« Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais » de Jean Stern

« Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais » de Jean Stern

La presse est-elle encore le Quatrième Pouvoir ou, se traînant péniblement à la remorque des médias audiovisuels, n’est-elle plus qu’un tigre de papier ? La question se pose avec de plus en plus d’acuité au moment où tant de journaux, exsangues, ne survivent que grâce aux « aides directes à la presse » (13 millions d’euros pour Le Figaro, 14 millions pour Libération et 17 millions pour Le Monde en 2010) généreusement versées par un Etat qui, lui-même aux abois, pourrait bien être contraint de fermer le robinet.
CL

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Le prétendu « mariage pour tous » : la gauche en plein délire déconstructiviste

Le prétendu « mariage pour tous » : la gauche en plein délire déconstructiviste

Photo : Jean-Marc Ayrault au congrès de Toulouse en octobre 2012. Crédit : -RomZ- via Flickr (cc)

11/11/2012 – 17h25
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois) — Alors que tous les indicateurs économiques de la France sont au rouge et que, si l’on en croit les récentes déclarations de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder notre pays pourrait bientôt connaître le sort de l’Espagne voire de la Grèce, l’État PS n’a rien trouvé de mieux que d’imposer à l’opinion publique un projet de loi profondément nihiliste, sur un prétendu « mariage » homosexuel, également appelé « mariage pour tous » par les communicants socialistes, selon la bonne vieille technique de la sidération : si vous êtes contre le « mariage pour tous », c’est que, nécessairement vous êtes un salaud ! Ou du moins un réac, ce qui revient au même.

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[Tribune libre] Félicitations Obamalâtres, tous à l’abri !

[Tribune libre] Félicitations Obamalâtres, tous à l'abri !

Tous à vos bouchons d’oreilles, à l’abri, courez à la retraite ! La réélection – si surprenante – du demi-dieu afro-américain Barack Obama au poste marionesque de tenant du trône de Maison-Blanche, n’a pas fini de faire couler les louanges les plus baveuses, les félicitations les plus sirupeuses et les commentaires les plus complaisants envers ce si “légitime” Prix Nobel de la Paix.

Peoples et politiques se sont bousculés avec le même sourire complice – et répugnant – pour adresser leurs félicitations au président réélu. Ironie chronologique ou manifestation paroxystique de la déliquescence dans laquelle est tombée la res publica ? Le premier ministre belge Elio Di Rupo a été le premier à déclencher les embrassades, suivi de près par… Lady Gaga et… Cher (photo) !

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Feu sur les médias de l’oligarchie !

Feu sur les médias de l'oligarchie !

Intervention de Jean-Yves Le Gallou à la “Cinquième Journée d’étude de la réinformation, Face à la tyrannie médiatique : vers un grand bond offensif ? Nouvelles donnes, nouvelles cibles, nouveaux outils” le 13 octobre 2012.

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Ce que nous allons faire aujourd’hui n’est pas convenable. Pas convenable du tout. Nous allons consacrer la journée à critiquer les médias de l’oligarchie et à proposer des solutions pour les contourner.

Ce n’est pas convenable mais c’est indispensable. Indispensable pour échapper à la tyrannie médiatique. C’est d’autant plus indispensable que c’était hier impossible. Aujourd’hui c’est devenu possible, c’est donc hautement recommandable.

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Histoire de France : dès l’école, le politiquement correct fait des ravages !

Histoire de France : dès l’école, le politiquement correct fait des ravages !

14/10/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Nos récents articles sur l’éducation civique et l’enseignement de l’Histoire ont suscité plusieurs témoignages. La propagande politique de gauche auprès des jeunes français commence plus tôt. Dès l’école primaire. C’est ce que constate l’un de nos lecteurs, basé dans le département de l’Aude. Scolarisé en CM2, son fils vient de réaliser une fresque (ci-dessus) retraçant les grandes dates de l’Histoire de France de 1515 à 1848.

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Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

29/09/2012 – 13h50
LONDRES (NOVOpress) —
Huit mois de prison avec sursis, plus 240 heures de travaux d’intérêt général. C’est la peine dont a écopé hier Michael Coleman, un militant du British National Party et ancien conseiller municipal de Stoke-on-Trent, dans le Staffordshire. Pour la BBC, la condamnation est même trop clémente : « Le membre du BNP Michael Coleman échappe à la prison », note avec regret le journaliste.

Le crime abominable de Michael Coleman ? Avoir employé sur son blogue le mot darky, moricaud, pour accuser la municipalité de Stoke-on-Trent « d’inonder cette ville de musulmans et de Noirs, selon un programme complet de substitution de population. L’entrée pour les moricauds, la sortie pour les Blancs ».

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Des vaches, des chevaux et du bon usage des citations trouvées sur Internet – Par Flavien Blanchon

Des vaches, des chevaux et du bon usage des citations trouvées sur Internet - Par Flavien Blanchon

Les plaisanteries de Jean-Marie Le Pen ne m’ont pas toujours fait rire, mais elles ne m’ont jamais choqué. Ce qui m’amuserait, ce serait plutôt – si elle n’était pas tellement prévisible – la grande scène de vertu indignée que jouent à chaque fois nos bien-pensants. Dernière indignation en date, celle qu’a déchaînée la boutade de samedi – la « saillie sulfureuse » disent les médias du système – sur le droit du sol, selon lequel « une chèvre née dans une écurie serait un cheval ».

Le très antiraciste Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix, est pourtant un peu sorti du troupeau en déclarant qu’il s’agissait d’« une reprise de Montesquieu (mais qui parlait de vache et non de chèvre) ». Timeo Danaos…(1) Il faut toujours se méfier des journalistes du système.

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La presse officielle toujours plus subventionnée avec nos impôts

La presse officielle toujours plus subventionnée avec nos impôts

28/09/2012 — 08h00
PARIS (NOVOpress, via le Bulletin de réinformation) —
50 % des subventions à la presse bénéficient à neuf organes de presse. C’est le constat de l’Observatoire des subventions, qui a épluché les aides directes à la presse pour 2010. En tête vient Le Parisien/aujourd’hui en France avec 20 millions d’euros, suivi du Monde avec 17 millions, puis par Libération, Le Figaro et Ouest‑France.

Notons qu’avec 14 millions d’euros de fonds publics, Libération ne devrait pas trop pâtir d’une baisse de ses recettes publicitaires, en représailles à sa une du 10 septembre attaquant Bernard Arnault.

Enfin, même l’Humanité, sous perfusion permanente depuis la chute de l’Union soviétique et l’effondrement électoral du PCF, a perçu plus de cinq millions d’euros de l’Etat !

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« Pour en finir avec l’idéologie antiraciste » de Paul François Paoli

« Pour en finir avec l'idéologie antiraciste » de Paul François Paoli

Le 10 septembre à Aix-en-Provence, lors de l’inauguration du Mémorial du camp des Milles, seul grand camp d’internement et de déportation sous commandement français encore intact (et ayant abrité ensuite des collaborateurs ou supposés tels à la Libération), le premier ministre annonçait que « la lutte contre le racisme et l’antisémitisme étant une priorité de [s]on gouvernement » et qu’il convoquerait en urgence un « comité interministériel sur ce sujet », sujet d’une actualité brûlante, on en conviendra, en ces temps de crise. Le 12 septembre, Harlem Désir, cofondateur et ancien président de SOS-Racisme, était désigné à la tête du Parti socialiste et, le lendemain, on apprenait le départ – en fait, la démission forcée – de Richard Millet, pourfendeur d’un multiculturalisme fossoyeur, selon lui, de notre civilisation comme de notre nation, du comité de lecture des éditions Gallimard, dont plusieurs vedettes exigeaient depuis un mois l’éviction (1). Comment illustrer plus clairement la dictature de l’antiracisme ?
CL

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La BBC refuse la statue de George Orwell : « trop à gauche » !

La BBC refuse la statue de George Orwell : « trop à gauche » !

03/09/2012 — 08h00
LONDRES (NOVOpress) —
A load of pinkos, « un tas de gauchos » : c’est par cette formule fameuse que Sir Denis Thatcher, au temps où sa femme était Premier Ministre, avait caractérisé la direction de la BBC. Certains, outre-Manche, préféreront utiliser un vocabulaire moins énergique mais il y aura peu de gens pour nier que la BBC, depuis plusieurs décennies, soit fermement et systématiquement ce qu’il est convenu d’appeler « de gauche », à la manière de notre France Télévision. D’où la stupeur générale quand on a appris l’argument du directeur général, Mark Thompson, pour refuser l’offre du George Orwell Memorial Trust, qui voulait réaliser à ses frais une statue de l’écrivain pour le nouveau siège de la Compagnie : « Trop à gauche » !

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Une mise en garde anglaise contre le politiquement correct en Syrie

Une mise en garde anglaise contre le politiquement correct en Syrie

13/08/2012 — 09h00
LONDRES (NOVOpress) — « Pourquoi notre gouvernement a-t-il décidé d’accroître son aide aux opposants au régime d’Assad en Syrie ? » C’est à cette question que le Révérend Dr Peter Mullen – un prêtre anglican qui s’est fait connaître en osant braver le politiquement correct – consacre son blogue du Daily Telegraph de Londres. Pour lui, la réponse tient en deux mots, le politiquement correct. « Dans la manière dont l’Occident aborde le problème syrien, le politiquement correct l’emporte sur la réalité ».

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Université d’été du Médef 2012 : un petit chef-d’oeuvre de politiquement correct sur l’“intégration”

Université d'été du Médef 2012 : un petit chef-d'oeuvre de politiquement correct sur l'« intégration »

02/08/2012 — 15h30
PARIS (via Polémia) — Dans la torpeur de l’été, Polémia a reçu une invitation du Médef (dirigé par Laurence Parisot, photo ci-dessus) à son université d’été de fin août 2012. Son thème : « Intégrer ». Un petit chef d’œuvre de politiquement correct qui ne risque pas de déplaire au gouvernement socialiste et qui souligne au passage le rôle néfaste de l’oligarchie patronale dans le politiquement correct et la promotion de la Novlangue. Ce thème rappelle aussi la responsabilité des institutions patronales dans l’immigration et la « discrimination positive », avec un côté dérisoire : cela fait trente déjà qu’on débat en France de « l’intégration » et les faits montrent qu’à l’exception de quelques individualités c’est un échec manifeste. Reste qu’un thème aussi conformiste qu’« Intégrer » plaira sûrement aux médias, mais, si l’on en croit le Canard enchainé du 25 juillet qui annonce un « bide », un peu moins aux… vrais entrepreneurs. La pièce à conviction : un chef-d’œuvre de guimauve.

Crédit photo : Médef (cc)

« Homo comicus ou l’intégrisme de la rigolade » de François L’Yvonnet

« Homo comicus ou l'intégrisme de la rigolade » de François L'Yvonnet

Pourri ou non, l’été a l’immense avantage de débarrasser les matinales de France Inter de la smala de comiques qui, intervenant entre un édito et une interview, polluent et rabaissent un débat politique déjà peu relevé. Et cela, semble-t-il, à la grande jubilation des journalistes qui ponctuent chaque vanne de rires complaisants, surtout, évidemment, quand elle vise la droite nationale. Ce qui est souvent le cas.

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Depuis saint Coluche, les comiques autorebaptisés humoristes, voire satiristes et moralistes alors même que la plupart d’entre eux se vautrent dans la scatologie, sont les nouveaux oracles, les nouveaux maîtres à penser, célébrés, fêtés… et payés en tant que tels.

Un ramassis d’animalcules gondolants

« Homo comicus ou l'intégrisme de la rigolade » de François L'YvonnetAussi le court pamphlet, Homo comicus ou l’intégrisme de la rigolade, du professeur François L’Yvonnet, est-il fort bien venu. Très proche de Jean Baudrillard, ce philosophe et éditeur qui dirige la collection « Via Latina » chez Albin Michel et codirige la série « Philosophie » des Carnets de L’Herne, ne partage probablement pas la ligne de Polémia. On appréciera néanmoins sa charge souvent très drôle contre « la République du rire » qui nous est imposée par ceux qui s’estiment, ô combien abusivement, « les héritiers de Voltaire et de Zola, les derniers surgeons d’une lignée d’impertinence », « l’actuelle incarnation » de la « sacro-sainte liberté d’expression ».

Or, souligne à juste titre François L’Yvonnet, « le Voltaire d’aujourd’hui est chroniqueur salarié d’une grande radio publique ou privée. Il fait l’âne sur les planches d’un théâtre plus souvent privé que public. Il pavane dans la subvention. » En effet, vivant aux antipodes d’un Léon Bloy dont « l’esprit caustique se payait d’inconfort, de marginalité, voire d’exclusion », « l’animalcule gondolant » qui occupe les ondes « fait son trou dans le conformisme et l’assurance tous risques ». « On épargne les vrais puissants » pour « caresser dans le sens du poil les valeurs consensuelles ». Ainsi les Stéphane Guillon, Didier Porte, Alevêque, Bigard, Baffie, Aram, Youn, Debbouze et tutti quanti sont-ils unanimement « anti-racistes, anti-fascistes, anti-antisémites, anti-méchants. Ils célèbrent le Bien et luttent contre le Mal. Ils épargnent en surface pour mieux acquiescer à la doxa. »

Certes, on pourra accuser le professeur d’adhérer lui-même à cette doxa. Pourquoi se croit-il ainsi obligé d’égratigner (assez légèrement, il est vrai puisqu’il lui reproche surtout de s’être acoquiné avec de « vieilles ganaches d’extrême droite ») Dieudonné qui, lui, s’attaquant justement aux puissants, a accepté de passer du statut d’ultramédiatisé adulé à celui de pariatisé, au point qu’il est désormais interdit de spectacles non seulement en France mais aussi chez nos voisins ? Pourquoi ne rappelle-t-il pas à propos de la Maghrébine Sophia Aram, l’une des vaches sacrées « moralistes » de France Inter, que sa mère Khadija, ancienne adjointe socialiste au maire de Trappes (Yvelines), fut condamnée le 26 avril 2011 par le Tribunal de grande instance de Versailles à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis pour trafic d’influence et abus de confiance ?

Une civilisation en déclin

N’importe, il sera beaucoup pardonné à François L’Yvonnet pour avoir dénoncé dans l’ « intégrisme de la rigolade » un aspect délétère de la « société du spectacle » que nous subissons et une consternante régression de ce que l’on appela pendant des siècles l’ « esprit français ». Disparus l’ironie, puis l’humour, sous une chape de vulgarité, voire d’obscénité, satisfaite, ne restent que les basses attaques ad personam et des esclaffements mécaniques d’ailleurs déclenchés par des rires pré-enregistrés. Succédant à l’Homo festivus (*) si cruellement brocardé par le regretté Philippe Muray, l’Homo comicus est, comme ceux qui le promeuvent pour mieux nous décérébrer, un acteur essentiel du déclin de notre civilisation.

Claude Lorne

– François L’Yvonnet, L’Homo comicus ou l’intégrisme de la rigolade, Fayard/Mille et une Nuits, 2012, 80 pages, 9 €.

Note :

(*) Philippe Muray, Festivus Festivus : Conversations avec Elisabeth Lévy, Fayard, coll. Litt. Gene., 2005, 485 pages.

[box class=”info”] Source : Polémia –  12/07/2012 [/box]

[Tribune libre] Un lâcher de ballons

[Tribune libre] Un lâcher de ballons

27/06/2012 — 19h00
RENNES via Polémia  — Décidément les censeurs du politiquement correct ont fort à faire en ce moment, alors que les faits divers mettant en scène les comportements violents ou criminels de personnes étrangères ou d’origine étrangère « donnent le sentiment » (ça, c’est du politiquement correct !) de se multiplier.

La malheureuse affaire de Rennes qui a vu la mort d’un élève de 5e, Kylian, âgé de 13 ans, étranglé par un autre âgé de 16 ans, en donne une nouvelle illustration.

Ainsi le journal Le Monde, lorsqu’il présente les faits dans son édition du 26 juin 2012, se surpasse. Mais à vouloir trop en faire il finit quand même par nous faire découvrir une triste vérité. Les faits sont têtus, disait Lénine !

Celui qui n’a pas de nom

On sait que le prénom de l’auteur du meurtre a été changé : il s’appelait Souleymane, mais le journal l’appelle Vladimir, on ne sait trop pourquoi.

Mais ce changement cosmétique ne nous égare pas car l’auteur de l’article, Serge Le Luyer, nous précise quand même qu’il était issu « d’une famille de réfugiés tchétchènes » et qu’il avait des « problèmes linguistiques ». La référence au terme « réfugiés » est sans doute destiné à faire pleurer dans les chaumières. Mais on aura quand même traduit : Kylian n’a pas été assassiné par un Breton de souche…

Evidemment, le journal ne nous dit par contre rien de la victime ni de sa famille. Ils n’intéressent pas, ils dérangeraient même. La seule mère qui est citée est, bien sûr, celle de Souleymane. C’est d’ailleurs une constante médiatique dans ce genre de situation : ne jamais donner la parole aux proches des victimes, mais uniquement aux proches des prévenus ou des coupables. Avec eux, en effet, on ne risque pas le dérapage !

La mère et les amis éplorés (du meurtrier)

Que nous dit en effet cette pauvre mère ? D’après l’avocat elle « ne pleure pas seulement sur le sort de son fils mais aussi sur la vie fauchée de Kylian ». On appréciera la poésie des Tchétchènes : le pauvre Kylian a vu sa vie « fauchée ». Une fatalité en quelque sorte. Inch Alllah ! La pauvre dame est tellement triste qu’elle ne semble pas avoir établi de relation de cause à effet entre le sort de son fils (il a été écroué) et la mort de Kylian.

Autre constante médiatique : on « ne comprend pas », bien sûr, le geste de Souleymane. C’est en tout cas ce que disent « les jeunes membres de la communauté tchétchène de Rennes ». On découvre donc qu’à Rennes il y a une « communauté » tchétchène et qu’ils se sont rassemblés devant le tribunal « par solidarité avec notre ami ». Par solidarité, vous avez bien lu. Des fois que Souleymane ait été injustement mis en cause, sans doute. Ah ! Toujours cette maudite tchétchénophobie !

Un collège bien tranquille

On nous explique aussi que le quartier de Cleunay où se situe l’établissement scolaire qui a été le théâtre du drame était « paisible » et que tout le monde y est « sous le choc » depuis les faits. C’est encore une constante du politiquement correct : tous les quartiers où se déroule ce genre de drame sont réputés « paisibles » ou « sans histoires ». C’est à se demander ce que serait un quartier « chaud » pour les médias. On y tirerait à l’arme automatique ou au mortier, sans doute.

Quant à l’expression « sous le choc », il faut la traduire par tout le monde a peur en réalité, ce qui est évidemment moins médiatique.

La justice en marche

Mais heureusement la justice, l’implacable justice française, suit son cours. L’article insiste longuement, en effet, sur l’extraordinaire découverte faite par les magistrats : « L’autopsie a permis de confirmer que le décès résultait bien d’une strangulation, les constatations étant bien compatibles avec les déclarations de la plupart des témoins qui ont vu le mis en cause serrer le cou de la victime », a ainsi déclaré le procureur de la République. Voilà qui doit nous rassurer. Nous sommes dans un Etat de droit, que diable ! L’autopsie a établi que le fait de serrer le cou correspondait bien à une strangulation. La criminologie, c’est quelque chose.

Des témoins ou des spectateurs ?

Ce qui nous rassure moins, c’est que le drame a eu de nombreux témoins, justement.

L’article nous dit qu’un surveillant a demandé (sic) à Souleymane de lâcher prise ; puis que ce même surveillant et deux professeurs ont essayé de ranimer la victime ; puis que les élèves qui ont « assisté à la scène de violence » (resic) sont retournés en classe et que leurs professeurs ont « évoqué la violence dans les établissements scolaires ». Ah ! Les braves professeurs ! Toujours la fibre pédagogique. Bravo la « communauté éducative » ! Enfin, une cellule psychologique a été mise en place avec des médecins scolaires…

Mais, bien sûr, tout ce petit monde, qui a suivi le spectacle, a été incapable de s’interposer ni d’empêcher Souleymane d’étrangler Kylian. Mais c’est vrai que Souleymane, nous dit-on, « pratique la boxe en club ». C’est sans doute pourquoi des adultes n’ont pu le maîtriser ?

Mais, au fait, quel est le mobile du crime ? On ne sait pas, sinon que les regards de Souleymane et de Kylian « se sont croisés ». L’auteur de l’article, comme l’avocat, reviennent lourdement sur cet échange de regards. Comme si tout le monde semblait trouver normal que l’on tue pour un regard dans une école.

La solution : le lâcher de ballons

Enfin l’apothéose : on apprend qu’un lâcher de ballons aura lieu lundi à 14 heures à l’endroit même où le meurtre a eu lieu. Le lâcher de ballons est, comme la marche silencieuse avec ou sans bougies, un modèle du genre. Car les marches silencieuses comme les ballons ont l’avantage de ne pas faire de bruit : avec elles, pas de risque de voir poser les bonnes questions. C’est la panacée, le remède miracle contre la délinquance, contre la voyoucratie, contre la loi des bandes et des caïds dans nos villes, nos cités et nos écoles. Au Moyen Age on faisait, dans la même veine magique, des processions contre les épidémies.

En voyant ces gentils ballons s’élever dans la cour du collège de Cleunay, nul doute que les criminels vont se repentir et que le calme et la sécurité reviendront dans les écoles.

Pleure comme une femme ce que tu n’as pu défendre comme un homme, dit une légende arabe !

Michel Geoffroy

Les futures élites françaises n’ont pas de personnalité

Les futures élites françaises n’ont pas de personnalité

12/06/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — « Uniformité de propos, de comportement et de pensée ». C’est ainsi que le président du jury 2011 de l’Ecole nationale d’administration, Yves Gaudemet, décrit les élites formées au sein de sa prestigieuse école. Dans son rapport annuel délivré à l’issue du concours, il déplore, une fois de plus, le conformisme intellectuel de nos futures élites. Pour lui, les candidats sont coulés dans un moule, sans personnalité ni convictions affirmées. Un rapport qui n’est pas sans intérêt à l’heure où François Hollande et ses camarades de la promotion Voltaire de 1980 prennent les postes clés du gouvernement…

Le juriste impute en partie ce manque d’originalité à l’année de préparation qui serait très formatée. Il regrette aussi le faible niveau en droit, en affaires internationales et en histoire des candidats.

Photo : promotion Voltaire de l’Ena.DR

Interdit de shorts, l’écolier se met en jupe

Interdit de shorts, l’écolier se met en jupe

27/05/2012 – 18h00
CAMBRIDGE (NOVOpress) —
C’est l’histoire d’un petit Anglais malin, qui a su profiter de la folie politiquement correcte des adultes.

En mai dernier, Chris Whitehead, 12 ans, élève d’Impington Village College, près de Cambridge, a trouvé qu’il avait chaud en pantalon et a eu envie de se mettre en shorts. Las, son école, qui ne plaisante pas sur l’uniforme, interdit strictement cet article, quelle que soit la température. Le règlement précise que les élèves doivent porter « des pantalons unis noirs bien ajustés, ou bien des jupes au genou sans fentes ». Il n’y est pas fait mention, en revanche, de filles et de garçons.

Chris a donc emprunté une jupe à sa sœur de 11 ans et est arrivé en classe dans cette tenue, après avoir traversé tout le village sous les applaudissements de ses camarades. « J’ai compris, a-t-il expliqué, que je pouvais utiliser à mon profit cette stupide lacune du règlement. C’est mieux de porter des shorts car cela nous garde frais, surtout quand il fait vraiment chaud ». La presse locale en a fait un article et l’histoire est remontée jusqu’aux journaux nationaux.

Cela rappellera quelque chose à ceux qui ont lu les histoires de Bennett dans leur enfance : « Après tout, il n’y a pas de règlement qui interdise d’élever un poisson rouge dans la piscine » – ou un cochon dans la cabane à outils du directeur, ou quelque chose du même genre. À quoi le fidèle Mortimer répond invariablement : « Même s’il n’y a pas de règlement à ce sujet, tu peux être sûr qu’ils vont en faire un immédiatement ».

Mais nous ne sommes plus dans les années 1950, quand Bennett et Mortimer étaient élèves à Linbury preparatory school. Le directeur d’Impington Village College, Robert Campbell, a dû reconnaître qu’il ne pouvait rien faire. « Notre règlement sur l’uniforme, a-t-il expliqué, ne précise pas quel est l’uniforme des filles et quel est l’uniforme des garçons, car nous ne pouvons pas paraître pratiquer la discrimination. Chris est donc parfaitement en droit de porter une jupe à l’école ».

Un an plus tard, pour éviter de se retrouver dans la même situation, le collège vient de capituler. « À titre expérimental », les shorts noirs unis seront autorisés jusqu’à la fin du trimestre. Chris est content mais déplore qu’il ait fallu tant de temps et aussi «que les adultes aient influé sur la décision plus que les élèves eux-mêmes ».

Italie : Les subventions publiques continuent à pleuvoir sur le politiquement correct

Italie : Les subventions publiques continuent à pleuvoir sur le politiquement correct

16/02/12 – 08h00
MANTOUE (NOVOpress) – Le gouvernement italien demande toujours plus d’efforts aux Italiens, au nom de la nécessaire austérité, mais l’argent public continue à être distribué sans compter, surtout au profit de causes politiquement correctes.

A titre d’exemple, La Gazetta di Mantova vient d’analyser les subventions versées en 2011 par la province de Mantoue (Lombardie), dirigée par une coalition de gauche.

La liste est très longue. Certaines subventions n’ont rien en soi de scandaleux, même si, en période d’austérité, on peut s’interroger sur leur caractère indispensable. 17.500 euros ont ainsi été déboursés au titre du jumelage entre Mantoue et la ville allemande de Paderborn, dont 6.000 euros pour permettre d’aller exposer des produits agricoles de la région à la foire de Paderborn. La ville de Mantoue a de son côté accordé 1.000 euros pour une participation au marché de Noël de Paderborn. La fête de la bière de Solferino a touché 2.250 euros, la fête du risotto de Villimpenta 5.000.

D’autres subventions relèvent du clientélisme, notamment au profit de l’Église catholique, dont le poids politique local reste fort. Le curé de Castiglione, l’abbé Giuliano Spagna, reçoit ainsi 1.333 euros pour sa « discothèque écologique Evolve », qui organise des soirées mensuelles pour jeunes de 13 à 17 ans, par exemple une “Halloween night” sur le thème de la “famille Adams”. Rien de bien méchant mais en période de restrictions budgétaires…

Beaucoup sont nettement politisées, et toujours dans le même sens. Le centre social d’extrême gauche La Boje! (qui se définit fièrement comme entièrement indépendant et autofinancé) a touché 2.462 euros. L’association « antiraciste » Arci, qui milite notamment pour l’abolition du droit du sang, s’est vu attribuer 3.410 euros pour « ses manifestations de foires ».

15.000 euros pour l’association Sucar Drom pour « la reconnaissance des pleins droits de citoyenneté des minorités nationales et européennes tsiganes et roms » , « contre toutes les formes de discrimination, directes et indirectes, qui frappent actuellement les populations tsiganes et roms », « pour la réalisation d’une culture de la connaissance, du dialogue et de la compréhension, fondée sur l’acquisition responsable des droits réciproques ».

10.000 euros vont à l’association « Article 3. Observatoire sur les discriminations » (copie d’écran en image de Une), « dont le but fondamental est de lier la mémoire et l’histoire des discriminations et des persécutions voulues par le nazisme et le fascisme à la création d’un instrument qui permette d’offrir un point de référence à ceux qui subissent encore aujourd’hui de telles discriminations ». L’association se définit comme un « “Front du nous” uni dans la lutte contre la discrimination et le racisme ». Parmi ses membres fondateurs, on retrouve Sucar Drom, qui émarge donc une deuxième fois au râtelier. Ajoutons que « Article 3 » n’est pas seulement subventionné par la province, mais encore par la ville de Mantoue, l’Office national contre les discriminations raciales et, bien entendu, la Commission européenne, via le projet « In other WORDS – Web Observatory and Review for Discrimination alerts and Stereotypes deconstruction ». De tels efforts littéraires méritaient bien d’être récompensés.

La province de Mantoue a été un peu pingre en revanche avec l’Œuvre pour la promotion de l’alphabétisation dans le monde : 500 euros seulement. Il est vrai que son siège est à Rome et qu’elle doit toucher largement par ailleurs.

Il est juste de rappeler que, en fait de subventions publiques aux causes politiquement correctes, la France n’est pas en reste.

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s’organise la caste qui nous dirige

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s'organise la caste qui nous dirige

En 1932, Paul Nizan bousculait l’ordre établi en publiant Les chiens de garde, véritable pamphlet contre la caste dominante et ses petits arrangements : collusion d’intérêts, philosophies éphémères, caste dominante, etc.

Nouvelle ère, nouveau style, l’Histoire nous a fort heureusement enseigné les erreurs à ne plus commettre… Vraiment ? Quatre-vingts ans après l’opuscule de Nizan sort Les nouveaux chiens de garde, un film/documentaire (sorti il y a quelques jours), œuvre « subversive » aux yeux du même ordre établi, tant il met en lumière des vérités dérangeantes sur les médias, ceux qui les possèdent et ceux qui les gouvernent.

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s'organise la caste qui nous dirige Liens humains et idéologiques entre journaux, médias, politiques, experts et responsables économiques : Pasqua embrassant Chabot, Joffrin ne voulant pas embarrasser Chirac, Baroin se mariant avec Drucker, Minc faisant des louanges à Cohen… Tout ce petit monde se connaît, s’apprécie et s’acoquine. Il se retrouve chaque dernier mercredi du mois Place de la Concorde lors du fameux dîner du Siècle. Ce club, très select, n’est accessible que par parrainage, et de ses réunions rien ne sort. Tout le gratin médiatique, politique et économique s’y réunit et… on n’en saura pas plus, hélas, bien qu’on puisse deviner ce qui s’y déroule.

Nous voyons dans ce merveilleux documentaire les fameux « experts » en véritables gardiens du dogme faire des pronostics aussi ahurissants que dogmatiques, des patrons et journalistes jouant à la chaise musicale avec les médias, les véritables détenteurs du pouvoir et de l’information que sont les grands groupes industriels et financiers, au sein des conseils d’administration desquels nous retrouvons d’ailleurs nos… « experts indépendants ».

Cette caste s’auto-entretient, s’organise en réseau, fait monter les têtes qui lui plaisent et coupe les autres. Néanmoins, nous pouvons nous interroger : pourquoi agir de la sorte ?

Il y a, comme toujours, des intérêts financiers, des réseaux inimaginables mais aussi, finalement, une idéologie : celle de l’ultralibéralisme et du mondialisme ; il est d’ailleurs rare de voir des personnalités très médiatiques, « expertes », défendre des positions allant à l’encontre de cette idéologie. Celle-ci s’accorde d’ailleurs très bien avec les intérêts des uns et des autres.

Nous pouvons aussi nous demander pourquoi un tel mode de fonctionnement est dangereux : le logiciel de cette caste est celui qui est en train de nous mener à la catastrophe ; il est dépassé, inadaptable, tenu par des gens passant leur temps à se tromper sur les pronostics (Minc, etc.). Que dire, de plus, d’un système fondé sur le mensonge, la désinformation, qui empêche la vérité d’exploser, d’apparaître au grand jour ? Quelle légitimité a cette caste pour décider du sort de pans entiers de notre pays ? Que dire de la liberté quand journalistes et politiques s’acoquinent sous le regard bienveillant de la finance et de l’industrie ?

Assurément dérangeant, ce documentaire synthétise extrêmement bien les liens qui unissent les représentants français de l’hyperclasse mondiale. Tout y est décrypté, résumé, mis en relief. Ce film aurait cependant pu aller encore plus loin : il ne parle pas des journalistes dissidents qui ont dénoncé ce système, il ne va pas jusqu’au bout dans sa dénonciation de l’idéologie dominante (immigration, métissage, etc.) et n’analyse pas l’ensemble des filtres qui permettent à la tyrannie médiatique de s’exercer.

Néanmoins, saluons un documentaire courageux, une initiative originale qui, espérons-le et malgré une diffusion assurée en quasi-totalité par les petits cinémas indépendants (1) et un faible budget communication, saura toucher un large public et éclairer nos concitoyens sur la mafia qui nous gouverne.

Louis Tode

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

(1) Pour connaitre les lieux et horaires de projection et d’autres renseignements voir le site Internet du film.