Le Rassemblement national a présenté son programme pour les élections européennes

Marine le Pen

18/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’était lundi après-midi à Strasbourg, juste avant l’incendie de Notre-Dame de Paris. La présentation par le Rassemblement national de son projet européen a de ce fait été éclipsée.

Le RN confirme un infléchissement de ligne politique, toujours souverainiste mais moins hexagonale et plus européenne.

« L’Europe, c’est davantage Marine Le Pen et Matteo Salvini que Jean-Claude Juncker et Emmanuel Macron » a affirmé la tête de liste Jordan Bardella. Plutôt qu’un clivage entre « progressistes » et « nationalistes », Nicolas Bay a mis en évidence l’opposition entre les « globalistes », incarnés par Emmanuel Macron et la Commission européenne, et les « localistes ». Ces derniers appellent de leurs vœux une alliance européenne des nations – à l’instar notamment de la Lega italienne ou du FPÖ autrichien.

« Nous sommes les vrais Européens » a même lancé Marine Le Pen, fort d’un manifeste de 75 pages « Pour une Europe des nations ».

Les auditeurs peuvent se reporter au programme synthétique de vingt pages dont Le Figaro a eu connaissance. On notera une révolution institutionnelle, avec la suppression de la Commission européenne et la restauration de la primauté des droits nationaux. Le RN entend aussi promouvoir les valeurs de civilisation européenne, mettre fin à l’immigration légale et durcir la politique d’asile, restaurer les frontières nationales tout en protégeant davantage les frontières extérieures de l’Europe.

Marine Le Pen ne propose par ailleurs plus de mettre fin à la monnaie unique.

Elle ambitionne en revanche de modifier le mandat de la Banque centrale européenne pour rendre sa politique monétaire plus accommodante, la France ayant besoin d’une monnaie moins forte pour restaurer sa compétitivité extérieure. Sur le plan économique et social, elle demande aussi la fin des directives sur le travail détaché, la priorité nationale ou encore l’instauration d’un juste-échange à la place du libre-échange.