Pas de Légion d’honneur pour John Galliano mais beaucoup pour les amis du pouvoir

Pas de Légion d’honneur pour John Galliano mais beaucoup pour les amis du pouvoir

26/08/2012 – 09h00
PARIS (NOVOpress) –  Le couturier britannique John Galliano, condamné en septembre 2011 à 6 000 euros d’amende avec sursis pour injures antisémites, ne pourra plus porter sa Légion d’honneur. Elle lui a été retirée par un décret du président de la République publié au Journal officiel. Ce décret, daté du 20 août, est paru mercredi. Une fermeté qui tranche avec le laxisme de son attribution. Cette distinction, réservée à honorer, depuis 1802 les actes extraordinaires ou les hommes et femmes contribuant au rayonnement de la France, est depuis longtemps galvaudée par la République française.

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Train des vie des ex-président de la République : l’Etat n’est pas au régime

Train des vie des ex-président de la République : l’Etat n’est pas au régime

25/08/2012 – 18h00
PARIS
(NOVOpress) –  Le député apparenté-PS, René Dosière, publiera le 20 septembre, aux éditions du Seuil, un ouvrage intitulé : L’Etat au régime. Gaspiller moins pour dépenser mieux. Au début de l’année, avec L’argent de l’État, le député publiait déjà un livre très critique sur la gestion publique. Osera-t-il désormais égratigner le train de vie du pouvoir sous l’ère de François Hollande ? Toujours est-il qu’à la lumière de L’argent de l’État, on peut évaluer ce que coûte la retraite de l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy.

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Roms : le Premier ministre a-t-il tiré les leçons de son expérience nantaise ?

Roms : le Premier ministre a-t-il tiré les leçons de son expérience nantaise ?

25/08/2012 – 11h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
La réunion sur les Roms organisée mercredi à Matignon n’a pas donné grand chose. Pouvait-il en être autrement ? Son expérience ratée en tant que président de la communauté urbaine de Nantes ne peut qu’inciter Jean-Marc Ayrault à la prudence. Et la question continue à faire polémique dans l’agglomération nantaise.

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Jean-Jacques et les cambrioleurs

Jean-Jacques et les cambrioleurs

11/08/2012 – 10h00
VANNES (NOVOpress Breizh) –
Hélicoptère, véhicules de gendarmerie : mardi dernier, le déploiement des forces de l’ordre n’est pas passé inaperçu dans le bourg – habituellement bien tranquille – de Muzillac (56). Les gendarmes, lancés à la poursuite de cambrioleurs repérés quelque temps plus tôt dans la région,  y ont interpellé trois « jeunes » issus de la  communauté des « gens du voyage ». Un fait divers tristement banal, à mettre en regard de l’idéologie affichée par le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) et ses amis de la nouvelle majorité en matière de traitement de la délinquance.

L’alerte avait été donnée dans la matinée par le propriétaire d’un pavillon situé à Theix, près de Vannes, qui venait d’être cambriolé. L’auto utilisée par les malfrats  a été rapidement identifiée comme ayant été volée à Questembert. Peu de temps après  un nouveau cambriolage est signalé dans le village deLa Vraie-Croix.

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Château d’Ancenis : un cas exemplaire de « vandalisme officiel » ?

Château d’Ancenis : un cas exemplaire de « vandalisme officiel » ?

07/08/2012 – 10h00
ANCENIS (NOVOpress Breizh) – Vu le nombre toujours plus grand de fonctionnaires et de nécessiteux, les services sociaux du conseil général de Loire-Atlantique cherchaient à s’agrandir à Ancenis. Alors que le déclassement d’une bande de terrain près de leurs locaux actuels aurait pu convenir, et à moindre coût, pour d’obscures raisons la Ville a préféré modifier le plan local d’Urbanisme (PLU) et, par arrêté municipal du 31 mai 2010, a accordé un permis de construire au conseil général… dans la cour du château (photo), classé monument historique. Une affaire emblématique dénoncée par les habitants d’Ancenis qui voient dans ce projet une opération de vandalisme pur et simple.

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Manuel Valls, directeur des relations publiques, place Beauvau

Manuel Valls, directeur des relations publique, place Beauvau

31/07/2012 — 13h00
PARIS (NOVOpress BReizh) — En politique, il faut compter avec les faux « poids lourds ». Comment reconnait-on ces ministres ? Réponse : à la faible marche de manœuvre qui leur a été accordée par l’Elysée et Matignon lors de la constitution de leur cabinet.

Un vrai poids lourd désigne son directeur de cabinet et ses collaborateurs. Un faux apprend par le téléphone qu’« on » a choisi pour lui  Untel. C’est le cas de Manuel Valls (photo ci-dessus), officiellement ministre de l’Intérieur. Le vrai patron de la place Beauvau s’appelle en réalité Jean-Marc Ayrault, ci-devant député-maire de Nantes et présentement Premier ministre.

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Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

Le conseil régional socialiste d’Île-de-France délocalise un centre d’appel au Maroc

27/07/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpres) —
C’est une nouvelle dont le gouvernement socialiste, et plus particulièrement Arnaud Montebourg – le vibrionnant ministre du Redressement productif –, se serait passé. En effet, le conseil régional d’Île-de-France, présidé depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon, a décidé de délocaliser le centre d’appel du Stif (le syndicat chargé des transports en commun de la région parisienne) au Maroc. Selon une information du Parisien-Aujourd’hui en France.

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Nouvelles mesures socialistes en faveur de l’immigration

Nouvelles mesures socialistes en faveur de l’immigration

27/07/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress) –  Le ministre socialiste de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé mercredi, devant la commission des Lois du Sénat, deux projets de loi pro-immigration, l’un pour l’automne, l’autre pour le premier semestre 2013. Ainsi, les critères de régularisation des clandestins « vont être discutés, cet été, avec l’ensemble des parties prenantes (associations, syndicats) ». Ils devront être « compréhensibles, à la fois par les personnes en situation irrégulière, par celles qui nourrissent le projet de venir sur notre territoire et également, cela me paraît essentiel, par nos compatriotes ». Ces derniers devront donc subir ces mesures alors que les socialistes sont minoritaires dans le pays.

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Toujours du granit chinois à Nantes

Toujours du granit chinois à Nantes

23/07/2012 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
La ville du Premier ministre continue à acheter des pavés chinois. Mais les ministres qui font le déplacement affectent de n’en rien savoir.

Cinq ministres ont visité Nantes en moins d’un mois, toutes des femmes : Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires, Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique, Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Aurélie Filippetti ministre de la Culture, Sylvia Pinel, ministre du Commerce et de l’Artisanat. Elles se sont répandues en éloges sur la gestion de la ville.

Elles ont bien sûr pu remarquer les nombreux travaux en cours dans la ville comme chaque été. Pas une n’a cependant eu l’audace de s’étonner de l’origine du pavage en cours de pose rue Franklin : comme l’an dernier place Royale, ce sont des dalles de granit jaune fournies par le carrier chinois Xiamen San Xiang Da.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, aurait sûrement plus de mal à ignorer ces achats peu exemplaires. Mais il a évité jusqu’à présent de se mettre dans cette situation gênante.

Crédit photo : DR

Audrey Pulvar à la direction des “Inrockuptibles” : révélateur des rapports incestueux presse/pouvoir politique

Audrey Pulvar à la direction des “Inrockuptibles” : révélateur des rapports incestueux presse/pouvoir politique

14/07/2012 — 16h30
PARIS (NOVOpress) — Pierre Salviac aurait-il eu raison au-delà du cas particulier de Valérie Trierweller ? Telle est la question que l’on peut se poser suite à la nomination d’Audrey Pulvar (photo ci-dessus)à la direction des Inrockuptibles, journaliste certes, mais surtout compagne d’Arnaud Montebourg… actuel ministre du Redressement productif. Evincée de France-Inter et de France 2, suite au fait qu’elle est en couple avec Arnaud Montebourg, Audrey Pulvar a ainsi pu se recaser au sein d’un titre prestigieux de la gauche bobo. Ayant abandonné leur côté journal musical, les Inrocks sont devenus un mélange de Télérama et de Nouvel Obs pour trentenaires.

Magazine aux opinions de gauche clairement tranchées, les Inrocks sont depuis 2009 la propriété de Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et vice-président Europe de la Banque Lazard, également actionnaire du Monde. Une énième preuve de l’alliance culturelle entre la gauche bobo et le monde des affaires.

Sans juger du talent et de la compétence journalistique d’Audrey Pulvar, sa nomination comme directrice générale, chargée de l’éditorial, ne peut que raviver les polémiques sur les rapports « incestueux » entre pouvoir politique et presse (polémique qui n’est pas du goût de Télérama). D’autant que ce mouvement à la direction des Inrocks montre un mouvement dans le sens inverse. En effet, Les deux nouveaux directeurs généraux [en plus d’Audrey Pulvar, Arnaud Aubron, ancien rédacteur en chef adjoint et cofondateur de Rue89 et de Libération, est nommé directeur général en charge du développement de la marque sur les nouveaux supports et hors-médias] succèdent à David Kessler, qui a quitté l’hebdomadaire il y un mois, pour rejoindre le cabinet du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

La présidence normale de François Hollande a l’air de respecter les bonnes vieilles traditions quant au fait que presse de gauche et pouvoir politique de gauche font à ce point si bon ménage.

Mais au-delà du cas particulier Montebourg/Pulvar/Inrocks, cette nomination montre qu’une seule presse d’opinion est admise en France, celle de gauche, qui fonctionne comme une caste, une oligarchie. Il serait temps qu’à côté de cette presse d’opinion de gauche, qui doit exister, la presse d’opinion identitaire ou patriote puisse sortir de son ghetto. Mais ça c’est une autre histoire…

Crédit photo : Lionel Allorge/Wikipédia sous licence CC.

[MàJ]République exemplaire : un collaborateur de Moscovici à Bercy interpellé pour possession de stupéfiants

République exemplaire : un collaborateur de Moscovici à Bercy interpellé pour possession de stupéfiants

Mise à jour du 5/7/12 12h30.
Un démenti de Pierre Moscovici a indiqué qu’il ne s’agit pas de l’un de ses collaborateurs.

04/07/2012 — 16h30
PARIS (NOVOpress) — La réalité plus forte que les promesses ? Tel est le sentiment que l’on peut avoir à la suite d’un fait divers qui embarrasse le gouvernement Ayrault. En effet Le Point indique qu’un sous-préfet, collaborateur de Pierre Moscovici à Bercy (le ministère de l’Economie) a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi dernier et placé en garde à vue pour possession de stupéfiants, en l’espèce de la cocaïne et du cannabis. Un comportement à l’inverse de la république exemplaire promise par François Hollande…

C’est la déambulation un peu étrange de ce haut-fonctionnaire – réputé proche de l’UMP et ancien chef de cabinet du préfet de région d’Île-de-France – qui avait étonné les policiers du 12ème arrondissement de Paris.

Pour s’expliquer, le sous-préfet a indiqué aux policiers s’être rendu dans une “soirée particulière” où il acquis pour 200 euros de cocaïne.

Il a été présenté à un magistrat qui a prononcé une injonction thérapeutique.

Crédit photo : own work/Wikipédia sous licence CC

Faits & Documents n°339 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 juillet 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault (3ème partie). Extrait.

Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)Voici la troisième partie des biographies des membres du nouveau gouvernement socialiste, qui demeure homogène, tous les ministres candidats ayant été élus au premier ou au second tour. S’y ajoutent quatre nouveaux ministres qui seront traités par la suite.

Kader Arif. Ministre aux Anciens combattants. De son véritable prénom Abdelkader, Kader Arif est né le 3 juillet 1959 à Alger (Algérie française). Aîné de quatre enfants, il est le fils d’un harki qui devait réussir à rejoindre la métropole (il avait alors 3 ans et demi). Son père (qui sera ouvrier agricole, bûcheron, ouvrier du bâtiment) était du Sud-Ouest algérien, sa mère de la Mitidja. La famille habitait Maison-Carrée (devenu El-Harrach). Ses parents, tous deux décédés, étaient analphabètes. Il semble qu’il ne soit pas marié, mais vivrait en concubinage (avec ses trois filles). Il a fait ses études à Castres et à Toulouse. Il sera notamment employé d’un cabinet d’architectes (1992-1995) et directeur régional d’une agence de voyages, Nouvelle Liberté (1995-1999). En 1999, à 40 ans, il intègre la faculté de Toulouse, y décrochant semble-t-il aussitôt une maîtrise de communication en faisant valider son expérience professionnelle. Fort de ses amitiés politiques, il est engagé dans la foulée comme cadre d’administration universitaire de Toulouse-Le Mirail (1999-2001). Il aurait par ailleurs été salarié d’un « établissement public d’aide aux rapatriés » (Marianne, 24 novembre 2003). Il semble qu’il ait milité dans les milieux antifascistes toulousains dans les années 1970, le déclencheur étant le putsch anticommuniste du général chilien Augusto Pinochet. Il s’engage aux élections municipales de 1977 puis finit par rejoindre le Parti socialiste en 1983. Il figure aussi parmi les fondateurs de France Plus, l’un des premiers lobbies politiques de l’immigration. Il doit toute sa carrière à Lionel Jospin, dont il devint le chauffeur lorsque ce dernier se parachuta en Haute-Garonne en 1988 comme conseiller général de Cintegabelle. Par la suite, après la défaite de 2002, c’est avec Arif que Jospin réapparaîtra pour la première fois dans un meeting, aux européennes de 2004. De même, à l’été 2006, Arif sera l’un des très rares à plaider pour une nouvelle candidature de l’ancien Premier ministre. Devenu l’un de ses assistants parlementaires, il se voit confier la direction de la fédération du département (la 4e de France en nombre d’adhérents) en 1999 (qu’il dirige jusqu’en 2008). Conseiller municipal (chargé des sports) de Castanet-Tolosan, dans la banlieue de Toulouse, de 1995 à 2001, il entre au bureau national du PS en 2000 (sur demande de Lionel Jospin à François Hollande, qui conservera le poste de premier secrétaire jusqu’en 2008), puis au secrétariat national en 2002 (en charge des relations internationales, puis de la mondialisation). En 2004, il conduit la liste européenne socialiste dans le Sud-Ouest et devient député européen (réélu en 2009). À Bruxelles, il siège en particulier aux assemblées parlementaires mixtes Euromed et UE-Turquie (ainsi que vice-président de l’intergroupe rugby, sport qu’il a pratiqué au début des années 80 comme talonneur de Castres). Il s’est officiellement prononcé pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne (La Turquie dans l’Union européenne ? C’est toujours oui !, tribune libre dans Le Monde, 21 février 2008). En 2009, cet antisioniste a proposé, pour soutenir les Palestiniens de la bande de Gaza, qu’un euro soit prélevé sur chaque cotisation d’adhérent, proposition aussitôt rejetée. En 2005, il devient le n°3 de l’appareil socialiste en tant que secrétaire aux fédérations. C’est à ce titre qu’il préside la commission chargée du décompte final des bulletins lors de l’élection au poste de premier secrétaire qui opposera vivement Ségolène Royal et Martine Aubry (ce qui sera tout bénéfice pour Hollande, avec une Royal écartée et une Aubry trop politisée…). Dans l’équipe de campagne de François Hollande, il est responsable des relations avec le Parlement européen et de l’Europe lors des primaires, puis responsable du pôle Coopération. En juin 2012, celui qui est conseiller municipal de Toulouse depuis 2008 est imposé comme « candidat de la diversité », se présentant pour la première fois à une élection au suffrage universel, obtenant au premier tour 30,84 % dans la 10e circonscription de la Haute-Garonne, face à l’UMP-Parti radical Dominique Faure (24,41 %) et deux candidats socialistes dissidents, tous deux conseillers généraux, Daniel Ruffat, maire de Sainte-Foy d’Aigrefeuille depuis 2001, et Gilbert Hébrard, maire de Vendine depuis 1983. Sa suppléante, qui va donc le remplacer à l’Assemblée nationale (où il a été réélu en juin 2012 avec 57,78 % face à Dominique Faure), est Emilienne Poumirol, fille de militants anarchistes espagnols réfugiés outre-Pyrénées…

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Photo en Une : Crédit Parti Socialiste (cc) via Flickr

Décès d’Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Décès d'Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste
Olivier Ferrand Novopress
Olivier Ferrand

30/06/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — Elu le 17 juin dernier député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône, le socialiste Olivier Ferrand (photo ci-contre) n’aura pas le temps de marquer la nouvelle mandature. Il est en effet décédé ce samedi d’un arrêt cardiaque, au retour de son jogging. Agé de 42 ans, peu connu du grand public Olivier Ferrand n’en est pas moins devenu au fil des années un personnage incontournable de la social-démocratie. Notamment au travers de la très progressiste fondation Terra Nova, qu’il avait fondée en 2008.

Véritable incarnation de l’hyperclasse mondiale et de son idéologie, Olivier Ferrand a ainsi été conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin, conseiller du représentant de la France à la Convention sur l’avenir de l’Europe, Pierre Moscovici, membre du groupe des conseillers politiques du président de la Commission européenne, Romano Prodi, puis délégué général du think tank « À gauche en Europe », fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Il a été chargé de mission à l’inspection des finances. Puis il été nommé rapporteur général de la mission « l’Europe dans la mondialisation » présidée par Laurent Cohen-Tanugi (2007-2008). Il a également été le rapporteur adjoint de la commission Juppé-Rocard sur les investissements d’avenir2(2009).

Depuis le 1er novembre 2009, il est chargé de mission à l’ IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique). Européen convaincu, il est rédacteur en 2004 du rapport « Construire l’Europe politique »3 que Romano Prodi a commandé à un groupe de hautes personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn. Administrateur de l’ONG EuropaNova4, il participe aussi à la rédaction du rapport « Peut-on faire l’Europe sans les Européens ? », remis au Conseil européen de juin 2006.

Ancien Young Leader de la très atlantiste French American Foundation, il était diplômé d’HEC, de Sciences PO et de l’Ena.

A travers de nombreux rapports et études, ainsi que par des tribunes libres publiées par exemple par Libération, Slate, Rue 89, Médiapart ou le Nouvel Observateur, sans oublier des chroniques pour LCI, Terra Nova s’est signalée par une volonté d’adapter le PS et la gauche aux nouvelles réalités ethniques. Proposant ainsi d’abandonner les classes populaires au profit des classes moyennes urbaines et au profit des immigrés. La victoire de François Hollande en mai dernier semble lui avoir donné raison.

Bien entendu, Olivier Ferrand s’opposait à tout ce qu’il lui semblait patriote ou identitaire.

La carrière d’élu d’Olivier Ferrand faisait montre d’un certain nomadisme. Maire adjoint de 2001 à 2007 du 3ème arrondissement de Paris, il tente de se faire élire député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales (un échec). Devenu maire adjoint de la ville du Thuir (66), il est donc élu député des Bouches-du-Rhône le 17 juin dernier dans le cadre d’une triangulaire contre l’UMP et le FN.

Crédit photo : LeCardinal/Wikipédia sous licence CC.

Législatives : Majorité absolue pour le PS, le Front national aura deux députés

Législatives : Majorité absolue pour le PS, le Front national aura deux députés

18/06/2012 — 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Le premier parti de France est celui des abstentionnistes avec 44 % des électeurs restés chez eux. Ce niveau d’abstention est un record pour des élections législatives dans la Ve République.

Peut‑on parler d’hégémonie du PS ?

Avec 300 sièges à lui seul le PS disposera sans allié de la majorité absolue au Parlement. Avec ses alliés ce chiffre se monte à 314 députés, une majorité plus que confortable. Rajoutons 19 verts et 10 Front de gauche, nous arrivons à 343 sièges pour la gauche alors que la droite est majoritaire en voix au premier tour. Remarquons que la gauche ne disposera pas de la majorité des trois cinquièmes au Congrès et ne pourra pas modifier la Constitution sinon avec l’accord de l’opposition ou par référendum. Parmi les battus symboliques Ségolène Royal bien sûr et Jack Lang dans les Vosges.

Et à droite ?

L’UMP conserve 226 sièges avec ses alliés, un score honorable qui permet la réélection de nombreux ténors du parti : Fillon, Copé, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko‑Morizet de justesse, Wauquiez, Pecresse, Estrosi. Par contre, Claude Guéant, Alliot‑Marie, Aeschlimann, échouent. Signalons le naufrage du Modem, Bayrou battu le centre autonome disparaît.

Qui fait la bonne affaire ?

Les Verts, avec 17 sièges, ils pourront former un groupe alors que leur score au premier tour est le tiers de celui du FN. Le Front de gauche est en piteux état avec 10 élus contre 19 auparavant et devra débaucher 5 députés pour former un groupe. Ou obtenir une nouvelle modification de circonstance du règlement de l’Assemblée.

Le Rassemblement Bleu marine ?

Même si Marine Le Pen a été battue dans le Pas‑de‑Calais (de très peu, d’une centaine de voix seulement, ce qui lui donne 49,89 % des suffrages), l’élection de deux députés et d’un proche est une victoire qui marque un début mais seulement un début de dédiabolisation. La jeunesse de Marion Maréchal-Le Pen (elle est la plus jeune députée de l’histoire de la République) (photo), la fougue de Gilbert Collard, apporteront un peu de vent frais à l’Assemblée. On peut ajouter l’élection de Jacques Bompard de la Ligue du Midi, proche de Marion Maréchal. Sur la liste noire du FN quatre battus, quatre élus. Marine Le Pen devra transformer l’essai lors des élections de 2014 et 2015.

Crédit photo : RemiJDN via Flickr, licence CC.

Le PS utilise-t-il la police et la justice contre la campagne “Pas mon président” ?

Le PS utilise-t-il la police et la justice contre la campagne "Pas mon président" ?

16/06/2012 — 14h40
PARIS (NOVOPress) — C’est un communiqué du Bloc identitaire qui l’annonce : “Quatre militants identitaires de Charente-Maritime ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches ‘Hollande n’est pas mon président !’. Interrogés jusqu’à deux heures du matin, ils ont été reconvoqués le lendemain à la demande du procureur de la république qui considèrerait que cette affiche constitue une “offense au chef de l’Etat”. Reconvoqués, ils ont été interrogés par le SDIG (ex-Renseignements Généraux), c’est-à-dire la police politique.”

Comme le remarque le Bloc identitaire dans le même communiqué, “cette action du procureur, subalterne de la nouvelle garde des sceaux Christiane Taubira, est inquiétante. Qu’il s’agisse du simple zèle d’un magistrat soucieux de complaire à ses nouveaux maîtres ou d’une instruction formelle venue de l’Etat, cette accusation ‘d’offense au président de la République’ confirme combien la ‘normalité’ revendiquée par François Hollande pour sa ‘gouvernance’ n’est qu’un artifice de communication.”

Cependant, le Bloc identitaire “ne cèdera pas face à cette tentative d’intimidation. Les affiches ‘Hollande n’est pas mon président’ continueront d’être collées. N’en déplaise à monsieur le procureur…”

PS : la révolte des soutiers

PS : la révolte des soutiers

05/06/2012 — 13H30
PARIS (NOVOpress Breizh) — Sans doute n’est-ce-pas exagéré d’écrire que le Poitou n’inspire plus Ségolène Royal. On l’avait vu abandonner sa circonscription à Delphine Batho pour se concentrer sur la présidence du conseil régional (depuis mars 2004). Mais le job ne l’amuse plus, semble-t-il. A tel point que, rêvant d’autres horizons, mais l’espoir de redevenir ministre étant vain, elle cherchait à sortir par le haut. Madame Royal ministre, cette perspective n’enchantait guère son « ex ». N’oublions pas que leur vrai séparation – pas l’officielle – remonte aux années 2000 et que la bagarre fut rude, à l’époque, pour la garde des enfants. On ne peut donc pas parler d’un « amour fou » entre les deux énarques.

Quoique l’affaire eût du piquant : le Président nez à nez avec son « ex » tous les mercredis lors du conseil des ministres…Cela ne se pouvait pas. Elle a donc négocié avec « François » un deal ; à défaut d’hériter d’un ministère, elle jetait son dévolu sur la présidence de l’Assemblée nationale. Un beau bâton de maréchal à la vérité !

Aussitôt dit aussitôt fait, on annonce le parachutage de Ségolène à La Rochelle, après une petite magouille avec le maire de la ville, député sortant (PS) et qui ne se représentait pas. Débarquement imposé par la direction nationale du PS, sans que l’avis des adhérents de la circonscription ne soit sollicité. Conclusion : la gauche morale sait s’asseoir sur les statuts.

Grâce à son élection à La Rochelle – en principe facile – Ségolène Royal débarquait au Palais-Bourbon et son accession au perchoir n’aurait été qu’une formalité puisque faisant figure de candidate officielle de l’Elysée. Tel était le scénario.

Malheureusement, un grain de sable apparaît. Le premier secrétaire de la fédération socialiste de Charente-Maritime, Olivier Falorni, se voyait, depuis longtemps, devenir député de La Rochelle ; la chose figurait dans son plan de carrière. Le mécontent se rebelle et décide d’être candidat malgré tout. Socialiste dissident, ça existe. Si bien que la victoire de madame Royal se trouve compromise.

Mais, même en cas de victoire à La Rochelle, Ségolène Royal n’était pas assurée d’habiter à l’hôtel de Lassay (résidence des présidents). En effet Marylise Lebranchu (PS), député de Morlaix et questeur de l’Assemblée nationale, avait prévu, elle aussi, d’occuper le perchoir. Très populaire dans le groupe socialiste, elle menait campagne auprès de ses collègues.

Pour neutraliser Madame Lebranchu, François Hollande a décidé de la nommer « ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique ». Ainsi elle ne barrera pas la route à l’ »ex » de François Hollande. Mais depuis, d’autres oligarques du Parti socialiste ont annoncé leur intention d’être candidats…à suivre.

Hervé Cadic

Crédit photo : Jmayrault, via Flickr, licence CC

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 mai 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Extrait.

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault
Faits & Documents n°336, du 15 au 31 mai 2012

Le président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale est le favori pour le poste de Premier ministre de François Hollande. Maire de Nantes, cet ancien professeur d’allemand (ce qui risque d’être utile pour les négociations avec Angela Merkel…), venu au socialisme par le catholicisme de gauche, est un vétéran du Parti socialiste, auquel il a adhéré dès 1971. Comme le nouveau président de la République, il n’a jamais été ni secrétaire d’État, ni ministre… et est un quasi-inconnu des Français, hormis les Bretons. Son profil rappelle celui d’un Pierre Mauroy, tirant sa légitimité de son enracinement de terrain plus que des intrigues parisiennes.

« Là où les Strauss-Kahn, Aubry, Guigou et autres Glavany ont trusté les portefeuilles ministériels, lui a dû se contenter des rôles de l’ombre. Il faut dire que le maire de Nantes n’est pas du genre à se pousser du col […] Une prudence qui a pu lui jouer des tours dans sa carrière, ses adversaires insistant sur son côté “terne”, voire “ennuyeux” à une époque où le clinquant est de mise. » Le Point, 5 octobre 2006.

« C’est aussi l’histoire d’un homme à qui quelque chose manque et continue de manquer : un petit rien qui fait la différence et le hisserait au rang des grands de la politique française. » Libération, 25 septembre 2004.

« Falot, autoritaire et inorganisé. » Le Figaro, 20 juin 2002.

« Jean-Marc Ayrault est le porte-parole de la France socialiste “d’en bas”. » Libération, 20 juin 2002.

« Le projet de société le plus important depuis l’avortement. » Jean-Marc Ayrault, à propos du Pacs.

Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011.
Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à 10h (temps universel) à Maulévrier (Maine-et-Loire). Cet aîné de cinq enfants est le fils d’un ouvrier agricole, Joseph Ayrault (né en 1921), qui fut ensuite ouvrier dans l’industrie textile puis cadre d’usine. Sa mère, Georgette Uzenot(née en 1928), fut couturière puis femme au foyer. Un milieu modeste mais catholique de gauche (et socialiste selon diverses sources). Jean-Marc Ayrault a donc effectué son primaire à l’école catholique Saint-Joseph, avant de passer au lycée Colbert de Cholet (1961-1968).

« Jean-Marc Ayrault présente le profil parfait de ces socialistes de l’Ouest de la France, plus influencés par la doctrine sociale de l’Église que par les mythes révolutionnaires[…] Dans la famille Ayrault, on va à la messe en tir groupé et le travail s’impose comme une vertu cardinale (Libération, 30 novembre 2006). » Proche du MRP et ancien de la jeunesse agricole catholique (JAC), il sera perverti, comme tant d’autres, par l’idéologie de Vatican II. Il sera membre du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) à Cholet, puis à l’université de Nantes de la Jeunesse ouvrière chrétienne et de l’Action ouvrière catholique. Comme l’écrit Wikipedia avec justesse, « cette organisation a joué un rôle essentiel dans sa formation politique dans la mesure où, dans les années 1966-1968, elle est marquée par une vision libératrice de la religion et elle aurait adopté certains éléments du marxisme comme outil d’analyse de la société ». On pourra ajouter qu’il en sortira totalement laïc et marxiste : « Il opère alors (au début des années 1970) une laïcisation aussi discrète que réelle, au point aujourd’hui de se définir comme agnostique […] Il est de toutes les luttes de l’époque, celle de Lip notamment, ou s’attriste de la chute d’Allende au Chili. Au point que le couple baptise son premier enfant Ysabelle, avec un Y comme la fille du défunt président, réfugiée en France (Libération, 30 novembre 2006). »

En fait, contrairement à ce que l’on peut lire dans toutes ses biographies édulcorées, Jean-Marc Ayrault a été engagé très à gauche dans sa jeunesse. Il fut notamment le principal responsable du Comité d’action lycéen (à majorité trotskiste-pabliste) de Cholet en mai 1968 (cf. notamment Valeurs actuelles, 23 mai 1997, et Le Figaro, 19 octobre 1988). Comme le dira ce « chouan laïc » : « À Cholet, c’était une vraie révolution. »

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Photo en Une : Jean-Marc Ayrault le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Faits & Documents du 1er au 15 mai 2012. Portrait : Marisol Touraine

Faits & Documents du 1er au 15 mai 2012. Portrait : Marisol Touraine

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 mai 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait de Marisol Touraine, député d’Indre-et-Loire et membre de l’équipe de campagne présidentielle de François Hollande. Extrait.

En charge du pôle « social, santé, handicap, personnes âgées » de l’équipe de campagne présidentielle de François Hollande et secrétaire nationale du PS à la solidarité et à la protection sociale, le député d’Indre-et-Loire fait partie de ces « quinquas » surdiplômés qui incarnent le nouveau socialisme français, celui des élites libérales mondialisées : pure héritière du milieu intellocrate bobo, normalienne, agrégée de sciences économiques, diplômée d’Harvard, conseiller d’État, membre du Siècle et épouse d’ambassadeur. En matière sociétale, son programme, avalisé par François Hollande, est à l’image de la classe qu’elle incarne : mariage homosexuel, adoption d’enfants par les « couples » homosexuels, euthanasie, recherche sur les cellules souches embryonnaires, aide médicale à la procréation pour les « couples » homosexuels, etc.

« L’enjeu est de prendre en considération l’évolution de la société, et de ne pas considérer qu’il y aurait une sorte de droit immuable […] Il ne s’agit pas de revanche politique, mais de mouvement, de progrès social […] (Il faut instituer) un droit sur la fin de vie comme il y a un droit sur l’IVG. C’est la liberté de chacun d’en user ou pas. […] Ce n’est pas le mariage gay, c’est le mariage tout court. Cela va se traduire simplement par une loi qui lèvera toute ambiguïté sur le fait qu’un couple est composé de deux personnes, quel que soit leur sexe. Le même droit pour tous. Et chacun reste libre de se marier ou pas. » Marisol Touraine, Libération, 3 mars 2012.

« Elle n’a même pas d’amis de droite. Marisol Touraine réfléchit – mais non, ses amis sont tous de gauche. » Marianne, 14 décembre 1998.

« Je n’ai jamais collé d’affiches, je suis ce que l’on appelle un expert, au PS. » Libération, 8 mai 1997.

« Une pensée strauss-kahnienne claire, lucide et moderne. Grâce à ses origines, elle comprend que la politique ne s’arrête pas aux frontières hexagonales. Une vision européenne et internationaliste de la gauche. » Technikart, juin 2007.

Marisol Touraine est née le 7 mars 1959 à Paris XIIIe. Elle est la fille d’Adriana Arenas Pizzaro, chercheur d’origine chilienne (décédée en 1990 d’un cancer), qui voulait être à l’origine dentiste, et du sociologue Alain Touraine (mariage en 1957). Son frère, Philippe Touraine, est professeur d’endocrinologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière.

Par son père, elle est, au sens de Pierre Bourdieu, une pure « héritière », son père lui ayant fourni tous les codes et l’habitus des mandarins (évidemment de gauche) de l’université.

Membre-pivot de l’intellocratie française depuis les années 1960, et en particulier depuis Mai 68, et évidemment personnalité de la Fondation Saint-Simon, Alain Touraine, né le 3 août 1925, est normalien et docteur ès lettres (1964, Sociologie de l’action, plus thèse complémentaire en 1966, La Conscience ouvrière). Entré comme directeur d’études, en 1960, à l’École des hautes études en sciences sociales, ce « sociologue engagé dans le siècle » (Le Monde, 16 décembre 1997) a présidé la Société française de sociologie de 1968 à 1970, fut vice-président de l’Association internationale de sociologie de 1974 à 1978, créa, dès 1956, le Centre de recherche de sociologie du travail, puis, en 1958, le Laboratoire de sociologie industrielle (devenu le Centre d’études mouvements sociaux en 1970). Il enseigne, de 1966 à 1969, à la faculté de Nanterre, haut lieu de la contestation gauchiste, et sera donc à la fois un élément actif (en tant que militant du Parti socialiste unifié de Michel Rocard) et un observateur privilégié de la chienlit ayant émergé dès 1967 et arrivée à son comble en « Mai 1968 ».

Il fera de « mai 1968 » sa chose, devenant l’invité obligé des plateaux de télévision pour rabâcher, depuis plus de 40 ans maintenant, les histoires de faux anciens combattants. Il en tirera toute une série d’ouvrages, aux « analyses plus philosophiques que sociologiques sans la maîtrise des concepts, sans la formation du philosophe » dixit Raymond Aron, à propos de sa thèse comme Le Mouvement de mai ou le communisme utopique (1968).

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