Projet de loi El Khomri : tentatives de diversion de l’exécutif socialiste ?

02/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, nous avions abordé la question du projet de loi El Khomri à l’égard duquel le gouvernement a reculé de 15 jours sa présentation officielle en conseil des ministres. Mardi, on a assisté à des démarches visant à faire croire qu’il n’y avait pas de recul.

Expliquez-nous !
Si, d’un côté, il y a la peur d’être désavoué, notamment par les syndicats, de l’autre, la peur d’apparaître comme un gouvernement qui recule est présente. Manuel Valls a affirmé : « le recul, ce serait abandonner le texte ». En réalité, François Hollande cherche à masquer un recul, ce qui est habituel depuis plusieurs années. Les gouvernants tentent de dissimuler, quitte à adopter des postures apparemment agressives.
Ainsi, Hollande a déclaré « J’ai fait tout au long de ces années la priorité à l’emploi, je ne changerai pas, pour moi c’est l’essentiel. Il n’y a pas d’autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l’immobilisme ». Certes, des paroles martiales, mais on peut se demander si elles ne masquent pas des faiblesses. Autre élément de phraséologie hollandienne : « Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner ». Bref, la rhétorique offensive quand le bateau coule…

Il s’agirait donc d’une pure stratégie de communication
Il est intéressant de noter que le malaise du ministre de Travail a fait l’objet d’un traitement médiatique au sommet. Hollande a affirmé que le malaise n’était qu’« un accident domestique » et que l’intéressée serait « sur pied dès ce soir ». Faut-il y voir une volonté d’allumer un contre-feu médiatique, quitte à se servir d’un fait banal ? La question est posée. Bref pour dissimuler une affaire — en l’espèce, un recul qui écorne une image réformiste —, on crée une autre affaire… Stratégie classique. Dans un monde médiatique, tout peut servir. Peut-être faudrait-il voir la récente polémique sous cet angle ?

Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.

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La gabegie du fief de Royal

23/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8552)

Quand un socialiste reprend une région socialiste qu’est ce qu’il dépiste ? Une gestion socialiste… (sur l’air de « Quand un vicomte »). À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset a découvert qu’on lui avait délicatement laissé une ardoise comaque.
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Voilà aussi pourquoi il ne faut surtout pas que le FN prenne la moindre région et mette le nez dans la gabegie et les magouilles installées de longue date. D’habitude ça ne sort pas de la famille, mais Alain Rousset et Ségolène Royal se détestant, c’est sorti.
Dans un entretien à Sud-Ouest et La Nouvelle République du Centre, le député socialiste dévoile le bilan financier désastreux qu’il a trouvé dans la comptabilité de l’ancienne région Poitou-Charentes, gérée depuis 2004 par Ségolène Royal (puis par ses proches depuis qu’elle a rejoint le gouvernement en 2014) : plus de 137 millions d’euros de factures impayées qui « pourraient avoir des conséquences sur l’avenir de nombreuses entreprises poitevines » et qui en ont sans doute déjà eu en termes de faillites et de licenciements…

« Le directeur des finances de la collectivité a été relevé de ses fonctions manu militari », indique Alain Rousset. « Une partie des paiements, à hauteur de 50 millions d’euros, a été engagée à marche forcée », le solde devant être réglé avant la fin mars. S’agissant des emprunts structurés (dits aussi « toxiques »), Alain Rousset a précisé qu’« une négociation avait été engagée avec une structure spécialisée du ministère des Finances. » Quand on peut s’arranger…

Jean-François Macaire, qui avait pris en 2014 la suite de Ségolène Royal, a démissionné lundi soir de sa délégation financière. Tout en restant vice-président de région !
« Tout ceci est le résultat de la gestion chaotique menée par Ségolène Royal et des investissements hasardeux faits loin des compétences de la région et soi-disant placés sous le signe du volontarisme politique » dénonce Olivier Chartier, conseiller régional Les Républicains.
Il rappelle qu’il avait plusieurs fois demandé un audit à Ségolène Royal. En vain. C’est vers celle qui fut présidente de la région pendant dix ans et qui avait fait du Poitou-Charentes son fief et sa vitrine que tous les regards se tournent aujourd’hui. Incompétente à gérer une région elle est logiquement (de nouveau) devenue ministre.
Il faut dire qu’elle bénéficie d’une sacrée protection à l’Élysée.

Caroline Parmentier

I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

https://www.youtube.com/watch?v=vRX9fB7yeRI

Loi El Khomri : la réforme du Code du travail ne passe pas à gauche

19/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le MEDEF en a rêvé, Myriam El Khomri l’a fait, c’est le sentiment d’une bonne partie de la gauche, qui se braque à l’idée d’un passage en force de la réforme du Code du travail.

Le projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail braque la gauche. Alors que le texte n’est même pas arrivé sur les pupitres des députés, les frondeurs du PS – et pas qu’eux — mettent en garde le gouvernement tant sur le fond du texte que sur la forme.

Pour la forme, Myriam El Khomri a menacé d’emblée de recourir au 49.3. « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités. » Cette phrase, prononcée par le ministre du Travail a mis le feu aux poudres. Elle porte bien la patte de la méthode Valls, habitué à mettre une pression maximale en début de négociation et à ne pas lâcher par la suite, comme l’a montré l’adoption sans vote de la loi Macron, une grosse arête qui est restée coincée dans la gorge des députés socialistes.

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À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.

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Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


http://www.dailymotion.com/video/x3reir8_jean-luc-melenchon-annonce-sa-candidateure-a-l-election-presidentielle-2017_news

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut en finir avec cette idée « inacceptable » de « Français de souche »

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Luc Mélenchon ne voit-il pas que cet acharnement contre les mots « Français de souche » est à la fois profondément insultant et irrationnel ?

Benoît Hamon et 35 députés veulent profiter de la révision constitutionnelle pour remettre sur le tapis, à travers un amendement, le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.
Aussitôt, Jean-Luc Mélenchon a ouvert les volets et montré sa tête à la fenêtre comme un coucou alsacien, pour twitter : « Bravo @Benoît Hamon ! Il est temps d’en finir avec cette idée “inacceptable” de “Français de souche” ».

Dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, les mots de « Français de souche » reviennent avec une régularité de métronome. Inutile de faire des statistiques, c’est l’homme politique qui les prononce le plus. Tous les prétextes sont bons, même les plus éloignés de la question. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.
De la rage, en effet, avec en général deux variantes : le « Français de souche » n’existe pas ou – c’est ce qu’il tweete, aujourd’hui – l’idée de « Français de souche » est inacceptable.

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Jérome Guedj loue son hôtel particulier sur Airbnb

03/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Conseiller général du canton de Massy-Est et se revendiquant de l’aile gauche du PS, Jérome Guedj a mis en ligne sur le site AirBnb une annonce de location. On y découvre qu’il possède, selon les termes de l’annonce : « Un superbe hôtel particulier de 400 m² à 100 m des arènes d’Arles, sans aucun vis-à-vis, petite piscine, jardin, 5 chambres etc… ». Sans doute un beau lieu de repos pour cet ancien député qui lors de sa lourde défaite aux départementales exhortait l’exécutif à « Renouer avec les classes populaires ». Faites ce que je dis pas ce que je fais.

Déchéance de la nationalité : quand le débat se complique

L'Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La question avait été lancée par François Hollande, dans son intervention devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. Dans ses vœux du 31 décembre dernier, il avait appelé à inscrire cette question dans la Constitution. Le débat fait rage et divise les différentes familles politiques.

Justement que se passe-t-il ?
Certains se réjouissent de cette annonce, y compris le FN. Pour Florian Philippot, la déchéance de la nationalité doit être envisagée pour des motifs autres que le terrorisme. Mais il existe des divisions aussi bien au PS que chez les Républicains. Des associations proches du PS comme SOS racisme ont appelé à manifester contre ce projet. Le planning familial s’est même prononcé contre la déchéance de nationalité sans que l’on voie le rapport avec ses actions. Les Républicains n’ont toujours pas pris position et doivent se réunir aujourd’hui en bureau politique. Ils semblent désunis. On peut se demander si la démarche n’aura pas pour effet de diviser la droite parlementaire, de rendre Sarkozy inaudible et de satisfaire François Hollande. Le refus des centristes et des Républicains pourrait se retourner contre eux dans la mesure où l’opinion publique est pour la déchéance de nationalité. Rappelons qu’une révision de la Constitution suppose notamment une majorité de trois cinquièmes des parlementaires, ce que François Hollande pourrait obtenir en raison du contexte.

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Bernard Tapie revient en politique pour faire barrage au FN

21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Il n’a rien perdu de son bagou et de son aplomb. C’est quatre jours à peine après avoir été condamné par la justice à rembourser plus de 400 millions d’euros que Bernard Tapie annonce son retour en politique. Dans ses cartons : un plan pour éradiquer le chômage des moins de 25 ans et l’ambition de lutter contre le FN. Et peut-être une forme de chantage déguisé à la gauche pour effacer ses ardoises et/ou obtenir un maroquin en cas de victoire de la gauche en échange de sa non-présentation aux prochaines présidentielles, candidature qui coûterait très probablement une place au second tour au candidat PS. Rappelons-nous que c’est pour uniquement pour l’empêcher de se présenter contre lui que Hollande conserve près de lui Taubira… 

https://www.youtube.com/watch?v=3Osr2lDDRGo


Présidentielles 2017 : Le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? Par Franck Guiot

19/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Franck Guiot nous livre un scénario pour la présidentielle de 2017 qui verrait l’arrivée de Marine Le Pen à la présidence de la République. Optimiste ? peut-être. Mais c’est surtout un appel à un sursaut d’énergie et d’intelligence politique auquel nous appelle cette tribune.

Après le récent sondage IFOP du 17 décembre 2015 donnant François Hollande devant Nicolas Sarkozy au premier tour de la Présidentielle de 2017, les scénarios se précisent. A moins de 18 mois de la présidentielle, les instituts de sondages laissent la première place à Marine Le Pen, la deuxième place étant incertaine.
Loin de prétendre prévoir l’avenir, je me livre pourtant à un scénario basé sur un tripartisme désormais installé depuis la victoire du Front National en nombre de voix aux élections régionales de décembre 2015.

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Automne 2016 :
Nicolas Sarkozy est élu sans surprise lors de primaire organisée par les « républicains » à destination des électeurs partageant les « valeurs » de la droite et du centre.
Dès lors, les Républicains se déchirent entre le camp des sarkozystes traditionnels et ceux de la « droite molle » du clan Juppé, Alain Juppé appelle alors à une candidature du « centre-droit » pour faire barrage à la « droite dure » de Nicolas Sarkozy.
Les caillassages de policiers par les racailles deviennent le quotidien dans les zones de non-droit, et les menaces islamistes aux cris d’« Allah Akbar » se succèdent un peu partout sur le territoire.
L’invasion migratoire est telle qu’on ne sait plus à 10 000 clandestins près combien ils sont sur notre territoire. Leur nombre à Calais dépasse les 15 000, les agressions sont quotidiennes.
Dans les campagnes, des comités de vigilance citoyenne se mettent en place pour faire face à cette délinquance liée à l’invasion migratoire et à la justice devenue totalement absente pour condamner les agissements de la racaille en France.

23 avril 2017 :
Premier tour de la présidentielle : coup de tonnerre : la droite « traditionnelle éliminée du jeu »
19 h : les journalistes sur les chaînes infos sont tétanisés.
20 h : le verdict tombe : Marine Le Pen : 29 % — François Hollande : 22 % — Nicolas Sarkozy : 21.9 % — François Bayrou : 10 % — Nicolas Dupont-Aignan : 7 % — Jean-Luc Mélenchon : 5 % — Cécile Duflot : 2 % — Candidat divers-gauche : 1.9 % — Candidat divers-droite : 1.2 %
20 h 30 : François Hollande appelle au rassemblement des Français pour faire barrage au péril de l’extrême-droite.
20 h 50 : Nicolas Sarkozy prend acte de la défaite, mais ne donne aucune consigne de vote pour le second tour.

Dès le lundi 24 avril 2017, des rassemblements hétéroclites composés de lycéens bobos, d’antifas et d’immigrés sans papiers se multiplient çà et là dans plusieurs villes de France. Parallèlement, la jeunesse de France manifeste pour appeler au sursaut patriote et à l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.
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Durant les 2 semaines de l’entre-deux-tours, les unes des médias basculeront une fois de plus dans l’outrance en appelant ouvertement à faire barrage au « péril fasciste ».
Manuel Valls ira une nouvelle fois mener campagne aux frais de l’état pour faire barrage au FN en crachant sa haine sur ceux qui veulent tout simplement rester Français en France.

7 mai 2017 :
19 h : Sur I-télé, Mickael Darmon affiche une mine terrifiée, sur BFMTV Ruth Elkrief ne parvient plus à dissimuler sa peur.
20 h : Les résultats tombent : Marine Le Pen est élue Présidente de la République Française avec 50.3 % des voix face à François Hollande.

Des émeutes ont lieu dans Paris et en Banlieue où des racailles instrumentalisées par la Gauche cassent et vandalisent tout.
Marine Le Pen demande aux forces de police et à l’armée de rétablir l’ordre.
Tout ne sera que désordre jusqu’aux élections législatives de juin au cours desquelles Marine Le Pen n’a pas de majorité absolue pour gouverner, étant donné le mode de scrutin sans proportionnelle :
• Front National : 185 députés
• LR et centre-droit : 202 députés
• Socialistes et divers gauche : 190 députés
Un grand nombre de députés LR assurent à Marine Le Pen leur volonté de travailler ensemble pour relever la France entraînée dans la déchéance socialiste depuis 2012 et même avant…
Marine Le Pen nomme Robert Ménard Premier ministre, il est chargé de nommer un gouvernement représentatif de la population Française dont les ministres sont issus en partie de la société civile avec pour mot d’ordre : restaurer l’ordre républicain, sauvegarder notre identité nos valeurs et nos traditions, interdire toute forme de communautarisme, mettre fin immédiatement à l’immigration en rétablissant des frontières strictes.

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Robert Ménard choisit l’ouverture à droite (conformément à l’entretien qu’il a accordé à Valeurs Actuelles en date du 18 décembre 2015 http://www.valeursactuelles.com/cest-a-droite-quon-trouvera-de-nouveaux-electeurs-57946) en associant toutes les forces patriotes, bien au-delà du FN et du rassemblement bleu Marine pour se rassembler autour des valeurs suivantes : identité, immigration, sécurité, défense de la famille, des valeurs traditionnelles et de la libre entreprise.
Contrairement à ce que prédisaient les mauvaises langues,
Il trouve sur son chemin beaucoup de députés « Républicains » qui se disent prêts à l’accompagner dans cette rude tâche de redresser la France après 40 ans de laisser–aller…
Aux postes clefs, Robert Ménard choisit de nommer Stéphane Ravier, ministre de l’Intérieur et Marion Maréchal Le Pen à la justice.
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Certains diront que ce scénario ne peut pas se réaliser. Je pense pourtant qu’il n’est pas utopique étant donné le message envoyé par plus de 8 millions d’électeurs lors des élections régionales de décembre en faisant du Front National le premier parti de France en terme de voix.

Ce scénario ne se fera pas sans concessions, le programme présidentiel de Marine Le Pen devra tenir compte des priorités des Français (sauvegarde de notre identité, restauration de la sécurité, arrêt de l’immigration, baisse du chômage, baisse de la fiscalité et liberté d’entreprendre…) exprimées lors de leur vote en décembre 2015.

Le Front républicain décidé par la gauche et accueilli à bras ouverts par les candidats des « républicains » en Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas de Calais-Picardie ne fonctionnera pas dans l’autre sens : si les électeurs de Gauche ont voté massivement pour les candidats des républicains pour faire « barrage » à la « dangereuse extrême-droite, les électeurs des “Républicains” ne voteraient pas pour un candidat de gauche qui a menti et trahi les Français matin, midi et soir pendant 5 ans.

Que chacun d’entre — nous qui voulons mettre fin au chaos orchestré par la gauche sorte de son “entre-soi”, mais sachons faire le tri entre ceux qui veulent défendre nos valeurs, nos traditions et notre identité et ceux qui les piétinent chaque jour à coups de “vivre ensemble” et de “multiculturalisme”.
Il est possible et indispensable que les patriotes s’unissent maintenant pour la France et les Français d’abord !

Le travail de conquête du pouvoir après 40 ans d’immigration massive et de laxisme, c’est maintenant !

Bonnes fêtes de Noël et de fin d’année !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Valls et Raffarin pour une lutte fraternelle contre le chômage

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Jean-Pierre Raffarin, sénateur Les Républicains de la Vienne, en collaboration avec Manuel Valls, veut mettre en place un « pacte républicain », afin de lutter contre le chômage et le Front National, faisant ainsi, semble-t-il, d’une seule pierre deux coups. En effet, mercredi matin, invité sur Europe 1, Jean-Pierre Raffarin a proclamé : « Si, on veut éviter que le FN gagne la présidentielle, il faut baisser le chômage, et c’est l’intérêt de tous », proposant ainsi au gouvernement une alliance avec la droite parlementaire, pour un pacte républicain pour l’emploi. Le Premier ministre n’a alors pas tardé à répondre sur Twitter, avec enthousiasme : « OK avec Jean-Pierre Raffarin ! » Ce pacte doit se concrétiser en janvier, pour tenter d’améliorer la situation d’un pays de 6,3 millions de chômeurs.

Lutter contre le chômage, est ce donc lutter contre le FN ?
Il s’agit en effet pour Raffarin et Valls de mettre en place une équation pour contrer le FN dans l’optique des présidentielles. Mais cela nous rassure Raffarin, sans compromission, mais dans l’intérêt réel de la France. Le sénateur LR ne veut pas parler d’union nationale, mais proclame : « On a été d’accord, droite et gauche, pour battre le FN aux élections régionales. Alors, soyons ensemble, d’accord, pour faire en sorte que la cause du Front National première, le chômage, soit réglée ». On met donc un point d’honneur à s’occuper de la cause du chômage, dès lors que le FN semble se l’être accaparée.

Peut-on y voir une union qui se confirme entre la droite et la gauche, dans l’angoisse des résultats du FN ?
Raffarin semble vouloir à tout prix se justifier, et répète : « nous n’avons rien à voir avec le parti socialiste, et nous le combattrons à l’élection présidentielle, mais aujourd’hui il faut s’occuper de la France ». Le véritable but de ce pacte semble donc assez flou. Est-ce donc vraiment le chômage que l’on combat ? Il semble surtout que la baisse de la courbe de celui-ci soit le meilleur atout pour re-crédibiliser les partis de l’oligarchie.

Crédit photo : UMP via Flickr (CC) = Jean-Pierre Raffarin

36 h après les résultats, retour sur les résultats des élections régionales

Marion Le Pen : pour une immunité diplomatique réservée aux seuls diplomates

15/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Encore une fois, les élections régionales auront donné lieu à leur lot de commentaires dimanche soir. 36 heures après, le temps est venu de tirer les grandes conclusions de ce scrutin.

Le Front National atteint un sommet historique
Le premier tour avait déjà consacré la percée du parti de Marine Le Pen. Le Front était dimanche dernier le premier parti de France. Ce dimanche, le FN n’a gagné aucune région. Ses résultats n’en sont pas pour autant moins impressionnants. 800 000 voix de gagnées entre les deux tours. Soit 6 millions 800 000 électeurs. Plus que pour Marine Le Pen aux dernières élections présidentielles. Au final, le FN aura triplé le nombre de ses conseillers régionaux.

Il semblerait que ce soient les discours sur l’identité et les valeurs traditionnelles qui séduisent le plus l’électorat FN
Marion Maréchal-Le Pen en a été le porte-étendard durant cette campagne. Il n’y a qu’elle qui dépasse les 45 %. Il n’y a que dans le Vaucluse, son fief, que le FN dépasse les 50 % sur l’ensemble du département. À l’inverse, Wallerand de Saint Just qui a tenu une ligne moins affirmée, est le seul candidat FN à avoir perdu des voix entre les deux tours.

On retrouve d’ailleurs cette même tendance chez les candidats Les Républicains
En effet, tous les candidats ayant gagné face au PS l’ont fait en s’affirmant clairement avec La Manif pour tous : Valérie Pécresse, Bruno Retailleau ou encore Laurent Wauquiez. Ce dernier, le plus affirmé, a par ailleurs le résultat le plus élevé avec plus de 40 % des scrutins.

Bien aidé par les médias, le système se maintient…
Robert Ménard évoquait « Une semaine de matraquage nord-coréen ». Ce matraquage s’est fait ressentir. Dans la baisse massive de l’abstention déjà. Et dans le report très supérieur à ce qu’il est habituellement, des voix socialistes sur les candidats Les Républicains.
On retrouve donc un scénario que nous connaissons déjà bien trop… une première place au premier tour, relégués au second rôle après le deuxième…

Débiteurs des socialistes

15/12/2015 – FRANCE (Présent 8504)

Ça n’aura pas traîné : la « droite », leur infini débiteur, doit déjà passer à la caisse. Le Parti socialiste qui n’a pas fini de nous bassiner avec son « sacrifice citoyen » dans le Nord et en PACA (où leurs candidats n’atteignaient pas les 20 % au premier tour) demande des garanties et des gages aux Républicains. « Leur victoire, grâce à la gauche, les engage », a déclaré sur un ton comminatoire le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dès le lendemain du premier tour.
8504P1
Et il a les moyens de tout se permettre : Cambadélis somment Les Républicains de sortir de leur « ambiguïté » vis-à-vis du Front national : « La droite républicaine ne peut plus rester dans cette brume des mots et le brouillard des idées, dans cette droite qui veut à la fois le soutien des républicains [NDLR : de gauche] et du FN. » Avant de menacer lundi matin : « J’espère que nous n’entendrons plus ce que nous avons entendu avant l’élection. » L’ancien trotskyste lambertiste entend aussi contrôler leur discours.

Qu’il se rassure, si certains chez Les Républicains risquent de ne pas apprécier de se mettre sous les ordres du troisième parti de France, d’autres ont devancé l’appel et courent au-devant avec joie : Christian Estrosi et Xavier Bertrand ont promis un conseil parallèle où siégeraient les députés UMPS sans le FN, entre gens convenables…

« Un conseil territorial qui permette à ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être candidats au second tour par esprit républicain, de pouvoir s’exprimer et se prononcer sur la vie de la collectivité », a déclaré Estrosi. Tandis que Bertrand promettait : « Le PS travaillera avec le Conseil régional. » Et qui va financer ces conseils et structures parallèles et antidémocratiques ? On avait pourtant réussi à se débarrasser complètement de la gabegie et de la corruption socialistes dans ces deux régions, le résultat le plus magnifique de ces élections, il faut qu’ils nous les ramènent par la grande porte !

Mais qu’ils se regroupent donc une bonne fois pour toutes en une seule formation (ce n’est pas pour ce qui les sépare…) un seul et unique parti qu’ils n’ont qu’à renommer une fois de plus et où ils pourront s’étriper en famille et trahir leurs électeurs à ciel ouvert.

Caroline Parmentier