Allemagne : une publicité pour du chocolat blanc censurée pour racisme

Allemagne : une publicité pour du chocolat blanc censurée pour racisme

01/09/2013 – 12h50
BERLIN (NOVOpress) – Avec un clin d’œil à saint Barack Obama, prix Nobel de la paix et champion armé de la démocratie à travers le monde, Ferrero Rocher n’avait pas vraiment fait dans l’originalité pour lancer sa toute nouvelle praline au chocolat blanc. Le fameux Yes we can n’a-t-il pas déjà été repris de mille façons ?

Le spot Ferrero, en pleine campagne électorale allemande, mettait cette fois en scène un meeting où s’affiche le slogan Yes weiß can [weiß, blanc en allemand], tandis que des ados scandent Weiß Nuss bleiben, « Rester blanc aux noisettes ». Conclusion : Deutschland wählt weiß, « l’Allemagne vote blanc ».

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Les fausses et vraies raisons de la retraite de Beckham

Les fausses et vraies raisons de la retraite de Beckham

18/05/2013 –  10h00
PARIS  (NOVOpress) –  David Beckham (à gauche sur la photo), arrivé au PSG en janvier, vient d’annoncer qu’il arrêtait sa carrière de footballeur. L’Anglais a expliqué jeudi à la chaîne SkySports qu’il avait décidé de prendre sa retraite parce qu’il « voulait finir au sommet »En remportant avec l’équipe menée par Carlo Ancelotti le championnat de France de Ligue 1, il devient le premier Anglais sacré dans quatre pays différent (Angleterre, Espagne, Etats-Unis et France). Bref, c’est pourquoi le milieu de terrain sentirait que « c’est le bon moment pour arrêter sa carrière ».

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Quand les antifas font de la pub pour Génération identitaire

Quand les antifas font de la pub pour Génération identitaire

09/04/2013 – 12h00
LILLE (NOVOpress) – Génération identitaire, mouvement de jeunesse s’adressant à des jeunes garçons et filles ayant soucis de défendre leur identité, s’implante un peu partout en France. Dans le Nord, après Lille en décembre 2012, le mouvement s’est étendu à Boulogne -sur-Mer en février, et à proximité de Bailleul samedi dernier, le 6 avril.

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Ibis : vous avez dit « identitaire » ?

Ibis : vous avez dit « identitaire » ?

12/03/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Selon le site Décision Achats, la chaîne d’hôtellerie Ibis a lancé une ligne de vêtements de travail pour l’ensemble de ses 8.000 collaborateurs de ses établissements. Il s’agirait d’une « nouvelle garde-robe identitaire » dans le cadre d’une opération d’aide au développement au Mali.

Le premier réseau d’hôtellerie économique en Europe n’hésite donc pas à galvauder le terme « identitaire », qu’il transforme en : les autres (Africains), avant les nôtres (Européens). A l’image de sa vaste campagne publicitaire qui véhicule depuis des mois une promotion de la société multiculturelle en Europe (image ci-dessus).

Crédit photo : DR

Le Qatar transforme Beckham en militant humanitaire

Le Qatar transforme Beckham en militant humanitaire

03/02/2013 –   13h30
PARIS
(NOVOpress) – Jeudi après-midi, une centaine de journalistes réunis au sein de l’auditorium du Parc des Princes, à l’occasion de la présentation de David Beckham à la presse, nouvelle recrue du PSG, auraient appris avec « stupéfaction », selon L’Equipe du 1er février, que le « Spice Boy » reversera l’intégralité de son nouveau salaire parisien à des œuvres caritatives en faveur d’enfants. « C’est quelque chose d’unique ! », s’est exclamé Leonardo, le directeur sportif du Paris Saint-Germain.
Un geste plus démagogique qu’authentique.

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PSG : Beckham « prête son corps » au Qatar

PSG : Beckham « prête son corps » au Qatar

01/02/2013 – 08h00
PARIS
(NOVOpress) – Adrien Rabiot, qui vient d’être prêté par le PSG à Toulouse, a posé la bonne question au sujet de l’arrivée de David Beckham au sein de l’équipe parisienne : « Je ne sais pas si c’est pour le plan footballistique ou pour l’image… », a glissé le milieu de terrain. Ce recrutement n’a en effet rien de sportif : Verratti, Matuidi, Thiago Motta ou Chantôme, concurrencent sans problème l’ex-joueur du Los Angeles Galaxy âgé de 37 ans. David Beckham au PSG, c’est le triomphe du marketing, du people et du show business.

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« Ma Toyota est fantastique » : 1,3 million de voitures rappelées au garage

« Ma Toyota est fantastique » : 1,3 million de voitures rappelées au garage

30/01/2013 –  10h00
TOKYO
(NOVOpress) – Toyota va rappeler près de 1,3 million de voitures, dont 752 000 aux Etats-Unis. Ce défaut technique de masse est le troisième à concerner plus d’un million de véhicules depuis le mois d’octobre. Entre 2009 et 2011, Toyota avait fait aussi la Une de l’actualité avec des rappels en série. Cette fois, le problème se situe au niveau des airbags des modèles Corolla et Corolla Matrix, qui risquent de s’ouvrir. Les marchés japonais, canadien et mexicain sont également concernés. Ces dysfonctionnements ont causé des blessures telles que des abrasions dans 18 cas. Par ailleurs, les essuie-glaces de 385 000 véhicules Lexus IS, donnent aussi des signes de faiblesse.

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« À nous de vous faire préférer le train » ou « A nous de vous faire préférer l’islam »

“À nous de vous faire préférer le train” ou “A nous de vous faire préférer l’islam”

16/12/2012 – 19h10
PARIS (NOVOpress) –
En remplacement de son ancien slogan « À nous de vous faire préférer le train », la SNCF aurait-elle décidé d’utiliser « A nous de vous faire préférer l’islam ». C’est ce que l’on pourrait penser en voyant les photos que publie Enquête & Débat (copie d’écran du site), prises à la gare SNCF de Blois.

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Coca Cola fou des Bleus : une pub qui sonne faux

Coca Cola fou des Bleus : une pub qui sonne faux

25/06/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
La publicité de Coca Cola sur les Bleus à l’Euro était toujours diffusée hier soir à la télévision française. Elle filme un peuple français euphorique, transporté par son équipe nationale : un supporteur se transforme en coq gaulois, un homme d’affaire voit sa tête se métamorphoser en ballon de foot, tandis que c’est aussi l’hystérie dans les maisons de retraite de l’Hexagone, à chaque but des Bleus, bouteille de Coca Cola à la main.

Une publicité grotesque à la lumière du parcours des Tricolores, où la joie, la convivialité et la solidarité sont à des années lumière des « ferme ta gueule » et « fils de pute » de la bande à Samir Nasri. Mais la firme américaine a vu juste dans le titre de sa publicité : « Let’s Get Crazy ! » (« Soyons fous ! »). Assurément, une bonne partie des Bleus le sont depuis plusieurs années !

Le neuromarketing, gadget de publicitaires ou outil de manipulation des masses ?

Le neuromarketing, gadget de publicitaires ou outil de manipulation des masses ?

21/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Le neuromarketing est une technique qui permet, par l’observation de l’activité cérébrale, d’analyser les émotions du consommateur pour déterminer scientifiquement ce qui conditionne l’acte d’achat. Il s’agit d’une technique de marketing relativement récente, puisqu’elle date du début des années 2000. Elle est encore assez peu connue en France.

Le constat de départ des publicitaires et marketeurs est assez simple : pour lancer un produit ou une campagne, des études sont effectuées (sondages, groupes de testeurs). La stratégie marketing est élaborée à partir des déclarations des sujets-tests. Le problème réside dans le fait que malgré toutes ces études coûteuses, 90% des produits lancés sur le marché échouent au bout d’un an pour la simple raison que les consommateurs ne disent pas la vérité lors des enquêtes. Donc, comment savoir ce qui se passe réellement dans la tête de l’acheteur potentiel sans passer par le filtre de la parole ? C’est là l’axe d’étude du neuromarketing.

Read Montague, un neurologue américain s'interroge sur une étude marketing concernant la comparaison Pepsi / Coca-Cola
Read Montague. Crédit photo : Baylor College of Medicine

La première étude connue dans ce domaine (mêlant considérations marketing et neurosciences) date de 2002. Read Montague, un neurologue américain s’interroge sur une étude marketing concernant la comparaison Pepsi / Coca-Cola. Lorsque l’on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ? Il y a là une incohérence à première vue. À l’inverse, si l’on indique lors du test de quelle boisson il s’agit, les cobayes préfèrent toujours Coca-Cola. R. Montague va donc refaire une batterie de tests d’abord en aveugle, puis en indiquant aux testeurs de quelle boisson il s’agit. Pendant les deux tests on va mesurer par IRM les zones d’activités du cerveau. Lors du test en aveugle, c’est le putamen qui réagit. Cette zone régit les plaisirs immédiats et instinctifs et fait partie du cerveau primitif. Lors du deuxième test, en revanche, une zone supplémentaire du cortex préfrontal s’active, celle de l’estime de soi. Donc le cerveau primitif prend la décision (j’aime/je n’aime pas) qui est ensuite inhibée par la conscience (dans le cortex préfrontal). R. Montague démontre donc scientifiquement l’action réelle des campagnes publicitaires sur l’activité du cerveau. À ce stade, on se dit que la célèbre sortie de Patrick Le Lay sur le fait de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau disponible, n’est pas très éloignée de la réalité scientifique des choses…

À partir de cette première expérience, le neuromarketing va devenir un champ d’études à part entière. Comment ça marche ? Les neurosciences ont mis en évidence dans le cerveau, le circuit de la récompense qui indique pour chaque action un message gain/perte, bien/mal. Pour le mesurer on utilise principalement l’IRMf (Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle). Elle mesure la consommation d’oxygène dans les tissus du cerveau en fonction des actions du sujet. Contrairement à un sondage, l’IRM analyse la réponse réelle du cerveau, non altérée par la parole.

Exemple vidéo ci-dessous : les zones du cerveau qui s’activent lorsqu’un sujet mâle de 26 ans regarde la bande-annonce du film Fast and Furious

L’IRMf n’est pas la seule technique utilisée dans la mesure où elle ne peut être opérée in situ (dans le magasin), elle n’est donc pas assez précise pour analyser tous les ressorts de la contextualisation de l’acte d’achat. Les deux autres méthodes sont donc l’électro-encéphalogramme, qui va mesurer l’activité électrique du cerveau et l’analyse des observations du clignement de l’œil chez le sujet. Ces deux dernières sont encore pour le moment assez peu fiables, mais elles visent à définir les facteurs émotionnels et sensoriels (forme du produit, couleur, toucher) qui influencent le consommateur.

Lorsque l'on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ?
Lorsque l'on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ? Crédit photo : DR

Les entreprises sont un peu gênées de communiquer sur le sujet (officiellement personne n’utilise le neuromarketing) dans la mesure où certaines applications concrètes du neuromarketing sont à rapprocher des techniques de manipulation mentale.

Après la première expérience Coca-Cola/Pepsi, quelques expériences ont néanmoins été rendues publiques et publiées. Par exemple pour savoir quelle zone du cerveau s’active lors de l’acte d’achat. On a mis des sujets face à un écran présentant un produit, puis on affiche le prix, puis on propose d’acheter le produit au prix indiqué. L’IRMf montre que chaque phase anime une zone spécifique, d’abord celle spécialisée dans l’anticipation du gain, puis celle de la balance entre gain et perte. Dans la phase d’achat proprement dite, la zone d’anticipation de la perte se désactive. Cette expérience a permis aussi de déterminer un comportement prédictif : si lors de la présentation du produit le noyau accumbens (zone d’anticipation du gain) s’active, on peut être sûr que le produit sera acheté. Il suffit donc d’utiliser les bons stimuli pour activer cette zone afin de susciter automatiquement l’acte d’achat.

Une autre expérience a utilisé la technique du morphing pour faire varier imperceptiblement les caractéristiques d’un visage masculin que l’on présentait au sujet. Résultat : les femmes sont plus réceptives à la version « virile » du visage des hommes, qu’à la version « féminine » ou « juvénile ». Les visages les plus appréciés activent le circuit de la récompense dans le noyau accumbens. L’application concrète est tout simplement d’utiliser un léger morphing déterminé en fonction du public visé et du support, pour une même campagne de publicité. Ce qui décuple ses effets.

Les neurosciences ont permis la découverte de ce que l’on appelle les neurones miroirs. Ceux ci s’activent lorsque l’on fait certains gestes, lorsqu’on imagine les faire et lorsqu’on les voit accomplir chez autrui. Ils sont le support de l’empathie et de l’apprentissage par l’imitation. Des expériences ont permis d’en tirer une utilisation marketing. Une présentation produit avec un utilisateur actif permet d’activer les neurones miroirs, c’est ce que l’on appelle « l’empathie motrice ». Elle est de fait beaucoup plus persuasive qu’une présentation simple avec un utilisateur passif.

Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s'inscrire sur le site d'un jeu en ligne « Thirst of the night »
Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s'inscrire sur le site d'un jeu en ligne « Thirst of the night »

Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s’inscrire sur le site d’un jeu en ligne « Thirst of the night ». Elle a proposé trois visuel différent : un visuel plan large avec des images du jeu, un visuel de femme vampire en plan serré visage, un visuel de femme vampire avec un décolleté avantageux. Le décolleté a suscité 95%  d’inscriptions en plus que les autres visuels. Mais selon les spécialistes des neurosciences appliquées au marketing, le sexe ne fait pas vendre à tous les coups. L’imagerie suscite une impatience chez l’homme qui se concentre alors sur une logique à court terme. La technique est donc très efficace pour vendre un produit immédiatement utilisable (voiture, jeu vidéo) mais en revanche elle est inefficiente pour vendre un produit de long terme (une assurance vie par exemple). L’imagerie seule ne suffit pas, l’orientation du regard du consommateur compte aussi. Dans l’exemple en question, les seins de dame vampire pointent vers le bouton « jouez maintenant », ce qui décuple l’efficacité. Curieusement des associations humanitaires utilisent aussi ce genre de techniques marketing, parce ce type d’imagerie active également les zones du cerveau correspondant à l’altruisme et à la générosité.

Étrangement, si l’on fait quelques recherches sur la question du neuromarketing, on s’aperçoit vite que la ligne dominante des réflexions vise à désamorcer le danger potentiel en terme de liberté des populations. Quels sont les arguments ? Du point de vue scientifique, l’étroitesse des échantillons et les conditions des études (avec des sujets totalement coupés de leur environnement) ne permettraient pas d’aboutir à des conclusions réellement définitives. Difficile de juger de la validité de cet argument pour l’instant. Il s’agit d’un champ d’études balbutiant et débutant, dans quelques années le nombre d’études permettra sans doute d’aboutir à des résultats statistiques plus probants. L’autre reproche qui est fait au neuromarketing est celui de son simplisme interprétatif. Chaque aire cérébrale est réduite à une fonction alors que le fonctionnement du cerveau est beaucoup plus complexe. « Il s’agit là de déduire un état psychologique, assez mal défini reconnaissons-le, à partir d’une activité cérébrale localisée. La validité est douteuse. Ce n’est pas parce qu’il y a des nuages dans le ciel à chaque fois qu’il pleut que l’on affirmera qu’il pleut à chaque fois qu’il y a des nuages. Ce raisonnement serait-il moins absurde à l’intérieur de la boîte crânienne ? » Fabrice Guillaume, docteur en neuropsychologie. Le dernier argument est celui de la trivialité des arguments en fonction du coût engagé (dépenser des millions pour prouver scientifiquement que le sexe fait vendre, est-ce bien raisonnable ?). Le leitmotiv des optimistes est « il n’y a pas de bouton d’achat dans le cerveau ». Tout ceci pour aboutir à la conclusion suivante : le neuromarketing c’est un gadget, vous n’avez rien à craindre, tout va bien.

Certaines utilisations font froid dans le dos

Mais est-ce si certain ? Certaines utilisations du neuromarketing font froid dans le dos. Au Philippines, une entreprise de bonbons, Kopiko a fait du neuromarketing prénatal. Elle a distribué des échantillons de confiseries aux futures mamans, car il a été prouvé que le régime alimentaire de la mère formatait dans le cerveau les circuits du goût chez l’enfant. Faire manger certains bonbons à la mère permettrait d’influer sur les futurs désirs alimentaires de l’enfant. Et l’on a effectivement constaté dans les années qui ont suivi un boom de la consommation du bonbon précédemment distribué, chez les jeunes enfants (source : Martin Lindstrom « Brandwashed. Tricks companies use to manipulate our minds and persuade to buy »).

Le neuromarketing commence aussi à être utilisé, bien que manière encore marginale pour l’instant, dans le marketing électoral. Il a été utilisé lors de la campagne 2004 pour élaborer les spots de campagne. Les images du 11 septembre provoquaient plus d’activité dans l’amygdale (zone du cerveau associée à la peur) chez les électeurs démocrates que chez les républicains. Lors de la dernière élection Obama/McCain des cabinets conseils ont commandé des études pour savoir quelle zone du cerveau était activée en fonction de l’image du candidat, et ainsi adapter la campagne. On commence également à utiliser l’IRMf pour rechercher dans le cerveau les zones où se situeraient les opinions politiques, le jugement moral ou la religion.

Certes, pour l’instant les applications concrètes des ces méthodes sont encore peu efficientes. Mais quand on sait que des chercheurs (Dr Daria Knoch, professeur au département de psychologie sociale de l’université de Bâle) en neurosciences ont déjà réussi à modifier complètement le comportement de sujets en désactivant les zones de décisions du cortex préfrontal par des stimulations magnétiques, on peut commencer à s’inquiéter.

Le professeur Marcel Just, qui dirige le centre d’imagerie cognitive de l’université Carnegie Mellon, nous explique sa vision du futur : « Depuis quelques années, on utilise l’IRM pour identifier le contenu des pensées. Grâce à de nouveaux outils de traitement des données et des machines plus intelligentes, nous sommes capables d’établir un lien entre un schéma d’activité cérébrale et un certain type de pensée. Cela veut dire que quand nous pensons à une chaise, à une pomme, à un marteau, ou n’importe quel objet physique, il se passe des choses semblables dans nos cerveaux. 
D’ici dix ou vingt ans, on n’aura plus besoin de l’IRM. L’activité électromagnétique du cerveau, sera détectée par de simples capteurs. On aura peut-être un petit matériel portatif, avec lequel on pourra voir ce qui se passe dans le cerveau d’un autre. Ce sera un peu comme un camp de nudisme mental. Je ne sais pas comment éviter que ce soit mal utilisé. C’est un nouveau savoir formidable. Ça peut sûrement être utilisé à des mauvaises fins. On s’inquiète à propos d’interrogatoires de police, du neuromarketing, etc… Bien sûr, on pourra l’utiliser pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui, la coopération des gens est nécessaire. On doit faire exprès de penser à une pomme pour que ça marche. Mais au fil du temps, il faudra moins de coopération. Est-ce mauvais si chacun sait à quoi vous pensez ? Ce serait la fin de la vie privée. Au fur et à mesure que la science se développe, les possibilités de manipuler, en bien ou en mal, l’être humain sont absolument énormes. Je crois que nous pourrons modifier la race humaine. Voulons-nous créer une nouvelle espèce ? Je crois que nous en aurons les moyens. C’est au-delà de tout ce que je peux imaginer. Le voulons-nous vraiment ? C’est une des plus formidables questions auxquelles nous aurons à répondre. Et c’est pour bientôt. »

Mais n’ayez pas peur…

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo en Une : Damien [Phototrend.fr] via Flickr (cc)

“Chez Eram, on provoque gratos”, par Louise Demory [tribune libre]

“Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré.” “Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré.” “Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré.”

Voici les phrases d’accroche de la dernière campagne de publicité Eram, mais si, vous savez, les chaussures bon marché ! ?

On voit donc, en 4 par 5, dans le métro, dans la rue, l’avènement de la « nouvelle famille ». Une famille sans papa, mais avec deux mamans (fort jolies d’ailleurs – plus glamour en tout cas que celles des pages société du parisien, vous savez, Dominique et Marithé…) ; on y voit également des familles décomposées-recomposées, avec des enfants de toutes les couleurs. Y sont représentés évidemment, les néo couples de type « femme cougar/homme ado ».

Déjà il dit qu’il voit pas le rapport

Alors nous y voila, ce qui a fait sensation dans la presse, ce n’est pas la teneur même des publicités – qui si l’on tient à ce que ses enfants vivent dans un cadre familial le plus équilibré possible, peut sinon choquer, en tout cas interpeller – Non, ce qui a fait sensation, c’est que les associations catholiques annoncent à coup de communiqués qu’elles désapprouvent la promotion de ce type de famille, qui d’ailleurs, soit dit en passant, reste encore marginal.

Quoi, que voudrait les défenseurs invétérés de la liberté d’expression et de la copulation anarchique ? Que les ligues catholiques défendent le modèle de la famille homoparentale ? le divorce ? Et puis quoi encore ? L’avortement ? L’euthanasie ? Après tout, demande t-on aux associations de défense des enfants de défendre le travail des mineurs ? La liberté sexuelle des délinquants pédophiles ? Non que je sache… alors que s’étonne t-on que des assos cathos s’indignent devant des pratiques qui vont à l’encontre de leurs préceptes ?

Vraiment, il s’agit là de s’insurger à bon compte contre un ennemi commun un peu facile et qui a le dos rond…

De toute façon, Eram fait faire ses chaussures en Chine ou ailleurs dans le tiers monde. Leurs chaussures ne sont pas toujours en cuir (pourtant le prix lui, l’est…) et les modèles sont pompés (hihi) sur ceux des grandes marques.

Louise Demory

[box class= »info »] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle. [/box]

Média Transports: une éthique à géométrie variable ?

Média Transports: une éthique à géométrie variable ?

26/09/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– La censure de l’affiche de l’exposition de Jacques Tati et celle des affiches de France Nature Environnement ne sont pas les seules occasions où l’entreprise qui, dans l’affaire du site pro-adultère Gleeden, prétend aujourd’hui cyniquement « ne pas avoir à faire l’arbitre de élégances », a usé de ses prérogatives pour écarter une campagne qui ne lui convenait pas.

En effet, en 2006, la régie publicitaire avait refusé une publicité de Télérama sur laquelle était écrit : « Dimanche 15 janvier. Vivement dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C’est déjà la troisième fois qu’il invite Michel Drucker dans son émission » .

Cette publicité humoristique, sans agressivité et sans vulgarité, avait été écarté, au nom de la « neutralité », sans doute pour ne pas déplaire au futur président de la République, déjà grand favori des sondages.

Qu’attend donc la régie publicitaire pour se montrer aussi scrupuleuse et utiliser à nouveau son « droit de réserve » face à une campagne de promotion de l’adultère, racoleuse et indécente ?

 

Les Identitaires d’Ile-de-France ne veulent pas de pub pour l’adultère dans le métro parisien

Les Identitaires d’Ile-de-France ne veulent pas de pub pour l’adultère dans le métro parisien

20/09/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Novopress vous avait déjà indiqué qu’un site de rencontres faisant l’apologie de l’adultère assurait sa promotion dans les couloirs du métro parisien.

Ce n’est pas du goût des militants du Bloc Identitaire d’Ile-de-France. Ces derniers viennent même de lancer une campagne pour faire retirer cette publicité. Dans un communiqué, ils expliquent les raisons de leur mobilisation. « Que des marchands sans scrupule ni honneur gagnent de l’argent en facilitant le mensonge, la trahison et la débauche est déjà affligeant en soi mais qu’une entreprise publique comme la RATP, financée par les contribuables et les usagers, cautionne cette activité en livrant l’espace public à ses publicités scabreuses est proprement scandaleux et inacceptable. »

De plus, les Identitaires rappellent que « si l’adultère n’est plus une faute pénale depuis 1975, il reste une faute civile, contrevenant à l’article 212 du Code civil français. »

C’est pourquoi, « à l’heure où la famille, socle traditionnel de notre société, est attaquée de toutes parts et où les valeurs de droiture et de respect des engagements et des serments deviennent d’une tragique rareté, le Bloc Identitaire Paris-IDF s’élève contre cette campagne avilissante et exige son retrait de l’espace public parisien ! »

Le Bloc Identitaire Paris-IDF invitent donc tous les Parisiens « à s’adresser à la régie publicitaire de la RATP, Média Transports, pour lui exprimer, avec courtoisie, leur réprobation et demander l’arrêt immédiat de cette campagne d’affichage. »

L’adultère s’affiche dans les couloirs du métro

L'adultère s'affiche dans les couloirs du métro

18/09/11 – 14h10
PARIS (NOVOpress)
– Une nouvelle étape dans le cynisme et l’amoralité des marchands et de leurs annonceurs publicitaires vient d’être franchie avec la campagne d’affichage dans le métro parisien du site internet « Gleeden » qui se présente fièrement comme le « premier site de rencontres extra-conjugales ».

« Pensé par des femmes » ajoute la publicité comme si ce détail changeait quoi que ce soit à l’indécence de cette invitation publique au mensonge et à la trahison.

Si ce genre de site facilitant ouvertement l’adultère existe maintenant depuis deux ou trois ans, c’est la première fois qu’ils ont ainsi « pignon sur rue » et s’étalent sous le regard de tous, y compris des plus jeunes.

On imagine ainsi avec un certain effroi la situation des parents devant répondre à leurs enfants leur demandant le sens de ces publicités géantes jalonnant les stations de métro.

Voir ainsi l’espace public colonisé par des messages incitant à la débauche et à la trahison de ses engagements et de ses serments, à des fins bien évidemment financières pour l’annonceur, apparaît comme un précédent aussi choquant qu’inquiétant.

Suisse : l’UDC fait son cinéma

Suisse : l'UDC fait son cinéma

13/08/2011 – 15h30
LAUSANNE (NOVOpress) —
Une des clefs du succès du parti populiste helvetocentré UDC repose sur l’intelligence avec laquelle il sait jouer des outils de communication les plus modernes. Faisant travailler des créateurs habitués au monde de la publicité et de ses codes visuels, l’UDC fait souvent mouche et séduit des électeurs dans toutes les couches sociales.

Pour tirer profit de la pause estivale, et des prix des écrans publicitaires en chute libre, l’UDC a présenté son nouveau spot dans un cinéma à Schaffhouse. Produite de manière professionnelle, cette séquence cinématographique se déroule dans un bain public au bord d’un lac. Le message saute aux yeux : il faut s’engager pour les vraies valeurs, donc pour notre Suisse ; voilà la seule voie vers le succès.

L’action du spot : une belle journée d’été. Plaisir du soleil et de la baignade pour tous. Une femme sort de l’eau après un bain rafraîchissant. Un homme pénètre dans le bain public, marche de manière décontractée sur la passerelle de bois. Habillé de jeans, il porte un sac de plage. À côté de la femme qui vient de sortir de l’eau, deux autres représentantes du sexe féminin commencent à s’intéresser à cet homme bien bâti et l’observent. L’homme se cherche une place et s’installe sous les regards attentifs des trois femmes. Puis, il étend d’un geste décontracté sa serviette de bain sur la pelouse – et c’est le désenchantement total dans le public féminin…

Ce spot sera projeté à partir de la semaine prochaine dans toute la Suisse dans de nombreux cinémas et dans les trois langues.

Il est possible que le message eurosceptique que véhicule ce spot sera très apprécié en suisse alémanique. Les francophones et les italophones seront sans doute moins sensibles à cette thématique.

Nouveau déficit record pour le quotidien communiste « l’Humanité »

Nouveau déficit record pour le quotidien communiste l’Humanité

18/07/11 – 09h15
PARIS (NOVOpress)
« L’Humanité » a enregistré un déficit de 1,9 millions d’euros en 2010. Ce nouveau déficit du quotidien communiste représente une « inquiétante dégradation » de la situation économique de quotidien selon le président du directoire de la société nouvelle de journal et directeur de publication, M. Patrick Le Hyaric.

Cette perte abyssale est essentiellement due à la faiblesse de la diffusion et des recettes afférentes, inférieures de 750 00 euros aux prévisions. Pourtant largement subventionné par le pouvoir via les annonceurs institutionnels, le quotidien communiste observe également une diminution de ses recettes publicitaires de près de 500 000 euros. Enfin, la « fête » de l’humanité ne semble désormais plus aussi « populaire » que par le passé puisque celle-ci s’est révélée en 2010 déficitaire de 250 000 euros.

Malgré la réduction de sa pagination et la suppression de l’édition du samedi, « L’Humanité » se retrouve donc une nouvelle fois au bord du gouffre. Les oboles de l’État et du capital viendront-elles une nouvelle fois sauver le journal communiste ?