« Touche pas aux nitrates ! » : manifestations de la FNSEA dans plusieurs villes de France

« Touche pas aux nitrates ! » : manifestations de la FNSEA dans plusieurs villes de France

Les nitrates sont responsables de la prolifération des algues vertes.Crédit photo : Thesupermat via Wikimedia (cc).

17/01/2012 – 19h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Répondant à l’appel de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), plusieurs centaines d’agriculteurs ont manifesté hier à Paris et dans plusieurs villes de France pour protester contre la transposition dans le droit français d’une directive européenne environnementale sur les nitrates.

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Plus de la moitié des étendues d’eau européennes gravement polluées

Plus de la moitié des étendues d'eau européennes gravement polluées

28/11/12 – 19h00
PARIS (NOVOPress) — Nouvel et inquiétant état des lieux dans le domaine environnemental : plus de la moitié des cours d’eau, des lacs et autres étendues d’eau en Europe ont un « mauvais statut écologique », ce qui signifie qu’ils sont encore lourdement affectés par la pollution ou des modifications physiques perturbatrices pour les divers écosystèmes.

La pollution de l’eau et des modifications physiques affectent donc encore l’écologie de très nombreux lacs, fleuves et cours d’eau en Europe, leur empêchant d’accéder à un « bon statut écologique ».

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La mortalité néonatale serait influencée par des facteurs environnementaux

La mortalité néonatale serait influencée par des facteurs environnementaux

19/11/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le projet Equit’area qui se penche sur les interactions entre inégalités sociales de santé et environnementales dans les quatre agglomérations françaises de Lyon, Marseille, Paris et Lille aurait mis en évidence des corrélations entre le taux de mortalité néonatale et les conditions environnementales d’existence.

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La pollution de l’air réduit l’espérance de vie dans l’Union européenne

La pollution de l'air réduit l'espérance de vie dans l'Union européenne

05/10/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– La pollution de l’air réduit la durée de vie des individus de près de deux ans dans certaines régions de l’Union Européenne, selon un rapport de l’Agence européenne environnementale (AEE) qui met en évidence le peu de résultats concrets des politiques affichées de lutte environnementale, même si législation européenne a cependant permis de réduire légèrement la quantité de certaines toxines rejetées par les pots d’échappements et les cheminées industrielles en Europe.

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Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Image ci-dessus : Iles Marshall, un des principaux pavillons de complaisance.

30/09/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) – Sale temps cette semaine pour les pétroliers pollueurs. Alors que la Cour de cassation a confirmé mercredi dernier la responsabilité du groupe Total dans la marée noire provoquée par l’Erika en 1999, la veille le tribunal correctionnel de Brest avait condamné le capitaine biélorusse d’un navire battant pavillon des Iles Marshall et son propriétaire, la société Latvian Shipping Company Shipmanagement, à 800.000 euros d’amende pour un dégazage sauvage effectué au large du Finistère en mai 2011.

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Gaz de schiste : Hollande n’a pas tout dit

Gaz de schiste : Hollande n’a pas tout dit

26/09/2012 – 16h00
PARIS (NOVOpress Breizh) – Le coup d’arrêt donné par François hollande à l’exploitation du gaz de schiste ne trouve pas son origine que dans un souci de protection de la nature. En haut lieu on sait que la population y est majoritairement hostile, droite et gauche confondues. C’est ce qu’un récent sondage rappelle. Et le gouvernement connait en ce moment suffisamment de difficultés pour ne pas avoir envie de s’en créer de nouvelles.

Sur 2004 personnes interrogées, 44% déclarent savoir de quoi il s’agit lorsqu’on parle du gaz de schiste. Pour 74% d’entre elles, il ne faut pas autoriser en France l’exploitation de ce gaz car les risques et l’impact gouvernemental sont trop importants. Pour 26%, il faut l’autoriser car cela permettra de créer des emplois et de disposer d’une ressource énergétique à bon marché.

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Catastrophe de l’Erika : Total jugé responsable et coupable par la Cour de cassation

Catastrophe de l’Erika : Total jugé responsable et coupable par la Cour de cassation

26/09/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress Breizh) – Dans son arrêt rendu ce mardi la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de Total pour la marée noire provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999. Une décision accueillie avec soulagement par les parties civiles victimes de la plus grande catastrophe écologique qu’ait connu les côtes bretonnes et poitevines.

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L’impact sanitaire de la pollution de l’air s’élèverait à près de 30 milliards d’euros par an

L’impact sanitaire de la pollution de l’air s’élèverait à près de 30 milliards d’euros par an

16/07/12 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – C’est le résultat annoncé par une étude du ministère de l’Ecologie, non encore publiée, sur le coût sanitaire de la pollution de l’air en France.

La conclusion du document est, en effet, sans appel : « Les polluants de l’air extérieur sont notamment impliqués dans les pathologies respiratoires (asthme, insuffisance respiratoires, cancers) et cardio-vasculaires et occasionnent chaque année des coûts pour la société. Ces coûts peuvent être estimés, a minima, entre 20 et 30 milliards d’euros par an pour la France métropolitaine ».

L’ensemble des coûts sont abordés par l’étude, qu’il s’agisse des coûts marchands (du coût des soins, de la perte de revenus liée à l’absentéisme) ou des coûts non marchands (perte de bien-être lié à l’inquiétude, à l’inconfort ou à la restriction des activités de loisir ou domestiques).

L’évaluation de ces coûts reste néanmoins fort complexe, car se basant en grande partie sur « la valeur statistique de la vie humaine » qui fixe un « prix » à la vie humaine, établi ici à 504.000 euros pour la mortalité liée à la pollution atmosphérique.

Crédit photo : EnvironmentBlog via Flickr (CC)

Bien se nourrir, condition de la survie d’un peuple – Par Louis Tode

Bien se nourrir, condition de la survie d'un peuple - Par Louis Tode

La nourriture nous définit, témoigne de qui l’on est, de nos goûts et de nos origines. C’est elle qui nous fait vivre et grandir, qui nous apporte les éléments nécessaires pour être en bonne santé et accomplir nos tâches, et qui par conséquent nous permet de nous développer et de nous reproduire : « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

Pourtant, des maladies se développent à une vitesse fulgurante : le cancer, véritable maladie du XXe siècle, poursuit son ascension : hausse du nombre de cancers du sein, de la prostate et du colon ; cas de diabète de plus en plus graves et, surtout, de plus en plus jeunes (dès 6 ans aux Etats-Unis) ; obésité galopante, non plus cantonnée à l’Amérique mais en France aussi (1 enfant sur 5 dans l’Hexagone) ; culte de la malbouffe de la rue au réfrigérateur ; perte de recettes, de plats régionaux et enracinés, témoins d’une culture et d’un savoir-vivre ; expansion du hard discount dans l’alimentation, etc.

Lorsque même la nourriture est touchée par les fléaux du monde moderne, c’est la disparition annoncée des peuples.

Nous voyons depuis quelques décennies se développer toutes sortes de techniques visant non plus à nourrir les populations, mais simplement à atteindre des productions optimales et des niveaux de profit exceptionnel.
Les révolutions vertes et industrielles nous ont fait perdre des savoir-faire ancestraux ; ceux-ci savaient allier efficacité de production et respect de la nature et de l’environnement, pouvant ainsi se perpétuer durant des siècles : désormais la machine a remplacé l’homme, et nous avons abandonné le juste équilibre entre forêts, cultures et bétail, pour laisser place à la spécialisation et à la désertification, à l’appauvrissement des sols qui sont de moins en moins riches en nutriments. Ces nutriments sont pourtant ceux qui, en nourrissant les végétaux, sont garants de la vie humaine.
La qualité des aliments baisse de manière drastique : notre alimentation devient une véritable bombe à retardement au vu du développement des maladies et des dépenses de sécurité sociale de demain.

Les multinationales de l’agroalimentaire et des OGM ôtent leur souveraineté aux agriculteurs, corrompent les gouvernements pour que les OGM entrent dans le pays et infectent les autres cultures non OGM (Amérique latine, Inde), trafiquent les études scientifiques, achètent les agences sanitaires et y placent leurs propres experts. Ce travail de sape, rondement mené par une guerre médiatique et intellectuelle, fait rêver des agriculteurs et des marchés entiers qui ne se rendent pas compte qu’ils deviennent pieds et poings liés aux multinationales. Ce terrorisme sournois, plus doux qu’une kalachnikov mais bien plus efficace, cause le suicide de centaines d’agriculteurs et en fait vivre des milliers d’autres dans la peur. Et quiconque, scientifique ou autre, souhaite dire un peu de vérité et balayer cet écran de fumée se retrouve sur les bancs des accusés et/ou est prié de se taire.
Les intérêts économiques ont pris le dessus sur l’intérêt des populations, et il devient de plus en plus difficile de dire la vérité, tant le lobbying est puissant. Les associations ou scientifiques voulant que celle-ci apparaisse au grand jour s’y cassent les dents (UFC-Que choisir concernant l’obésité, Pierre Méneton et les dangers du sel, etc.).

Nous devons retrouver une alimentation saine, locale, naturelle, en famille, sans plats préparés ou malbouffe bourrée de sucres, de graisses, sels, édulcorants et autres additifs cancérigènes, pris devant la télévision avec des sodas et des bonbons. Et nous devons surtout faire connaître ce danger qui plane au-dessus de nous et nous menace grandement.

Louis Tode

Liens :

Travaux de Pierre Méneton
Vidéos de l’agronome Claude Bourguignon
– Marie Monique Robin :
Du poison dans nos assiettes
Le monde selon Monsanto

Image : En particulier, la nourriture peut agir sur l’expression de nos gènes : nous sommes ce que nous mangeons, et nos enfants aussi !!!

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Les polluants chimiques seraient en partie responsables de l’obésité

Les polluants chimiques seraient en partie responsables de l’obésité

12/04/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Deux études publiées le mois dernier, une française (par le Réseau Environnement Santé, RES) et une britannique (par Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust, CHEM Trust), trouvent que les polluants chimiques seraient gravement impliqués dans l’épidémie actuelle d’obésité.

D’après ces études, la nutrition et la sédentarité ne seraient pas les seules causes de l’obésité ?

Les polluants chimiques « obésogènes » seraient en effet d’importants perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des molécules déséquilibrant le système hormonal en altérant la croissance, le développement et le comportement. Les polluants organiques persistants (POP), utilisés dans les insecticides, sont particulièrement nocifs.

Le bisphénol A a-t-il lui aussi un impact sur l’obésité ?

Ce composé chimique sera prochainement exclu des conditionnements alimentaires. Il est également mis en cause par les chercheurs qui s’intéressent à l’obésité. Comme le constatait déjà en 2006 le chercheur Bruce Blumbert, qui fut le premier à avoir utilisé le terme « obésogène », certaines molécules peuvent inciter le corps à produire plus de cellules graisseuses.

En tout cas, la multiplication des séminaires scientifiques prouve que ce sujet préoccupe aujourd’hui grandement les chercheurs. Pourtant, l’Agence nationale de la recherche a annulé en 2012 son programme de recherche « Contaminants et environnements », qui mettait l’accent sur les conséquences des facteurs environnementaux sur la santé humaine.

Image : normalité, surpoids, obésité. Domaine public.

L’eau française trop chargée en pesticides

L’eau française trop chargée en pesticides

08/03/12 – 18h50
PARIS (NOVOpress)
– Les associations écologistes et environnementalistes s’inquiètent d’une instruction de la direction Générale de la Santé du 9 décembre 2010, publiée au Bulletin Officiel en février 2011 qui rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité.

En effet, la Directive 98/83/CE est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme par litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides quantifiés, la limite de qualité réglementaire est dépassée mais, toutefois, cela ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne peut nécessairement plus être distribuée

A l’heure actuelle, 90% des pesticides utilisés n’atteignent pas la cible visée et terminent dans les sols et les nappes phréatiques.

Les eaux polluées se retrouvent dans les stations d’épuration et sont en partie filtrées, cependant une part de ces pesticides demeurent dans les eaux et se retrouvent à nos robinets et donc dans notre consommation quotidienne d’eau.

Or l’instruction récente de la DG Santé augmente la tolérance vis à vis de la présence des pesticides dans l’eau.

Selon François Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides : « On va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! Générations Futures s’insurge contre une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue et visant à rendre plus commode la distribution d’eau polluée par des quantités de pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/L d’eau pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/L pendant la même durée ! ».

Crédit photo : MaxLeMans via Flickr (cc).

La dégradation de l’environnement, cause de la baisse de la fertilité française ?

01/03/12 – 08h00
PARIS (NOVOpresss)
– Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), la nette augmentation des cancers du testicule depuis les cinquante dernières années, pose désormais un problème grave de santé publique.

Selon le Bulletin également, en France, environ 1 couple sur 5 qui arrête d’utiliser un moyen de contraception sera concerné par une infécondité involontaire d’au moins un an.

Par ailleurs, des études concernant l’évolution des caractéristiques du sperme chez l’homme montrent qu’« une décroissance de la qualité du sperme a été mise en évidence ».

Selon les auteurs, ces variations pourraient être le fait d’une « exposition à de multiples facteurs reprotoxiques, environnementaux ou liés au mode de vie ». Par exemple, l’exposition professionnelle aux pesticides, la pollution urbaine, le surpoids, ou encore l’imprégnation tabagique et alcoolique – fût-elle passive durant la grossesse de leur mère- réduiraient les capacités de reproduction des hommes adultes.

A cela s’ajoute l’augmentation importante de la fréquence de la stérilité due au fait que les couples reportent à un âge de plus en plus tardif les naissances désirées. La proportion de femmes stériles n’est que de 5% à 25 ans, elle atteint les 10% à 30 ans, approche les 30% à 40 ans pour croître encore plus vite ensuite.

Crédit photo : j.dopf via Flickr (cc).

De Durban à Pékin : l’environnement et la gouvernance chinoise [vidéo]

De Durban à Pékin : l’environnement et la gouvernance chinoise

La Conférence des Parties de Durban illustre encore l’incapacité des négociations sur le réchauffement climatique à dépasser le niveau des actes de paroles (speech act) car l’enjeu sous jacent est la gouvernance des gros émetteurs de GES dont la Chine. Vidéo en trois parties :

1 – Ce qu’il faut retenir de la COP 17 à Durban
2 – Les enjeux politique de la pollution en Chine
3 – 2012 : une année de transition vers un futur incertain.

Emmanuel Lincot interroge Emmanuel Meneut.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

15/11/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– le Dr Samuel Goldman et le Parkinson’s Institute in Sunnyvale viennent de publier la première étude scientifique internationale à établir clairement « une association significative » entre l’exposition au trichloréthylène (TCE) et la maladie de Parkinson. Le détail de ces travaux est repris par le journal Annals of Neurology.

Selon le rapport, basé sur l’analyse de 99 paires de jumeaux, l’exposition au solvant industriel multiplie par 6 les chances de développer la maladie.

Même si de nombreuses utilisations du TCE ont été interdites dans le monde entier, le produit chimique reste toujours utilisé et présent sur de nombreux chantiers et dans diverses industries, notamment comme agent de dégraissage.

L’étude a aussi démontré que l’exposition à deux autres solvants, perchloroéthylène (PERC) et le tétrachlorure carbonique (CCl4), « accentue significativement » le risque de développer la maladie.

[box class=”info”]Crédit photo : JPC24/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Quand pesticides et nitrates plombent les factures d’eau

Quand pesticides et nitrates plombent les factures d’eau

13/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress Breizh) – Un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD) met en évidence le coût très élevé du traitement de l’eau en France, un coût lié pour l’essentiel aux pollutions d’origine agricole. Des pollutions dues à l’absence de volonté de l’Etat de remettre en cause un modèle hyper-productiviste dont ménages et contribuables font les frais.

Publiée sur Internet, cette étude analyse certaines dépenses entraînées par les pollutions agricoles diffuses dues aux apports excédentaires d’azote et de pesticides. Rappelant tout d’abord que les rejets de nitrates dans les rivières et sur le littoral atteignent 806 000 tonnes « dont environ 715 000 tonnes proviennent de l’agriculture et de l’élevage, soit 88,7 % », les auteurs du rapport identifient trois types de coûts : les dépenses supplémentaires des ménages entraînées par les pollutions agricoles des captages d’eau potable qui ne concernent qu’une infime partie des ressources aquatiques polluées ; le coût ( évalué partiellement) des autres impacts marchands de ces pollutions ; les coûts de dépollution de la ressource et des milieux aquatiques vis-à-vis des nitrates et pesticides agricoles transférés et accumulés dans ces milieux, basés sur les coûts unitaires connus des actuels procédés de traitement de potabilisation.

Campagne bavaroise : 30% en moins d'azotes et de pesticides

Pour les ménages, le rapport du CGDD évalue les dépenses additionnelles générées par ces pollutions à une somme comprise entre 1.000 et 1.500 millions d’euros, dont 640 à 1.140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12% de cette facture en moyenne nationale. Quant aux ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 €/ ménage ou 215 €/ personne, soit un surcoût de près de 140% de la facture d’eau. « Malgré ces dépenses additionnelles de traitement de l’eau, plus de 8 % des Français ont été alimentés au moins une fois dans l’année 2008 par de l’eau contaminée en pesticides à une concentration supérieure aux normes de potabilité » soulignent les auteurs du rapport.

A ce coût, il faut encore ajouter, toujours pour les ménages, la consommation d’eau en bouteille liée à la pollution (220 M€/an), le filtrage de l’eau du robinet à domicile (140 à 160 M€/an) ; pour l’Etat et les collectivités locales, le traitement des algues vertes (entre 100 et 150 M€/an) et le coût du contentieux entre l’État et Bruxelles sur la qualité des eaux (non chiffré).

Reprenant les observations faites en 2010 par la Cour des comptes sur la qualité de l’eau le CGDD fait remarquer par ailleurs que des pays comme le Danemark et la Bavière ont réussi, en responsabilisant leurs agriculteurs sur des actions préventives, à réduire de 30 % leurs consommations d’azote et de pesticides au bénéfice de la qualité de leurs eaux.

La France, elle, a préféré généraliser des pratiques de traitement de ces pollutions à l’entrée des réseaux d’eau potable. Or ces traitements s’avèrent 2,5 fois plus coûteux au mètre cube traité que la prévention opérée en Bavière, et ils n’améliorent pas la qualité de la ressource. Reprenant les conclusions de la haute juridiction financière, le CGDD attribue ces résultats décevants à « l’insuffisante volonté de l’Etat de remettre en cause des pratiques agricoles durablement marquées par l’encouragement au productivisme et le choix d’une agriculture intensive ».

[box] Crédit Photos : « Nettoyage des déchets, plage de Morgat », Lamiot, sous licence Creative Common. « Campagne bavaroise, chapelle de Laibarös », Johannes Otto Först, sous licence Creative Common. [/box]

Le gouvernement autorise le relèvement des plafonds des zones d’épandage d’azote

Le gouvernement autorise le relèvement des plafons des zones d'épandage d'azote

11/10/2011 – 16h55
PARIS (NOVOpress) –
La nouvelle a de quoi surprendre. Mais le gouvernement, via un décret paru ce mardi au Journal officiel, a décidé de relever les plafonds d’épandage d’azote dans les exploitations agricoles.

C’est d’autant plus surprenant que de plus en plus de preuves établissent la corrélation entre épandage massif d’azote et extension des algues vertes. Algues vertes aux conséquences tragiques pour l’environnement. Pour preuve, la mort de sangliers sur les plages d’une commune bretonne.

Désormais, selon ce décret, les autorités prendront comme référence la surface agricole utile (SAU) et non plus une « surface d’épandage » plus restreinte.

Ce décret, signé par le Premier ministre et les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, a provoqué la colère de l’association Eaux et Rivières. Dans un communiqué, elle déplore que ce décret « intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. »

De plus, l’association indique que « le relèvement des plafonds d’épandage de lisier [est] jugé incohérent avec les programmes engagés pour réduire la pollution par les nitrates ».

[box class=”info”]Photo : zone infestée d’algues vertes. Yannick Krempp/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Pollution de la Loire : Total refait le coup du “responsable mais pas coupable”

Pollution de la Loire : Total refait le coup du "responsable mais pas coupable"

06/10/2011 – 13h30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) –
Au terme d’un procès qui aura duré deux jours le procureur de la République de Saint-Nazaire a requis hier une amende de 300.000 euros et une contravention de 5.000 euros contre la société Total Raffinage Marketing (TRM), poursuivie pour « déversement dans les eaux de substance nuisible à la santé ou à la faune et à la flore » et « exploitation non conforme d’une installation classée » suite à la pollution de la Loire  survenue en 2008. Total estime de son côté n’avoir commis aucune faute.

Le 16 mars 2008, alors qu’un pétrolier déchargeait sa cargaison à la raffinerie de Donges, située dans l’estuaire de la Loire, près de 500 tonnes de fioul lourd s’étaient échappées pendant six heures d’une canalisation pour se répandre dans le fleuve et dans la mer. La fuite avait provoqué la formation d’un geyser de quatre mètres de haut que les services de surveillance de la raffinerie n’avaient pas détecté. Près de 90 kilomètres de côtes et de rives avaient été polluées.

Le siège de Total, Paris la Défense
Le siège de Total, Paris la Défense

Les avocats du groupe pétrolier estiment que Total n’a commis aucune négligence concernant ce circuit de pipelines long de 5 kilomètres, mis en service en 1964 et vérifié selon leurs dires pour la dernière fois en 2004. Selon eux, on serait en présence d’une corrosion « localisée et exceptionnelle ». A les en croire, la règlementation en vigueur a été respectée,  la pollution était non intentionnelle, et la réparation des dégâts provoqués a été effectuée spontanément.

Parmi les 24 parties civiles présentes au procès, la région « Pays-de-la-Loire » et le Département de Vendée ont demandé réparation pour le préjudice porté à leur réputation touristique et à titre de compensation des moyens mis en œuvre pour lutter contre la pollution. L’avocat de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Me Xavier Kelidjian a estimé pour sa part que « le risque environnemental ne se contente pas de la norme, ne se contente pas du standard

Dans son réquisitoire, Florence Lecoq, procureur de la République de Saint-Nazaire, soutient que « le risque de pollution de la Loire a été totalement sous-estimé, et traité comme secondaire et accessoire. Total n’a jamais anticipé ce risque, qui était certain et déjà connu. »La représentante du parquet souligne « l’échec manifeste » des procédures de contrôle des canalisations de la raffinerie de Donges mises en place par Total, se déclarant surprise que personne dans la raffinerie n’ait vu un geyser de quatre mètres de haut.

Déplorant la disproportion entre la puissance financière de certaines entreprises et le montant des sanctions pénales encourues, le procureur a souligné les limites de la sanction pénale en matière de délinquance écologique : « Tant qu’on aura des personnes qui, allègrement, pourront dépenser 50 millions d’euros pour indemniser et réparer les dommages, payer des amendes aux montants dérisoires, tant qu’on aura des personnes qui seront prêtes à se dire que ça coûtera moins cher de payer une amende que de procéder aux réparations , il n’y aura aucune marge de progression ». Mise en délibéré, la décision sera rendue le 17 janvier 2012.

[box class=”info”]Crédits photo : En haut, raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique)/Pymouss – image sous licence creative commons. La tour Total (ex tour Elf) à la Défense, photo Tangopaso – image sous licence creative commons[/box]

 

Mondialisation : la Ville de Nantes achète des pavés chinois

Mondialisation : la Ville de Nantes achète des pavés chinois

16/09/2011 – 11h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – Les passants qui longent le chantier de la place Royale à Nantes n’en savent rien, mais les pavés en cours de pose ont parcouru la moitié du monde pour arriver sous leurs pieds.

La Ville de Nantes remplace actuellement une partie des pavés de sa place Royale. Qui fournit les pavés de granit ? Rien ne l’indique sur le chantier. Mais l’étiquetage des palettes parle (cliquer sur l’image ci-dessus pour la voir en entier).

Décryptage : G682 est le code d’un type de granit jaune exclusivement extrait en Chine. XMSXD est l’acronyme de Xiamen San Xiang Da, l’un des principaux fournisseurs de pavés chinois. Il fournit de nombreux donneurs d’ordres publics en France (Albi, Bordeaux, Colmar, Lyon, Poitiers…), au point qu’il a même créé une version française de son site web.

En se fournissant à l’étranger, la Ville de Nantes participe à la disparition de l’industrie granitière bretonne et française. On se rappelle aussi que la commune de Saint-Anne-sur-Brivet, à une quarantaine de kilomètres de Nantes, a dû faire face ces dernières années à une invasion de dangereux parasites xylophages originaires de Chine et arrivés en Bretagne dans des palettes de granit chinois. Par ailleurs, le coût environnemental du transport de pavés depuis la Chine est sûrement élevé : cet achat n’est pas exemplaire pour une ville où les Verts participent à la majorité municipale.

Il faut dire que Nantes n’avait pas le choix : au nom de la libre concurrence, la législation européenne et française lui interdit d’écarter des fournisseurs en raison de leur nationalité. On note pourtant que le législateur a été très capable de créer un régime de marchés réservés au profit d’entreprises employant des handicapés. Mais être Breton ou Français n’est pas encore considéré comme un handicap…