans le même registre, nos écologistes semblent plus prompts à interdire sapins de Noël et Tour de France (discipline moins énergivore, si ce n’est pour les mollets des cyclistes) qu’à monter vent debout (à l’éolienne ?) contre ces sept stades qataris en construction, qui seront tous climatisés, même ceux à ciel ouvert.

Mais peut-être ont-ils peur de se faire taxer de racisme sournois ou de complicité d’écocide. Ce qui serait assez rigolo et pourrait faire figure de juste retour de ballon rond à l’envoyeur.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

Alexandre del Valle : “Beaucoup d’hommes politiques se sont compromis avec le Qatar et les Frères musulmans. Les milieux du renseignement le savent parfaitement.”

Qatar : OPA sur le marché de l’Islam de France

16/05/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si le Qatar est connu en France pour ses nombreux investissements dans l’industrie, dans l’immobilier, dans les médias ou encore dans le sport, le riche émirat gazier a aussi arrosé, à coups de millions d’euros, l’islam en France. Mais avec quelles réelles intentions et à quels buts ?

Pour répondre à cette question, Sputnik France a reçu le journaliste de France Inter et Grand Reporter, Christian Chesnot. Ce spécialiste du Moyen-Orient a publié en avril dernier chez Michel Lafon, en collaboration avec son compère du Figaro Georges Malbrunot, Qatar Papers: Comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe.


Qui finance l’islam en France et en Europe ?

05/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cette question, les deux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot se la sont posée dans leur livre « Qatar Papers », précisément sous-titré « Comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe », sorti hier aux éditions Michel Lafon, au terme d’une enquête dans six pays européens et une douzaine de villes de l’Hexagone. Chesnot et Malbrunot ont bénéficié d’une fuite de documents issus de la Qatar Foundation, une ONG financée par la famille régnante qatari. Cette fuite révèle le rôle du Qatar dans le financement des réseaux liés aux Frères musulmans.

Selon Georges Malbrunot, la mouvance frériste « est la seule à avoir table ouverte auprès des autorités, des maires, en France notamment, et à disposer d’une telle capacité d’influence et de projection ». Sur ce point, on regrettera que les « Qatar papers » ne se réfèrent pas aux ouvrages de Joachim Véliocas, pourtant référence majeure en la matière. Ce dernier, directeur de l’Observatoire de l’islamisation, et par ailleurs votre invité régulier sur notre antenne, dans le Libre Journal de l’Identité, a en autre clairement montré la capillarité, pour le moins, entre islam et islamisme.

Les « Qatar papers » détaillent les revenus et le salaire de Tariq Ramadan. Le médiatique islamologue suisse, proche des Frères musulmans, touche 35.000 euros par mois comme « consultant » de la Qatar Foundation…

La Turquie, soutien indéfectible du Qatar ?

26/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Le président turc estime que l’ultimatum adressé au Qatar est “contraire au droit international“. L’Arabie Saoudite et ses alliés ont donné 10 jours à l’Emirat pour se plier à une liste de 13 demandes, comme par exemple coopérer moins étroitement avec l’Iran ou fermer la chaîne de télévision Al-Jazeera.
Pour rappel, L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le régime de Doha, accusé de soutenir le terrorisme.

Recep Tayyip Erdogan a ainsi déclaré :

Nous soutenons la position du Qatar. Nous considérons qu’il s’agit d’une attaque contre les droits souverains d’un pays et que cette liste de 13 demandes va trop loin. Pour nous, elle est contraire au droit international.



La Turquie affiche son soutien au Qatar

09/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Si l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, Doha dispose toujours du soutien d’Ankara.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision d’isoler l’émirat, et le Parlement a approuvé la mise en oeuvre d’un accord datant de 2014.

Il s’agit d’établir au Qatar une base militaire pouvant accueillir 3 000 soldats turcs.


Eric Zemmour : il y aura « encore beaucoup de morts au nom d’Allah »

Eric-Zemmour

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et le Qatar ? Un événement à analyser dans un contexte plus large, explique Eric Zemmour, et dont les conséquences ne seront pas forcément celles que l’on pense dans un monde arabe qui ne cesse de se désagréger. Voici ce que l’éditorialiste expliquait hier matin sur RTL.

« Quand un homme de 120 kilos parle, celui de 60 l’écoute. Cette célèbre réplique, signée Michel Audiard, pourrait résumer les récents déboires du Qatar. Quand l’Arabie saoudite rassemble tous les pays du Golfe pour l’isoler, le petit confetti qatari tremble sur ses bases, surtout quand l’ogre saoudien vient de se réconcilier avec son parrain américain. Obama avait pris ses distances avec l’Arabie saoudite et s’était rapproché de l’Iran, Trump lui est revenu à la maison saoudienne mais il a imposé son “deal“, comme il aime à le dire : la mise hors jeu des terroristes. Le Qatar est le premier à payer le deal de Trump. Le Qatar qui aide depuis toujours les Frères musulmans et a eu des tendresses pour Daesh. Le Qatar qui a des accointances coupables avec l’Iran, l’ennemi héréditaire de l’Arabie saoudite et qui est redevenu celui des Américains. »

Cependant, ajoute Eric Zemmour après avoir ironisé sur l’argent qatari et les liens établis avec la classe politique française, « le Qatar n’est pas démuni. Il a avec lui, derrière lui, l’Iran. L’arc chiite qui passe par Téhéran, Bagdad, Damas, Beyrouth est puissant et fait peur à Riyad. De plus, la Russie est l’alliée de tout ce beau monde et la Turquie s’en rapproche. Le Qatar peut, s’il le veut, aller à l’affrontement mais il sera le premier détruit dans l’explosion. Un de plus. »

« Depuis des années, embraye-t-il, le monde arabe ne cesse de se désagréger. Soudan, Irak, Syrie, Libye, Yémen, interventions extérieures, guerres civiles, révolutions : la balkanisation du monde arabe fait de plus en plus ressembler chaque État à une tribu avec un drapeau. Comme si le concept d’Etat-nation selon le modèle européen n’arrivait pas à y prendre racine. Comme si les sociétés musulmanes ne pouvaient s’unifier qu’autour de la religion, chassant les derniers chrétiens qui y vivent. Comme si le monde musulman gardait une nostalgie irrésistible pour la forme impériale du califat. »

Eric Zemmour conclut ainsi, et ce n’est pas une conclusion optimiste :

« Arabie Saoudite, Iran, Turquie, sans oublier Daesh : ça fait beaucoup de califes, ça fait beaucoup de guerres, ça fait beaucoup d’argent distribué par tous pour répandre la vraie religion, et la religion la plus pure, dans le monde entier, jusque chez nous. Ça fait beaucoup de radicalisation, comme nos esprits pudiques aiment à le dire. Ça fait beaucoup de mosquées, d’écoles coraniques et de djihad. Ça fait et ça fera encore beaucoup de morts au nom d’Allah. »

Il est temps de demander des comptes à ceux qui soutiennent le Qatar en France ! – par Fabrice Robert

Fabrice Robert
Fabrice Robert

L’attentat islamiste qui a frappé Londres le 3 juin a eu d’importantes répercussions dans le monde arabe.

L’attentat islamiste qui a frappé Londres le 3 juin dernier a eu d’importantes répercussions dans le monde arabe. C’est ainsi que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Cet émirat – petit par la taille mais important par sa puissance financière – est présenté comme un soutien aux groupes terroristes islamistes. Cette accusation ne date pas d’hier mais on attend toujours – à l’instar des pays du Golfe – une réaction ferme des autorités françaises. Pourquoi une telle complaisance ? Louis Aliot a d’ailleurs annoncé que le Front national compte réclamer prochainement « une commission d’enquête sur les liens financiers qui existent aujourd’hui entre le Qatar et un certain nombre d’organisations en France et même d’hommes politiques ».

La question mérite, en effet, d’être posée.

Les Identitaires dénoncent depuis un certain temps – par un certain nombre d’actions – le rachat progressif de notre pays par le richissime petit émirat.

Les Qataris voient dans notre pays – affaibli par la mondialisation, en proie à une immigration de masse, gouverné par une clique d’incompétents depuis trop longtemps – une façon de placer leur fragile fortune qui repose sur des biens périssables. Du PSG aux investissements dans plusieurs grandes entreprises françaises (comme Vivendi ou LVMH) en passant par les rachats de palaces ou d’hôtels particuliers, on ne compte plus les emplettes du Qatar en France. Avec la complicité totale de nos dirigeants, qui multiplient les voyages à Doha, le Qatar rachète donc peu à peu notre pays et des pans entiers de notre économie.

Alors qu’on saigne les classes moyennes en augmentant les impôts, qu’on ose nous bassiner avec une pseudo-« justice fiscale », les investisseurs qataris bénéficient, quant à eux, d’incroyables avantages fiscaux. Ces avantages sont issus d’une convention fiscale sur mesure signée entre les deux pays en 2008 et qui accorde, entre autres, une exonération sur les plus-values immobilières et des détaxations en matière d’ISF. Pour les Français, l’austérité. Et les richissimes Qataris, eux, sont exonérés ! Quand s’arrêtera la blague ?

Alors que le Qatar est, aujourd’hui, mis en quarantaine par ses voisins du Golfe, le moment est peut-être aussi venu de réclamer des comptes à certains hommes politiques qui multiplient, depuis des années, les voyages à Doha. Il est temps, aussi, d’en savoir un peu plus sur la réalité des investissements qataris dans notre pays. Il y a, tout simplement, une demande de vérité et de transparence.

Voici un certain nombre de réclamations qui pourraient être formulées :
– l’ouverture d’une enquête et d’une commission parlementaire pour faire la lumière et un audit sur les investissements du Qatar en France. Cette demande a, d’ailleurs, déjà été faite par Julien Dray (PS) et Lionnel Luca (Les Républicains) ;
– l’annulation immédiate des privilèges fiscaux absolument scandaleux octroyés au Qatar ;
– 
la suspension de toutes les opérations d’achat et d’investissement émanant du Qatar, en attendant qu’un audit précis ait été fait.

Enfin, alors que la France est durement frappée par le terrorisme islamiste, il conviendrait peut-être un jour de remettre enfin en cause les relations avec un pays qui soutient des groupes en guerre contre les valeurs de la civilisation européenne.

Fabrice Robert,
directeur national à l’action des Identitaires

Texte publié initialement par Boulevard Voltaire

Le Qatar quasiment coupé du monde

Qatar

07/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Suite à la rupture des relations diplomatiques décidée par quatre pays du Golfe ainsi que l’Egypte, menée par l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est plongé dans l’incertitude. Officiellement accusée par Ryad de financer le terrorisme, Doha est en fait plus vraisemblablement sanctionnée pour son rapprochement avec l’Iran, grand rival régional chiite des monarchies arabes sunnites. L’Égypte du maréchal al Sissi accuse aussi le Qatar de complaisance à l’égard de la confrérie des Frères musulmans, la puissante mouvance islamiste qui menace toujours la stabilité de l’État et la sécurité des chrétiens coptes dans le pays.

Les conséquences pourraient être importantes pour la population, car les monarchies du Golfe et l’Egypte sont prêtes à aller très loin pour faire fléchir la politique étrangère du Qatar. La rupture des relations diplomatiques s’accompagne de restrictions économiques comme la fermeture de toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le micro état. Les pays voisins ont ainsi suspendu tous les moyens de transports à destination ou en provenance du Qatar.

Les ménages qatariens ont donc entrepris de stocker préventivement lait, riz, poulet et surtout sucre, produit phare des repas de rupture du jeûne du ramadan.

Ces produits de base sont tous importés, puisque ce petit émirat de 2,5 millions d’habitants (dont seulement 300 000 sont de nationalité qatarienne) ne dispose d’aucune terre agricole ni ressource en eau. Il importe 99 % de ses produits alimentaires et 80 % d’entre eux sont acheminés par voie terrestre.

Peut-on parler de blocus économique ? Non, il serait impropre de parler de « blocus », car aucune opération militaire n’est en cours pour interdire l’accès à sa façade maritime. Son port peut encore être achalandé, notamment par l’Iran qui a annoncé officiellement mardi matin qu’il allait se substituer aux pays du Golfe « dans les 12 heures » pour approvisionner Doha en produits alimentaires.

Alexandre Del Valle : « Le Qatar aide les Frères musulmans »

Alexandre Del Valle

06/06/2017 – MONDE (NOVOpress) : Selon l’essayiste Alexandre Del Valle, auteur du récent Les Vrais Ennemis de l’Occident – Du rejet de la Russie à l’islamisation des sociétés ouverte, le Qatar aide bien les Frères musulmans, tandis que l’Arabie saoudite finance d’autres islamistes. Il l’explique ici pour TV Libertés dans le contexte de la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite (et d’autres pays) et le Qatar, rupture à analyser dans la perspective du rapport de forces avec l’Iran. Il relativise aussi l’importance des investissements qataris en France.

Thierry Ardisson se lâche sur le Qatar

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi dernier, dans l’émission La Nouvelle Edition de la chaîne C8, à une question sur l’élection de Trump, l’animateur a déclaré :« La fille [sic] qui était en face de Donald Trump a reçu un million de dollars du Qatar pour sa fondation. Le Qatar étant notre pire ennemi, c’est comme si un homme politique français avait reçu de l’argent d’Hitler en 1938 ».

Consternation sur le plateau. Ardisson continue : « C’est comme Sarkozy : tous ces gens qui touchent de l’argent du Qatar, il faudra bien un jour qu’ils répondent devant un tribunal. Si vous êtes financé par des gens qui veulent nous détruire, y a un moment où c’est de la haute trahison ».

Manifestement, Ardisson commence à avoir sa carrière derrière lui…


Marion Maréchal-Le Pen dénonce une collusion entre des élus français et le Qatar

25/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée de RTL, Marion Maréchal-Le Pen est revenue sur les révélations de relations troubles de ministres et d’élus avec les monarchies du Golfe, dans le livre intitulé “Nos très chers émirs”. La députée du Vaucluse évoque “des groupes de pression qataris” et “la corruption de certains élus”.

Marion Maréchal-Le Pen pointe :

des groupes de pression qataris qui bénéficient de la corruption de certains élus, qui ont été révélés dans la presse, comme par exemple monsieur Le Guen qui propose d’éviter les questions gênantes à l’égard du Qatar de la part de son groupe en échange de l’argent.


Qatar, Arabie Saoudite : Quand la France entretient des relations avec des pays qui financent l’islamisme

24/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
« Nos très chers Emirs ». Tel est le titre d’un livre consacré aux relations qu’entretiennent la France avec les monarchies du Golfe.

Pour les journalistes et ex-otages Christian Chesnot et Georges Malbrunot, les gouvernements français successifs se sont montrés complaisants avec des pays qui financent une idéologie qui nous menace et des réseaux terroristes que nous ciblent.

Sous Sarkozy, c’est la lune de miel avec le Qatar. Leur ambassadeur arrose Paris. Subventions, financements, cadeaux personnels. A chaque Noël, il envoie des paquets à une trentaine de personnalités, d’une valeur de 10 000 euros à peu près. Aucun sac de grand luxe n’a été retourné à l’ambassade. Certains élus français se plaignent même lorsque le cadeau n’arrive pas ou les Qataris refusent de payer tel ou tel voyage.

Le Qatar et l’Arabie Saoudite ont pourtant joué un rôle important dans le financement du terrorisme islamiste :

Depuis la révolution iranienne en 1979 et l’aide apportée aux mudjaïdines en Afghanistan, des réseaux financiers se sont créés pour financer le djihad dans le monde. Les rapports américains, du FBI et de la CIA, le disent clairement.