Publicité : Renault fait la promotion du mariage homosexuel

19/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress)- La vidéo est édifiante. Comme souvent, les grands groupes industriels prennent le relais des politiques afin de faire entrer dans la tête des gens, à grand coups de messages plus du tout subliminaux, ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Les nouvelles publicités qu’on adresse aux français qui n’ont pas encore définitivement éteint leur télévision sont des concentrés de “politiquement correct” : apologie du métissage, des couples mixtes, du mariage homosexuel, de la tromperie, ringardisation de la famille traditionnelle…

A grand coup de publicité, certains décideurs semblent vouloir faire passer des messages que de nombreux français ne désirent plus entendre sortir de la bouche des politiciens…

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme (Polémia)

Partis politiques, associations, entreprises, personnalités, tout le monde a besoin des médias et de ce fait personne n’ose les critiquer… C’est en partant de ce constat que Polémia, insoumis aux médias de l’oligarchie, propose aujourd’hui un point de vue critique sur ces garde-fous du système, en invitant un jeune étudiant en journalisme.

La parole à l’étudiant.

Si les journalistes ne critiquent jamais le système, c’est qu’ils vivent grâce à lui et partagent ses valeurs. Dès leur formation, c’est le conformisme et non l’esprit critique qui est enseigné. Deux facteurs prépondérants expliquent cet état d’esprit :

· La structure des écoles dont l’influence des directives publiques est très importante
· La pression du milieu et la déontologie journalistique

Structure des écoles :

Il existe 3 types d’écoles :

– CELSA (Centre d’Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées) : école publique détenue à 48% par l’Etat. Elle fonctionne comme les grandes écoles. Le concours d’entrée très difficile permet de recruter un profil particulier d’élite.
– Ecoles sous statut associatif, dont le diplôme est reconnu par la profession (les syndicats) et par l’Etat
– Ecoles privées, plutôt orientées vers l’information et la communication, que vers le journalisme à proprement parler.

Bien que de structures différentes, ces écoles subissent toute l’influence de l’Etat. Notamment les écoles sous statut associatif, qui s’associent aux grandes universités pour délivrer des doubles-diplômes, mais l’Etat a donc un droit de regard plus important grâce à ce partenariat.

De plus ces écoles sont soumises à différentes directives dont la « Charte de la diversité pour les médias ».

A la suite d’une enquête du CSA concernant la « diversité » dans les médias en 2009, une commission de 30 experts s’est réunie pour penser la « diversité » dans les médias, c’est-à-dire permettre aux français d’origine étrangère d’être beaucoup plus présent dans les médias. Leur but est donc de trouver les moyens facilitant à ces populations l’accès à la profession de journaliste. Donc en premier lieu aux lieux de formation.

Ces nouveaux journalistes seront les mieux à même d’entretenir et de promouvoir le système.

Suite aux conclusions de cette commission, les épreuves de recrutement pour ces écoles ont donc été changées, notamment celle de culture générale, jugée trop discriminante. « On ne recrute pas des copies mais des personnalités », dixit Science-Po. Plusieurs partenariats ont également été créés, dans cette même optique. L’Institut Supérieur de journalisme de Lille, prestigieuse école s’est associée au Bondy blog : un groupe de jeunes des banlieues voulant changer la vision qu’a la France de ces jeunes.

Toujours dans ce même objectif, on trouve des mouvements, comme la très puissante French American Foundation, qui a réfléchi sur la couverture médiatique de l’immigration. Pour l’améliorer, elle propose aux jeunes journalistes de plancher sur le thème « Médias et immigration : pour une couverture médiatique juste et équilibrée » via des concours et des bourses à gagner.

La structure même de ces écoles fabrique également la connivence des élites. Prenons Science-Po pour exemple. Un journaliste qui sort diplômé de cette école aura passé cinq ans sur les mêmes bancs que le banquier, le commercial, le politique, l’homme d’affaires et le politique. S’il a des infos compromettantes sur l’un d’entre eux, voudra-t-il les divulguer ? Mettre dans une situation embarrassante un ami ? Perdre son réseau de grande école ? Le journaliste de cette formation est donc lié au reste de l’élite et n’est pas indépendant.

Pression du milieu et « déontologie journalistique »

Les journalistes ont une très haute estime d’eux même et de leur travail. Ils considèrent qu’ils ont une responsabilité, qu’ils sont garants des valeurs du système ; « valeurs du système » qu’ils ne contestent donc jamais (humanisme, démocratie représentative, féminisme et antiracisme).

Les formateurs, les professeurs partagent cette vision du monde et ne font donc pas venir d’intervenants avec qui ils ne seraient pas d’accord idéologiquement. Les jeunes journalistes sont donc formés par des personnes qui croient aux valeurs du système et ne sont pas entrainés à ce qu’on leur expose un point de vue différent, encore moins à le prendre en compte dans leur compréhension du monde.

La déontologie journalistique, savoir ce que l’on a le devoir de dire, permet de hiérarchiser les informations, et pose la question : doit-on traiter ou non un événement ? Dans le système de valeurs humanistes, une manifestation pro clandestins a beaucoup plus d’importance qu’un rassemblement nationaliste à qui il faut de toute façon éviter de faire de la pub. Cette discrimination de l’information est le fait des salles de rédaction des grands médias qui décident de ce qui doit faire l’actualité. Les cours de déontologie des écoles permettent aux étudiants de savoir comment traiter tel ou tel sujet sensible de société. Encore une fois, les personnes formatrices ne représentent pas la diversité des opinions, mais sont toujours main-stream.

Aucun esprit critique n’est réellement demandé dans les écoles de journalisme. En effet, une remise en question d’une information n’est ni souhaitée, ni encouragée à partir du moment où elle émane d’une source officielle : AFP, Reuters ou AP, les trois principales agences de presse.

Cependant avec l’arrivée d’internet, l’omerta des médias du système sur certains sujets a été court-circuitée, permettant aux personnes intéressées par un sujet, de trouver des informations non-officielles sur le web. Mais celles-ci n’étant pas reprises dans les médias de l’oligarchie, elles ont bien peu de valeurs face aux informations officielles.

De plus, le flot continu des tweets, des infos via les réseaux sociaux et des sites d’infos alternatifs, n’est absolument pas assimilable par une seule personne et l’on se rend compte qu’il est difficile de se passer de la capacité de synthèse d’une salle de rédaction, toute orientée fût-elle.

Discussions :

Le doute ne se vend pas, il faut mieux avoir le « scoop ». Prendre du recul et des pincettes avec une information qui pourrait faire vendre dans le contexte économique actuel (perte des revenus liés à la publicité) n’est donc pas encouragé.

Situation économique. Au fil des ans, la profession de journaliste s’est largement précarisée avec une nette augmentation des pigistes. Payer un journaliste des mois pour une enquête particulière coûte trop cher, on se contente souvent de recycler l’information des agences de presse car l’investigation coûte trop cher.

Indépendance de la presse. Il faut relativiser, la presse n’a jamais été vraiment indépendante du pouvoir en place. Le problème est qu’aujourd’hui, elle fait croire qu’elle est libre et indépendante, alors qu’elle est le plus parfait serviteur du système

Polémia
26/12/2011

“La fabrique des présidents : Spin doctors – la gouvernance de l’ombre” par Florence Vielcanet

"La fabrique des présidents : Spin doctors - la gouvernance de l'ombre" par Florence Vielcanet

14/12/201 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
La novlangue, apanage de la tyrannie médiatique, dévoie l’essence même de ce qui constitue l’information à l’état brut. L’objectif étant de lui substituer une réalité passée à la moulinette du politiquement correct où l’essentiel des faits épouse le conformisme ambiant. C’était l’une des thèses défendues par François Ruffin dans Les petits soldats du journalisme. Ce dernier dénonçait ainsi le formatage intellectuel qui règne au sein du Centre de formation des journalistes et livrait alors un formidable réquisitoire sur la manipulation de l’information par des bataillons entiers de serviles fantassins de la plume et du micro.

Florence Vielcanet, auteur de La fabrique des présidents : Spin doctors – la gouvernance de l’ombre, s’est également aventurée sur le terrain de la société du spectacle. Le lecteur pénètre alors l’envers du décor et s’immisce, quoique de manière superficielle, dans les arcanes du pouvoir. Un pèlerinage initiatique où la communication se met au service des professionnels de la politique. Si la désinformation à laquelle nous sommes confrontés quotidiennement met en scène médias et opinion publique, l’ouvrage de Florence Vielcanet nous entraîne dans les coulisses d’une autre forme de manipulation. Une manipulation beaucoup plus feutrée et d’autant plus sournoise, qu’elle demeure difficile à détecter par les radars de l’esprit critique. Elle est l’œuvre de grands communicants et d’agences spécialisées qui façonnent les hommes politiques et leur discours. Florence Vielcanet s’intéresse ici à celles et ceux à qui ont a fabriqué un destin de présidentiable, planifiant leurs moindres faits et gestes jusqu’à là manière de rendre publique leurs décisions politiques. Un monde où tout n’est qu’artifice, merchandising des idées politiques et des programmes électoraux. Ce travail minutieux résulte à la fois de la ruse et du cynisme dont usent ces anciens journalistes ou pubards recyclés au service des politiques. Une reconversion financièrement juteuse pour ces nouveaux apprentis-sorciers de la communication.

Ces nouveaux mercenaires puisent leur inspiration chez les spin doctors ayant contribué outre-Atlantique ou au Royaume-Uni aux succès électoraux de Tony Blair, Bill Clinton ou Barack Obama. Ils s’emparent ainsi de leurs recettes et méthodes de travail pour les répliquer en France afin de choyer leurs poulains. Ces véritables conseillers de l’ombre rivalisent d’ingéniosité, exploitant tour à tour les opportunités fournies par les nouvelles technologies ou usant de pratiques parfois douteuses avec pour seule mission que leurs « clients » atteignent le firmament du pouvoir. A cet égard, toutes les techniques sont bonnes pour détourner l’attention des Français ou au contraire concocter de quoi les inciter à accepter certaines mesures. Tout y passe : le storytelling, internet, l’imposture des sondages, les députés sacrifiés faisant office de porte voix de mesures impopulaires à venir. Le but étant de manipuler les médias et l’information que ces derniers délivreront ensuite au vulgum pecus qui n’y verra que du feu. Un art remisant le politicien au rang de triste marionnette dont les faits et gestes sont dictés par ces conseillers de l’ombre. Un opéra-bouffe où les caciques du système se fourvoient dans des sentiers dangereux comme l’illustra la funeste planification au Royaume-Uni des mensonges qui ont entouré les guerres d’Irak. Une intervention vendue aux médias britanniques comme nécessaire par Alastair Campbell (photo ci-dessus), l’un des maîtres du “prêt-à-dire” outre-Manche.

Florence Vielcanet égratigne ainsi la myriade de conseillers (Buisson, Méaux, Fouks, Guéant, …) de ces hommes et ces femmes politiques lancés dans cette course effrénée du pouvoir. Des gourous qui figurent le plus souvent en bonne place dans l’organigramme du pouvoir ou des partis. On regrettera la tendance à répéter certains poncifs sur ce que le Système qualifie injustement d’extrême-droite. Néanmoins, à l’approche d’échéances électorales décisives pour l’avenir de notre pays, on ne peut que conseiller la lecture de cet opus fort bien documenté. Ce guide décrypte les rouages du discours politique passé sous les fourches caudines de la communication et permet d’en savoir plus sur le curriculum de ces éminences grises qui arpentent les allées du pouvoir. Mais une fois le livre refermé, le lecteur aura pour principale question : quid de la politique au service du peuple dans tout cela ?

Guillaume Lamarque pour Novopress France

* La fabrique de présidents, spin doctors et public relations : la gouvernance de l’ombre de Florence Vielcanet – Editions La Martinière (27 octobre 2011)

Crédit photo : DR

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la “propagande soignée” de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la "propagande soignée" de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

21/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
L’exploitation médiatique et politique de la grossesse de Carla Bruni s’accélère. Particulièrement depuis que l’épouse du chef de l’Etat a décidé de poser devant l’objectif des caméras, samedi, à l’occasion des Journées du patrimoine. Carla Bruni a en effet exposé ses états d’âme et ses rondeurs aux visiteurs du palais présidentiel devant une foule de journalistes : elle n’en peut plus, notamment de « ne plus fumer, ni boire de vin » à cause de son bébé.

La chanteuse de 43 ans semble vouloir tenir en haleine les Français : « A partir du 1er octobre, cela peut intervenir n’importe quand », met-elle en garde. Le feuilleton semble se mettre en place. Nouvel épisode : des artisans, dont une auto-entrepreneuse installée à Fégréac (Loire-Atlantique), vont envoyer par la poste une dizaine de couches écolos et cousues main à l’épouse du chef de l’État.

L’exploitation politique de la naissance d’un héritier au sommet de l’Etat rappelle celle qui a été utilisée sous le Premier Empire il y a juste 200 ans. Nicolas Sarkozy est souvent caricaturé en Napoléon ou comparé à l’illustre vainqueur d’Austerlitz. Or, pour le site Herodote.net, la naissance du fils de l’empereur des Français avait déjà fait l’objet d’une « propagande soignée ».

Un « évènement politique et “people” sans précédent » pour ce site d’Histoire, intervenu le 20 mars 1811 à Paris. Deux siècles plus tard, le bébé du couple Bruni-Sarkozy doit voir le jour vers le 30 octobre, probablement à la très chic clinique de la Muette dans le XVIème arrondissement de Paris. Pas très loin des Tuileries où était né le fils de Napoléon… Cette nouvelles naissance devrait donner lieu elle aussi à une « propagande soignée » à quelques mois de l’élection présidentielle. En tout cas, c’est bien parti.

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

A Deir Ezzor, L’Express nous refait le coup de Hama

09/08/2011 – 08h00
DAMAS (InfoSyrie) — « L’armée attaque Deir Ezzour »
. On peut dire que L’Express, sur son site, maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien.

Les forces syriennes se sont en effet déployées autour de la ville de l’est, non loin de la frontière irakienne, et ont entrepris d’y rétablir l’ordre : des opposants ont dressé des barricades dans la ville et, comme tout le monde le sait, sauf apparemment les grands médias du type L’Express, certains de ces opposants sont armés.

Les chefs de tribus de la région de Deir
Les chefs de tribus de la région de Deir

Il nous faut d’ailleurs rappeler, puisque notre « confrère » ne le fait pas, que les chefs de tribus de la région de Deir (Tribus d’Obeid, Bouchaaban, Douleim, Jheiche et Jabbour) avaient par le biais d’un communiqué, et aussi d’une délégation reçue à Damas, demandé aux autorités de rétablir l’ordre à Deir Ezzor. Radio France International s’est d’ailleurs – quand même – fait l’écho, dimanche 7 août, de cette démarche : si les représentants traditionnels de la population en appellent à l’armée, c’est bien qu’il y a problème, non ?

Un « best of » de la désinformation

Mais L’Express ne s’en tient pas à son titre sensationnaliste et on peut dire qu’il nous offre un véritable « digest » de propagande anti-régime comme on a appris à l’ « apprécier » depuis quatre mois et quelque. Jugez plutôt :

Comme de nombreux médias atlantistes : un « best of » de la désinformation
L’Express maintient la pression et la tension sur son lectorat, au moins autant que sur le gouvernement syrien

– d’abord on assène le chiffre effrayant des victimes civiles : 42 selon la Ligue syrienne des droits de l’homme d’Abdel Karim Rihaoui, un concurrent, pas plus crédible a priori, que Rami Abdel Rahmane et son OSDH. Mais on recycle pour l’occasion les incontournables snipers bacharistes postés sur les toits pour décimer les protestataires, aperçus donc par les « comités de coordination locaux » qui collectent les infos pour les cyber-propagandistes de l’opposition ;

– on a même droit aux révélations sensationnelles d’un soldat déserteur – un officier d’un corps d’élite nous assure-t-on – qui dans un entretien accordé au site arabe Asharqal Aswatet relayé par le Nouvel Observateur – affirme que l’armée syrienne a reçu l’ordre « de mener à bien une opération de génocide » sans épargner les femmes et les enfants. Rien que ça ! On pense au bouleversant témoignage d’un autre renégat de l’armée syrienne – tout aussi imaginatif – ce colonel Harmoush qui avait expliqué à la BBC qu’il avait retardé l’entrée de l’armée à Jisr al-Choughour en posant des mines avec une dizaine de mutins (voir « Encore une baudruche qui se dégonfle » mis en ligne le 27 juin) ;

– ensuite on nous explique que Bachar est « lâché par ses alliés » : Ha bon, la Russie, l’Iran et le Liban ont rappelé leurs ambassadeurs ? La Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud envisagent cette fois de voter le projet de résolution onusien de Sarkozy ? L’Irak ne veut plus du gazoduc irano-irako-syrien ? Hugo Chavez s’est rallié au point de vue américain ?

En fait non, c’est juste que la Ligue arabe a fait part au président syrien de sa « grande angoisse » – que ne le fait-elle à propos de la Libye, du Yémen ou du Bahrein ! – et que le Conseil de coopération du Golfe – qui regroupe les exemplaires démocraties saoudienne, émiratie, bahreïnie, qatarie et koweitienne – dénonce l’« augmentation de la violence et l’usage excessif de la force en Syrie » – et la répression saoudienne au Bahrein par l’armée saoudienne, n’a-t-elle pas été quelque peu excessive ? Et aussi que la Turquie envoie à Damas son ministre des Affaires étrangères avec un message paraît-il « déterminé » du Premier ministre Erdogan.

Si ce sont là les « alliés » qui « lâchent » Bachar, celui-ci peut encore dormir sur ses deux oreilles !

Méthode Coué pro-américaine

Pour finir ce best of de la désinformation, L’Express, alors que les vidéos montrant des insurgés armés tenir des quartiers de Hama, ou d’autres profaner des cadavres de policiers ou de partisans du régime, sont visibles partout sur la toile, L’Express qui relaie sans ciller ni vérifier toutes les affirmations de l’opposition exilée, L’Express donc se permet de parler méprisamment des « agissements présumés de groupes armés extrémistes » invoqués par Damas.

A ce degré de mauvaise foi, on prendra l’hebdomadaire pour ce qu’il est, un agent d’influence atlantiste, qui façonnera le plus longtemps possible à l’intention de ses lecteurs et de ses soutiens financiers une réalité virtuelle. Laquelle se heurtera immanquablement aux réalités de terrain : Bachar et son régime conservent d’importants soutiens populaires, l’opposition est divisée et « plombée » par une aile activiste et islamiste téléguidée de l’étranger, Moscou et Téhéran ne laisseront pas tomber Damas… On continue ? Non car c’est inutile : dans cette affaire syrienne L’Express, comme beaucoup de ses confrères, fonctionne selon le principe de la bonne vieille méthode Coué, recyclée dans une perspective atlantiste. Et est donc inaccessible à notre argumentation.

[box class=”info”]Article publié initialement le 8 août 2011 sur le site infosyrie.fr. Reproduit avec leur aimable autorisation.[/box]

Hanoï Jane rattrapée par son passé

Hanoï Jane rattrapée par son passé

20/07/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) — L’actrice et ancienne militante d’extrême-gauche américaine Jane Fonda, qui durant la guerre du Viêt-Nam avait choisi le camp communiste, a été de nouveau exclue il y a quelques jours d’un programme de télévision à la suite d’une campagne de protestations de téléspectateurs.

Prime Time : Making the Most of Your Life
Prime Time : Making the Most of Your Life

Jane Fonda était en effet invitée le samedi 16 juillet 2011 à un programme de la chaîne QVC pour faire la promotion de son livre Prime Time : Making the Most of Your Life. Devant la levée de boucliers suscitée par sa venue auprès des téléspectateurs, la chaîne a déprogrammé l’entretien.

A partir des années 1980, la pasionaria de la gauche américaine a progressivement abandonné son engagement dans la lutte des classes pour redécouvrir les avantages du capitalisme le plus effréné. Son parcours n’est pas sans parallèle avec celui des militants d’extrême-gauche français issus de mai 1968, qui aujourd’hui siègent dans les conseils d’administration et payent l’impôt sur la fortune.

Alors qu’en France et plus généralement en Europe les libertaires recyclés en libéraux bénéficient d’une impunité morale totale, ce n’est pas le cas aux États-Unis.

Une enquête discrète menée par la chaîne auprès d’un échantillon de téléspectateurs mécontents a révélé que Jane Fonda reste associée auprès de nombreux Américains avec l’image de la militante qui, au cours d’un voyage à Hanoï, s’est laissée photographier sur l’affût d’un canon antiaérien tirant sur les avions de l’US Air Force et de la Navy.

Peut-être un jour en Europe demandera-t-on des comptes à ceux qui, de longues années durant, ont été aux côtés des bourreaux qui torturaient et tuaient sans scrupule des millions de victimes.