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Les revendications des gilets jaunes croisées avec les programmes politiques

L’Observatoire du journalisme ne publie pas d’articles qui ne soient pas en relation avec les médias. Mais la situation consécutive au mouvement des gilets jaunes est tellement exceptionnelle que ce site a décidé de publier une lettre d’un de ses lecteurs croisant les programmes officiels des candidats à l’élection présidentielle de 2017 avec les revendications des gilets.

Gilets Jaunes : Vers une solution « à l’italienne » ?

On reprochait aux Gilets Jaunes, depuis le début du mouvement, un manque de coordination, l’absence de centralisation et surtout – handicap médiatique majeur – l’absence de représentants désignés pour porter leur parole sur les plateaux TV. Ajoutons à cela l’incapacité de la caste politico-médiatique à saisir la substantifique moelle de ce que l’on nommera pudiquement « la grogne sociale », et on comprend mieux son désarroi face à ce qu’il faut désormais bien accepter d’appeler une révolte.

Un programme Insoumis ?

Jean-Luc Mélenchon, le soir du dimanche 2 décembre, affichait une confiance toute électorale en affirmant que les revendications des Gilets Jaunes, publiées notamment ici, samedi 1er décembre, correspondraient en tout point au programme porté par LFI.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas tout à fait tort. Il n’a néanmoins pas tout à fait raison non plus. En effet, à y regarder d’un peu plus près, et en croisant l’ensemble des programmes officiels des candidats à la dernière élection présidentielle, on voit se dessiner en clair-obscur une tendance fort intéressante et, qui plus est, déjà vue et déjà testée. Non pas certes celle des HLPSDNH, au grand dam des chroniqueurs mondains, mais bien l’improbable situation politique qui a vu le jour en Italie : l’alliance d’un parti d’extrême-droite respectable, la Ligue, et d’un parti d’extrême-gauche relativement modéré, le Mouvement 5 Étoiles. Explications.

Croisement des programmes

Si on fait l’exercice de croiser strictement les revendications et le contenu des programmes des candidats, c’est-à-dire sans entrer dans le jeu des interprétations et de l’exégèse, on constate que parmi les 42 propositions des Gilets Jaunes :

– 7 figurent au programme de François Fillon
– 9 figurent au programme d’Emmanuel Macron
– 10 figurent au programme de Benoît Hamon
– 8 figurent au programme de Nicolas Dupont-Aignant (dont 1 que Marine Le Pen ne proposait pas)
– 10 figurent au programme de Philippe Poutou
– 8 figurent au programme de Nathalie Arthaud
– 6 figurent au programme de Jean Lassalle
– 14 figurent au programme de Jacques Cheminade
– 9 figurent au programme de François Asselineau. À côté de cela, 20 de ces revendications figurent au programme de Marine Le Pen (21 si on intègre le programme de Nicolas Dupont-Aignant, ce qui n’est pas illogique au vu de leur rapprochement en cours de campagne), et 22 au programme de Jean-Luc Mélenchon.

29 revendications des gilets jaunes préemptées

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ces deux programmes, mis en superposition, représentent 29 revendications des Gilets Jaunes.

Ce qui devient ensuite extrêmement intéressant, c’est que les 13 revendications qui ne figurent pas dans ces deux programmes, une seule (le « zéro SDF ») figure dans le programme d’un autre candidat (Jean Lassalle)… Les autres ne sont inscrites dans aucun programme.

En dehors du fait qu’une seule revendication, qui n’apparaît que dans le programme de LFI (l’accueil digne des migrants) pourrait laisser à penser à une forme de « noyautage » du mouvement par des militants LFI, le constat est pourtant lumineux. L’avenir politique de ce mouvement, soutenu par plus de 80% des Français, dont « on » considère qu’il est une impasse par manque de structuration pourrait bien trouver une sortie par le haut.

Cette sortie nécessiterait que deux formations, le RN et LFI, que tout semble opposer sur les plateaux TV, mais qui en réalité portent des revendications très proches, à la fois l’une de l’autre et de celles des Français « d’en bas », conviennent d’un rapprochement sous une bannière commune.

Alliance populiste ?

Mélenchon est un populiste. Il le sait et s’assume parfaitement dans ce rôle de tribun de la plèbe urbaine auquel ses Humanités classiques le destinaient évidemment.

Marine Le Pen, malgré tout ce que l’on peut lui reprocher, est issu d’un parti qui, depuis plus de 40 ans, porte les revendications de la France populaire et rurale, comme l’ont encore démontré les dernières élections.

Le populisme des villes et le populisme des champs peuvent-ils se rencontrer et s’allier sur un programme commun, déjà écrit, pour faire émerger un populisme Français ? La réponse devra être apportée avant les élections européennes, et peut-être même avant, en cas de dissolution de l’Assemblée Nationale (réclamée par les deux partis…).

Une alliance pré-électorale pourrait, de ce point de vue, et sans fusion des listes, constituer un moyen de contourner les obstacles posés par un mode de scrutin considéré (par les deux partis) comme confiscatoire.

Texte daté du 6 décembre 2018 et repris du site de l’OJIM

gilets jaunes

La nouvelle révolution française, acte I, par Ivan Rioufol

Quand on cherche le peuple, on le trouve. Au sens propre comme au figuré. Emmanuel Macron aurait pu tenter de renouer avec les Oubliés, sur les terres desquels il était ces jours-ci. Mais il a choisi de se tenir à distance de la colère française lors de son “itinérance” autopromotionnelle sur les lieux de la Grande Guerre : des “gilets jaunes” ont été écartés des cortèges et des caméras. D’ailleurs, Macron a vu “ un peu tout et n’importe quoi ” dans ces frondes éparses. À l’issue de ses 1 000 kilomètres dans la ruralité, le président n’a apparemment rien saisi de l’attachement des gens à leur nation protectrice, malmenée par la mondialisation.

La célébration du centenaire du 11 Novembre, point d’orgue de la mise en scène d’une proximité présidentielle, a été l’occasion d’une pluie d’obus élyséens sur le “ nationalisme”. À entendre Macron, les citoyens qui n’adhéreraient pas à son idée de “souveraineté européenne”, qui efface les nations renaissantes, seraient des xénophobes et des fascistes en puissance. Mais ces canailles-là font masse. Le président a grand tort de les insulter et de s’en faire des ennemis.

Ce n’est pas seulement une révolte fiscale qui s’exprimera samedi, à l’appel des réseaux sociaux, sous le symbole du gilet jaune de la sécurité routière. Les taxes supplémentaires sur le carburant sont l’étincelle. Mais le terreau est depuis longtemps inflammable. Le gouvernement n’éteindra pas les braises avec ses derniers chèques compensatoires ou ses “superprimes” pour changer de voiture. Le chef de l’État n’est pas la seule cible de cette nouvelle révolution française, qui ouvre l’acte I d’un scénario improvisé.

L’égotisme de Macron n’a fait qu’exacerber les incompréhensions entre la France d’en haut et celle d’en bas. Le président n’a pas engagé la rupture avec l’ancien monde. La société civile, qu’il a prétendu représenter, ne se reconnaît pas dans cet homme soucieux de sa destinée. Une révolution démocratique, populaire, girondine se dessine. Déjà, les dirigeants ne dirigent plus vraiment. Ils vont devoir apprendre à écouter le peuple. La belle affaire !

Voilà ce qui arrive aux “ élites” quand elles diabolisent les “populistes” au lieu de les entendre dans ce qu’ils disent de raisonnable : le système technocratique est contesté par une révolte populaire enracinée.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Que puis-je faire pour ma civilisation ? – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Personne ne viendra à notre secours. Ni Poutine, ni Trump, le grand sauveur de la civilisation européenne n’existe pas ou pas encore. Il est en tout cas certain qu’il ne sera ni russe, ni américain et il est très peu probable qu’il s’agisse d’une seule et même personne. La croyance en l’homme providentiel comme au grand soir sont autant de mythes incapacitants. Comment ne pas comprendre ces rêveries cependant ? Elles sont des palliatifs au désespoir légitime des Européens de l’ouest qui voient leur civilisation s’écrouler sous leurs yeux.

Trump comme Poutine dirigent des grandes puissances aux intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres. La proximité culturelle de leur pays avec l’Europe rend leurs victoires électorales savoureuses. Elles font trembler sur ses fondations l’idéologie dominante. Elles scandalisent les médias. Elles désinhibent, elles réconfortent, mais elles ne font pas le travail à notre place.

De même, les victoires d’Orban et de Salvini, si elles sont réjouissantes n’auront quasiment aucun effet sur notre avenir tant que Paris et Berlin resteront entre les mains de Macron et Merkel ou de leurs semblables. Il faut également garder à l’esprit que les victoires électorales sont souvent éphémères, surtout si elles ne s’appuient que sur le désespoir et la colère aussi légitimes soient-ils. En plus d’une nécessaire révolution culturelle, il faut aussi qu’il y ait suffisamment de courage et de talent chez les plus entreprenants d’entre nous pour la porter et l’amplifier.

La vague populiste ne doit pas être le dernier cri d’un peuple qui ne veut pas mourir, elle doit être le début d’une renaissance civilisationnelle. Et il appartient à nous tous d’y prendre part.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le réel, arme de destruction massive des idéologies progressistes, par Anthony Grange (Les Identitaires)

En quoi le populisme est-il différent des autres ismes ? Qu’est-ce qui différencie un Matteo Salvini ou un Donald Trump d’un Emmanuel Macron ou d’une Angela Merkel ? Le rapport au peuple, c’est évident. Mais, sans doute Emmanuel Macron pense-t-il sincèrement agir pour le bien du peuple français. Personne ne dit vouloir le malheur du peuple, ou aller contre ses intérêts.

Alors quelle est la différence entre les populistes et les autres ?

Celle-ci est en fait assez évidente. Un socialiste, un libéral, etc., va agir pour une idée. Le populiste, lui, va agir pour le réel.

Emmanuel Macron pense sincèrement qu’il est bon d’ouvrir encore plus la France à la mondialisation. Il est persuadé qu’intégrer les circuits économiques internationaux permettra d’améliorer la situation du plus grand nombre. À travers la croissance économique, un plus grand nombre de Français accédera au travail, à la richesse, au progrès. À travers l’immigration massive, la France deviendra plurielle, ouverte, tolérante, métissée, ce qui, dans son esprit, est positif.

Sans doute Emmanuel Macron a-t-il conscience des « dommages collatéraux » provoqués par sa politique. Il est trop intelligent pour ne pas voir les dégâts immenses causés par la désindustrialisation à des régions entières. Il sait que, sous l’effet de l’immigration massive, la France est aujourd’hui fracturée, divisée et au bord de l’explosion.

Mais, dans l’esprit d’Emmanuel Macron, ce ne sont jamais que des mauvais moments à passer. Grâce aux forces du progrès, les ouvriers licenciés, ou à défaut leurs enfants, suivront des formations et pourront s’insérer sur un marché du travail nouveau. Grâce aux forces du progrès, les communautés parviendront à cohabiter les unes à côté des autres et formeront un patchwork cohérent et fraternel.

Le populiste, lui, voit les choses différemment. Il ne se contente pas d’une idée de progrès, d’une idée de bien-être, d’une idée d’amélioration. Il n’accepte qu’une amélioration réelle et préfère, somme toute, maintenir l’existant plutôt que le sacrifier au bénéfice d’une simple idée. Le populiste n’est hostile ni au progrès, ni au changement, mais il demande que celui-ci soit concret, réel, qu’on puisse le voir et le toucher.

Certains reprochent aux populistes de manquer de réflexion, de ne pas agir selon de grands principes. Les « élites » reprochent aux populistes de ne rien comprendre aux théories économiques (une accusation de plus en plus remise en question lorsqu’on voit les résultats économiques de Donald Trump ou même de Viktor Orban, qui feraient pâlir d’envie nos gouvernants français…).

Mais les populistes ont pour eux de faire passer le réel avant l’idéologie, le concret avant la théorie. Le bilan de ceux qui les attaquent est désastreux : tant sur l’économie, dont ils prétendent pourtant être experts, que sur le sociétal et la fracture ethnique. Sans parler de leur taux de popularité. Tandis que Macron ne décolle pas des 30 % d’opinions favorables, un Matteo Salvini en Italie en cumule plus de 60 % !

La recette de la réussite politique apparaît de plus en plus clairement : protéger le peuple, dans tous les domaines. Faire du protectionnisme économique mais aussi migratoire. En somme, revenir aux fondements de la politique, c’est-à-dire la défense du peuple et de ses intérêts.

Anthony Grange

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Vox » : l’émergence d’une droite anti-immigration surprend la classe dirigeante espagnole

12/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un électrochoc a secoué dimanche 7 Octobre le monde politique espagnol. Les oligarques du « Système » se croyaient à l’abri du fléau du « populisme ». Le seul populisme qu’ils toléraient, incarné par Podemos, était un populisme de gauche dont ils avaient, d’ailleurs, favorisé l’émergence. Or, leur quiétude fut durement ébranlée dimanche dernier par le succès qu’a connu le premier grand rassemblement organisé à Madrid par le jeune parti VOX, mis en orbite par d’anciens membres dissidents du Partido Popular.

En effet, dix mille personnes s‘étaient entassées sur les gradins du palais de Vistalegre à Madrid en plus des cinq mille autres restées dehors pour acclamer pendant des heures les discours de Santiago Abascal et José Antonio Ortega, venus égrener leurs « cent mesures urgentes pour l’Espagne ». On y a célébré l’histoire. Non pas celle de la guerre civile, mille fois rabâchée par la gauche, mais la grande histoire, celle d’il y a 447 ans, lorsque le 7 octobre 1571 – la date du rassemblement ne fut pas choisie au hasard – la coalition chrétienne dirigée par l’Espagne vainquit à Lépante l’empire ottoman et empêcha l’Europe, « de tomber dans la barbarie ».

Dans un esprit évitant la langue de bois et les travers de la vieille droite espagnole, on y a défendu la patrie et la famille (deux mots tabous), mais aussi les coutumes et les traditions festives (corrida) ou sacrées, (les processions) qui, elles aussi, font l’objet de mépris et de sarcasmes de la part de tous les néo-marxistes culturels.

Leur programme comporte recentralisation de l’Etat, dissolution des régions autonomes, interdiction des partis indépendantistes, expulsion des immigrés en situation irrégulière, construction de murs à Ceuta et Melilla, retrait de l’espace Schengen, alignement sur le groupe de Visegrad.

Alerte ! L’épidémie de lèpre gagne l’Europe du Sud ! De quoi donner des sueurs froides à nos dirigeants euro-mondialistes.

Une vague populiste européenne au pouvoir. Sauf en France ?

22/03/2018 – EUROPE (NOVOpress)
L’ancien mentor de Donald Trump, Steve Bannon se rendait au congrès de refondation du Front National qui se tenait le 10 mars à Lille pour y prononcer un discours très offensif.

Alors que l’Italie, l’Autriche, la République tchèque confirment la montée de la vague populiste à l’échelle européenne, pourquoi le Front national, parti populiste le plus important en Europe, n’est lui pas encore arrivé au pouvoir ?

Un débat proposé par Radio Sputnik.


L’ONG Human Rights Watch s’inquiète de la montée des populismes en Europe

19/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
Pour la première fois de son histoire, l’ONG Human Rights Watch a présenté ce jeudi 18 janvier son bilan annuel à Paris. Cette année, un thème revient à la une de l’état des lieux de la défense des droits de l’Homme dans le monde : “la montée des populismes”.

Le directeur exécutif de l’organisation nobélisée en 1997 est venu dévoiler en exclusivité les résultats sur RTL. Il se dit “très inquiet” face à la montée des “populismes autoritaires”.

Human Rights Watch s’inquiète notamment de la situation en Europe. Kenneth Roth cible la “démocratie libérale” en Hongrie du Premier ministre souverainiste Viktor Orban, “c’est-à-dire les élections mais sans les droits de l’Homme”. Il accuse également les “attaques contre l’indépendance judiciaire” du pouvoir polonais.

Human Rights Watch dénonce ainsi des gouvernements qui ont décidé de reprendre certaines libertés face à l’oligarchie de Bruxelles…


Donald Trump Onu

Discours nationaliste de Donald Trump à l’ONU

S’afficher comme défenseur de l’Etat-nation au sein même de la citadelle du supranational et du globalisme : Donald Trump – qui d’autre ? – vient de lancer ce défi à la communauté mondiale du haut de la tribune de l’Organisation des nations unies. Il fallait à la fois de l’audace et de la fidélité. Audace, parce qu’une fois de plus le régime républicano-populiste né le 8 novembre dernier se retrouvera mis au ban par l’univers politiquement correct. Fidélité, parce que depuis les combats des primaires de l’hiver 2016, Trump répète ce qu’il a clamé lundi et mardi derniers dans le palais de verre de Manhattan. Discours percutant devant l’assemblée générale de l’ONU. Discours passionnément nationaliste : le slogan America First (l’Amérique d’abord) repris comme un leitmotiv et l’importance soulignée de la souveraineté nationale comme fondement d’une coopération internationale. Du sans précédent dans des travées où s’élaborent en silence les prochaines structures d’un gouvernement mondial.

« La véritable énergie de l’ONU », a martelé Trump, « se trouve dans les Etats-nations quand ceux-ci sont forts, indépendants et libres ». Puis il a enchaîné dans un rare moment voué aux applaudissements :

« Chaque leader a le devoir de penser d’abord à son pays, à son peuple, et l’Etat-nation reste le meilleur cadre pour améliorer la condition humaine. »

Retour aux fondamentaux du trumpisme : remplir ses obligations au sein du forum de Manhattan, mais surtout veiller aux intérêts de l’Amérique et aux besoins des Américains.

Le ton et l’esprit du discours furent 100 % pur Trump avec, pour la formulation, l’assistance de Steve Miller, l’un de ses conseillers. On craignait un effritement du populisme avec le départ en août de Steve Bannon, l’un de ses théoriciens. L’escapade new-yorkaise de Trump prouve que ces craintes n’étaient pas justifiées. D’autant moins que l’ex magnat de l’immobilier a su, comme toujours, montrer les dents : révision probable du traité nucléaire avec l’Iran et « destruction du régime nord-coréen » si Kim poursuit sa mission suicide.

Mais Trump ne s’est pas contenté de rappeler les principes de gouvernement qui sont les siens depuis janvier dernier. Quitte à froisser bon nombre de ses pairs. Quitte à braver les dogmes du nivellement universel. Il a également asséné à l’ONU ses quatre vérités, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire. Avec un budget en hausse de 140 % chaque année, l’ONU est scandaleusement dispendieuse. Elle est inefficace et gangrenée par une bureaucratie qui a doublé depuis 2000. Elle étouffe les souverainetés nationales indispensables à la paix et à la prospérité. Enfin, elle encourage l’irresponsabilité dans une phraséologie qui lui tient lieu de conscience.

Bref, Trump l’a souligné : il faut délivrer l’ONU de ses bureaucrates et de son incompétence. Il faut la réformer.

Trump s’est permis de conseiller au secrétaire général, Antonio Guterres, de « se concentrer davantage sur les résultats que sur les procédures » et de faire en sorte que l’institution qu’il dirige ne ressemble plus à « un club fermé où des gens se retrouvent pour discuter et passer du bon temps ». Image cinglante qui fut celle du candidat Trump pendant sa campagne. Elle est restée celle du président, même si celui-ci s’est montré plus conciliant dans ses derniers mots adressés directement à Guterres : « Nous lutterons ensemble […] pour la paix, pour la liberté, pour la justice, pour la famille, pour l’humanité – et pour Dieu tout-puissant qui nous a tous créés. »

Christian Daisug

Article publié par Présent daté du 21 septembre 2017

Tatyana Festerling Fortress Europe

Tatyana Festerling (Fortress Europe) : « Il faut d’urgence reconstruire le rideau de fer »

13/09/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Tatjana Festerling a été la porte-parole de Pegida à Dresde, avant de se lancer en 2016 dans une tournée européenne avec le projet Fortress Europe (« Europe Forteresse »). Dans un entretien pour TV Libertés réalisé par Nicolas de Lamberterie, elle relate ses expériences sur la crise migratoire en Bulgarie avec les volontaires qui défendent la frontière, mais aussi à Calais ou en Sicile. Elle dresse un portrait au vitriol d’Angela Merkel, mais aussi d’une partie des Allemands qui acceptent les différents volets de sa politique. Elle en arrive même à la conclusion provocante de souhaiter le retour d’une forme de rideau de fer pour préserver l’Europe centrale et orientale et des dérives de l’Europe occidentale.

Mélenchon Macron

Opération Mélenchon : comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

La promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon et de sa France insoumise a pris son essor à l’occasion de l’élection présidentielle de 2017. Mais depuis la victoire d’Emmanuel Macron, elle n’a pas cessé, bien au contraire : au point que Jean-Luc Mélenchon fait figure d’opposition officielle de Sa Majesté, omniprésente dans les médias mainstream. Pourquoi ? Parce que la promotion d’une alternative de gauche radicale et immigrationniste s’inscrit dans la stratégie européenne de la superclasse mondiale.

Deux mâchoires, un même piège

La superclasse mondiale a deux fers au feu en effet :

  • d’un côté, promouvoir, bien sûr, les hommes politiques qui s’affichent libéraux et libertaires, donc qui se rangent officiellement sous la bannière de son idéologie ; en France elle a donc assuré la promotion d’Emmanuel Macron ;
  • mais, d’un autre côté, elle s’efforce aussi de promouvoir une opposition de gauche à ces mêmes politiciens. De façon à empêcher l’émergence d’une véritable opposition patriote et alternative au mondialisme et au néo-capitalisme en Europe. C’est la fonction dévolue en France à Jean-Luc Mélenchon.

Ce sont les deux mâchoires du même piège destiné à museler les Européens.

Les précédents européens

syriza-3Ce dispositif a déjà été expérimenté en Grèce, en Espagne et en Italie. Le Système a assuré la promotion de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, pour capter la colère populaire au profit de l’ultragauche altermondialiste et immigrationniste.

En Grèce, cela s’est d’ailleurs justement fait après avoir démantelé l’opposition de la droite patriote qui progressait à chaque élection en s’attaquant au mouvement Aube Dorée, opportunément présenté comme une organisation criminelle à caractère néo-nazi. Un grand classique de la diabolisation des dissidents en Europe !

En Italie, le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo s’inscrivait dans un processus comparable, même s’il se positionnait moins nettement à gauche : il a surtout servi à concurrencer l’opposition de droite aux élections en captant à son profit le rejet des électeurs vis-à-vis des partis institutionnels.

Une opposition factice au Système

Or cette gauche et ces mouvements « alternatifs » présentent la caractéristique essentielle et commune de ne rien entreprendre de sérieux pour changer le Système : en Grèce, Syriza applique avec zèle le programme déflationniste défini par la « troïka » bruxelloise et, en Espagne, Podemos a surtout réussi à rendre le pays ingouvernable, en refusant toute alliance politique.

En outre cette gauche prétendument alternative se prononce toujours en faveur de l’ouverture des frontières et de l’immigration : elle ne gêne donc nullement la superclasse mondiale qui se sert du chaos migratoire comme brise-glace des nations européennes.

Et en Italie, les élus locaux « cinq étoiles » n’ont pas réussi grand-chose sinon démontrer « qu’ils ne savaient pas gouverner », selon le propos peu amène du président du Conseil Matteo Renzi : ils viennent d’ailleurs d’être largement sanctionnés par les électeurs aux élections municipales de juin 2017.

Voter pour ces formations ne menace donc en aucune façon l’oligarchie ! Elle permet en effet de neutraliser la révolte populaire.

Opération Mélenchon

Mélenchon MarseilleEn France, la promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon sert l’oligarchie de deux façons.

Lors de la campagne présidentielle, elle a d’abord servi à marginaliser la candidature de Benoît Hamon et surtout à concurrencer Marine Le Pen – l’objectif principal – en captant au profit de la France insoumise une partie de l’électorat populaire, séduit par les saillies du tribun Mélenchon. Le piège s’est refermé lorsque Marine Le Pen a essayé de concurrencer sur sa gauche le programme crypto-communiste de la France insoumise, ce qui a déçu ses soutiens de droite et favorisé par contrecoup l’élection d’Emmanuel Macron.

Depuis la victoire de ce dernier, la promotion de Jean-Luc Mélenchon a désormais pour fonction principale de rendre l’opposition de droite et patriote aphone. Les médias mainstream n’évoquent en effet cette opposition que pour s’étendre à l’infini sur ses divisions : que ce soit pour insister sur la pluralité de candidatures à la présidence des Républicains ou pour gloser à l’infini sur les luttes de tendances au sein du Front national. Mais jamais pour lui donner la parole comme opposition.

Champ libre, donc, pour les soliloques médiatiques de Jean-Luc Mélenchon !

Un repoussoir commode

Mais Jean-Luc Mélenchon ne menace nullement le Système comme il le prétend.

Son programme évoque, certes, une sortie des traités européens et de l’Otan. Mais il reste écologiquement correct (il préconise même une planification écologique !), culturellement correct (il préconise la création culturelle émancipée…), juridiquement correct (il propose d’inscrire de nouveaux droits de l’homme dans la Constitution) et surtout correct sur les plans migratoire et communautaire : pendant la campagne électorale il a même organisé une minute de silence en faveur des migrants disparus en mer ! Et son programme économique est suffisamment ringard pour dissuader les milieux économiques.

La France insoumise sert donc de repoussoir commode à la France en marche ! Mais toutes s’accordent sur un point : faire taire l’opposition nationale et patriote par tous les moyens. Les « gros ballots », comme dit si aimablement Jean-Luc Mélenchon.

La superclasse mondiale s’appuie aussi sur la gauche extrême

France insoumise immigrationLes poings levés des élus de la France insoumise et les drapeaux rouges et noirs de l’extrême gauche brandis devant les caméras, comme hier les cols Mao des bobos, ne tromperont que le public naïf des médias mainstream : cette extrême gauche n’est pas contre le Système, elle roule au contraire pour lui.

Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.

Michel Geoffroy

Texte repris du site de la fondation Polémia

Voile intégral

La Norvège va interdire le voile intégral dans l’enseignement

13/06/2017 – NORVEGE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le gouvernement norvégien a présenté un projet de loi qui bannira le port du voile intégral dans l’enseignement national, des crèches aux universités. Un communiqué a été publié, disant notamment : « Ces vêtements empêchent une bonne communication, déterminante pour que les élèves et les étudiants puissent bien apprendre. » Toutefois, précise RFI, « aucune sanction n’est prévue dans le projet de loi. En cas d’infraction, chaque institution scolaire pourra sanctionner comme elle l’entend ».

C’était un engagement pris l’an dernier par le gouvernement formé d’une coalition de conservateurs et de droite anti-immigration. « Avec ce projet, le parti de la droite populiste anti-immigration envoie un signe à ses électeurs à seulement trois mois des élections législatives, mais l’opposition travailliste s’est également engagée à voter le projet, ce qui devrait permettre une adoption rapide », ajoute RFI.

Cette loi devrait être votée au printemps 2018.

Trump Congrès Immigration

Comment Donald Trump a changé la présidence en cent jours

Dès dimanche dernier, qui marqua les cent jours que Donald Trump a passés à la Maison Blanche depuis son inauguration, on sut que le magnat de l’immobilier appartenait à la seconde catégorie de président. La première regroupe les hommes qui ont été changés par la fonction. L’autre catégorie rassemble les hommes qui ont changé leur fonction. Ils sont peu nombreux, à peine une petite poignée sur les quarante-cinq fournis par l’histoire. Dans le lot, Andrew Jackson, Abraham Lincoln, les deux Roosevelt, John Kennedy, Ronald Reagan… En ce qui concerne Trump, on se serait douté que son autorité, son envergure ne pouvaient que bousculer le paysage traditionnel du pouvoir exécutif. Encore fallait-il en avoir la preuve. C’est fait.

Déconcertant

Le premier sceau que Trump a imprimé à sa présidence est psychologique. Il est le seul chef de la Maison Blanche de l’histoire moderne à ne pas avoir été obligé de multiplier les dettes pour se faire élire. Il a utilisé sa fortune. Il ne doit rien à personne. Il veut que cela se sache. Et on le sait à sa façon libre et indépendante de gouverner. Le deuxième sceau appartient à la même catégorie. Trump a mis son impulsion et son inexpérience au service de son intuition, avec un raisonnement simple : puisque je déconcerte, autant transformer le trouble provoqué en atout. C’est ainsi qu’il marqua, début avril, quatre points simultanés en politique étrangère : il a cloué Poutine, tancé Assad, figé Xi et gelé Kim. Le troisième sceau consiste à avoir adapté son aisance de milliardaire à tous les types de contact humain, du plus humble au plus sophistiqué. Trump se veut omniprésent. Il est aussi à l’aise avec un éboueur dont le fils a été tué par un immigré illégal qu’avec le PDG de Ford à qui il demande de rapatrier ses usines aux Etats-Unis.

Le quatrième sceau est celui d’un iconoclaste, et fier de l’être. Trump apparaît comme un briseur de tabous, un pourfendeur de convenances. Il en abuse. C’est sa façon d’être le chef. Il négocie lui-même de grands contrats passés entre l’Etat et l’industrie de la défense. Il téléphone à ses homologues étrangers sans briefing préalable. Il a écarté comme « inutiles » les rapports quotidiens des services de renseignement et, si on le laissait faire, la moitié des chefs d’Etat de la planète seraient déjà passés par la Maison Blanche.

Le cinquième sceau ne surprendra personne. Trump s’est montré parfois, au cours de ces cent jours, d’une extraordinaire agressivité. Avec un but : la destruction du legs d’Obama. Sur le commerce international, la réglementation industrielle, la protection de l’environnement, la promotion de l’avortement, il ne restera pratiquement rien de son prédécesseur. Chose promise, chose due.

Méfiance

Son impressionnante fonction a-t-elle déteint sur Trump ? Autrement dit, le Bureau ovale a-t-il, malgré tout, changé l’impétueux New-yorkais ? Ses proches en témoignent, les observateurs le remarquent : Trump écoute davantage que naguère. Les cent jours lui ont appris que gouverner la plus influente puissance mondiale est une aventure pleine de risques et de pièges. Or, s’il flaire assez bien l’obstacle, il a horreur de l’échec. Sa méfiance est donc devenue plus grande.

On s’en aperçut dans trois affaires : les sanctions économiques contre la Russie, le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem et les traités commerciaux avec la Chine. On a senti assez vite que l’enthousiasme du début était passé au crible des avis autorisés. C’est le côté intimiste de Trump. Le côté humain. Trump qui hésite, qui doute, qui calcule – sans son style tonitruant et provocateur. Il ne serait pas étonnant que cet aspect encore mal connu du président ne lui fasse gagner encore quelques millions de sympathisants dès que les Américains en auront pris conscience.

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2017

Alain de Benoist

Alain de Benoist : « Nous vivons une époque de transition »

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ecrivain et philosophe, directeur des revues Eléments et Krisis, Alain de Benoist vient de publier Le Moment populiste. Dans cet ouvrage passionnant, il analyse le phénomène populiste à l’œuvre ces dernières décennies et qui s’exprime par le vote contestataire des peuples.

Il résume l’essentiel : le populisme résulte du décalage croissant entre l’offre de la classe politique occidentale et la demande de l’électorat. On assiste à une véritable fracture entre les bénéficiaires du libéralisme mondialisé et ses victimes : les classes populaires ou les populations de la France périphérique. Pour le philosophe, la cause semble entendue : gauche-droite, c’est fini.

Un entretien d’Alain de Benoist avec Martial Bild sur le plateau de TV Libertés

geert-wilders

Pays-Bas : la droite populiste continue sa progression électorale

16/03/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress)
Aux Pays-Bas avaient lieu hier des élections législatives. A l’issue du scrutin, les libéraux de droite du Premier ministre restent en tête, avec environ 30 sièges. Mais ils en perdent une dizaine. Le parti du populiste Geert Wilders continue sa progression vers le pouvoir, avec 19 sièges, soit 4 de plus qu’aujourd’hui. Au grand soulagement pour les médias et pour les élites oligarchiques !

Ces résultats clôturent une campagne électrique lors de laquelle les thèmes de l’islam, de l’immigration, de l’identité ont été mis au centre du débat. Une campagne qui reflète l’esprit des Néerlandais, qui placent clairement l’immigration, la défense de l’Etat néerlandais et la question de la place de l’islam dans leur société au cœur de leurs préoccupations.

D’où le succès de Geert Wilders, qui exprime une révolte populaire occidentale plus large contre la globalisation, les frontières ouvertes et le multiculturalisme.


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Eric Zemmour : « Ce que Juppé appelle radicalisation, c’est le retour aux sources. »

07/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’est la fin d’une époque, la fin d’une génération, la fin d’une histoire, analysait Eric Zemmour ce matin sur RTL : le meeting du Trocadéro et le renoncement définitif d’Alain Juppé sont les deux faces d’un même événement. L’un ne va pas sans l’autre, l’un est la cause de l’autre. Quand Alain Juppé dénonce la radicalisation du noyau des militants et des sympathisants Républicains, il touche juste. Il se retrouve dans la situation d’un autre grand renonçant, Jacques Delors en 1994, qui lui aussi n’avait pu réussir l’alliance de la gauche socialiste avec le centre. C’est la droite que Juppé n’a pas réussi à arrimer au centre. Le noyau s’est avéré trop gros pour lui. Le noyau qui lui a déjà fait perdre la primaire. Le noyau de Sens commun et de la Manif pour tous. Le noyau de tous ceux pour qui il sera à jamais Ali Juppé. »

« Juppé, explique-t-il, est l’incarnation de l’ancienne UMP, qui naquit de la fusion du RPR et de l’UDF », celui qui « incarna synthèse libérale-libertaire de la droite aux élites soixante-huitardes » :

« Au début des années 1990, Pasqua et Séguin étaient partis en guerre contre Juppé. Ils dénonçaient l’embourgeoisement du RPR, la trahison du gaullisme, la trahison du peuple, ce qu’ils appelaient centrisation, gauchisation, UDFisation. Trente ans plus tard, Séguin et Pasqua tiennent leur revanche posthume sur Juppé. »

« Ce que Juppé appelle radicalisation, estime donc l’éditorialiste, on peut aussi l’appeler retour aux sources. Ce que les médias appellent implosion de la droite, on peut aussi l’appeler résurrection de la droite. Résurrection d’un peuple de droite. »

Mais Eric Zemmour tempère aussitôt les ardeurs militantes de ce « peuple de droite », car, estime-t-il, le discours de Fillon au Trocadéro « aurait pu s’adresser à des notables. On était loin de Pasqua, on était loin de Séguin, on était loin même de Chirac quand il jouait au gaulliste […] Fillon n’a pas osé prononcer le discours offensif qu’attendaient ses ultimes soutiens. Il n’a pas osé imiter Trump. Il n’a pas osé assumer ce populisme dénoncé par la bien-pensance. »

Et de conclure – en le regrettant ? – que François Fillon, pour rester le candidat des Républicains, ait dû « s’attacher lui-même au pied » un « boulet » :

« Le boulet qui l’a empêché d’assumer son positionnement gaulliste pour ne pas dire gaullien, de l’homme seul contre les partis et contre “les notables et les notoires“ comme disait le Général. Le seul positionnement qui peut lui permettre de balayer Macron et de contenir Marine Le Pen. Mais en est-il capable ? »

Johann Gudenus FPÖ Autriche

Johann Gudenus (FPÖ) : « Nous sommes prêts à gouverner l’Autriche »

02/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Johann Gudenus a 40 ans. Il est, avec Heinz-Christian Strache, Norbert Hofer et Harald Vilimsky, l’une des quatre personnalités principales du FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, Parti de la liberté d’Autriche), le parti associé au FN au Parlement Européen. Il a été de 2003 à 2009 le responsable du RFJ, la section jeunes du FPÖ. Depuis 2015, il est vice-maire de Vienne (sans portefeuille) en sa qualité de chef du premier groupe d’opposition au conseil municipal de la capitale autrichienne.

Après l’élection présidentielle de 2016 et les 47 % obtenus par Norbert Hofer, le FPÖ est plus proche qu’il ne l’a jamais été d’accéder au pouvoir lors des prochaines élections législatives, qui auront lieu au plus tard en 2018. Il répond aux questions de Nicolas de Lamberterie pour la télévision française TV Libertés.

Suède Populisme

Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède

Dans les pays scandinaves, les partis de la droite classique n’hésitent pas à s’allier à la droite « populiste » plutôt que de laisser la gauche gouverner. [Sauf en Suède, où des négociations sont enfin engagées… Ndlr]

Au Danemark, depuis les élections législatives de 2015, le Parti populaire danois, qualifié de populiste et xénophobe pour ses positions anti-immigration mais fort de ses 21 % des voix, soutient le gouvernement de la coalition de droite minoritaire dirigée par le premier ministre Lars Rasmussen, ce qui lui a permis d’imposer une politique migratoire beaucoup plus restrictive.

En Norvège, le Parti du progrès (16 % des voix aux élections de 2013), libéral-conservateur et catégorisé lui aussi droite « populiste » pour ses exigences de restrictions sur l’immigration, fait partie du gouvernement Solberg avec le Parti conservateur. Il s’agit d’un gouvernement minoritaire soutenu par d’autres petits partis de droite.

En Finlande, le parti des Vrais Finlandais (18 % des voix aux élections de 2015), identitaire et social- conservateur, a lui aussi des ministres au sein du gouvernement du premier ministre Juha Sipila.

Parmi les pays scandinaves, il n’y a donc que la Suède où le parti national- conservateur Démocrates de Suède est diabolisé et ostracisé par les autres partis de droite de la manière dont est traité le FN en France. Avec ses 49 députés (13 % des votes aux élections législatives de 2014, mais plus de 20 % des intentions de vote depuis le tsunami migratoire de 2015), les Démocrates de Suède pourraient pourtant permettre à l’Alliance, le bloc d’opposition des partis de droite, de renverser le gouvernement minoritaire des sociaux-démocrates et des écologistes dirigé par Stefan Löften et de s’emparer du pouvoir. Jusqu’ici, les quatre partis de la droite classique refusaient toutefois toute discussion avec la droite « populiste » et anti-immigration, et ils avaient même signé un accord fin 2014 avec Löften pour lui per- mettre de continuer de gouverner en s’abstenant sur le vote du bud- get.

Or voilà qu’il y a deux semaines, le parti libéral-conservateur Modérés, premier parti d’opposition, a engagé des discussions avec les Démocrates de Suède pour obtenir son soutien en vue de renverser le gouvernement Löften. Il faudra néanmoins pour cela que les Modérés conservent le soutien des trois autres partis de son Alliance. A ce jour, seuls les chrétiens-démocrates accepteraient un soutien indirect des Démocrates de Suède pour gouverner, sur le modèle de ce qui se fait au Danemark. Un sondage de janvier cité par le site The Local montre que 60 % des électeurs des Modérés seraient favorables à un accord avec les Démocrates de Suède.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 février 2017 sous le titre
« Négociations entre libéraux-conservateurs et droite nationale en Suède »

Affiche PVV Wilders

Le PVV de Geert Wilders mène campagne sur des thèmes identitaires

31/01/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress) : Aux Pays-Bas, les élections législatives approchent. Plus que six semaines savant le scrutin, qui aura lieu le 15 mars. Même s’il se tasse un peu, le score accordé par les sondages au Parti de la liberté, le PVV de Geert Wilders, en fait le favori du scrutin. Nous publions ci-dessous quelques-uns des visuels de la campagne très identitaire qu’il mène, dans leur version anglaise, nettement plus aisée à comprendre que la version néerlandaise.

Affiche PVV Wilders 1

Affiche PVV Wilders 2

Affiche PVV Wilders 3

Affiche PVV Wilders 4