Contre la désinformation, soutenez Academia Christiana ! – Entretien avec Victor Aubert

Academia Christiana

Un reportage à charge contre Academia Christiana a été diffusé le 16 février dernier lors du journal de 20 heures de France 2. Victor Aubert, président de l’association, rétablit la vérité.

— Quelle est votre réaction après la diffusion de ce reportage caricatural à une heure de grande écoute ?

— Nous savions depuis longtemps que les médias du système sont des outils de propagande au service d’une idéologique qui nous est hostile. Néanmoins nous avons été surpris de l’ampleur de l’attaque. Qu’un organisme de formation comme Academia Christiana qui organise des conférences de philosophie sur des thèmes politiques ou religieux fasse l’objet du journal de 20 heures de France 2 est absolument délirant.

— Beaucoup d’images sont filmées en caméra cachée. Ignoriez-vous donc qu’un tel projet se préparait ?

— La journaliste Sophie Broyet ne connaît pas encore bien son métier, un garçon de seize ans l’avait repérée lors de sa venue à Sées. Nous l’avons donc rapidement identifiée même si elle avait eu le temps d’abuser plusieurs personnes. Alerté, Breizh Info a diffusé son « signalement » pour qu’elle ne puisse réitérer ailleurs sa tentative d’infiltration.

— Vous avez publié une vidéo pour dénoncer la démarche de France 2 quelques heures avant la diffusion du sujet. Comment avez-vous été informé et que souhaitiez-vous dénoncer ?

— France 2 nous a averti de la parution du montage quelques heures avant sa diffusion, nous sommant de répondre à un véritable interrogatoire de police. Nous avons demandé à pouvoir visionner le reportage avant sa diffusion, ainsi qu’un droit de réponse qui ne nous a pas été accordé pour l’instant. Sur le fond, ce reportage mêle une série d’images sorties de leur contexte en vue de terrifier ; sur la forme, il y a une absence totale de déontologie à tous les niveaux : volonté de piéger des personnes de notre entourage, partialité, appel à la dissolution de notre association auprès du ministre Darmanin. Sophie Broyet n’est en réalité pas journaliste mais une militante subventionnée par nos impôts !

— Dans le reportage, un prêtre est pointé du doigt, filmé fusil en main. Pouvez-vous préciser le contexte de cette scène ?

— Il s’agit d’un prêtre tirant au fusil à l’occasion d’une partie de ball-trap pendant ses vacances, chez des particuliers. Où est le problème ? C’est une illustration typique des techniques de mensonge journalistique, on part d’un fait qu’on isole et auquel on ajoute un commentaire qui n’a aucun rapport, ensuite on met bout à bout toutes sortes de séquences prises dans des contextes différents pour laisser entendre qu’il s’agit d’autre chose. Des détails sont montrés à la loupe tandis qu’on omet d’évoquer ce que font les personnes ou mouvements visés sur les 99 % du reste de leur temps. Aucune des personnes visées par ce montage n’a à rougir de ses engagements, mais on n’évoque à aucun moment ce que nous faisons réellement.

— Comment expliquez-vous qu’un tel reportage sorte à cette période ?

— Le timing est parfait, Academia Christiana est instrumentalisée pour servir de repoussoir et terrifier les téléspectateurs de France 2. A l’heure où de moins en moins de Français ont confiance en l’Etat, il faut créer des menaces artificielles que celui-ci saura conjurer à peu de frais par une dissolution. Le fantasme sur l’extrémisme des catholiques et de potentiels actes dangereux n’est pas nouveau mais il faut l’alimenter régulièrement avec ce type de manipulations.

— Craignez-vous que cela ait des répercussions sur le travail d’Academia Christiana et comment comptez-vous réagir ?

— Aujourd’hui la presse fait office d’auxiliaire de police politique, elle sert à créer des « faits » pouvant être utilisés dans le cadre d’une procédure de dissolution. Il serait en effet très difficile de dissoudre un mouvement qui ne fait qu’organiser des conférences dont l’intégralité des contenus est disponible sur YouTube. En construisant le fantasme du coup d’Etat, d’idées nauséabondes ou d’une sécession violente, on arrive aisément à ses fins. Mais ce que nous craignons le plus, c’est l’absence de soutien dans nos rangs. Malgré de très nombreux soutiens, quelques catholiques un peu embourgeoisés voient d’un mauvais œil le fait qu’on puisse les associer à ce qu’ils croient, à tort, être un mouvement politique trop extrême. Si à chaque tentative de l’ennemi pour nous salir nous nous désolidarisons par excommunications interposées, nous entrons alors dans son jeu. Nous appelons donc les catholiques à prendre conscience de la mauvaise foi du service public. Academia Christiana est un instrument au service du bien commun, qu’il faut soutenir.

Propos recueillis par Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 22 février 2022

L’opacité de la Commission européenne sur ses négociations avec Pfizer-BioNTech

Ursula von der Leyen

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais » : cette phrase est sans doute celle qui résume le mieux l’attitude d’une Commission européenne arrogante et donneuse de leçons vis-à-vis des gouvernements des Etats membres. Des leçons sur la transparence notamment, mais une transparence qui doit s’appliquer à tous sauf à… la Commission elle-même.

C’est ainsi que lorsqu’un journaliste a demandé à voir les messages SMS, ou textos, échangés par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le PDG de Pfizer Albert Bourla dans le cadre de la négociation du contrat pour la fourniture de vaccins contre le Covid-19, on lui a répondu que ces messages n’existaient plus. Plus drôle encore, la vice-présidente de la Commission chargée des valeurs et de la transparence – cela ne s’invente pas – a répondu à la question parlementaire d’une députée au Parlement européen, mécontente de l’absence de transparence de la Commission sur cette question, que seuls sont enregistrés les échanges de la Commission concernant des informations « importantes et avec une durée de vie qui n’est pas courte », et que, « du fait de leur durée de vie courte et leur nature éphémère », les textos et messages instantanés ne sont pas faits pour être conservés.

A l’origine de la question parlementaire, la députée néerlandaise Sophie in ’t Veld du groupe centriste libéral Renew Europe (le groupe des députés LREM), qui est par ailleurs une eurofédéraliste acharnée et donc d’habitude du côté de la Commission, a remarqué qu’il n’est nul besoin d’avoir une équipe de juristes à sa disposition pour s’apercevoir que le raisonnement de cette dernière ne tient pas du tout la route. La députée RN Virginie Joron (groupe Identité & Démocratie), très active au Parlement européen contre les abus liés à la lutte contre la pandémie de Covid-19, s’est elle aussi offusquée et a fait remarquer sur son profil Facebook : « Plus de la moitié des 4,2 milliards de doses contre le Covid-19 achetées ou réservées par l’UE sont fournies par le duo américano-allemand Pfizer-BioNTech. Ce refus par la Commission de transmettre les SMS échangés entre le PDG de Pfizer et Madame Von der Leyen est grave. »

Saisie, la médiatrice européenne Emily O’Reilly a émis le 28 janvier un avis dévastateur. Dans le communiqué de presse publié par ses services, on peut lire qu’elle demande à la Commission « de procéder à une recherche plus approfondie des messages en question », révélant au passage que son enquête avait établi que « la Commission n’avait pas demandé de façon explicite aux membres du cabinet de la présidente de rechercher ces textos mais a seulement demandé au cabinet de rechercher les documents qui sont soumis aux critères internes d’enregistrement : les textos n’entrent pas dans ces critères ». Or, estime à juste titre la médiatrice européenne, « en ce qui concerne le droit d’accès du public aux documents de l’UE, c’est le contenu du document qui importe et non le support ou la forme. Si les textos concernent des politiques et des décisions de l’UE, ils doivent être traités comme des documents de l’UE ». Dans ce cas concret, estime-t-elle, « aucune tentative n’a été faite pour identifier si les textos en question existaient. Cette façon d’agir ne répond pas aux attentes en matière de transparence et de normes administratives au sein de la Commission ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2022

Guerre tiède : Russie – Ukraine – OTAN : l’escalade verbale

Russie – Ukraine

Diplomates et médias du monde entier ont les yeux rivés sur la frontière ukraino-russe où se multiplient les mouvements de troupes de part et d’autre. Devenue l’enjeu d’un bras de fer entre le Kremlin et Washington, sous le paravent de l’Otan, la crise du Donbass va-t-elle aboutir à un nouveau conflit armé ? La plupart des observateurs pensent que cette extrémité sera évitée même si les jusqu’au-boutistes des deux camps continuent à souffler sur les braises. Une fois encore, l’Europe, divisée, apparaît comme la grande absente.

La rencontre du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov le 21 janvier à Genève n’a pas permis d’apaiser les tensions suscitées par la présence accrue de forces russes à la frontière avec l’Ukraine, dans le cadre d’un dispositif perçu par les Ukrainiens, les Américains et l’OTAN comme la préparation d’une invasion armée. Blinken a prévenu son homologue que, si l’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN, elle peut compter sur le soutien américain face à l’agression russe. Un soutien qui se traduit par une action diplomatique et par des menaces de sanctions contre la Russie, en plus de celles en vigueur depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et l’intervention au Donbass, et aussi par la livraison d’armes de défense, tels les lance-missiles antichars portables Javelin, ou les 90 tonnes d’armes légères et de munitions livrées la semaine dernière. Des armes antichars NLAW ont également été livrées par le Royaume-Uni qui ne fournissait pas jusqu’ici d’armes létales à l’Ukraine, mais les avions de la RAF chargés du transport ont dû contourner l’espace aérien allemand, Berlin étant opposé à toute livraison d’armes à Kiev.

L’Allemagne a également refusé que soit envisagés l’exclusion de la Russie du système de paiements internationaux SWIFT et le renoncement au gazoduc Nord Stream 2, toujours en attente des autorisations de mise en service côté allemand, en cas d’attaque militaire russe contre l’Ukraine. L’amiral Kay-Achim Schönbach, commandant de la marine allemande, a dû démissionner après ses propos du 21 janvier selon lesquels l’Ukraine ne récupérerait jamais la Crimée et le président russe Vladimir Poutine ne demande que du respect qu’il « est facile de lui donner puisque probablement, il le mérite ». Des propos qui ont causé un incident diplomatique avec l’Ukraine.

La semaine dernière, Londres a affirmé savoir par ses services de renseignement que le Kremlin souhaitait installer un régime à sa botte à Kiev et a cité les noms des Ukrainiens qui étaient prévus pour remplacer le pouvoir démocratique actuellement en place. Les Américains et les Britanniques ont par ailleurs annoncé l’évacuation d’Ukraine des familles de leur personnel diplomatique dans la crainte d’un conflit armé. Lundi, Washington a mis en alerte 8 500 soldats qui peuvent être envoyés à tout moment en Europe pour renforcer le front oriental de l’OTAN. Un renforcement durable des forces de l’Alliance déployées dans les anciens pays satellites de la Russie soviétique aujourd’hui membres de l’OTAN fait partie de la panoplie de mesures de rétorsion annoncées comme probables en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors que c’est déjà l’annexion de la Crimée qui avait conduit aux premiers déploiements permanents en violation du traité signé dans les années 1990 avec la Russie, au moment de l’adhésion de ces pays à l’Alliance atlantique. Mais l’annexion de la Crimée était elle-même une violation flagrante par la Russie du mémorandum de Budapest de 1994 signé avec les Américains, les Britanniques et les Ukrainiens quand Kiev avait accepté de remettre à la Russie l’arsenal nucléaire hérité de l’URSS.

Le scénario d’agression ouverte paraît malgré tout improbable, quoi qu’en disent les dirigeants occidentaux. Sans doute ces attroupements à la frontière s’inscrivent-ils en réalité dans la suite de l’assaut migratoire des derniers mois organisé par l’allié biélorusse de Poutine, dans le cadre d’une stratégie de tensions volontaires pour forcer l’Occident à négocier un engagement à ne pas étendre l’OTAN plus à l’est et à renoncer aux sanctions.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 25 janvier 2022

Edouard Philippe, un premier ministre UMPS

Edouard Philippe Chard

Edouard Philippe, nouveau Premier ministre, n’a pas été choisi parce qu’il est le meilleur pour conduire les affaires du pays, parce que ses compétences, jusque-là dissimulées à nos regards, ont soudain éclaté dans le ciel politique, ni parce qu’il est le plus expérimenté ou le plus doué de sa génération. Le maire du Havre a été promu afin de dynamiter la droite libérale et LR pour accomplir le grand dessein présidentiel : la recomposition par la décomposition préalable des partis de la droite libérale.

« Recomposition », c’est le nouveau nom de l’UMPS ou, plutôt, son institualisation ; jusque-là, c’était une réalité politique et électorale de fait, c’est maintenant une réalité gouvernementale, explicitement théorisée avec un Premier ministre labellisé UMPS. On le verra davantage encore lorsque, mardi, sera publiée la liste des ministres. Macron, qui prétend vouloir « rassembler les Français », jette la discorde chez l’adversaire, il divise pour régner en suscitant une majorité à sa botte.

C’est donc Edouard Philippe mais, pour cette fonction de dynamiteur en chef, ç’aurait pu être un autre, à condition qu’il soit jeune pour accompagner le plus juvénile président de la Ve République. Jean-Louis Borloo s’y serait bien vu, a-t-on compris, mais il a été frappé par la limite d’âge, jeunisme et modernité vont, paraît-il, ensemble. En fait de modernité et de nouveauté, on voit surtout débauchage revendiqué d’un côté, opportunisme carriériste de l’autre. Car, enfin, voilà un homme qui il y a dix jours encore soutenait les candidats LR à la députation et qui, maintenant, Premier ministre et donc chef de la majorité, va s’opposer à eux en prenant la tête de leurs adversaires d’En marche.

Certes, dans la vie politique française, les retournements de veste sont innombrables, mais si prompts et si radicaux, ils sont rares ! Cela sent plus la vieille politique, c’est-à-dire pas très bon, que le renouveau.

Même avant cette nomination, des Républicains offraient leurs services à Macron, tel Bruno Le Maire et les amis d’Alain Juppé lesquels, une trentaine, viennent de signer un appel à « saisir la main tendue » du président de la République, quoique cette main ne soit tendue que pour étrangler leur parti.

Quant au maire de Bordeaux, favorable à cette recomposition, il attendra les résultats du second tour pour rejoindre la nouvelle majorité, d’ici là il soutiendra les candidats LR. Même position de François Baroin qui, à la question : « Etes-vous prêt à travailler avec Emmanuel Macron ? » a répondu : « Ça dépendra du résultat des législatives. » Drôle de chef de guerre qui est prêt à se rendre à son vainqueur avant même de combattre ! Comment la droite libérale peut-elle faire campagne dans ces conditions, ses électeurs ne voudront-ils pas plutôt voter directement pour les candidats macronistes sans transition ? C’est bien là le but du président Macron pour tenter d’obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Dès lors, il n’y a qu’une seule solution pour les Français qui veulent une véritable alternance, voter pour ce qui est désormais la seule opposition, le Front national, dont on est sûr que jamais ses candidats ne les trahiront au profit de Macron.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 17 mai 2017

Alep libérée, et après ? – Entretien avec Benjamin Blanchard (SOS Chrétiens d’Orient)

19/12/2016 – SYRIE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, a donné des précisions sur le déroulement de la libération d’Alep. Cet entretien a eu lieu il y a quatre jours, le vendredi 16 décembre.

— A l’heure où nous nous parlons, « la bataille d’Alep touche à sa fin », pour reprendre les propos du Monde. Qu’en est-il réellement sur le terrain ?

« La bataille d’Alep » est presque terminée, mais pas complètement, il reste encore une petite poche d’environ 2 km². On assiste à des scènes de liesse dans les rues. Les retrouvailles entre les habitants des quartiers est de la ville et ceux des quartiers ouest sont chargées d’émotion. Il n’y a désormais plus qu’une seule ville d’Alep.

— Quel est l’accueil réservé par les populations d’Alep-est aux forces gouvernementales ? Les médias occidentaux parlent d’exécutions sommaires et de la fuite de plusieurs milliers de personnes, est-ce pure propagande ?

L’accueil semble bon, d’après ce que nous voyons. Après avoir servi de boucliers humains aux mains des « rebelles modérés » pendant plusieurs années, les habitants d’Alep-est sont enfin libres ! Nous sommes présents à Alep depuis décembre 2014 et nous nous contentons de témoigner de ce que nous avons vu et voyons actuellement. Malheureusement, il y a sûrement des pillages et des débordements, et c’est tout à fait malheureux et condamnable. Simplement les massacres que certains médias occidentaux dénoncent, nous ne les avons pas constatés sur le terrain à ce jour. Mais nous ne pouvons bien sûr pas être partout à la fois et il nous est impossible de garantir qu’il n’y en a pas. Les Aleppins que nous rencontrons à Alep ou les Syriens avec qui nous échangeons en France sont en tout cas scandalisés et choqués de la propagande qui est déversée à ce sujet.

— Cette victoire du régime syrien appuyé par les alliés russes peut-elle définitivement renverser le cours de la guerre ? Quel est aujourd’hui la part du territoire contrôlée par l’Etat syrien ? L’EI semble toujours en position de force, surtout après sa reprise de Palmyre…

La libération d’Alep est une victoire majeure. Capitale économique de la Syrie, Alep est la deuxième ville du pays. Il était primordial pour chaque partie de gagner cette bataille, et les rebelles l’avaient eux-mêmes intitulée « la mère de toutes les batailles ». Il s’agit donc d’un succès important pour l’Armée arabe syrienne dans ce long conflit. La libération d’Alep redonne également un souffle d’espoir aux populations qui souffrent de la guerre depuis cinq ans.

Dans les quartiers ouest d’Alep, 1,5 million d’habitants vivait sous les bombardements des rebelles depuis juillet 2012. L’arrêt des bombardements est donc un immense soulagement. Petit à petit, les Aleppins vont pouvoir retrouver une vie « normale », même si tout est à reconstruire : les bâtiments, mais aussi les cœurs. Dans les quartiers est, la situation des populations était sûrement encore plus difficile en raison des bombardements des aviations russe et syrienne contre les groupes armés, et les habitants espèrent pouvoir souffler désormais.

70 à 75 % de la population du pays vivent aujourd’hui dans les territoires contrôlés par l’Armée arabe syrienne. L’armée concentre ses forces là où la population est la plus nombreuse – et non le désert ou les zones faiblement peuplées. Quant à Daesh, l’organisation est sur la défensive : assaillie à l’est à Mossoul, au nord par les Kurdes des FDS, au nord-ouest par des rebelles soutenus et emmenés par l’armée turque, à l’ouest par les Kurdes alliés à l’Armée arabe syrienne. Ses soldats ont tenté de faire diversion avec l’attaque surprise de Palmyre. Mais Palmyre, si elle est symbolique, est en plein milieu du désert et n’est pas une base stratégique. La prise de Palmyre ne me semble pas capitale d’un point de vue militaire, si je peux m’exprimer ainsi.

— Quelles sont les missions de SOS Chrétiens d’Orient à Alep ? Quelles nouvelles avez-vous reçu de vos volontaires présents sur place ?

Notre chef de mission, Alexandre Goodarzy, se rend fréquemment et régulièrement à Alep depuis plus d’un an et demi. Il y est en permanence depuis plus d’un mois, en raison de l’accélération des événements. Soutenir Alep est pour nous quelque chose de primordial. A Alep, nos équipes effectuent des donations d’eau, d’électricité, de poêles à mazout, de nourriture. Les tous-petits sont également au cœur de nos préoccupations puisque nous aidons tous les mois plus de 500 familles en leur fournissant des couches et du lait maternisé. Nous organisons également des activités pour les enfants leur permettant d’avoir le temps de quelques instants d’insouciance propres à leur âge, comme des colonies de vacances par exemple. Près de deux mille jeunes Aleppins sont ainsi partis en colonies ou en camps scouts cet été grâce à SOS Chrétiens d’Orient.

Nous participons aussi à des activités culturelles, essentielles à nos yeux pour aider les Aleppins à surmonter l’épreuve de la guerre : spectacles, concerts, production d’une émission télévisée depuis Alep sur Télé Lumière (télévision libanaise chrétienne).

Nous travaillons en lien étroit avec les autorités religieuses présentes sur place comme Mgr Jeanbart, archevêque grec-melkite catholique d’Alep, avec qui nous montons plusieurs projets. Nous l’aidons notamment dans le cadre de sa Fondation « Bâtir pour rester », en aidant par exemple son école professionnelle qui permet à des centaines de jeunes gens d’apprendre des métiers manuels, ou en finançant des primes de naissance pour aider les jeunes familles. Nous prévoyons également d’aider à la restauration de l’école Bani Taglib des syriaques orthodoxes. De nombreux Aleppins nous aident bénévolement afin d’évaluer au mieux les besoins et de nous permettre d’y répondre.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Trump : l’esprit d’entreprise

Comme il est difficile d’être socialiste et gauchiste, aujourd’hui ! Bien évidemment la victoire de Trump est désespérante, si on considère qu’elle consacre la victoire démocratique du racisme, de l’homophobie, de l’antiféminisme, malgré un « front républicain » rassemblant le ban et l’arrière-ban de la gauche, mais aussi des chefs d’entreprise, des milliardaires, des artistes, de la droite « éclairée » », et ceci aux Etats-Unis comme en Europe… Mais au moins pouvait-on espérer, comme l’annonçaient, d’une même sinistre voix, Wall Street, les libéraux américains et la gauche européenne, un effondrement immédiat de la bourse, de la rentabilité des entreprises, du commerce international, et son corollaire : une explosion des mécontentements sociaux, du chômage, et un retour à la bonne vieille lutte des classes, le peuple regagnant enfin, dépité et repentant, les rangs de la gauche.

Mais depuis une semaine, rien ne se passe comme prévu. Après un très court passage à vide (l’incertitude est l’ennemie du business), voici que tous les indicateurs économiques repassent au vert, un vert des plus flashy ! Voici que Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis et du monde, celui que l’on surnomme « l’oracle d’Omaha » tant sa prescience est exceptionnelle dans le domaine économique, vient nous expliquer, à rebours de tout ce que ses confrères nous prédisaient depuis des semaines, que Donald Trump pourrait bien réussir là où les présidents successifs ont échoué depuis la fin de l’ère Reagan : redonner aux Américains confiance en eux, et faire ainsi repartir une croissance mondiale, en panne ou au ralenti depuis une dizaine d’années. Retrouver l’esprit de conquête, retrouver les valeurs de l’Occident chrétien, qui ont assuré quelques siècles de progrès et de croissance.

Les gourous de Wall Street sont estomaqués

Donald Trump « pourrait bien finalement être ce dont l’économie mondiale a besoin », écrivent, estomaqués, les gourous de Wall Street (par exemple Citibank), les mêmes qui avaient joué le tout-Clinton.

Si Trump est capable de faire voter simultanément, par un Congrès libéré des pressions du politiquement et économiquement correct, des baisses d’impôts, des dépenses d’infrastructures et des programmes ambitieux, capables de redonner une fierté d’appartenance et une cohérence, l’Amérique sera bel et bien de retour, après une éclipse de vingt ans.

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Les six victoires de Donald Trump

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Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

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Police : présumés coupables

Cela s’est passé vendredi soir dans la banlieue de Grenoble. A la suite d’une querelle entre voisins, les policiers sont appelés pour maîtriser un individu aviné. A l’arrivée des forces de l’ordre, le forcené a brandi une machette, puis a « sorti une arme de derrière son dos », a expliqué le procureur de la République. C’est alors que, menacés, les policiers ont fait feu tuant cet homme de 52 ans. Une autopsie a été ordonnée « pour déterminer la trajectoire » afin de savoir quelles balles ont été mortelles et donc par quels tireurs il a été touché. Car c’est la police qui est en accusation. En effet, les policiers ont été aussitôt mis en examen, gardés à vue pendant dix-sept heures avant d’être libérés, l’enquête, confiée à l’IGPN continue.

Il s’avère que l’arme braquée sur les membres des forces de l’ordre était un pistolet d’alarme, or la riposte l’a été avec de vraies balles, en conséquence elle était « disproportionnée », d’où la mise en examen pour « homicide volontaire ». Ils auraient dû voir qu’il s’agissait d’un pistolet d’alarme, et, pour cela, s’arrêter quelques instants afin de l’examiner, l’arme, et se rendre compte ainsi qu’elle n’était pas létale. Imaginons qu’ils l’aient fait et que ce fût un vrai revolver, que l’homme ait tiré : combien de policiers morts ou blessés ? Dans ce cas, on aurait vu le ministre de l’Intérieur les décorer à titre posthume, étreindre la veuve, consoler les enfants en leur disant qu’ils peuvent être fiers de leur père. Mais voilà, ils se sont défendus ! Alors c’est le grand jeu et le ballet des inspecteurs et des magistrats, la garde en vue, l’enquête, des heures d’interrogatoire ! Quand on brandit une machette, ce qui trahit une intention belliqueuse, puis un pistolet, les policiers ne doivent pas se sentir menacés ? « Lorsque, collectivement, cinq policiers, qui sont face à un individu dangereux, tirent en même temps, c’est qu’ils n’ont aucun doute sur le fait qu’il va faire usage de son arme et qu’il va tirer sur l’un d’entre eux », a déclaré le secrétaire général du syndicat de police FO. « C’est de l’ordre d’une fraction de seconde. Les policiers sont dans un état de stress et de vigilance absolue dans ces situations. La légitime défense était proportionnée et simultanée, en riposte », a ajouté le syndicaliste. Cela semble évident, sauf pour la justice.

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Migrants de Calais : Ils vont partout

Malgré tous les efforts des médias militants, les images des clandestins de Calais embarquant dans les bus ne mentent pas. Où sont les familles syriennes, où sont les femmes enceintes, où sont les réfugiés politiques ?

On ne voit en très grande majorité que des Africains, jeunes ou dans la force de l’âge. Des migrants économiques. Alors qu’ils devraient être expulsés, ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile et ceux qui en ont été déboutés arrivent par bus entiers dans les villages français. Plus de 12 000 immigrés en situation illégale envoyés aux quatre coins du pays. 6 000 depuis le début octobre et 6 500 d’un coup cette fois-ci. Ou comment transformer 12 000 clandestins en 12 000 immigrés de plus, près de chez vous. La jungle de Calais est de toute façon condamnée à repousser de plus belle. Rien n’est résolu : plus de 2 000 clandestins par jour arrivent en ce moment sur les côtes italiennes.

Il y a une semaine, une interprète accompagnant des journalistes de France 5 a été violée sous la menace d’un couteau par trois clandestins à Calais. Comme le demande le Front national de Saône et Loire qui appelle à manifester samedi 29 octobre à 15 heures devant la mairie de Digoin contre l’arrivée des clandestins : « Ceux qui arrivent dans nos villes sont-ils du même tonneau ? » De ceux qui pillent, cassent et agressent et violent comme à Cologne ? Ou de ceux qui infiltrent pour le compte de Daesh ?

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Police : troisième « nuit debout »

Insultés, caillassés, tirés comme des lapins, brûlés vifs dans leur voiture par des « sauvageons »… Après deux nuits de manifestations spontanées – lundi sur les Champs-Elysées, mardi à Paris et en province –, les policiers se sont de nouveau rassemblés mercredi soir dans plusieurs villes de France pour dire leur ras-le-bol et exprimer leur soutien à leurs collègues de Viry-Châtillon.

Ainsi, à Paris, quelque 500 policiers se sont rassemblés pour une troisième « nuit debout » place de la République, au pied de la statue. Un rassemblement dans le calme au cours duquel ils ont entonné la Marseillaise et réclamé, du moins pour certains, la démission de leur ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve, tandis que d’autres se sont rendus à pied devant l’hôpital Saint-Louis où est hospitalisé leur collègue grièvement brûlé le 8 octobre à Viry-Châtillon, après avoir été empêchés de rentrer sur la place Beauvau par des gendarmes.

Idem à Toulouse, où une centaine de policiers se sont réunis devant le monument aux morts, et à Bordeaux où, là aussi, une bonne centaine de policiers se sont rassemblés devant le palais de justice.

Tandis qu’ils manifestaient une nouvelle fois leur colère, d’autres policiers étaient visés par une quarantaine de « jeunes » armées de cocktails molotov à Vénissieux, une banlieue particulièrement sensible de Lyon.

Des policiers oubliés par un gouvernement et une justice en pleine déliquescence qui préfèrent saluer le « sang froid » des policiers, invités à ne surtout pas se servir de leurs armes quitte à se faire lyncher ou tuer sans riposter, plutôt que de mettre hors course les racailles. Des policiers qui « veulent une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ».

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La famille résiste

La Manif pour tous a réussi son pari dimanche et compte bien peser plus que jamais dans les débats des présidentielles.

200 000 manifestants ont répondu présent, alors que la communication n’avait pas été aussi importante que les années précédentes. La province est venue grossir en nombre les rangs des Franciliens. Bien entendu, la préfecture de police minimise toujours autant en ne dénombrant que 24 000 personnes. L’éternelle guerre des chiffres, au profit du gouvernement socialiste qui fait tout pour dérouler son agenda mortifère avant la déroute annoncée de 2017 (voir notre entretien du 17 septembre avec la présidente de LMPT, Ludovine de la Rochère) : PMA sans pères, GPA en passe d’être légalisée de fait, idéologie du genre à l’école, prélèvement de l’impôt à la source, suppression du statut d’ayant droit, célébration systématique du PACS en mairie, privatisation du divorce par consentement mutuel… Cette sinistre liste à la Prévert est en passe d’être inscrite dans le marbre, la gauche sachant pertinemment que la droite classique ne revient jamais sur ces « avancées » une fois de retour aux affaires.

Mais les défenseurs de la famille traditionnelle ne s’y trompent plus. LMPT, considérée comme plus ou moins affiliée à l’ex-UMP, notamment via Sens Commun, a pour la première fois élargi son spectre politique en donnant accès à la tribune à des représentants de la droite nationale. Particulièrement bien accueillie dans le cortège aux côtés notamment de Louis Aliot et de Gilbert Collard, Marion Maréchal-Le Pen a été plébiscitée place du Trocadéro lorsqu’elle a évoqué le combat du Front national pour la souveraineté de la France, afin de mieux défendre notre identité face à l’islamisation d’une part, et aux intérêts économiques incluant l’humain dans un monde du tout-marchand d’autre part. Agnès Marion, conseillère régionale FN, a pu également présenter le Cercle Fraternité dont elle est présidente (voir notre entretien page 4).

Les ténors des Républicains n’ont pas subi le même accueil. Guillaume Peltier, soutien inconditionnel de Nicolas Sarkozy, a été copieusement sifflé tout au long de son allocution, la foule lançant des « Trahison! » et autre « Abrogation! » De même Valérie Boyer, député LR, a été mal reçue lorsqu’elle a appelé à voter pour François Fillon. Quant à Hervé Mariton, son ralliement à Juppé ne l’a pas empêché de marcher toute honte bue dans les rangs, alors que son candidat a rappelé lundi matin sur Europe 1 qu’il ne remettrait en cause ni le mariage, ni l’adoption par les personnes de même sexe. Les militants de LMPT ont-ils enfin compris que les tenants de l’UMPS sont les fossoyeurs de leurs intérêts et positions ?

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Deux France

Oui, deux France : celle de Vincent, 28 ans, qui était fier de porter l’uniforme et qui le paye de sa vie. Et celle de la Grande Borne, l’un des endroits les plus dangereux du pays, 3 600 logements pour environ 12 000 habitants, le quartier d’enfance d’Amédy Coulibaly, notamment, le tueur de l’Hyper Cacher.

Vincent est entre la vie et la mort. Brûlé à 30 % au visage, aux mains et aux poumons, ce jeune adjoint de sécurité a été grillé vif dans son véhicule de police samedi par des assaillants de la cité de la Grande Borne qui ont bloqué les portières tandis qu’il hurlait à l’intérieur. Ces tueurs hyperviolents, aux mœurs de barbares, Cazeneuve les a qualifiés de « sauvageons », il est dans les aventures de Fripounet et Marisette. Toujours cette volonté de minimiser, ce déni, ce handicap à ne jamais nommer ni identifier l’ennemi et finalement à ne jamais le combattre à la hauteur de ce qu’il est. Que fait-on de « sauvageons » ? On les renvoie chez eux après leur avoir tiré les oreilles ?

Vincent travaillait chaque jour pour passer son concours de gardien de la paix. Ses collègues disent qu’il était particulièrement fier de porter l’uniforme de la police française. Face à lui une autre France : celle des cités, gangrenées par les trafics et l’islamisme. La France de la Grande Borne.

« Ces individus ont voulu tuer vos collègues, je vous l’atteste », a déclaré Manuel Valls sur les lieux de l’agression, comme pour contrebalancer l’effet désastreux des déclarations de Cazeneuve. Avant d’avancer cette réplique digne du Père Noël est une ordure : « Il n’y a pas de zone de non-droit, il y a des territoires particulièrement difficiles » (cf. : « Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile. »)

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Transformer les musulmans en « richesse pour l’Allemagne »

Chard

La CSU bavaroise, parti frère de la CDU d’Angela Merkel, voudrait interdire les financements étrangers de l’islam en Allemagne. Dans une interview pour le journal Die Welt publié mercredi, le secrétaire général de la CSU a exposé les propositions de son parti. A l’instar de la loi autrichienne adoptée au début de l’année dernière, la CSU voudrait que les institutions islamiques soient mieux contrôlées. Il s’agirait notamment de faire obstacle à l’influence de pays comme l’Arabie saoudite et les pays du Golfe. Par ailleurs, comme c’est désormais le cas en Autriche, c’est la langue allemande qui devra être utilisée dans les mosquées. Tous les imams exerçant en Allemagne devront aussi avoir été formés dans le pays et « partager les valeurs fondamentales » allemandes.

Les propositions de la CSU ont été critiquées par l’Union islamique turque (Ditib) qui y voit une atteinte à la constitution allemande. La DITIB, feignant de s’étonner que ces propositions ne visent que les musulmans et pas les chrétiens et les juifs, avait déjà critiqué la loi autrichienne en 2015.

Si ces mesures ne sont pour le moment qu’à l’état de propositions, la coalition CDU-CSU et SPD au pouvoir en Allemagne a réussi à s’entendre jeudi sur un projet de loi pour l’intégration des « réfugiés ». Une des mesures prévues consisterait à suspendre pendant trois ans l’interdiction d’employer des non-Européens à des postes pour lesquels il y a des candidats allemands ou européens qualifiés. Le projet de loi prévoit aussi la création de 100 000 emplois payés entre 1 euro et 2,50 euros de l’heure sans perte des allocations auxquelles ont droit les demandeurs d’asile. Et les « réfugiés » auront l’obligation d’apprendre l’allemand. Ceux qui refuseront ces emplois ou l’apprentissage de la langue perdront leurs allocations. Les mesures discutées jeudi par la coalition comprennent également un volet antiterroriste qui sera financé par le contribuable autochtone.

Des autochtones sommés eux aussi de s’intégrer aux nouveaux arrivants. Après les appels à mieux se couvrir lancés aux habitantes de Cologne et les wagons réservés aux femmes sur certaines lignes ferroviaires, voilà que le ministre de la Justice prépare un projet de loi pour interdire les modèles trop dénudés dans les publicités.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8589 daté du 16 avril 2016

Musulmans en Grande-Bretagne : le sondage qui fait peur

Musulmans Grande-Bretagne

Un sondage ICM, réalisé pour un documentaire de la chaîne Channel 4 et publié par le Times au début de la semaine, apporte de nouveaux arguments à ceux qui mettent en garde contre l’immigration massive de musulmans dans les pays occidentaux. En effet, d’après ce sondage, qui va dans le même sens que d’autres réalisés en Europe et aux Etats-Unis, 20 % des musulmans vivant en Grande-Bretagne n’entrent jamais dans une maison non musulmane, 39 % des musulmans des deux sexes considèrent qu’une femme doit toujours obéir à son mari, 31 % soutiennent le droit à la polygamie, 52 % voudraient interdire l’homosexualité et 23 % souhaiteraient que la charia remplace les lois votées par le Parlement de Westminster. « Seulement » 4 % disent avoir de la sympathie pour les auteurs d’attentats-suicides.

Autre sujet d’inquiétude, le nombre officiel de musulmans résidant au Royaume-Uni a doublé en dix ans et dépasse désormais les 3 millions, dont la moitié sont nés à l’étranger. Soit dit en passant, 4 % de 3 millions, cela représente 120 000 musulmans qui ressentent, ou ressentiront quand ils seront un peu plus grands, de la sympathie pour les terroristes !

Trevor Phillips, qui commentait le sondage pour Channel 4, a fait partie, en tant que président de la commission britannique pour l’égalité et les droits de l’homme (EHRC) de 2003 à 2012, de ceux qui ont imposé le terme d’islamophobie dans le vocabulaire anglais. Il reconnaît aujourd’hui que ce concept a surtout servi à faire taire ceux qui s’inquiétaient de cette immigration et des attitudes de nombreux musulmans. Le vrai problème, explique désormais Trevor Phillips, ce n’est pas l’islamophobie mais le fait que les musulmans britanniques constituent « une nation dans la nation » et que beaucoup d’entre eux ne deviendront jamais des citoyens loyaux, même s’ils sont largement plus de 80 % à affirmer leur sentiment d’appartenance à la nation britannique.

Trevor Phillips ne manque pas non plus de remarquer le profond mépris pour les filles et femmes blanches, caractéristique d’une partie des musulmans, comme l’ont montré les récents scandales à Rotherham, Oxford, Rochdale et ailleurs. Une prise de conscience un peu tardive pour cet ex-gardien en chef du politiquement correct qui a malgré tout le mérite, contrairement à beaucoup d’autres, de reconnaître publiquement ses graves erreurs de jugement.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8588 daté du 15 avril 2016

Chefs djihadistes abattus au Mali, Honneur à nos forces spéciales ! (Présent 8359)

21/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Exit Abdelkrim « le Touareg ». Terminé Ibrahim Ag Inawalen… Avec la précision, le professionnalisme et l’efficacité redoutable que nous leur connaissons et qui font d’elles les meilleures au monde, les forces spéciales françaises ont abattu dans la nuit de dimanche à lundi, dans le nord du Mali, deux des principaux chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique et d’Ansar Eddine, ainsi que deux autres djihadistes qui se déplaçaient en 4×4. Une opération remarquable à tout point de vue, qui rappellera à ces gens qu’ils ne sont à l’abri nulle part et que nous pouvons, nous aussi, frapper n’importe où et à n’importe quel moment.

Deux beaux salopards
Voilà des semaines que nos militaires au Sahel avaient fait de Amada Ag Hamaalias dit « Abdelkrim le Touareg » l’une de leurs cibles prioritaires. Malien membre de la communauté touarègue, chef de l’une des quatre katibas d’AQMI, qu’il avait rejoint en 2009, cet ancien imam salafiste, réputé pour sa cruauté et sa brutalité, était lié à quasiment tous les enlèvements et assassinats de ressortissants français dans la zone. Il était apparu pour la première fois en 2010, lors du rapt, dans le nord du Niger, du Français Michel Germaneau, un ingénieur à la retraite qu’il aurait lui-même tué d’une balle dans la tête. Il avait revendiqué le double assassinat des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués près de Kidal en 2013, et était également impliqué dans le rapt et l’assassinat de Philippe Verdon ainsi que dans l’enlèvement de Serge Lazarevic. Il ne cessait depuis de gagner en influence, jusqu’à ce que nos soldats mettent fin à ses activités dans la nuit de dimanche à lundi.

Lors de cette opération, nos forces spéciales devaient également liquider cet autre chef terroriste de premier plan qu’était Ibrahim Ag Inawalen, alias « Bana », un responsable important d’Ansar Eddine, ainsi que deux djihadistes qui les accompagnaient.

Un coup dur pour les islamoterroristes

Félicitant « les forces françaises pour leur action et leur détermination dans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel », le ministre de la Défense devait souligner mercredi que « cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO (mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest) porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens. »

Et ce n’est pas fini : nos forces spéciales se concentreraient en ce moment sur un autre islamoterroriste spécialisé dans les enlèvements d’Occidentaux dans le Sahara : Mokhtar Belmokhtar dit « le Borgne ». Un Algérien de 43 ans, ancien djihadiste d’Al Qaïda au Maghreb islamique, qui est à la tête d’Al-Mourabitoune, une formation extrémiste très active dans l’Est malien.

Franck Delétraz

Une de « Valeurs actuelles » : cherchez l’erreur [Présent 8181]

Une de "Valeurs actuelles" : cherchez l’erreur [Présent 8181]

Une du numéro 8181 de "Présent"
Une du numéro 8181 de « Présent »
04/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ce n’est pas bien de copier dès la rentrée ! Nos confrères de Valeurs actuelles titrent leur numéro du 4 au 10 septembre : « L’ayatollah ». Ils parlent de Najat Vallaud-Belkacem. Toute ressemblance avec la une de Présent du 28 août dernier serait évidemment fortuite (Photo).

Et le directeur général de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, accusé d’incitation à la haine raciale (bienvenue au club !), invite, le dictionnaire à la main, les responsables du Parti socialiste comme de SOS Racisme à relire avec lui la définition que le dictionnaire Larousse donne du mot « ayatollah » : « Personne aux idées rétrogrades qui use de manière arbitraire et tyrannique des pouvoirs étendus dont elle dispose ».

N’est-ce pas que c’était bien trouvé ?

« Il n’y a donc dans ce titre choisi par Valeurs actuelles, comme dans les huit pages que notre hebdomadaire consacre à la Ministre de l’Education nationale, pas la moindre allusion de nature raciste ou confessionnelle », conclut Kerdrel.

Il aurait pu ajouter (mais la culture de sa famille d’idées est davantage celle du Figaro) qu’il y a quelques années, une personnalité du Front national tout ce qu’il y a de plus Français de souche avait été surnommée « l’ayatollah Cassoulet ». Ce qui est bien la preuve de la non-confessionnalité de l’expression. Qui d’ailleurs avait été prise avec humour.

Nous ne demanderons pas de « droits d’auteur » à Valeurs actuelles qui fait le buzz avec cet emprunt. Après tout on ne copie que les meilleurs.

Caroline Parmentier


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Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de « Présent » (2/2)

Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de "Présent" (2/2)

27/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Titre historique de la presse libre, Présent constitue depuis sa fondation en 1982 une bouffée d’air frais dans l’habituel confinement politiquement correct des kiosques. Frappé comme de nombreuses publications par le recul de la presse papier, le quotidien a connu fin 2013 une période de turbulences.

Repris par une nouvelle équipe d’amis et contributeurs, Présent repart plus que jamais à l’offensive, les combats ne manquent pas et les premières lignes militantes réclament des munitions intellectuelles. C’est dans cet esprit que Novopress a noué en juin dernier un partenariat quotidien avec le journal.

Nous avons rencontré Francis Bergeron, directeur du comité de rédaction et Samuel Martin, rédacteur en chef.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Certains ont déjà sonné l’hymne funèbre de la presse papier. C’est pourtant oublier deux choses : d’une part de nombreux titres brillent par leur dynamisme (Eléments, Livr’Arbitres, La Nouvelle Revue d’Histoire), d’autre part que le papier permet de prendre le temps d’une lecture réfléchie et méditée et constitue un support indispensable de transmission horizontale (amis, relations) et verticale (générations futures)…

Francis Bergeron  : La presse papier ne sera plus jamais la voie royale de la diffusion de l’information. Et spécialement en France où les scléroses du passé (syndicat du livre CGT, code du travail, convention collective des journalistes , système de distribution, et les monopoles en découlant) ont tué une grande partie de cette presse papier. Regardez l’incroyable absence de diversité dans nos kiosques, et la faiblesse des tirages, surtout quand on compare avec les autres pays. Et s’il n’y avait pas les subventions gouvernementales pour la presse à faibles revenus publicitaires, les présentoirs des marchands de journaux seraient quasiment vides , Outre l’évolution des habitudes de lecture (sur écran plutôt que sur papier), ce type d’obstacle spécifiquement français empêche de redonner à Présent et aux journaux de ce type des niveaux de diffusion tels qu’on les connaissait il y a encore vingt ou trente ans.

Mais la presse papier a sa noblesse. Je dirais même que c’est le média noble par excellence. Le web, les médias sociaux la radio, la télévision, sont des médias de l’instantané, du spontané, de grands déversoirs d’information. La presse papier nécessite davantage de relecture, de qualité, de tri dans l’information, de hiérarchisation de celle-ci, et donc de recul.

Hier l’essentiel de l’information passait par la presse papier. Etre repris à la radio ou à la télévision, c’était la consécration. Je suis persuadé que demain nous vivrons le schéma exactement contraire : l’essentiel, la qualité, nous les trouverons dans la presse papier, compte tenu du caractère coûteux de ce média, compte tenu aussi de la pérennité du papier.

La presse papier n’est pas condamnée. Elle est condamnée à la qualité.

En élargissant le cercle de vos contributeurs, vous mettez un point d’honneur à ne pas être le journal d’une famille mais de toutes les familles d’un certain camp…

Samuel Martin  : En effet, et ce n’est pas l’expression d’un relativisme ni d’un fléchissement de notre ligne  ! Même si certains «  amis  », qui évidemment «  nous veulent du bien  », prétendent que c’est l’un et l’autre. Quotidien catholique de droite nationale, Présent entend, non pas représenter, mais refléter les multiples composantes du combat mené. Il a son identité, définie et à laquelle il croit  ; il est d’autant plus fort pour donner la parole à des mouvements, à des personnalités qui ne lui correspondent pas rigoureusement mais qui se trouvent engagés dans le même combat pour la sauvegarde de la France. Certains pensent que la lutte est d’abord religieuse, d’autres qu’elle est d’abord politique. On peut en discuter, la réalité est que la lutte existe. Exclure tel ou tel du champ de bataille ne revient qu’à affaiblir l’ensemble.

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Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de « Présent » (1/2)

Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de Présent (1/2)

26/08/2014 – PARIS (NOVOPress)
Titre historique de la presse libre, Présent constitue depuis sa fondation en 1982 une bouffée d’air frais dans l’habituel confinement politiquement correct des kiosques. Frappé comme de nombreuses publications par le recul de la presse papier, le quotidien a connu fin 2013 une période de turbulences.

Repris par une nouvelle équipe d’amis et contributeurs, Présent repart plus que jamais à l’offensive, les combats ne manquent pas et les premières lignes militantes réclament des munitions intellectuelles. C’est dans cet esprit que Novopress a noué en juin dernier un partenariat quotidien avec le journal.

Nous avons rencontré Francis Bergeron, directeur du comité de rédaction et Samuel Martin, rédacteur en chef.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Francis Bergeron, vous avez aux côtés de Jean-Pierre Blanchard repris les rênes de Présent il y maintenant plusieurs mois, dans quel contexte cette « reprise  » s’est-elle déroulée ?

Francis Bergeron  : Cette reprise s’est opérée dans un contexte extrêmement simple à exposer, plus compliqué à vivre : le journal était proche du dépôt de bilan, car il ne comptait plus que 2.000 abonnés et 300 ventes en kiosques. Moins de 3.000 lecteurs au total, y compris les abonnements sur Internet. 450.000 € de pertes cumulées. Ne rien faire, c’était la mort assurée.

Cinq amis de Présent (Jean-Pierre Blanchard, Me François Wagner, qui est le fils de Me Georges-Paul Wagner, l’un des dirigeants historiques de Présent, Raphaël Dubrule, Zita de Lussy et moi-même) ont répondu à une sorte d’appel au secours d’une partie de la rédaction de Présent et de la totalité de son équipe administrative, et ont accepté, bénévolement, de se partager les différentes actions de pilotage pour redresser le journal.

Tout changement suscite toujours des interrogations, des inquiétudes, même. Mais en l’occurrence ne rien faire était la certitude que ce quotidien, auquel nous étions tous très attachés, disparaitrait.

Nous avons pris de front et au plus vite toutes les problématiques du journal : la gestion des abonnements, le loyer de nos bureaux, le réglage des mises en kiosque, la défiscalisation des dons, la prospection etc. Sans parler du contenu rédactionnel.

Quel bilan tirez-vous des quelques mois écoulés ? Quels chantiers restent à conduire ? Quels sont les motifs d’espérance ?

Samuel Martin  : Les six mois écoulés ont été difficiles. Réorganiser le travail quotidien tout en l’assurant est une tâche compliquée. Cependant le journal a paru chaque jour et s’est amélioré. Il reste des défauts  ? Des lecteurs nous les signalent, nous les reprochent, peut-être ignorent-ils que ces défauts nous les connaissons mieux qu’eux  : ce sont les nôtres… Heureusement, d’autres lecteurs, plus bienveillants, nous félicitent pour les améliorations effectuées  ! Nous avons à progresser sur l’anticipation et la réactivité. Une plus grande structuration du journal est également un des chantiers de la rentrée. Les motifs d’espérance existent. D’une part il n’est pas possible qu’autant d’efforts conjugués en matières journalistique, commerciale et gestionnaire n’aboutissent pas à un résultat. D’autre part Présent existe «  de nouveau  », si l’on peut dire  : les gens le repèrent mieux en kiosque, et Libération, Le Monde l’ont cité. Cela n’était pas arrivé depuis longtemps. Cette visibilité est une des conditions de relance.

Présent constitue très concrètement le dernier quotidien dissident présent dans les kiosques. Son rôle est donc indispensable et s’articule donc avec les autres supports de réinformation. Cette complémentarité est-elle l’un de vos axes de travail prioritaires ?

Francis Bergeron  : Présent est en effet le seul quotidien papier de réinformation non conformiste ou dissident. Il n’entre en concurrence avec aucun autre média de même esprit. Mais il nous semble parfaitement complémentaire d’une radio comme Radio Courtoisie, d’une télévision comme TV libertés, ou encore du travail réalisé par Novopress, sans parler de Chiré-en-Montreuil, dans le domaine du livre et des revues.

Nous voulons développer très vite un maximum de partenariats, ceci pour plusieurs raisons : le temps nous presse, et Présent n’a donc ni les moyens ni le temps d’évoluer lui même dans son coin vers un outil multimédias. C’est un tournant qu’il aurait fallu prendre, une stratégie qu’il aurait fallu mettre en œuvre, il y a dix ans, peut-être, comme a su le faire par exemple Le Figaro. Aujourd’hui nous ne pouvons mobiliser l’essentiel de nos moyens, de nos forces vives, que vers le support papier : ce que nous faisons, ce que nous savons faire, et ce que nous devons faire encore mieux. Mais qui plus est, parce que la nature a horreur du vide, les nouveaux supports médiatiques, les médias sociaux, ont été (heureusement !) investis par des équipes de grand talent, très performantes, rodées à ces techniques particulières. Du même coup, la bonne solution, qui est aussi la seule, à mon sens, c’est de développer des partenariats avec ces équipes par une perméabilité de l’information entre les différentes supports, un accueil réciproque des collaborations, de la publicité croisée pour faire connaitre l’ensemble de nos outils auprès de nos publics respectifs.

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