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Mosquée de Poitiers Référendum

Mosquée de Poitiers : « Génération Identitaire doit être considéré comme un lanceur d’alerte »

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Son passeport le prouve : Arnaud n’était pas présent lors de l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers en octobre 2012. C’est au titre de représentant de Génération identitaire qu’il s’est exprimé vendredi dernier, cinq ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Poitiers, comme l’a fait Damien Rieu, qui est lui poursuivi à titre personnel. Nous publions ci-dessous sa déclaration dans son intégralité.

Mosquée de Poitiers Génération Identitaire« Je me présente devant votre tribunal aujourd’hui en tant que représentant de l’association Génération identitaire. Notre mouvement est une organisation politique de jeunesse qui s’est toujours fixée pour objectif de dénoncer les menaces qui pèsent sur l’identité française et européenne.

En tant qu’organisation politique, nous avons toujours utilisé des méthodes traditionnelles d’agit prop, à la manière d’un Greenpeace pour l’écologie ou de l’association L214 pour la cause animale. Génération Identitaire doit être considéré comme un lanceur d’alerte, un mouvement qui informe sur les dangers qui menacent la France, son identité et son peuple.

Depuis octobre 2012, cinq ans se sont écoulés. Cinq longues années durant lesquelles l’islamisation et l’immigration ont mis à l’épreuve la France et ses institutions : submersion migratoire, avancée permanente de l’islam politique et vague de terrorisme au nom de l’Etat islamique. Le coup d’éclat médiatique d’octobre 2012 posait déjà, avec un temps d’avance, la question centrale des années à venir : la France demeurera-t-elle elle-même, confrontée à l’immigration massive et à l’islamisation ?

Plus précisément, les Français accepteront-ils de subir cette transformation sans précédent dans l’histoire de leur pays sans avoir pu être consultés directement par la voie d’un référendum ? Car c’est bien cela, un référendum, que nous demandions en octobre 2012.

Nous croyons profondément que les questions d’immigration et d’islamisation ne sont pas taboues et doivent être considérées comme de vrais sujets politiques sur lesquels tous les avis peuvent encore être exprimés.

Votre tribunal a la responsabilité de réaffirmer qu’en France, il est encore possible de s’opposer à l’immigration librement, que ce n’est pas devenu un débat interdit, qu’il est encore possible d’en appeler aux héros de notre Histoire commune. Si vous considérez que cela est un délit, alors vous acterez juridiquement la mort de la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que l’effacement définitif de notre roman national.

Votre tribunal a également la responsabilité de défendre cette liberté d’expression face à des parties civiles dont les objectifs politiques ont éclaté au grand jour depuis quelques années.

En 2012, si le Collectif contre l’islamophobie en France paraissait encore comme une association neutre, nous savons désormais que cet organe est un satellite des Frères musulmans, dont l’objectif est de transformer la société française en société islamique. Son porte-parole au moment des faits, Marwan Muhammad, n’a jamais caché quelles étaient les intentions réelles de son organisation et déclarait à la mosquée d’Orly en aout 2011 : « Qui a le droit de dire que la France dans 30 ou 40 ans ne sera pas un pays musulman ? qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. »

Génération identitaireSi notre action se voulait spectaculaire – tout en restant pacifique –, c’était bien pour souligner le caractère urgent de la situation. Malheureusement, la réalité n’a fait que confirmer les inquiétudes que nous portions.

L’islamisme est devenu une menace qui ne se cache plus et qui pullule dans nos quartiers, au vue et au su de tous les responsables politiques, qui n’osent pas régler le problème, tétanisés qu’ils sont par la peur d’être taxés d’une hypothétique islamophobie.

Enfin et pour conclure, je souhaite rappeler à votre tribunal que les Femen ont trois fois été relaxées par la justice suite à leur irruption en la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Relaxées alors qu’elles intervenaient dans un lieu de culte consacré. Ce qui n’est évidemment pas notre cas, puisque la mosquée de Poitiers n’était encore qu’un chantier au moment des faits.

Suite à cette déclaration, je souhaite invoquer mon droit à garder le silence puisque tout a déjà dit sur les faits, et que malgré la fierté que j’éprouve à porter la parole de centaines de milliers de jeunes Français, j’estime que ma place n’est pas dans ce tribunal aujourd’hui. »

Arnaud Delrieux

Génération identitaire

Mosquée de Poitiers : les dégradations reprochées aux Identitaires n’ont pas été établies

Minute Mosquée Poitiers25/10/2017 – POITIERS (NOVOpress) : Le 20 octobre 2012, plus de soixante-dix militants de Génération identitaire investissaient le toit de la mosquée de Poitiers, en construction, pour réclamer un référendum sur l’immigration et la construction de mosquées. Vendredi dernier, l’affaire est arrivée devant le tribunal correctionnel de Poitiers pour une journée d’audience « surréaliste », ainsi que l’écrit l’hebdomadaire Minute qui avait dépêché un envoyé spécial et y consacre deux pages dans son édition de cette semaine. Parmi les incriminations retenues contre les cinq prévenus, des « dégradations ». Malgré les efforts du procureur de la République, de l’imam et des parties civiles pour les faire reconnaître et lourdement condamner par le tribunal, les débats n’ont pas permis d’établir qu’elles avaient été commises. Extrait de l’article de Minute.

« Les différentes incriminations étaient tombées au fil des années mais restait encore la « dégradation ». De quoi ? Des tapis de prière ! Ce devait être de beaux tapis parce que la note présentée s’élève à 8 979 euros. TTC ? On espère. Le 20 octobre 2012, où il pleuvait comme à Gravelotte – bataille de 1870 qu’on se permet de citer vu que monsieur le procureur n’en a pas contesté la réalité –, quelqu’un, qui n’a pas été identifié, a pris ces tapis et les a montés sur le toit… où ils ont pris l’eau !

Me Jérôme Triomphe a ironisé : « Quand on a un linge mouillé, on le met sur une corde et on le fait sécher ! » Pas l’imam de la mosquée en construction, qui, lui, a laissé ses fichus tapis sous la pluie le temps qu’un huissier vienne constater que la pluie mouille, ce qu’il a fait… au bout de cinq jours !

D’où un certain nombre de questions qui n’ont pas trouvé de réponses à l’audience et pour cause : pourquoi n’avoir pas fait sécher lesdits tapis ? pourquoi les avoir laissés sous la pluie continue durant tout ce temps ? qu’est-ce qui prouve que ce n’est pas plutôt ce délai qui les a irrémédiablement dégradés si tant est qu’ils aient été ? au fait, combien de tapis faudrait-il rembourser vu que l’huissier n’en a pas consigné le nombre et que, zut de flûte, ils n’ont pas été placés sous scellés et auraient été jetés ? Etc. Sans compter la question subsidiaire, relative à ce qu’on appelle communément l’« effet d’aubaine »…

Minute Mosquée PoitiersAnticipant peut-être ces difficultés, l’imam avait préalablement invoqué un argument définitif : la « souillure morale » qu’il aurait ressentie ! Par ailleurs, une photographie montre un manifestant en train d’uriner. Sur un tapis ? Non, ça, on ne le voit pas. Ben alors ? « Une souillure morale », on vous dit. Et au fait, monsieur le recteur, avec tout le respect qu’on vous doit, quoi c’est-y qu’ils faisaient là, ces tapis ? Z’aviez les autorisations pour tenir culte dans un chantier ?

Les explications qui suivirent furent tellement embrouillées qu’on a compris que non mais oui, c’est-à-dire que formellement, pas tout à fait, mais que le préfet était au courant et que d’ailleurs, monsieur le président, je vous le jure, j’ai toujours entretenu d’excellentes relations avec tous les préfets successifs. Sur ce point-là, on veut bien le croire.

Au chapitre des dégâts (cochez la case dommages et intérêts), l’avocat de la mosquée a bien tenté d’expliquer que toute l’étanchéité du toit était à refaire car elle avait été dégradée par le percement de trous pour accrocher les banderoles, préjudice estimé à 12 295 euros, mais les avocats ont eu vite fait de lui rappeler que cela ne figurait pas dans l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, manière courtoise de lui signifier qu’il ne fallait pas non plus trop pousser mémé dans les orties. Restait une histoire de piques pour dissuader les pigeons de se poser sur le toit qui auraient chu (les piques, pas les pigeons) au sujet de laquelle les avocats de la défense ont eu l’élégance de ne pas demander si on ne prenait pas leurs clients pour des colubridés. »

Extrait d’un long article paru dans Minute n° 2844 daté du 25 octobre 2017