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Policiers en colère : “Viry, c’était prévisible”

24/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Après une semaine de manifestation nocturnes suite à la violente agression au coktail molotov dont ont étés victimes leurs collègues à Viry-Châtillon il y a quinze jours, une centaine de policiers se sont rassemblés devant la mairie d’Evry, accompagnés pour certains de leur familles afin de montrer qu’il y a “des hommes derrière l’uniforme”.



Policiers en colère : "Viry c'était prévisible" par leparisien

Aux grands maux de la police, les gros mots de Cazeneuve

Source : Boulevard Voltaire – “Aux grands maux de la police, les gros mots de Cazeneuve “

Ce ne sont pas les mesures annoncées par Cazeneuve qui seront de nature à rassurer les forces de l’ordre.

Sur fond de nouvelles attaques – à Vénissieux, notamment, où plusieurs dizaines d’émeutiers ont attaqué une patrouille de police -, le ministre de l’Intérieur recevait les syndicats de police. Dans le même temps, d’autres rassemblements de policiers se tenaient un peu partout en France, comme pour exprimer leur refus de voir leur message récupéré, craignant, sans doute à juste titre, qu’il ne soit ni compris ni suivi d’effets.

Particulièrement encadré au sein de la police nationale, le dialogue social est, et a toujours été, solidement tenu par les syndicats et l’administration. Les occasions de voir « la base » s’exprimer directement ont été extrêmement rares, ce qui confère aux événements que nous vivons actuellement une réelle gravité.

N’en déplaise à la haute hiérarchie policière et administrative, cette gravité ne réside pas dans la forme que revêt cette action. Elle réside dans le contenu d’un message qui explique, sans détours et sans intermédiaires, les préoccupations et les peurs ressenties par celles et ceux qui, tous les jours, mettent leur vie en danger.

Leurs préoccupations concernent l’avenir d’un pays dont ils sentent bien que le pouvoir politique a perdu le contrôle. Elles visent, également, les faiblesses d’une hiérarchie qui n’assume plus ses responsabilités, car tenue aux ordres d’un gouvernement en pleine dérive. Elles signifient, enfin, l’état de délabrement organisationnel d’une corporation en perte totale de confiance en elle même, et en ceux qui la dirigent.

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Police : la contestation enfle

Ils partirent plusieurs centaines de la place du Trocadéro pour arriver plus d’un millier devant les grilles de l’Elysée.

Les policiers se sont encore une fois rassemblés jeudi soir pour exprimer leur ras-le-bol. « Descendre dans la rue ? Ça nous travaillait depuis un certain temps », me glisse une policière affectée à Nanterre. « Cazeneuve et Falcone [ndlr : directeur de la police nationale] sont complètement déconnectés de la réalité, je les invite à aller sur le terrain. Ils ne se rendent pas compte, la guerre civile, on est en plein dedans ! »

Les collègues rassemblés ont d’autres projets pour leurs supérieurs hiérarchiques. Ils réclament purement et simplement leurs démissions. En direction de la place de l’Etoile, le cortège enchaîne les slogans : « Falcone t’es foutu, la police est dans la rue. » Et les policiers d’entonner La Marseillaise sous les fenêtres des gens saluant le cortège. « Les citoyens avec nous », ont-ils appelé plusieurs fois. Certains sont venus leur apporter leur soutien, arborant une pancarte : « Gazé en 2013, mais pas rancunier », en référence aux répressions policières post-Manifs pour tous. A noter également le soutien de nombreux chauffeurs de taxi, organisant des navettes pour raccompagner gratuitement les policiers chez eux.

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Police : troisième « nuit debout »

Insultés, caillassés, tirés comme des lapins, brûlés vifs dans leur voiture par des « sauvageons »… Après deux nuits de manifestations spontanées – lundi sur les Champs-Elysées, mardi à Paris et en province –, les policiers se sont de nouveau rassemblés mercredi soir dans plusieurs villes de France pour dire leur ras-le-bol et exprimer leur soutien à leurs collègues de Viry-Châtillon.

Ainsi, à Paris, quelque 500 policiers se sont rassemblés pour une troisième « nuit debout » place de la République, au pied de la statue. Un rassemblement dans le calme au cours duquel ils ont entonné la Marseillaise et réclamé, du moins pour certains, la démission de leur ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve, tandis que d’autres se sont rendus à pied devant l’hôpital Saint-Louis où est hospitalisé leur collègue grièvement brûlé le 8 octobre à Viry-Châtillon, après avoir été empêchés de rentrer sur la place Beauvau par des gendarmes.

Idem à Toulouse, où une centaine de policiers se sont réunis devant le monument aux morts, et à Bordeaux où, là aussi, une bonne centaine de policiers se sont rassemblés devant le palais de justice.

Tandis qu’ils manifestaient une nouvelle fois leur colère, d’autres policiers étaient visés par une quarantaine de « jeunes » armées de cocktails molotov à Vénissieux, une banlieue particulièrement sensible de Lyon.

Des policiers oubliés par un gouvernement et une justice en pleine déliquescence qui préfèrent saluer le « sang froid » des policiers, invités à ne surtout pas se servir de leurs armes quitte à se faire lyncher ou tuer sans riposter, plutôt que de mettre hors course les racailles. Des policiers qui « veulent une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ».

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La colère des policiers ne faiblit pas

20/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :

Il faut vraiment que leur colère soit vive pour que les policiers s’affranchissent des normes qui régissent les manifestations. Or dans la nuit de lundi à mardi a eu lieu une mobilisation nocturne de policiers. Ils étaient environ 500. Cette manifestation s’est faite sans autorisation préalable.

Comment se sont passées les manifestations ?

Ils utilisaient leur véhicule de service, gyrophares en action. Ils étaient partis de l’hôpital Saint Louis, où est hospitalisé leur collègue, très grièvement brûlé après avoir été victime d’une tentative d’assassinat, le 8 octobre à Viry Châtillon, en même temps que d’autres policiers.

Bernard Cazeneuve a voulu les rassurer ?

En effet, celui ci a affirmé que, je cite : « Les policiers exigent du respect, nous leur devons cela ». Il veut agir sur trois points : développer des échanges entre les fonctionnaires et leurs représentants syndicaux, puis créer un, je cite : « Plan pour la sécurité publique » fin de citation ; et enfin redéfinir les tâches et le métier des policiers.

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«Chaos» , «révolte» : la manifestation des policiers français vue de l’étranger

19/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’attaque au cocktail Molotov de Viry-Châtillon, des centaines de policiers ont décidé de manifester leur colère dans plusieurs villes en France. Un phénomène rare qui intrigue la presse étrangère.

The Daily Mail n’a pas hésité à évoquer un «chaos» provoqué par les policiers sur les Champs Elysées tandis que les journalistes d’Il Nord Quotidiano vont jusqu’à parler de «révolte».


Pour se protéger, les policiers sont appelés à rester à l’abri dans les commissariats

12/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Après la violente agression de policiers à Viry Châtillon. Déplorant une situation catastrophique, Alliance – le syndicat majoritaire de la profession – a appelé les policiers à ne sortir des commissariats qu’en cas d’urgence. Dans d’autres départements, la plupart des gardes statiques ont déjà été supprimées car devenues trop dangereuses.

Le communiqué est très clair et va à l’encontre du discours aveugle du gouvernement. Alliance Police Nationale exige notamment la révision des textes sur la légitime défense et une réplique sans concessions de la police et de la justice.

Elle demande aussi « un renfort d’effectifs conséquent afin d’assurer la reconquête du territoire » et de dire « stop aux zones de non droit » tolérées » et à l’impunité installée ».

Attaque de policiers à Viry Châtillon : vers le début de la guérilla ?

11/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :

Il semblerait que le scénario de Laurent Obertone décrit dans son dernier roman Guérilla ait commencé à prendre forme samedi dernier. Deux véhicules de police ont été incendiés au cocktail molotov par des assaillants cagoulés dans cette banlieue de l’Essonne. Quatre policiers ont été blessés dont deux sérieusement. Le pronostic vital est engagé pour un adjoint de la sécurité de 28 ans, qui a été plongé dans un coma artificiel. Les forces de l’ordre avaient pour mission de surveiller le matériel de surveillance à un carrefour réputé pour les vols à la tire. A peine installée, la caméra précédente avait été défoncée à la voiture bélier par les mêmes voulant continuer leurs activités criminelles sans être inquiétés.

Quelle a été la réaction du gouvernement ?

Comme d’habitude, ton martial et coups de menton étaient de mise. François Hollande a dénoncé comme « inqualifiable et intolérable » l’agression des quatre policiers, appelant à ce que les auteurs soient « condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte ». Manuel Valls a lui déclaré que « les auteurs de ces attaques seront poursuivis sans relâche et traduits en justice. Au moment où les forces de l’ordre répondent avec courage aux menaces auxquelles notre pays est confronté, des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires ». Quant au ministre de la Justice, Jean Jacques Urvoas, il a assuré qu’« il n’y a pas de zone de non droit en France ».

Y a t il un risque d’embrasement de la zone urbaine ?

Peu de risques que la guerre civile éclate cette semaine. Même si de nombreux renforts ont été envoyés sur place, aucune interpellation n’a été opérée pour l’instant. Il est vrai que les forces de l’ordre ont depuis longtemps ordre de ne pas utiliser leur arme de service, la légitime défense étant considérée en France comme une bavure par les prêtres de la religion du vivre ensemble. Tant que la peur ne changera pas de camp, nos policiers envoyés au casse pipe dans ces zones de non droit seront en danger.

Le martyre des policiers

Ils les ont brûlés vifs à l’intérieur de leur véhicule de police. En bloquant les portières pour les empêcher de sortir.

Samedi après-midi, quatre policiers ont été attaqués par une quinzaine d’individus cagoulés qui ont pulvérisé les vitres à coups de battes de base ball et incendié leurs voitures à coups de cocktails molotov, près de la cité de la Grande Borne, située à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et de Grigny, dans l’Essonne. Alors qu’un gardien de 28 ans et sa collègue qui étaient la proie des flammes, hurlaient de douleur dans l’une des deux voitures, les barbares ont bloqué les portières. Le jeune gardien de la paix a été grièvement brûlé au visage et aux mains. Placé sous coma artificiel, il est actuellement dans un « état préoccupant et déclinant ». Sa collègue de 39 ans, mère de famille, est hospitalisée pour des brûlures graves.

On apprend incidemment à l’occasion de cette sauvage tentative d’assassinat, de cette nouvelle manifestation de haine à mort, que de très nombreuses agressions d’automobilistes et de vols à la portière ont lieu depuis des années à ce carrefour de la Grande Borne… Selon un scénario toujours identique : plusieurs « jeunes » surgissent de la cité, cassent la vitre d’une voiture arrêtée au feu rouge pour dépouiller l’automobiliste de son sac et de son téléphone et disparaissent dans la cité où aucune interpellation n’intervient jamais. Vive l’état d’urgence !

La seule réponse (totalement inappropriée) proposée par la mairie UDI de Jean-Marie Vilain a été de placer à ce carrefour une caméra de surveillance, régulièrement détruite à coup de meuleuse ou de voiture-bélier. Les policiers avaient reçu pour mission depuis lundi de « sécuriser la caméra » par des patrouilles statiques. Plutôt que d’aller déloger en force les agresseurs que tout le monde connaît dans leur « no go zone » où transitent 500 kilos de cannabis par jour, on met quatre policiers pour protéger la caméra. Mais qui protège les quatre policiers ?

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Gabriel Versini

Maître Gabriel Versini : « La pénalisation de l’expression est à son paroxysme »

28/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Brillant avocat lyonnais, Me Gabriel Versini est spécialisé dans le droit des victimes et des familles mais aussi le droit des forces de l’ordre et de secours. C’est dans ce cadre qu’il est l’avocat de l’Andele, l’Association nationale de défense égalitaire et de la liberté d’expression. Gabriel Versini est aussi le défenseur de Sébastien Jallamion, le policier révoqué pour avoir dénoncé l’islamisme radical sur son compte privé Facebook. Il fait le point sur les incroyables sanctions disciplinaires et judiciaires qui ont frappé ce représentant des forces de l’ordre.

Tout comme dans l’affaire Marcel Doisne, dont il a aussi été l’avocat, Gabriel Versini dénonce un « véritable acharnement » et évoque la « scandaleuse intrusion de la justice dans le fonctionnement de l’institution policière ». L’avocat fait aussi une critique acerbe contre la « fonctionnarisation de la pensée et une pénalisation de l’expression ».

Avant de prendre la défense, tout au long du mois de mai, de l’ancien commissaire de police Michel Neyret devant le tribunal correctionnel de Paris, Gabriel Versini est venu pousser un véritable coup de gueule sur TV Libertés. Un entretien sans langue de bois.

La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.


La police n’est pas épargnée par la radicalisation

10/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La radicalisation en France s’avère être un véritable danger depuis plusieurs mois. Elle concerne toute la population française qui fait donc l’objet d’une surveillance accrue. En effet, la préfecture de police de Paris a récemment recensé des cas de radicalisation au sein même de ses effectifs. Entre 2012 et 2015, on compte 17 cas de suspections de radicalisation, c’est-à-dire de « comportements de transgression du principe de laïcité ». La plupart de ces actes dissidents seraient relatifs à la pratique de la religion musulmane par les agents à leur travail.

Y aurait-il eu des actes violents ou radicaux commis par des agents de police ?
Les incidents répertoriés par la préfecture de police regroupent des comportements tels que le refus de protéger une synagogue, de participer à une minute de silence, la diffusion de chants religieux en patrouille. Néanmoins, il n’y a pas eu de passages à l’acte jusqu’à maintenant. C’est pourquoi le sociologue Farhad Khosrokhavar préfère le terme de « Fondamentalisme ». De plus, une grande part de ces comportements s’observe sur les réseaux sociaux. Un tiers de ces comportements concerne les femmes : l’une d’elles par exemple a qualifié son uniforme de « Torchon de la république ». Et au moins quatre de ces affaires impliquent des convertis à l’islam. En général, les policiers impliqués sont de jeunes brigadiers ou gardiens de la paix, mais pas de supérieurs hiérarchiques jusqu’à présent. Ces faits rappellent aux Français que la radicalisation et l’islamisation galopantes posent de graves problèmes de laïcité et de sécurité, jusque dans ses rangs mêmes.

CRS et gendarmes mobiles débordés ! Cazeneuve tente de limiter les dégâts

23/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les unités des Forces Mobiles (CRS et gendarmes mobiles) sont tellement débordées que Cazeneuve est obligé de centraliser leur gestion pour sacrifier certaines de leurs missions.

C’est une information passée totalement inaperçue dans la presse généraliste , mais qui est pourtant d’une importance capitale : les unités de Forces Mobiles (Compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) cessent d’être gérées au niveau zonal et passent directement « sous l’autorité du ministre de l’Intérieur », via une unité de coordination au sein du cabinet du Directeur général de la Police nationale.
Cette évolution fait suite à une étude soulignant que « l’augmentation croissante des missions de maintien de l’ordre » ne permettait plus de répondre aux besoins.

Concrètement, cela veut dire que les forces mobiles de police et de gendarmerie, saignées à blanc par la sécurisation de Calais, par les missions Vigipirate et par les innombrables troubles à l’ordre public, ne sont pas assez nombreuses pour répondre aux besoins. Le ministère de l’Intérieur se trouve donc contraint de rationaliser au maximum leur emploi, sacrifiant certaines missions.
Dorénavant, les directives sont claires : dans une note adressée aux préfets, Bernard Cazeneuve demande « d’appliquer le principe de stricte suffisance des moyens engagés, de prioriser objectivement les demandes de renforts et d’évaluer […] la pertinence des dispositifs mis en œuvre ».

Débordé par la masse de désordres touchant la France, le ministère de l’Intérieur n’est plus capable de maintenir l’ordre et doit choisir quelles missions sont sacrifiables sans que ça ne se voie trop.
Ce qui appelle, au vu de l’augmentation des tensions, à une interrogation primordiale : quand est-ce que les tensions seront telles que l’État ne pourra plus répondre, même aux missions prioritaires ?

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (CC) = French Indignant’s Demonstration (25) – 14Jul11, Paris

Armée : les Français retrouvent le goût des métiers de l’uniforme

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors qu’en février 2014, et pour la première fois, l’armée française n’était pas parvenue à recruter son quota mensuel de 730 engagés volontaires, l’année 2015 s’est achevée au contraire dans une paralysie des services de recrutement.
Plus de 170 000 Français ont contacté les bureaux de recrutement ou le site sengager.fr, presque deux fois plus que l’année précédente.

Cet engouement patriotique se manifeste notamment chez les jeunes…
… et notamment les jeunes diplômés qui déclarent vouloir se rendre « utiles à la société », au moment où celle-ci est menacée. Cœur sur la main ou armes au poing, ces Français marqués par les attentats de Paris semblent souhaiter bâtir l’engagement de demain.

Il en est de même pour la gendarmerie nationale qui enregistre, tout comme la police, un afflux record de postulants
En hausse de 47 % en un an, les candidatures spontanées se multiplient depuis les attentats et cela malgré l’explosion du nombre d’agressions dont sont victimes les gendarmes et les policiers.
Le nombre d’inscriptions pour devenir sous-officier de gendarmerie a triplé passant de 1 500 dossiers à 4 500 par semaine.

Et pour ceux qui ne souhaitent pas embrasser une carrière militaire, la réserve nationale leur ouvre les bras
Réserve où 25 000 citoyens sont déjà engagés.
Mardi, un sondage du journal Le Parisien a révélé que 70 % des Français se déclaraient favorable à un retour du service militaire.
Cette année 2015 aura été l’année de tous les renversements…

La police allemande réinforme sur les clandestins

26/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement allemand est totalement déconnecté de la réalité sur la question des clandestins
C’est ce qui ressort en effet d’une entrevue donnée par le patron d’un syndicat de policiers allemands au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Lors de cet entretien, le policier revient en détail sur les déclarations de Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur allemand, au sujet des clandestins.
Le ministre affirme que la plupart des clandestins sont désormais enregistrés à la frontière et que la police peut traiter 3 500 cas par jour. Le policier quant à lui déclare que sur les 2 000 arrivées quotidiennes, à peine 800 sont soumises à un contrôle rapide avec prise d’empreintes digitales, et aucune n’est enregistrée sur place.
Thomas de Maizière affirme ensuite qu’en ce moment, 200 personnes sont reconduites à la frontière chaque jour. Là encore, le policier démonte ce propos en parlant de chiffres allant de 80 à 150 reconduites à la frontière par jour, chiffres qui doivent être tempérés par le fait que la plupart des personnes reconduites à la frontière ne sont pas enregistrées et peuvent rentrer par un autre point de contrôle quelques heures plus tard.

Le gouvernement allemand ne sait même pas combien de clandestins sont sur le territoire
En effet, en plus d’une déconnexion politique qui excède et inquiète les forces de police qui font face au chaos des frontières, le gouvernement allemand semble déconnecté sur des points encore plus graves qui peuvent avoir des conséquences pour tous les pays européens. Dans son entrevue au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le journaliste lui demande si on connaît le nombre exact de clandestins présents en Allemagne ou souhaitant entrer dans le pays, et le policier lui répond très franchement « Personne n’en connaît le nombre exact, pas même les politiques à Berlin. » Ces mots font écho à l’information révélée en fin de semaine dernière qui annonçait que le gouvernement allemand avait perdu toute trace d’au moins 600 000 clandestins sur les 1,1 million qui sont entrés en Allemagne jusqu’à présent. Tous les gouvernements européens sont potentiellement dans la même situation inquiétante. Reste à savoir combien de temps les Européens devront attendre avant de voir des politiques migratoires responsables.

Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
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Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier