Negrescro : la polémique continue

Negresco : la polémique continue

10/07/2012 — 12h10
NICE (NOVOpress) — Si l’est une chose qu’il est difficile de nier, c’est que la polémique engendrée par le dernier clip du groupe de rap haineux Negrescro crée la polémique. Pour preuve, la presse nationale (ainsi que régionale) s’en mêle. Que ce soir la presse papier (Libération, Midi libre, le Parisien, le Figaro), les sites d’information (Dontmiss, Atlantico, Cagnes ma ville, Keek, Culturebox), ou la presse audiovisuelle (TF1, RTL, France Télévisions).

Une belle réussite pour les Identitaires de Nissa Rebela, qui, une nouvelle fois, sont au cœur de l’événement.

Une action qui oblige les élus locaux ou nationaux à prendre position. Dernière exemple, Rudy Salles – député UMP-NC de la 3ème circonscription des Alpes-Maritimes, celle sur laquelle se situe le quartier de l’Ariane, où a été tourné le « fameux » clip de Negrescro. Le député a publié un communiqué de pressé dans lequel il s’insurge contre un « vidéo-clip violent et provocateur », qui répand « un sentiment anti-français ». Pour lui, « ces attitudes inacceptables doivent être condamnées ».

Or, comme le fait remarquer Nissa Rebela, également par un communiqué de presse, « il aura vraiment fallu que notre campagne contre le groupe Negrescro prenne une ampleur considérable (avec des articles dans plusieurs médias régionaux et nationaux, et l’ouverture d’une enquête par la police judiciaire) pour que Rudy Salles se sente obligé d’écrire quelques lignes à propos de ces rappeurs sévissant pourtant sur la circonscription dans laquelle il a été élu. En 2009, il n’avait pas contredit ses collègues de la majorité municipale soutenant le groupe et le maintenant à l’affiche d’un festival alors que Nissa Rebela dénonçait déjà des propos intolérables. »

Des médias fortement ancrés à gauche

Des médias fortement ancrés à gauche

 

Ces derniers jours, des médias ont organisé des scrutins en interne. Les résultats sont révélateurs de l’emprise de la gauche dans le milieu médiatique et de son décalage avec les Français :

MediasGauche

 

A comparer avec les résultats du scrutin d’hier :

E

Michel Janva

[box class=”info”] Source : Le Salon Beige. [/box]

Presse : le grand naufrage des « autorités morales »

Presse : le grand naufrage des « autorités morales »

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] A verser au dossier déjà copieux de la réinformation, l’essai Ils ont acheté la presse, document accablant sur la dérive financière et surtout intellectuelle de journaux dont les directeurs et éditorialistes ne manquent pourtant jamais de s’ériger en « autorités morales ».
Polémia. [/box]

Du « J’accuse » au « J’achète »

« Au final, l’essentiel de la presse d’opposition est passée au fil des ans, sans l’assumer, du rôle de porte-parole des descendants historiques du “J’accuse !” à chambre d’écho des partisans du “J’achète !” En deux mots, la presse de gauche s’est vendue. Au pouvoir étatique d’une part et à des financiers politisés d’autre part, c’est-à-dire finalement aux mêmes, dans la durée. Mais elle n’a pas seulement abdiqué son idéal à cette occasion. Elle a […] voulu présenter ces évolutions comme un succès de sa profession, une garantie d’indépendance, oubliant un peu vite que c’étaient justement les financiers qui venaient de mettre le monde au bord du gouffre ».

La fête aux « dealers d’opinion »

Presse : le grand naufrage des « autorités morales »Décidément, c’est la fête aux « dealers d’opinion » ! Après La Tyrannie médiatique* en 2008, Les Editocrates** en 2009, Les Médias en servitude*** début 2012 et on en oublie sans doute, c’est Benjamin Dormann qui, dans Ils ont acheté la presse****, sonne la charge contre les journaux vendus à un grand capital dont un bon peuple les croit pourtant les plus farouches adversaires.

A travers trois cas emblématiques, ceux du Monde, du Nouvel Observateur et de Libération, l’auteur étudie dans les moindres détails et chiffres à l’appui la déchéance de ces organes. Menacés de naufrage malgré les aides constantes — et considérables : jusqu’à 60 % du chiffre d’affaires selon le rapport Cardoso — prodiguées par les gouvernements successifs, y compris et surtout ceux auxquels ils étaient les plus hostiles selon l’adage Oignez vilain, il vous poindra —, ils ont fini par confier leurs destinées aux barons de la Haute Banque et aux hérauts du super capitalisme le plus cynique.

Les banques Rothschild et Lazard à la tête de « Libération » et du « Monde »

Relatant le 16 avril l’inhumation du grand polémiste, et ancien vice-président du Front national, François Brigneau, le Bulletin de réinformation, diffusé le 16 avril par Radio Courtoisie, pouvait ainsi ironiser : « Les journalistes d’extrême gauche Abel Mestre du Monde et Christophe Forcari de Libération hantaient les allées du cimetière. Il s’agissait, pour ces professionnels sycophantes de vérifier si Jean-Marie Le Pen était là. Car la présence du vieux chef aurait pu fournir l’occasion d’une petite campagne de diabolisation contre sa fille, Marine… De l’au-delà, François Brigneau a dû sourire de cette comédie humaine. Voir deux salariés de la banque Lazard, propriétaire du Monde, et de la banque Rothschild, propriétaire de Libération, obligés de suivre son cercueil, quel succès posthume ! »

On ne saurait mieux résumer l’ambiguïté, voire l’imposture, de ces quotidiens s’efforçant de soutenir leur réputation d’anticonformisme et de défenseurs de l’humanité souffrante alors qu’ils sont en réalités les serviteurs de la finance et des intérêts mondialistes comme on l’a vu encore tout récemment lors de la crise libyenne.

Ces grands pacifistes ont en effet soutenu à grands cris, sous prétexte de défense des droits de l’homme, l’intervention de l’OTAN, bras armé du lobby pétrolier international. Une intervention qui risque de provoquer la « somalisation » de la Libye et a déjà provoqué un indescriptible chaos au Mali où la communauté internationale fait face à « un péril d’une extrême gravité » comme l’a reconnu le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

Presse de gauche et mépris du peuple

Mais comment en sont-ils arrivés là ? Pour Benjamin Dormann, ancien journaliste économique, si la presse de gauche a connu une telle hémorragie de lecteurs que les faillites s’y sont succédé — on rappellera celles du Populaire, du Matin de Claude Perdriel, de L’Evénement du jeudi oudu Globe de Pierre Bergé — c’est en raison de son mépris pour le peuple dont elle se prétend l’interprète mais ne relaie jamais les véritables aspirations. Le credo de Globe, exprimé dès le premier numéro par Bernard-Henri Lévy ne constituait-il pas d’ailleurs une véritable déclaration de guerre au peuple français puisque BHL écrivait sans détours : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux ? »

La « French Kahnnextion »…),

Cette presse a aussi été victime : de ses choix politiques d’abord ainsi qu’en témoigne son admiration hystérique pour le millionnaire cosmopolite Strauss-Kahn (qu’elle tenta par tous les moyens de sauver après sa mésaventure du Sofitel de New York, jusqu’à nier l’évidence avant de rejeter sans gloire le directeur du FMI après que preuve eut été apportée de ses stupres… dont toute la médiaklatura était informée depuis des années) ; mais aussi de son asservissement à la publicité qui « symbolise l’aliénation au système de consommation qu’elle [la presse de gauche] aimerait pouvoir dénoncer »… sans jamais oser le faire.

Emaillé de portraits féroces (ceux de Denis Olivennes, le grand homme du Nouvel Obs’, ou de Matthieu Pigasse, patron de Lazard et nouveau maître du Monde après avoir organisé le rachat de Libération par le banquier Edouard de Rothschild, citoyen israélien depuis août 2010, valent le déplacement), émaillé d’heureuses formules : « La soupe aux sous », la « French Kahnnextion »… Ils ont acheté la presse est à lire par tous ceux qu’intéresse et surtout inquiète la folle dérive médiatique. En sept chapitres et 340 pages avec index, cette étude vient heureusement compléter les publications de la Fondation Polémia.

Florent DUNOIS.

* Disponible au prix de 10 € (15 € franco) à Polémia, 60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 Rueil-Malmaison

** Par M. Chollet, O. Cyran, S. Fontenelle et M. Reymond. Ed. La Découverte/Pocket, octobre 2009, 196 pages, 12,50€. Voir http://www.polemia.com/search.php

*** Par Claude Lorne. Disponible gratuitement sur Internet : http://www.polemia.com/pdf_v2/media-servitudes.pdf ou au prix de 10 € (15 € franco) à Polémia, adresse ci-dessus.

**** Ed. Jean Picollec, 47 rue Auguste Lançon, 75013 Paris. 23 € ou 28 € franco.

[box class=”info”] [/box]

Dominique Venner sur Radio Courtoisie ce 4 avril, 19h30

Dominique Venner sur Radio Courtoisie ce 4 avril, 19h30

Ce soir 4 avril dans son émission le “Libre journal de la résistance française”, Emmanuel Ratier, après le Club de la Presse, aura comme invité en seconde partie (19:30), Dominique Venner, l’historien et directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire, pour son livre “L’imprévu dans l’Histoire”.

Dominique Venner sur Radio Courtoisie ce 4 avril, 19h30

Les “Bobards d’or” retransmis en direct sur Novopress mardi à partir de 20h15

Bobards d'Or 2012 - Le vote est ouvert sur Internet

Novopress assurera en direct la retransmission des Bobards d’Or le mardi 20 mars à partir de 20h15. Organisée par Polémia, cette cérémonie parodique récompensant chaque année les plus gros “bobards” médiatiques, se déroulera mardi 20 mars à Paris dans le 9ème arrondissement. Si vous ne pouvez vous rendre sur place, rendez-vous sur Novopress ce mardi 20 mars !

Les Bobards d’Or seront retransmis en direct dans le lecteur vidéo ci-dessous

Vous souhaitez diffuser la cérémonie sur votre site ou votre blogue ? Recopiez le code ci-dessous

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Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

Ce n’est pas la presse qui est malade, mais ceux qui la font [tribune libre]

09/11/2011 – 19h00
PARIS (NOVObreizh) –
Le 1er janvier 2012, l’édition papier de France-Soir aura vécu ; il ne restera que l’édition numérique avec une trentaine de journalistes. Ainsi disparaîtra le Paris-Soir de Jean Prouvost, rebaptisé France-Soir à la Libération.

Mardi 16 mars 2010

La nouvelle formule de France-Soir est fêtée au champagne (Cristal de Roederer et Ruinart rosé) avec toasts au foie gras et blinis au saumon (150.000 € pour cette réception au Georges, le restaurant parisien du centre Georges Pompidou). Une ambiance de fête quelque peu surréaliste par ces temps de crise de la presse. Aux commandes de cette énième tentative de relance : Alexandre Pugachev, 25 ans, fils du milliardaire russe Sergueï Pugachev.

crise dela presseIl n’y a pas le champagne qui coule à flot. L’argent également : une campagne de publicité à 10 millions d’euros confiée à Publicis, locaux au numéro 100 des Champs Elysées (Loyer à 80.000 euros par mois), embauche d’anciennes stars de la télé (PPDA empoche 10.000 euros par mois pour un mini billet quotidien d’un quart de page ; Laurent Cabrol touche 6.000 euros pour ses prévisions météo et Thierry Roland 2.500 euros pour sa chronique footballistique hebdomadaire). A Gérard Carreyrou le soin de rédiger des éditoriaux sarkozystes, histoire de donner un petit parfum « Pravda » au journal.

Vendredi 14 octobre 2011

Au cours d’une réunion  du comité d’entreprise, la direction annonce l’abandon de l’édition papier et le passage au tout numérique au 1er janvier. La situation se résume en quelques chiffres : « J’ai investi au total, en compte courant, plus de 70 millions d’euros » explique Alexandre Pugachev (Le Figaro Economie, 15/16 octobre 2011). Malgré ces injections de capitaux, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La diffusion « est aujourd’hui stabilisée à 40.000 exemplaires, dont 35.000 ventes au numéro. Or notre objectif était d’atteindre 100.000 exemplaires pour intéresser le marché publicitaire, puis 200.000 exemplaires pour atteindre l’équilibre. C’est irréalisable ». Evidemment on est loin de l’époque où les ventes du quotidien dépassaient le million d’exemplaires (1953-1961). Avec un pic à 2,2 millions d’exemplaires à l’occasion de la mort de Charles de Gaulle. C’était avant l’hégémonie de la télévision.

Depuis l’époque Hersant, Pugachev est le cinquième repreneur. Tous ont échoué. Les explications avancées apparaissent toujours les mêmes : domination de la radio et de la télévision, internet, concurrence déloyale des journaux gratuits, coût excessif de la fabrication de la presse en France à cause du syndicat du Livre CGT, nombre insuffisants de points de vente… Pourtant les ventes du Sun au Royaume-Uni et celles du Bild en Allemagne dépassent allègrement le million d’exemplaires…

Il suffit de feuilleter un exemplaire du Sun et un exemplaire de France-Soir pour comprendre là ou le bât blesse. Seul le premier mérite le qualificatif de « populaire », le second faisant figure de produit vaguement « généraliste ». A coup sûr, en France, il y a bien longtemps qu’on ne sait plus fabriquer des journaux populaires. Question de culture, mais aussi question de savoir-faire journalistique. Tous les jeunes qui sortent des écoles de journalisme rêvent de travailler au Monde…mais pas à France-Soir. Et encore moins dans la rédaction locale d’un quotidien régional type Ouest-France. De toute manière, sauf de rares exceptions, ils n’ont aucune envie de se salir les mains – et de se fatiguer – avec des investigations poussées, des scoops et des scandales. Réécrire des dépêches d’agence ou interroger au téléphone le service de presse de l’Elysée entre d’avantage dans leurs cordes.

Pourtant les recettes du journalisme populaire sont bien connues : faits divers, potins sur la télé (« combien gagne Patrick Sébastien à France 2 ? ») et les pipoles (« DSK fréquentait le Carlton de Lille »), indiscrétions tous azimuts (« qui couche avec qui ? »), « unes » percutantes (« François Hollande va épouser Valérie Trierweiler »), infos pratiques (les bonnes adresses pour les dégriffés, les meilleurs sandwichs de Paris)… Bref, la vraie vie. Mais aussi des sujets pour lesquels le lecteur – banquier de chez Dexia ou vigile de chez Carrefour – n’a pas besoin de se prendre la tête. En résumé, du reposant, de l’amusant, du facile, mais aussi un sujet de conversation pour le bureau.

Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire
Ecole supérieure de journalisme de Lille. Pas vraiment la fibre populaire

Malheureusement, « faire intéressant », c’est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser en presse. Donner envie de lire – donc d’acheter –, identifier les centres d’intérêts des clients et leurs attentes, mettre en musique le vivant, le vécu et l’humain, ça ne s’apprend pas à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Etonner quotidiennement le lecteur ne figure pas au programme de Science-Po.

Faute de journalistes possédant la fibre populaire, il est impossible aujourd’hui, en France, de lancer un quotidien populaire. Pierre Lazareff (France-Soir)  et Alain Ayache (Le Meilleur) n’ont pas de successeurs. C’est ce qu’Alexandre Pugachev ne savait pas ; il a dépensé 70 millions d’euros pour l’apprendre.

Remercions le tout de même d’avoir donné du travail à 123 personnes, dont 75 journalistes – notons au passage qu’ils sont 700 au Bild  et 260 au Sun -, pendant près de deux ans. Mais après le 1er janvier, ils seront 89 à retourner chez « Paul Emploi ».

[box class=”info”]Crédits photo : Conrad Poirier licence CC ; Jean-Louis Swiners licence CC ; Velvet licence CC [/box]

 

Liberté de la Presse : Thierry Normand dénonce le deux poids, deux mesures

Liberté de la Presse : Thierry Normand dénonce le deux poids, deux mesures

08/11/11 – 20h00
PARIS (via Info Bordeaux) –
Dans un excellent article à paraitre demain dans l’hebdomadaire Minute, le journaliste Thierry Normand dénonce le bal médiatique qui entoure depuis plusieurs jours l’incendie des locaux de Charlie-Hebdo.

Le journal satirique Minute a été victime d’une quinzaine d’attentats depuis sa fondation en 1962, sans que cela n’émeuve outre mesure le landerneau politico-médiatique. Selon que vous serez de droite, ou de gauche…

Rappelez- vous: 2 décembre 1963. « Minute » existe depuis un peu plus d’un an. Un incendie criminel dévaste ses locaux. Il faudra attendre dix-sept ans pour apprendre que l’opération a été montée par les services secrets. Motif: « Minute » détiendrait des documents relevant de la défense nationale. 30 juin 1968. Une bombe de forte puissance explose au domicile du co-fondateur de « Minute », Jean-François Devay. Auteurs présumés: les barbouzes. La violence va monter en intensité. Le 14 mai 1971, attaque contre les nouveaux locaux de « Minute », rue Marceau à Paris. Un commando glisse une bombe dans le soupirail menant aux soutes à mazout et jette deux cocktails Molotov contre la porte d’entrée du journal. L’attentat est revendiqué par un mouvement gauchiste, « Nouvelle résistance populaire ». « Le Nouvel Obs » lui ouvre ses colonnes pour qu’il justifie son acte. 15 juin 1972. Un éboueur […]

[box class=”info”] La suite de l’article est dans Minute du 9 novembre, en kiosque ou sur Internet. [/box]

ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage

ParuVendu : les 68 salariés de l’imprimerie d’Iffendic (35) au chômage


05/11/2011 – 12h30
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) — « Jetés comme des Kleenex ! » L’amertume est grande chez les 68 salariés de l’imprimerie Hebdoprint, basée à Iffendic en Ille-et-Vilaine (35), qui ont appris hier la mise en liquidation judiciaire du pôle de presse gratuite du Groupe Hersant Média (GHM). Dans deux semaines, 1 650 salariés seront licenciés.

Le Tribunal de commerce de Lyon a assorti sa décision d’une poursuite d’activité durant quinze jours, le temps de mettre en œuvre le plan social, le plus important depuis celui intervenu dans l’industrie automobile l’an passé. Les 1 150 employés de la Comareg, l’éditeur, et les 500 d’Hebdoprint, l’imprimeur, vont pouvoir s’inscrire à Pôle emploi.

Dépassé par leboncoin.fr et autres seloger.com, ParuVendu « ne répondait plus aux défis technologiques actuels » selon l’administratrice judiciaire Laurence Lessertois. La crise économique, qui a réduit les investissements publicitaires, a fait le reste. Hersant Média, qui contrôle actuellement quelque 27 titres de presse, sept stations de radio et deux chaînes de télévision locales, serait endetté à hauteur de 200 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires du groupe était passé de 348 millions d’euros en 2008 à 227 millions en 2010. En 2009, l’entreprise avait enregistré une perte nette de 30,9 millions d’euros, et les résultats de 2010 ne devraient pas être meilleurs. Hebdoprint imprimait  chaque semaine à Iffendic 1,7 million d’exemplaires de ParuVendu.

De nombreux salariés travaillaient depuis plus de vingt ans dans l’entreprise. Quinquagénaires, ayant appris leur travail sur le tas, n’ayant aucune autre expérience professionnelle, ils s’interrogent aujourd’hui sur leur avenir. Qui s’annonce plutôt sombre.

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

06/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) —
Une nouvelle fois, le Daily Mail, que les journalistes de notre pays considèrent avec mépris comme une exemple de la « presse de caniveau anglaise » donne des leçons de professionnalisme à ses confrères français en rendant compte de la réalité quotidienne que vivent les Anglais ordinaires.

Dans cet article, la journaliste Emily Allen décrit le martyre d’une jeune fille de 16 ans entre les mains d’un gang de barbares.

Il suffit de lire le texte et de voir les photos des condamnés pour comprendre que jamais une information comparable ferait surface dans un de ces journaux français si « respectables ».

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour “achat d’opinion”

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour "achat d'opinion"

06/09/2011 – 12h15
VIENNE (NOVOpress) — L’ouverture par le ministère public d’une enquête contre un chancelier et un secrétaire d’État est sans précédent dans la Seconde République autrichienne. Comme indiqué par les médias régionaux autrichiens et la chaine nationale ORF dans l’émission ZIB, Werner Faymann et Josef Mayer (tous deux du SPÖ) sont dans le collimateur du procureur de Vienne. Ils sont soupçonnés d’avoir, dans leurs anciennes fonctions de ministre des infrastructures et de chef de cabinet de ce ministère, commandité des publicités via les entreprises publiques ÖBB (Chemins de fer autrichiens) et ASFINAG (autoroutes) pour publication dans les journaux populaires, et d’en avoir également influencé le contenu. Ils bénéficient toutefois de la présomption d’innocence.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky salue le lancement des enquêtes qui ont été réalisées suite à ses révélations. « Il s’agit ici, comme souvent, de gaspillage de l’argent des contribuables par les politiciens du parti au logo rouge, mais aussi – ce qui est beaucoup plus grave – une menace pour notre démocratie. Il s’agit de rien moins que cela lorsque des représentants du gouvernement utilisent l’argent de tous les contribuables pour influencer les rédactions des journaux avec des millions d’euros d’argent publicitaire et se payer ainsi une couverture médiatique politiquement orientée », a déclaré M. Vilimsky. C’est un achat d’opinion de la pire espèce, et certains parleraient même de corruption, a déclaré le Secrétaire général du FPÖ.

Faymann, commanditaire de publicité pour la Kronen Zeitung

Dans cette affaire de publicité, M. Faymann semble avoir agi quasiment comme commanditaire de publicité (Anzeigekeiler) pour le journal Kronen Zeitung, et Ostermayer comme son acolyte. Les ex-directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG ont décrit les incidents scandaleux au Kurier de la façon suivante : « Il se trouve qu’Ostermayer a appelé et exercé une énorme pression » La manière de faire semble avoir été extrêmement abrupte : « On nous a appelés, et on nous a envoyé la facture. » Ainsi, la Kronen Zeitung, un vendredi sur deux, aurait bénéficié d’une recette publicitaire de 30 000 €. Vilimsky espère maintenant qu’une enquête minutieuse soit menée par les autorités compétentes : « Comme je l’ai moi-même appris des médias, il y a des gens impliqués qui sont prêts à dire ce qu’ils en savent. »

Les journaux tenus par les dirigeants

MM. Faymann et Ostermayer, selon l’ORF rejettent ces allégations, mais sont cependant le dos au mur. Déjà, les déclarations des directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG au Kurier étaient trop précises pour être ignorées. Évidemment, les journaux Heute, Österreich et Kronen Zeitung ne parlent pas de ce scandale. Ils reçoivent de l’équipe gouvernementale actuelle la plupart des annonces, et sont donc tenus comme des marionnettes en laisse par les partis rouge et noir (SPÖ, socialiste, et ÖVP, chrétien-démocrate), selon le principe “c’est celui qui paie qui dicte quoi faire”.

Dans le quotidien gratuit Heute, par exemple, les publicités payées par le contribuable représentent près de 30% de l’ensemble des recettes, selon les calculs de l’Association des Éditeurs de Journaux Autrichiens (Verband Österreichischer Zeitungsherausgeber : VÖZ). Les deux directeurs de ce journal, Eva Dichand et Wolfgang Jansky (ancien directeur de cabinet de Werner Faymann à l’Office municipal de la construction bureau résidentielle de la Ville de Vienne), sont cajolés non seulement par le gouvernement fédéral aussi et surtout par la ville de Vienne. L’actuel adjoint au sport Christian Oxonitsch par exemple a acheté avec de l’argent public huit pleines pages où figuraient de grands portraits de lui. Qui dit mieux ?

[box]Photo en une : Josef Ostermayer, Werner Faymann et Hans Niessl le 17 mai 2010. Crédit : service de presse du SPÖ (Flickr) – CC BY-ND 2.0[/box]

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

Massacre en Norvège : les journalistes français se prennent pour des procureurs

30/07/2011 12h15
Paris (NOVopress) – Vous êtes “de souche”, blond, aux yeux bleus, vous avez le profil du gendre idéal, qui ne se fait pas remarquer ? Méfiez-vous, vous avez le profil d’un tueur en série, capable de massacrer seul des dizaines de personnes. Vous pensez que ces raccourcis grotesques ne peuvent être utilisés par des journalistes pour expliquer le massacre commis par Anders Behring Breivik. Détrompez-vous, ce sont des éléments avancés par le Figaro pour décrire le tueur norvégien. Ici et . Preuve manifeste d’une essentialisation du crime. Alors que ces mêmes journalistes ne cessent de proclamer qu’il ne faut pas établir de corrélation entre immigration et insécurité… À croire que certains sont plus criminels que d’autres.

Autre preuve flagrante d’un mauvais travail de police réalisé par les journalistes français, la volonté de montrer qu’Anders Behring Breivik était un militant néo-nazi. Bien entendu, pour établir un syllogisme fallacieux et des amalgames honteux entre néo-nazisme et critique de l’islamisation de l’Europe. Nous ne reviendrons pas sur les éléments apportés sur Novopress quant au fait qu’Anders Behring Breivik était partisan d’Israël et hostile au nazisme, un peu bizarre donc pour un néo-nazi. Non, comme pour le site droite(s) extrême(s), Anders Behring Breivik, tel un “loup solitaire”, se serait inspiré du livre manifeste de suprématistes blancs américains : les Carnets de Turner. Or, d’une part, rien, dans son manifeste, Anders Behring Breivik ne montre qu’il est suprématiste. Mais surtout, comme l’ont révélé plusieurs articles de la presse… étrangère, Anders Behring Breivik a plutôt repris de larges extraits du terroriste anti-techniciste Ted Kaczynski, alias Unabomber. Donc, rien de néo-nazi. Mais peut-on demander de l’objectivité à des journalistes auxilliaires de basse police ?

Et à ces opérations de basse polices s’ajoute bien entendu une chasse aux sorcières dont les derniers exemples les plus caricaturaux en date sont François Munier qui affirme : “En ce sens, il est grand temps que le gouvernement français réagisse plus vigoureusement contre les discours développés par les groupes d’extrême droite sur la Toile. Il est grand temps que le gouvernement prenne conscience des dangers que comporte le discours islamophobe et qu’il interdise des meetings semblables aux Assises contre l’islamisation de l’Europe tenues à Paris en décembre dernier.” Ou Patrick Lozés, tout aussi ridicule, qui ose prétendre : “Ils sont bien nombreux, ces propagateurs de haine, ces apprentis-sorciers promoteurs d’apéros racistes qui font mine de ne pas voir le feu qu’ils allument. Désormais, nous ne pourrons plus dire ‘je ne savais pas’”.

Une photo libre de droits que Reuters crédite
Une photo libre de droits que Reuters crédite

À noter que certaines agences de presse ne manquent pas de culot, vu qu’elles ont osé établir des droits sur des photos d’Anders Berhing Breivik. Photos disponibles gratuitement sur son manifeste disponible en ligne et que Novopress avait proposé à ses lecteurs… La preuve en images ci-contre et ci-dessous.

Une photo libre de droits que l'AFP crédite
Une photo libre de droits que l'AFP crédite

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de “Metro”

Trust médiatique : TF1 prend le contrôle de Metro

29/07/11  21h00
PARIS (NOVOpress)
– Le groupe de médias français TF1 (appartenant à Bouygues) a annoncé qu’il contrôlait désormais en totalité le journal gratuit Metro France, grâce à l’acquisition des 65,7% du capital du quotidien qui n’appartenaient pas encore à TF1.

“Après avis favorable des instances représentatives du personnel concernées, le groupe TF1 annonce avoir finalisé ce jour l’acquisition des 65,7% du capital de Metro France détenus par Metro International, ce qui porte à 100% la participation de TF1”, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Cette nouvelle concentration médiatique est loin d’être négligeable, car Metro, premier journal gratuit distribué en France en 2002, est aujourd’hui le 2ème journal d’information du pays avec plus de 2,4 millions de lecteurs quotidiens et une diffusion moyenne de 760 000 exemplaires dans les 15 plus grandes villes de France.

Pas forcément une très bonne nouvelle pour la pluralité et la liberté de l’information en France…

Nouveau déficit record pour le quotidien communiste “l’Humanité”

Nouveau déficit record pour le quotidien communiste l’Humanité

18/07/11 – 09h15
PARIS (NOVOpress)
« L’Humanité » a enregistré un déficit de 1,9 millions d’euros en 2010. Ce nouveau déficit du quotidien communiste représente une « inquiétante dégradation » de la situation économique de quotidien selon le président du directoire de la société nouvelle de journal et directeur de publication, M. Patrick Le Hyaric.

Cette perte abyssale est essentiellement due à la faiblesse de la diffusion et des recettes afférentes, inférieures de 750 00 euros aux prévisions. Pourtant largement subventionné par le pouvoir via les annonceurs institutionnels, le quotidien communiste observe également une diminution de ses recettes publicitaires de près de 500 000 euros. Enfin, la « fête » de l’humanité ne semble désormais plus aussi « populaire » que par le passé puisque celle-ci s’est révélée en 2010 déficitaire de 250 000 euros.

Malgré la réduction de sa pagination et la suppression de l’édition du samedi, « L’Humanité » se retrouve donc une nouvelle fois au bord du gouffre. Les oboles de l’État et du capital viendront-elles une nouvelle fois sauver le journal communiste ?