Protectionnisme américain, l’exemple de l’ail

Protectionnisme américain, l'exemple de l'ail

17/04/2012 – 18h30
WASHINGTON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Depuis 1994, les Etats-Unis appliquent une taxation sur les importations d’ail frais en provenance de Chine. Une taxation pas anodine puisqu’elle s’élève exactement à 376,67 %.

Les Etats-Unis continuent cependant à importer de l’ail. En 2010 ce sont 75.000 tonnes de ces gousses qui ont traversé les frontières pour une production locale de 170.000 tonnes. La facture s’élève à 130 millions de dollars pour la balance commerciale.

Mondialisation, ouverture des frontières, libre échange : OUI !
Mais pas pour les Etats-Unis…

Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

Vers la fin de l'industrie photovoltaïque européenne ?

03/04/2012 – 12h45
LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) —
Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l’espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l’éolien a fait des progrès considérables depuis l’époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l’on s’est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d’un rendement d’à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd’hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s’efforce aujourd’hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l’onéreux silicium. Avec l’encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s’est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d’extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l’Histoire, car aujourd’hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu’il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d’un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd’hui, c’est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d’emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n’en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n’en restent pas là. Si l’Allemagne a enregistré de grands succès en matière d’éolien, la Chine s’est haussée l’an dernier au premier rang mondial en matière de construction d’éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d’une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n’était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Crédit photo : © Q-Cells

[Tribune Libre] L’étrange passion des élus français pour les pavés et granites du bout du monde

[Tribune Libre] L’étrange passion des élus français pour les pavés et granites du bout du monde

14/02/2012 – 09H30
PARIS (NOVOpress) –
La première fois qu’un édile local a privilégié le granite chinois ou indien sur la production locale, bretonne notamment, pour la construction des quais de son tramway ou pour la réfection de ses rues piétonnes, on aurait pu croire à une simple maladresse, une regrettable mais ponctuelle erreur de gestion, le fruit d’un mauvais conseil ou d’un dossier trop hâtivement bouclé…

Mais devant la répétition, partout dans l’Hexagone, de Nantes à Vincennes en passant par Tours, de ce genre de faits, on ne peut désormais que s’interroger non sans une certaine inquiétude et un très légitime mécontentement.

A l’heure où nos politiques, de gauche et de droite, soutenus par le concert des grandes orgues médiatiques, nous hypnotisent à grands coups de partitions publicitaires vantant le « made in France » et le « patriotisme économique », ce genre de pratique paraît d’autant plus incompréhensible et scandaleux.

Une fois encore, le grand écart entre les discours démagogiques à visées électoralistes et la réalité des faits apparaît de façon tristement éclatante.

Mais qu’est-ce qui pousse donc des élus de toute coloration politique à privilégier des granites et pavés du bout du monde sur la production nationale, participant ainsi à une aberration multiforme, de la fragilisation de l’emploi local au coût écologique global de l’opération ?

Même d’un point de vue purement économique, ce délire mondialiste n’est pas défendable puisqu’il a été constaté que les matériaux français étaient parfois proposés à des conditions quasiment équivalentes à celles de leurs concurrents chinois, indiens ou angolais. Ainsi, Jean-Marie Bégoc, président du Syndicat des granitiers bretons pouvait-il légitimement s’indigner à propos du marché du tramway de Tours : “Prétendre que seuls les Chinois sont capables de garantir les volumes nécessaires avec une qualité irréprochable du produit pour un chantier comme celui de Tours est erroné. Les élus laissent crever les granitiers français“.

D’ailleurs, quand bien même les productions nationales seraient légèrement ou sensiblement plus onéreuses, l’argent ainsi dépensé étant réinjecté dans l’économie du pays, l’éventuel surcoût n’appauvrirait nullement la communauté qui en tirerait au contraire à moyen et long terme des bénéfices via la consommation des salariés locaux, les taxes salariales et professionnelles et autres revenus fiscaux dérivés de l’activité de production de ces biens.

Face à cette politique à courte vue, à ce déni de bon sens, à l’heure où le protectionnisme économique apparaît pourtant comme l’une des ultimes bouées face au grand naufrage libéral, et à un tel mépris de la qualité et du savoir faire locaux, on n’en viendrait presque à imaginer des causes sonnantes et trébuchantes comme motivations des décisions absurdes de nos élus… Mais bien entendu, dans notre probe république, cela est totalement inimaginable… Alors, nous, citoyens, contribuables et travailleurs français, exigeons, comme l’ont déjà fait les militants du Bloc Identitaire notamment à Vincennes, que ces élus expliquent de façon claire et transparente les raisons de ces choix amoraux (Quelles sont les conditions de travail, de rémunération et de protection sociale des ouvriers du tiers-monde ?) et anti-nationaux qui n’ont rien d’anecdotiques !

Xavier Eman

Les idées protectionnistes ne sont plus xénophobes

Les idées protectionnistes ne sont plus xénophobes

19/01/2012- 08h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Les théories protectionnistes ont le vent en poupe en ces heures de crise économique mondiale. Les lois du libre échange en vigueur depuis le début des années 80 vivent‑elles leurs derniers instants ? Dans leur livre « Inévitable protectionnisme », les journalistes Franck Dedieu, Benjamin Masse‑Stamberger et Adrien de Tricornot dénoncent les dérives d’un système économique à la renverse.

Rappelez-vous, les tenants du libre échange nous promettaient dans les années 80 que l’élévation planétaire du niveau de vie allait réduire l’écart des salaires. Les catégories de Français les moins qualifiés en concurrence directe avec les ouvriers chinois, expérimentent alors, en premier les vices du mondialisme sauvage.

De 1975 à 1990, l’écart salarial entre riches et pauvres diminuait de 4 %. Il ne diminue plus que de 2 % depuis le milieu des années 2000. La raison ? Les compagnies trouvent toujours un pays dont le coût de la main‑d’œuvre est moins onéreux. Les travailleurs chinois vivent dorénavant sous la menace d’une délocalisation vers un voisin plus pauvre comme le Vietnam, par exemple.

Or, le corps électoral français semble désormais réellement séduit par les thèses protectionnistes. Selon un sondage Ifop de juin 2011, une large majorité de sympathisants socialistes, UMP, Vert et Front national sont favorables aux barrières douanières aux frontières de l’Europe. Jusqu’à l’avènement de la crise mondiale, la quasi‑totalité du personnel politique avait du protectionnisme, un avis négatif. Et pourtant, notre seul Prix Nobel d’économie, Maurice Allais, défendait déjà son bien fondé. « La libération des échanges n’est possible, n’est avantageuse, n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable », déclarait-il en 1999 dans « La mondialisation ».

La nouvelle usine Renault au Maroc, symbole du suicide économique de l’Europe, par Marc Rousset

Par Marc Rousset économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Chômage des travailleurs européens ou profits des multinationales dans les pays émergents fournissant des produits manufacturés à l’Europe : il va falloir choisir ! Sinon la révolte éclatera d’une façon inéluctable lorsque le taux de chômage sera tellement insupportable que la folie libre échangiste mondialiste apparaitra comme un nez au milieu de la figure ! Pour l’instant nous sommes seulement à mi-chemin de la gigantesque entreprise de désindustrialisation initiée dans les années 1950 aux Etats-Unis pour favoriser les grandes entreprises américaines, et dont le flambeau a été depuis repris par toutes les sociétés multinationales de la planète ! Pendant ces 30 dernières années, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels, l’une des principales raisons de la crise de notre dette souveraine ! Si un protectionnisme douanier ne se met pas en place d’une façon urgente, les choses vont encore aller en s’accélérant ! L’ oligarchie mondiale managériale , actionnariale et financière a des intérêts en totale contradiction et en opposition frontale avec le désir des peuples européens de garder leur « savoir faire » et leur emploi !

L’usine géante Renault de Melloussa au Maroc

Alors que la production automobile de Renault recule dans l’hexagone, l’usine géante de Melloussa au Maroc dans la zone franche du port de Tanger , avec une capacité de 340 000 véhicules par an, commence à produire des voitures « low-cost » sous la marque Dacia . Le site a pour vocation d’exporter à 85% vers le Vieux Continent. Cette usine marocaine vient s’ajouter au site roumain de Pitesti qui produit 813 000 voitures par an. Renault et les équipementiers de la région de Tanger pourraient créer 40 000 emplois ! Le salaire net mensuel d’un ouvrier marocain est de 250 euros par mois, contre 446 euros par mois en Roumanie. Le coût salarial horaire d’un ouvrier dans les usines Renault est de 30 euros /heure en France, 8 euros par heure en Turquie, 6 euros par heure en Roumanie et ô surprise 4,5 euros par heure au Maroc, à deux jours de bateau des côtes françaises, Algésiras en Espagne étant seulement à 14km ! C’est la raison pour laquelle le monospace « Lodgy 5 ou 7 places » (10 000 euros) fabriqué à Melloussa sera deux fois moins cher que le Renault Grand Scenic (24 300 euros) assemblé à Douai. Il ne fait donc aucun doute qu’à terme , suite au rapport qualité/ prix et en faisant abstraction de quelques gadgets Marketing et des dénégations du Groupe Renault, les consommateurs français , s’ils ne sont pas trop bêtes, achèteront des Lodgy fabriquées au Maroc en lieu et place des Grand Scenic fabriquées à Douai ! Bref, une délocalisation élégante supplémentaire avec les miracles et les mensonges de la Pub et du Marketing comme paravent !
Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn et les dirigeants de Renault qui font parfaitement leur travail avec les règles du jeu actuel , car ils rendent compte à leurs actionnaires et doivent affronter une concurrence terrible, la survie du Groupe Renault étant même en jeu s’ils ne délocalisent pas ! Non, les responsables, ce sont nous les citoyens , nous les électeurs, qui acceptons cette règle économique du jeu ;les principaux coupables, ce sont nos hommes politiques incapables , gestionnaires à la petite semaine avec un mandat de 5 ans, subissant les pressions du MEDEF et des médias à la solde des entreprises multinationales l Les dirigeants d’entreprise et les clubs de réflexion qui mentent comme ils respirent, le MEDEF, tout comme le lobby des affaires à Washington et à Bruxelles, voilà ceux qui sont à l’origine du mal et nous injectent délibérément car conforme à leurs intérêts financiers, le virus, le venin destructeur malfaisant du libre échangisme mondialiste dans nos veines ! Le mondialisme doit laisser sa place d’une façon urgente à un libre échangisme strictement européen ! Les hommes politiques des démocraties occidentales ne sont pas des hommes d’Etat, mais des gagneurs d’élection et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ; ils ne s’intéressent en aucune façon aux intérêts économiques à long terme de la France et de l’Europe ! Ils attendent tout simplement la catastrophe du chômage structurel inacceptable et la révolte des citoyens pour réagir, comme cela a été le cas en Argentine et comme c’est le cas actuellement avec la crise des dettes souveraines.

Les idées de la préférence communautaire et du Prix Nobel Maurice Allais triompheront

Les idées de Maurice Allais triompheront car elles sont justes et correspondent aux tristes réalités que nous vivons ! On ne peut pas arrêter une idée lorsqu’elle est juste ! L’idéologie économique libre échangiste mondialiste s’écroulera totalement devant les réalités du chômage, comme le Mur de Berlin en raison de l’inefficacité du système soviétique, comme l’idéologie droit de l’hommiste devant les réalités néfastes de l’immigration extra-européenne avec à terme les perspectives d’une guerre civile ! IL est clair qu’il faut changer le Système , non pas en attendant la disparition totale de notre industrie, mais dès maintenant en mettant en place tout simplement des droits de douane au niveau européen! Même l’Allemagne ne réussira pas à terme à s’en sortir avec le libre échange mondialiste. Elle résiste encore aujourd’hui car elle n’a pas fait les mêmes bêtises que les autres pays européens, mais à terme elle sera également laminée par la montée en puissance de l’éducation et le trop bas coût de la main d’œuvre dans les pays émergents. Aux Européens de savoir préserver les débouchés de leur marché domestique suffisamment grand pour assurer un minimum d’économies d’échelle! La «  théorie des débouchés »  va très vite revenir à l’ordre du jour !
La vieille théorie des « avantages comparatifs »de Ricardo n’a plus grand-chose à voir avec la réalité. Pour la première fois dans l’histoire du monde, des Etats (la Chine, l’Inde et le Brésil) vont en effet posséder une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. L’égalisation par le haut des salaires, selon la théorie de Ricardo, n’ira nullement de soi du fait de « l’armée de réserve » rien qu’en Chine de 750 millions de ruraux, soit 58% de l’ensemble de la population, capables de mettre toute l’Europe et les Etats-Unis au chômage. 300 millions d’exclus vivent, selon la Banque asiatique du développement, dans l’Empire du milieu, avec moins d’un euro par jour. La Chine ne se classe qu’au 110e rang mondial du PIB par habitant. Ce ne sont pas quelques succès épars européens mis en avant par les médias, suite à des effets de mode ou de luxe, qui doivent nous faire oublier le tsunami du déclin des industries traditionnelles en Europe (quasi disparition des groupes Boussac, DMC et de l’industrie textile dans le Nord de la France, de l’industrie de la chaussure à Romans, de l’industrie navale, des espadrilles basques…). Les pays émergents produiront inéluctablement de plus en plus, à bas coût, des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Les délocalisations deviennent donc structurelles et non plus marginales !
L’épouvantail contre le protectionnisme mis en avant par les lobbys du MEDEF et des multinationales comme quoi 25% des Français travaillent pour l’exportation est un mensonge d’Etat parfaitement mis en avant par Gilles Ardinat d’une façon indiscutable dans le dernier «  Monde Diplomatique ». Les multinationales, le MEDEF confondent délibérément valeur ajoutée et chiffre d’affaires des produits exportés, ce qu’il fait qu’ils arrivent au ratio fallacieux de 25%. La Vérité est qu’un salarié français sur 14 seulement vit pour l’exportation en France ! (1)
Dans un système de préférence communautaire, l’Europe produirait davantage de biens industriels et ce que perdraient les consommateurs européens dans un premier temps en achetant plus cher les produits anciennement « made in China » , serait plus que compensé par les valeurs ajoutées industrielles supplémentaires créées en Europe . Ces dernières augmenteraient le PIB et le pouvoir d’achat, tout en créant des emplois stables et moins précaires, système que la CEE a connu et qui fonctionnait très bien. Alors, au lieu de s’en tenir au diktat idéologique de Bruxelles et au terrorisme intellectuel anglo-saxon du libre échange, remettons en place le système de la préférence communautaire !

Les investissements occidentaux et les délocalisations

Il importe de faire la distinction entre marché domestique européen intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen.
Il n’est pas réaliste d’accepter le dogme stupide que délocaliser la production physique d’un bien ne représente qu’une infime partie de sa valeur, même s’il est inéluctable que le poids relatif de l’Occident continue à décliner au profit de l’Asie. Intégristes du tout marché et théoriciens d’un libéralisme de laboratoire se délectent du déclin de la France et des Etats-Nations ; complices ou naïfs, ces inconscients nous emmènent à la guerre économique comme les officiers tsaristes poussaient à la bataille de Tannenberg des moujiks armés de bâtons. Les Européens ne peuvent se contenter d’une économie composée essentiellement de services. La seule façon de s’en sortir pour tous les pays européens, et plus particulièrement la France, est de réduire d’une façon drastique le nombre des fonctionnaires et les dépenses publiques, diminuer la pression fiscale sur les entreprises et les particuliers, mettre en place une politique industrielle inexistante à l’échelle de l’Europe, développer la recherche et l’innovation, encourager le développement des jeunes pousses, favoriser le développement des entreprises moyennes, et enfin restaurer la préférence communautaire avec des droits de douane plus élevés ou des quotas afin de compenser les bas salaires des pays émergents !

Le problème de fond du déficit commercial de la France n’est pas lié au taux de change de l’euro, mais au coût du travail. Le coût horaire moyen de la main d’œuvre dans l’industrie manufacturière est de l’ordre de vingt dollars en Occident contre 1 dollar en Chine ! Un ouvrier en Chine travaille quatorze heures par jour, sept jours sur sept. 800 millions de paysans chinois dont deux cents millions de ruraux errants forment une réserve de main d’œuvre inépuisable capable de mettre les Etats-Unis et toute l’Europe au chômage, nonobstant la main d’œuvre tout aussi nombreuse d’autres pays émergents !
Attirés par les bas salaires, les investissements étrangers en Chine s’élèvent à plus de 100 milliards de dollars par an, soit davantage qu’aux Etats-Unis. Le fait que les exportations chinoises soient réalisées à 65% par des entreprises détenues totalement ou partiellement par des Occidentaux n’est qu’un argument de plus pour nous endormir et une étape intermédiaire dans le déclin programmé du continent paneuropéen et de l’Occident. Les seuls investissements justifiés géopolitiquement sont les implantations pour s’intéresser au marché domestique chinois, des autres pays d’Asie et de tous les pays émergents. Ce qu’il faut bien évidemment combattre, ce sont avant tout les investissements européens en Chine ou ailleurs pour alimenter le marché européen qui sont suicidaires mais justifiés pour les chefs d’entreprise, tant que les Européens et la Commission de Bruxelles n’auront pas rétabli la préférence communautaire et des droits de douane afin de compenser les bas coûts de main d’œuvre chinois, source première du chômage et de la précarité en Europe.

Conclusion

Il ne faut pas acheter français, ce qui ne veut plus rien dire, mais acheter « fabriqué en France »  en se méfiant des noms francisés et des petits malins avec des usines tournevis ou d’assemblage dont toute la valeur ajoutée industrielle viendrait en fait des pays émergents ! Seule une politique de droits de douane défendra l’emploi du travailleur européen et combattra efficacement d’une façon implacable le recours démesuré aux sous-traitants étrangers ! Tout cela est si simple, si clair, si évident qu’il nous manque qu’une seule chose, comme d’habitude, dans notre société décadente : le courage ! Le courage de changer le Système, le courage de combattre les lobbys des entreprises multinationales avec les clubs de réflexion à leur botte, le courage de mettre en place une protection tarifaire , mais sans tomber pour autant dans le Sylla du refus de l’effort, de l’innovation, du dépassement de soi, du refus de s’ouvrir au monde et de tenter d’exporter autant que possible, le Sylla de l’inefficacité et des rêveries socialistes utopistes qui refusent la concurrence et l’efficacité intra-communautaire. L’introduction de la TVA sociale est une excellente décision, mais elle est totalement incapable de compenser les bas salaires de l’usine marocaine Renault de Mélissa et ne vaut que pour améliorer la compétitivité de la Maison France par rapport aux autres pays européens !

(1)Gilles Ardinat-Chiffres tronqués pour idée interdite » p12-Le Monde Diplomatique -Janvier 2012

Incohérence : Jean-François Copé prône le « made in France » mais refuse le protectionnisme

Incohérence : Jean-François Copé prône le « made in France » mais refuse le protectionnisme

29/12/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)– Jean-François Copé, aujourd’hui sur RTL, s’est livré à un exercice périlleux consistant à défendre le « made in France », car il est populaire auprès des français, tout en rejetant catégoriquement l’idée de protectionnisme et même de « protectionnisme moderne » tel qu’avancé par Laurent Wauquiez, chef de file de la « droite sociale » et ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur.

Refusant toute sortie de la matrice libérale et feignant de croire que le « protectionnisme » consisterait en une fermeture complète et totale des frontières, Jean-François Copé a notamment affirmé que «personne ne peut penser raisonnablement que le mot de protectionnisme est un mot moderne».

Pour le secrétaire général, le vrai sujet est de « relocaliser les activités, faire du made in France c’est-à-dire de gagner la bataille des coûts et de la qualité, qu’on imagine demain, une organisation du travail et donc du temps de travail, qui nous permette d’être plus compétitifs».

On regrettera cependant que Jean-François Copé n’aient pas donné les recettes pour atteindre cette compétitivité sur un marché ouvert et dérégulé où la France se trouve en concurrence avec des pays sans systèmes sociaux, sans salaires minimum, où le travail des enfants et le quasi-esclavage sont admis comme des formes normales de la production économique.

A part faire du « dumping social » et de nouvelles attaques contre les acquis sociaux et les salaires du peuple français, on voit en effet assez mal comment y parvenir.

C’est d’ailleurs peut-être ce qu’entend le cadre Ump quand il conclut : «On peut imaginer aussi de baisser le coût du travail ».

Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

29/12/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – 
Dans une interview accordée au Parisien, Le politologue Stéphane Rozès, estime « qu’une grande majorité de Français veut un protectionnisme national, considéré comme une solution possible face à la crise, et donc au chômage ». Un protectionnisme économique familier des Etats-Unis, de la Chine ou du Japon par exemple.

L’UMP, le parti au pouvoir, est en complet décalage avec cette attente des Français contre la mondialisation. En début de semaine, Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, déclarait que « le protectionnisme n’est pas moderne ». Les Français semblent comprendre, eux, que la mondialisation, c’est plus de chômage et d’immigration. Une réalité tristement… moderne.

Crédit photo : Hugo, via Flickr, licence CC.

Sondage Ifop : Les Européens, le protectionnisme et le libre-échange par Philippe Murer [audio]

Sondage Ifop : Les Européens, le protectionnisme et le libre-échange par Philippe Murer [audio]

23/09/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Philippe Murer, membre fondateur de l’association Pour un débat sur le libre-échange, avait transmis à l’AFP une analyse d’un sondage de l’Ifop consacré au protectionnisme et au libre-échange en Europe. L’AFP ne l’a pas publiée. Novopress le fait (voir ci-dessous). Et pour rebondir sur ce thème, Philippe Murer répond à nos questions (propos recueillis par Yann Vallerie).

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Plus de 60% des Italiens, Espagnols et Allemands sont favorables à un relèvement des droits de douanes vis-à-vis des pays émergents, les Anglais sont plus mitigés.

Ce sondage portant sur l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre sur le sujet libre échange et protectionnisme a été commandé par le « Manifeste pour un débat sur le libre-échange », un collectif d’universitaires et d’économistes qui se disent persuadés que l’un des enjeux essentiels de la campagne présidentielle de 2012 sera la place et la stratégie de la France dans la mondialisation. Un sondage similaire avait déjà été commandé par cette association en Mai 2011 et portait sur la France. Le but de cette commande était de chercher à savoir si les citoyens d’autres pays européens avait les mêmes idées que les Français sur la nécessité ou non d’un relèvement des taxes au frontières.

Tout comme les Français, les Espagnols, Italiens et Allemands sont opposés à plus de 65% à la faible taxation des produits importés de pays comme la Chine et l’Inde. Les Anglais ne sont que 50% à y être opposés.

A l’exception des Anglais, entre 60% et 65% des Européens selon les pays pensent qu’il faudrait relever ces taxes.

Les Français, Allemands, Italiens et Espagnols pensent majoritairement que le bon endroit pour placer ces droits de douane est la frontière de l’Europe plutôt que la frontière de leur pays. Les Anglais sont partagés sur cette question.

Mais en cas de refus des partenaires européens de relever les droits de douane vis-à-vis des pays émergents, les Anglais, Allemands, Espagnols et Italiens sont entre 56% et 64% à penser qu’il faut le faire quand même aux frontières de leur pays.

Le relèvement des taxes vis-à-vis des grands pays émergents aurait pour la majorité des Italiens, Espagnols, Anglais et Allemands des conséquences positives pour l’Industrie, l’emploi et la croissance économique du pays.

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La Chine, numéro 1 de la contrefaçon

La Chine, numéro 1 de la contrefaçon

18/07/11 – 07h30
PARIS (NOVOpress)
– La contrefaçon institutionnalisée dans l’économie de la Chine submerge aujourd’hui la France et l’Europe.

Principale source des produits contrefaits qui arrivent en Europe, la Chine est montée en puissance en 2010 et a fourni 85% des produits saisis aux frontières de l’Union Européenne. C’est un rapport de la Commission Européenne sur les interventions douanières qui révèle ces chiffres.

Pékin est donc aujourd’hui loin devant la Turquie, la Thaïlande, Hong Kong ou l’Inde, des pays qui se spécialisent dans la contrefaçon de certains produits précis, comme les médicaments pour l’Inde ou les cartes mémoires pour Hong Kong. Au total, c’est plus d’un milliard d’euros de marchandises contrefaites qui ont été saisies par les douanes de l’Union Européenne en 2010.