Procès : Ardisson perd contre Zemmour

Procès : Ardisson perd contre Zemmour

22/09/2012 –  12h00
PARIS (NOVOpress) – 
Eric Zemmour a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Paris. L’animateur Thierry Ardisson le poursuivait pour diffamation, suite à l’émission Salut les terriens, diffusée sur Canal + le 6 mars 2010. Sur l’antenne de la chaîne cryptée, le journaliste avait rappelé « que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ». Eric Zemmour (photo) avait détaillé ses propos dans une lettre au président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Il reprochait aussi  à Thierry Ardisson d’avoir mimé devant les caméras « un effarement scandalisé d’autant plus sur-joué qu’il est enregistré et inséré à posteriori ». Le présentateur l’avait alors attaqué en diffamation.

La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a estimé que l’assertion (« enregistré et inséré à posteriori ») n’était pas diffamatoire. Pour la première partie de la phrase litigieuse, le tribunal a estimé que « l’interprétation de l’expression d’un visage » relève, « pour l’essentiel, de la subjectivité de chacun ». L’avocat d’Eric Zemmour, Olivier Pardo, s’est réjoui de cette relaxe, décrivant son client comme « un homme de débat » et non « de chicane judiciaire ». Doublé d’un esprit libre qui secoue le cocotier de la pensée unique.

Crédit photo : yves Tennevin via Flickr (cc)

Procès Bouteldja : devant le tribunal de Toulouse nous disons non au racisme – Par Caroline Alamachère

Procès Bouteldja : devant le tribunal de Toulouse nous disons non au racisme – Par Caroline Alamachère

Dans le train déjà je suis dans l’ambiance, toute la voiture profite du MP3 de mon voisin. Je lui demande poliment de baisser un peu le son. Il râle, soupire, se lève et sort de la voiture en donnant un coup de pied dans la porte de colère. Pour la peine il passera le reste de son voyage avec la couverture de La Colère d’un Français sous le nez.

Arrivant devant le tribunal j’aperçois des banderoles et des individus à l’apparence virile. Les joyeux Identitaires sont là, patrie chevillée au sanglier.

Procès Bouteldja : devant le tribunal de Toulouse nous disons non au racisme – Par Caroline Alamachère

J’aimerais entrer dans le tribunal pour suivre les débats judiciaires de la Houria mais on m’informe que c’est impossible, que pour des raisons de sécurité nous ne sommes pas autorisés à y assister.

J’aperçois une tête connue de Résistance Républicaine, un gars du Sud, costaud, béret noir sur la tête, d’autres sont là aussi. Nous mettons nos badges aux couleurs de RR, histoire de nous distinguer un peu parmi tous ces Identitaires remontés et tapageurs. La police nous encadre, de l’autre côté de la place des totalitaires pro Bouteldja nous narguent de loin, pas mal ont la capuche sur la tête et le keffieh, des signes qui ne trompent pas au pays de la saucisse mais personne ne s’occupe d’eux. Nous sommes assaillis par les micros de tous côtés.

Quelques Zid’s revêtent une tenue blanche et un masque blanc puis s’accroupissent sur le sol tenant chacun une pancarte en carton sur laquelle figure le nom de victimes du racisme, Thierry, Jérémy, Romain… avec dessous le lieu du crime, histoire de rappeler que le racisme anti blanc tue, que le racisme se joue des origines, des frontières et des continents, que le racisme peut venir aussi d’ailleurs et qu’il n’a pas pour unique origine les faces de craie. Le racisme peut aussi être noir, jaune, rouge, il peut être virulent, violent et meurtrier. Il a tué à Liège comme il a tué le même jour à Florence. Étonnamment les médias ont rapporté qu’en Italie il s’agissait d’un crime raciste, alors que pour un fait exactement similaire qui a eu lieu le même jour à Liège par Nordine Amrani ils ont parlé de « crime d’imitation » (France 2), ont fait allusion à la tuerie de Breivik histoire de rappeler que l’origine du mal c’est quand même l’extrême droite, histoire aussi de dédouaner les criminels de racisme quand ils sont orientaux, histoire enfin d’évacuer toute possibilité de voir l’origine du mal ailleurs que là où on veut bien nous la montrer.

Et que dire de ces Anglais qui pendant qu’ils chantaient dans une chorale de bienfaisance ont été attaqués par des Congolais au prétexte d’une situation politique hasardeuse dans leur pays d’origine ? Et si je partais avec mes cousins attaquer les Aborigènes ou les Papous de Nouvelle-Guinée au prétexte que Sarko n’est pas le président de mes rêves, qu’en diraient les bien-pensants ?

Oui le racisme est tapi partout et Houria Bouteldja en est la fière représentante quand elle lève son majeur pour dire à la France qu’elle la nique, quand elle traite Pascal Hilout de « bougnoule » parce qu’elle ne digère pas qu’il ait abandonné l’islam liberticide pour embrasser les valeurs républicaines de la France et que la France l’ait totalement adopté, quand elle traite les Français de sous-chiens, le chien étant un animal impur en islam, quand elle menace nos enfants de subir le racisme anti-blanc (1), quand elle menace le plus antiraciste des antiracistes de le subir à son tour, quand elle anticipe que les Indigènes ont pour projet de nous supprimer et que bientôt des territoires nous seront interdits sur notre propre sol alors que c’est déjà le cas dans certains endroits, quand elle appelle à « sauver notre peau »… et sinon quoi ? Elle nous tuera des ses propres mains ?

« Il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs » (1). Mais que fait-elle encore en liberté cette diseuse de haine ? Elle et ses Indigènes rêvent d’un apartheid et d’une prise de territoire et nous devrions les laisser faire sans nous défendre ? Et c’est nous qui sommes accusés de racisme, c’est nous que l’on dit extrémistes et dangereux ? Mais c’est le monde à l’envers !

Dénoncer cette furie et ses propos valaient la peine que l’Agrif via Bernard Antony lui intente un procès et que nous venions crier sous les fenêtres du tribunal pour dire notre refus de nous laisser insulter. Sous-chiens… mais que diraient le Mrap, la Halde, SOS Racisme, le Cran si nous, Français, nous traitions les noirs ou les arabes de sous-chiens ? Nous les aurions tous sur le dos et à juste titre mais puisque c’est une personne issue de la diversité qui nous fait cette insulte, personne ne dit rien. Deux poids, deux mesures comme toujours.

Fabrice Robert a rappelé qui furent les esclavagistes, il a égrainé les noms des morts pour leur couleur pendant que ceux vêtus de blanc étaient couchés sur le trottoir glacé avec leur panneau en guise de couvercle mortuaire [NDLR : on peut lire le texte de son intervention sur Novopress et voir de petites vidéos ici] . La grosse centaine de personnes l’a acclamé.

Procès Bouteldja : devant le tribunal de Toulouse nous disons non au racisme – Par Caroline Alamachère

Après qu’il ait parlé j’ai aperçu derrière nous un agent de la voirie avec son gilet fluo et son petit bonnet rouge, un travailleur noir ébahi par le spectacle inaccoutumé. J’espère que ce monsieur aura la curiosité de voir de quoi il retourne en rentrant chez lui, lui dont les ancêtres ont peut-être été, qui sait, les esclaves des ancêtres de la Bouteldja car à cette époque c’était d’usage, les Noirs-Africains étant considérés comme des « animaux » par les Arabo-Musulmans. Un racisme atavique apparemment.

La presse était à l’affût de tout, filmant même une conversation à notre insu mais que nous avons finalement laissé se dérouler, tellement nous sommes sûrs de ne pas dire un mot de travers. Comment le pourrait-on d’ailleurs ? Quand on est civilisé on ne peut pas être raciste.

A la fin de la manifestation, alors que le vent glacé s’immisçait, les policiers nous ont dit de nous disperser et d’éviter de prendre la première sortie de métro pour ne pas risquer de nous faire agresser… tiens donc…

Au retour mon train fit un arrêt imprévu à… Poitiers, faut-il y voir un présage ?

Quelques bribes d’informations concernant le procès lui-même qui a duré 4 heures :

L’éditeur de Houria Bouteldja estime que l’Agrif ne vise qu’à faire une «manœuvre de terrorisme intellectuel visant à accréditer l’idée qu’il existerait un racisme anti-blanc». Le procureur quant à lui tend à donner raison à Bernard Antony puisque selon lui le mot « sous-chien » a été employé « à dessein pour blesser ».

Elle risque six mois de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 3 600 euros. Le jugement en délibéré aura lieu le 25 janvier. Date est prise.

Caroline Alamachère

(1) « Demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous. C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant. Les Indigènes de la République, c’est un projet pour vous ; cette société que vous aimez tant, sauvez-là… maintenant ! Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs ». Houria Bouteldja.

[box class=”info”] Source : Riposte Laïque. [/box]

Crédit photos du rassemblement : Novopress, licence CC.

 

Procès Bouteldja : devant le tribunal de Toulouse nous disons non au racisme – Par Caroline Alamachère

https://fr.novopress.info/104711/videos-du-rassemblement-de-ce-jour-a-loccasion-du-proces-dhouria-bouteldja-sur-le-racisme-anti-blanc/

https://fr.novopress.info/104711/videos-du-rassemblement-de-ce-jour-a-loccasion-du-proces-dhouria-bouteldja-sur-le-racisme-anti-blanc/

Un paysan charentais affronte Monsanto devant le tribunal de Lyon

Un paysan charentais affronte Monsanto devant le tribunal de Lyon

14/12/2011 -19h30
LYON (NOVOpress Lyon) –
C’est une première dans le domaine du droit environnemental. Mardi, la 4ème chambre civile du tribunal de grande instance de Lyon examinait la plainte d’un agriculteur charentais, Paul François, contre le géant de l’agrochimie Monsanto, dont il accuse un produit herbicide d’être à l’origine de ses graves problèmes de santé. Pour l’agriculteur de Bernac, ce procès est l’aboutissement d’un long et éprouvant combat. Il est en effet aujourd’hui handicapé à 50% et les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l’inhalation d’un puissant désherbant, le Lasso, fabriqué par Monsanto.

Le Lasso est notamment constitué de chlorobenzène et d’alachlore, deux molécules toxiques. Maitre Lafforgue, l’avaocat du plaignant, a notamment fait remarquer que le désherbant avait été interdit au Canada dès 1985, en Belgique en 1990, au Royaume-Uni en 1992. En France, il ne l’a été qu’en 2007. Monsanto s’abrite, quant à lui, bien évidemment derrière l’homologation officielle de l’Etat dont bénéficiait son produit avant son interdiction. Mais l’on sait, depuis notamment l’affaire du Mediator, que les homologations officielles ne sont pas à l’abri de désinformation et de manipulation de la part des industriels et de leurs lobbys.

Les enjeux de ce procès inédit

Les enjeux sont importants en matières de dommages et intérêts demandés par la victime tout autant qu’en terme d’image pour le géant de l’agro-chimie. Mais au delà de ce cas particulier, ce procès est l’occasion de me mettre en lumière l’état de santé des agriculteurs français, nombreux à souffrir de maladies dues aux produits qu’ils manipulent et qui leur sont vendus par l’industrie.

Enfin, la portée de la procédure est également symbolique. Aujourd’hui, un particulier peut-il obtenir justice face à une puissance financière et commerciale aussi considérable que Monsanto ? Réponse le 13 février prochain.

Crédit photo : DR

Le torchon brûle entre Rachida Dati et Marek Halter

Le torchon brûle entre Rachida Dati et Marek Halter

20/10/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
Les époux Marek et Clara Halter étaient présents mardi 18 octobre au tribunal correctionnel de Paris à l’occasion du procès en diffamation intenté à Rachida Dati.

En cause, le « Mur pour la paix » (photo) conçu par Clara Halter en collaboration avec l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Selon Rachida Dati -maire UMP du VIIe arrondissement- cette œuvre provoque «  l’exaspération des habitants (…) car elle obstrue la perspective classée de l’École militaire à la tour Eiffel, en violation de la loi ».

Une lettre ouverte de Rachida Dati réclamant le démantèlement de l’œuvre est à l’origine du courroux des époux Halter. Selon ces derniers, le texte du maire du VIIe arrondissement les accuse de tirer un profit matériel du Mur. Pas du tout, rétorque le cabinet de Rachida Dat qui affirme « nous parlions de profit moral, mais les Halter ont compris profit financier ».

Face au tribunal, Marek Halter s’est dit très affecté et affirme ne comprendre vraiment pas pourquoi il est accusé de galvauder le mot « paix » alors que selon ses dires « il a consacré son existence à la promouvoir ». Enfin, l’artiste a réfuté le fait de tirer profit du Mur, affirmant au contraire que cette œuvre lui coûte beaucoup d’argent.

Selon le Cabinet du Maire, érigé sans permis de construire, le Mur va à l’encontre d’un arrêté ministériel de 1956 qui classe le Champ-de-Mars aux monuments historiques. De son côté Marek Halter s’oppose à un transfert à la Villette. Mardi, le procureur a qualifié les propos de Rachida Dati de « désagréables mais pas diffamatoires ». Le délibéré a été renvoyé au 22 novembre prochain.

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr. Licence CC.

(Mise à jour) Un responsable du FPOe et le graphiste de l’UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

Un responsable du FPOe et le graphiste de l'UDC poursuivis pour un jeu anti-mosquées

16/10/2011 – 19h35
GRAZ (NOVOpress) –
Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ et Alexander Segert, le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC, tous deux poursuivis devant le tribunal de Graz (Autriche) pour le jeu “Adieu Mosquées” ont été acquittés vendredi dernier, le 14 octobre.

Selon l’édition helvétique de 20 minutes, « le juge a justifié l’acquittement en expliquant que le jeu peut avoir plusieurs significations et que le manque de clarté des règles du jeu doit profiter aux accusés. » De plus, « pour le juge, ce n’est pas un jeu de tir. Dans l’ensemble, à ses yeux, le jeu ne franchit pas le cap de l’incitation à la haine. »

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12/10/2011 – 16h50
GRAZ (NOVOpress) –
A l’automne 2010, le FPÖ (Parti autrichien de la liberté) de Styrie (Autriche) avait lancé un jeu vidéo anti-mosquées dans le cadre des élections régionales. Son titre : Moschee Baba (Adieu les mosquées).

Le principe du jeu était le suivant : les joueurs devaient essayer d’éliminer des muezzins qui lancent des appels à la prière, tout en empêchant les mosquées et les minarets de s’implanter dans le paysage d’une ville du Tyrol. Il n’y avait aucun moyen de gagner, à moins de voter pour le FPÖ comme le suggèrait un avertissement à la toute fin du jeu. Il avait obtenu un large succès, puisqu’il avait été téléchargé 100.000 fois en moins de 48 heures dès le début de sa diffusion sur Internet.

Ce jeu n’a pas plu à tout le monde. A tel point que Gerhard Kurzmann, le responsable local du FPÖ est poursuivi devant les tribunaux et doit passer en procès à Graz vendredi 14 octobre. Motif des poursuites : « incitation à la haine ».

Mais cette affaire dépasse le simple cadre autrichien, car le concepteur des affiches du parti populiste suisse l’UDC (notamment celle de la campagne du référendum contre les minarets), Alexander Segert, est également poursuivi. Il est en effet à l’origine de la version helvétique de ce jeu vidéo. Version qui a inspiré celle du FPÖ.

Gerhard Kurzmann et Alexander Segert risquent tous deux jusqu’à 2 ans de prison.

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Prévu aujourd’hui, le procès d’Houria Bouteldja est reporté

Prévu aujourd'hui, le procès d’Houria Bouteldja est reporté

12/10/2011 – 08h30
PARIS (NOVOpress) – Le procès d’Houria Bouteldja aura-t-il lieu un jour ? Pourra-t-on un jour condamner ses propos racistes sur les « souchiens » ? L’on peut légitement se poser la question lorque l’on apprend que le procès, conséquence d’une plainte de l’Agrif, prévu aujourd’hui est reporté en raison de la “maladie” d’une employée du Tribunal en charge de ce dossier.

Dans un communiqué, le Bloc Identitaire condamne fermement la dérobade judiciaire et maintient la mobilisation.

Pour le Bloc Identitaire, « à qui fera-t-on croire que l’indisponibilité d’une seule personne puisse constituer la véritable cause de report d’un procès aussi dérangeant pour l’ensemble de la classe politique ? Si c’était le cas, cette situation serait révélatrice de la déconfiture de l’ensemble de l’appareil judiciaire. »

De plus, toujours selon le Bloc Identitaire, « cette affaire qui remonte à plus de quatre ans s’annonce comme un véritable fiasco judiciaire car elle démontre qu’il existerait une double échelle des peines et des traitements. Pour injures raciales, un simple quidam “sous-chien” sera présenté en comparution immédiate, fera l’objet de lourdes amendes, éventuellement de prison avec sursis et depuis peu de mesures de détention provisoire… Et inutile de s’attarder sur les écrits de dirigeants identitaires dont les condamnations se chiffrent en dizaines de milliers d’euros. »

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Pollution de la Loire : Total refait le coup du “responsable mais pas coupable”

Pollution de la Loire : Total refait le coup du "responsable mais pas coupable"

06/10/2011 – 13h30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) –
Au terme d’un procès qui aura duré deux jours le procureur de la République de Saint-Nazaire a requis hier une amende de 300.000 euros et une contravention de 5.000 euros contre la société Total Raffinage Marketing (TRM), poursuivie pour « déversement dans les eaux de substance nuisible à la santé ou à la faune et à la flore » et « exploitation non conforme d’une installation classée » suite à la pollution de la Loire  survenue en 2008. Total estime de son côté n’avoir commis aucune faute.

Le 16 mars 2008, alors qu’un pétrolier déchargeait sa cargaison à la raffinerie de Donges, située dans l’estuaire de la Loire, près de 500 tonnes de fioul lourd s’étaient échappées pendant six heures d’une canalisation pour se répandre dans le fleuve et dans la mer. La fuite avait provoqué la formation d’un geyser de quatre mètres de haut que les services de surveillance de la raffinerie n’avaient pas détecté. Près de 90 kilomètres de côtes et de rives avaient été polluées.

Le siège de Total, Paris la Défense
Le siège de Total, Paris la Défense

Les avocats du groupe pétrolier estiment que Total n’a commis aucune négligence concernant ce circuit de pipelines long de 5 kilomètres, mis en service en 1964 et vérifié selon leurs dires pour la dernière fois en 2004. Selon eux, on serait en présence d’une corrosion « localisée et exceptionnelle ». A les en croire, la règlementation en vigueur a été respectée,  la pollution était non intentionnelle, et la réparation des dégâts provoqués a été effectuée spontanément.

Parmi les 24 parties civiles présentes au procès, la région « Pays-de-la-Loire » et le Département de Vendée ont demandé réparation pour le préjudice porté à leur réputation touristique et à titre de compensation des moyens mis en œuvre pour lutter contre la pollution. L’avocat de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Me Xavier Kelidjian a estimé pour sa part que « le risque environnemental ne se contente pas de la norme, ne se contente pas du standard

Dans son réquisitoire, Florence Lecoq, procureur de la République de Saint-Nazaire, soutient que « le risque de pollution de la Loire a été totalement sous-estimé, et traité comme secondaire et accessoire. Total n’a jamais anticipé ce risque, qui était certain et déjà connu. »La représentante du parquet souligne « l’échec manifeste » des procédures de contrôle des canalisations de la raffinerie de Donges mises en place par Total, se déclarant surprise que personne dans la raffinerie n’ait vu un geyser de quatre mètres de haut.

Déplorant la disproportion entre la puissance financière de certaines entreprises et le montant des sanctions pénales encourues, le procureur a souligné les limites de la sanction pénale en matière de délinquance écologique : « Tant qu’on aura des personnes qui, allègrement, pourront dépenser 50 millions d’euros pour indemniser et réparer les dommages, payer des amendes aux montants dérisoires, tant qu’on aura des personnes qui seront prêtes à se dire que ça coûtera moins cher de payer une amende que de procéder aux réparations , il n’y aura aucune marge de progression ». Mise en délibéré, la décision sera rendue le 17 janvier 2012.

[box class=”info”]Crédits photo : En haut, raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique)/Pymouss – image sous licence creative commons. La tour Total (ex tour Elf) à la Défense, photo Tangopaso – image sous licence creative commons[/box]

 

Le procès d’Houria Bouteldja, enjeu politique important

Le procès d’Houria Bouteldja, enjeu politique important

04/09/2011 – 17h30
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le 12 octobre prochain aura lieu le procès d’Houria Bouteldja à Toulouse. Cette salariée de l’Institut du monde arabe est poursuivie par l’Agrif (dirigée par Bernard Antony), suite à ses propos proprement racistes sur les « souchiens ».

Comme par hasard, Houria Bouteldja bénéficie du soutien de l’extrême gauche. Ainsi, l’hebdomadaire Politis diffuse une pétition en sa faveur.

Pour soutenir l’action de l’Agrif et amplifier ainsi le combat contre toute forme de racisme anti-blanc, le Bloc Identitaire, l’association France-Solidarités, Riposte laïque et Résistance Républicaine organiseront une conférence de presse commune à Toulouse le 12 octobre.

Or, comme l’indique notre confrère Nouvelles de France, l’Agrif, par la voix de Bernard Antony, ne semble pas apprécier ce concours. Dans un communiqué hallucinant, l’Agrif s’insurge contre « un inadmissible procédé de récupération par l’association Bloc Identitaire » (sic).

Interrogé par Nouvelles de France, Philippe Vardon précise : « Nous avons été surpris du communiqué de Bernard Antony car chacun est sur son terrain d’action : la justice pour l’Agrif, la rue et les réseaux Internet pour le Bloc. Quand nous avons lancé une mobilisation contre les paroles du groupe de rap Sniper, l’AGRIF est venue ensuite. Nous n’avons alors pas crié à la récup’… »

Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

Procès Chirac : Alain Juppé entendu par le tribunal

09/09/2011 – 08h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Alain Juppé devrait être entendu à la barre le 15 septembre prochain, lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris devant le tribunal correctionnel. Secrétaire général du RPR, et adjoint aux Finances de Jacques Chirac à la Ville de Paris à l’époque des faits (période 1992-1995), l’actuel ministre des Affaires étrangères avait été cité à comparaître en juin dernier. Cette citation comme témoin a été demandé par l’association anti-corruption Anticor (partie civile).

Il faut dire que le maire de Bordeaux connaît le dossier. En janvier 2004, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d’inéligibilité dans la même affaire.

Renvoyé devant la justice pour « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêt », l’ancien chef de l’Etat encourt dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Émeutes anglaises : un diplômé en « Race, ethnicité et études post-coloniales » devant les tribunaux

16/08/11 – 17h45
LONDRES (NOVOpress)
–Les comparutions en justice des émeutiers et pilleurs de Londres continuent de livrer chaque jour leur lot de curiosités, cocasses ou édifiantes selon le point de vue où l’on se place. Fahim Wahid Alam, 25 ans, diplômé de l’université d’Oxford et titulaire d’un Master en « Race, ethnicité et études post-coloniales » de la London School of Economics, est ainsi passé hier au tribunal pour avoir participé aux émeutes du lundi 8 août à Hackney. Durant cet affrontement, un des plus violents que l’on ait vus à Londres, la police avait été attaquée à coups de briques et de bouteilles. Fahim Alam aurait lui-même lancé deux briques sur des policiers, dont l’une a atteint un agent à la jambe.

Le Master de sociologie en « Race, ethnicité et études post-coloniales », dont Fahim Alam est titulaire, a pour objet « d’examiner la compréhension de questions clefs contemporaines en Grande-Bretagne et en Europe, en relation avec des questions clefs comme le “métissage”, les identités islamiques, les demandeurs d’asile et réfugiés, la ré-émergence de mouvements racistes et le contexte nouveau créé par l’insistance des gouvernements sur la sécurité ». Il n’est pas précisé si l’on y fait des travaux pratiques.

Selon l’accusation, Fahim Alam a attaqué la police alors qu’il rentrait d’un entretien d’embauche avec le London Civic Forum, organisation “Bisounours” subventionnée, dont le but est « de construire des communautés saines et d’améliorer la qualité de la vie pour tous ». « Elle s’oppose activement à la discrimination et s’engage pour promouvoir une ville tolérante, inclusive et diverse ». À l’issue de l’entretien, Fahim Alam avait été recruté comme chargé de recherche et devait commencer à travailler mardi prochain.

[box class=”info”] Sources : www.dailymail.co.uk/www.telegraph.co.uk [/box]