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Pays-Bas : la droite populiste continue sa progression électorale

16/03/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress)
Aux Pays-Bas avaient lieu hier des élections législatives. A l’issue du scrutin, les libéraux de droite du Premier ministre restent en tête, avec environ 30 sièges. Mais ils en perdent une dizaine. Le parti du populiste Geert Wilders continue sa progression vers le pouvoir, avec 19 sièges, soit 4 de plus qu’aujourd’hui. Au grand soulagement pour les médias et pour les élites oligarchiques !

Ces résultats clôturent une campagne électrique lors de laquelle les thèmes de l’islam, de l’immigration, de l’identité ont été mis au centre du débat. Une campagne qui reflète l’esprit des Néerlandais, qui placent clairement l’immigration, la défense de l’Etat néerlandais et la question de la place de l’islam dans leur société au cœur de leurs préoccupations.

D’où le succès de Geert Wilders, qui exprime une révolte populaire occidentale plus large contre la globalisation, les frontières ouvertes et le multiculturalisme.


Geert Wilders

Le leader néerlandais Geert Wilders s’en prend à la « racaille marocaine »

19/02/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress) : En campagne pour les élections législatives qui se tiennent le 15 mars, le leader populiste néerlandais Geert Wilders s’en est pris à la « racaille marocaine » : « Regardez l’islamisation, comment nous laissons le terrorisme entrer dans le pays, comment nous laissons la racaille marocaine agir sans rien faire. » En visite dans la banlieue de Rotterdam, le patron du PVV (Parti pour la liberté) a ajouté :

« Il y a beaucoup de racaille marocaine en Hollande qui rend les rues dangereuses. »

Les sondages donnent actuellement le parti de Geert Wilders en tête des intentions de vote, avec trois à quatre sièges d’avance sur le parti au pouvoir, ce qui serait toutefois insuffisant pour leur permettre de devenir premier ministre : seul le soutien de plusieurs autres formations le lui permettrait et chacune s’y refuse, au nom du « cordon sanitaire ».

La Hongrie ferme ses camps de migrants pour éloigner les renards du poulailler…

18/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie a donc bien confirmé son intention de fermer tous ses camps de migrants et de transférer leurs occupants dans deux ou trois nouveaux emplacements à la frontière Sud du pays. L’idée est d’y retenir les immigrants illégaux le temps que leur demande d’asile soit étudiée.

Ils sont actuellement près de 600 en Hongrie à attendre le traitement de leur dossier.

Le Premier ministre Viktor Orban a défendu cette décision en expliquant :

Les renards sont librement accueillis dans le poulailler, et personne ne peut empêcher les renards de gagner à tous les coups.

Il a en revanche offert d’ouvrir son pays aux vrais réfugiés, ceux qui cherchent refuge sous la contrainte des politiques libérales de l’Europe occidentale, journalistes ou politiciens effrayés, chrétiens qui ont dû fuir leur propre pays et tous ceux qui veulent trouver en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue chez eux.

Chard Hongrie réfugiés

La Hongrie ouvre ses portes aux réfugiés… d’Europe occidentale

Dans son discours annuel à la nation hongroise, vendredi, le premier ministre Viktor Orban s’est dit prêt à accueillir « les vrais réfugiés : Allemands, Hollandais, Français et Italiens, politiciens et journalistes terrorisés, tous ceux qui veulent retrouver ici en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue dans leur patrie ». Une note d’humour, sans doute, mais qui pourrait bientôt devenir réalité à cause de cette « très curieuse coalition de passeurs, militants des droits de l’homme et élites politiques européennes » qui, comme le dénonçait Orban dans le même discours se sont entendus pour « amener délibérément des millions de migrants en Europe ». Mais, a-t-il encore clamé, les peuples se soulèvent : vote pour le Brexit, victoire de Donald Trump, éjection du gouvernement italien, tels étaient les exemples cités par le chef du gouvernement hongrois.

Une révolte des peuples causée par l’imposition de la « société ouverte » de l’empire Soros, nommément accusé dans le discours de Viktor Orban, et par le remplacement de la « démocratie du débat » par une « démocratie du politiquement correct ». Et, a-t-il encore expliqué à ses concitoyens, si les habitants des pays dominés par l’idéologie libérale-libertaire résistent, « ils sont inondés par des millions de migrants qui ont une religion et des habitudes différentes ». Oui, c’est bien le Grand Remplacement à l’œuvre dans les sociétés occidentales que dénonce le courageux leader hongrois, à propos de la stratégie adoptée par les élites libérales-libertaires face à ceux qui, en Europe, « ne veulent pas se libérer de leurs racines chrétiennes et de leurs sentiments patriotiques ».

Pour Viktor Orban, les « seigneurs de la politique mondialiste » n’ont en effet pas abandonné leur lutte, et si des élections ne sont pas gagnées par les libéraux, ils proclament que le pays concerné n’est plus une démocratie, ils proclament que « le peuple est un danger pour la démocratie ». Le Hongrois en sait quelque chose, lui dont le gouvernement est régulièrement accusé depuis 2010 par les élites médiatiques européennes d’avoir mis en place une « démocrature », sorte de régime à mi-chemin entre une démocratie et une dictature. Et pourtant, s’est encore moqué Orban, ce sont « ceux qui exprimaient des craintes hystériques pour la liberté de la presse » qui exigent aujourd’hui que des restrictions soient imposées sur les médias et sur internet.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus
dans Présent daté du 16 février 2017

Norbert Hofer

Norbert Hofer : « Je remporterai la prochaine présidentielle en Autriche »

16/02/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Norbert Hofer en est persuadé : il sera élu président de l’Autriche. Celui qui a été battu par l’écologiste Alexander Van der Bellen (53 % contre 47 %) lors de la dernière élection présidentielle à rebondissements se dit certain de lui succéder à la tête du pays, en 2022.

Norbert Hofer, troisième président du Parlement d’Autriche, est devenu mondialement célèbre en étant proche de remporter l’élection présidentielle autrichienne de 2016, avec 47% des suffrages. Cette élection s’était déroulée dans un contexte inédit pour l’Autriche : un premier tour en avril 2016, un second tour en mai 2016 (annulé), un nouveau second tour prévu en octobre 2016 et annulé pour des raisons techniques (la colle des enveloppes de vote par correspondance… collait mal !) et un scrutin final en décembre 2016, remporté par Alexander Van der Bellen.

Ferenc Almássy a interrogé Norbert Hofer pour TV Libertés dans son bureau de troisième président du Parlement d’Autriche. Il revient sur l’élection présidentielle de 2016, les perspectives de son parti, le FPÖ, d’accéder au gouvernement après les prochaines élections législatives, prévues pour 2018, l’élection de Donald Trump, le rapprochement qu’il désire entre l’Autriche et les pays du groupe de Visegrád, mais aussi sur son combat contre la paraplégie et le handicap à la suite d’un grave accident de parapente.

Pierre Moscovici

L’Union européenne fait campagne contre le populisme

Décidément, la Commission européenne est incapable de tirer la moindre leçon de l’expérience et donc de renoncer à son arrogance et à sa volonté de voir les peuples plier devant ses desiderata. La Grande-Bretagne a fait sécession à la suite d’un vote populaire : parmi les raisons qui ont conduit les Britanniques à prendre le large, l’attitude des Junker, des Barroso et de la plupart des commissaires européens a pesé lourd dans la balance. Ils entendaient guider la main des électeurs pour qu’ils fassent le « bon » choix et annonçaient de terribles lendemains dans le cas contraire. Or, ils recommencent aujourd’hui ! Plusieurs élections d’importance doivent avoir lieu prochainement, notamment en France et aux Pays-Bas, où les patriotes peuvent l’emporter. La simple prudence, à défaut du respect des peuples, devrait inciter Bruxelles et ses commissaires à observer une neutralité dont ils n’auraient jamais dû se départir. Mais pas du tout !

C’est ainsi que Pierre Moscovici vient de déclarer à propos de Marine Le Pen et du Front national, entre autres : « L’engagement de la Commission européenne contre le populisme est total. » Il parle donc au nom de l’ensemble des commissaires – les a-t-il tous interrogés ? – et de ses 27 000 salariés, car ce qu’on nomme « Bruxelles », c’est tout cela. Précisons que Moscovici y est commissaire aux affaires économiques et non pas politiques, poste qui n’existe d’ailleurs pas. C’est donc une Commission électoralement engagée – et totalement ! – qui fait campagne contre des partis de pays membres pour peser sur le scrutin. Elle se sert de sa prétendue expertise économique pour effrayer les électeurs, les menacer de catastrophes et de représailles au cas où ils voudraient reprendre leur destin en main et secouer l’insupportable tutelle bruxelloise.

Il n’y a évidemment rien dans les traités qu’elle est censée faire respecter qui l’autorise à une telle intrusion dans les débats électoraux des Etats. Elle n’a aucun mandat pour cela, les commissaires ne procèdent d’aucune légitimité démocratique, ils sont nommés et non point élus. Certes, ils peuvent apprécier si la politique économique suivie est conforme aux traités et conventions mais il ne peut s’agir que d’un contrôle a posteriori tout comme d’éventuelles sanctions. Or, Moscovici, au nom de la Commission, dénonce le programme de Marine Le Pen qui serait une « catastrophe » pour la France et l’Europe, dit-il. Ce n’est pourtant pas à lui d’en juger mais aux électeurs. Si malgré cela, Marine Le Pen l’emportait alors, le président de la Commission, Jean-Claude Junker, annonce, lui, qu’il « porterait le deuil » ! Il est vrai que ce serait l’enterrement de sa carrière…

Le deuil ? Cela fait vingt-cinq ans que les Français portent celui des fausses promesses du traité de Maastricht que répandaient les illusionnistes prônant le « oui » comme Giscard assurant : « Si le traité était en application, finalement, la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » Ou Jean-Luc Mélenchon soi-même prétendant que « Maastricht, c’est le contrepoids politique à la libre circulation des capitaux et des marchandises », en ajoutant : « On commencera enfin à voir un début d’Europe des citoyens. »

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 février 2017