Tag Archives: prisons

La fronde des gardiens de prisons relance le débat sur l’incarcération

29/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après l’agression d’un gardien de prison par un djihadiste à Vendin-le-Viel, 188 établissements pénitentiaires sont secoués par le premier grand mouvement social de l’année. Tandis que les syndicats réclament plus de moyens et de sécurité et que les négociations avec le ministère de la justice s’enlisent, 71% des français estiment que la situation actuelle de blocage est imputable au seul gouvernement.

La surpopulation carcérale tant décriée n’est pas le fruit du hasard.

Christian Jacob, député LR, rappelle sur LCI que le programme de 15 000 places de prison supplémentaires lancé par Nicolas Sarkozy a été arrêté par Hollande, sous la pression des dénonciateurs du « tout-carcéral ». Citons Adeline Hazan (contrôleuse générale des lieux de privation de liberté) : « Plus on créé de places de prison et plus on les remplit » ou encore Christiane Taubira : « le tout-carcéral augmente le nombre de récidives ».

Des pseudo-vérités qui ne sont pas partagées par Xavier Bébin de l’Institut pour la Justice.

Il fait remarquer que le nombre de places de prison en France est inférieur de moitié à la moyenne européenne. 100 000 délinquants condamnés sont en liberté faute de place. Enfin, selon David Thomson, journaliste français ayant fait l’objet de menaces de mort pour avoir enquêté sur les djihadistes français de retour de Syrie, et exilé aux Etats Unis, 50% des détenus terroristes déjà condamnés sont censés sortir de prison d’ici 2020.

eric-zemmour

Éric Zemmour : “La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue”

25/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le gouvernement a décidé de sanctionner par des retenues sur salaire les surveillants de prison qui se sont mis en grève.

Pour Éric Zemmour, les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés ou les profs insultés.

Les prisons françaises sont surpeuplées non parce que la justice est plus sévère, mais parce que la délinquance a explosé et que l’État a refusé de construire des places de prison.

Les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés, les flics rôtis comme des poulets dans leurs voitures, les profs insultés et molestés, les facteurs agressés, les bibliothèques incendiées. La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue.


Prisons : l’embrasement, par Etienne Defay

Présent l’avait annoncé dans sa une du jeudi 12 octobre (voir photo d’illustration). Loin de nous vanter d’un quelconque don de voyance, nous n’avons fait que constater l’indubitable, et annoncer l’inévitable : les agressions à répétition, le manque de moyens et la surpopulation sont autant de facteurs qui ont provoqué l’embrasement.

Depuis le 11 janvier et l’agression des trois surveillants de prison de Vendin-le-Vieil par le détenu radicalisé Christian Ganczarki, la situation est devenue intenable pour les pouvoirs publics.

Demandant plus de moyens en hommes et une revalorisation de leur salaire, les surveillants pénitentiaires durcissent le mouvement et le bras de fer avec les pouvoirs publics reprend de plus belle.

D’après France Bleu qui tente de tenir un décompte précis, 67 établissements pénitentiaires sont encore bloqués au moins partiellement alors que dans le même temps, les trois syndicats (Ufap-Unsa [majoritaire], FO et CGT-Pénitentiaire), claquaient la porte des négociations entraînant la garde des Sceaux dans la tourmente.

Las, la paisible et conciliante Nicole Belloubet ne s’attendait pas à un tel baptême du feu. Inaudible, elle semble peiner à s’imposer dans le débat avec en toile de fond la radicalisation rampante (voir l’article de Guy Rouvrais), la surpopulation carcérale mais surtout l’addition salée laissée par ses prédécesseurs qui n’ont fait que rallonger le décompte de cette bombe à retardement connue de tous.

Car il en est de même de l’immigration massive, de l’insécurité et du communautarisme : depuis vingt ans, les gouvernements jouent à la patate chaude en s’efforçant de retarder l’explosion tout en priant que cela tienne jusqu’à leur départ. Pourtant, les signaux étaient rouge vif. Foin des rapports parlementaires, des sonnettes d’alarmes, des avertissements, des arrêts maladies et des congés… Foin des détenus hilares tournants des clips de rap, consommant de la drogue et se filmant sur les réseaux sociaux. Cela fait près de dix ans que chaque visite dans une prison alerte et effraie quiconque en ressort. Mais rien n’a été fait.

« Nous servons de porte-clefs » déclare, amer, Christopher Dorangeville de la CGT à l’AFP. « Nous n’avons plus le temps d’instaurer une relation avec les détenus. » Regrettant la période du grand banditisme, les surveillants voient finalement leur rôle évoluer en dompteurs de fauves doublés d’éducateurs spécialisés. Deux métiers pour lesquels ils n’ont pas été formés. Deux métiers qui n’ont rien à faire en prison.

Conséquence : les forces de l’ordre ont dû intervenir à Fresnes pour procéder à l’exfiltration de Jawad Bendaoud, le logeur de Daesh, attendu pour son procès. A Borgo en Corse, la prison était tenue par les gendarmes tandis que les syndicats et la direction étaient toujours en négociation. C’est peut-être cela la solution : faire du corps pénitentiaire un corps d’armée, cela se fait en Russie avec une efficacité qui n’est plus à démontrer. La France a besoin d’ordre et les Français croient en leurs forces armées. Quoiqu’il arrive, la machine est grippée et nécessite un redémarrage en règle. Avant qu’il ne soit trop tard.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 25 janvier 2018

Prisons islamisées : vers le blocage total, par Franck Deletraz

Alors que quasiment pas un jour ne s’écoule sans que des agents pénitentiaires soient ici ou là attaqués et blessés par des détenus islamistes depuis le 11 janvier et l’agression de trois surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil par l’islamo-terroriste Ganczarski (Présent du 16 janvier), leurs syndicats réagissent.

Dimanche soir encore, deux surveillants de la prison de Longuenesse ont été sauvagement agressés par un détenu armé d’un pied de table métallique. Gravement blessés, ils ont immédiatement été transférés à l’hôpital. Deux jours auparavant, ce sont deux gardiens de la prison de Borgo, où les détenus ont le droit de circuler librement, qui ont été violemment attaqués et blessés à coups de couteau par un détenu islamiste. Témoin de la scène, un de leurs collègues racontera même sur BFMTV comment l’agresseur leur a porté « des dizaines de coups de couteau » avec la volonté flagrante de les tuer et confiera travailler en permanence avec « la peur au ventre ».

Un sentiment général, rapporté par un autre gardien dans un édifiant reportage récemment publié par Paris Match, sous le titre « Les prisons françaises sous la coupe des islamistes ». En effet, a confié cet agent, « avant, chaque matin, j’avais peur de trouver un gars pendu dans sa cellule », mais maintenant ce que je redoute c’est « qu’on m’égorge, qu’on me décapite, qu’on me plante une lame dans le dos. Au nom de l’islam et de Daesh. Tous les jours, en allant travailler, j’ai cette peur qui me bouffe le ventre ».

Pour un « Guantanamo à la française »

Une situation inadmissible, qui a valu au garde des Sceaux de se faire copieusement huer vendredi à Borgo, et face à laquelle les syndicats exigent du gouvernement une réaction ferme. Or, une fois de plus, la réponse de celui-ci n’a pas été à la hauteur.

Alors que, depuis 2015, le nombre d’islamistes incarcérés a littéralement explosé et que l’on s’attend au retour de centaines de « revenants », pas question un seul instant de créer un « Guantanamo à la française », comme le proposait en 2016 le député LR Georges Fenech. Et encore moins de rétablir la peine de mort pour les terroristes. Pour seule réponse, le ministère a proposé la création de 1 100 emplois de surveillants en quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 », ainsi que de vagues mesures censées améliorer la sécurité des gardiens et un « régime de détention défini » pour les « détenus terroristes et radicalisés ».

Qualifiant ces propositions de « poudre aux yeux », l’Ufap-Unsa, la CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire ont unanimement rejeté samedi ce projet d’accord et ont appelé à un « blocage total » des 188 établissements en France « à partir de 6 heures lundi ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2018

Marine Le Pen soutient totalement le personnel pénitentiaire

23/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
“Je soutiens totalement les revendications et la colère du personnel pénitentiaire”, a déclaré Marine Le Pen dans Les 4 Vérités ce lundi 23 janvier alors que des dizaines de prisons partout en France étaient encore bloquées.

Très clairement, nous avons dans les prisons françaises des condamnés pour terrorisme qui sont des gens qui ont commis des actes de guerre et auxquels on accorde un système carcéral de droit commun. C’est une véritable folie.

Il faut pour ces terroristes ou pour ces radicalisés un droit particulier, une procédure pénale particulière, des juridictions particulières et un système carcéral particulier.

La présidente du FN a donc apporté son soutien total au personnel pénitentiaire :

Le gouvernement continue une politique de laxisme total à l’égard des fondamentalistes islamistes. Il ne prend pas la mesure de la dangerosité de ces personnes. Et ce sont les gardiens de prison qui paient et en réalité l’ensemble des Français qui paient la note.


Xavier Raufer : “Le pire des bazars règne dans les prisons françaises”

18/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La semaine dernière, deux détenus de la prison de Fresnes, condamnés pour des délits de droit commun, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

L’occasion, pour Xavier Raufer, de faire un état des lieux de la Justice française, et plus particulièrement de l’administration pénitentiaire, notamment après les ministères successifs de Rachida Dati et Christiane Taubira.


Le gouvernement doit nous dire le nombre de musulmans dans nos prisons !

Source : Boulevard Voltaire – “Le gouvernement doit nous dire le nombre de musulmans dans nos prisons !”

Il y a quelques jours, une vidéo de l’imam et prédicateur Abdelfattah Rahhaoui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, lors d’un prêche, le chef spirituel s’adressant aux croyants déclare :

« Ils sont venus pour aller voir dans les prisons françaises le taux d’incarcération des musulmans en France… Entre nous, le taux dit – et ils ne sont pas loin de la réalité : 70 % des incarcérés en France sont nos enfants et nos frères et on le sait très bien ! »


Selon l’imam Abdelfattah Rahhaoui, 70% des… par bvoltaire

Voilà des paroles graves mais, d’abord, qui est cet imam de Toulouse ? Il est l’ancien professeur de religion de Souad Merah, sœur du terroriste Mohammed Merah, partie en mai 2014 avec son mari et ses enfants faire le djihad en Syrie.

Même s’il expliquait en français et non en arabe qu’un véritable islam de France devait être enseigné, il prônait, malgré cette marque d’assimilation, une croyance pure et dure. Ainsi, s’exprimant sur l’homosexualité, il la condamnait sans équivoque, comparant même déviance homosexuelle et zoophilie. Dans un autre sermon à la mosquée de Meaux en mai 2015, il affirmait l’obligation des femmes de se voiler :

« Et je le dis à tous ceux qui écoutent, à tous ceux qui regardent : le hijab est une obligation qui ne changera jamais. »

Il expliquait également que la seule religion qui n’ait pas été inventée est l’islam :

« Tout ce qui est christianisme ou judaïsme, comme beaucoup le disent, ce sont des religions qui sont descendues du haut des cieux, c’est faux, c’est faux. Ce sont des religions qui ont été inventées, qui n’ont pas été révélées. La seule religion qui a été, ou qui est, agréée par Allah, c’est l’islam. »

Enfin, il apportait son soutien total à l’association salafiste Sanâbil, qui venait en aide aux détenus musulmans et qui, dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis plusieurs mois, fut dissoute par le ministre de l’Intérieur le 23 novembre 2016.

On le voit, cet homme, par son rigorisme religieux et par ses liens avec l’ex-association qui apportait son aide aux musulmans emprisonnés, connaît parfaitement le monde carcéral. Il paraît donc parfaitement crédible dans ses dires.

Lire la suite

Chaud Prisons Radicalisés

Prisons radicalisées : la panique, par Caroline Parmentier

Ils sont complètement paumés. Après nous avoir dit que c’était ce qu’il y avait de mieux, le gouvernement abandonne son dispositif phare de lutte contre la radicalisation en prison avec ses unités spécialisées qui regroupaient les islamistes dangereux. Au contraire maintenant, total revirement, on va les isoler.

Il faut dire que l’expérimentation menée depuis un an s’est terminée le 4 septembre dernier par la sanglante tentative d’égorgement d’un maton à Osny, l’une des vitrines du programme gouvernemental. Les deux principaux syndicats de surveillants, l’UFAP-UNSA et FO Pénitentiaire, avaient réclamé l’arrêt immédiat des frais à Osny, Fleury-Mérogis, Fresnes et Lille Annœullin où se multiplient les tentatives de mutinerie et de prises d’otages. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, vient d’annoncer qu’il fermait ces cinq unités dédiées. Curieusement, l’effet pervers de ces regroupements de bêtes fauves ne leur avait pas sauté aux yeux.

La réalité c’est que la déradicalisation à grand renfort « de psychologues, de conseillers d’insertion et d’intervenants extérieurs » ne marche absolument pas. Au contraire elle rendait encore plus furieux ces fanatiques qui n’avaient qu’une idée : égorger les kouffars qui voulaient leur faire renier leur folie religieuse.

Au lieu d’expulser dans leur pays d’origine tous les étrangers détenant un titre de séjour qui se rendent coupables de délits ou de crimes (si cela avait été le cas, l’attentat de Nice n’aurait pas eu lieu), tous ceux qui sont en situation irrégulière et tous les étrangers fichés pour leur proximité avec l’islamisme radical et les interdire de territoire, on va garder à nos frais ces centaines de djihadistes comme autant de bombes à retardement. Ils vont désormais être répartis en France et isolés. Facile à gérer pour l’administration pénitentiaire quand la surpopulation carcérale atteint des records.

Précision rassurante : c’est l’effet de masse qui a poussé le garde des Sceaux à changer de méthode. La Chancellerie redoute dans les semaines qui viennent « une déferlante des détenus terroristes » dans les prisons françaises : « En ce moment, les services incarcèrent une demi-douzaine de personnes par semaine ».

Le budget consacré à la sécurisation des prisons est passé de 30 millions en 2016 à 58 millions d’euros en 2017 (contre 17 millions en 2015). Aujourd’hui qu’on les décapite, c’est la tête des surveillants de prison et des policiers qu’il s’agit de sauver.

Caroline Parmentier

Article et dessin parus dans Présent daté du 27 octobre 2016

Prison de Fresnes: les djihadistes isolés pour limiter la radicalisation d'autres détenus

Baisse du nombre de détenus : la conséquence de la politique pénale de Taubira

Source : Le Figaro
En un an, la population carcérale a diminué de 2 % soit 1600 détenus de moins. Pourtant, le niveau de la criminalité atteint des chiffres record. Alexandre Giuglaris analyse ce paradoxe.

Les derniers chiffres de la population carcérale et du milieu ouvert viennent d’être rendus publics par Le Figaro. Et le moins que l’on puisse dire est que leur courbe est clairement orientée à la baisse. En un an, le nombre de détenus diminue de 2 %, soit tout de même 1 600 détenus de moins. C’est un chiffre conséquent. Mais la tendance est là et n’est pas près de s’interrompre. Comment faut-il interpréter ces chiffres ?
Rappelons tout d’abord que les chiffres d’une population carcérale dépendent essentiellement de deux facteurs :
— Le niveau de la criminalité ;
— La politique pénale mise en œuvre.
En général, un niveau de criminalité et/ou une hausse de la criminalité se traduisent logiquement par une hausse des condamnations (en milieu ouvert et fermé). Le niveau de l’insécurité atteint des chiffres record avec plus de 5 millions de crimes et délits dans notre pays selon les chiffres de la chancellerie. À cela s’ajoute une criminalité en hausse, en particulier les cambriolages ou les atteintes physiques à la personne (agressions, coups et blessures…) qui sont les plus marquants pour les victimes et devraient être plus lourdement condamnés.
Cette hausse de la criminalité, couplée à un niveau déjà très élevé de la délinquance dans notre pays devrait conduire à une hausse des condamnations et des incarcérations… Mais nous assistons au phénomène inverse !
Lire la suite

Un rapport parlementaire pointe la force de l'islam radical dans les prisons françaises

Un rapport parlementaire pointe la force de l’islam radical dans les prisons françaises

23/10/2014 – PARIS (NOVOPress)
Un nouvel élément qui permet de montrer la réalité et l’ampleur de l’islamisation de la socité française. Dans un rapport, le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé, pointe la force de l’islam radical dans nos prisons. Comme l’indiquent nos confrères de RMC :

Sur les 40.000 détenus de culture ou de religion musulmane dans les prisons françaises, plusieurs centaines seraient susceptibles d’adhérer à l’islam radical. C’est le constat établi par le député UMP Guillaume Larrivé dans son rapport sur l’islam radical en prison. L’élu ajoute qu’au cours des derniers mois, près de 1.000 Français ou étrangers résidant en France sont partis en Syrie et en Irak, près de 120 sont déjà revenus, et 53 sont déjà incarcérés.

Une situation à laquelle il faut accorder une importance prioritaire car toujours selon Guillaume Larrivé :

Autre urgence notée dans ce rapport: le renforcement du renseignement au sein du milieu carcéral. Actuellement, 13 agents du renseignement sont chargés à plein temps de surveiller les détenus… dans 189 prisons.

>> Pour lire l’article dans son intégralité

Photo : prison de La Santé à Paris. Crédit : Michael C. Berch via Wikipédia (cc).

Sécurité contre liberté : bienvenue dans Mad Max ! Par Jean-Yves Le Gallou

Sécurité contre liberté : bienvenue dans Mad Max ! Par Jean-Yves Le Gallou

 “Méditons ces deux chiffres : avec 65.000 détenus, les prisons débordent mais si elles n’hébergeaient que des Français de souche, 25.000 places suffiraient…”

Ah, le beau match truqué ! À ma gauche, les socialistes, les juges et les ministres de la Justice, gardiens de nos libertés. À ma droite, l’UMP, les policiers et les ministres de l’Intérieur, chevaliers blancs de notre sécurité. Quarante ans que ce spectacle minable occupe les écrans. Et pour quels résultats ? Moins de sécurité, moins de libertés… et pour plus cher !

Lire la suite

La réforme pénale de Taubira, modèle d'aveuglement gauchiste

La réforme pénale de Taubira, modèle d’aveuglement gauchiste

02/09/2013 – 18h10
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Cela fait plus d’un an que Christiane Taubira promet une révolution de la politique pénale, notamment en matière de lutte contre la récidive et de surpopulation carcérale. Déjà en février dernier, une conférence dite de « consensus » composée de sociologues, philosophes, magistrats syndiqués et autres expertologues plus ou moins autoproclamés avait rendu un rapport qui avait ébaudi le Garde des Sceaux. La réforme Taubira devrait reprendre l’essentiel de ce rapport.

Lire la suite

Violeurs tabassés en prison : mythe et réalité

Violeurs tabassés en prison : mythes et réalité

12/03/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Règle tacite d’une prison, « la chasse aux violeurs » entre détenus est une coutume bien souvent fantasmée par les médias. Si elle est effectivement appliquée dans les maisons d’arrêt, cette pratique doit pourtant être relativisée. Un ancien détenu nous éclaire sur ce qu’il se passe réellement derrière les murs.

Lire la suite

Les bateaux-prisons, un marché d'avenir pour Saint-Nazaire ?

Les bateaux-prisons, un marché d’avenir pour Saint-Nazaire ?

07/02/2012 – 16H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Leader des paquebots, le chantier naval de Saint-Nazaire (photo) veut rechercher de nouveaux marchés pour sécuriser son carnet de commandes. La forte augmentation du nombre de détenus ou « retenus », en partie liée à l’immigration illégale, pourrait à terme lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Alain Castaing, qui vient d’être nommé à la tête du chantier naval STX de Saint- Nazaire, a une mission difficile : regarnir le carnet de commande. L’entreprise est leader mondial des paquebots de croisière. Ce marché a assuré pendant des années sa prospérité et celui de ses sous-traitants. Mais les croisiéristes ont réduit leurs investissements et la mésaventure du Costa Concordia (qui n’a pas été construit à Saint-Nazaire) n’est pas de nature à les redynamiser.

La situation n’est pas alarmante dans l’immédiat : trois paquebots sont en construction et deux en commande. Mais pour mieux assurer l’avenir, Alain Castaing a annoncé son intention d’explorer d’autres marchés. La commande de deux navires de commandement pour la Russie est un bon début. Le patron des chantiers affiche son intérêt pour l’éolien offshore. C’est une autre affaire. Les éoliennes ne sont pas du cousu main comme les paquebots. Les concurrents sont nombreux et il est à craindre que la bataille se livre sur les prix plus que sur la technicité.

Le chantier aurait tout intérêt à explorer des marchés totalement neufs où ses compétences de pointe seraient irremplaçables. Le plus prometteur pourrait être celui des bateaux-prisons. Il manque à la France au moins 20.000 places de prison pour loger décemment ses condamnés, et beaucoup plus si toutes les peines prononcées étaient réellement exécutées. Or construire de nouvelles prisons demande beaucoup de temps : comme personne ne veut avoir une prison au bout de son jardin, les riverains multiplient les recours. Les prisons flottantes limiteraient ce problème.

Elles ne sont pas une nouveauté ; « Now a prison ship lies waiting in the bay », dit une vieille ballade irlandaise chantée par les Dubliners. Cependant, elles ont très mauvaise presse, car historiquement ce sont en général des solutions d’urgence utilisées pour faire face à des besoins carcéraux soudains, surtout en temps de guerre. Un grand nombre de pays maritimes y ont eu recours à un moment où à un autre de leur histoire : Grande-Bretagne, États-Unis, Allemagne, Espagne, Canada, Argentine, Chili… Les bateaux utilisés sont souvent des navires militaires réformés, comme le HMS Maidstone où les militants de l’IRA étaient détenus sans jugement dans les années 1970, ou de vieux paquebots transformés. Plus récemment, cependant, on a vu des navires construits expressément pour cet usage comme le HMS Weare au Royaume-Uni, le Vernon C. Bain aux États-Unis ou le Bibby Kalmar aux Pays-Bas.

Les navires de transport carcéral pourraient aussi devenir un jour une solution logique pour les expulsions d’immigrants illégaux, afin de réduire leur coût colossal, évoqué par un rapport de la Cour des comptes en 2009.

Bien entendu, des bateaux prisons modernes feraient appel à beaucoup des techniques mises en œuvre pour les grands paquebots et parfaitement maîtrisées par les chantiers de Saint-Nazaire, notamment pour la sécurité et les transmissions.