Elections italiennes : entretien avec Gabriele Adinolfi

Elections italiennes : entretien avec Gabriele Adinolfi

28/02/2013 – 12h00
ROME (NOVOpress) –
Le traitement des élections italiennes dans les grands médias est apparu à NOVOpress comme particulièrement superficiel, ou partisan. Nous avons ainsi shouhaité interroger plusieurs acteurs ou observateurs privilégiés de ces scrutins afin d’apporter un éclairage différent à nos lecteurs.

Après plusieurs années d’engagement activiste dans les années 70 et près de 20 années d’exil consécutives, Gabriele Adinolfi est aujourd’hui l’un des principaux penseurs de la droite radicale italienne. Animant plusieurs cercles ou sites (dont son site personnel www.gabrieleadinolfi.it) il a toujours prôné une approche transversale et a oeuvré à dénoncer l’influence des “pouvoirs forts” (loges, services, internationales diverses et variées) tant dans les événements passés, qu’actuels et futurs en Italie et en Europe.

Il a publié en France un abécédaire, “Pensées corsaires”, que vous pouvez retrouver ici.

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« Éloge du populisme » de Vincent Coussedière, par Didier Bourjon

« Éloge du populisme » de Vincent Coussedière, par Didier Bourjon

“La Liberté guidant le peuple” par Eugène Delacroix

10/12/2102 — 18h00
PARIS (NOVOpress Breizh) —
Dans son livre Éloge du populisme(1), Vincent Coussedière propose une analyse à nouveaux frais de ce que recouvre le vocable “populisme”, analyse fondée philosophiquement et des plus utile politiquement.

Le terme de populisme est polysémique, il recouvre des formes variées, à la typologie délicate à fixer, et dont l’origine est mal discernable : les narodniki de la Russie tsariste, le mouvement rural américain de la fin du XIXème siècle, notre boulangisme ? Pourquoi pas nos anciennes et récurrentes révoltes paysannes ?

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[Tribune libre] Lendemains d’élections : réfléchir un peu, par Dominique Venner

[Tribune libre] Lendemains d’élections : réfléchir un peu, par Dominique Venner

19/06/2012 — 15h30
Tribune parue initialement sur le site de Dominique Venner Il n’est pas dans mes habitudes de commenter des élections. Celles qui se sont déroulées en France depuis la présidentielle de mai 2012 présentent cependant une vraie nouveauté. On peut définir celle-ci comme la manifestation d’une conscience accrue du problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane. Les images des drapeaux africains et maghrébins agités place de la Bastille le soir du 6 mai 2012 pour saluer la victoire du candidat socialiste, ont rappelé les images, dix ans auparavant, de la réélection de Chirac après son duel inégal avec un Le Pen diabolisé comme jamais.

Les conditions sont toutefois très différentes. La personnalité moderne et « apaisante » de Marine Le Pen n’a pas favorisé la même mobilisation contre son mouvement après son score très honorable de 17,9 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 10 juin. Avec 6,4 millions de voix lors de ce scrutin, le FN se pose comme le troisième parti de France. Une loi électorale cousue sur mesure pour maintenir les oligarchies en place interdit une nouvelle fois que les 6,4 millions d’électeurs du FN soient représentés à l’Assemblée nationale, sinon par deux élus, contre des centaines pour les partis oligarchistes : UMP et socialistes (associés au Front d’extrême gauche).

Ce qui se passe en France n’est pas spécifique à ce pays. C’est un phénomène européen. Cependant, comme je l’ai déjà souligné, les mouvements identitaires européens sont victime d’une « maladie infantile » que je qualifie de chauvine. Agissant en ordre dispersé, sans liens ni concertation, ils sont pour le moment incapables d’imaginer des initiatives face à un adversaire commun. Cela ne signifie par qu’il en sera toujours ainsi. Dans tous les mouvements concernés, les militants les plus réfléchis songent à la nécessité de convergences. Partout en Europe des partis analogues au FN, rejetant le racisme et l’antisémitisme, font de la préservation de l’identité des peuples européens leur raison d’être. Citons entre autres le Parti du peuple danois, le Parti de la liberté néerlandais, le FPÖ et le BSÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, Le Parti du progrès norvégien, le Vlaams Belang flamand, l’English Defense League, le Fidesz au pouvoir en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède ou l’Union démocratique (UDC) du centre en Suisse. Tous ces partis dépassent 5 % des voix et atteignent parfois 25 % ou plus, en dépit de l’hostilité active des médias qui constituent le « clergé séculier » du Marché, relayé par son « clergé régulier » (prof des universités et des écoles), sans compter le vieux clergé des Eglises traditionnelles chargé d’apporter la dimension compassionnelle et paralysante qui est sa spécialité.

Dans Le Monde du 14 juin 2012, pages Débats, une politologue (Virginie Martin) et un sociologue (Pierre Lénel), après avoir noté l’étonnante permanence du votre FN, malgré son exclusion électorale, en tiraient une conclusion pertinente qui doit être relevée. Ces deux chercheurs estiment en effet qu’il faut réviser l’interprétation habituelle du vote FN comme simplement « protestataire ». Sa permanence dans le temps exige plutôt d’y voir un véritable « vote d’adhésion ». Adhésion à quoi ?

Usant d’un vocabulaire prudent, les deux chercheurs proposent de rechercher un dénominateur commun à tous ceux (nantis ou démunis, jeunes ou plus âgés, urbains ou ruraux, qui ont accordés leurs suffrages à Marine Le Pen à l’élection présidentielle du 10 juin. Ce dénominateur commun c’est, disent-ils, un « trouble civilisationnel », expression juste et modérée.

« Ce trouble, écrivent-ils dans leur jargon, met en avant une lecture du monde qui révèle une hostilité au pluralisme culturel sur le plan intérieur et le refus du multiculturalisme sur le plan international ». En clair, il révèle une forte inquiétude identitaire, face à des menaces toujours plus évidentes.

Les deux chercheurs poursuivent en estimant que le « trouble » se cristallise plus particulièrement autour de quatre points. « La nationalité en constitue le premier marqueur : les Français d’origine immigrée ne sont pas vus comme « légitimes », leur nationalité serait usurpée. Cette illégitimité vient s’appuyer sur la question culturelle et bien souvent cultuelle (islam). C’est le deuxième élément : une relation négative s’instaure entre signes de métissage et identité française. « Nous » s’oppose à « eux », la différence trouve là son expression la plus criante : « eux » ont une autre histoire que celle qui « nous » constituerait de tout temps. »

Ce trouble, ajoutent les auteurs, est un élément nouveau par rapport à leurs enquêtes de la fin des années 1990. Il est relié, disent-ils, aux événements de la scène internationale : le monde arabo-musulman apparaît désormais comme dangereux… « Et c’est bien souvent à cette question que la question sécuritaire est réinterprétée… Tous ces éléments se confondent dans la figure de l’immigré, présence ici de cet ailleurs arabo-musulman qui apparaît comme diabolique ».

« Enfin, poursuivent les deux chercheurs, l’élément le plus prégnant est celui du sentiment d’un rapport de forces devenu défavorable entre les Français d’origine maghrébine et les Français « de souche » : l’idée d’un effet de nombre produit un sentiment de colonisation inversé ».

Rarement les faits ont été observés avec autant de pertinence dans cet organe central de l’oligarchie mondialiste qu’est Le Monde. Au passage, on ne peut négliger un fait anecdotique et cependant gros de symbole : l’un des deux élus du FN à ce deuxième tour du 17 juin 2012 est la propre petite-fille du fondateur, la toute jeune Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, qui a conquis le siège de Carpentras (Vaucluse), ville qui avait été le prétexte d’une opération géante de diabolisation du FN en 1990 par l’instrumentalisation d’un fait divers : la profanation d’une tombe par des loubards (sans lien avec le FN) dans le cimetière juif de la ville. La plus jeune députée de toute l’histoire de la Ve République accorde aux siens une revanche inattendue.

Sans doute peut-on penser que la conscience identitaire est lente à s’éveiller. Mais il faut se souvenir de quel chaos historique et intellectuel elle a surgi, sans compter les obstacles immenses qui lui sont opposés. C’est donc son affirmation qui surprend et non une ampleur jugée encore insuffisante.

Un nationaliste à Belgrade : de Serbie, les médias, une fois de plus, n’avaient rien vu venir – Par Jean Bonnevey

Un nationaliste à Belgrade : de Serbie, les médias, une fois de plus, n’avaient rien vu venir - Par Jean Bonnevey

C’est une défaite pour l’Europe de Bruxelles. Le candidat de la prétendue « communauté internationale», qui a fait la guerre à la Serbie, a perdu la présidentielle. Cet échec n’avait pas été envisagé, surtout pas par nos médias, même si, comme nous l’avions écrit, le vote du premier tour mettait le candidat nationaliste en bonne position, avec un report des ultras nationalistes et surtout des partisans du parti socialiste de l’ancien président Milosevic, malgré des consignes contraires.

Au premier tour, Boris Tadic, candidat adoubé, était sorti en tête, avec 26,7% des voix contre 25,5% à Tomislav Nikolic (photo) et depuis, le président sortant a pu compter sur le ralliement des socialistes de l’ancien président Slobodan Milosevic, qui devraient conclure un accord de coalition avec DS à la suite des législatives. Pour les observateurs, c’était donc joué. Voila ce que l’on pouvait lire le jour du vote sur figaro.fr : « avec près de 58 % des voix, selon le dernier sondage réalisé avant le scrutin, Boris Tadic devait être confortablement réélu dimanche à la présidence serbe, face au nationaliste Tomislav Nikolic. Fort de ses soutiens sur la scène internationale” etc. Ce magnifique article n’est plus accessible, comme par hasard, sur Internet. Bien vu, cher confrère… Il n’était pas le seul.

Un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance et de livraison-marchandage

Ce vote n’est pas, cependant, un vote contre le rapprochement de Belgrade avec l’Union Européenne et même pas, véritablement, un vote de défiance vis-à-vis de la crise actuelle de la dette et de l’euro, qui rend cette communauté bien moins attrayante pour les candidats. C’est une sanction de la méthode. C’est un vote de fierté nationale contre une stratégie de repentance nationale et de la livraison-marchandage des anciens combattants des guerres post-yougoslaves, traités comme des bourreaux, mais considérés encore comme des héros par nombre de leurs compatriotes; à tort ou à raison là n’est pas le problème. La Serbie a voté pour une voie européenne, mais sans humiliation.

[…]

Tomislav Nikolic a immédiatement tenu à rassurer sur l’option européenne de son pays. “La Serbie maintiendra sa voie européenne (…) Ce scrutin n’a pas porté sur qui conduira la Serbie vers l’UE mais sur qui réglera les problèmes économiques créés par le Parti démocratique” (DS) de M. Tadic. “La Serbie doit développer son économie et doit enrayer la pauvreté. Nous devons commencer à œuvrer pour nous débarrasser de la corruption“, a poursuivi Tomislav Nikolic, ancien allié de l’ex-homme fort de Serbie, Slobodan Milosevic.

[…]

Les accusations de «fraude électorale» formulées entre les deux tours et le rappel de la question du Kosovo, qui avait quelque peu disparu, ont porté leurs fruits. S’y ajoute un discours très centré sur des valeurs morales («l’intégrité», la «dignité», et le «patriotisme»), qui a fait mouche. Vouloir rejoindre l’UE dans son état actuel ne suffit pas comme programme.

[…]

Un vote européen contre la repentance et la soumission pour obtenir l’entrée dans un ensemble en crise et pour résoudre des difficultés internes imputées au pouvoir sortant. Un vote populiste qui aura des répercussions comme d’autres dans toute l’Europe.

[…]

Jean Bonnevey

[box class=”info”] Source et article complet sur Metamag.fr . [/box]

Crédit photo : DR.

Les populistes contre les médiagogues

Les populistes contre les médiagogues

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”]Le clivage politique droite/gauche persiste. Il a structuré les stratégies présidentielles de Nicolas Sarkozy (Buisson) et de François Hollande (Terra nova). Mais pour comprendre le jeu politique, il faut analyser une autre fragmentation : celle qui oppose les médiagogues et les populistes. Andrea Massari fait le point pour Polémia. [/box]

« Le camp du bien »

A quelques exceptions près, les journalistes appartiennent au « camp du bien » (selon Robert Ménard). Ils partagent un ensemble de valeurs communes à base de mondialisme, d’antiracisme, d’autoculpabilisation européenne et de rupture des traditions. Les médias ne sont pas neutres. Ils sont engagés. Les hommes politiques invités dans les médias doivent tenir compte de cette réalité.

Pour les socialistes, c’est assez facile : cela correspond globalement aux idées qu’ils défendent. Il en va de même pour l’histrion pseudo-révolutionnaire Mélenchon. D’ailleurs, des votes effectués dans les écoles de journalisme à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 ont montré que 71% des élèves du CELSA et 85% de ceux de l’ESJ de Lille votaient à gauche ou à l’extrême gauche. Les candidats de ces formations sont reçus à domicile dans la presse !

Les médiagogues

Il n’en va pas de même pour ceux de l’UMP (et a fortiori du FN). C’est pour cela qu’on a vu apparaître à l’UMP une nouvelle catégorie d’hommes politiques : les médiagogues, ceux qui choisissent délibérément de flatter les journalistes et de tenir un discours proche des idées dominantes dans les médias. L’objectif des médiagogues est d’obtenir une bonne visibilité et une bonne image, ce qui leur permet de progresser dans la carrière et de passer de député à ministre, de ministre à présidentiable.

Ainsi dès les années 1990, Alain Juppé s’est forgé une image d’homme hostile au Front national dans l’espoir de devenir maire de Paris ou présidentiable. Lors du débat sur le PACS, en 1999, une parfaite inconnue, Roselyne Bachelot, est devenue la coqueluche des médias en votant avec la gauche contre l’avis de ses amis. Ce qui lui a permis de devenir ministre et de le rester sept ans. Aujourd’hui un certain nombre de bébés présidentiables suivent la même stratégie : Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse et Bruno Lemaire par exemple. Chantal Jouanno qui vise Paris joue la même partition. Deux marqueurs suffisent pour être dans le « camp du bien » : être favorable au « mariage gay » et à « l’homoparentalité » et préférer le PS au Front national.

Les populistes

Les populistes sont dans une logique radicalement différente. Ils sont en phase avec l’opinion de la majorité des Français. Ainsi les deux tiers des Français trouvent qu’il y a trop d’immigration et que des mesures protectionnistes seraient utiles : Marine Le Pen a exprimé leurs préoccupations, dans un environnement médiatique de plus en plus hostile. Nicolas Dupont-Aignan s’est inscrit dans une logique voisine. Il n’a par ailleurs pas hésité sur Canal+ à mettre en cause les journalistes et leur coupure avec la France profonde.

Un certain nombre de députés UMP et la « droite populaire » défendent aussi des idées médiatiquement hétérodoxes sur l’identité ou les valeurs. Christian Vanneste, qui s’oppose au lobby homosexualiste, a même fini par être exclu de l’UMP. Il faut ici apporter une précision : les médias insistent sur le fait qu’il y aurait une majorité de l’opinion qui serait favorable au « mariage gay ». Le seul problème c’est que partout où il y a eu des référendums (Californie, Arizona, Floride, Arkansas et Slovénie) le « mariage gay » a été repoussé…

Sarkozy et Copé : le grand écart !

Il faut ici analyser la stratégie de Nicolas Sarkozy. Elle systématise la dissociation de l’action et de la parole. Nicolas Sarkozy a beaucoup agi dans le sens du médiatiquement correct : il a supprimé la « double peine » (permettant ainsi aux délinquants étrangers de rester en France), il a mis en œuvre la discrimination positive, il a promu l’enseignement de la « théorie du genre » au lycée et a poursuivi la politique d’ouverture des frontières. Mais la parole sarkozyste a souvent été en rupture avec l’action : en 2007, le candidat Sarkozy a prétendu rompre avec l’esprit de Mai-68 ; en 2012, le sortant Sarkozy s’est fait le chantre des frontières. Paroles, paroles… mais des discours qui ont été singulièrement efficaces : permettant une victoire nette en 2007 et limitant une défaite inéluctable en 2012.

Copé s’inscrit strictement dans la même stratégie. Deux axes dominent la prochaine campagne législative de l’UMP : en direction des électeurs, un message patriotique et tricolore ; en direction des médias, un discours d’exclusion du Front national.

Que feront les populistes de l’UMP ?

La force de l’UMP, c’est son double positionnement : un clin d’œil populiste pour les électeurs, un clin d’œil médiagogique pour la caste dominante. Mais c’est aussi sa faiblesse.

La question est la suivante : jusqu’à quand les populistes vont-ils continuer à jouer les porteurs d’eau des Juppé, Copé, Jouanno, Pécresse, Bachelot et autres NKM ? Jusqu’à quand les électeurs vont-ils se laisser berner ? Le jeu des médiagogues est une insulte à la démocratie.

Andrea Massari

[box class=”info”] Source : Polémia – 14/05/2012 [/box]

Image : Nathalie Kosciusko-Morizet, la médiagogue

[Tribune libre] Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bonne nouvelle : les instances européennes ont été obligées de reconnaître le statut de parti politique de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dirigée par le Français Bruno Gollnisch.

Cette formation a reçu une dotation de 300 000 euros pour l’année 2012, afin de valoriser les idées patriotiques au niveau européen.

L’information est passée relativement inaperçue : lors de la session plénière du Parlement européen de la semaine du 13 février 2012, les instances européennes ont reconnu le statut de « parti politique au niveau européen » à l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux), présidée par le député européen du FN Bruno Gollnisch. Ceci, car elle est parvenue à atteindre le quota nécessaire d’élus de plusieurs Etats membres de l’Union. Bonne nouvelle : elle recevra désormais une dotation annuelle de près de 300 000 euros !

Il ne faut toutefois pas confondre un groupe parlementaire au Parlement européen (les élus FN y siègent actuellement comme non-inscrits) avec un parti politique européen, qui peut regrouper des formations politiques, des élus européens, nationaux ou régionaux. Les financements obtenus par un parti politique au niveau européen ne peuvent en aucun cas servir à financer les partis nationaux qui les constituent, mais uniquement à diffuser en Europe les idées et programmes de ce parti.

Cette petite victoire a principalement été obtenue grâce à la persévérance de Bruno Gollnisch, de Béla Kovács, député européen et responsable des affaires extérieures du parti populiste hongrois Jobbik, trésorier de l’AEMN, et de Nick Griffin, député européen et président du British National Party (BNP).

Les européistes grincent des dents

L’AEMN a été constituée à Budapest le 24 octobre 2009, lors du congrès du Jobbik. Elle rassemble principalement le FN, le Jobbik, le BNP, ainsi que plusieurs petits partis nationalistes en Europe (tels Fiamma Tricolore en Italie, l’ex-FN belge ou le parti nationaliste ukrainien Svoboda).

L’association AEMN a ensuite été constituée de façon informelle à Strasbourg, en tant qu’association de droit local alsacien-mosellan, mais n’a pas su remplir, entre 2009 et 2011, les critères nécessaires à sa reconnaissance par les instances européennes. L’adhésion d’un député lituanien a toutefois permis de franchir les critères nécessaires pour l’année 2012.

Début 2011, après son accession à la présidence de son parti, Marine Le Pen a toutefois quitté l’AEMN, pour mettre en œuvre une stratégie européenne différente et se rapprocher des partis qui sont davantage dans la mouvance « populiste », tels le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand ou la Lega Nord italienne.

En tout état de cause, ce n’est pas avec le sourire que les dirigeants européens se sont vus contraints d’entériner la reconnaissance de l’AEMN. Le député socialiste britannique (d’origine indienne) Claude Moraes a tout simplement appelé au boycott de cette formation ! Quant à Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement, il s’est publiquement inquiété du fait que les différents partis qui constituent cette alliance coopèrent entre eux (bigre ! Des élus de même sensibilité politique coopérant entre eux !) et qu’ils constituent une plateforme commune en vue des élections européennes de 2014.

La troisième force européenne

Bruno Gollnisch peut cependant rassurer ces esprits frileux, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, il ne sera pas question de coalition européenne : « Nous sommes des nationaux conséquents et chacun dans son pays a vocation à être souverain. La dénomination “parti politique européen” peut être trompeuse, mais nous sommes surtout une alliance de patriotes et de souverainistes ». Quant aux fonds alloués pour l’année 2012, « ils seront principalement utilisés pour l’organisation de colloques et l’ouverture de sites Internet d’information sur les ravages du mondialisme sur nos identités. Nous voulons aussi lutter contre la diabolisation dont nous sommes l’objet. Nous tiendrons une réunion, début mars, pour décider de la façon dont nous ferons usage de ces fonds ». Quant aux critiques du vice-président McMillan, « le véritable scandale n’est pas que nous récupérions quelques miettes des subventions accordées aux partis politiques européens, mais que certains prétendent en avoir le monopole : le Parti populaire européen touche près de 6 millions d’euros annuellement, et le Parti socialiste européen près de 5 millions ! »

Gollnisch regrette également que l’ensemble des élus et des formations anti-mondialistes, souverainistes et populistes ne coopèrent pas ensemble : « Nous pourrions alors constituer la troisième force politique européenne, après les chrétiens-démocrates – qui n’ont de chrétien que leur nom –, les socialistes et devant les libéraux ».

L’accession au statut de parti politique européen de l’AEMN marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation souverainiste qui grandit au sein des élus européens. En effet, depuis 2009, on trouve à la droite du PPE deux groupes parlementaires au Parlement européen : les Conservateurs et réformistes européens, constitués principalement des partis conservateurs britannique et tchèque ; le Groupe Europe libertés démocratie dans lequel on retrouve la Lega Nord, le LAOS grec, ou le MPF de Philippe de Villiers. Et en périphérie, plusieurs partis politiques, dont désormais l’AEMN. Au vu des évolutions politique et économique actuelles et à venir, cette dernière tendance pourrait se renforcer considérablement lors du scrutin européen de 2014.

Philippe Derricks

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Le déclin de l’Occident n’est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? – Par Jean Lucat

Le déclin de l’Occident n'est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? - Par Jean Lucat

Dans Le Figaro du 09 février 2012, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, Mr Shlomo Ben-Ami, revient sur la notion du « Déclin de l’Occident », qui est un sujet récurrent suite à la crise actuelle aux Etats-Unis et en Europe qui, d’après lui, est essentiellement due aux défaillances éthiques inhérentes au capitalisme américain et aux dysfonctionnements de l’Europe.

Il nous assure cependant que le déterminisme a, au cours de l’histoire, toujours été vaincu par les forces imprévisibles de la volonté humaine et dans notre cas par la capacité extraordinaire de l’Occident à se renouveler, même après des défaites cataclysmiques. Pour lui, notre déclin n’est pas un processus linéaire et irréversible.

L’ancien ambassadeur alerte, toutefois, sur la menace du populisme qui peut surgir des crises économiques. Il cite l’exemple de l’Italie et de la Grèce, pays où des gouvernements de technocrates ont remplacé des politiciens défaillants ainsi que la Hongrie où le premier ministre Victor Orban appelle à un rétablissement autoritaire de l’Etat.

Curieusement, il insiste sur le fait que ces exemples semblent évoquer un passé européen où les échecs de la démocratie se sont traduits par des formes de gouvernement plus « opportunistes ».

Pour l’auteur, les prétendants que sont la Chine ou l’Inde ne sont pas en position de donner des leçons aux autres.

Comme l’Europe a abandonné depuis longtemps toute prétention d’être une puissance militaire et que les Etats Unis vont se redéployer en Asie, le maintien d’une présence militaire en Europe leur semble inutile.

En fait, l’Occident auquel pense Mr Ben- Ami n’a pas grand-chose à voir avec celui auquel nous croyons. Quand il parle d’en relativiser le déclin, il met évidemment les Etats Unis en avant par rapport à la mentalité quasiment « post-historique » de l’Europe.

Il conclue que l’Occident est confronté à des défis difficiles, mais que les valeurs que sont la liberté et la dignité individuelle, au centre de la civilisation occidentale restent le rêve d’une grande majorité de l’humanité.

Il oublie cependant que les peuples existent aussi, peut-être plus que les individus, et que les valeurs de liberté et de dignité sont également les valeurs dont sont imprégnés les mouvements populistes, dont il semble craindre l’influence, suite aux échecs des démocraties capitalistes.

Jean Lucat

[box class=”info”] Source : Normandie Identitaire. [/box]

Photo en Une : Puerta de Alcalá, Plaza de la Independencia, Madrid. Crédit photo : Sanbec, licence CC.

Où la France est bien plus démocratique…

Où la France est bien plus démocratique…

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 11 janvier 2012, reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Mes cheveux se sont dressés sur ma tête (du moins ceux qui me restent, sans forfanterie) en lisant l’article que mes bons confrères du « JDD » ont consacré à la Hongrie.

Imaginez que ce petit pays, qui fut l’un des premiers à secouer le joug communiste, est tombé sous la coupe amère d’un dictateur au masque de velours, l’immonde premier ministre Viktor Orban ! Contre toutes les valeurs de l’Europe et de la Démocratie réunies, ce tyran abominable s’appuie sur le peuple pour persécuter ses opposants, essentiellement journalistes à la télévision d’Etat si j’ai bien compris.

Quand le pouvoir donne raison aux électeurs contre les bobos, que reste-t-il de l’Etat de droit ? La Hongrie, aujourd’hui, vit dans l’ombre de la Peur. « La peur de la délation, du licenciement – un millier de journalistes et techniciens ont été renvoyés l’année passée de la télévision publique », avertissent les journalistes du « JDD ». Vous imaginez ce qui se passerait si c’était le cas en France ? Si, sous prétexte que les Français ont élu un président de droite pour faire une politique de droite, celui-ci commençait à virer tous les militants de gauche qui contrôlent à leur profit exclusif les médias d’Etat ? Ce serait la révolution… Pardon : la dictature !

« La peur d’être privés de contrats publicitaires pour les journaux d’opposition », poursuivent les confrères. Sûr qu’on ne verrait pas ça en France : à « Minute », par exemple, nous n’arrêtons pas de refuser la publicité, au point qu’il faut se battre avec les annonceurs pour les empêcher d’entrer. On les jette par la fenêtre, ils reviennent par la porte. Et malgré cela, chaque semaine, des dizaines de milliers de lettres de lecteurs arrivent sur nos bureaux pour se plaindre de l’abus de pub dans le journal, que vous n’avez sans doute pu manquer, vous aussi, de déplorer…

« La peur d’être livrés à la vindicte populaire, comme l’ont été plusieurs intellectuels opposés à la nouvelle Constitution par un média affilié au pouvoir, qui n’a pas manqué de souligner leur judéité. » Là non plus, pas de risque que ça arrive chez nous. Ce n’est pas en France, par exemple, que l’on verrait des journalistes de la presse « politiquement correcte » téléphoner à un ministre en exercice – appelons-le Mariani – pour lui reprocher d’avoir osé donner une interview à « Minute ».

Car nous avons la chance, en France, de vivre dans une authentique démocratie, où toutes les personnalités politiques, même lorsqu’elles s’appellent Le Pen, sont traitées par les journalistes de la même manière, et où tous les médias politiques, fussent-ils « hors système », jouissent de la même considération… Vous n’en avez pas eu l’impression jusqu’à aujourd’hui ? Moi non plus.
Serions-nous tous paranoïaques ?

François Couteil

Photo en Une : Statue de la liberté. Crédit photo : Elcobbola, licence CC.
Où la France est bien plus démocratique…

La météo politique de Jean-Jacques Urvoas

17/12/2011 – 14h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et secrétaire national du P.S. chargé des questions de sécurité, vient de découvrir le populisme et s’inquiète de ses progrès en Europe.

La nouvelle bête noire du député socialiste Jean-Jacques Urvoas (à gauche sur la photo, au Congrès de Reims) est une bête brune : le national-populisme. Une locution heureuse puisqu’elle permet de tourner la page du national-socialisme – bien contrariant car il y avait « socialisme » dedans. Il a animé hier une table ronde au cours d’un séminaire organisé à l’Assemblée nationale par Jean-Christophe Cambadélis et intitulé « Le national-populisme en Europe ».

Venu du trotskisme, M. Cambadélis n’a viré sa cuti pour entrer au parti socialiste qu’à l’âge de 35 ans, en 1986. Il y a fait une belle carrière, même pas interrompue par deux condamnations dans des affaires d’emplois fictifs. La sortie de route de Dominique Strauss-Kahn, dont il était le bras droit, risque de lui nuire davantage. D’autant plus qu’il a ensuite soutenu Martine Aubry. Son avenir ministériel compromis, il lui faut trouver un nouveau fonds de commerce. Ils semble avoir misé sur la crainte du national-populisme. Il vient de lui consacrer une petite brochure aux analyses typées années 1980 et qui s’achève sur un passage des plus ambigus : « la montée du national populisme est engagée. La gauche, face à cela, donne des signes contradictoires. Elle a pourtant rendez- vous avec l’Histoire. Et au risque de déplaire, cela ne devrait pas être une soirée de gala… » On reconnaît dans cette menace à peine voilée la formule de Mao Tsé Toung : « la révolution n’est pas un repas de gala ». Cambadélis aurait-il renoué avec son passé gauchiste ?

M. Urvoas, qui a priori n’est pas un révolutionnaire, semble un peu instrumentalisé dans l’affaire. D’autant plus qu’il ne connaissait guère la question du populisme. Il ne s’en cache même pas, sa participation au séminaire lui aura au moins appris quelque chose : « Cela m’a donné l’occasion de regarder l’évolution de notre continent dans les dernières années », écrit-il dans son blog, « et le résultat n’est guère rassurant. »

Flambée de la délinquance ? Immigration incontrôlée ? Kalachnikovs dans les banlieues ? Non, ce que le secrétaire national du parti socialiste chargé de la sécurité trouve « guère rassurant » est autrement ravageur : « le vent souffle plutôt en faveur des populistes. » Une analyse au doigt mouillé qui ne laisse pas d’étonner chez un professeur de science politique.

Crédit photo : jyc1, licence CC.

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Nouveau pouvoir libyen sous influence islamiste, succès électoral d’Ennhada, le parti islamiste tunisien, victoire électorale des islamistes du Parti de la justice et du droit au Maroc, Frères musulmans en position de force en Egypte : le message des « révolutions arabes » est clair. Les régimes laïcs et autoritaires, fruits du nationalisme arabe issu de l’Occident et enfants tardifs du kémalisme, ne cèdent pas la place à des démocrates libéraux mais à des islamistes.

Les médias de la superclasse mondiale qui avaient salué, début 2011, les « révolutions arabes » se tranquillisent néanmoins fin 2011, en parlant « d’islamistes modérés ». Une manière de se rasséréner, tout en continuant à rassurer la population française confrontée à une poussée de l’Islam sur son propre territoire.

« Islamiste modéré », un mot vide de sens

Pourtant ce terme d’islamiste modéré est vide de sens : les islamistes en question ne sont ni « extrémistes » ni « modérés » ; ce sont tout simplement des musulmans qui se réfèrent à l’islam comme guide de l’action politique [photo en Une : un polygame modéré ?]. Dans le Dictionnaire historique de l’islam, paru aux PUF en 1996, Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, écrivent : « L’islamisme est actuellement une tendance qui consiste à exiger l’application stricte des préceptes de la loi religieuse ou chari’a. » (…) Les islamistes prônent le jihad, d’une part dans leur propre pays contre les « mauvais » musulmans et les gouvernants corrompus de manière à instaurer si besoin est un Etat purement islamique, d’autre part, de façon plus générale, contre les valeurs séculières qui dominent le monde non musulman. » Attitude non dénuée de cohérence puisque l’islam est une totalité qui ne distingue pas le domaine de Dieu de celui de César.

« Modérés » ou non, les islamistes tunisiens, libyens, marocains et égyptiens ont tous pour projet d’islamiser la société, ce qui implique :

  • – de rapprocher le droit local des préceptes de la chari’a ;
  • – d’en revenir à une conception soumise et minorée de la femme, dont le voile islamique est le symbole visible ;
  • – de marginaliser, sinon d’éliminer, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes.

Toutes choses que font d’ailleurs, tranquillement mais fermement, les « islamistes modérés » de l’AKP turque qui sert de modèle.

Là encore il n’y a pas lieu d’être surpris : dans leurs réactions au modèle occidental, les peuples musulmans se retournent vers leurs racines. Quoi de plus normal ? D’autant que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi, c’est surtout une civilisation.

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » : une imposture

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » est une imposture : un fait que les oligarchies occidentales sont incapables de comprendre. D’où l’usage du mot « modéré » qui sert de cache-sexe à une réalité qui sinon les révulserait. Sur le site Oummah.com Mohamed Tahar Bensaada propose une explication complémentaire : selon Le Monde, « Ils (les islamistes) n’ont pas de doctrine économique précise – et sont souvent, en la matière, très libéraux ». Et le commentateur d’Oummah d’ironiser ainsi : « Le terme magique est lancé : “libéraux” ! C’est donc cela qui explique que tous les médias sont unanimes à parler de la victoire des “islamistes modérés” ? Les termes “modérés” et “libéraux” sont donc devenus synonymes dans le nouveau dictionnaire de la science politique française et on ne le savait pas ? ». Et l’analyste musulman de poursuivre : « L’imposture intellectuelle est plus grave. D’abord, on fait preuve de légèreté en cherchant à confondre “modération politique” et “libéralisme économique” (…) Ensuite, la “modération” et le “libéralisme” encensés le sont en fait pour des raisons que généralement les éditorialistes ne divulguent pas et qu’il faut aller rechercher entre les lignes. Le “libéralisme” qui vaut aux “islamistes” la sympathie relative des médias et des intellocrates occidentaux signifie que ces derniers ont montré patte blanche et qu’ils ne vont pas tomber dans le “protectionnisme” et le “nationalisme économique” synonymes d’une tentative de renégociation des rapports de dépendance qui lient leurs pays aux centres du capitalisme mondial ! »

« Populiste extrémiste » : un terme disqualifiant

Les médias de la superclasse mondiale gardent leurs réserves de répulsion aux « populistes » : ces mouvements qui partout en Europe sont à l’écoute des peuples, ce qui les conduit :

  • – à s’opposer à la poursuite de l’immigration de peuplement que les nations européennes subissent ;
  • – à refuser l’implantation de coutumes étrangères contraires à leurs règles d’urbanisme (mosquées avec minarets) ou leurs modes de vie (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, invasion des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise) ;
  • – à réaffirmer leur identité européenne et chrétienne ;
  • – à refuser que les valeurs issues de leurs traditions soient placées sur le même plan que celles de religions étrangères ;
  • – à défendre la séparation du spirituel et du temporel et la laïcité ;
  • – à remettre en cause le libréchangisme mondial.

Populistes européens et islamistes du Maghreb et du Machrek ont néanmoins un point commun : les uns et les autres s’inscrivent dans une démarche identitaire. Ils veulent que leurs peuples restent ou redeviennent eux-mêmes.

De ce point de vue-là, les uns et les autres s’opposent à la marche triomphale du mondialisme. Car ils rétablissent, sinon des frontières physiques, du moins des frontières mentales et psychologiques.

Il est donc naturel que les médias de la superclasse mondiale s’opposent aux populistes européens en les qualifiant « d’extrémistes » pour mieux les disqualifier. Il l’est moins qu’ils baptisent « modérés » les islamistes qui prennent le pouvoir au sud de la Méditerranée et dans les banlieues européennes.

Le formatage de l’opinion par les médias de la superclasse mondiale

Utiliser les termes « extrémistes » et « modérés » pour définir une idéologie politique est d’ailleurs stupide. La modération, l’extrémisme ou la radicalité ne sont pas en soi des idéologies, ce sont des attitudes, des comportements qui dépendent des personnalités et des circonstances.

Cette confusion des termes et des analyses s’explique : les médias de la superclasse mondiale ne cherchent pas à éclairer l’opinion, ils cherchent à la formater ; les médias de la superclasse mondiale ne sont pas des médias d’information mais des médias de manipulation qui appliquent les commandements du discours dominant : faisant contre mauvaise fortune bon cœur à propos des évolutions au sud de la Méditerranée, ils continent de militer pour des sociétés les plus ouvertes possibles au nord.

Andrea Massari
30/11/2011

Voir aussi :

« Dictionnaire historique de l’islam », par Jeanne et Dominique Sourdel
Les 20 Commandements du discours dominant Un nouveau « Novlangue » (mise à jour 1)
Réflexions sur les révolutions dans le monde arabe.
Le lotus et le jasmin sont-ils déjà fanés ?
De la Révolution de jasmin à la révolution islamique ? (Tunisie – 5e volet)
Oskar Freysinger, éveilleur des peuples européens
« Des hommes et des dieux » : un film beau et poignant mais lourd d’influence pernicieuse
Ce que nous voile le voile

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/11/2011 [/box]

Crédit photo : DR.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Radio Courtoisie - Kiosque Courtois - Logo

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nous vous l’avons annoncé lors de notre précédent Kiosque, Marine Le Pen a rencontré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU. L’Etat d’Israël, qui fait de la Realpolitik, prend acte de la montée des partis populistes en Europe et s’en sert pour faire pression sur les partis de l’oligarchie dont le soutien à Israël est parfois jugé un peu mou. Récemment, les dirigeants de plusieurs partis populistes européens (mais pas le Front national…) ont été officiellement invités en Israël. La chaleureuse poignée de mains new yorkaise entre l’ambassadeur d’Israël et Marine Le Pen peut en particulier être interprétée comme un geste d’humeur d’Israël à l’encontre de l’UMP et du PS, tous deux favorables à l’entrée des Palestiniens à l’ONU. La dernière gaffe des compères Sarkozy et Obama qui ont publiquement brocardé le Premier ministre israélien Netanyahou alors qu’ils pensaient s’exprimer en aparté, aura sans doute hérissé l’opinion juive.

Pour Louis Alliot, vice‑président du Front national, la rencontre de New York est, je cite : « un pied‑de‑nez au Conseil représentatif des institutions juives de France ». Un Crif qui est hostile au Front national depuis 1983, donc avant l’affaire dite du « détail » et qui entend le rester. Son président Richard Prasquier a encore récemment déclaré « pas de casherout pour Marine Le Pen », ce qui, en bon français, signifie que pour le président du Crif, Marine Le Pen reste infréquentable. Une position sectaire qui ne fait pas l’unanimité dans la communauté juive. Relevons que deux des 60 associations qui forment le Crif, Siona et l’association des Sépharades de France, viennent de claquer la porte du Conseil représentatif, estimant, qu’en termes de sécurité notamment, elles ne se reconnaissent plus dans ses positions.

François Fillon (photo, avec Nicolas Sarkozy) a annoncé lundi de nouvelles mesures d’austérité. Alors qu’il y a quelques mois le gouvernement faisait encore la fine bouche devant le mot de « rigueur », le mot « austérité » est maintenant officiellement de mise. TVA réduite passant de 5,5 à 7 %, hausse générale des impôts, chasse aux niches fiscales, réforme de l’assurance maladie, nouvelle réforme des retraites, etc., etc.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Des mesures qui vont appauvrir les Français, alors que le coût de l’immigration, dont l’immigration clandestine,  est évalué à quelque 70 milliards d’euros par an. Selon Bercy, ce nouveau plan d’austérité est destiné à rapporter 65 milliards d’euros sur 5 ans. Il est malheureusement déjà caduc puisqu’il s’appuie sur une hypothèse de croissance de 1% pour 2012, alors que la Commission européenne s’attend quant à elle à une croissance de 0,6% et réserve son pronostic pour 2013. Le commissaire européen à l’euro a d’ailleurs déclaré jeudi, je cite : «La France doit prendre des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif en 2013». Pour de nombreux économistes, la prochaine entrée en récession de la France ne fait aucun doute. Jacques Attali, ancien directeur de la « Banque européenne pour la reconstruction et le développement » (sic), estime pour sa part, je cite, que ce plan est «un saupoudrage de petites mesures qui vise à mécontenter le moins d’électeurs possibles, dans une optique électorale évidente», à six mois de la présidentielle. Quant au projet de Budget 2012, il «n’est pas à la hauteur de la situation», et il ne changera «rien quant à la survie de la note triple A de la France», fin de citation. Commentant l’annonce du plan d’austérité gouvernemental, Marine Le Pen a quant à elle déclaré que les mesures annoncées par le Premier ministre étaient de « l’enfumage » et « parfaitement ridicules ». « Il est notamment piquant de constater qu’après avoir multiplié son salaire par trois, le président de la République consente à ne plus l’augmenter ! Quelle générosité de sa part, quand on sait que huit millions de Français sont sous le seuil de pauvreté » a-t-elle ironisé.

Jean‑Pierre Chevènement, fondateur du « Mouvement républicain et citoyen », a confirmé sa candidature à l’élection présidentielle. Cette candidature, qualifiée par Michel Rocard de « coup de poignard dans le dos pour le Parti socialiste », divise la gauche. Côté Front national, on ne dramatise en revanche pas : plusieurs ex-lieutenants de ce nouveau « candidat souverainiste » ont en effet rejoint les rangs marinistes. L’Express vient par ailleurs de révéler que le « Che » figure toujours sur la liste des « occupants de luxe » des appartements bon marché de la ville de Paris. Un 120 m² dans le superbe quartier du Panthéon, pour seulement 1539 euros mensuels, voilà en effet ce qui s’appelle une bonne affaire. A rapporter à son indemnité parlementaire d’environ 7000 euros, en sus, naturellement, de sa retraite de ministre, que le président d’honneur du MRC fut cinq fois. Assurément une longue et fructueuse carrière dans le Système…

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Un Français sur trois souhaite le retour au franc. Selon un récent sondage Ifop, un tiers des Français est pour l’abandon de la monnaie unique européenne et le retour à une monnaie nationale alors que l’euro était plébiscité par plus de 90% de nos concitoyens lors de sa mise en circulation en 2002. Un résultat sans doute influencé par la situation monétaire et politique de la Grèce et l’inflation due à l’euro. Selon un sondage TNS Sofres, la démondialisation fait son chemin dans l’opinion française. Plus d’un Français sur deux considère la mondialisation comme une menace sur l’emploi et le niveau de vie.

Selon une récente étude IPSOS, 58 % des Français considèrent désormais que “les notions de droite et de gauche sont dépassées”. Il apparaît que le clivage traditionnel entre “progressistes” (de gauche) et “conservateurs” (de droite) n’est plus pertinent pour une large majorité de Français, lesquels, en rupture d’affiliation traditionnelle, pourraient réserver des surprises électorales aux partis politiques du Système qui ne répondent plus à leurs attentes.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Querelles de minarets en plein Paris. Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte dans une caserne désaffectée afin d’essayer d’interdire les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre responsables musulmans selon qu’ils sont originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne-mosquée. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains » s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah tandis que son compère béninois refuse d’être « asservi » (sic) par un imam maghrébin. La préfecture de police attend toujours les statuts de l’association qui doit gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc dans le secteur de la rue Myrrha, au nez et à la barbe du ministre de l’intérieur, Claude Guéant.

Europe Ecologie Les Verts vient de claquer la porte des négociations avec le parti socialiste. En cause : le refus de François Hollande de mettre fin au chantier de l’EPR de Flamanville. Les Verts demandent un arrêt total du nucléaire en France, et comme symbole de cet arrêt, la fin de la construction de la centrale nouvelle génération. La sortie du nucléaire en France aurait un coût faramineux, évalué à 750 milliards d’euros, soit près de 40% du PIB. S’en serait en outre fini de l’indépendance énergétique de la France. Quant à la balance commerciale de la France, elle s’ancrerait dans des déficits abyssaux. Le problème du nucléaire mis à part, les deux partis sont cependant très proches et sauront trouver un terrain d’entente dans lequel chacun jouera sa partition de séduction en direction de l’électorat bobo : aux Verts la radicalité utopiste et gauchiste, au PS la touche de sens des réalités qui sied à un parti qui aspire à prendre en main le destin des Français


MONDE

Le populisme en hausse chez les jeunes européen. Selon une étude britannique récente, les thèses dites « populistes » rencontrent une adhésion grandissante dans la jeunesse européenne. L’étude montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétudes grandissantes. Il en est de même de la mondialisation, considérée comme destructrice des « droits de travailleurs ». Pour la jeunesse européenne, les partis politiques ont perdu le contact avec la réalité et sont incapables de répondre à leurs difficultés. L’étude met en évidence la profonde défiance des jeunes Européens envers leur gouvernement, les systèmes judiciaires et les institutions européennes. Un boulevard s’ouvre ainsi en Europe pour les partis populistes.

Kiosque Courtois du samedi 12/11/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nucléaire militaire iranien : l’intervention occidentale se précise. Dans son rapport sur le nucléaire militaire iranien publié mardi, et consultable sur le site de l’Institut de sécurité scientifique international (Isis), l’Agence internationale de l’énergie atomique manifeste en termes diplomatiques, je cite « de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien ». Sans attendre les conclusions du rapport, le président israélien Shimon Pérès avait prévenu qu’une attaque militaire contre l’Iran était, je cite « plus proche que l’option diplomatique ». En réaction Mahmoud Ahmadinejad (photo) a  menacé de « punir » Israël en cas d’intervention, précisant que l’Iran était en mesure d’infliger de « sérieux dommages » aux Etats‑Unis. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a déclaré, je cite, que toute frappe militaire contre l’Iran « serait une grave erreur aux conséquences imprévisibles ». Fin de citation.

Le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté s’est élevé à 49 millions de personnes en 2010. Un niveau sans précédent dans l’histoire du pays. Au total, le Bureau du recensement conclut à un taux national de pauvreté de 16 % de la population totale et met en évidence un recul du taux de pauvreté chez les enfants et les Noirs, mais une augmentation chez les Blancs, les Asiatiques et les Hispano‑Américains, de même que parmi la population âgée.

Angela MerkelSix milliards d’euros : c’est le montant des baisses d’impôts qui viennent d’être annoncées en Allemagne. Alors que les mesures d’austérité décidées par François Fillon vont plomber le pouvoir d’achat des Français et entraîner notre pays vers la récession, Angela Merkel (photo) vient d’annoncer que l’Allemagne allait pouvoir procéder à des allégements fiscaux en 2013 et en 2014. « Nous voulons remercier les citoyens pour ce qu’ils ont concédé pendant la crise financière. » a benoîtement expliqué la chancelière. Une décision qui n’est sans doute pas exempte d’arrière‑pensées électoralistes, puisque le Bundestag doit être renouvelé en 2013.

Le ministère de la défense russe a décidé de ne plus s’approvisionner en fusils d’assaut de type AK-74. Lire Automat Kalashnikova, modèle 1974, aujourd’hui dépassé. Celui-ci équipe les troupes russes depuis, donc, près de 40 ans.  Son grand frère, l’AK 47, est le fusil d’assaut le plus populaire dans le monde. Coût très faible (seulement 220 euros au marché noir), grande fiabilité et grande facilité d’entretien, elle est l’arme préférée de tous les amoureux de la guérilla (désert, forêt, Neuf-Trois et autres endroits hostiles de la planète). Quelques-unes de ses caractéristiques pour faire rêver : vitesse du projectile : 710 mètres/seconde, cadence de tir : 600 coups/minute (plus fort que DSK) portée optimale : 450m, portée maximale : 1500 m, capacité : 30 cartouches, mais les bricoleurs peuvent monter à 45 voire 70. Quelque 100 millions d’exemplaires furent construits. Saddam Hussein en possédait une en or massif offerte par le roi d’Arabie Saoudite.

En cette période de 11 novembre, nous aurons une pensée pour nos Poilus. Oui, pour ces un million quatre cent mille Français qui ont donné leur vie sur les champs de bataille de la Grande Guerre pour que vive la France, soit 1000 morts par jour pendant les quatre années de cette monstrueuse tuerie.

Jean-Yves Le Gallou Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou (photo) sur le site Polémia.com, la mémoire française est davantage à Verdun qu’à Auschwitz. Si 27.000 de nos compatriotes juifs connurent le sort funeste que l’on sait durant la seconde guerre mondiale, l’hypermnésie cultivée à leur sujet à travers livres, films, conférences, et un travail mémoriel et de repentance omniprésent dans l’Education nationale et sur les chaînes du service public, ne doit pas nous faire oublier l’effroyable holocauste qu’à connu la nation française lors de ces quatre années qui ont bouleversé notre continent. A propos de la période 1914-1945, l’historien Dominique Venner parle à juste titre de guerre civile européenne. Ces trente années virent le déclin profond de notre Europe, déclin que d’aucuns souhaiteraient irrémédiable. Mais comme le dit également Dominique Venner, l’histoire est le lieu de l’inattendu. Croyons donc en notre Europe, et croyons donc tout particulièrement en la France.

 

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

Le populisme en pointe chez les jeunes Européens

07/11/2011 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
Selon une étude publiée lundi à Bruxelles par le centre de réflexion britannique Demos, les thèses populistes rencontrent la sympathie d’une partie importante et croissante de la jeunesse européenne. “Dans toute l’Europe, des jeunes gens se sentent abandonnés par les partis traditionnels et leurs représentants et affichent de la sympathie pour les groupes populistes”, y écrit Jamie Bartlett, auteur du rapport publié en anglais sur le site de Demos. Ces groupes “incluent le Bloc Identitaire (France), le British National Party (GB), Die Freiheit (Allemagne), La Ligue du Nord (Italie) et le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti) (Danemark)”.

L’étude s’appuie sur les réponses fournies dans les médias sociaux par près de 11.000 sympathisants de 14 groupes populistes de onze pays européens. Elle montre que la montée de l’islamisme constitue une source d’inquiétude grandissante chez les jeunes Européens, qui dénoncent également la mondialisation comme destructrice des “droits des travailleurs“. L’étude conclut que ces jeunes manifestent une profonde défiance envers leur gouvernement, le système judiciaire et les institutions européennes.

Un boulevard semble ainsi pouvoir s’ouvrir en Europe aux partis populistes.

Baromètre politique du Figaro Magazine : la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy produit ses premiers résultats

Baromètre politique du Figaro Magazine : la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy produit ses premiers résultats

02/09/2011 – 18h00
PARIS (NOVOpress) —
Il est facile de donner pour mort un président en fonction impopulaire qui doit faire face à une crise économique à rebondissements.

Pourtant, il ne faut pas passer par pertes et profits un animal politique comme Nicolas Sarkozy qui va se battre jusqu’au bout pour remporter les élections présidentielles de 2012. La gauche ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépens.

La préparation des élections est en marche depuis quelques mois selon un plan où l’on sent la patte de Patrick Buisson, le conseiller très à droite du président.

Après l’échec des élections régionales où le Front national a bénéficié de l’effet « bleu Marine » et repris des couleurs, il était pour l’UMP urgent de réagir. Cette fois, ce n’est plus le chef de l’État qui marche en tête, comme l’année dernière avec le discours de Grenoble sur la sécurité qui avait pris à rebrousse-poil les faiseurs d’opinion et laissé de marbre l’électorat populaire. Désormais, ce sont les seconds couteaux qui vont au charbon, comme le ministre de l’Intérieur, en multipliant les déclarations à l’emporte-pièce et les visites sur le terrain, comme récemment à Marseille.

Le président n’a pas besoin pour le moment de payer de sa personne sur le plan électoral car dans un paysage médiatique qui sera dominé par les primaires socialistes ce serait un gaspillage d’énergie. Il est bien plus rentable pour lui de rester à la barre de l’État pour engranger les bénéfices de l’opération libyenne et de son volontarisme dans la crise de la dette souveraine.

Le baromètre politique que va publier demain le Figaro Magazine offre au président des premiers résultats encourageants. Si sa cote de confiance demeure faible, Nicolas Sarkozy a enregistré une forte progression auprès des sympathisants de Marine Le Pen. Quant à la présidente du Front national, sa cote dégringole de six points en un seul mois.

La baisse du Front national ne s’explique pas seulement par un effet d’attrition dû à un moindre intérêt médiatique. Des experts l’attribuent à des prises de position controversées qui déconcertent une frange plus évoluée de son électorat. Ses projets de retour au franc sont un exemple des idées radicales puisées auprès d’une nouvelle génération de conseillers.

L’émergence de la Droite populaire de Thierry Mariani et la permanence du Bloc identitaire peuvent être des éléments d’inquiétude pour le Front national au cours des mois à venir.

L’Élysée ayant décidé de muscler le courant le plus droitier de l’UMP afin de le discipliner et le transformer en machine électorale sous la direction du ministre des Transports, il est probable que ce courant de l’UMP va séduire l’électoral évolué du Front national, celui-là même qui est décontenancé par son nationalisme « new look » intégrant des valeurs marqués à gauche.

Quant au Bloc identitaire, qui fera parler de lui la semaine prochaine à l’occasion de son Université de rentrée, il peut aussi inquiéter le Front national par son rôle de pôle d’attraction à l’égard de la jeunesse et par sa critique de ses contradictions, notamment sur l’islamisation.

Rien n’est donc joué pour les élections présidentielles de 2012. La gauche aurait bien tort de croire que l’impopularité actuelle du président Sarkozy annonce l’arrivée d’un socialiste à l’Elysée en 2012 et le Front national est loin de pouvoir rejouer l’année prochaine la même partition que le 21 avril 2002.

Autriche : le FPÖ décrypté par le Frankfurter Allgemeine Zeitung

14/07/11 – 11h30
BERLIN (NOVOpress) –
“Le Parti autrichien de la liberté (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ) a ce dont les autres partis politiques autrichiens manquent actuellement : l’unité, l’organisation, des thèmes accrocheurs et attrayants – et un leader incontesté.” Cette analyse n’est pas tirée d’un quelconque communiqué de presse issu du siège du FPÖ, mais bien du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), l’un des journaux qui compte parmi les plus prestigieux d’Allemagne.

Alors que la plupart des médias autrichiens, pratiquant le politiquement correct à grande échelle, ressortent régulièrement les ficelles usagées du “Reductio ad Hitlerum” à défaut d’arguments contre le parti de Heinz-Christian Strache – comme récemment le correspondant de l’ORF [télévision d’État autrichienne] Raimund Loew à Strasbourg pendant le sommet Le Pen / Strache, c’est de l’étranger qu’est venue la première analyse objective de l’actualité politique autrichienne, d’un média dont le sérieux est reconnu. Signe que les temps changent ?

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Heinz-Christian Strache est en effet parvenu à prendre le leadership sur tous les sujets politiques en Autriche. Une Union Européenne sous perfusion, la conduite arrogante de la finance internationale, la maigre représentation de la coalition gouvernementale autrichienne (qui a réussi à s’enfermer dans un débat de plusieurs semaines pour savoir si les étudiants devaient être admis aux cycles supérieurs même s’ils sont classés dans trois disciplines avec des scores négatifs…), furent du grain à moudre pour les moulins du Parti autrichien de la liberté, écrit le rédacteur de l’article, Reinhard Olt. Toujours selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’électorat autrichien ne remet aucunement en question la capacité de gouverner du FPÖ, mais s’interroge plutôt sur celles de la coalition gouvernementale actuellement au pouvoir…

Pour les élections autrichiennes de 2013 la thématique est claire : “Le FPÖ va-t-il réussir ?”. Les sondages donnent le FPÖ loin devant.