Alain Bauer : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? »

27/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Revenant sur la polémique lancée par Camélia Jordana qui s’en prenait au racisme des forces de l’ordre, Alain Bauer a posé cette question simple : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? ».

Voici un extrait de son intervention sur Paris première.


Camélia Jordana promeut la haine du flic, par Ivan Rioufol

Les minorités plaintives, qui se disent victimes de la “haine” française, ont trouvé en Camélia Jordana leur incendiaire tranquille. Samedi, sur France 2, la chanteuse a déclaré : “Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie (…) Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait !”. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a estimé que la jeune femme, petite fille d’un couple d’Algériens militants du FLN durant la guerre d’Algérie, “a tenu à dénoncer une réalité“. Sopo a précisé son propos dans un tweet : “Quand des noirs et des arabes demandent justice en dénonçant le racisme, le racisme s’abat sur eux“.

Quand les racistes beuglent contre les noirs et les arabes, il faut les écouter car, vous comprenez, ils sont en “insécurité culturelle””. Le député ex-LREM, Aurélien Taché, a également soutenu l’outrance de Camélia Jordana assimilant la police, composée également de noirs et d’arabes, à une force nazifiée. Aux Etats-Unis, c’est le candidat démocrate, Joe Biden, qui a estimé qu’un noir “n’est pas noir” s’il vote Donald Trump. Cet engrenage conflictuel et néoraciste, alimenté par des descendants d’indépendantistes algériens ayant pourtant rejoint la France, ou par des idéologues d’un “antiracisme” excluant les blancs, indigne peu les “progressistes”. Ceux-ci préfèrent, en tout, dénoncer la “réacosphère” ou de la “fachosphère”, ces lieux où la parole circule encore librement.

Je pourrais, il est vrai, ne pas relever les propos de la péronnelle. Ce n’est pas la première fois que le show biz, consommateur de pensées toutes faites, dit des âneries. Mais c’est parce que ce type de réflexion se répand et trouve ses défenseurs jusqu’à l’Assemblée nationale qu’il serait temps de s’inquiéter de l’impunité de ces fauteurs de guerre civile. Quand Camélia Jordana parle ainsi, elle porte la parole d’une contre-société. Celle-ci voit dans la police une force illégitime car étrangère, dès qu’un flic pénètre dans les territoires perdus par la République. La “partition” décrite par François Hollande, ou le “séparatisme” nommé ainsi par Emmanuel Macron, sont une même bombe à retardement. Or des minorités militantes tentent de l’amorcer dans l’apathie médiatique.

Sur le plateau, samedi, les appels induits à la résistance contre la France n’ont pas reçu de contradictions. Personne ne s’est levé pour dénoncer, non plus, le racisme des antiracistes. C’est ainsi qu’en Grande-Bretagne le scandale d’un réseau de proxénètes pakistanais ayant exploité des jeunes filles a été longtemps occulté, en dépit des alertes du journaliste Tommy Robinson, lâché de tous car jugé trop à droite (voir mes blogs de 2018). La ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel, vient de reconnaître, selon Valeurs Actuelles : “Ce qui est arrivé à ces enfants restera (…) sur la conscience de notre pays“. Camélia Jordana, se comportant comme en pays conquis, veut débattre avec Christophe Castaner pour lui dire son fait. Une explication avec un juge serait sûrement plus utile.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Confinement, violences, haine anti-flics : Comment les banlieues font leur loi

Attaques islamistes en France – L’autre virus

Lundi, vers 17 heures, un homme dans une BMW a délibérément foncé à très vive allure sur des policiers en train de procéder à des contrôles d’attestation de sortie dérogatoire. Avec son véhicule, il a percuté deux policiers dont un à moto.
Sur les images prises par des passants, l’état des véhicules dont les pare-chocs sont en pièces montre un impact extrêmement violent. Deux fonctionnaires sont gravement blessés. L’un d’eux aux jambes et au bassin, sans pronostic vital engagé, et son collègue a un traumatisme crânien sévère et une plaie sanglante au visage.

L’homme a été interpellé sur-le-champ. Il s’appelle Youssef T., né à Lunéville, dans l’est de la France. Dans la soirée, il a été conduit, escorté par la BRI, chez lui, pour une longue perquisition. Selon nos informations, il se serait montré coopératif et n’a rien caché du caractère volontaire de ses actes.

Selon le ministère de l’Intérieur, « ses motivations sont encore floues ». On se demande bien pour qui. Parce que, selon les éléments divulgués par l’AFP, pas besoin de la pythie de Delphes pour se faire une idée. L’assaillant avait en sa possession une lettre d’allégeance à l’Etat islamique, dans laquelle il explicite son intention de « mourir martyr ». Il aurait regardé, avant sa tentative d’assassinat, des vidéos de Gaza et relatives à la cause palestinienne. Dans ces conditions, on ne comprend guère pourquoi le parquet national antiterroriste n’a pas encore été saisi mais « reste en phase d’évaluation ». Peut-être est-ce pour ne pas risquer la colère des musulmans en cette période de ramadan propice aux émeutes. Ensuite, la justice s’interroge sur son profil psychologique. De deux choses l’une : s’il est possible de prouver que cet homme était réellement déséquilibré, l’islam sera hors de cause, naturellement, mais d’un autre côté cela commencerait à faire une proportion critique d’adeptes fous qui croient suivre une même religion. Périlleux, donc.

Comme toujours, la couverture par la presse est tellement prévisible qu’elle en devient risible. Dans Le Parisien, on peut lire que « les voisins de l’assaillant, interrogés, décrivent un garçon “sans histoires, gentil et serviable”, qui ne se mêlait pas aux jeunes qui se retrouvent le soir au pied de l’immeuble ». Le terroriste sanglant qui aide les vieilles dames à traverser, devenu un lieu commun.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux profils comportant des drapeaux algériens et palestiniens se sont réjouis de voir couler le sang d’un policier français, comme autant d’exemples de la partition annoncée par François Hollande, qui, si elle n’a pas encore eu (totalement) lieu géographiquement, a eu lieu, il y a longtemps, dans les cœurs. Les appels à la violence contre la police, en ce qu’elle incarne la France, étaient nombreux depuis le début du confinement et se sont multipliés avec le ramadan. Les responsables politiques, les artistes, ou les personnalités publiques qui se sont fait le relais de cette haine par idéologie, sens du profit ou soumission, sont responsables du sang de ce policier, et demain peut-être du nôtre.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2020

Attaque islamiste contre deux policiers à Colombes : le coronavirus n’est pas le seul danger en France, l’aurait-on oublié ?

véhicule de police

Il paraît que le symptôme pathognomonique du covid19 est la perte du goût et de l’odorat. On constate, de toute évidence, que cet étrange virus fait perdre aussi l’ouïe et la vue. Comme si tous les Français avaient la tête plongée dans un bain de liquide hydroalcoolique. Aucune autre actualité ne les atteint. La tuerie de Romans-sur-Isère est passée pour ainsi dire inaperçue. Les émeutes en banlieues n’ont fait l’objet que de quelques entrefilets dans les journaux. Il est donc peu probable que les deux motards de la police nationale intentionnellement renversés, à l’arrêt, à Colombes lundi après-midi — l’un d’eux est gravement blessé et en coma artificiel – émeuvent les foules.

Pourtant il en va de la sécurité des Français comme de leur santé : le coronavirus semble faire le ménage plus rien d’autre ne semble exister, les urgentistes s’étonnent de voir leurs salles d’attente vides, comme si toute autre pathologie avait disparu. Mais ceux-ci savent bien que ce n’est qu’une illusion : les infarctus n’ont pas obligeamment tiré leur révérence pour céder le pas à la pandémie, ils sont simplement passés à l’arrière-plan, écrasés, occultés. À trop se palper, s’ausculter, s’étudier pour traquer les symptômes du coronavirus, on minimise les autres. Mais ils sont bien là, pourtant, et continuant de progresser dans l’ombre sans être inquiétés, se vengeront. Les médecins craignent ce rebond.

Les pathologies sociales sont comme les autres : terrorisme et islamisme ne se sont pas évaporés. Voire, ont gentiment et surtout tranquillement prospéré.

Youssef T., l’homme de 29 ans arrêté, a déclaré, selon les informations du Parisien, avoir agi « pour l’État islamique », et après « avoir regardé une vidéo sur la Palestine ». Une lettre et un couteau ont été retrouvés dans sa voiture. Sans doute aussi était-il un peu stressé par le confinement ? Personne n’a encore osé, mais il ne faut jamais dire jamais.

Qui a suivi l’actualité sent monter, depuis quelques jours, une hostilité « anti-flics » palpable. Envoyés au carton comme ils sont, sans masque ni autre forme de protection, pour faire respecter ce confinement – dont l’une des insignes conséquences et des déranger les petits commerces parallèles, déclenchant l’ire de certains quartiers -, ils ne sont pas applaudis à 20 heures, comme le personnel soignant. Pour eux c’est double-peine : en danger et détestés. Et même menacés, insultés, caillassés. Bien sûr, ils ne sont pas parfaits, de récentes verbalisations point finaudes dans le cadre du confinement viennent de le rappeler. Sans doute, certains d’entre eux peuvent même avoir des mots choquants ou injurieux, comme ce « bicot » que l’on peut entendre sur une vidéo postée par l’activiste Taha Bouhafs, et qui a donné lieu à une condamnation immédiate de Christophe Castaner assortie d’une saisine de L’IGPN. Aucune chance, pour eux, que quiconque tente d’avancer l’excuse du confinement mal vécu. Et pourtant, après gilets jaunes et réforme des retraites, on pourrait aisément imaginer que ce nouveau sale boulot qui leur tombe dessus les rende passablement tendus…

En attendant, personne ne s’est inquiété d’avoir vu enfler, la semaine passée, avec les événements de Villeneuve-la-Garenne, le #MortAuxPorcs – guère plus sympathique que “bicot”, on en conviendra – qui leur était destiné. Et personne ne semble aujourd’hui se sentir responsable ni coupable d’avoir fait monter, bien visible sur les réseaux sociaux, une mayonnaise délétère qui aujourd’hui tourne au vinaigre.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Banlieues : au diable la tiédeur – Confinez-moi ça !

Depuis l’accident ayant causé une fracture ouverte à un multirécidiviste à Villeneuve-la-Garenne, les banlieues s’embrasent à nouveau. Le feu ultra communicant touche une liste non négligeable de communes dans le 92 et le 93. Montreuil, Aulnay-sous-Bois, Villeneuve-la-Garenne, Nanterre, Gennevilliers, Asnières, Meudon, Clichy, Rueil-Malmaison, Saint-Denis, Clichy-sous-Bois, Drancy, Neuilly-sur-Marne, Montreuil, La Courneuve, Bobigny, Bondy, Villepinte, Fontenay-sous-Bois, Orly, Champigny, Boissy-Saint-Léger… Toute la litanie des cloaques, pardon des territoires perdus de la République, pardon à nouveau, des territoires en reconquête républicaine comme le dirait Christophe Castaner, se dévide sous les yeux impuissants des policiers, hallucinés des patriotes, sous le regard veule des politiques et biaisé des journalistes.

Alors que notre pays traverse la plus importante crise depuis la Seconde Guerre mondiale, alors que tous font preuve d’abnégation héroïque pour la surmonter, que nos personnels soignants en première ligne tombent comme des mouches, l’insupportable cohorte de sauterelles s’abat dans les champs de nos renoncements.

En première ligne, les politiques. Elus locaux compromis avec la racaille par électoralisme, maires compromissionnaires qui pour assurer la paix sociale, délèguent leurs pouvoirs régaliens à des grands frères de cité qui sont occasionnellement dealers ou corrompus. Ministres aux vaines rodomontades, accrochés à la menace d’un karcher qu’ils promettaient et que plus personne n’attend jusqu’au préfet de police Lallement qui roulait des mécaniques devant des familles parisiennes en vacances ou qui sortait les blindés devant une poignée de Gilets jaunes mais qui s’aplatit devant la racaille comme écrasé sous le poids de sa casquette.

En seconde ligne les journalistes, triste cortège de faux-semblants et de vrais couards. Tel France Inter titrant sur le terroriste de Romans-sur-Isère qu’il « supportait mal le confinement » et inventant du même coup le « terroriste claustrophobe », l’heure était à la diminution et à l’excuse : un commissariat flambe à Strasbourg ? « Tensions » pour France Bleue, jusqu’aux planqués de Rue 89 qui nous expliquaient benoîtement que « non, mais ce n’était pas le commissariat qui était visé mais bien le bâtiment limitrophe » alors que tous les documents relatifs à cette attaque démontrent le contraire. La cause de ces émeutes ? La faim pour un élu local repris en boucle par la majorité de nos médias.

Quand le sujet n’est pas tout bonnement écarté ou nié par la plupart des journalistes, il est minoré, amendé, excusé, osons le dire, absous. Comme un dommage collatéral inévitable, comme si leur sacro sainte république était habituée à avoir la tunique couverte d’accrocs et son indigence étalée sur la place publique plus sûrement qu’une lèpre.

Et que serait ce triste panthéon sans les habituels gauchistes de salon et d’amphis bourgeois ? Ces tristes révolutionnaires qui canonisent la racaille et la population des banlieues quand elle sert leurs rêves de cerisiers qui fleurissent ? Tous ces bourgeois confits dans les duplex germanopratins qui ne voient la banlieue que comme une source d’expériences sociologiques ? Osent-ils en sortir et prendre le parti des forces de l’ordre, ils seront traités de bounty, de nègres de maison ou de traîtres. Les Abdoulaye Kant, Linda Kebbab, Noam Anouar sont hais par ces idéologues ratés parce qu’ils ont osé s’extraire de leurs quartiers pour croire en autre chose que la victimisation qu’on leur proposait. Cette crise sanitaire est le dernier avertissement. Au diable les tièdes, il est temps de réagir tant que cela demeure encore possible.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 22 avril 2020

Les 3 raisons de l’embrasement dans les banlieues, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samedi 18 avril à Villeneuve-la-Garenne, un multirécidiviste percute une voiture de police banalisée et se blesse à la jambe. Aussitôt, des rumeurs de « bavure policière » et de « jambe coupée » envahissent les réseaux sociaux avant d’être rapidement infirmées, comme d’habitude…

Immédiatement, les racailles du quartier du délinquant attaquent la police et les affrontements tournent à l’émeute.

Le lendemain, d’autres quartiers de la région parisienne s’embrasent.

Le 20 avril, les violences urbaines font tâche d’huile. A Strasbourg, Lyon, Toulouse ou Rouen, des bandes de racailles brûlent des véhicules, lancent des projectiles sur la police et les pompiers et tentent d’incendier des commissariats.

Si la réponse étatique n’est pas à la hauteur, la situation pourrait rapidement dégénérer.

Depuis les émeutes de 2005, nous assistons pour la première fois à une contagion dans toute la France.

Pour quelles raisons ?

Le trafic de drogue en panne

Le confinement met à mal l’économie criminelle dans les banlieues. Les dealers rencontrent des difficultés à s’approvisionner à cause de la fermeture des frontières. Les consommateurs sortent moins de chez eux. « Les trafiquants sont donc sur les dents, et ils entendent faire passer un message fort pour se réapproprier le contrôle de certains quartiers et rassurer ainsi leurs clients. Leur but est d’éliminer toute présence policière dans ces zones afin de continuer à mener leurs activités sans être gênés dans leur business » (Le Figaro, 20/04/2020).

Le séparatisme se traduit dans les faits

Depuis le début de l’épidémie du Coronavirus, plus de 20 000 Français sont décédés. Mais comme tous les drames que nous vivons, l’union nationale ne concerne qu’un seul peuple : le nôtre. Incendie de Notre-Dame, mort de Johnny Hallyday, mobilisation des Gilets Jaunes, respect du confinement, attentats islamistes…à chaque fois que la France se réunit ou pleure ses morts, les banlieues immigrées affichent ostensiblement leur indifférence voire leur hostilité.

Nous vivons dans le même pays mais n’avons rien en commun. Nous ne partageons rien. Nous n’obéissons pas aux mêmes lois. Pour eux, le confinement, c’est « pour les blancs ». Ils ne veulent rien changer à leurs habitudes et se moquent de nos interdictions. Contexte sanitaire ou non, ils continuent de casser, de détruire et d’attaquer la police.

La haine de la France à son paroxysme

Ces émeutes n’ont rien à voir avec une quelconque « question sociale » comme le pense naïvement une partie de la gauche. Elles ne trouvent pas non plus leur origine dans de pseudos violences policières (l’affaire Théo devrait pourtant les inciter à la prudence…). Elles ne sont que l’expression d’une haine totale et absolue de notre pays et de ses institutions.

Ils nous haïssent. Cette vérité brute est toujours tue. Pourtant, il s’agit du moteur principal de leurs actions. Tant qu’on ne possède pas cette grille de lecture, on ne peut rien comprendre à ces événements.

Lors des manifestations des Gilets Jaunes, Christophe Castaner avait mobilisé les blindés de l’armée pour faire face aux émeutiers dans les rues de Paris. Qu’attend-il pour les envoyer en banlieue ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les zones de non-droit en confinement décomplexé – Emeutes anti-flics à Villeneuve-la-Garenne et ailleurs, par Franck Deletraz

En se félicitant encore dimanche du « bon respect » des mesures de confinement en France, le Premier ministre s’est évidemment bien gardé d’évoquer la situation dans les zones de non-droit, où ledit confinement est systématiquement violé par les bandes ethniques, qui y voient même une occasion supplémentaire de « casser du flic ». C’est ainsi que samedi soir, après qu’un « jeune » a fait une chute à moto en tentant d’échapper à un contrôle routier, la patrouille de la BAC qui voulait le contrôler a manqué de peu de se faire lyncher par les voyous d’un quartier ethnique de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

A l’origine de ce nouveau week-end d’échauffourées, un scénario devenu, hélas, d’une banalité déconcertante. Vendredi soir, vers 22 heures, alors qu’un équipage de la BAC du 92 embarqué à bord d’une voiture banalisée patrouille avenue de Verdun, il voit arriver derrière lui à très vive allure un individu circulant sans casque sur une mini-moto non homologuée et donc interdite à la circulation. Le véhicule de police étant arrêté à un feu rouge, les policiers en uniforme sont alors descendus de ce dernier pour ordonner au conducteur de s’arrêter et procéder à un contrôle. Or, celui-ci, refusant d’obtempérer, a cherché à forcer le passage en passant sur la droite du véhicule de police et a percuté la portière dudit véhicule, entraînant ainsi sa chute et se fracturant le fémur en heurtant un poteau. Alors que les agents de la BAC lui prodiguaient immédiatement les premiers soins, ils allaient rapidement se retrouver encerclés par une cinquantaine de « jeunes » du quartier criant à la « bavure », les insultant copieusement et les menaçant de mort. C’est ainsi que sur les nombreuses vidéos mises en ligne à la suite de cet accident, on voit très nettement plusieurs « jeunes » provoquer les agents en les bousculant et les menacer en criant « vous allez le payer ! ». Des « jeunes » qui, au passage, allaient également ameuter leurs camarades en multipliant les appels sur les réseaux sociaux, faisant même croire aux internautes que l’accidenté avait… la jambe arrachée ! Ces appels à l’émeute, voire au meurtre, ont immanquablement entraîné des échauffourées dans la nuit de samedi à dimanche, les « jeunes » s’étant peu à peu ameutés pour caillasser les forces de l’ordre.

Notons que, parmi les quelque 150 000 messages anti-flics échangés ce soir-là sur les réseaux sociaux, devait notamment figurer celui du président de SOS Racisme Dominique Sopo, que l’on n’entend pourtant jamais protester quand des policiers ou des pompiers sont pris dans des guets-apens, évoquant de façon mensongère une course-poursuite et réclamant que « toute la lumière [soit] faite » sur cette affaire. Ou encore la réaction de la militante antiraciste Assa Traoré, du Comité Adama, estimant que cet événement illustrait un « confinement [qui] se transforme en déchaînement de violences policières dans les quartiers populaires » !

Le motard a foncé délibérément sur l’agent

Pour tenter de mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et, hélas, reprises par certains grands médias, la préfecture de police a publié dimanche un communiqué officiel indiquant que, si les policiers avaient remarqué l’homme à mini-moto « une première fois en sens opposé », non seulement il n’y avait pas eu de course-poursuite mais qu’en outre le « jeune » avait délibérément foncé sur la voiture de police. En effet, a-t-elle indiqué, « voulant procéder à son contrôle, l’équipage a ouvert la portière avant droite pour sortir du véhicule. Le motard a foncé sur le chef de bord qui se trouvait en dehors du véhicule, il a percuté la portière et a fini sa course dans un poteau. » Une version d’ailleurs confirmée par certains témoins, ainsi que par un policier qui a expliqué dans Le Parisien que, « de toute évidence, [le motard] voulait l’éviter au dernier moment, mais n’a pas réussi ».

En même temps, on apprenait (sans grande surprise) que la pauvre « victime de bavure » était loin d’être un enfant de chœur : âgé de 30 ans, ce délinquant multirécidiviste aux « antécédents longs comme le bras », dont « violences, stups, agression sexuelle », était sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour « menaces de mort et doit être jugé en juillet » ! Enfin, le parquet annonçait l’ouverture d’une première enquête pour des faits de « rodéo urbain » et de « mise en danger d’autrui » à l’encontre de ce délinquant, afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, et d’une deuxième enquête visant cette fois les auteurs des outrages et des menaces de mort perpétrés samedi soir à l’encontre des policiers de la BAC. De son côté, Me Gas, avocat de ce délinquant d’origine maghrébine, annonçait son intention de déposer ce lundi deux plaintes pour « blessures avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique » : la première auprès du parquet de Nanterre et la seconde auprès de l’IGPN. Bref, la situation reste très tendue à Villeneuve-la-Garenne, où il a fallu déployer un important dispositif policier et où des heurts ont encore eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle du mobilier urbain et plusieurs voitures ont été incendiés.

Une guérilla anti-flics qui touche tous les quartiers ethniques

Une guérilla anti-flics qui, rappelons-le, est très loin de se limiter aux Hauts-de-Seine. Depuis le début du confinement, en effet, c’est dans l’ensemble des zones de non-droit présentes sur le sol français que se multiplient les guets-apens et autres émeutes anti-police (voir Présent daté du 24 mars). Si la Seine-Saint-Denis et ses cités abandonnées à l’immigration et à l’islam occupent bien sûr une place de choix dans ces incidents, les Yvelines tendent de plus en plus à lui faire concurrence et il n’est quasiment pas un jour qui s’écoule sans que les bandes ethniques s’attaquent aux policiers à Trappes, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, ou encore aux Mureaux. La situation est devenue à ce point catastrophique qu’il y a quelques jours, Steve Pozar, délégué UNSA Police, appelait l’Etat à mettre en œuvre « tous les moyens […] pour faire cesser ces actes qui, malheureusement, ont tendance à se reproduire de plus en plus fréquemment dans les Yvelines ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 avril 2020

A Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Aulnay-sous-Bois… ces racailles qui ont bravé les règles du confinement pour saccager les rues et s’en prendre aux policiers

Attestation de sortie numérique – Encore un revirement du gouvernement

Elle est un peu à l’image de la manière dont notre gouvernement gère la crise du coronavirus depuis ses débuts : d’abord autorisée puis jugée non valable, l’attestation de sortie numérique est finalement légale depuis lundi matin. Retour sur ce nouveau revirement de l’exécutif, qui s’explique sans doute davantage par son incapacité à doter les forces de l’ordre de masques et de protections que par une réelle volonté d’assouplir le dispositif.

Une gestion au jour le jour

C’était le 16 mars dernier. Apportant quelques précisions pratiques après l’annonce par le président de la mise en place du confinement dans notre pays, Castaner indiquait que les personnes autorisées à sortir devraient être en mesure de présenter l’attestation de sortie dérogatoire imprimée ou, pour celles ne disposant pas d’imprimante, une version manuscrite sur papier libre, ou de présenter le fameux justificatif sur téléphone. Or, deux jours plus tard, le gouvernement faisait marche arrière : prétextant un risque de collecte de données personnelles par des sites frauduleux, le ministère de l’Intérieur n’autorisait finalement que les attestations imprimées et celles rédigées sur papier libre. Cependant, après trois semaines de confinement, nouveau revirement : l’attestation numérique redevient valable…

Une valse-hésitation qui n’est pas sans rappeler celle que nous avons connue avec les masques, dont le gouvernement, après nous avoir d’abord répété qu’ils étaient inutiles, envisage maintenant de rendre leur port obligatoire ! Un projet qu’il aura bien du mal à concrétiser, quand on sait qu’il est déjà incapable de fournir des masques aux personnels soignants et autres forces de l’ordre chargées de contrôler lesdites attestations. Sans doute faut-il voir d’ailleurs dans cette soudaine mise à la disposition des Français d’une attestation numérique la volonté du gouvernement d’apaiser la colère qui agite depuis des semaines les forces de l’ordre, plus que le désir d’apporter, comme l’a affirmé Castaner, « un peu de souplesse » au dispositif.

Une réponse à la colère des policiers

Quoi qu’il en soit, cette attestation numérique présente effectivement un certain nombre d’avantages. Outre le fait qu’elle évite de multiplier les impressions pour les gens amenés à sortir souvent, elle permet aux policiers de respecter les mesures barrières lors des contrôles et d’éviter la manipulation de documents éventuellement contaminés. Pour vous la procurer, il vous suffit de vous rendre sur le site du ministère de l’Intérieur, de cliquer sur « générer » une attestation, et de renseigner le formulaire qui vous est soumis. Après quoi, vous cliquez sur le bouton « Générer mon attestation », et un fichier PDF est alors automatiquement enregistré dans votre téléphone. En cas de contrôle par les policiers, il vous suffira de présenter votre smartphone avec l’attestation téléchargée.

Celle-ci disposant d’un QR Code, les policiers scanneront ce symbole carré avec un appareil équipé de l’application CovidReader, et auront alors accès aux informations contenues dans votre attestation directement sur leur terminal. Un dispositif certes pratique, mais qui suscite aussi l’inquiétude d’un certain nombre de nos compatriotes, qui craignent d’être ainsi surveillés. Cependant, à en croire les spécialistes du numérique, il n’y aurait pas de risque de fichage de vos données personnelles ou de vos déplacements. Ce qui constitue un défaut d’ailleurs pour l’association Gendarmes & Citoyens, qui, dans un communiqué publié dimanche, a regretté, non sans raison, que cette application ne croise pas les informations avec celles d’autres fichiers, et notamment avec celles contenues dans le fichier des personnes recherchées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2020

[Vidéo] Saint-Denis : des policiers ont encore été la cible de tirs de mortiers d’individus ne respectant pas le confinement

« Le vrai problème des policiers, ce sont les quartiers, pas les manifestants » – Entretien avec Michel Thooris

Le syndicaliste policier Michel Thooris, ancien soutien de Philippe de Villiers et de Marine Le Pen, combat pour la sécurité et la défense de ses collègues.
Dans cet entretien, tout le monde y passe : les autres syndicats policiers, les violences dans les cités, les lois et les magistrats, les gilets jaunes et le maintien de l’ordre. Entretien avec un flic très remonté.

Pourquoi avoir créé votre syndicat policier France Police ?

Michel Thooris. Le syndicat est issu du mouvement d’octobre 2016 « Policiers en colère », cela faisait suite à une attaque contre des collègues policiers à Viry-Châtillon. Ce qui a motivé la création du syndicat ce sont les revendications du mouvement de 2016, le souhait de réformer les règles concernant la légitime défense et d’obtenir plus d’équipements dans la police. Pour obtenir des résultats, il fallait s’institutionnaliser car le mouvement dans la rue ne pouvait plus durer. Alors pour inscrire le dialogue dans le temps il fallait créer un syndicat et légaliser le dialogue dans le cadre du paritarisme.

France Police est aujourd’hui la cinquième force syndicale dans la Police, qu’est-ce qui vous différencie des autres syndicats ?

Les autres syndicats et spécifiquement les deux dominants, l’UNSA et Alliance, sont depuis longtemps dans le camp du gouvernement… Depuis des décennies ils permettent de faire passer des réformes mortifères. France Police est indépendant du pouvoir politique.

Appelez-vous à des actions symboliques contre la réforme des retraites comme l’UNSA et Alliance ?

Bien sûr. Les grèves symboliques prévues par la police sont légitimes. Il ne doit pas y avoir de divisions partisanes. Les raisons de notre colère sont nombreuses, la réforme des retraites qui arrive, le blocage du point d’indice, les problèmes de hiérarchie et de management. Je vous annonce le début d’un grand mouvement dans la police.

Approuvez-vous les déclarations du syndicat Alliance selon lequel le maintien de l’ordre est un devoir républicain pour les policiers ?

C’est un devoir républicain mais c’est aussi avant tout une obligation statutaire pour le policier. Nous n’avons pas le droit de grève. Nous ne pouvons donc pas déposer les casques et les boucliers. Même si en tant que syndicalistes nous combattons la politique d’Edouard Philippe, nous ne pouvons pas laisser des casseurs tout saccager.

Pour lire la suite, c’est ici !

Manifestation de policiers : « Ce n’est pas le boulot que je conseillerais à mes enfants »

03/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
A l’appel d’une large intersyndicale, des milliers de policiers ont défilé mercredi à Paris, entre la place de la Bastille et celle de la République, lors d’une manifestation baptisée « marche de la colère » sur fond de malaise de l’institution, de hausse des suicides, de manque de moyens et de réforme des retraites.

Mobilisés depuis dix mois notamment sur le mouvement des Gilets jaunes, la plupart des policiers présents dénonçaient également un rythme de travail trop soutenu. A noter qu’en début de manifestation, quelques gilets jaunes, dont Eric Drouet, se sont présentés en marge du cortège pour signifier leur désapprobation envers cette mobilisation policière.


Octobre noir : la colère cerne la macronie, par Francis Bergeron

Une semaine noire sans précédent se prépare

La semaine noire qui s’annonce est un événement totalement inédit. La convergence des mécontentements va se manifester dans la rue, pendant plusieurs jours. Il y a là comme la conclusion d’une pratique gouvernementale détestable, et une réponse au « en même temps » d’un système à bout de souffle après deux ans et demi à peine aux manettes.

Le 2 octobre, les policiers battront le pavé. C’est une manifestation à l’initiative d’une vingtaine d’organisations syndicales. Cette « marche nationale de la colère » est très inquiétante pour le pouvoir macronien : elle confirme le fossé qui s’est creusé entre la police et son ministre de tutelle, le malaise qui règne au sein de ce corps, constamment montré du doigt, mobilisé pour des actions répressives qui vont souvent à l’encontre de ce que pensent profondément les policiers.

Depuis quelques jours, les mouvements sociaux annoncés à partir du 5 octobre prennent de l’ampleur. Les syndicats de la SNCF et de la RATP annoncent une entrée dans la grève illimitée à cette date, pour protéger leurs avantages acquis. En principe, face à ce genre de revendication, la droite se range du côté du pouvoir, par réflexe de bon sens, et par détestation du désordre. Le samedi 5 octobre, les Français de droite pourraient toutefois se sentir parfaitement neutres dans cette confrontation, considérant que les manifestations syndicales vont sanctionner d’abord une méthode, en l’occurrence la méthode Delevoye. La réforme des retraites, qui a valu à Delevoye une promotion ministérielle, se révèle une réforme parfaitement socialiste, consistant à prendre dans la caisse des systèmes bien gérés (par exemple, les professions libérales) pour renflouer les régimes en perdition. Quant aux professions privilégiées, il n’en est pas moins utopique de croire que l’on peut rejouer la nuit du 4 Août, abolir ces privilèges, d’un simple coup de baguette magique. Il faut du temps, il faut un pouvoir fort et cohérent, bénéficiant d’un large soutien populaire, susceptible de faire pression par sa capacité de conviction. Et il faut par-dessus tout de la subtilité. Nous sommes loin du compte.

Une profonde évolution du corps social

D’autres professions, comme les infirmiers et tous les oubliés de la France des 35 heures et des quatre jeudis vont profiter de ce jour de colère sociale pour se faire entendre. Et les Gilets jaunes ? L’acte XLVII de mobilisation pourrait être extrêmement spectaculaire, dans ce contexte.

Le dimanche 6 octobre, nous aurons la grande manifestation de révolte de ceux qui ne se résignent pas à la marchandisation des corps, à l’évolution vers l’eugénisme. Il s’agit d’une révolte spirituelle, familiale, sans doute moins violente dans la forme, mais c’est certainement la plus profonde de toutes ces révoltes, car elle touche au plus intime de chacun d’entre nous. Elle sanctionne une profonde évolution du corps social. Les communautés chrétiennes, notamment, se sentent devenir étrangères dans leur propre pays, et elles résistent difficilement à la tentation d’un « repli identitaire », pour préserver leurs fondamentaux. Si la mode, dans les mots, est à l’intégration (des étrangers, des « réfugiés », etc.), nous assistons en fait à une désintégration de la société, dont les manifestations de début octobre ne constituent sans doute que des signes avant-coureurs.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 septembre 2019