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Entretien avec Michel Thooris : « Nous voulons une réforme de fond pour que les policiers accomplissent leur mission »

Ancien conseiller politique de Philippe de Villiers, ancien conseiller politique de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2007, Michel Thooris est conseiller municipal RN à Carros (Alpes-Maritimes). Officier de police judiciaire, il est le secrétaire général du syndicat France Police qui fait campagne pour une réelle réforme des conditions de travail des policiers.

— Début décembre auront lieu les élections professionnelles. Quelles sont les forces en présence en matière de syndicats policiers ?

— On retrouve les éternels syndicats majoritaires qui sont, à nos yeux, les fossoyeurs de l’institution. Ces syndicats qui refusent d’« inquiéter » la population et de l’alerter sur l’état délétère de sa sécurité et celui de sa police. Or, à l’insécurité grandissante que chacun constate, s’ajoutent d’autres criminalités, en particulier celle de la drogue. Des cartels sans cesse plus puissants s’installent en France, qui corrompront bientôt la politique… Des magistrats s’en inquiètent comme nous. Mais le ministère de l’Intérieur préfère racketter les automobilistes contribuables et solvables.

Rien de nouveau, donc, à part notre organisation : France Police Policiers en colère. Nous continuons le mouvement de protestation né en octobre 2016 à la suite de l’immolation de nos collègues dans la commune de Viry-Châtillon. Il y a eu d’autres manifestations depuis, sporadiques, qui reprenaient des slogans que nous proposions déjà dans le cadre des élections professionnelles de 2014.

— Qu’espérez-vous pour votre syndicat ?

— Les accords de Bercy, en 2008, n’ont été appliqués qu’en 2014 par le ministère de l’Intérieur : ils permettent à des organisations comme la nôtre de se présenter, même si elles ne sont pas affiliées à une confédération. En 2014, nous avons récolté 3 500 voix dans des conditions difficiles, sans moyens financiers et en faisant campagne hors de nos heures de service – alors que les « grands » syndicats ont des armées de détachés permanents. Nous aurions dû toucher des fonds pour cette mandature, mais ceux-ci ont été donnés… aux syndicats majoritaires, à la botte de l’administration ! Le mouvement Policiers en colère fait l’objet de pressions et d’essais de noyautage de la part des syndicats majoritaires et du ministère de l’Intérieur. Avec ces élections professionnelles de 2018, France Police veut peser davantage dans les négociations.

— Quelles sont les revendications principales des policiers ?

— Pour nous, la rengaine qui consiste à dire « il faut des renforts d’effectifs » n’est pas à la hauteur des enjeux. Cela consisterait simplement à remplacer sur le terrain des collègues tués, agressés, mis en examen comme dans l’affaire Théo, pour que les nouveaux arrivants soient à leur tour tués, agressés, mis en examen… Nous voulons une réforme de fond pour que les policiers accomplissent leur mission en ayant les moyens de protéger leur intégrité physique et juridique. On nous a vendu une prétendue réforme de la légitime défense. Le texte a été récrit, est passé du code de procédure pénale au code de sécurité intérieure, mais les notions sont restées les mêmes : il y a toujours la proportionnalité, concept subjectif qui laisse l’interprétation au magistrat. En Israël, le jet d’un cocktail molotov sur des policiers place de fait ceux-ci en état de légitime défense : on est loin de cela en France où, si un policier tire sur un chauffard qui fonce vers un barrage routier, il y a enquête sur ce tir !

— Puisque Gérard Collomb a annoncé son prochain départ du ministère de l’Intérieur, quel début de bilan faites-vous de son action ?

— Il n’y a pas de bilan. Gérard Collomb a pris ce ministère pour capter de la lumière et faciliter sa réélection à la tête de la métropole de Lyon. Tous les ministres de l’Intérieur, ou presque, ont fait de même. Si Sarkozy n’avait pas tenu ses propos sur les racailles à Argenteuil en 2005, aurait-il été élu président de la République ? Les ministres de l’Intérieur se suivent et se ressemblent, sans réformer. Car toute réforme en faveur de la police verrait la gauche se mobiliser. Les seules réformes aboutissent à la destruction de nos conditions de travail et à la dégradation de la sécurité des Français. Les gouvernants s’en dédouanent en disant : nous ne faisons qu’appliquer ce que la Cour européenne des droits de l’homme exige. Or la CEDH empêche la police, notamment judiciaire, de mener à bien ses enquêtes.

— Par quelles décisions ?

— Sans être trop technique : on ne peut plus rémunérer les indics ni exercer de pression psychologique sur eux, les mis en cause ont des droits exorbitants par rapport aux droits qu’a la police. Voyez le cas des Français partis en Syrie commettre des exactions auprès de l’Etat islamique et qui rentrent en France : certains magistrats estiment qu’ils n’ont pas les éléments de preuve suffisants en ce qui concerne ces exactions. Or, quand un pédophile viole un enfant en Thaïlande et rentre en France, il est bien poursuivi en France pour un crime commis à l’étranger. La mauvaise foi des tribunaux est manifeste lorsqu’ils laissent ces Français revenus de Syrie sous simple contrôle judiciaire.

— Y a-t-il eu un impact de l’affaire Benalla sur le moral des policiers ?

— Non, je ne crois pas, car les policiers ont d’autres problèmes. Ce qui les a choqués, malgré tout, est de constater la différence de traitement. Ils peuvent se retrouver mis en cause par une saisine en ligne auprès de l’IGS, par un citoyen qui estime avoir été malmené, ce qui signifie pour eux auditions administratives et éventuellement suspension. Quand Benalla usurpe la fonction de policier et « joue à la police » dans une manifestation, ce qui est inadmissible, il n’est pas sanctionné ! Il ne fait d’ailleurs pas grand mal aux manifestants et l’on voit qu’il n’est pas un professionnel du maintien de l’ordre : il n’arrive pas à mettre au sol le gars qui se rebelle. L’affaire qui a véritablement marqué les policiers reste l’affaire Théo, véritable manipulation des associations et des médias pour salir la police. Yann Moix a accusé alors la police d’être raciste, agressive, d’être la plus violente d’Europe – sur quoi se basait-il pour dire cela ? C’est l’idéologie de la gauche, extrêmement corrosive. En réalité, des bavures et des dérapages, il n’y en a pas.

— Restons avec Yann Moix qui a parlé tout récemment des policiers qui ont peur, qui « chient dans leur froc ». Votre avis ?

— Les policiers, dans leur majorité, n’ont pas peur de prendre des coups en allant dans les cités. Leur plus grande peur est, à la suite d’une intervention, de se retrouver suspendu, mis en examen, incarcéré.

— C’est d’ailleurs toute la perversité des propos de Yann Moix, qui est le premier à vouloir que des policiers soient condamnés : il instille lui-même cette peur.

— Bien sûr. J’ajoute que dans l’affaire Benalla les gauchistes sont montés au créneau, non par respect pour la police, évidemment, mais par « sacralisation » du manifestant, intouchable à leurs yeux. Ce n’est évidemment pas notre position. Les gauchistes ne sont pas seuls en cause, voyez le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza, ancien commandant de police, ancien syndicaliste policier, supposé « de droite » : il a pris fait et cause pour Théo ! Au mépris total de la présomption d’innocence de nos collègues. La finalité des forces subversives est de détruire notre nation, quoi de mieux pour cela que d’empêcher la police et l’appareil judiciaire de mener à bien leurs tâches ?

Propos recueillis par Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 1er octobre 2018

Suicides dans la Police : « Le malaise est profond » dans les rangs

26/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Les policiers manifestaient mardi 25 septembre 2018 place du Palais Royal (Paris 1er) pour attirer l’attention sur l’épidémie de suicide dans les rangs des fonctionnaires.

Rassemblés sous la bannières Unité SGP-Police F.O., certains ont simulés un suicide collectif.


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[VIDEO] “C’est de la haine, il n’y a pas d’autres mots” : des policiers racontent leur relation avec la population française

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Général Soubelet : «violences contre la police : les mots ne suffisent plus»

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Des policiers devenus islamistes

14/10/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Si la pratique d’une religion est tout à fait possible pour un policier, il n’est cependant pas tolérable qu’elle puisse nuire à son métier, voir qu’elle rende le gardien de la paix potentiellement dangereux.
C’est à cet effet qu’a été créé en 2015 le FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).
Aujourd’hui, ils seraient « une trentaine » à faire l’objet d’une attention particulière. Une « cellule spéciale » de l’IGPN (la police des polices), créée en 2016, est chargée de les surveiller de près. Il s’agit aussi d’aider les chefs de service à identifier « les pratiques religieuses des agents qui sont incompatibles avec l’exercice de leur mission » ou qui « heurtent le principe de neutralité et de laïcité du service public », tout en respectant le droit des fonctionnaires d’exercer leur religion.

Comment faire pour déceler la radicalisation ?

Pour cela, il est nécessaire d’appliquer une certaine surveillance sur les forces de l’ordre, d’anticiper. Il ne s’agit donc pas de retirer des responsabilités à un fonctionnaire sous prétexte qu’il mange hallal, mais de trouver des critères objectifs de radicalisation. Aussi, sur les trente fonctionnaires suspectés, une vingtaine, d’entre eux présentent une « pratique religieuse un peu dérangeante » et une petite dizaine se trouvent en contact avec des réseaux salafistes identifiés.

Quelles sont les possibilités légales suite aux soupçons qui s’exercent sur ces policiers ?

Les dispositions de la justice sont en pleine évolution sur ce sujet, dans le cadre du projet de loi antiterroriste. Le gouvernement a déposé un amendement début septembre à l’Assemblée, qui demande que l’on puisse rapidement muter, voire radier les fonctionnaires chargés de missions de sécurité, si une enquête administrative conclut à leur radicalisation. Seront concernés les policiers, gendarmes, militaires, douaniers et le personnel pénitentiaire.

Attaque de Viry-Châtillon: les policiers en colère se fédèrent en association

14/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Près de deux mois après l’attaque de policiers à Viry-Châtillon, qui avait lancé un vaste mouvement de grogne dans la police, quelques centaines de fonctionnaires ont de nouveau manifesté mardi 13 décembre au soir à Paris.

Ils se sont rassemblés sur l’esplanade des Invalides derrière une banderole proclamant : “Policiers en danger, soutien aux forces de l’ordre, citoyens avec nous.”

Les contestataires, qui agissent hors de tout cadre syndical ou politique, se sont regroupés au sein de l’association Mobilisation des policiers en colère (MPC) et ont pu déclarer pour la première fois légalement leur rassemblement.



Police : présumés coupables

Cela s’est passé vendredi soir dans la banlieue de Grenoble. A la suite d’une querelle entre voisins, les policiers sont appelés pour maîtriser un individu aviné. A l’arrivée des forces de l’ordre, le forcené a brandi une machette, puis a « sorti une arme de derrière son dos », a expliqué le procureur de la République. C’est alors que, menacés, les policiers ont fait feu tuant cet homme de 52 ans. Une autopsie a été ordonnée « pour déterminer la trajectoire » afin de savoir quelles balles ont été mortelles et donc par quels tireurs il a été touché. Car c’est la police qui est en accusation. En effet, les policiers ont été aussitôt mis en examen, gardés à vue pendant dix-sept heures avant d’être libérés, l’enquête, confiée à l’IGPN continue.

Il s’avère que l’arme braquée sur les membres des forces de l’ordre était un pistolet d’alarme, or la riposte l’a été avec de vraies balles, en conséquence elle était « disproportionnée », d’où la mise en examen pour « homicide volontaire ». Ils auraient dû voir qu’il s’agissait d’un pistolet d’alarme, et, pour cela, s’arrêter quelques instants afin de l’examiner, l’arme, et se rendre compte ainsi qu’elle n’était pas létale. Imaginons qu’ils l’aient fait et que ce fût un vrai revolver, que l’homme ait tiré : combien de policiers morts ou blessés ? Dans ce cas, on aurait vu le ministre de l’Intérieur les décorer à titre posthume, étreindre la veuve, consoler les enfants en leur disant qu’ils peuvent être fiers de leur père. Mais voilà, ils se sont défendus ! Alors c’est le grand jeu et le ballet des inspecteurs et des magistrats, la garde en vue, l’enquête, des heures d’interrogatoire ! Quand on brandit une machette, ce qui trahit une intention belliqueuse, puis un pistolet, les policiers ne doivent pas se sentir menacés ? « Lorsque, collectivement, cinq policiers, qui sont face à un individu dangereux, tirent en même temps, c’est qu’ils n’ont aucun doute sur le fait qu’il va faire usage de son arme et qu’il va tirer sur l’un d’entre eux », a déclaré le secrétaire général du syndicat de police FO. « C’est de l’ordre d’une fraction de seconde. Les policiers sont dans un état de stress et de vigilance absolue dans ces situations. La légitime défense était proportionnée et simultanée, en riposte », a ajouté le syndicaliste. Cela semble évident, sauf pour la justice.

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Crise de la police : il faut réarmer pénalement la France

29/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Mercredi 26 octobre, deux manifestations de policiers étaient organisées : l’une par les syndicats de police, l’autre sans ces syndicats.
Boulevard Voltaire était présent à cette seconde manifestation, qui se déroulait devant l’Assemblée nationale, et a rencontré ces policiers qui contestent ceux qui sont censés les défendre. Quelques élus étaient présents et ont bien voulu répondre à notre micro.



Manifestation des Policiers à Paris par bvoltaire

La police ne se couche pas

Le mai 68 des policiers, comme l’ont titré nos confrères de Riposte Laïque, fait peur au gouvernement. Avec ce sentiment que plus personne ne contrôle la base. Assumant d’être dans l’illégalité parce qu’il n’y a plus le choix, affranchi des ordres des syndicats (le mouvement est beaucoup plus politique que social) défiant leur hiérarchie (l’image de la voiture du DGPN Jean-Marc Falcone traversant la foule sous les huées et les sifflets, aux cris de « démission », c’est du jamais vu) quelle va être la prochaine étape ?

En juin dernier, après l’égorgement à leur domicile des policiers de Magnanville et la prise d’otage de leur fils de trois ans, lors de l’hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, l’hostilité des policiers dans leur douleur, était palpable. Personne n’a oublié l’image forte de ce gardien de la paix appuyé sur des béquilles refusant ostensiblement de serrer la main de Hollande, Valls et Cazeneuve. Il a fait ce jour-là ce que tous ses collègues avaient envie de faire. Plusieurs mois après, alors que le gouvernement les a laissés se faire passer à tabac, harceler, blesser parfois grièvement en toute impunité pendant des semaines par les milices antifas en plein état d’urgence, rien n’a changé : les petits barbares issus de l’immigration brûlent les flics dans leurs voitures en bloquant les portières. Les 15 agresseurs n’ont toujours pas été retrouvés.

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Policiers en colère : “Viry, c’était prévisible”

24/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Après une semaine de manifestation nocturnes suite à la violente agression au coktail molotov dont ont étés victimes leurs collègues à Viry-Châtillon il y a quinze jours, une centaine de policiers se sont rassemblés devant la mairie d’Evry, accompagnés pour certains de leur familles afin de montrer qu’il y a “des hommes derrière l’uniforme”.



Policiers en colère : "Viry c'était prévisible" par leparisien

Aux grands maux de la police, les gros mots de Cazeneuve

Source : Boulevard Voltaire – “Aux grands maux de la police, les gros mots de Cazeneuve “

Ce ne sont pas les mesures annoncées par Cazeneuve qui seront de nature à rassurer les forces de l’ordre.

Sur fond de nouvelles attaques – à Vénissieux, notamment, où plusieurs dizaines d’émeutiers ont attaqué une patrouille de police -, le ministre de l’Intérieur recevait les syndicats de police. Dans le même temps, d’autres rassemblements de policiers se tenaient un peu partout en France, comme pour exprimer leur refus de voir leur message récupéré, craignant, sans doute à juste titre, qu’il ne soit ni compris ni suivi d’effets.

Particulièrement encadré au sein de la police nationale, le dialogue social est, et a toujours été, solidement tenu par les syndicats et l’administration. Les occasions de voir « la base » s’exprimer directement ont été extrêmement rares, ce qui confère aux événements que nous vivons actuellement une réelle gravité.

N’en déplaise à la haute hiérarchie policière et administrative, cette gravité ne réside pas dans la forme que revêt cette action. Elle réside dans le contenu d’un message qui explique, sans détours et sans intermédiaires, les préoccupations et les peurs ressenties par celles et ceux qui, tous les jours, mettent leur vie en danger.

Leurs préoccupations concernent l’avenir d’un pays dont ils sentent bien que le pouvoir politique a perdu le contrôle. Elles visent, également, les faiblesses d’une hiérarchie qui n’assume plus ses responsabilités, car tenue aux ordres d’un gouvernement en pleine dérive. Elles signifient, enfin, l’état de délabrement organisationnel d’une corporation en perte totale de confiance en elle même, et en ceux qui la dirigent.

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Police : la contestation enfle

Ils partirent plusieurs centaines de la place du Trocadéro pour arriver plus d’un millier devant les grilles de l’Elysée.

Les policiers se sont encore une fois rassemblés jeudi soir pour exprimer leur ras-le-bol. « Descendre dans la rue ? Ça nous travaillait depuis un certain temps », me glisse une policière affectée à Nanterre. « Cazeneuve et Falcone [ndlr : directeur de la police nationale] sont complètement déconnectés de la réalité, je les invite à aller sur le terrain. Ils ne se rendent pas compte, la guerre civile, on est en plein dedans ! »

Les collègues rassemblés ont d’autres projets pour leurs supérieurs hiérarchiques. Ils réclament purement et simplement leurs démissions. En direction de la place de l’Etoile, le cortège enchaîne les slogans : « Falcone t’es foutu, la police est dans la rue. » Et les policiers d’entonner La Marseillaise sous les fenêtres des gens saluant le cortège. « Les citoyens avec nous », ont-ils appelé plusieurs fois. Certains sont venus leur apporter leur soutien, arborant une pancarte : « Gazé en 2013, mais pas rancunier », en référence aux répressions policières post-Manifs pour tous. A noter également le soutien de nombreux chauffeurs de taxi, organisant des navettes pour raccompagner gratuitement les policiers chez eux.

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Police : troisième « nuit debout »

Insultés, caillassés, tirés comme des lapins, brûlés vifs dans leur voiture par des « sauvageons »… Après deux nuits de manifestations spontanées – lundi sur les Champs-Elysées, mardi à Paris et en province –, les policiers se sont de nouveau rassemblés mercredi soir dans plusieurs villes de France pour dire leur ras-le-bol et exprimer leur soutien à leurs collègues de Viry-Châtillon.

Ainsi, à Paris, quelque 500 policiers se sont rassemblés pour une troisième « nuit debout » place de la République, au pied de la statue. Un rassemblement dans le calme au cours duquel ils ont entonné la Marseillaise et réclamé, du moins pour certains, la démission de leur ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve, tandis que d’autres se sont rendus à pied devant l’hôpital Saint-Louis où est hospitalisé leur collègue grièvement brûlé le 8 octobre à Viry-Châtillon, après avoir été empêchés de rentrer sur la place Beauvau par des gendarmes.

Idem à Toulouse, où une centaine de policiers se sont réunis devant le monument aux morts, et à Bordeaux où, là aussi, une bonne centaine de policiers se sont rassemblés devant le palais de justice.

Tandis qu’ils manifestaient une nouvelle fois leur colère, d’autres policiers étaient visés par une quarantaine de « jeunes » armées de cocktails molotov à Vénissieux, une banlieue particulièrement sensible de Lyon.

Des policiers oubliés par un gouvernement et une justice en pleine déliquescence qui préfèrent saluer le « sang froid » des policiers, invités à ne surtout pas se servir de leurs armes quitte à se faire lyncher ou tuer sans riposter, plutôt que de mettre hors course les racailles. Des policiers qui « veulent une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ».

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«Chaos» , «révolte» : la manifestation des policiers français vue de l’étranger

19/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’attaque au cocktail Molotov de Viry-Châtillon, des centaines de policiers ont décidé de manifester leur colère dans plusieurs villes en France. Un phénomène rare qui intrigue la presse étrangère.

The Daily Mail n’a pas hésité à évoquer un «chaos» provoqué par les policiers sur les Champs Elysées tandis que les journalistes d’Il Nord Quotidiano vont jusqu’à parler de «révolte».