Les balances, collaborateurs zélés de la nouvelle « biocrature »

La délation s’épanouit dans l’Ordre sanitaire. Or, personne ne s’affole de la régression qui s’installe. Comme aux plus belles heures de l’Occupation, les collaborateurs zélés abondent pour dénoncer les mauvais Français qui s’éloignent parfois des normes et des interdits. Ces consignes ponctuent depuis plus d’un an une vie sociale et intime sous surveillance. La nouvelle « biocrature », cette tyrannie hygiéniste que rien ne freine, n’en finit pas de produire des contraintes de plus en plus absurdes. C’est ainsi que les préfets ont décidé, dans certains départements littoraux, le port du masque obligatoire sur les plages balayées par les vents marins ! Il est probable que cette nouvelle atteinte aux libertés, dénuée de sens, suscitera son lot de sycophantes haineux. Un citoyen libre est vu, désormais, comme une menace pour la collectivité.

Emmanuel Macron avait prévenu, le 14 octobre 2020 sur TF1 : « On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pourrons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé ». Or c’est un monde policier et de surveillances mutuelles qui progressivement s’impose dans l’apathie quasi-générale. La chasse au virus autorise-t-elle ces constantes atteintes à la démocratie, dans une propagande sécuritaire toujours plus culpabilisante ? La contagion de la peur, alimentée par le pouvoir, est en train de faire des ravages dans les esprits craintifs, mesquins, paranoïaques. Ceci n’est pas la France.

Le comble a été atteint, jeudi, avec la mise en garde à vue pour quelques heures du curé et de son vicaire d’une église parisienne – Saint-Eugène-Sainte-Cécile (IX e) – dénoncés sur les réseaux sociaux par un participant à une messe de Pâques victime de son succès. Le diocèse de Paris n’a lui-même rien trouvé de plus utile que d’ouvrir aussi une procédure canonique contre les deux « délinquants ». La police leur reproche une « mise en danger délibérée de la vie d’autrui », un « non-port du masque » et un « rassemblement de plus de six personnes sans respect des gestes barrières ». Il se trouve que je connais cette église qui propose le rite romain et est fréquentée par beaucoup de jeunes catholiques. Elle applique depuis le début de l’état d’urgence les obligations exigées, même si les prêtres, en effet, ne portent pas le masque durant les offices et posent, à la demande, l’hostie sur la langue.

Est-ce là, sérieusement, un scandale ? Seul le désir de nuire a pu pousser l’ « indic », ce beau salaud, à poster une vidéo comme un lettre anonyme. Et c’est bien cet esprit malsain qui a été avalisé par les policiers et, hélas ! par le diocèse lui-même. Dans le même temps, une chaîne de télévision dénonçait des « dîners clandestins » organisés par un beau parleur piégé par son besoin de paraître. La prohibition a toujours suscité des comportements illégaux. Mais la chape de plomb qui étouffe les Français et réjouit les balances ne peut plus durer. Trop d’Etat oppresseur mène à la phobie de l‘Etat. Gare à l’explosion !

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 avril 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La grand-messe des hypocrites, par Etienne Defay

église Saint-Eugène Sainte-Cécile

Ils les tenaient enfin ! Un article du Parisien publié lundi nous apprend que durant la messe de samedi en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile, les distanciations sociales et le port du masque n’ont pas été respectés. Le curé de la paroisse a été dénoncé par le frère d’un catéchumène qui a alerté la presse et l’opinion.

Comme les évangéliques de Mulhouse devenus les boucs émissaires de l’épidémie de COVID, les paroissiens de Saint-Eugène, curé en tête, sont donc devenus les nouveaux adversaires de l’hygiénisme ambiant. Peu importe que les lieux de culte n’aient jamais été des clusters, peu importe au fond que les catholiques aient été privés de culte pendant des mois par la République, il fallait un coupable et il a été trouvé. Mais l’aubaine n’a pas seulement été pour l’opinion. On a évidemment vu l’émission « Quotidien » railler la cérémonie du jeudi Saint, particulièrement le lavement des pieds, mais le plus rude coup n’est pas venu de ces amuseurs publics. Le coup le plus violent a été porté par les coreligionnaires des paroissiens de Saint-Eugène, trop heureux de se payer des « tradis ».

Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille chrétienne, l’avocat et blogueur Erwan Le Morhedec, le journaliste de La Croix Laurent de Boissieu, tous ont rivalisé d’ingéniosité pour trouver la meilleure épithète : irresponsables, tradis, complotistes… Un déchaînement qui ironiquement vient de ceux qui passent le plus clair de leur temps à donner des leçons de charité.

En réalité, les paroissiens de Saint-Eugène ont été visés par un article orienté par des images de la célébration soigneusement sélectionnées. On ne montrera jamais les milliers d’heures de messes célébrées à Saint-Eugène et retransmises en vidéo où les règles sanitaires ont été respectées. Non, on s’attardera sur les quelques minutes de célébration où apparemment les règles ont été transgressées sur la foi d’un seul témoignage à charge d’une personne de l’assistance.

Coup dur pour le malheureux curé de l’église située dans le IXe arrondissement de Paris dont le diocèse s’est désolidarisé, enfonçant un peu plus le prêtre. Choqué par la tenue de cette cérémonie dans ces conditions, le diocèse a déclaré : « De toute évidence, lors de cette messe, aucune consigne sanitaire n’a été respectée. »

Une évidence qui ne l’est pas tant que ça. Selon nos informations, l’évêché a communiqué sans même prendre la peine d’entendre la version du prêtre ni même l’appeler préalablement.

« Nous nous désolidarisons totalement de ce type de comportement. Nous allons aviser les personnes responsables de cette messe et allons, en interne, donner des suites », ajoute le diocèse de Paris. Un diocèse qui ne s’était pas privé de condamner les fidèles qui manifestaient pour la messe mais qui se donne visiblement beaucoup de mal pour donner des gages à des pouvoirs publics qui n’ont jamais fait grand cas de la liberté de culte. Si la paroisse a indubitablement manqué de prudence, les réactions que cela a suscitées sont bien plus graves que le non-port d’un masque.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2021

Ils préconisent le masque à vie ! Et pourquoi pas, aussi, la mise sous cloche ?

covid port du masque

Grande et belle trouvaille sur le front de la recherche : après des semaines d’études approfondies qui pourraient peut-être leur valoir le Nobel de médecine (qui sait ?), les « scientifiques » du Boston Medical Center (BMC) ont découvert que le port obligatoire du masque, la distanciation physique et la fermeture des écoles ont fait chuter d’environ 80 % « les cas de grippe et d’autres infections respiratoires virales courantes par rapport à des périodes similaires les années passées ».

Ô merveille de la science : comme le rapporte La Provence, il apparaît que « les mesures mises en œuvre pour empêcher la propagation de la Covid-19 peuvent avoir eu un impact sur l’incidence d’autres maladies respiratoires virales courantes », explique Manish Sagar, spécialiste des maladies infectieuses et chercheur au BMC.

On ne connaît pas le budget alloué à cette recherche fondamentale, mais le résultat est proprement stupéfiant. Dans le même ordre d’idées, je suggère qu’on mette encore quelques équipes de chercheurs au boulot pour calculer l’effet de l’abattage des arbres en bord de route sur l’accidentologie (ah, ça existe déjà ?), celui de l’immigration sur le niveau scolaire (ah, c’est interdit ? Pardon), celui de la cancel culture comme étalon de la bêtise ambiante, etc. Les sujets ne manquent pas et madame Michut peut répondre aussi bien et pour moins cher que les chercheurs payés pour défoncer des portes ouvertes.

Ainsi, les scientifiques ayant noté qu’il y avait plus d’infections à virus respiratoire sur la première période de 2020, celle précédant la mise en œuvre de mesures sanitaires, l’éminent Manish Sagar conclut : « Les résultats de notre étude peuvent être particulièrement utiles pour développer des stratégies de prévention dans des contextes où les infections respiratoires sont très nocives, comme les lieux de rassemblement ou pour les personnes âgées et immunodéprimées. »

Ce genre d’étude est si stupide d’évidence qu’on ne peut y voir qu’une raison : abêtir les gens, les infantiliser encore davantage et masquer la réalité par de pseudo-révélations dignes d’un élève de CE2.

Car va-t-on enfin se décider à le dire ? Cette maladie, ou plus exactement le fait qu’elle en soit une, n’est que le fruit de nos folies. C’est le résultat de nos modes de vie, de la pollution urbaine, la malbouffe, la surconsommation de médicaments et leurs conséquences : maladies auto-immunes, surpoids généralisé, obésité, diabète, manque d’exercice physique, augmentation exponentielle des allergies, etc. Nous ne savons plus ce que c’est que « vivre en santé ». Il faut maintenant, pour chaque acte de la vie, une prise en charge médicale ; on entre dans les têtes la nécessité des « dépistages » tous azimuts qui contribuent à la psychose générale, imposant l’idée que la maladie est la norme. Paradoxalement, on refuse dans le même temps la mort, prolongeant des vies pour le seul fait de les prolonger parce que la mort, pour la médecine, est un échec.

Hors les zones ultra fréquentées, le port du masque est une hérésie et vouloir nous l’imposer durablement ne ferait qu’aggraver les risques sanitaires. Plutôt que de porter des masques à vie, il faut développer notre système immunitaire mis à mal par toutes les saloperies que nous avalons et respirons ; en finir, aussi, avec les délires d’asepsie totale quand on voit non seulement exploser le nombre des allergiques mais qu’on ne trouve rien de plus efficace pour soigner les enfants que de les envoyer dans les fermes au contact des animaux !

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gilbert Collard : “On cherche à domestiquer la population avec ce masque étendu partout!”

01/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Interrogé sur le port généralisé du masque en France, Gilbert Collard a notamment déclaré : “On cherche à domestiquer la population avec ce masque étendu partout!”

Découvrez cet extrait tiré de l’émission “L’Heure des Pros”, diffusée sur CNews le 27 août 2020.


Stéphane Ravier : « Des CRS qui viennent lutter contre l’insécurité ? Non, pour faire respecter le port du masque ! »

130 CRS vont être envoyés à Marseille pour faire respecter le port du masque. Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône, réagit au micro de Boulevard Voltaire.

À Marseille, 130 CRS vont arriver pour faire respecter le port du masque. Que vous évoque cette actualité ?

J’ai cru, un moment, qu’il s’agissait d’une blague. Quand j’ai entendu que l’on nous envoyait enfin 130 CRS dans une situation estivale d’insécurité que même la presse locale ne cache plus (La Provence n’évoque plus le sentiment mais la réalité de l’insécurité), j’ai pensé qu’il s’agissait de CRS qui venaient pour lutter contre l’insécurité. Non, toujours pas ! C’est pour « inviter » les Marseillais à porter ce fameux masque. Je ne sais pas si cela relève de la provocation… On bat des records !
Que les Marseillais doivent porter le masque comme partout ailleurs lorsque c’est nécessaire, ils sont assez adultes pour le comprendre et pour le faire. Mais de là à leur envoyer des CRS pour les informer et, dans un second temps, pour les verbaliser, je trouve que cela relève d’une véritable provocation.

On suppose que vous auriez peut-être préféré que les 130 CRS soient disposés pour régler les problèmes d’insécurité.

Oui. Il y a quelques semaines, la presse locale se faisait l’écho, pour la première fois, de la réalité de l’insécurité que je dénonce depuis des années. Je demande que l’État donne à Marseille les moyens policiers pour lutter contre cette insécurité. Mais ils ne viennent jamais.
La presse locale a relevé une explosion de l’insécurité en raison d’une affluence de touristes français. Cette insécurité relève davantage d’incivilités, mais surtout de ces Marseillais qui n’ont pas pu aller au bled. Ces blédards qui sont au nombre de 40.000 et qui ont dû rester à Marseille et qui, manifestement, en souffrent. Certains d’entre eux se livrent à toute une série d’actes plus ou moins violents. Je ne fais que rapporter ce qui a été dit.
J’imaginais donc que ces CRS venaient en renfort pour lutter contre cette insécurité grandissante. Nous en avons besoin. Mais non, on est encore dans le déni de l’insécurité et dans cette volonté de mettre tous les moyens policiers pour forcer les Marseillais à porter un masque. Nous avons le professeur Raoult et n’avons pas besoin d’autre chose. Lorsqu’il s’agit d’insécurité physique, on nous dit qu’il faut de la prévention, de l’éducation, etc. Cela vaut pour les masques. À Marseille en particulier, on continue à faire tout et son contraire. C’est navrant !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire