Orelsan : Le Bénabar du rap politiquement correct [vidéo]

Orelsan : Le Bénabar du rap politiquement correct [vidéo]

09/10/2011 – 19h00
Paris (NOVOpress) – Le rap français vient de trouver son Bénabar, le chanteur pseudo-engagé – qui n’a rien trouvé de mieux que d’écrire une chanson à la gloire du politiquement correct- , en la personne d’Orelsan.

Sa dernière chanson nous laisse un goût amer, comme une idée de déjà vu et entendu. Orelsan, t’as la rage ? C’est bien. Tu en veux à tout le monde ? C’est cool. Tu dézingues tous ceux qui t’énervent ? on ne t’en voudra pas, c’est le jeu dans le rap.

Par contre, au niveau du titre, « Suicide social », tu es complètement à côté de la plaque. Tu devrais plutôt l’appeler « Insertion sociale », car ça fait belle lurette que les insultes à la France et aux Français ne vous conduisent plus au bagne mais vous propulsent comme une nouvelle icône médiatique. Et oui, mon grand Orelsan, tout rappeur rebelle que tu es, tes paroles sont à peu près similaires à celles d’un chanteur comme Raphaël. Lui voulait siffler « la Marseillaise avec les Beurs », toi tu t’en prends à la France profonde(1), aux Parisiens, aux racistes, aux sudistes et aux racailles de banlieue ! Ouah, quel exploit ! Quel courage de cracher ta haine sur eux !

Mais non, Orelsan, tu t’es trompé, si tu voulais te « suicider socialement » et surtout artistiquement, tu aurais dû chanter l’amour de la France. Car tu en connais beaucoup autour de toi, des artistes qui ont osé franchir la ligne jaune du politiquement correct ? Non, il n’y en a pas des masses, on peut même dire qu’il n’y en a pas.

Si nous pouvons te donner un conseil, médite ces paroles, elles sont de toi : « Adieu ces pseudos artistes engagés, plein de banalités démagogues dans la trachée, écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier, essaies d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher ». Quant à nous, on te dit adieu Orelsan, en espérant pour toi que ta nouvelle carrière de Bénabar du rap français réussisse.
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(1) « Adieu la campagne et ses familles crasseuses Proche du porc au point d’attraper la fièvre aphteuse Toutes ces vieilles, ces commères qui se bouffent entre elles Ces vieux radins et leurs économies de bouts de chandelle Adieu cette France profonde Profondément stupide, cupide, inutile, putride C’est fini vous êtes en retard d’un siècle Plus personne n’a besoin de vos bandes d’incestes »

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[Kiosque étranger] Industrie pornographique : les victimes parlent

[Kiosque étranger] Industrie pornographique : les victimes parlent

Le quotidien britannique The Independent aime les sujets qui sortent de l’ordinaire. Ce papier de Josephine Foster s’intéresse aux victimes de l’industrie pornographique, les acteurs, à partir du cas personnel de Derrick Burts.

Jeune Américain blanc d’une vingtaine d’années, appâté par l’attrait de l’argent facile que se font les acteurs pornographiques, il s’est laissé entraîner avec sa compagne dans l’engrenage des photos puis des tournages de films X.

Avec une plastique agréable et des visages neufs dans le marché, le couple enchaîne les tournages et engrange entre 1000 et 3000 euros par journée de tournage.

Mais tout le beau rêve s’écroule quand le jeune homme apprend lors des tests médicaux obligatoires qu’il est non seulement atteint de plusieurs maladies sexuellement transmissibles mais aussi qu’il est devenu séropositif.

La journaliste dans son papier en profite pour exposer l’importance de l’industrie pornographique et le peu de soin qu’elle prend de ses acteurs alors qu’elle dégage plus d’argent que les studios conventionnels de Hollywood.

Curieusement, elle laisse de côté des sujets tout aussi intéressants mais bien moins politiquement correct. Par exemple : pourquoi les acteurs de couleur son marginalisés et gagnent moins d’argent que leurs confrères blancs dans le cinéma pornographique ?

Le volet français de cette industrie mériterait aussi une enquête de ce style. On va sans doute attendre longtemps.

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) sur le site independent.co.uk[/box]

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police / crédit photo : Lahiru Dayananda

14/08/2011 – 15h15
LONDRES (NOVOpress) — Comme beaucoup de politiciens européens, David Cameron va chercher ses modèles aux États-Unis. Il aurait voulu nommer à la tête de Scotland Yard, comme Metropolitan Police Commissioner (préfet de police), un « superflic » américain, Bill Bratton, ancien chef de la police de New York et Los Angeles. Devant les protestations (pour l’Association of Chief Police Officers, il serait « stupide » de faire diriger la police britannique par un étranger), le ministre de l’Intérieur Theresa May a finalement exigé, début août, que les candidats au poste soient de nationalité britannique.

En compensation, Cameron a fait de Bratton son conseiller pour la lutte contre le crime et voici les conseils du « superflic » au lendemain des émeutes. Selon lui, le Royaume Uni ne peut espérer sortir de la violence qu’en « désamorçant les tensions raciales ». Pour cela, il faut adopter les méthodes américaines : travailler avec les « communautés » et les groupes de défense des droits civils, et « augmenter la diversité ethnique de la police ». « Une partie du problème auquel nous sommes confrontés », a expliqué Bratton, « est de rendre le maintien de l’ordre plus attrayant pour une population qui change ». La police doit donc refléter « la composition ethnique des villes ».

Ces conseils soulèvent deux interrogations. D’abord, adapter la police à la « diversité ethnique » est déjà ce que les gouvernements britanniques n’ont pas cessé de faire depuis plus de vingt ans. Comme l’a noté, pour s’en féliciter l’influent chroniqueur du Daily Telegraph, Andrew Gilligan, en comparant les émeutes ethniques des années 1980 et les émeutes des derniers jours, « le monde a changé de façon spectaculaire de 1985 à aujourd’hui. À l’époque, le racisme de la police était éhonté et quotidien. Aujourd’hui, une seule remarque raciste [ou censée telle, NdR] peut briser la carrière d’un policier. À l’époque, la police londonienne avait 180 membres issus d’une minorité ethnique. Aujourd’hui, elle en a environ 3 000 ». On ne peut pas dire que le succès soit spectaculaire.

Seconde interrogation : tout l’establishment politico-médiatique a répété en chœur ces derniers jours que les émeutes n’avaient aucune dimension ethnique, « rien à voir avec la race ». Pourquoi donc, alors, est-il si important d’ethniciser la police ?

[box class=”warning”]Photo : Lahiru Dayananda. Image sous licence creative commons[/box]

Robert Ménard animera la matinale de Sud Radio

Robert Ménard animera la matinale de Sud Radio

23/07/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Evincé de RTL pour crime de liberté de ton et d’expression, l’ancien président-fondateur de Reporters sans frontières, Robert Ménard, animera la matinale de Sud-Radio à partir du 18 août.

Par ailleurs, pour la première fois de son histoire, Sud Radio émettra sur une fréquence parisienne (99,9 FM).

Le fondateur de Reporters sans frontières avait vu son contrat non renouvelé en juin dernier après un an de collaboration avec RTL en raison, notamment, de “certaines de ses prises de position.”

Il occupera l’antenne tous les jours entre 7h00 et 8h30 et “invitera des personnalités et des auditeurs à débattre et à échanger en direct avec lui”.

Le « Prix Quadrige » ne sera finalement pas remis à Vladimir Poutine

Le « Prix Quadrige » ne sera finalement pas remis à Vladimir Poutine [cc] crédit photo : United Nations Information Service - Jean-Marc Ferré

17/07/11 – 18h30
BERLIN (NOVOpress)
— Les supplétifs de la police de la pensée auront finalement eu gain de cause. Face aux vives critiques que sa décision d’attribuer son prix au premier ministre russe Vladimir Poutine avait suscitées, le comité d’attribution du prix Quadrige a finalement décidé d’en reporter l’attribution cette année. Du coup, les autres lauréats potentiels du prix ne seront pas non plus récompensés. Le comité vient de l’annoncer samedi après une réunion tenue à Berlin.

“Le comité d’attribution du prix Quadrige s’est excusé auprès des personnes concernées (…) et se voit, à son grand regret, contraint de renoncer à une remise de prix (…) étant donné la pression croissante de plus en plus insupportable et le danger d’une escalade supplémentaire”, stipule un piteux communiqué de l’organisation. Les autres lauréats prévus pour 2011 étaient, outre Poutine, la ministre mexicaine des affaires étrangères Patricia Espinosa, l’écrivain né en Turquie Betül Durmaz et le premier ministre palestinien Salam Fayyad. Poutine devait être honoré « pour sa contribution à la fiabilité et la stabilité des relations germano-russes », selon le comité d’attribution.

La remise du prix au ministre Russe avait suscité un tollé au sein de la gauche allemande ainsi que parmi certains anciens lauréats. Cem Özdemir, président des verts et l’historien Edgar Wolfrum Heidelberg s’étaient même retirés du comité d’attribution en signe de protestation. L’artiste danois Olafur Eliasson avait notamment rendu son prix, reçu en 2010, en signe de protestation et l’ancien président tchèque Vaclav Havel, décoré en 2009, avait pour sa part indiqué vouloir en faire de même.

Le prix « Quadrige » récompense depuis 2003 “des modèles exemplaires d’esprits éclairés et d’efforts pour le bien public”. Cette reculade de l’organisation représente incontestablement une offense grave vis-à-vis d’un chef de gouvernement en exercice, démocratiquement choisi par le peuple russe. Le Kremlin a fait savoir que les relations russo-allemandes ne seraient pas affectées par ce différend.