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Ce ne sont pas les habitants qu’il faut reconquérir, ce sont les criminels qu’il faut éliminer, par Olivier Damien

Nos policiers (nationaux et municipaux), nos gendarmes et nos pompiers sont au bord de la rupture. Ils n’ont plus confiance. Ils portent encore les stigmates de « l’affaire Théo ».

Il semblerait qu’au lendemain de la présentation de la « nouvelle » police de sécurité du quotidien par le ministre de l’Intérieur, un certain nombre d’élus aient été déçus de n’avoir pas été retenus pour expérimenter ce dispositif. Il est vrai que c’était certainement une bonne occasion de voir arriver dans leurs villes quelques policiers supplémentaires – vraisemblablement ponctionnés ailleurs au détriment d’un autre élu -, et de recevoir quelques centaines de milliers d’euros dans le cadre d’une politique publique qui se révélera, au final, aussi inefficace que les autres. Il fallait donc passer en premier, avant que le dispositif, à brève échéance, ne meure de sa belle mort.

Ce sont donc 15 « quartiers de reconquête républicaine » qui ont été retenus pour 2018. 15 autres devraient venir s’ajouter en 2019. Oui, mais voilà, il se trouve que les 15 quartier ciblés cette année sont loin d’avoir été oubliés dans le passé. Ainsi retrouve t-on les quartiers « Gros Saule » et les » Beaudottes » à Aulnay-sous-Bois et Sevran, « le Neuhof » à Strasbourg, « Les Tarterêts » à Corbeilles-Essonne, « La Mosson » et « La Paillade » à Montpellier, « Les quartiers nord » à Marseille, « Ousse-des-bois » à Pau, ou « Le Mirail » à Toulouse. Et 7 autres villes qui ont déjà, au cours de ces dernières années, largement bénéficié des finances publiques sans que la moindre amélioration à la sécurité quotidienne n’ait été apportée. Il s’agit donc bien là d’un puits sans fond que le contribuable français s’apprête à alimenter à nouveau.

Mais au-delà de la gabegie financière qui s’annonce, c’est bien le cœur même de ce dispositif qui est contestable. D’abord, parce qu’il repose sur un constat volontairement erroné. Ainsi est-il décrit comme ayant vocation à réconcilier les habitants (de ces quartiers) avec leur police. Or, tout le monde sait que les policiers et les habitants ne nourrissent aucune animosité réciproque. Et comme le souligne le boxeur Patrice Quarteron, issu de ces quartiers, « que c’est une minorité bruyante et violente qui se fait entendre à la place des gens honnêtes, et que si un habitant ose parler à quelqu’un d’extérieur, son appartement va brûler« … « Ceux qui ne veulent pas d’emmerdes se taisent« . Et son constat est implacable : « Ces trafiquants font régner la terreur et beaucoup d’enfants ont peur. » Alors, il ne faut pas se tromper d’objectif. Ce ne sont pas les habitants qu’il faut reconquérir, ce sont les criminels qu’il faut éliminer, et ce combat ne se gagnera pas à coup d’opérations médiatiques.

Ensuite, parce qu’aujourd’hui, nos policiers (nationaux et municipaux), nos gendarmes et nos pompiers sont au bord de la rupture. Ils n’ont plus confiance. Ils portent encore les stigmates de « l’affaire Théo » qui a vu 4 policiers, à Aulnay-sous-Bois justement, que l’on savait dès le départ innocents des faits qu’on leur reprochait, lâchés par leur hiérarchie. Jetés aux chiens par les élus et le gouvernement, président de la République en tête. Une honte pour notre démocratie et notre République. Et c’est à eux que Macron, l’ancien ministre de l’Économie de Hollande, complice cette trahison, demande un « profond changement de méthode » ?

Mais ne serait-ce pas plutôt à tous ces donneurs de leçons de changer de méthodes ? D’assumer enfin les responsabilités pour lesquelles les Français les élisent. D’avoir le courage de défendre les plus faibles contre les terroristes et les délinquants. De soutenir en toutes circonstances leurs policiers et leurs militaires. De cesser enfin, de gaspiller l’argent public pour des causes perdues d’avance du fait de leur lâcheté. Là serait sans doute la vraie réforme à entreprendre !

Gabriel Robin

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La police de sécurité du quotidien : nouveau gadget de communication ou réel outil de sécurité au service des Français ?

09/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté hier la police de sécurité du quotidien (PSQ)

« C’est surtout une méthode de travail, un nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces », s’est félicité le ministre dans un entretien au Monde. D’ici à janvier 2019, trente quartiers « difficiles » (comprendre ethniques) bénéficieront ainsi de « moyens supplémentaires » – un renfort de 15 à 30 policiers pour chacun d’eux. Evoquant Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Mirail à Toulouse, La Neuhoff à Strasbourg, ou encore les quartiers nord de Marseille, Gérard Collomb a parlé de « reconquête républicaine » (sic), allusion non dissimulée à l’ouvrage collectif « Les territoires perdus de la République », publié en 2002 – comme le temps passe… –, sous la direction de l’historien Georges Bensoussan

La PSQ était une promesse électorale d’Emmanuel Macron

Le président de la République avait présenté cette PSQ comme une « nouvelle référence en matière de sécurité publique ». Beaucoup d’élus et de policiers s’interrogent quant à eux sur l’impact réelle de cette innovation, ayant en tête l’échec de la « police de proximité » décrétée en 2002 sous Jospin. A l’approche des présidentielles de 2002, le gouvernement socialiste de l’époque s’était fait un devoir de paraître à l’écoute du « sentiment d’insécurité » des Français. Mise en place à moyens constants, et donc dans la logique « comment déshabiller Paul pour habiller Pierre », cette « police de proximité » s’était soldée par un échec retentissant. Sans doute conscient de cette objection, le ministre Collomb a assuré que la PSQ serait gagée sur une augmentation réelle des moyens. Attendons de voir

La zone gendarmerie n’est pas oubliée

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de renforts. Avec la diffusion d’une migration de masse sur l’ensemble du territoire, les zones rurales connaissent en effet une explosion de la délinquance et de la criminalité. Une réalité semble-t-il prise en compte par le pouvoir.