La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.


La police n’est pas épargnée par la radicalisation

10/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La radicalisation en France s’avère être un véritable danger depuis plusieurs mois. Elle concerne toute la population française qui fait donc l’objet d’une surveillance accrue. En effet, la préfecture de police de Paris a récemment recensé des cas de radicalisation au sein même de ses effectifs. Entre 2012 et 2015, on compte 17 cas de suspections de radicalisation, c’est-à-dire de « comportements de transgression du principe de laïcité ». La plupart de ces actes dissidents seraient relatifs à la pratique de la religion musulmane par les agents à leur travail.

Y aurait-il eu des actes violents ou radicaux commis par des agents de police ?
Les incidents répertoriés par la préfecture de police regroupent des comportements tels que le refus de protéger une synagogue, de participer à une minute de silence, la diffusion de chants religieux en patrouille. Néanmoins, il n’y a pas eu de passages à l’acte jusqu’à maintenant. C’est pourquoi le sociologue Farhad Khosrokhavar préfère le terme de « Fondamentalisme ». De plus, une grande part de ces comportements s’observe sur les réseaux sociaux. Un tiers de ces comportements concerne les femmes : l’une d’elles par exemple a qualifié son uniforme de « Torchon de la république ». Et au moins quatre de ces affaires impliquent des convertis à l’islam. En général, les policiers impliqués sont de jeunes brigadiers ou gardiens de la paix, mais pas de supérieurs hiérarchiques jusqu’à présent. Ces faits rappellent aux Français que la radicalisation et l’islamisation galopantes posent de graves problèmes de laïcité et de sécurité, jusque dans ses rangs mêmes.

CRS et gendarmes mobiles débordés ! Cazeneuve tente de limiter les dégâts

23/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les unités des Forces Mobiles (CRS et gendarmes mobiles) sont tellement débordées que Cazeneuve est obligé de centraliser leur gestion pour sacrifier certaines de leurs missions.

C’est une information passée totalement inaperçue dans la presse généraliste , mais qui est pourtant d’une importance capitale : les unités de Forces Mobiles (Compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) cessent d’être gérées au niveau zonal et passent directement « sous l’autorité du ministre de l’Intérieur », via une unité de coordination au sein du cabinet du Directeur général de la Police nationale.
Cette évolution fait suite à une étude soulignant que « l’augmentation croissante des missions de maintien de l’ordre » ne permettait plus de répondre aux besoins.

Concrètement, cela veut dire que les forces mobiles de police et de gendarmerie, saignées à blanc par la sécurisation de Calais, par les missions Vigipirate et par les innombrables troubles à l’ordre public, ne sont pas assez nombreuses pour répondre aux besoins. Le ministère de l’Intérieur se trouve donc contraint de rationaliser au maximum leur emploi, sacrifiant certaines missions.
Dorénavant, les directives sont claires : dans une note adressée aux préfets, Bernard Cazeneuve demande « d’appliquer le principe de stricte suffisance des moyens engagés, de prioriser objectivement les demandes de renforts et d’évaluer […] la pertinence des dispositifs mis en œuvre ».

Débordé par la masse de désordres touchant la France, le ministère de l’Intérieur n’est plus capable de maintenir l’ordre et doit choisir quelles missions sont sacrifiables sans que ça ne se voie trop.
Ce qui appelle, au vu de l’augmentation des tensions, à une interrogation primordiale : quand est-ce que les tensions seront telles que l’État ne pourra plus répondre, même aux missions prioritaires ?

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (CC) = French Indignant’s Demonstration (25) – 14Jul11, Paris

Armée : les Français retrouvent le goût des métiers de l’uniforme

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors qu’en février 2014, et pour la première fois, l’armée française n’était pas parvenue à recruter son quota mensuel de 730 engagés volontaires, l’année 2015 s’est achevée au contraire dans une paralysie des services de recrutement.
Plus de 170 000 Français ont contacté les bureaux de recrutement ou le site sengager.fr, presque deux fois plus que l’année précédente.

Cet engouement patriotique se manifeste notamment chez les jeunes…
… et notamment les jeunes diplômés qui déclarent vouloir se rendre « utiles à la société », au moment où celle-ci est menacée. Cœur sur la main ou armes au poing, ces Français marqués par les attentats de Paris semblent souhaiter bâtir l’engagement de demain.

Il en est de même pour la gendarmerie nationale qui enregistre, tout comme la police, un afflux record de postulants
En hausse de 47 % en un an, les candidatures spontanées se multiplient depuis les attentats et cela malgré l’explosion du nombre d’agressions dont sont victimes les gendarmes et les policiers.
Le nombre d’inscriptions pour devenir sous-officier de gendarmerie a triplé passant de 1 500 dossiers à 4 500 par semaine.

Et pour ceux qui ne souhaitent pas embrasser une carrière militaire, la réserve nationale leur ouvre les bras
Réserve où 25 000 citoyens sont déjà engagés.
Mardi, un sondage du journal Le Parisien a révélé que 70 % des Français se déclaraient favorable à un retour du service militaire.
Cette année 2015 aura été l’année de tous les renversements…

La police allemande réinforme sur les clandestins

26/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement allemand est totalement déconnecté de la réalité sur la question des clandestins
C’est ce qui ressort en effet d’une entrevue donnée par le patron d’un syndicat de policiers allemands au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Lors de cet entretien, le policier revient en détail sur les déclarations de Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur allemand, au sujet des clandestins.
Le ministre affirme que la plupart des clandestins sont désormais enregistrés à la frontière et que la police peut traiter 3 500 cas par jour. Le policier quant à lui déclare que sur les 2 000 arrivées quotidiennes, à peine 800 sont soumises à un contrôle rapide avec prise d’empreintes digitales, et aucune n’est enregistrée sur place.
Thomas de Maizière affirme ensuite qu’en ce moment, 200 personnes sont reconduites à la frontière chaque jour. Là encore, le policier démonte ce propos en parlant de chiffres allant de 80 à 150 reconduites à la frontière par jour, chiffres qui doivent être tempérés par le fait que la plupart des personnes reconduites à la frontière ne sont pas enregistrées et peuvent rentrer par un autre point de contrôle quelques heures plus tard.

Le gouvernement allemand ne sait même pas combien de clandestins sont sur le territoire
En effet, en plus d’une déconnexion politique qui excède et inquiète les forces de police qui font face au chaos des frontières, le gouvernement allemand semble déconnecté sur des points encore plus graves qui peuvent avoir des conséquences pour tous les pays européens. Dans son entrevue au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le journaliste lui demande si on connaît le nombre exact de clandestins présents en Allemagne ou souhaitant entrer dans le pays, et le policier lui répond très franchement « Personne n’en connaît le nombre exact, pas même les politiques à Berlin. » Ces mots font écho à l’information révélée en fin de semaine dernière qui annonçait que le gouvernement allemand avait perdu toute trace d’au moins 600 000 clandestins sur les 1,1 million qui sont entrés en Allemagne jusqu’à présent. Tous les gouvernements européens sont potentiellement dans la même situation inquiétante. Reste à savoir combien de temps les Européens devront attendre avant de voir des politiques migratoires responsables.

Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
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Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier

Le vote FN progresse dans la fonction publique

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Selon une étude du Cevipof, concernant les choix politiques de la fonction publique, 51,5 % des policiers et militaires voulaient voter pour le Front National avant les élections régionales, contre 30 % en 2012. Dans la fonction publique hospitalière, ce vote passe de 19 à 26 % quand chez les professeurs et enseignants, il reste sous les10 %. Sur le total de la fonction publique, il passe de moins de 20 % en 2012, à 24,6 % en 2015. Le Cevipof en conclut que cela « conduit à relativiser l’argument selon lequel le vote FN serait la marque politique des salariés précaires ou en danger de perdre leur emploi comme des personnes peu diplômées ».

Port d’arme autorisé pour les forces de l’ordre : nouvelle inégalité sécuritaire entre les Français

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La police et la gendarmerie viennent d’autoriser le port d’arme pour leurs personnels en dehors du temps de service
Du moins pendant l’état d’urgence. Apparemment une bonne nouvelle pour les Français, en termes de sécurité. Mais regardons-y de plus près. Les textes autorisant ce port d’armes sont en effet particulièrement asymétriques, selon qu’il s’agit de la police ou de la gendarmerie. Les modalités d’autorisation annoncées par les deux directions créent ainsi une véritable inégalité sécuritaire entre les Français, selon qu’ils vivent en zone urbaine ou en zone rurale.

Expliquez-nous ça
Dans une note publiée le 19 novembre dernier, la direction générale de la police nationale (DGPN) autorise les policiers à garder sur eux leur arme de service pendant leur temps de repos. Il a fallu attendre les attentats meurtriers du 13 novembre pour que le gouvernement se plie à cette demande récurrente des policiers. Un commissaire de police de l’Eure, qui se trouvait au Bataclan au moment de l’attentat, y a été grièvement blessé. Armé, il aurait sans doute pu non seulement se protéger, mais aussi sauver de nombreuses vies. Quant aux gendarmes, qui font la même demande, le gouvernement ne leur fait manifestement pas trop confiance…

Les socialistes se sont toujours méfiés des militaires…
Et les gendarmes sont des militaires, contrairement aux policiers qui sont des fonctionnaires. Pour un gendarme, le port d’arme hors service, sous réserve d’acceptation expresse de sa demande par la direction générale de la gendarmerie, sera en effet restreint à sa seule protection personnelle sur le trajet brigade — domicile. Sur les réseaux sociaux, les gendarmes expriment un fort sentiment d’injustice, voire d’humiliation. D’autre part, selon que vous habitez une zone urbaine — zone « police » ou une zone rurale — zone « gendarmerie », laquelle couvre 95 % du territoire – la République ne protégera pas votre vie de manière identique…

Et la police municipale ?
Son armement en service dépend du bon vouloir du maire. À peine 1 % des communes de France ont, à l’instar de Robert Ménard à Béziers, armé leur police municipale. Quant à armer les policiers municipaux hors service, ce n’est, pour l’instant, pas à l’ordre du jour.

Calais : 16 policiers blessés lors de violents heurts avec les clandestins

10/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les heurts violents entre clandestins et forces de l’ordre se multiplient à Calais, autour de la « New Jungle », notamment. Ceux de dimanche soir ont fait 16 blessés parmi les policiers.

Depuis plusieurs mois, la tension monte entre clandestins et forces de l’ordre à Calais. Dès juin, des sources policières évoquaient la « guérilla urbaine », évoquant « des collègues caillassés » et estimant que la violence allait « crescendo ». Le week-end dernier leur a donné raison. Environ 200 clandestins ont tenté de bloquer le trafic sur la même rocade portuaire de Calais. Cette fois, ce sont 16 policiers qui ont été légèrement blessés, principalement par jets de pierre.

Pour donner une idée de la violence des affrontements, qui ont duré environ 3 heures, il suffit de rappeler que les forces de l’ordre ont utilisé « presque 300 grenades » lacrymogènes. « C’est la première fois que c’est aussi violent et qu’on a malheureusement autant de collègues blessés », indique Gilles Debove, responsable du syndicat SGP Police-Force Ouvrière dans le Calaisis. « On est inquiet, si un jour on a une révolte au sein du camp, ça va être la folie », poursuit-il.

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Police – pouvoir, le divorce

16/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
À la manifestation de la police sous les fenêtres de Taubira, le gouvernement répond par des mesurettes et des effets d’annonce. Mais ce n’est même plus à la garde des Sceaux que la police en a, c’est à tout ce gouvernement et c’est Hollande qu’ils interpellent. « la police crève, la politique y veille » disait une pancarte résumant le sentiment général.

Encensée après « Charlie » puis reléguée aux oubliettes, corvéable à merci pour assurer un plan Vigipirate aussi inefficace pour lutter contre le terrorisme, qu’utile pour la communication gouvernementale, la police n’en pleut plus.
Toujours suspects face aux délinquants toujours « victimes », toujours désavoués par la justice laxiste dans leurs efforts contre la criminalité, les policiers sont au bord de la rupture.

La fusillade entre un détenu évadé suite à une permission de sortie et Yann Saillour, policier de la BAC, qui a laissé celui-ci entre la vie et la mort, n’aura été que la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Ils sont près de 10 000 flics… selon la police, à manifester sous les fenêtres de Taubira. Policiers de Paris et de province, commissaires et agents de terrain en passant par la pénitentiaire, du jamais-vu depuis 2001, la dernière grande mobilisation des forces de l’ordre. C’était même la première fois depuis 1983 qu’ils manifestaient place Vendôme.

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Mercredi, les policiers seront sous les fenêtres de Taubira : pas pour jouer la sérénade

Taubira prépare une action de groupe contre le racisme et l’antisémitisme

Source : Boulevard Voltaire
Les policiers français n’en peuvent plus. Et ils le clament depuis de nombreux mois, en vain. Alors ils ont décidé de manifester.

Les policiers français n’en peuvent plus. Et ils le clament depuis de nombreux mois, en vain. Alors ils ont décidé de manifester le 14 octobre sous les fenêtres de Christiane Taubira, place Vendôme. Un lieu emblématique jugé « inopportun » par la préfecture de police dont on doute, néanmoins, qu’elle aura les moyens d’en interdire l’accès.
Il y a une semaine, un policier de la BAC était victime d’une balle en pleine tête tirée par un braqueur en Seine-Saint-Denis. Un drame qui pourrait passer pour le risque prévisible, quoique rare, d’un métier dangereux. En temps normal sans doute. Mais l’homme était un récidiviste, fiché « S », bénéficiant d’une permission de sortie à l’issue de laquelle il n’a pas réintégré la prison. Un cas d’école des conséquences désastreuses de la politique pénale du gouvernement.

Entre 2007 et 2012, la politique pénale du gouvernement Fillon a oscillé entre angélisme et sévérité. D’un côté, les libérations conditionnelles et mesures alternatives à l’emprisonnement ont été facilitées, ce qui a permis à certains juges de remettre en liberté des gens dangereux. De l’autre, l’institution des peines plancher applicables aux récidivistes ainsi que des tribunaux correctionnels pour mineurs allaient dans le sens d’une sévérité accrue. Mais les permissions de sortie et les aménagements de peines ne datent pas de Taubira. Celle-ci n’a fait qu’amplifier au-delà du raisonnable un système à manier avec prudence et circonspection.
Lire aussi : Mais quand, enfin, partira Christiane Taubira ?

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Policiers : l’été infernal (Présent 8402)

24/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

À 74 ans, Jacques Toubon, Défenseur des droits, friserait-il la sénilité ? Toujours est-il qu’à l’heure où la France entière connaît une recrudescence des actes dits de « malveillance » (agressions envers les personnes et les forces de l’ordre, « dérapages » et débordements « festifs », violences urbaines…), que des kalachnikovs circulent dans les quartiers sensibles, que des municipalités réarment leur police municipale et que le plan Vigipirate est en alerte rouge, Jacques Toubon l’angélique, grand humaniste qui ne s’est sans doute jamais retrouvé face à une bande de racailles prêtes à en découdre avec les forces de l’ordre, a préconisé mardi – suite à un incident récent de flash-ball sur un mineur – l’abandon de l’utilisation des flash-balls par les forces de l’ordre lors d’affrontements avec des émeutiers et autres casseurs. Des « jeunes » sur le pied de guerre, eux, armés de barres de fer, de battes de baseball, de pierres, de cocktails Molotov et, au pire, kalachs » et mortiers…).
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Une sorte de « défendez-vous avec des fleurs » qui depuis mardi fait des remous au sein de la police et que le ministère de l’Intérieur a estimé mercredi « contre-productif ».
« Un moratoire sur les armes intermédiaires serait contre-productif et pourrait avoir des conséquences dangereuses : nous ne pouvons pas nous permettre de désarmer nos forces de l’ordre », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, en précisant que « l’équipement des forces de l’ordre en armes de force intermédiaire répond à une double préoccupation : assurer la protection des policiers et gendarmes exposés à des agressions de plus en plus en plus violentes, tout en limitant le recours des armes à feu qui doit rester extrêmement rare et n’intervenir que dans les cas et les circonstances les plus graves ». Logique !
« Pour nous, hors de question de nous passer du flash-ball », a déclaré Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat de police Unité SGP-Police FO. « Le problème, c’est que le Défenseur des droits ne nous explique pas comment on va faire sans. On va se défendre avec les poings ? »

Il aura fallu cette polémique sur le flash-ball pour que l’on apprenne de la bouche des syndicats de police que l’été 2015 est particulièrement infernal pour les policiers. Les médias n’en font pas tout un plat. Commissariats attaqués dans le Val-d’Oise, policiers visés par des tirs de mortiers, policière frappée dans le Nord jusqu’à en perdre connaissance, armes volées, policier passé à tabac en Seine et Marne, policiers roués de coups à Sète, policiers attaqués à coups de pierres et d’haltères à Reims aux cris de « Allah Akbar », nuits de violence entières dans les Yvelines… En quinze jours (du 1er au 16 juillet), le site « Fdesouche » a recensé plus de 17 commissariats ou gendarmeries attaqués et/ou assiégés, du Kremlin-Bicêtre à Vaulx-en-Velin, et parfois par une centaine d’individus comme à Neuilly-Plaisance. Il est urgent de désarmer la police en effet.

Pierre Malpouge

Affaire Zyed et Bouna : les policiers relaxés ! (Présent 8357)

19/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’affaire Zyed et Bouna est close

Dix ans de calvaire pour les deux policiers qui n’avaient commis aucune faute. Dix ans de harcèlement, de peur, de menaces contre leur vie, contre leur famille. Dix ans de cauchemar et d’existence brisée. Alors que Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein n’étaient absolument pour rien dans le fait que Zyed et Bouna qui fuyaient la police, s’étaient engouffrés dans un transformateur EDF présentant un danger mortel pour leur vie.
Dix ans d’acharnement judiciaire et de poursuites des parties civiles qui réclamaient près de 1,6 million d’euros de dommages et intérêts. Trois semaines d’émeutes, de violences et de saccage à l’automne 2005 précipitant une partie du pays dans le chaos au point que le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence. Tout ça pour conclure aujourd’hui ce que l’on savait déjà depuis longtemps : les policiers étaient innocents. Ils ont été relaxés par le tribunal de Rennes.8357-P1

La procédure interminable a connu de multiples rebondissements, liés au fait que les juges d’instruction (trois se sont succédé sur ce dossier) et le parquet n’ont jamais eu la même appréciation des faits. Sur cinq policiers mis en cause dans un premier temps, seuls Sébastien Gaillemin (qui était sur le terrain et a donné l’alerte par téléphone) et Stéphanie Klein (qui était au standard) ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel en octobre 2010 pour non-assistance à personne en danger. Le parquet a toujours estimé qu’il n’y avait pas lieu de traduire les policiers en justice. En avril 2011, saisie par le parquet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rendait un arrêt de non-lieu. Mais l’acharnement des familles et de leurs soutiens, assoces et collectifs « anti-racistes » ainsi que la pression médiatique devaient payer : fin 2012, la Cour de cassation cassait l’arrêt de non-lieu, et renvoyait alors l’affaire pour réexamen à 400 km de là, à Rennes.

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Zyed et Bouna, les symboles d’une autre France : les policiers devant le tribunal

13/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
En octobre 2005, la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents de Clichy-sous-Bois, enflammait les banlieues françaises. Après de multiples rebondissements judiciaires, un procès va avoir lieu.

Deux policiers comparaîtront à partir du lundi 16 mars devant le tribunal correctionnel de Rennes pour “non-assistance à personnes en danger.”
Il n’y a dans les faits pourtant rien à leur reprocher : ils ont voulu effectuer un contrôle policier, les deux jeunes gens se sont enfuis pour des raisons restées mystérieuses et ont eu la très mauvaise idée de se réfugier dans un transformateur de courant électrique.

Mais les banlieues relayées par un tapage médiatique assourdissant ont une autre notion de justice reposant sur l’émotionnel immédiat et sur un clanisme de quartier.

Zyed et Bouna sont devenus les symboles revendiqués d’une autre France.

Le Droit comme souvent a cédé devant les feux de la rampe.



Rennes : un blog nommé Vengeance fiche les policiers

11/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
La fureur est de mise chez les policiers de Rennes qui ont appris ce mardi 10 mars qu’un blog nommé Vengeance affichait leurs coordonnées personnelles (adresse, photos, numéro de téléphone, détails intimes). Indymédia, blog antifa s’est fait le relais du site délateur au nom inquiétant comme évocateur.
Les mêmes fiches ont été faites sur ce blog pour les gardiens de prison.

Dans un communiqué, Unité-police SGP-FO (second syndicat de gardiens de la paix) a «fermement condamné la recrudescence de menaces contre les policiers». Le syndicat de police dit avoir saisi «immédiatement» le ministère de l’Intérieur pour «faire fermer» ce blog et «que (ses) responsables soient interpellés» et «condamnés conformément à la législation en vigueur».

Une lettre a été adressée en ce sens mardi à la direction générale de la police nationale (DGPN) en la personne de son directeur Jean-Marc Falcone. Interrogée par l’AFP, la DGPN a dit «avoir saisi» les services spécialisés de lutte contre la cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Elle ajoute «mettre une nouvelle fois en garde» les fonctionnaires de police sur l’utilisation de Facebook.


Face à l’afflux de clandestins, une manifestation pour plus de policiers à Calais

13/10/2014 – CALAIS (NOVOpress) – Plus de 500 personnes – policiers et citoyens mêlés -, selon la préfecture et le syndicat Unité SGP Police FO, se sont rassemblées à Calais pour réclamer davantage de policiers, face à un afflux massif de clandestins.

Gilles, un syndicaliste, explique que la situation est de moins en moins tenable :

On travaille en effectif constant. On a du mal à s’occuper de notre sécurité. On ne peut plus s’occuper des problèmes des Calaisiens. On n’est plus assez nombreux et on passe notre temps à s’occuper du problème des migrants.

“Les fonctionnaires de police n’arrivent plus à assurer la sécurité des Calaisiens et la leur, c’est pourquoi nous demandons au ministre de l’Intérieur un renforcement des effectifs de police”, a déclaré lors d’une prise de parole Thierry Depuyt, responsable régional du syndicat Unité SGP Police FO. “Ce rassemblement se veut pacifiste, sans aucune connotation raciste”, a-t-il souligné, estimant qu’il y avait actuellement “2000 à 2.500 clandestins à Calais” et que “des milliers attendent aux portes de l’Italie pour se diriger vers l’Eldorado britannique”.

Reportage : la COTEP, des flics tous risques

Reportage : la COTEP, des flics tous risques

http://youtu.be/0SWew8LqlJ0

13/04/2014 – VIDÉO – Spécialiste des escortes à risque, la COTEP (Compagnie des Transferts, Escortes et Protections) joue pleinement sur l’effet dissuasif de son armement et de son savoir-faire pour remplir sa mission la plus spectaculaire : l’escorte des détenus dangereux et les transports de fonds pour la Banque de France. Chaque mission exige d’être menée avec une attention optimale car toute erreur peut coûter très cher.