La liberté de la presse menacée par Nicole Belloubet ?

En lutte contre les propos haineux et diffamatoires sur internet, le gouvernement va-t-il s’attaquer à l’une des lois les plus fondamentales de notre démocratie ?

C’est un bouleversement majeur qui pourrait mettre en péril le métier de la presse. Sous couvert de lutte contre les injures et les diffamation, Nicole Belloubet émet l’idée, dans les colonnes du JDD, de réformer la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. « La difficulté majeure pour apporter une réponse à ces actes inacceptables est qu’ils s’inscrivent dans la loi de 1881. Des voix s’élèvent, d’associations, de magistrats, disant qu’il faut sortir l’injure et la diffamation de cette loi, pour aller vers le droit pénal commun. Ainsi la réponse s’accélérerait par exemple pour juger en comparution immédiate les auteurs récidivistes d’injures ou de diffamation. »

La ministre de la Justice a demandé l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et va constituer un groupe de travail composé de parlementaires, de magistrats ou d’avocats qui devrait rendre son rapport à l’automne 2019.

Une loi fondamentale pour les libertés publiques

La loi du 29 juillet 1881 est une loi fondamentale pour les libertés publiques en France. La règle est la liberté, l’exception est la restriction de la liberté. Elle garantit la liberté de la presse et protège les journalistes. C’est un droit particulier et non codifié, contrairement au reste de la législation qui définit ce qu’on a le droit de faire et ce qui est interdit. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing. En échange de cette grande protection, le législateur rappelle la limite à ne pas dépasser : le respect d’autrui et l’ordre public. En somme, être déontologique.

Les règles de procédure en matière de diffamation sont très complexes. Sur Russia Today, Alexandre Humbert Dupalais, avocat spécialiste du droit de la presse, s’inquiète des comparutions immédiates invoquées par le ministre. « Si demain on peut se retrouver au pénal et être condamné pour avoir émis une opinion sur un sujet qui fait débat, c’est une atteinte évidente à la liberté d’opinion et de la presse. » Charlie Hebdopourrait-il de nouveau publier des caricatures de Mahomet ? Pas certain, selon Jean Ernice, rédacteur pour le site Paris Vox, « les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo seraient jugées sous un angle pénal et pas de la presse comme à l’époque ».

Les médias alternatifs dans le viseur ?

Est-ce une réforme inévitable pour un univers médiatique en pleine mutation ? Comme le note Me Dupalais, « la loi 1881 a toujours su s’adapter aux nouveaux médias (télévision, internet…) et il n’y a pas de raison qu’une évolution technique nous fasse régresser sur les libertés publiques ». De son côté, Jean Ernice s’inquiète de la « multiplication des lois ». Les médias alternatifs sont dans l’œil du cyclone et pourrait être principalement visés. « On nous pointe pour des fake news, mais n’est-ce pas les médias institutionnels et subventionnés qui ont annoncé la mort de Martin Bouygues ? », s’interroge-t-il. Avec la menace qui plane sur la protection des sources, « les sujets tendus seront forcément cadenassés. On ne va pas vers plus de connaissance. La devise du gouvernement, c’est : Que la vérité officielle triomphe ».

« Toute attaque contre la presse est une attaque pour les médias alternatifs. » Alors, contre Belloubet et les aparatchiks du gouvernement, soutenez la presse alternative comme Présent ou Paris Vox.

Article paru dans Présent daté du 19 juin 2019

Génération identitaire poursuivi en justice et par les médias

Génération identitaire, groupe politique attaché à la défense de la civilisation européenne, ses valeurs, la diversité de ses racines, ses coutumes et ses traditions, toutes choses qui eussent parues normales à n’importe quel Grec ancien, est poursuivi en justice à travers trois de ses membres. Rappel des faits et analyse des réactions médiatiques.

Défenseur d’opinions politiques plutôt partagées en France et en Europe, par les peuples plus que par les « élites » autoproclamées, comme le constat d’une islamisation en cours du continent européen par le biais de politiques migratoires volontaires ou la complicité d’ONG et d’organisations politiques de gauche radicale avec les passeurs de migrants, Génération identitaire est régulièrement attaquée en justice, comme pour l’occupation pacifique du toit d’une mosquée en construction de Poitiers. Des actions toujours non violentes et présentant fort peu de troubles à l’ordre public, contrairement à celles menées par une ultra gauche dont les auteurs, impunis, courent toujours, que l’on pense aux émeutes urbaines de fin 2018 ou début 2019, ou au saccage de l’ISSEP Lyon.

Les faits

L’OJIM avait étudié les réactions médiatiques à l’époque : voir ici ou encore ici.

Le 21 avril 2018, une centaine de militants très organisés de Génération Identitaire, avec l’appui de deux hélicoptères loués, s’installaient au col de L’Echelle dans les Alpes, puis se déployaient pour une mission de « contrôle des frontières » afin de démontrer qu’il est possible d’empêcher le franchissement incontrôlé par des migrants clandestins venus d’Italie, souvent guidés par des européens complices. Trois de ses membres seront jugés le 11 juillet 2019 à Gap. L’objectif est clairement de tendre à la dissolution de ce mouvement politique, suivant la ligne fixée par le président de la République lors du dernier dîner du CRIF, ligne ayant déjà conduit à la dissolution du Bastion social. La droite dite radicale serait ainsi la principale menace pesant sur la France.

Factuellement, les militants de Génération Identitaire n’ont provoqué ni violence ni dérapage, la seule victime de cette affaire étant l’un de ses portes paroles, licencié de son entreprise du fait de ses opinions. Ce licenciement comme ce procès posent question : un délit d’opinion politique est-il en vigueur dans l’hexagone ?

De quoi les militants de Génération identitaire sont-ils accusés ? Officiellement ? Pas d’avoir des opinions politiques, pas plus d’être allé en randonnée dans les Alpes. Non, ils sont accusés « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». Il fallait bien trouver quelque chose. Ce n’est pas anodin : les accusés risquent un an de prison, 15 000 euros d’amende à titre individuel ; l’association risquant elle 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdictions de toutes sortes. Chacun jugera de la politisation ou non de la justice en France. Ces faits étant rappelés, voyons comment les médias ont réagi.

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Bernard de la Villardière accuse la presse d’être soumise à l’idéologie multiculturaliste

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Interviewé par le magazine Society, le journaliste a jeté le politiquement correct aux orties en revenant sur son agression par des islamo- racailles lors d’un tournage d’une émission.

Son Dossier Tabou était alors consacré à l’islam en banlieue. Il accuse la presse d’être soumise à “l’idéologie multiculturaliste à la con des bobos de merde“.

Bernard de la Villardière ajoute que l’hebdomadaire L’Express est devenu un journal bobo con, le définissant comme suit : “Tout va bien dans le meilleur des mondes, c’était sympa dans les années 70, mais là c’est juste con“.


La presse de gauche n’aime pas les Gaulois et l’identité nationale

06/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Pour la presse de gauche, le discours du FN imprègne la campagne pour la primaire de la droite.

L’Humanité dénonce ainsi l’utilisation du thème de l’identité nationale: «A droite, Marianne (est) défigurée (par les) Républicains», accuse le journal, en évoquant leur «vilaine manie d’aller manger dans la gamelle de l’extrême droite». Un propos semblable à celui qu’on retrouve dans Libération, qui a convié une vingtaine d’historiens à investir ses colonnes, à l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire à Blois, et qui estime que «refaire l’histoire (est une) idée fixe de la droite». Pour Libération, «des Gaulois aux programmes scolaires, l’utilisation d’un passé mythifié et revisité à des fins politiques» serait devenue «un outil de campagne» du parti Les Républicains – allusion à la sortie de Nicolas Sarkozy, qu’on retrouve à la Une, dessiné par Mathieu Sapin, sous les traits d’Astérix, en compagnie du polémiste Eric Zemmour, alias Idéfix.

Pour l’Opinion, l’ex-président/Astérix s’apprête à boire la potion magique du druide Panoramix dans le dessin de Kak. D’après le journal, Nicolas Sarkozy, en quête d’un «second souffle», chercherait à montrer qu’il «continue de mobiliser le peuple de droite sur le terrain».


La presse se déchaîne sur Michel Onfray

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)

En novembre 2015 le philosophe avait fermé son compte Twitter en déclarant : « commenter les commentaires, ça ne m’intéresse pas ». Pour la sortie de son nouveau livre Penser l’islam disponible dès demain, la presse a quasiment unanimement critiqué l’hédoniste dont la figure d’homme de gauche est de plus en plus remise en question. Daniel Lindenberg lui reproche dans le point d’utiliser la victimisation comme stratégie de valorisation, Le Figaro le juge « pétri de contradictions » et Challenge pousse la déraison en osant la comparaison avec Cyril Hanouna. Michel Onfray qui s’était offert jusqu’alors une diète médiatique doit s’attendre à une promo difficile. Décidément certains sujets semblent vraiment inabordables.

FN en tête aux élections : quand la presse régionale se lâche

Source : OJIM
Si la plupart des titres de la presse quotidienne régionale (pqr) se sont contentés d’évoquer de manière plus ou moins neutre les résultats du premier tour des régionales, certains sont néanmoins montés sur leurs grands chevaux et semblent avoir perdu leurs nerfs.

Au lendemain du vote, le mot « choc » était ainsi sans conteste le plus utilisé, qu’il s’agisse de la couverture du Bien Public comme de Libération Champagne, par exemple. On notera par ailleurs, sur le plan des titres nationaux, que le titre « Le choc » aura été employé à la fois par Le Figaro et… L’Humanité. Et on notera enfin que c’est ce mot qui revient régulièrement depuis les élections européennes de 1984 et les 10,95 % de Jean-Marie Le Pen…

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Fleur Pellerin : Minute lui dédie le droit de la presse pour la nulle

11/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Fleur Pellerin avait annoncé qu’elle souhaitait voir l’Etat verser des aides publiques à un nombre plus important de journaux tout en excluant des titres comme Valeurs actuelles ou Minute. Comment justifier une telle discrimination ? Pour la ministre de la Culture, il n’était pas question de soutenir un journal ayant été condamné pour racisme, incitation à la haine raciale ou à la violence lors des cinq dernières années.

Le ministère de la Culture a donc publié son fameux décret le week-end dernier. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir Minute qui titre “Aides à la presse, cette gourde s’est trompée dans son décret. Allez Fleur, envoie l’oseille !”.


 

Fleur Pellerin veut aider Charlie Hebdo mais priver Valeurs actuelles et Minute des aides à la presse

05/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Fleur Pellerin aimerait profiter de sa réforme des aides à la presse pour filtrer les titres qui pourront toucher les subsides de l’Etat. Si la ministre de la Culture compte aider Charlie Hebdo ou Le Monde diplomatique, elle aimerait bien – en revanche – couper les vivres à des journaux tels que Minute ou Valeurs actuelles.

Quelle est l’astuce ? Pour Fleur Pellerin, cette réforme serait “mise en œuvre avec une condition qui est l’absence de condamnation pénale pour incitation à la haine raciale” (sic)…


Le scandale des subventions aux médias (de propagande)

29/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)

Télévision, radio, presse… Vous ne supportez plus la propagande progressiste et immigrationniste des médias du système ? Eh bien, sachez que vous devez payer très cher pour l’entretien de ces « troupes d’occupation mentale », selon l’expression de Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia.

L’audiovisuel public reçoit environ 3,8 milliards d’euros de taxe et d’aides publiques
Soit 85 % de son budget. Pour l’essentiel, il s’agit de la redevance audiovisuelle, taxe qui a rapporté 3,5 milliards en 2014. À cela s’ajoutent 292 millions de subventions en 2014, en compensation de l’arrêt de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.
2/3 de la redevance financent France Télévisions (10 000 salariés), un cinquième Radio France (4 600), le reste la chaîne Arte, France Médias Monde et l’INA.

La presse écrite en 2014 a reçu près d’un milliard d’aides publiques identifiées dans le budget de l’État
Les aides budgétaires à la presse représentent 282 millions d’euros en 2014, et 123 M€ pour l’Agence France-Presse.

Alors que quelques groupes privés possèdent la plupart des titres, plus de 200 d’entre eux sont subventionnés.
Le Figaro arrive en tête des bénéficiaires, avec 15 M€. Libération et l’Humanité touchent respectivement 8 et 6 M€. Même le journal de Mickey touche 385 000 €…

D’autres aides s’ajoutent :
— Fiscales : taux de TVA de 2,1 % sur les ventes, dépense évaluée par l’État à 165 M€.
— Sociales : par exemple, les journalistes bénéficient d’une déduction de 7 650 € par an de leurs revenus imposables.
— Postales : 150 millions d’euros ont été versés, en 2014 à la Poste pour la distribution de la presse.
Le but de ces aides est de soutenir le développement, la modernisation et le pluralisme de la presse.

Est-il atteint ?
Les résultats sont plus que médiocres. Non seulement le public boude cette presse, mais les libertés reculent.
L’édition 2014 du classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières indique que la France n’est que 39e…

Crédit photo : zoetnet via Flickr (CC) = newspaper kiosk in Paris, France (detail)

Les Français sont hostiles à l’immigration massive ? La faute aux médias !

Source : OJIM
Alain Duhamel aime à donner son avis. Il est même payé pour cela, notamment dans le cadre de l’émission On refait le monde, animée tous les soirs de la semaine sur RTL, par Marc-Olivier Fogiel.

Ainsi, le 31 août dernier, a-t-il livré aux auditeurs une analyse assez particulière sur les relations entre les Français et les immigrés :

Les Français dans leur majorité sont non seulement hostiles aux immigrés, mais exaspérés de tout ce qui peut être fait pour eux (…) Si les Français réagissent comme ça, moi je crois que c’est parce que l’image que la presse, la télévision et les chaînes d’information continue, donnent de l’immigration en France est systématiquement négative.

Et de continuer en comparant la presse française à la presse allemande, laquelle se serait lancée dans une grande campagne en faveur de l’accueil des immigrés clandestins. « Si la presse et les télévisions sont tellement différentes d’un pays à l’autre, ça explique aussi une partie du comportement et des réactions des Français ».

[Note de NOVOpress :
À noter que la comparaison est surtout révélatrice de la soumission des médias aux politiques de chaque pays, l’Allemagne étant très favorable à une immigration de masse qui lui permettrait, selon elle, de pallier à son déficit démographique et à son manque de main-d’œuvre bon marché. C’est pour cela que l’Allemagne se montre si « généreuse » avec les « migrants » et pousse les autres pays à en faire de même. Les médias allemands ne sont que le reflet de ce choix politique et économique.]

À se demander si Duhamel les lit, les écoute ou les regarde, ces médias… Car entre les émissions complaisantes de France Culture sur le sujet, le traitement de l’affaire Ménard sur les statistiques ethniques, les manipulations de L’Express, ou le traitement général de l’installation de milliers d’immigrés à Calais, force est de constater que les analyses d’Alain Duhamel sont décidément… à côté de la plaque.

Source : RTL. Crédit photo : ΛΦΠ via Wikipédia (cc)

La presse en France : encore plus de subventions, mais toujours moins de liberté !

La presse en France : encore plus de subventions, mais toujours moins de liberté !

30/01/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Une des conséquences de l’attentat subi par l’hebdomadaire Charlie Hebdo aura été d’avoir fortement accru son tirage, au moins pour le numéro du 14 janvier. Avec 7 millions d’exemplaires vendus, il a gagné plusieurs millions d’euros.

Pourtant, Fleur Pellerin a annoncé vouloir subventionner encore plus la presse !
Ce qui est curieux, car jusqu’à peu, même sans ressources publicitaires, Charlie Hebdo refusait toute aide publique pour pouvoir conserver son indépendance. Néanmoins, il y a quelques jours, la ministre de la Culture a promis d’élargir le système des aides à la presse afin d’en faire bénéficier les hebdomadaires et les mensuels.

Le système de subventions distribue déjà 2 milliards d’euros !
Mais il ne concerne que la presse quotidienne, que le public boude de plus en plus. Le citoyen paye, quoi qu’il fasse, pour des journaux dont il ne partage ni l’orientation politique, ni le style. Pourtant, la qualité ne semble pas vraiment au rendez‑vous.
L’argument employé ici par la ministre est celui du « soutien au pluralisme de la presse ».

Mais ce pluralisme, donc, la liberté de la presse, est‑il vraiment pleinement assuré, en France ?
Pas vraiment. Selon l’édition 2014 du classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières, qui compare la liberté et la qualité de la presse dans le monde, la France n’est que 39e…

Le pays des droits de l’homme, du vivre‑ensemble où tout le monde est Charlie est derrière la Suisse ou la Pologne, mais aussi la Jamaïque ou la Namibie… Et la France perd des places dans ce classement.

Une place médiocre pour un pays dont les dirigeants se vantent de ses principes de liberté
En réalité, on constate l’avalanche de lois qui restreignent tous les jours un peu plus la liberté d’expression. Et cela est renforcé depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, avec le contrôle accru d’Internet.

Tout se passe en pratique comme si les subventions jouaient le rôle de déterminer quel journal peut vivre ou non, à l’abri des contraintes de marché. Cette situation où le gouvernement achète la presse en échange de ses attaques contre les libertés n’est guère favorable à un réel pluralisme.

Crédit photo : Raphaël V., via Flickr, (cc).

Bordeaux : La presse locale se déchaine contre la Manif pour tous

Bordeaux : La presse locale se déchaine contre la Manif pour tous

04/10/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage » dit le dicton populaire. Pour discréditer un mouvement ou une personne, la gauche a toujours pratiqué la diabolisation ou la « reductio ad hitlerum ». Il ne s’agit pas de débattre avec des arguments de fonds, mais de disqualifier l’adversaire. Que des groupuscules d’extrême-gauche utilisent de telles méthodes ne surprend pas, mais quand il s’agit de la presse financée en grande partie par le contribuable, c’est plus surprenant.

Il faut dire que la couverture médiatique de ces derniers jours est particulièrement caricaturale. Que ce soit le Sud-Ouest, Rue89 ou radio France, c’est toujours la même méthode. Tenter de faire croire au grand public que la manif pour tous est un rassemblement d’extrême-droite, alors qu’il s’agit d’un public familial, composé en grande partie de personnes politiquement proche du centre ou de la droite (on rappellera qu’Édouard du Parc, l’ancien responsable, a rejoint l’UMP et non pas le Front national).

Pour le Sud-Ouest, c’est la journaliste Stella Dubourg qui ouvre le bal avec un article intitulé « Bordeaux, bastion de la famille traditionnelle ? ». Celle-ci ne prend pas la peine d’interroger un responsable de la Manif pour tous, mais interviewe le « spécialiste » Matthieu Rouveyre, par ailleurs conseiller municipal socialiste, homosexuel revendiqué, et ancien président de la Lesbian and Gay Pride. Autant dire un homme d’une objectivé totale sur le sujet ! Pour ce dernier, les réunions qu’organisent les défenseurs de la famille sont « des rendez-vous qui ne visent qu’à cultiver la haine de l’autre ». Ce matin encore, le quotidien récidive dans un nouvel article intitulé « La manif pas pour tous » où la parole est uniquement donnée à des opposants de gauche, qui accusent les manifestants « d’attiser les peurs et de nourrir les discriminations ».

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[Vu de gauche] revue de presse été 2014

[Vu de gauche] revue de presse été 2014

30/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses … et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Numéro été 2014 d'"Alternative libertaire"
Numéro été 2014 d'”Alternative libertaire”

Où l’écologie radicale est dans tous les esprits et dans tous les kiosques

Alternative libertaire  (AL) consacre une double-page intéressante à la dénonciation de la “transition écologique” et du green business, rappelant la nécessité d’une écologie conséquente face à ces éco-tartufferies. Décidément, l’écologie intégrale ou radicale est présente dans tous les esprits en cette année 2014 ! Depuis les Veilleurs, dont l’un des fondateurs Axel Rokvam vient de co-publier un essai particulièrement dense sur le sujet, jusqu’aux anarchistes d’Alternative libertaire. Avec lucidité, ces derniers ne se cachent d’ailleurs pas des paradoxes à résoudre tel que “la difficulté à concilier écologie et défense de l’emploi dans le système capitaliste”. Difficulté à laquelle se sont frottés nombre de pères de l’écologie radicale et qui ne peut être résolue sans une destruction totale du système économique actuel et son rédécoupage en petites entités de production sur le modèle de l’artisanat. C’est toute la démarche des socialistes “de guilde” tels que William Morris. Vous découvrirez mieux ce dernier, presque inconnu en France, dans le consistant dossier consacré par La Décroissance aux pères fondateurs du courant du même nom, numéro estival qui a déjà fait l’objet d’une recension positive dans les colonnes de Novopress.

Une lutte antifasciste de plus en plus consternante

Alors que l’oligarchie mondialiste renforce de plus en plus sa pression, certains perdent encore leur temp à lutter contre … le fascisme. Ainsi AL se félicite d’une manifestation d’opposants au nouveau maire frontiste d’Hayange et évoque “un vote de détresse plus que d’adhésion” tout en soutenant que “la progression de ce parti repose sur l’isolement, la peur et le désespoir”. On croirait entendre un expert TF1 ou lire l’une de ces fines analyses auxquelles Erwan Lecoeur nous a habitué. Vous avez dit “idiots utiles” ? Vous n’avez pas fini de vous étrangler. La commission antifasciste d’AL semble en effet vouloir prendre les armes “face à une extrême droite qui multiplie les attaques dans la rue [sic] (…) et dont les discours sécuritaires, racistes et xénophobes sont légitimés dans les actes depuis des décennies par les médias bourgeois et les dirigeants libéraux [resic]. Consternant. CQFD (n°124) consacre une double page à un entretien avec Stéphane François intitulé “La Nouvelle Droite dans la face” et dont il ressort que la Nouvelle Droite est … à l’opposé de la caricature qui en est faite dans les milieux antifascistes. Il serait temps de voir les choses en face, non ?

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Michel Onfray dénonce “cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple”

30/09/2014 – PARIS (via Figarovox)
Dans FigaroVox, Michel Onfray évoque son dernier livre, “La passion de la méchanceté” et en profite pour répondre aux critiques dont on il est l’objet depuis ses propos sur «la théorie du genre».

Michel Onfray: L’école se substitue aux familles en matière d’éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l’instruction. Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique , apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris…), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu’il n’est pas inutile d’envisager, bien sûr , mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l’on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J’ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle…

(…)

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d’être réactionnaire. Que leur répondez-vous?

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple qu’elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d’autant plus en diable Marine Le Pen qu’ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s’occupait du peuple, nourrissent le FN et l’engraissent.

Quant à la comparaison avec Alain Finkielkraut, Michel Onfray répond de manière assez claire :

Finkielkraut travaille moins pour le FN, comme ils disent, qu’eux en abandonnant les gens modestes, les petits, les sans grades qu’ils humilient par leurs discours méprisants sur eux et auxquels ils reprochent ensuite de chercher ailleurs un peu de la dignité qu’ils leur refusent. Marine Le Pen est leur créature.

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La presse quotidienne française se porte mal

La presse quotidienne française se porte mal

26/09/2014 – PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
C’est une habitude de se pencher sur les chiffres en pleine rentrée scolaire. Il en est un récemment dévoilé par les journalistes. Une étude de l’audience de la presse quotidienne constate une baisse globale des lecteurs. Cette étude de l’institut Audipresse dévoile une baisse de 2 % de la vente de magazines et une baisse de 1,5 point pour les quotidiens nationaux. Plus spectaculaire : la baisse de diffusion des quotidiens édités le dimanche a atteint 54 % en quelques mois. En répétant presque tous à peu près le même politiquement correct ces quotidiens doivent devenir moins attractifs par rapport à l’internet !

Un autre organisme, l’OJD, dénombre la diffusion de la presse à travers ses différents canaux. Il affiche des chiffres à la baisse pour l’ensemble des supports. Les versions numériques ne représentent que 8 % de l’ensemble des ventes. Le papier a encore du temps devant lui car à l’heure du numérique, 60 % des ventes ont toujours lieu en kiosques et 14,5 % via des abonnements.

Crédit photo : Palagret, via Flickr, (cc).

“Le Parisien” se penche sur le problème de l’insécurité à Grigny sans aborder le problème de l’immigration

"Le Parisien" se penche sur le problème de l’insécurité à Grigny sans aborder le problème de l’immigration

11/09/2014 – GRIGNY (NOVOpress)
Quelques semaines après la parution dans Valeurs actuelles d’un dossier intitulé : « L’Enfer en France », Le Parisien du lundi 8 septembre 2014, sous la plume de Florence Méréo (article payant) revient sur un problème récurrent dans les cités : l’insécurité que subissent les professionnels de la santé (médecins, infirmiers…) Ains,i une infirmière libérale, Françoise, a retrouvé sa voiture caillassée après avoir eu ses pneus crevés 6 fois depuis le début de l’année…

Dans ces cités où quelques « Français de souche » subsistent encore, la police n’ose plus intervenir en faible nombre au risque de déclencher des émeutes après un simple contrôle d’identité, les pompiers interviennent uniquement en présence de renforts de police.

Les exemples sont hélas nombreux :
le 15 mars 2014, les policiers ont été accueillis à coup de cocktails molotov.
Le 19 mai 2014, un guet-apens a été tendu aux policiers par les racailles ( « jeunes » dans la presse ) de la cité de la Grande-Borne.

Au moment ou presque toute la classe politique de droite, du FN jusqu’aux militants de l’UMP, évoque le « Grand Remplacement » de la population Française par une population d’origine immigrée (les élites de l’UMP n’ont pas encore osé le mot, voire le refusent), jamais dans son article la journaliste du Parisien ne cite le mot « immigration ».

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