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Et si le Grand Remplacement commençait par le prénom donné ?, par Caroline Parmentier

Chasse à l’homme contre Zemmour

La gauche culturelle et immigrationniste orchestre depuis des jours un cirque pas possible autour de la comédie d’Hapsatou Sy au sujet de son prénom. La droite Figaro est d’une lâcheté totale (voir l’article de Francis Bergeron dans Présent d’hier). Le but étant de faire interdire définitivement Eric Zemmour d’antenne ce que réclament aujourd’hui Hapsatou Sy et de nombreux journalistes et médias français.

Eric Zemmour, issu d’une famille juive d’Algérie et qui connaît le prix de l’assimilation, estime dans son combat contre le multiculturalisme (qui est le sujet de son dernier livre) que donner un prénom français à ses enfants est une marque d’intégration et d’assimilation. Et qu’à l’inverse, donner un prénom étranger est un signe communautaire : « Prendre un prénom français signifie je veux rentrer dans votre communauté, je veux m’assimiler, je veux adopter votre histoire, préserver l’identité nationale, puisque l’identité d’une nation et de toute communauté de vie commence avec des individus dont le nom les identifie à elle. »

Comment contester que l’africanisation et la maghrébisation des prénoms en France dans les maternités, dans les écoles, sont un signe avancé de grand remplacement ? On ne peut nier que donner un prénom musulman est aussi le signe d’une pratique religieuse. Peut-on adorer la France et appeler son fils Mohamed ? Ou Seif el-Islam (glaive de l’islam) comme le joueur de foot Ribéry ?

Dire cela aujourd’hui, c’est interdit. C’est du racisme, du colonialisme, c’est odieux, c’est ignoble. Zemmour a provoqué un tsunami aussi violent que grotesque où tout le monde y est allé de sa larme ou de sa charge haineuse. Toujours très amusant de voir des vieux journalistes bedonnants qui n’ont jamais habité ailleurs que dans les beaux quartiers et des bourgeoises emperlées du Figaro dont les filles s’appellent Blanche et Bérangère, se croire obligés de dire sur les plateaux télé et radio qu’Hapsatou est un ravissant prénom et qu’on n’a pas fait plus joli.

Le cinéma de François Morel

Il fallait entendre dans la matinale de France Inter François Morel, ex-Deschiens – ce qui fait que l’on a toujours envie de se marrer quand il dit un truc sérieux – déclamer avec lyrisme la litanie solennelle des prénoms étrangers qui « ont fait la France et qui ne figurent pas dans le calendrier chrétien » : Ibrahim Maalouf, Marek Halter, Omar Sy, Pablo Picasso, Marjane Satrapi, Vassily Kandinsky, Joann Sfar, Zinedine Zidane, etc. Se terminant en apothéose par Hapsatou Sy… (il faudra que l’on nous explique en quoi cette chroniqueuse de quatre sous, candidate malheureuse de « Danse avec les stars », représente l’excellence française). Le tout ponctué de « Vive la France, vive la France » grandiloquents. Il fallait voir les journalistes bouleversés sur le plateau essuyant ostensiblement des larmes pour comprendre à quel point de soumission idéologique on est rendu.

A l’image de la réponse d’Ibrahim Maalouf : « Très fier d’être le premier nom cité par François Morel lorsqu’il s’agit de faire la guerre à l’obscurantisme idéologique. Je vous invite à appeler vos fils IBRAHIM. C’est juif, musulman et chrétien. Et ça, ça fera bien chier Zemmour. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2018

« Mohamed » en tête des 20 prénoms masculins les plus donnés en Seine-Saint-Denis

25/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Grâce aux chiffres de l’INSEE, il est possible de connaître les 20 prénoms masculins qui ont été le plus donnés l’an dernier dans le département et qui seront encore très répandus dans les maternités en 2019.

En haut du classement des prénoms masculins les plus populaires dans la Seine-Saint-Denis, les Mohamed seront donc de plus en nombreux sur les bancs de l’école “française”…

Voici le top 20 :

1 – MOHAMED
2 – ADAM
3 – IBRAHIM
4 – RAYAN
5 – ISMAËL
6 – NOAH
7 – AMIR
8 – IMRAN
9 – ALI
10 – LIAM
11 – GABRIEL
12 – ISSA
13 – YANIS
14 – AYOUB
15 – KAÏS
16 – ENZO
17 – LUCAS
18 – MOUSSA
19 – ISAAC
20 – HAMZA


Menacé de plainte, Éric Zemmour dénonce “le règne de l’émotion et de la victimisation”

18/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Invité lundi soir sur BFM TV, Éric Zemmour est revenu sur son échange polémique avec Hapsatou Sy dans l’émission “Les Terriens du dimanche“.

Une plainte va-t-elle être déposée contre Éric Zemmour? Le polémiste, invité de BFMTV ce lundi pour son livre Destin français, est revenu sur la séquence coupée au montage la veille dans Les Terriens du dimanche, sur C8. Alors que la chroniqueuse Hapsatou Sy menace de donner une suite judiciaire à un échange qu’elle aurait eu avec lui, il préfère pointer du doigt “le règne de l’émotion et de la judiciarisation“:

C’est très révélateur de ce que deviennent les débats médiatiques“, a-t-il estimé (…) Mais c’est le risque de l’époque. L’émotion, la judiciarisation, et la victimisation. On se victimise pour se faire bien voir et après on joue l’émotion, et après on vient et on dit ‘Attention, je vais déposer plainte’.”

Dans la partie de l’interview qu’ont pu voir les téléspectateurs, Éric Zemmour a exposé sa vision de ce que doivent être les prénoms donnés aux enfants français:

Normalement chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est à dire les saints chrétiens“, a-t-il déclaré au sujet du prénom de la fille de Rachida Dati, Zohra.

Lorsque la chroniqueuse a rappelé qu’elle s’appelait Hapsatou, le polémiste a estimé que “(sa) mère a eu tort“. Et de lui assurer que “Corinne, ça (lui) irait très bien.”



Prénoms bretons interdits : un communautarisme à géométrie variable, par Franck Deletraz

Dans une France minée par le communautarisme, les prénoms donnés aux enfants par leurs parents, à l’instar des tenues vestimentaires et de tant d’autres choses, sont plus que jamais devenus un moyen d’affirmer son identité et même, pour certains, de montrer leur emprise croissante sur notre société. Or, si cette dérive communautariste est déjà préoccupante lorsque la même liberté est accordée à tous, l’affaire des prénoms bretons interdits est d’autant plus inquiétante qu’elle met en évidence l’existence, en France, d’un communautarisme à géométrie variable.

Des Bretons privés d’apostrophes

En août dernier, un couple rennais qui venait d’accueillir son premier enfant s’est rendu à la mairie pour y enregistrer sa naissance sous le prénom de Derc’hen. Prénom qui commémore Sant Derc’hen, un des quelque 1 500 saints bretons. Or, les parents se sont heurtés alors au refus de l’administration d’enregistrer leur fils sous ce nom, en raison de la présence d’une apostrophe non autorisée par une circulaire parue au JO du 23 juillet 2014. Comptant sur la possibilité d’un recours, le couple a alors opté pour l’orthographe Derchen et a décidé d’alerter Skoazell Vreizh, une association de soutien aux personnes en difficulté « pour des motifs politiques bretons ». Révoltée, celle-ci a adressé illico une lettre au ministre de la Justice, Madame Belloubet, pour lui demander de « modifier cette circulaire ». En vain.

Un cas qui est loin d’être isolé puisque, en mai dernier, un couple de Quimper s’était déjà heurté au refus de l’état-civil d’enregistrer son fils sous le nom de Fañch. Là encore, en prétextant que le « ñ » ne faisait pas partie de la liste des signes diacritiques autorisés par la fameuse circulaire. Cependant, sous la pression médiatique, la ville de Quimper a décidé d’autoriser le prénom, en s’appuyant sur la CEDH qui affirme que le choix de celui-ci « entre (…) dans la sphère de la vie privée ». Une décision dénoncée par le procureur, qui avait alors obtenu du tribunal qu’il tranche en sa faveur, en arguant du fait qu’admettre le tilde reviendrait à… « rompre la volonté de notre Etat de droit de maintenir l’unité du pays et l’égalité sans distinction d’origine ».

« L’exception étrangère »

Une explication particulièrement « savoureuse » à l’heure où, partout en France, les services d’état-civil enregistrent sans broncher les prénoms les plus exotiques qui soient. Ceux, bien sûr, repris des séries anglo-saxonnes par des parents abrutis de télévision. Mais aussi, et surtout, tous ceux que nous « devons » aux migrants. Ainsi, la fameuse circulaire parue au JO derrière laquelle s’abritent les autorités ne semble-t-elle pas s’appliquer aux prénoms africains et musulmans puisque, lorsque l’on consulte le fichier des prénoms 2016 sur le site www.data.gouv.fr, apparaissent en effet des M’Mah, M’Mahawa, M’Deye, Abd’Allah, Isma’il, N’néné, et autres Tu’iuvea. Enfin, on appréciera d’autant plus la déclaration du tribunal quand on sait que le prénom Mohamed arrive en tête de ceux donnés aux garçons en Seine-Saint-Denis, et parmi les trois premiers en région parisienne.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2018

Grand Remplacement : pas de statistiques ethniques, juste les prénoms les plus populaires

19/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Avec la carte interactive de BFMTV, découvrez les prénoms les plus populaires département par département. Mais attention, PADAMALGAM ! Si certains d’entre eux comptent 5 à 6 prénoms d’origine arabe parmi les 10 premiers, ce n’est pas, je répète, ce n’est pas dû à la forte concentration de populations étrangères ou d’origine étrangère. Le Grand Remplacement n’est pas, je répète, n’est pas à l’œuvre.

En Seine-Saint-Denis, Mohamed est le prénom le plus populaire chez les garçons, Rayan et Yanis arrivent en 3e et quatrième position. Chez les filles, Lina est seconde, Yasmine et Léa (d’origine hébraïque) en quatrième et cinquième position. Si ce département est le plus touché par la vague des prénoms d’origine arabe, ceux-ci sont de plus en plus présents partout en France, régulièrement dans les 10 premiers et souvent dans les 20 premiers.
Notez bien que ces données datent de 2012 et que ces tendances lourdes se confirment depuis…

Crédit photo : Jean-Marc Liotier via Flickr (CC) = Spectacle de cirque par les enfants de l ecole maternelle Charles Perrault


60 ans de prénoms en France en « data-visualisation web »

60 ans de prénoms en France en « data-visualisation web »

10/11/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Quels prénoms étaient donnés en France en 1950 ? En 1965 ? Et en 2010 ? Combien y avait-il de Philippe en 1950 ? Et de Charles en 1960 ? Grâce à une application en ligne, « 60 ans de prénoms en France », il est désormais possible de visualiser les évolutions, parfois étonnantes, parfois prévisibles, des prénoms donnés aux nouveaux nés en France avec un outil qui en dit plus long qu’un rapport statistique de l’INSEE quant à l’évolution démographique de notre pays. Vous voulez essayer ? C’est ici : dataaddict.fr/prenoms/

Image en Une : copie d’écran du site internet de Data Addict pour « 60 ans de prénoms en France ». DR.