À l’école de la réalité : une professeur « exfiltrée »… des Yvelines

evolution prof yvelines

Nouvelle illustration de ce que devient la France, et spécialement l’Education nationale, sous la pression exogène : on apprend que, deux mois après la décapitation de Samuel Paty, une autre professeur a subi des menaces pour un cours qui n’a pas plu. Elle a dû déménager fissa.

La professeur de sciences et vie de la terre n’avait pourtant pas montré des caricatures de Mahomet. Pour une classe de 3e, en décembre 2020, elle avait illustré un cours sur l’évolution avec une photo de Soprano. Il y avait donc un singe puis le rappeur marseillais d’origine comorienne, de son vrai nom Saïd M’Roumbaba. Pauvre prof de biologie qui pensait avoir trouvé le moyen de concilier la science et la démagogie tout en suscitant l’intérêt des élèves pour son cours ! Evidemment, dans son idée, Soprano n’était pas un singe parmi d’autres, mais un précieux témoin de l’évolution. D’ailleurs, si elle avait mis comme terme de l’évolution Vianney, chanteur blanc et catholique pratiquant, elle aurait été accusée de racisme vis-à-vis des Noirs… Quoi qu’il en soit de l’impasse où se trouvent les enseignants, un parent d’élève a fait circuler sur les réseaux sociaux le polycopié, accompagné de ce message : « Y a rien qui vous choque. Ma fille elle m’a dit papa c pas normal en cours de SVT […] Education nationale de merde. FAITES TOURNE SVP ON DOIS PAS ACCEPTE » (sic).

Dans la foulée, la professeur de 35 ans a reçu des menaces. Les policiers lui ont alors demandé, selon ce qu’elle rapporte, « de quitter l’Ile-de-France au plus vite ». Elle a été « exfiltrée » en quelques jours. Exfiltrer, c’est selon le dictionnaire « organiser clandestinement la fuite de quelqu’un qui se trouve en milieu hostile ». Rien que ça. Désormais elle est remplaçante dans une région tenue secrète. Elle se trouve dans la situation de ces gens qui ont le courage de témoigner contre la mafia et qui doivent refaire leur vie ailleurs, anonymement. Mais en présence de quelle mafia sommes-nous ? On ne sait rien de plus sur ce père d’élève (à part son faible niveau en orthographe qui peut laisser penser que lui aussi est passé par un collège français). Pour son message, il a été condamné en novembre dernier pour harcèlement à six mois de prison ferme et 13 600 euros de dommages et intérêts.

Cette mafia est en tout cas bien présente dans les Yvelines où, faut-il le rappeler, se sont produits les assassinats terroristes de Stéphanie (Rambouillet, vendredi 23 avril 2021), de Samuel Paty (Conflans-Sainte-Honorine, 16 octobre 2020), de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider (Magnanville, 13 juin 2016), où les villes de Mantes-la-Jolie et Trappes (dite « Trappistan ») brillent par leur islamisme et leur insécurité, laquelle n’est pas moindre dans des tas de petites villes du département où le harcèlement contre la police est quotidien. Sous la pression migratoire de premières, deuxièmes, troisièmes générations – car les générations n’y changent rien –, les Yvelines sont en voie de « saint-denisation ». Elles deviennent un milieu hostile pour les Français de souche.

Mais revenons à notre professeur de collège, traumatisée après avoir dû quitter brutalement dix ans de sa vie. « Je n’ai plus confiance dans l’institution, j’appréhende d’aborder d’autres sujets sensibles comme la puberté et la reproduction. Quand va-t-on commencer à faire barrage à ces parents d’élèves qui menacent ? » On voudrait plaindre ces professeurs qui n’ont eu de cesse de faire barrage au FN puis au RN.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2022

Samuel Paty – “Il a insulté notre prophète” : des collégiens musulmans de Conflans “plaisantent” sur la mort de l’enseignant décapité

Créteil : la prof, la racaille et un flingue, par Pierre Malpouge

Depuis jeudi dernier, la vidéo partagée sur les réseaux sociaux fait le tour des rédactions. Comme dans un film de série B ou dans un jeu vidéo violent, on y voit un « jeune » mineur âgé de 16 ans – qui, comme les images le montrent, et sans vouloir faire d’amalgame, n’a rien d’un Gaulois aux longues tresses blondes – braquer un pistolet sur la tempe de son professeur.

La scène, qui a suscité l’indignation, s’est déroulée au lycée Edouard-Branly de Créteil. Ce jeudi matin, l’élève braqueur arrivé en retard à un cours de biotechnologie ordonne au professeur, pistolet en main, de rayer la mention « absent » de son carnet de présence et de le noter « présent » pour ne pas avoir de problème avec son père. Durant toute la scène, filmée à l’aide du téléphone portable d’un élève de la classe, on peut voir ses camarades de classe rigoler comme des bossus et faire des doigts d’honneur face à la caméra.

Le pistolet était factice mais l’acte de violence est, lui, bien réel. Depuis qu’Emmanuel Macron s’affiche et joue les « frotteurs » aux côtés de dealers et de repris de justice multirécidivistes comme on a pu le voir lors de sa visite sur l’île de Saint-Martin, les racailles « jeunes » ou moins jeunes se sentent-elles pousser des ailes face au laxisme politique et judiciaire ? Si ce genre de scène d’agression violente n’est pas une nouveauté dans l’enceinte des établissements scolaires (tout comme à l’égard des policiers), elle prouve, s’il en était encore besoin, que dans de nombreux quartiers les racailles, toujours les mêmes, sont bien installées et n’ont peur de rien ni personne. A commencer des profs dont il faut dire, sans vouloir être vieux jeu, que l’allure et la tenue vestimentaire de certains n’incitent guère au respect.

Vendredi, une enquête menée par les policiers du commissariat de Créteil a été ouverte après que le professeur a déposé plainte. Deux « jeunes » apparaissant sur la vidéo ont été placés en garde à vue. Le braqueur, mis en examen pour violences aggravées, risque, nous dit-on, trois ans de prison. Etant donné qu’il est mineur il a toutes les chances de risquer tout au plus une remontrance, quelques mois de travail d’intérêt général et quelques jours d’exclusion du lycée.

Dans une France où l’ultraviolence est du fait de « jeunes » de plus en plus jeunes sans que rien ne bouge, pas sûr que les beaux discours de fermeté d’Emmanuel Macron et de son nouveau ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui, sans jamais oser avouer d’où est issue cette violence, veut « reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine », ni même l’annonce par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, d’un « plan d’action pour rétablir l’ordre », soient à la hauteur de l’enjeu.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 22 octobre 2018

La diagonale radicalisée d’un prof de maths, par Pierre Malpouge

Les maths, c’est de la bombe ! Avec sa tête de parfait professeur de mathématiques – barbe poivre et sel (pas encore taxée), lunettes rondes –, ce père de famille de 53 ans, dont l’identité n’a pas été révélée mais dont on sait qu’il est né au Maroc, aurait pu passer inaperçu encore longtemps si les services de renseignement ne s’étaient intéressés à lui et n’avaient signalé une possible radicalisation du bonhomme.

Professeur ayant enseigné dans des collèges et des lycées publics de la région grenobloise, l’enseignant a été interpellé le mois dernier, incarcéré et condamné à deux ans de prison par le tribunal correctionnel pour « apologie du terrorisme » et « diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne ».

Pas du genre professeur façon « le cercle des poètes disparus », ce prof enseignait à ses élèves non seulement à compter et à additionner non pas des pommes mais, par l’intermédiaire de livres d’apprentissage des mathématiques édités par l’Etat islamique (EI), des… bombes, mais visionnait également sur son ordinateur, simplement pour « assouvir sa curiosité à titre informatif », des centaines de fichiers de propagande djihadiste dont les contenus allaient de scènes de décapitation à des vidéos sur la marche à suivre pour commettre un attentat en Europe en passant par de nombreux contenus comme le serment d’allégeance à l’EI. Lesquels fichiers étaient téléchargés depuis l’organe de propagande de l’EI – Amaq – via la messagerie cryptée Telegram.

Par ailleurs, le professeur étant sans doute curieux de tout, les enquêteurs ont également découvert sur son ordinateur des films pornographiques.

L’explication du prof (condamné en 2016 pour violences à l’égard d’agents venus installer un compteur Linky à son domicile) vaut son pesant de cacahuètes : « C’est la preuve que je ne suis pas un pur et dur [intégriste islamiste] mais un être de chair et d’os. Ça m’arrive d’aller sur des sites pornographiques. J’ai besoin de perfectionner ma sexualité, comme tout un chacun », a-t-il déclaré sans rire. Comme quoi la soif d’apprendre n’a pas de frontière ni de limite.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 30 août 2018

[Mise à jour] Un prof poignardé au nom de l’État Islamique : l’enseignant avoue le canular

14/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Un prof [disait avoir] été agressé à coups de couteau par un homme se réclamant de l’État Islamique dans sa classe de l’école maternelle Jean Perrin d’Aubervilliers. [il a avoué avoir inventé l’agression]

[Le 14 décembre], un professeur de l’école maternelle Jean Perrin d’Aubervilliers [dit avoir] a été agressé à coups de couteau par un individu cagoulé et ganté, vêtu d’une blouse blanche, qui aurait crié « C’est Daech, c’est un avertissement ».
[il a plus tard avoué au parquet avoir inventé l’agression].

[Il n’en reste pas moins vrai que] dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l’EI, Dar-al-Islam, s’en prenait violemment aux fonctionnaires de l’Éducation nationale, « des ennemis d’Allah » qui « enseignent la laïcité » et qui sont « en guerre ouverte contre la famille musulmane ». Le groupe jihadiste appelle à les « combattre » et les « tuer », ainsi que les fonctionnaires des services sociaux.


Assurance « survie » pour les profs

13/10/2015 – FRANCE (Présent 8460)

Insultes, menaces, coups… Dans l’école de leur République laïque et obligatoire, le métier de prof est devenu une profession à risques. Depuis plusieurs années, on ne compte plus les professeurs agressés par des élèves agressifs quand ce ne sont pas leurs parents mécontents que leur rejeton soit puni. D’où stress et boule au ventre pour les enseignants, dont certains entrent dans leur classe avec la prudence d’une souris traquée par un chat.
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Face à ces risques du métier, les profs ont désormais la possibilité de contracter une assurance « survie » et de bénéficier d’une assistance juridique en cas « d’incident » avec les élèves ou leurs parents.

Qu’ils soient jeunes profs frais émoulus ou vieux routiers de l’enseignement, ils sont, selon les chiffres révélés par Le Parisien, quelque 461 000 profs, soit plus d’un sur deux, a avoir souscrit cette assurance « anti-insulte-menace-coup », notamment auprès de la compagnie d’assurances la MAIF et les Autonomes de solidarité laïque (ASL) – il n’est pas précisé si, en cas de « non incident », les assurés bénéficient d’un « bonus ».

Et vu le nombre « d’incidents », notamment dans les classes situées dans les zones difficiles dites zones d’éducation prioritaire, et la démission de l’Éducation nationale face à ce problème, pour les assureurs, c’est une affaire qui marche.
Toujours selon les chiffres, le nombre de contrats ne cesse d’augmenter. Plus de 2,7 % entre 2011 et 2014 (rien qu’en Seine-Saint-Denis, « territoire avec de nombreux jeunes enseignants et des situations compliquées », selon la MAIF, la progression est de… 18, 2 %).
Pour 34,90 euros ou 39 euros par an, les enseignants sont assurés qu’en cas « d’incident », ils peuvent bénéficier d’un accompagnement juridique – prise en charge des frais et des honoraires d’avocats, conseils… –, d’un soutien psychologique et moral ainsi que d’une protection des dommages corporels.

Bizarrement, on n’entend pas Najat Valmaud-Belkacem sur ce sujet…

Pierre Malpouge