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La chaîne d’information RT France lancée en décembre, les médias du système s’inquiètent

RT sera lancée en France en décembre et les médias du système rivalisent déjà d’injures et de sous-entendus pour tenter d’en contrecarrer les effets qui ajouteraient encore plus de crise dans la situation déjà pas reluisante de la presse française. Avertir les Fraudes, intimider les clients et se lier entre concurrents pour chasser le nouveau venu, ce qui fonctionne dans une guerre des boulangers à Rouillac peut aussi marcher dans les grands médias.

Elle « sent le souffre » pour La Tribune, est un « organe d’influence » pour Macron – alors simple candidat à la présidence – un moyen de « manipuler l’opinion » pour Les Inrocks qui y ont consacré un dossier titré « Poutine vous mate » – « critiquée pour sa couverture pro-russe de l’information » pour Ouest-France ou « outil d’influence russe » pour Le Monde, une chose est sûre, RT en France ne laisse personne indiffèrent. On aura vu la presse française bien plus prudente avec les grandes oreilles de la NSA ou la CIA dont un ancien agent achète à tour de bras des médias dans les Balkans, région toujours stratégique où la Russie conserve de forts appuis dans le peuple et où les médias sont néanmoins très suivis dans la société.

Financée à 100% par l’État russe, « RT est soupçonnée, au même titre que l’agence de presse en ligne Sputnik, d’être un instrument de propagande et une source d’informations mensongères (« fake news ») au service de la politique de Vladimir Poutine », insinue La Tribune. Des accusations qui ont un vieux fond puant qui laisse songeur : le même qui fleure bon l’accusation d’intelligence avec l’étranger, la cinquième colonne, le Maccarthysme.

Xenia Fedorova, qui dirige la chaîne après avoir géré l’agence de presse Ruptly – elle aussi dépendante des médias officiels russes – à Berlin répond aux accusations : « Nous sommes une chaîne russe financée par l’État, mais dans un groupe où les équipes sont internationales et composées de peu de Russes. Notre modèle économique et notre concept ne sont pas tellement différents celui de chaines d’information internationales comme BBC News ou France 24. Notre objectif est de couvrir les actualités locales, régionales et internationales qui touchent la France et le monde francophone, tout en mettant l’accent sur les aspects trop souvent négligés par nos confrères. »

RT, basée à Boulogne va recruter 150 personnes dont 50 journalistes et se centrer, comme les autres médias français, sur Paris. Pas de grands noms à priori, si on exclut des rumeurs sur Zemmour et Elkabbach. Elle veut capitaliser sur l’audience du site d’information, lancé depuis un an, qui a doublé depuis son lancement et qui est maintenant très lu, notamment par les personnes sympathisantes des partis de droite (UMP, FN, DLF, UDI etc…) et beaucoup de jeunes. La chaîne diffusera 24h/24 dont 10 heures de direct par jour et un journal chaque heure. Le budget sera de 20 millions d’euros et la chaîne devrait aussi être disponible sur les satellites Astra 19.2 et Eutelsat 5W.

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Chard Révolution 1917 Poutine

Poutine et les Russes boycottent le centenaire de la Révolution de 1917

Il y a tout juste 100 ans, les bolcheviks s’emparaient du palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg. Novembre 1917, dans le calendrier grégorien, correspond à octobre 1917, véritable tournant dans l’histoire du XXe siècle. Et peut-être même dans l’histoire de l’humanité. Des dizaines de millions d’hommes l’ont cru, en tout cas. Et des dizaines de millions d’autres sont morts pour en avoir douté ou l’avoir refusé.

On pouvait craindre que, dans la Russie de 2017, certes démarxisée, cet anniversaire ne passe pas inaperçu. Et bien si, justement.

Le 7 novembre, à Moscou, les nostalgiques de 1917 ou plus exactement les adeptes du communisme, n’étaient pas plus d’un millier pour défiler, sous les portraits de Lénine et de Staline, drapeaux rouges au vent. « Le pouvoir aux soviets ! », scandaient les manifestants, reprenant ainsi le vieux slogan léniniste de 1917.

Les bolcheviks étaient minoritaires, alors. Mais que dire des bolcheviks de 2017 ? Un millier de manifestants dans une ville de douze millions d’habitants ? L’âge moyen des processionnaires (70 ans) laisse penser que le retour des soviets n’est pas pour demain.

On aurait pu penser, vu de France, que Vladimir Poutine, emporté par un élan patriotique syncrétiste, ne replace la révolution bolchevique de 1917 dans une continuité historique russe. Il n’en est rien. Poutine n’était pas du côté des maigres bataillons de nostalgiques du totalitarisme.

Bien plus, le gouvernement a tout fait pour réduire à une gesticulation les commémorations de la révolution.

En ce qui concerne la manifestation des vétérans moscovites, les processionnaires, arrivés à 16 heures, ont été dispersés à 18 heures, et le défilé s’est déroulé entre deux haies de policiers dont on ne savait s’ils étaient là pour protéger les manifestants de la vindicte populaire, ou pour leur interdire tout contact avec les badauds. Pendant ce temps, le président Poutine commémorait une victoire russe de novembre 1612 sur ses voisins polonais, événement d’assez faible ampleur, mais qui fut néanmoins l’élément déclencheur de l’accession au pouvoir de la première branche Romanov, l’année suivante. Il est difficile de montrer plus clairement à quelle tradition politique se rattache le président russe.

Le proto-communisme de 1793

L’anniversaire des purges staliniennes de 1947, le mois dernier, avait, lui, été commémoré. Car ce pan-là de l’histoire du pays passionne les Russes, qui veulent comprendre comment un système basé sur la « dictature du prolétariat » a pu engendrer, comme l’écrit Stéphane Courtois, « le premier régime totalitaire de l’histoire ».

Il y a deux semaines, le président Poutine a refusé d’assister à un spectacle de « son et lumière » sur la prise du palais d’Hiver. Et interrogé par des journalistes occidentaux sur la commémoration de la révolution de 1917, le porte-parole du Kremlin a répondu avec ironie à ses interlocuteurs : « Pourquoi faudrait-il fêter quelque chose ? Je ne comprends pas votre question. »

En France, le legs de la Révolution n’a pas été remis en cause. Même si le parti communiste est dans le coma, le proto-communisme de 1793 continue à imprégner les esprits, en tout cas bien davantage que partout ailleurs, à commencer par la Russie.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 11 novembre 2017

CNN fake news

Désinformation : CNN dans la tourmente après de nouvelles révélations

29/06/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : CNN, la chaîne de télévision américaine d’« information » en continu fondée, en 1980 par Ted Turner, est dans la tourmente. Pendant la récente campagne présidentielle, les Américains l’avaient ironiquement surnommée « Clinton News Network », tellement son parti pris pro‑Hillary était évident. Un peu comme si, en France, des esprits taquins surnommaient BFMTV « Banque Finance Macron à Toute Vapeur » ou « Broadcast fort Macron ».

Hier, notre équipe de réinformateurs a évoqué un entretien en caméra caché de John Bonifield. Bonifield, l’un des dirigeants de CNN y revendique sans scrupules les « fausses informations » (« fake » en anglais) diffusées par la chaîne au sujet des liens supposés de Donald Trump avec la Russie.

Bonifield qualifie ces « fakes » de « conneries pour l’audience ». Des « conneries », certes, mais suffisamment efficaces pour pousser, en avril dernier, le général Michael Flynn à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale.

Van Jones, journaliste à cette même CNN, par ailleurs militant noir pour les droits civiques et ancien conseiller du président Obama, a par ailleurs reconnu, également en caméra cachée, que le « dossier russe » monté contre Donald Trump est complètement vide.

Mais il y a pire. Un article publié jeudi avant‑dernier par CNN affirmait que le congrès américain enquêtait sur les liens entre Anthony Scaramucci, un membre de l’équipe Trump, et un fonds d’investissements russe. Un « fake » total, comme l’a révélé le site Breitbart News. Le média pro‑russe Sputnik a pour sa part souligné qu’en plus d’être un « fake », l’article contenait un certain nombre d’erreurs factuelles manifestes. La queue entre les jambes, CNN a dû retirer l’article et présenter ses excuses à ses lecteurs.

Les trois journalistes fautifs ont par ailleurs démissionné. Toutes choses totalement impensables en France, soit dit en passant…

L’équipe Trump peut donc pavoiser… L’audience de CNN est en chute libre. Pour Sarah Sanders, le porte‑parole du président, ces dérives sont « une honte pour l’ensemble des médias américains ». Et pour le président lui‑même :

« Qu’en est‑il de NBC, CBS et ABC [trois grandes chaînes nationales] ? Qu’en est‑il des ratés du New York Times et du Washington Post ? Ce sont tous de faux médias ! »

John Bonifield CNN Intox Russie

Un producteur de CNN avoue ses intox sur la Russie

29/06/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dans un entretien récent enregistré par caméra cachée, l’un des cadres de la chaîne américaine CNN, John Bonifield, a reconnu que le sujet préféré de la chaîne, celui sur les liens Trump‑Russie et la soi‑disant ingérence russe dans la présidentielle américaine, n’était que « des conneries diffusées pour l’audience ».

John Bonifield a également exprimé des doutes quant à l’existence de fondements aux accusations contre la Russie, pointant du doigt la réputation controversée de la CIA. Il a déclaré :

« Même si la Russie tentait de s’ingérer dans les élections, nous essayons de nous ingérer dans les leurs, nous essayons toujours de manipuler des gouvernements. »

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Donald Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Donald Trump frappe la Syrie, se brouille avec la Russie mais est aimable avec son homologue chinois. Une politique qui tranche avec sa campagne électorale. Pour Éric Zemmour, paraphrasant Michel Audiard, « un changement, c’est un changement, trois changements, c’est un reniement ».

« En quelques jours, assure l’éditorialiste, le président américain n’a pas seulement atomisé, façon puzzle, une base militaire syrienne, il a aussi dynamité sa propre campagne électorale. »

« Il a agi, pour Eric Zemmour, comme aurait agi Hillary Clinton, qui l’a d’ailleurs félicité. Le candidat de “l’Amérique d’abord“ a rejoué au gendarme du monde. Le républicain iconoclaste a remis les bottes de Bush junior et des néo-conservateurs. Le pourfendeur des médias s’est soumis au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion. »

Pour lui, « le président qui ne se faisait aucune illusion sur la crédibilité de ses services de renseignement s’est empressé de les croire lorsqu’ils lui ont affirmé que l’attaque chimique contre des civils provenait obligatoirement de l’armée syrienne. Il ne s’est à aucun moment demandé si les rebelles ne disposaient pas, eux aussi, d’armes chimiques. Pourtant en Irak, comme à Alep, en Syrie, les hommes du califat islamique n’ont jamais hésité à faire feu de tout bois. Et dans la bataille pour Mossoul, les civils et les enfants ne sont guère épargnés, y compris par les bombardements de la coalition occidentale. »

La conséquence est que « son grand renversement d’alliance avec la Russie de Poutine a du plomb dans l’aile » :

« Poutine a sous-estimé la puissance des lobbies et de l’establishment washingtonien. En quelques jours, ceux-ci ont raflé la mise. »

« Ils ont obtenu le désaveu de Steve Bannon, son conseiller à la fois le plus cultivé et le plus marqué à droite. Et quand il rencontre le président chinois, Trump ne parle plus de la taxe de 45 % sur les importations chinoises qui faisaient si peur aux géants américains du commerce. Depuis lors, tous ceux qui l’insultaient l’encensent. Trump devrait se méfier du baiser qui tue. »

Chard Hollande Poutine

Hollande menace Poutine !, par Guy Rouvrais

Hollande, en Hamlet corrézien, s’est interrogé à haute voix devant des journalistes dans son ancien fief : être ou ne pas être pour la visite de Poutine en France ? Ce qui se traduit par ses questions lancées à la cantonade : « Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est nécessaire ? » Il a oublié qu’on ne demande pas à un président de la République d’avoir des états d’âme, mais des états des services. Vladimir Poutine a mis fin à ses interrogations existentielles en tranchant pour lui : il a annulé sa visite à Paris, où il devait inaugurer la cathédrale orthodoxe en présence de François Hollande. Il a répondu avec ironie et désinvolture, évoquant non pas une rencontre au sommet mais une « visite à Paris », plus touristique que politique, qu’il effectuera peut-être lorsque le président français se sentira « à l’aise », ce qu’on peut traduire par « quand il ira mieux ».

Car Hollande voulait le convoquer à l’Elysée pour le sermonner sur la Syrie, et non plus l’accompagner à l’inauguration. Il pensait sans doute que le maître du Kremlin allait obtempérer, comme si notre chef d’Etat pesait encore de quelque poids sur la scène internationale. Il y a un moment déjà, hélas ! que notre pays ne compte plus parmi les grandes puissances. Les USA et la Russie débattent du sort de la Syrie entre eux, Poutine et Obama discutent, s’affrontent, décident par-dessus la tête de François Hollande. Notre contribution militaire sur le théâtre des opérations est une force d’appoint sans commune mesure avec celle des deux grands. On a cru, après les attentats qui nous ont frappés, que François Hollande, promettant que tout serait fait pour abattre Daesh, avait renoncé à vouloir chasser le chef d’Etat syrien lequel, non seulement n’agresse pas notre pays, mais combat aussi les terroristes islamistes. Manifestement, l’adage « les ennemis de nos ennemis sont nos amis » n’a pas cours à l’Elysée, contrairement au Kremlin.

Le président croit encore qu’il peut intimider Poutine pour le faire reculer sur le front d’Alep : il l’a menacé de le déférer devant un tribunal international pour « crimes de guerre ». Il est évidemment délicat de traiter son hôte de criminel et de maintenir une invitation. Certes, les bombardements à Alep touchent cruellement les habitants mais, malheureusement, dans tous les conflits contemporains, ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd tribut. Crimes de guerre ? Dans ce cas, c’est le fait aussi des autres belligérants, les rebelles, mais la communauté internationale qui les soutient en parle moins. Le propos de Hollande n’est qu’une gesticulation : jamais un dirigeant en exercice d’un grand pays n’a été traduit devant un tribunal international, seuls les déchus et les vaincus le sont.

Les forces alliées, en février 1945, bombardèrent Dresde, réduite en cendres, il y eut 25 000 morts parmi les habitants victimes des bombes à fragmentation et incendiaires. Pour ces crimes-là, il n’y eut aucun Nuremberg, aucun procès. Pas plus que pour Hiroshima et Nagasaki, où les bombes atomiques y firent au moins 210 000 victimes. Comment Hollande, dont la voix ne va pas au-delà du portail de l’Elysée, pourrait-il déférer Poutine devant un tribunal ? Hamlet porte en sous-titre « un songe ». Hollande rêve tout éveillé…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2016

Eric Zemmour et les Panama Papers : « Les élites ont fait sécession »

05/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a réagi à la publication des « Panama Papers ». D’abord avec amusement : « La vie est cruelle. On fait des efforts pour sortir du lot. Pour être riche et célèbre. Pour réussir sa vie, selon les canons de l’époque. Et puis un jour, on s’aperçoit qu’on n’est qu’un raté, qu’un zozo, qu’un minable, un moins que rien. On n’ose pas rentrer chez soi. On a peur du regard de sa femme, de ses enfants. Peur de leur avouer la triste réalité : non, on n’a pas de compte au Panama. […] Celui qui à cinquante ans n’a pas de compte au Panama a raté sa vie. »

L’entame est amusante, le plat de résistance est féroce : car au fait, « pourquoi Panama et pourquoi pas le Delaware ? Pourquoi les copains de Poutine et pas les copains de Wall Street d’Obama ? Pourquoi le Syrien Assad et pas le Turc Erdogan ? Pourquoi Platini et pas Zidane ? Pourquoi Lionel Messi et pas Cristiano Ronaldo ? Qui instruit ? Qui vérifie ? Qui condamne ? Qui alerte et qui est alerté ? »

En 1892, déjà, la IIIe République avait vacillé face au scandale de Panama. « Mais à l’époque, c’était de la corruption traditionnelle, à l’ancienne. Depuis, les élites ont fait de gros progrès. Elles se sont internationalisées, mondialisées […] Comme l’avait prédit Christopher Lasch dans son livre La Révolte des élites, elles ont pris le large. De leurs pays et de leurs peuples. Elles sont devenues des citoyens de monde. Les paradis fiscaux, c’est leur paradis. Un lieu idyllique, sans impôt, car l’impôt est historiquement l’acte de naissance des nations. […] C’est le fondement de la solidarité nationale et le fondement de la démocratie puisque les représentants du peuple votent l’impôt. »

Eric Zemmour conclut, assassin : « Les élites mondialisées, comme disait Chevénement, ont fait sécession, élites politiques, économiques, financières, sportives mais aussi mafieuses, venues des pays démocratiques comme des dictatures. Un monde à part, un monde dans le monde, qui vit sa propre vie, avec ses codes, ses relations, ses valeurs, loin des peuples – ces graines de populistes –, loin des lois, loin des administrations fiscales, dans le temps toujours béni de la mondialisation heureuse… »

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« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Russes en Syrie : ils font du bon boulot… mais ils s’en vont !

15/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Coup de théâtre ! L’intervention russe qui a remis en selle le gouvernement de Bachar El Assad et l’armée régulière syrienne prendrait fin prochainement. Trop tôt ?

Poutine a ordonné hier soir le retrait de la majeure partie du contingent militaire, essentiellement aérien, déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Les milliers de raids de l’aviation et les bombardements de la marine russes ont permis à l’armée syrienne de reprendre l’avantage sur le terrain. Ils ont aussi démontré par le contre-exemple la duplicité de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis qui prétendait combattre l’État islamique, mais n’ont jamais obtenu de résultat significatif.

Le Kremlin souligne que la décision du président russe fait l’objet d’un accord avec son homologue syrien :

Les dirigeants ont souligné que l’intervention des forces aériennes russes avait permis de radicalement changer la situation dans la lutte contre le terrorisme, de désorganiser les infrastructures des combattants (ennemis) et de leur porter un coup important.

Cette annonce-surprise s’explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine. Il s’agit « d’intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie. »
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La Gendarmerie de la pensée, c’est maintenant

05/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Gendarmes de la pensée ou gendarmerie des programmes scolaires ? des élèves de collèges ont été questionnés sur le cours consacrés à la Russie et à Poutine.

Six élèves de quatrième du collège Sainte-Anne, à Sainte-Anne d’Auray (Bretagne) ont été convoqués par la gendarmerie locale pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant « au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine » durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.

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Le collège Sainte-Anne, foyer de dangereux extrémistes apprenant aux enfants à penser par eux-mêmes.

Le professeur, bien noté par sa hiérarchie et apprécié de ses collègues doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie.
Il ne s’explique pas ce qui lui arrive, aucune procédure disciplinaire interne n’a été entreprise et ses élèves ont tenu à lui manifester leur soutien. Les cours en question sont de plus conformes au programme, qui prévoit d’aborder « l’introduction à la géopolitique contemporaine » et notamment la situation de la Russie actuelle.

J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie.

explique le professeur. C’est alors que tout s’éclaire ! Ce dangereux activiste essaie de développer l’esprit critique et l’intelligence de ses élèves au lieu de leur seriner la doxa bien-pensante en cours. Vite, au trou ! Stage de déradicalisation obligatoire pour le vilain professeur !

Syrie : les rebelles « modérés » équipés par les USA et l’UE rejoignent les terroristes Syriens

Vers un cessez-le-feu en Syrie

23/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un accord entre Moscou et Washington pourrait débloquer la situation syrienne
Ce lundi, Barack Obama et Vladimir Poutine se sont longuement entretenus par téléphone pour discuter de la question syrienne. L’enjeu de cet appel initié par le Kremlin était de trouver un début de solution à la crise que traverse la Syrie afin de permettre à tous les acteurs de se concentrer sur la menace que représente l’État islamique. Cet entretien téléphonique vient entériner un accord qui s’est construit sur un travail commun intense entre experts étatsuniens et russes. Selon le président russe, cet accord et le travail qui l’a précédé ont été rendus possibles, facilités et renforcés par le précédent de l’accord de 2013 sur le démantèlement de l’armement chimique syrien.

Qu’implique cet accord ?
L’accord vise à instaurer un cessez-le-feu entre toutes les parties prenantes au conflit d’ici samedi prochain. Ainsi, toutes les factions gouvernementales et rebelles sont invitées à observer une trêve et à faire savoir vendredi au plus tard, soit à Moscou, soit à Washington, si elles comptent respecter ce cessez-le feu. L’État islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, sont bien sûr exclus de cet accord. Si le cessez-le-feu est un succès, les efforts des groupes combattants et des différents acteurs étatsuniens, russes et européens pourront se concentrer sur la lutte contre l’État islamique et le Front Al-Nosra, une bénédiction après les attentats meurtriers qui ont frappé Homs et Damas hier.

,Mais le succès de cet accord est loin d’être acquis
En effet, le succès d’un tel accord repose sur la bonne foi de tous les acteurs impliqués, et cette bonne foi pourrait faire défaut. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part déjà commencé à invoquer à nouveau la question ukrainienne dans la discussion autour de la Syrie. La Russie quant à elle a affirmé son souhait de voir le cessez-le-feu mis en place tout en espérant que les États-Unis partagent ce point de vue.
Le plus gros facteur d’incertitude reste les combattants syriens eux-mêmes. En définitive, cet accord est un pas en avant vers la résolution de ce conflit où tout le monde est perdant, espérons simplement que les acteurs impliqués fassent le bon calcul.

État islamique : Opération policière a Moscou

19/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
À Moscou, les forces de sécurité russes ont interpellé un groupe de 14 personnes, suspectées d’être impliquées dans la fabrication de faux papiers pour les extrémistes de l’État islamique se rendant en Syrie et revenant en Russie à des fins terroristes.

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Syrie : évolution profonde de la situation militaire

Syrie : évolution profonde de la situation militaire
17/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Ces derniers jours, des combats importants ont eu lieu en Syrie, notamment aux alentours d’Alep. L’armée gouvernementale syrienne et les forces kurdes ont gagné du terrain, ce qui pourrait expliquer les réactions américaines, turques et saoudiennes.

Que se passe-t-il vraiment ?
On a non seulement constaté du côté d’Assad et des Kurdes une avancée, mais aussi un certain nombre de faits et de comportements significatifs qui accompagnent une usure certaine de la rébellion.
Le gouvernement combat l’État islamique. La centrale thermique d’Alep a été reprise sur l’État islamique et est en cours de déminage. Les forces loyalistes ont lancé une offensive sur la route du désert en direction de Raqqa, ce qui pourrait isoler toute la zone tenue par l’État islamique, à l’ouest des lacs de l’Euphrate.

La rébellion recule pour sa part dans les collines côtières à l’est de Lataquié. Elle recule aussi au nord d’Alep, face aux forces gouvernementales. Certaines localités comme Mare préfèrent alors se mettre sous le régime de la trêve. La zone insurgée du nord d’Alep voit aussi des bombardements russes aider les Kurdes à progresser, ce qui pourrait peut-être leur permettre de contrôler toute la frontière nord de la Syrie, face à la Turquie. L’État islamique, qui contrôle une partie de cette frontière, a détruit un pont sur l’Euphrate qui aurait pu être utilisé par les Kurdes pour faire une continuité entre les zones qu’ils contrôlent.
S’il convient de rester prudent, on peut dire qu’à la faveur de l’intervention militaire aérienne russe, les forces loyalistes et kurdes reprennent du terrain.

Cela suscite des bruits de bottes…
La Turquie a procédé à des bombardements contre les Kurdes au nord d’Alep, mais elle n’ose pas véritablement entrer en territoire syrien, dans la mesure où elle se heurterait à la puissance militaire russe. Les Américains cherchent à défendre les rebelles, mais leurs alliés turcs et saoudiens critiquent leur tiédeur à cause du contexte électoral qui paralyse certaines décisions. Quant aux remarques des Saoudiens à l’égard de l’intervention russe, elles peuvent traduire une perte d’influence sur le jeu syrien. En réalité, l’appui russe semblerait changer la situation.

Faut-il s’attendre à un retour de la paix ?
L’avancée gouvernementale peut rendre certains éléments de la rébellion encore plus dangereux, comme on le voit avec la multiplication des actions terroristes. La déconfiture militaire pousse à recourir au terrorisme. De même, on constate des attaques visant ouvertement des objectifs non militaires. Ainsi, à Alep, des chrétiens, qui ne sont nullement dans des zones stratégiques, ont pu être bombardés et le quartier kurde de la ville attaqué en représailles contre l’offensive kurde menée un peu plus au nord.


Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

Medvedev craint un califat mondial d’ici 20 ans

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
‪À la conférence sur la sécurité de Munich, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a averti ses collègues « si rien n’est fait maintenant, on vivra tous d’ici 20 ans dans un Califat mondial‬ ». Il a exhorté les États qui mènent le monde à mettre de côté leurs différends qui mènent « vers une nouvelle guerre froide » et coopérer pour lutter contre le terrorisme international.
Des propos qui donnent un relief particulier à d’autres déclarations du même Medvedev à la presse allemande : « C’est juste stupide d’ouvrir les portes européennes et d’inviter tout le monde à y entrer. […] Certains de ses réfugiés, et pas seulement quelques individus, mais probablement des milliers entrent en Europe en tant que bombes humaines pouvant exploser à n’importe quel moment »

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Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

« Ukraine : les masques de la révolution » : réinformation à Canal+ !

02/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Le documentaire sur les dessous de la révolution ukrainienne, qui avait soulevé l’indignation des bonnes consciences et la demande de censure de l’ambassade ukrainienne, a finalement été diffusé sur Canal+.

« Ukraine : les masques de la révolution » devrait avoir tout pour plaire à la gauche bobo et bonne conscience : ce reportage filme au plus près des groupes nationalistes et néo-nazis ukrainiens et leur rôle dans la révolution. Une part importante du reportage tourne autour du drame d’Odessa, durant lequel en mai 2014 ont péri brûlés 42 manifestants prorusses, piégés dans un bâtiment incendié au cocktail Molotov par les pro-Ukrainiens. Paul Moreira a déclaré qu’il avait choisi ce sujet parce qu’il ne pouvait pas accepter qu’en plein cœur de l’Europe et au XXIe siècle, quarante-cinq personnes soient tuées avec une totale absence de réaction de la part de la police.

Mais non, pour une fois qu’ils avaient de vrais extrémistes à se mettre sous la dent, nos antifascistes de salon ont fait la fine bouche.
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Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.