Instrumentalisation de l’immigration : la capitulation de l’Union européenne

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Les flux migratoires ont pris une ampleur considérable en ce début de 21ème siècle. Les pays européens sont particulièrement vulnérables : le manque de contrôles aux frontières et un arsenal juridique favorable permettent en effet à de nombreux migrants clandestins d’entrer en Europe et de s’y maintenir. Les dirigeants de certains pays tiers l’ont bien compris et utilisent l’ouverture intermittente de leurs frontières pour faire pression sur les États européens et sur l’Union européenne.

Pourtant, en dépit de l’usage répété de ce nouveau moyen de pression, l’Union européenne multiplie les obstacles aux mesures permettant aux pays européens agressés de se défendre. L’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe pourrait bientôt changer la donne.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires

Les différents aspects de l’instrumentalisation des flux migratoires par des pays tiers à l’U.E. abordés dans le présent article sont les suivants :

1- L’instrumentalisation des flux migratoires, une nouvelle forme de conflit ;
2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante ;
3- L’instrumentalisation des migrants, une stratégie payante ;
4- Le droit au service de l’immigration clandestine ;
5- De nombreux pays européens ont renoncé à faire respecter leurs frontières ;
6-Les évolutions envisagées dans le cadre du pacte européen sur l’asile et les migrations : un cautère sur une jambe de bois ;
7- Un motif d’espoir : l’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe.

1- L’instrumentalisation de l’immigration, une nouvelle forme de conflit

L’instrumentalisation des flux migratoires s’inscrit dans le contexte de l’émergence de nouvelles formes de conflits (cyberattaques, sanctions économiques, etc.), communément désignées sous le terme de « guerre hybride ». Le centre d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides rattaché à l’OTAN décrit une menace hybride comme une action « coordonnée et synchronisée et ciblant délibérément les vulnérabilités des États et des institutions démocratiques. (Les guerres hybrides) sont conduites à l’aide d’un large éventail de moyens et conçues pour rester en deçà du seuil de détection et d’attribution. (…) L’objectif est de saper ou de nuire à une cible en influençant sa prise de décision au niveau local, régional, étatique ou institutionnel » (1).

Le conseil de l’Union européenne donne la définition suivante de l’instrumentalisation des migrants : « des situations dans lesquelles un pays tiers ou un acteur non étatique a (…) encouragé ou facilité le déplacement irrégulier de ressortissants de pays tiers vers (…) un territoire, afin que ceux-ci se rendent à la frontière extérieure des États membres ». (2)

Le mode opératoire consiste précisément à provoquer un afflux massif et soudain de migrants clandestins dans un pays donné, dans l’objectif – non revendiqué officiellement – de faire pression sur les autorités de ce pays en désorganisant sa capacité de riposte et en saturant ses capacités d’accueil, afin d’en obtenir un bénéfice.

2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante

La question migratoire est particulièrement sensible en Europe. Depuis le début des années 2010, l’immigration extra-européenne y a pris une ampleur considérable, amenant une partie non négligeable de l’électorat à voter pour des partis politiques prônant un coup de frein à l’immigration tant légale que clandestine (3). Dans ce contexte, l’afflux plus massif et brutal qu’à l’accoutumée de migrants dans l’un des pays de l’Union européenne est surveillé avec attention par nos dirigeants. Certains chefs d’État de pays tiers ont bien compris le bénéfice qu’ils pouvaient en tirer.

Les tentatives de déstabilisation des États européens par l’ouverture aussi brutale que temporaire des frontières aux migrants ont été nombreuses ces dernières années. On peut même dire qu’elles se multiplient, en dépit d’accords prévoyant un contrôle des départs des clandestins des pays qui utilisent un tel procédé. Nous n’en présenterons que six parmi les plus importantes.

Le 2 mars 2020, le président de la République turque, R.T. Erdogan, brandissait la menace de l’arrivée de millions de migrants en Europe en ouvrant ses frontières avec la Grèce (4). Quelques jours plus tard, le 7 mars, il mettait sa menace à exécution. Des milliers de clandestins se massaient à la frontière entre la Turquie et la Grèce et pour certains d’entre eux, affrontaient les forces de l’ordre grecques (5). Plusieurs experts en géopolitique s’accordent sur le fait que R.T. Erdogan a amené les migrants à la frontière grecque pour faire pression sur l’Union européenne afin que celle-ci soutienne – ou à tout le moins ne condamne pas – ses opérations militaires menées dans la période en Syrie.

Le 17 mai 2021, plusieurs milliers de migrants d’origine subsaharienne forçaient la frontière entre le Maroc et l’Espagne afin d’accéder au territoire de Ceuta, parfois en agressant des douaniers espagnols (6). Ces franchissements n’ont très certainement été possibles qu’avec le consentement tacite des autorités marocaines. Bien que non revendiquées officiellement, il s’agissait sans nul doute de représailles du gouvernement marocain, après que le gouvernement espagnol ait autorisé un leader du Front Polisario, militant pour l’autonomie du Sahara occidental, à se faire soigner en Espagne.

Suite au détournement le 23 mai 2021 par le gouvernement biélorusse d’un avion de la compagnie Ryan Air à Minsk afin d’arrêter un dissident politique, l’Union européenne a durci à partir du mois de juin de cette même année les sanctions à l’encontre de la Biélorussie impactant plusieurs secteurs de son économie.

La riposte des autorités biélorusses ne s’est pas faite attendre : elles ont rapidement organisé une offensive migratoire contre les pays voisins membres de l’Union européenne, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne. Des navettes aériennes ont ainsi acheminé depuis leur pays d’origine ou d’accueil (Turquie, Syrie, Irak, Liban, etc.) des milliers de migrants en Biélorussie, qui ont ensuite été poussés vers la frontière occidentale du pays. La réponse ferme des pays limitrophes et des démarches diplomatiques ont permis en fin d’année de « calmer le jeu » entre les parties concernées.

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La Gauche a-t-elle triomphé grâce à la violence ?

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Avocat fiscaliste et essayiste, Thierry Bouclier a écrit des romans et des biographies sur des personnalités telles que Pierre Drieu la Rochelle, Jacques Benoist-Méchin, Alphonse de Châteaubriant, Jean-Louis Tixier-Vignancour et ADG. Son dernier livre, La Gauche ou le monopole de la violence, recense les événements de l’Histoire contemporaine qui ont permis à la gauche d’imposer son magistère moral à l’ensemble de la société, en dictant les règles et en fixant les interdits. Nous proposons ici quelques-uns des thèmes évoqués dans l’ouvrage.

Le clivage gauche-droite

Le 28 août 1789, au moment de se prononcer sur l’attribution d’un droit de veto au roi Louis XVI, les députés de l’Assemblée constituante se séparent en deux parties antagonistes situées respectivement à gauche et à droite.

Ce clivage existe encore aujourd’hui et reste marqué par les mythes de la Révolution. La gauche est censée incarner la lumière, le bien et le progrès, ce qui lui permet de relativiser les massacres commis lors de la Révolution et de la Commune de Paris, voire même les crimes du communisme. Malgré leur turbulence, les multiples chapelles du gauchisme appartiennent également à cette grande famille du progrès.

À l’opposé, la droite et ses valeurs sont considérées comme le mal dont l’extrême droite, d’ailleurs assez rarement définie, représente la quintessence. En conséquence, la droite tente constamment de se racheter en faisant voter des réformes sociétales et en s’abstenant de remettre en cause les lois votées par ses adversaires.

L’antifascisme comme idéologie

Le terrorisme

Ce terme, dont l’acception a évolué, trouve son origine en 1793 dans le gouvernement par la Terreur, lorsque la Convention décide de voter la Loi des suspects. Selon Robespierre, la Vertu demeure impuissante sans elle.

De nos jours, les politiciens et les médias de gauche tentent d’instrumentaliser chaque attentat terroriste en désignant la responsabilité de « l’extrême droite ». En 2012, Mohamed Merah est ainsi décrit comme « un Blanc aux yeux bleus » avant son identification.

Lors de l’attentat commis en 1980 devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, les investigations s’orientent très vite vers la FANE, un groupuscule néo-nazi récemment dissous (des pistes plus sérieuses se porteront plus tard vers le Proche-Orient). De nombreuses manifestations se déroulent dans de nombreuses villes du pays pour dénoncer le « fascisme assassin ». Les grands journaux de gauche, les organisations antiracistes, BHL (déjà !) profitent de l’occasion pour attaquer violemment le Figaro Magazine qui a ouvert ses portes à Alain de Benoist et d’autres intellectuels du GRECE, ce qui conduit à leur éviction du journal.

Les médias, friands de complots d’extrême droite, se gardent également de communiquer les résultats des enquêtes qui innocentent leurs adversaires. L’affaire des « néo-nazis de Châteauroux » est emblématique : dix-sept ans de procédure, quatre-vingts personnes placées en garde à vue, vingt et une mises en examen et un jeune père de famille incarcéré. Selon la presse, un véritable arsenal composé de trois cents armes, dont soixante-quinze fusils mitrailleurs, a été saisi. En fait, celles-ci sont en vente libre dans les stocks américains. Les seuls objets sulfureux découverts se résument à une photographie de Léon Degrelle et un casque allemand de la Seconde Guerre mondiale. Ce fiasco judiciaire se solde par une condamnation à une amende de deux cents euros pour un fusil de chasse non déclaré. Les médias, qui ont pourtant largement relayé les poursuites initiales, n’en disent rien.

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Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

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Le tube politique de l’été c’est le pouvoir d’achat ; à ne pas confondre avec le pouvoir d’Aïcha comme disait l’humoriste Smaïn, dans l’un de ses sketchs. Le pouvoir d’achat voilà la préoccupation majeure des Français depuis l’élection présidentielle. C’est du moins ce que nous disent en boucle les instituts de sondage, les médias et les politiques, trop contents d’évacuer les sujets qui fâchent, notamment l’insécurité, le grand remplacement, l’OTAN ou le grand déclassement français. Avec la guerre en Ukraine, le pouvoir d’achat a donc permis de formater les élections présidentielle et législatives dans le sens souhaité par le Système.
Une tribune signée Michel Geoffroy,.

Pouvoir d’achat : de qui se moque-t-on ?

Emmanuel Macron a fait campagne sans programme mais avec un chéquier : des problèmes ? Hop, voilà des millions ! Les autres candidats ont promis eux aussi de sortir leurs chéquiers.

Et voilà qu’un gouvernement sans majorité s’empresse de présenter un projet de loi sur le pouvoir d’achat qui contiendrait 20 Mds de mesures.

Mme Borne ne peut faire autrement , il est vrai : pour survivre politiquement il lui faut faire du consensuel. Alors elle promet une « indemnité carburant », une aide alimentaire, une augmentation des pensions, des fonctionnaires, des prestations sociales, un relèvement des bourses, une baisse des cotisations sociales des indépendants, la fin de la redevance de l’audiovisuel, de moindres hausses de loyer, une augmentation de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ….

Qui dit mieux ? Finalement le pouvoir d’achat c’est facile : il n’y a qu’à promettre. Le Bloc Populaire sera content.

Mais de qui se moque-t-on ? Des Français bien sûr.

Comment financer ces promesses ?

D’abord comment ces promesses et ces annonces sont-elles financées, en admettant qu’il ne s’agisse pas du simple recyclage de mesures déjà actées, une pratique habituelle des gouvernements, consistant à faire du neuf avec du vieux ?

Durant la campagne présidentielle, Eric Zemmour avait pourtant averti : méfiez-vous de ceux qui promettent de vous verser des chèques, car c’est votre argent en réalité qui les financera ! Car l’argent magique n’existe pas.

Nous y sommes.

Car s’il s’agit bien en effet de dépenses nouvelles pour le budget de l’État, les comptes sociaux ou les établissements publics, alors il faudra les financer soit en réduisant d’autres prestations, soit en augmentant les prélèvements publics. Comme la France est déjà le premier pays de l’OCDE pour le poids de l’impôt, les contribuables potentiels apprécieront.

Soit on financera en augmentant une nouvelle fois la dette publique qui atteint déjà 2900 Mds € -un détail bien sûr-ou par création monétaire, comme le fait si bien la BCE, puisque la valeur de l’euro est au plus bas depuis 20 ans.

En d’autres termes l’impôt, les taxes, la CSG ou l’inflation auront tôt fait d’effacer les effets mirifiques du projet de loi sur le pouvoir d’achat que nos parlementaires vont certainement voter avec entrain.

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Face à l’échec du principe de laïcité : l’impératif d’identité, par Bruno Mégret

Bruno Mégret

Le discours officiel tenu sur l’immigration, l’islam et l’intégration repose essentiellement sur le principe de laïcité. Une antienne laissant à croire que l’antagonisme séparant l’immigration extra-­européenne du peuple français se réduirait à cette notion et que tous les problèmes liés au fameux « vivre ensemble » seraient résolus si les immigrés se ralliaient à cet étendard.
Par Bruno Mégret, polytechnicien, haut fonctionnaire, essayiste.

Rien n’est plus faux. Car, s’il n’est pas question ici de contester le concept de laïcité qui instaure la séparation des églises et de l’État, concept qui appartient à notre patrimoine philosophique depuis des lustres, force est cependant de constater qu’il se révèle totalement inopérant pour clarifier les enjeux liés aux questions migratoires. Le discours sur la laïcité présente en effet trois failles majeures.

Immigration : le principe de laïcité est néfaste et inopérant

La référence à la laïcité conduit d’abord les acteurs du Système à placer toutes les religions sur un pied d’égalité. Une pratique qui assure à l’islam, présent sur notre sol depuis quelques décennies seulement, une promotion extraordinaire le hissant au même niveau que le christianisme, lequel a façonné notre civilisation pendant près de quinze siècles. De ce point de vue, le discours officiel sur la laïcité apparaît donc néfaste puisqu’il conduit à pénaliser notre identité tout en favorisant celle des nouveaux venus.

Ensuite, la laïcité s’avère être un instrument doctrinal difficile d’emploi quand on en vient à vouloir l’appliquer aux réalités concrètes. Le burkini est-­il ou non conforme au principe de laïcité ? Le débat ne cesse d’être rouvert. S’agissant du voile à l’école, les textes qui l’interdisent ne le nomment même pas explicitement, utilisant à la place la formule « signes religieux ostentatoires ». En vérité, le principe de laïcité est inopérant et laisse donc d’innombrables polémiques s’instaurer à propos de chaque nouvelle manifestation publique de l’identité musulmane. Une confusion qui est d’ailleurs largement exploitée par les activistes islamiques et qui, de surcroît, discrédite largement le discours officiel.

Enfin, la laïcité n’est pas une thématique qui pousse à l’adhésion, au rassemblement et à la cohésion autour de notre nation. Expliquer aux jeunes musulmans que la France se résume aux valeurs de la République et principalement à la laïcité est une aberration qui ne peut susciter que l’indifférence, le rejet, voire le mépris. Notion abstraite et incompréhensible pour beaucoup, la laïcité ne peut pas servir de creuset pour transformer les immigrés en Français à part entière.

Le discours officiel fondé sur la laïcité ne peut donc conduire qu’à l’échec. Un échec qui d’ailleurs est aujourd’hui patent. Aussi faudrait-­il adopter un discours radicalement différent fondé, lui, sur le concept d’identité. Celui-­ci permettrait d’asseoir quelques principes clairs que chacun pourrait comprendre et reconnaître comme légitimes, à défaut de les admettre.

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Une guerre civile menée contre les peuples indigènes d’Europe ?

Le suprémacisme blanc

Doctorant en philosophie et conférencier, Lucien Cerise défend des positions souverainistes hostiles à l’Union européenne (« qui n’a rien d’européenne », souligne-t-il) et à l’OTAN en s’inspirant d’idées provenant de philosophies politiques parfois opposées. Ses travaux l’amènent à s’interroger sur des concepts tels que la « gouvernance par le chaos » ou « l’ingénierie sociale » pour analyser les méthodes de manipulation et de contrôle social utilisées par les milieux politico-médiatiques en vue d’instaurer un « nouvel ordre mondial » tyrannique.
Dans son dernier livre, Le suprémacisme blanc – Peuples autochtones et Great Reset, il tente de déterminer les raisons pour lesquelles les quatre formes historiques de « suprémacisme blanc » se sont finalement soldées par autant d’échecs.
Une analyse signée Johan Hardoy.

L’homme malade du continent

Lucien Cerise dresse un constat dramatique sur la situation en Europe de l’Ouest, où une « épuration ethnique » contre les populations d’origine est en cours, « organisée au plus haut niveau du pouvoir par d’autres Blancs, au moyen de non-Blancs », les sociétés d’accueil se contentant de subir plus ou moins consciemment leur propre disparition quand elles ne vont pas jusqu’à la désirer.

Une « guerre civile » est ainsi menée contre les « peuples indigènes d’Europe » en vue d’aboutir à leur substitution démographique. À cette fin, les tenants du « capitalisme décroissant », soit « l’alliance de la ploutocratie et du gauchisme sociétal », soutiennent l’immigration et la natalité immigrée, tout en encourageant les autochtones à adopter un mode de vie défavorable à leur reproduction en promouvant une culpabilisation de masse et une mentalité « ethno-masochiste » parmi eux.

L’anti-racisme officiel ne cherche pas à protéger les populations d’origine étrangère mais à promouvoir un schéma essentialisé où celles-ci sont d’emblée considérées comme des victimes tandis que le rôle de bourreaux est systématiquement attribué aux Blancs (le même stratagème est à l’œuvre avec le féminisme et l’homophobie).

L’Europe de l’Est connaît une situation différente en raison de l’inertie socio-culturelle héritée du bloc communiste, qui a protégé les populations de la société de consommation et du spectacle tout en leur épargnant une immigration non européenne de masse.

Différentialisme versus suprémacisme

Lucien Cerise est hostile au « suprémacisme racial » qui affirme l’existence d’une hiérarchie des valeurs entre les races et réduit les êtres humains à leurs caractéristiques génétiques. Par ailleurs, le suprémacisme se révèle tout à fait compatible avec « l’idéologie du marché global » et même avec ses prolongements transhumanistes lorsque ses tenants identifient techno-science et race blanche.

Il défend quant à lui une conception « ethno-pluraliste » non hiérarchisée, protectrice des différentes « communautés ethniques » et respectueuse de la « biodiversité humaine ». Il cite à cet effet la Déclaration sur les droits des peuples autochtones » adoptée à l’ONU en 2007, qui concerne les peuples du monde entier.

Les « nationalismes autochtones » doivent donc faire front pour lutter contre le projet de « Grand remplacement par l’intelligence artificielle, la robotisation et les chimères génétiques homme/animal » mis en œuvre par les partisans de la « Grande réinitialisation » et du « transhumanisme malthusien ».

Quatre incarnations historiques du suprémacisme blanc selon Lucien Cerise

La confédération sudiste et le Ku Klux Klan

Pendant la Guerre de Sécession, des loges maçonniques défendaient l’abolition de l’esclavage dans le Nord du pays tandis que leurs homologues sudistes soutenaient l’effort de guerre des États confédérés.

Après ce conflit, la franc-maçonnerie a encore joué un grand rôle lors de la création du Ku Klux Klan, puis à l’occasion de sa renaissance en 1915. Au-delà du goût du secret et du pouvoir, ces organisations partageaient une forte tendance au syncrétisme et associaient toutes deux, dans un bric-à-brac éclectique, des éléments judéo-chrétiens, néo-païens et anti-chrétiens.

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Les J.O. 2024 en Seine-Saint-Denis : une folie criminelle ?

JO 2024

C’est le 26 juillet 2024 à Paris que débuteront les prochains Jeux olympiques, dont nombre d’épreuves se dérouleront dans la Seine-Saint-Denis, où prendra place le fastueux « village des médias », édifié à Dugny sur l’Aire des vents qui accueillait autrefois la Fête de L’Huma et où seront logés plus de 2 000 journalistes venus du monde entier. Comment être sûr qu’à l’occasion de cette « grande fête du sport » l’on ne reverra pas l’invraisemblable chaos ayant régné le 28 mai dans l’enceinte et aux alentours du Stade de France, à Saint-Denis, avant et après la finale de la Ligue des champions remportée par le Real Madrid face à Liverpool ?
Une tribune signée Camille Galic.

Stade de France : Darmanin en flagrant délit de mensonge

Un mois, c’est le temps de la réflexion pris par Gérald Darmanin pour admettre, le 28 juin, que ce chaos n’était pas dû aux seuls supporters anglais, alors décrétés par lui ultra-violents et coupables d’une « fraude massive, industrielle et organisée de faux billets ». « Est-ce que le Stade de France aurait dû être mieux géré ? La réponse est oui. Est-ce que j’en ai une part de responsabilité ? La réponse est oui. Je m’excuse [sic] bien volontiers pour [re-sic] tous ceux qui ont subi cette mauvaise gestion », a en effet admis sur RTL le ministre de l’Intérieur.

Si grande soit sa mauvaise foi, il lui aurait en effet été difficile de maintenir que tout s’était passé pour le mieux dans le meilleur des mondes après les auditions menées par la commission d’enquête du Sénat et accablantes pour le pouvoir, pris par tous les témoins – spectateurs britanniques mais aussi espagnols ou représentants de l’Union des associations européennes de football, l’UEFA – en flagrant délit d’incapacité et surtout d’« effarant déni de la réalité » selon le mot d’Alain Finkielkraut. « Ce qui était censé être un week-end merveilleux à Paris s’est transformé en expérience terrifiante… Vos mensonges sans fin et vos faux récits n’ont fait qu’amplifier notre traumatisme. On ne les pardonnera jamais », avait ainsi exposé Ted Morris, président de l’Association des supporteurs handicapés de Liverpool, en enjoignant Gérald Darmanin « de retirer [ses] accusations sans fondement et d’avoir la décence de démissionner ». Ce que n’a évidemment pas fait le personnage qui, le 4 juillet, a été officiellement reconduit dans ses fonctions et promu numéro trois du gouvernement par Emmanuel Macron.

Au nombre de ces accusations infondées, « l’extrême violence » des visiteurs livipuldiens (alors que, les reportages l’avaient montré, beaucoup étaient venus en famille et que leur âge moyen dépassait la cinquantaine ; pas exactement des hooligans, donc) et le fait que « 30 000 à 40 000 d’entre eux » auraient été en possession de faux billets, évidemment refusés par les bornes d’accès électroniques avec pour conséquence une cohue contre laquelle la police avait dû déployer les grands moyens.

Or, devant les sénateurs, le représentant de l’UEFA a été formel : moins de 2 800 billets avaient été falsifiés, soit un dixième du chiffre avancé par Darmanin. D’où la cruelle conclusion de François-Noël Buffet, président de la commission des lois du Sénat, qui a présenté ses « excuses » aux Britanniques et demandé que justice soit faite : « Contrairement à ce qui a été dit ici même par le ministre de l’Intérieur, les supporteurs anglais n’ont pas été à l’origine des incidents. »

La Seine-Saint-Denis, territoire de non-droit

Passant ce léger détail par profits et pertes, celui qui a l’audace de se présenter comme « fils d’une femme de ménage » alors que sa mère est la concierge-intendante du siège de la Banque de France (où elle dispose d’un vaste et confortable appartement de fonction) a reconnu du bout des lèvres sur RTL que « s’il y a quelque chose qui s’est mal passé au Stade de France ce soir-là, c’est la lutte contre la délinquance », dont il s’est d’ailleurs bien gardé de préciser l’origine. Mais, là encore, les reportages et surtout les vidéos tournées par les visiteurs espagnols qui, comme les Anglais, en ont été victimes, sont édifiants. Les meutes de voyous qui, s’acharnant de préférence sur les femmes et les handicapés, les ont violentés et dépouillés, n’avaient rien d’européen. De même que les « jeunes » qui, escaladant les clôtures du stade et sautant bornes et barrières, avaient impunément occupé les tribunes auxquelles, brutalement refoulés par la police sur l’ordre exprès du préfet Didier Lallement, l’éborgneur des Gilets jaunes, les aficionados de Liverpool n’avaient pu dès lors accéder. Des méfaits que n’auraient pu commettre les racailles sans la complicité de certains stadiers, en grande partie originaires du « 9-3 » où est situé le Grand Stade.

Sur RTL, Darmanin a aussi convenu du « nécessaire changement d’organisation à faire ». En effet, cela urge, deux ans seulement nous séparant de la tenue des Jeux olympiques, notamment dans la Seine-Saint-Denis, Ce choix est-il judicieux ?

Le 15 février, le socialiste Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, lançait la plate-forme en ligne « Toutes et tous volontaires », « véritable outil de formation et de valorisation des compétences des Séquano-Dyonisien·ne·s » de 16 à 30 ans, invités à « adresser en avant-première leurs candidatures à PARIS 2024, avec l’ambition que plusieurs milliers de bénévoles des Jeux soient issu·e·s de Seine-Saint-Denis » sur les 45 000 participant à l’événement. « Afin d’encourager la réussite de ce dispositif, précise M. Troussel, le Département s’appuiera sur le soutien de ses partenaires locaux·ales, notamment sur les villes et leurs services jeunesse, sur les missions locales, les universités, les associations ou encore les clubs sportifs pour orienter les publics concernés et intéressés vers la plateforme “Toutes et tous volontaires”. »

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Immigration dans l’UE en 2021 : plus de demandes d’asile, moins d’expulsions

immigration migrants

Eurostat, le service de statistique de l’Union européenne, vient de publier les premiers chiffres de l’immigration issue de pays tiers dans l’Union européenne en 2021. Bien que partielles, les informations disponibles font ressortir que, si la crise sanitaire semble derrière nous, la crise migratoire ne cesse de s’amplifier. Plus inquiétant encore, alors que le nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’UE a fortement augmenté, les refus d’entrée sur le territoire de l’UE et les expulsions ne font que baisser depuis 2010.
Une analyse de Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Un panorama partiel

Les informations mises en ligne sur le site d’Eurostat ne permettent pas à ce jour de dresser un panorama complet de l’immigration issue de pays tiers (extérieurs à l’UE) dans l’Union européenne en 2021. En effet, les statistiques concernant l’immigration légale, tant en matière de flux (nombre de nouveaux titres de séjour délivrés, etc.) que de stock (nombre de ressortissants de pays tiers dans chaque pays européen) ne sont pour l’année 2021 pas encore disponibles. Seuls les chiffres de l’asile et de l’immigration clandestine ont été mis en ligne par le service de statistique de l’Union européenne.

Des demandes d’asile en forte hausse en 2021

Après une baisse ponctuelle en 2020, les demandes d’asile déposées dans les pays de l’Union européenne sont reparties fortement à la hausse en 2021. L’année dernière, 535 000 personnes ont déposé une demande d’asile dans les différents pays de l’Union européenne. Ce nombre est en progression de 118 000 par rapport à 2020. Il faut ajouter à ces chiffres les 86 500 nouvelles demandes d’asile déposées en 2021 par des migrants en ayant formulé une précédemment.

Les Syriens, les Afghans et les Irakiens comptent pour 40 % des demandes d’asile déposées dans les pays de l’UE. Le demandeur d’asile est surtout un homme (à 69 %), âgé de moins de 35 ans (à 80 %).

Les principales destinations des primodemandeurs d’asile sont l’Allemagne (148 200 premières demandes), la France (103 000) et l’Espagne (62 100). Le nombre de premières demandes d’asile en France indiqué par Eurostat apparaît sous-estimé car il ne reprend pas les 24 700 déposées hors guichet unique (GUDA) annoncées par le ministère de l’Intérieur français en début d’année 2022.

En 2021, 521 000 décisions ont été rendues en première instance dans l’UE à la suite d’une demande d’asile et 197 000 à la suite d’un recours. La France a rendu le plus grand nombre de décisions (137 000), suivie de très loin par l’Allemagne (80 600).

En première instance, 112 100 personnes ont obtenu le statut de réfugié, 63 000 la protection subsidiaire et 27 100 personnes ont obtenu un titre de séjour pour raison humanitaire.

La France a donné une réponse positive à 15 % des demandes d’asile en première instance instruites en 2021 et la protection subsidiaire à 10 % des demandeurs. Le constat à tirer de ces chiffres est clair : tant en France que dans les autres pays de l’UE, la grande majorité des demandes d’asile a été jugée injustifiée.

Les recours formés par les demandeurs d’asile déboutés ont permis en 2021 à 22 100 d’entre eux d’obtenir le statut de réfugié, à 18 100 d’entre eux la protection subsidiaire et à 24 900 d’entre eux d’obtenir un titre de séjour pour raison humanitaire. En France, le contribuable peut être remercié pour financer l’aide juridictionnelle qui permet de mener à bien nombre de ces procédures.

Le nombre de demandes d’asile en attente de décision était au 31 décembre 2021 particulièrement important en Allemagne (264 400), en France (145 200), et dans une moindre mesure en Espagne (104 000).

Ces chiffres permettent de constater une fois de plus l’attractivité du système d’asile en France, un pays qui, au regard de l’importance de sa population, attire bien plus les migrants que les autres pays européens. Il est vrai que, depuis son élection en 2017, le président de la République française, Emmanuel Macron, a considérablement augmenté les moyens humains et matériels pour faire face à la demande d’asile, ce qui, conjugué à une piteuse politique d’éloignement des déboutés, a entraîné un formidable appel d’air.

L’immigration clandestine en forte hausse

De nombreux signaux montrent que l’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne est en forte hausse. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020. Les statistiques des arrivées clandestines dans les pays du sud de l’Europe tenues par le HCR des Nations unies confirment également cette tendance. C’est dans ce contexte que, comme nous allons le voir, plusieurs pays d’Europe de l’Ouest ont choisi de baisser la garde en 2021.

En 2021, les forces de l’ordre ont dans les différents pays de l’UE interpellé 681 200 personnes en situation irrégulière. L’étranger en situation irrégulière est fréquemment un homme (à 87 % des cas), âgé de 18 à 34 ans (dans 54 % des cas). Les Syriens (79 800), les Algériens (56 800) et les Afghans (52 800) figurent parmi les nationalités les plus représentées parmi les clandestins interpellés en 2021.

La France est le pays qui a, lors de contrôles, interpellé le plus d’étrangers en situation irrégulière sur son territoire (215 000), suivi par la Hongrie (134 100) et l’Allemagne (120 300).

342 000 étrangers en situation irrégulière se sont vu signifier l’ordre de quitter le pays dans lequel ils se trouvaient. Le nombre d’exécution des notifications d’obligation de quitter l’un des pays membres de l’UE est le plus faible depuis… 2010 et s’établit à 82 700.

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Politique. Vers une coalition des vaincus autour de Macron, par Pierre Boisguilbert

Macron

On sait maintenant ce que le président Macron veut dire quand il parle de « partis républicains de gouvernement ». Pour lui, il s’agit des partis qui ont été désavoués par leurs électeurs.

Le mépris de Macron

Cela inclut donc sa propre formation et ses alliés, les vaincus du PS et ceux des LR avec peut-être au passage quelques communistes qui ne peuvent pas avoir de groupe parlementaire et quelques écologistes pour faire joli. Sont donc exclus les deux partis qui ont remporté les élections en progressant en nombre de suffrages et d’élus.

Pas d’insoumis, pas de RN.

Macron, si pointilleux sur le résultat de la présidentielle qui donne la légitimité suprême, préfère donc Hidalgo, moins de 2 %, et Pécresse, moins de 5 %, plutôt que Le Pen et Mélenchon, à plus de 40. On ne peut être plus clair sur la volonté de ne pas tenir compte du vote des Français.

C’est donc Élisabeth Borne reconduite dans la durée avec une mission d’élargissement de la majorité qui va devoir rallier les défaits aux vaincus. Elle n’aura sans doute pas de mal à trouver quelques républicains prêts à sauver la France pour une petite voiture avec chauffeur et fanion. Copé est candidat, Estrosi et Muselier aussi, il y en aura d’autres. Il y aura Ménard qui a entamé depuis quelques mois un « en marche » vers En Marche assez spectaculaire au niveau des renoncements multiples au vote de ses propres électeurs.
À gauche, ce sera plus difficile. Car il y a la peur de Mélenchon. Le communiste y serait bien allé, mais il hésite. Les écolos, eux, n’ont peur de rien, même plus de la réouverture des centrales à charbon ; donc, faute de sauver la planète, ils pourraient contribuer à sauver la minorité présidentielle.

Hystérie sociétale

Quant à Renaissance, elle a trouvé un moyen d’être majoritaire. Faire entrer dans la Constitution le droit à l’avortement. La formation macroniste a surfé sur l’hystérique indignation médiatique après l’interdiction aux USA de l’avortement au niveau fédéral, donnant la liberté de légiférer sur le sujet à chaque État fédéré. Le problème en France ne se pose pas et la Constitution n’est pas faite pour ça. L’initiative a peu de chance d’aller au bout et ça ne changerait rien. Mais peu importe, cela montre qu’il y a une majorité en France, c’est la majorité sociétale. Elle peut aller parfois presque à l’unanimité avec le RN. Le plus souvent cependant, c’est une majorité qui va de Macron à Mélenchon. Dans un contexte de crise politique, et peut-être sociale, le gouvernement va être tenté de détourner l’attention sur tout ce qui touche à la vie privée et sexuelle des Français. C’est un vrai danger pour ceux qui sont défavorables à un endoctrinement Netflix de la jeunesse et à la discrimination de ceux qui ne sont pas soumis aux minorités.

La tentation de Macron va être grande de faire du sociétal plutôt que du social et du politique. Il lui faudra cependant passer le cap du nouveau gouvernement et du vote de confiance ou plutôt du rejet d’une motion de censure. Comme les insoumis et consorts ne veulent pas du vote RN, Élisabeth Borne a peu de soucis à se faire. Son nouveau gouvernement pourra prendre la mer, avec cependant dès le départ un côté canots de sauvetage du Titanic. Le radeau des désavoués aura du mal dès le premier récif.

Tribune reprise de Polémia

Succès du RN : le Système a perdu une bataille, mais pas la guerre, par Michel Geoffroy

succès RN

Ce devait être la martingale infaillible : pour la présidentielle, un duel Macron-Le Pen conduisant la gauche extrême à voter pour le premier afin de « faire barrage » à la seconde. Et pour les législatives, la même gauche en repoussoir pour effrayer le bourgeois et présenter Ensemble comme un recours. Las, il suffisait de regarder les mines réjouissantes des médiacrates, dimanche soir, pour se douter que cette belle manœuvre avait échoué.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Non seulement la NUPES n’atteint pas du tout les scores mirifiques que nous promettaient les instituts de sondage – ce qui démontre en passant le caractère hautement « scientifique » de leurs travaux ! – mais avec 89 élus, le RN enregistre une progression sans précédent.
Au point que le Président Macron ne dispose pas de la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale et se retrouve de fait dans une situation de cohabitation non-désirée, obligé de constituer des alliances de circonstance, comme au bon vieux temps de la quatrième république.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Les astrologues médiatiques tombés dans un puits

Trop occupés à faire la promotion de la NUPES, les médias mainstream (plus de 50 % du temps de parole donnés aux candidats NUPES sans que cela ne gêne l’Arcom !) et les instituts de sondage ont en effet totalement sous-estimé deux phénomènes :

– d’une part, la très grande déception, pour ne pas dire plus, de l’opinion devant la réélection d’Emmanuel Macron, le gendre de moins en moins idéal ;
– d’autre part, l’inquiétude que suscitait la perspective d’un second mandat sans aucun contrepoids politique. Inquiétude renforcée par le ralliement ostensible d’Emmanuel Macron au camp des bellicistes anglo-saxons et par son indifférence affichée aux conséquences catastrophiques des sanctions antirusses.

Les experts de plateaux télé ont aussi négligé que la diabolisation de Reconquête avait aussi servi l’image du RN et que si l’union de la droite ne se faisait pas au niveau des états-majors, elle pouvait se faire dans les urnes. Il est d’ailleurs probable qu’une alliance RN-Reconquête au premier tour des législatives aurait amplifié la débandade des candidats macroniens, globalement dépourvus d’implantation locale réelle.

Raison garder

La belle percée électorale du RN, malgré tous les obstacles placés sur sa route, témoigne de son implantation populaire. Elle confirme aussi qu’en politique le désespoir absolu est bien la sottise absolue.

Mais il faut cependant raison garder.

D’abord l’histoire parlementaire abonde d’exemples où de braves gens, élus sous une étiquette de rupture, ont été vite digérés par le régime. Ce fut notamment le cas des élus poujadistes sous la IVème république[1].

Sur ce plan la gauche échappe généralement à ce péril car elle est plus motivée idéologiquement et plus disciplinée.
Le RN, dont l’expérience parlementaire est limitée, va donc devoir faire preuve de vigilance et de compétence afin d’éviter cet écueil.

La France ingouvernable, vraiment ?

Ensuite, il faut relativiser une victoire électorale parce que l’Assemblée nationale a tout simplement perdu l’essentiel de ses pouvoirs au 21e siècle. Nous ne sommes plus en 1958 ni même en 1981 !
Les médias nous abreuvent de titres selon lesquels la France serait devenue « ingouvernable » depuis le 19 juin. Quelle plaisanterie !

La France va au contraire continuer d’être gouvernée par la Commission Européenne – qui fixe chaque année nos grandes orientations de réformes –, par la BCE, par l’OTAN, par le pouvoir judiciaire (non élu…), par les lobbies, les ONG ou les dirigeants des grandes entreprises mondialisées.

Face à tous ces vrais pouvoirs, notre parlement – dont l’essentiel de l’activité législative consiste, il faut le rappeler, à retranscrire des directives bruxelloises – compte les coups, en simple spectateur. Même ses pouvoirs de contrôle sont incapables de rivaliser avec eux et sont de toute façon très inférieurs à ceux des parlements étrangers, notamment anglo-saxons.

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Immigration, climat, Euro… Entretien avec Joana Cotar, députée allemande de l’AfD

AfD Joana Cotar

En Allemagne, l’AfD (Alternative für Deutschland) est un parti qui s’oppose notamment à l’immigration massive. Nicolas Faure, essayiste et traducteur (à ne pas confondre avec Nicolas Faure d’I-Média et Sunrise !) s’est entretenu avec Joana Cotar, l’une des députées de ce parti.

De la dictature communiste à l’AfD

Fille d’une mère allemande et d’un père roumain, Joana Cotar est parlementaire à l’AfD et manager événementielle. Elle a passé les premières années de sa vie en Roumanie. En 1978, sa famille a fui le régime communiste de Ceauşescu pour se rendre en Allemagne. Après avoir obtenu son baccalauréat au Burggymnasium de Friedberg, elle a suivi des études de sciences politiques et de germanistique à Mannheim de 1993 à 1999. Alors étudiante, elle a adhéré un temps à la CDU, au comité local de Mannheim-Schwetzingerstadt/Oststadt.
Comme la plupart des membres de son parti, Cotar désapprouve la politique d’accueil des réfugiés du gouvernement fédéral et demande la fermeture des frontières du pays aux migrants. Elle a soutenu dans le passé la CSU dans sa revendication d’un seuil maximal fixé pour les demandeurs d’asile et déplore que le parti s’en soit finalement rétracté.
Elle répond ici à nos questions de politique générale.

Un parti d’opposition surveillé par le renseignement intérieur

Nicolas Faure :
Madame Cotar, lorsque l’on essaie de rechercher des articles ou des informations sur des moteurs de recherche comme Google, si l’on écrit AfD, en France comme en Allemagne, le premier mot qui apparaît est celui d’ « extrême droite« . Que pensez-vous de ce terme péjoratif et insultant qui est si souvent attribué à l’AfD ?

Joana Cotar : Je n’associe pas ce mot à mon parti. Nous sommes fermement attachés à l’ordre fondamental libéral et démocratique et nous l’avons formulé sans équivoque dans notre programme de base, le Grundsatzprogramm. Et pourtant, on se rend compte que l’Allemagne est le seul pays démocratique au monde dans lequel un parti d’opposition est surveillé par le service du renseignement intérieur dépendant du gouvernement. C’est à mes yeux un abus de pouvoir et une instrumentalisation politique inadmissible des autorités. C’est précisément contre cela que nous nous élevons et que nous nous battons. Malheureusement, la boue que l’on jette sur nous finit toujours par nous retomber dessus. C’est ainsi que s’explique le résultat de la recherche sur Google que vous évoquez.

L’AfD et l’Euro

Nicolas Faure : L’ AfD semble voir dans l’instauration de l’Euro comme monnaie unique une erreur fondamentale, et demande de mettre fin à cette expérience malheureuse. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Joana Cotar : L’erreur fondamentale a été de faire coexister dans une même zone monétaire des régions économiques de puissance différente. Cela a bien fonctionné tant que les pays les plus forts parvenaient à soutenir les plus faibles. Mais avec la crise monétaire, la pandémie et maintenant la guerre en Ukraine, même les grandes économies nationales en Europe ne sont plus assez fortes pour que cela puisse se poursuivre. En conséquence, la BCE a émis et continue d’émettre des milliards en obligations d’État et de faire marcher la planche à billets tambour battant. Tout le monde ressent désormais cette inflation et il semble que personne ne puisse plus l’arrêter, si ce n’est un retour aux monnaies nationales. De cette manière, les monnaies pourraient être dévaluées de manière ciblée dans les Etats les plus faibles, leur compétitivité sur le marché augmenterait à nouveau, et il serait alors possible de faire redémarrer les économies nationales affaiblies.

Avortement

Nicolas Faure : En Allemagne, pour environ 700 000 naissances par an, on compte environ 100 000 interruptions de grossesse. Les futurs parents et les femmes seules en détresse doivent se voir proposer des aides financières et autres avant et après l’accouchement, afin qu’ils puissent décider de garder leur enfant. L’Alternative pour l’Allemagne s’oppose à toute tentative de banaliser l’avortement, de l’encourager par l’État ou d’en faire un droit humain. Que veut dire l’AfD par là ?

Joana Cotar : Des propositions politiques visent à faciliter l’avortement en Allemagne. L’AfD s’y oppose fermement. Il existe bien sûr des cas où l’avortement ne peut être évité pour des raisons personnelles. Chaque cas doit être examiné par des médecins en collaboration avec les personnes concernées, comme cela a toujours été fait jusqu’à présent. Cela étant, il ne peut pas non plus y avoir de droit humain à l’avortement. C’est un non-sens de la pensée politique des partis de gauche.

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Percée du RN aux législatives : l’effet Stade de France ?, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Sur les plateaux personne n’en a parlé. C’est pourtant, avec la détestation de Macron, un élément majeur du succès du RN. Le déni de réalité, la négation de l’état du pays – la preuve par le Stade de France –, est revenu comme un boomerang dans la face du système.

Le front anti-Macron plutôt que « républicain »

C’est la victoire électorale du principe de réalité contre l’idéologie médiatique. Certes, cela n’explique pas tout et le mouvement national a bien des questions à se poser et à poser.
Ce qui est sûr, c’est que la fascination des médias sur Mélenchon a permis aux candidats RN de passer sous les radars de la diabolisation.
Ce qui est certain, c’est que le seul barrage qui a fonctionné est le barrage anti-Macron. Des électeurs de la NUPES ont voté pour ceux du RN, et vice versa.

Mélenchon ne sera pas Premier ministre et, absent du Parlement, son influence va décroitre et son parti en subir les conséquences.
Le RN aura à sa tête sa candidate à la présidentielle qui, arrivée seconde en mai, arrive encore seconde au Parlement en juin.
Il y a donc une justice électorale. Les Français qui ont voté RN sont cette fois représentés. Personne ne s’en plaindra.

La force du populisme

La question que l’on peut se poser c’est : Marine Le Pen a-t-elle eu raison contre tous ? Le principe de réalité mérite d’y réfléchir.
L’échec de Zemmour est confirmé. Pour le moment, il est marginalisé. Il faut constater que sa base électorale d’une France très pointue sur l’histoire et l’identité n’est pas suffisante. Ce courant identitaire « canal historique » ne peut percer qu’avec l’appoint du populisme de droite. Le jeu n’est pas fermé et la thématique de l’union des droites avec les résultats des Républicains reste un chemin potentiel d’avenir.

Macron humilié à l’international

Quand on lit les réactions de la presse internationale ce qui ressort, c’est l’affaiblissement considérable d’un président face à une France ingouvernable ou immobilisée.
Entre la perte de la majorité absolue pour les soutiens d’Emmanuel Macron et la percée de la gauche et du RN, de nombreux titres de presse européens s’interrogent sur l’avenir politique de la France.

Le journal suisse Le Temps met en avant « une gifle électorale qui risque de paralyser la France ». « Le quinquennat qui s’ouvre va être très compliqué », prévient dans le quotidien Gilles Ivaldi, chercheur en sciences politiques. « La polarisation qui sort des urnes forme trois camps qui s’affrontent et que tout oppose. L’Europe, l’économie, l’immigration, la sécurité, ils ne sont d’accord sur rien ».

Le quotidien belge Le Soir voit dans le scrutin de dimanche « un résultat français inquiétant pour l’Europe ». « Voilà Emmanuel Macron sans majorité absolue, face à une Assemblée nationale qui a le mérite, au moins, de symboliser les énormes fractures du pays », écrit le journal.

« Gouverner la France va être un casse-tête », abonde Il Corriere della Sera, entre une gauche « ressuscitée » par le « charisme et les accès de folie » de Jean-Luc Mélenchon qui devient toutefois « une gauche plus de lutte que de gouvernement », et le Rassemblement national, « qui a trouvé un allié inattendu en Emmanuel Macron, lequel a eu tellement peur de l’avancée de la NUPES qu’il a rompu avec la tradition du “barrage républicain” ».

Toujours en Italie, La Stampa voit, elle, en Emmanuel Macron un président « estropié », « paralysé », « pris en otage entre les extrêmes ».

Outre-Atlantique, le constat est également sévère contre le chef de l’Etat français. Le Washington Post voit ainsi dans le résultat « un camouflet politique » contre Emmanuel Macron qui pourrait compliquer son leadership à l’heure où l’Europe fait face aux défis profonds déclenchés par la guerre en Ukraine.

C’est aussi la perte d’influence européenne et internationale de Macron qui ressort. C’est un point essentiel dans le contexte du conflit en Ukraine. On peut imaginer le sourire en coin du président Poutine devant le résultat des élections législatives françaises. Le donneur de leçons aux Français et au monde a été morniflé par son propre peuple.

Cette élection marque une sanction nette pour les donneurs de leçons. Les donneurs de leçons médiatiques sont eux aussi sonnés. Ils n’ont rien compris et n’ont rien vu venir, aidés par des sondeurs pour le moins dépassés.

On pouvait espérer une autre configuration finale, mais il ne faut pas bouder son plaisir et rendre à Marine ce qui revient à Marine… et au Stade de France !

Tribune reprise de Polémia

La Macronie et NUPES, une même vision du monde ?

macron

Sous réserve que le capitalisme mondialiste de la Macronie ne froisse, un jour ou l’autre, une bonne partie des électeurs de Mélenchon – car il est vrai que la PMA, la GPA et le mariage pour tous ne sont guère halal -, il s’avère néanmoins que nous décelons chez les deux finalistes aux élections législatives des accointances troublantes.
Par Laurence Maugest, essayiste.

Le mépris des Français de souche et notamment de ceux issus de la France périphérique

« Il n’y a pas de culture française » déclarait en février 2017 le futur président de la France.

Qu’il y a-t-il de plus humiliant pour un peuple d’apprendre, par celui qui s’apprête à le gouverner, qu’il n’a pas de culture ?

Macron, grand défenseur de l’Union Européenne et de ses arcanes, machines à gaz qui sécrètent les dictats qui rendent fous les agriculteurs, les pêcheurs et bien d’autres corps de métier, ne s’adresse en définitive, qu’aux personnes qui réussissent financièrement.

Ses interlocuteurs de prédilection sont les « entrepreneurs innovants » et, d’une façon générale, les personnes possédant des portefeuilles conséquents.

Ainsi, le locataire reconduit à l’Elysée ignore la majorité des Français. En fait, cet oubli n’est que mépris insupportable.

En définitive, Mélenchon, en privilégiant les personnes issues de l’immigration, son nouvel électorat, prolétariat multi couleurs de substitution, qu’il appelle de ses vœux, affiche, lui aussi, un mépris acide pour la « France périphérique » (les petits blancs qui souffrent beaucoup essentiellement en zones rurales). En juin 2018, ce dernier a été très clair sur ce sujet, en affirmant qu’il lui est impossible de vivre dans la campagne normande, entouré que de blond aux yeux bleus. CQFD, Oui, Macron et Mélenchon ont en commun le mépris de la majorité des Français.

Le dégoût de la nature et son reniement

La campagne récente mise en place par le gouvernement afin de banaliser l’homosexualité est un nouveau point d’orgue de ce prosélytisme.

Ce prosélytisme, ou Macron et Mélenchon se retrouvent allègrement et qui reçoit si peu de résistance, va jusqu’à remettre en cause l’hétérosexualité.

Cela ne semble poser aucune question. Ces rassemblements de la grande tolérance se multiplient dans les villes. Cortèges, qui ne sont, contrairement aux manifestations contre le mariage pour tous ou contre la PMA, jamais troublés par des interventions extérieures. Est-ce du mauvais esprit que de subodorer que, lors de « ces jours arc-en-ciel », les sectaires sont dans les cortèges ?

Remettre en cause l’hétérosexualité se résume à nier l’état naturel des choses. L’hétérosexualité sert, tout simplement, la perpétuation des espèces. L’homosexualité, par son caractère minoritaire et particulier, a eu, sans doute, un rôle dans l’histoire des sociétés. Les écrivains, les artistes homosexuels le prouvent. Il nous faut parler au passé, car la banalisation de l’homosexualité est en train d’écraser sa singularité.

En niant la réalité de l’état naturel des choses, les gouvernements et les instances internationales nuisent aux peuples qu’ils sont censés protéger. La mode du transgenre tente à le prouver actuellement en provoquant un tôt de suicide important chez les personnes ayant franchi le cap irrémédiable du changement de sexe.

Nier les réalités de la force de la nature revient à rejeter sa raison d’être qui a permis l’apparition et la continuation de la vie. Ce miracle quotidien qui impose les questions de la transcendance, du sens de la vie et de l’idée d’un Dieu.

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Les 12 mensonges du GIEC sur le climat

Les 12 mensonges du GIEC

Ingénieur polytechnicien, Christian Gerondeau travaille sur les questions environnementales depuis plus de dix ans et a publié de nombreux ouvrages concernant l’écologie. Son dernier livre, Les douze mensonges du GIEC, décrit le déroulement de la COP 26 qui s’est déroulée à Glasgow en novembre 2021 puis entreprend de réfuter, en dénonçant les agissements du GIEC (un organisme politique qui affirme parler « au nom de la science »), les « douze contrevérités majeures qui constituent le socle de la religion écologiste qui règne aujourd’hui en Occident ».
Une analyse signée Johan Hardoy.

Le grand schisme survenu à Glasgow

La dernière « Conference of Parties » (COP) ne s’est pas achevée comme prévu. En effet, alors que la présidence britannique s’attendait à ce que la déclaration finale entérine la « fin du charbon », le représentant indien a finalement obtenu, avec l’appui chinois, la rédaction d’un texte non contraignant.

En conséquence, les deux pays les plus peuplés du monde continueront à émettre du CO2, contredisant définitivement les résolutions solennelles des 25 COP précédentes.

Ces dernières n’avaient d’ailleurs pas empêché les besoins en énergie mondiaux, et donc les émissions de CO2, de croître régulièrement. Pour les uns, l’humanité se dirige vers le gouffre avec un réchauffement de 2,7° C d’ici la fin du siècle, mais pour les autres, principalement situés dans les pays en développement, les énergies fossiles demeurent indispensables pour sortir de la pauvreté.

Par ailleurs, le stock de CO2 atmosphérique s’élevant actuellement à 3 200 milliards de tonnes et les flux des pays développés n’accroissant celui-ci que de 5 milliards de tonnes par an, les efforts de ces derniers pour réduire leurs émissions ne peuvent avoir aucun effet significatif sur le climat, si tant est que celui-ci dépende réellement dudit stock.

Les douze mensonges du GIEC

1) Le GIEC agit pour le bien de l’humanité.

En faisant croire qu’il serait possible de se passer au cours du présent siècle des hydrocarbures fossiles, le GIEC entraîne tous les pays qui le suivent sur la voie de dépenses et de contraintes inutiles aux très lourdes conséquences dont les pauvres et les déshérités seront les premières victimes.

Ainsi, l’électricité est indispensable pour de multiples usages qui constituent une clé de sortie de la pauvreté, mais cette énergie ne peut être produite en grande quantité que par le recours à des centrales hydroélectriques, nucléaires ou thermiques et non par des sources intermittentes comme les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques. Dans les pays en développement, les centrales à gaz ou à charbon demeurent la seule solution réaliste. En préconisant à un pays comme l’Inde de ne pas émettre de CO2, le GIEC condamne une grande partie de sa population.

2) Les énergies renouvelables peuvent remplacer le pétrole et les autres énergies fossiles.

En réalité, les énergies renouvelables ne peuvent répondre tout au plus qu’à 10 % des besoins énergétiques de l’humanité et non à 80 % comme l’affirme le GIEC.

En Allemagne, où plus de 300 milliards d’euros ont été dépensés pour couvrir le pays de plus de 30 000 éoliennes et de millions de panneaux photovoltaïques, ceux-ci ne lui procurent qu’un peu plus d’un tiers de son électricité, c’est à dire moins de 8 % de son énergie finale, le solde étant principalement fourni par le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Le but affiché par les gouvernements européens de supprimer entièrement le recours aux énergies fossiles pour en finir avec les émissions de CO2, que se soit en 2050 ou en 2100, relève donc de l’utopie.

3) Le pétrole va bientôt manquer.

Malgré les prévisions pessimistes des années 1970 qui affirmaient que le pétrole pourrait être épuisé dès l’an 2000, les réserves prouvées représentent actuellement cinquante ans de consommation, sachant que les réserves réelles sont très largement supérieures.

Cependant, le monde ne pourra pas s’aligner sur la consommation américaine qui atteint chaque année 3 tonnes de pétrole par habitant (le tiers en France), car il faudrait annuellement 24 milliards de tonnes alors que la production mondiale actuelle n’est que de 4,5 milliards.

4) La mer va nous envahir.

Il s’agit d’une des peurs ancestrales de l’humanité. Depuis trente ans, tous les rapports du GIEC ont systématiquement placé en première place des menaces liées à la submersion des zones côtières, alors que les satellites constatent une montée des eaux de 2 à 3 millimètres par an depuis une quarantaine d’années et qu’aucune augmentation de ce rythme n’a été observée au cours des dernières années.

Le GIEC s’inquiète même d’une élévation du niveau de la mer dépassant 15 mètres d’ici l’an 2300 ! Il faudrait pour cela que fondent les glaces de l’Antarctique, où se trouvent 90 % de la glace polaire, alors qu’il n’existe pas le moindre indice de ce phénomène.

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Un décryptage à droite de la Présidentielle, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Interrogé par l’abbé de Tanoüarn, Jean-Yves Le Gallou effectue un retour sur l’élection présidentielle : un bilan en demi-teinte montrant qu’une fois de plus le système est parvenu à ses fins, puisqu’il a consacré Emmanuel Macron président pour la deuxième fois, sans que lui soit porté, ne serait-ce qu’une vraie contradiction. Publié dans le numéro 1010 de Monde et Vie de mai 2020, l’entretien a été réalisé le surlendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle.

Guillaume de Tanoüarn : Jean-Yves Le Gallou, peut-on parler à propos de la toute récente élection présidentielle, d’une « victoire éclatante du Rassemblement National », comme l’a fait Marine Le Pen le soir de l’élection ?

Jean-Yves Le Gallou : Assurément non. Dans une élection une « victoire éclatante » intervient quand la liste victorieuse l’emporte avec une large avance sur son ou ses concurrents. A la présidentielle, Marine Le Pen a perdu avec un énorme handicap par rapport à Emmanuel Macron ; quelque 17 % de retard sur son concurrent. Certes sa défaite, en pourcentage est moins importante que lors de la présidentielle de 2017. Mais il faut garder leur sens aux mots sous peine de tomber dans la désinformation. Cela étant dit, j’ajouterai qu’en utilisant une telle expression, « victoire éclatante », elle avoue en fait que son objectif réel est atteint et qu’il n’était donc pas de gagner. On l’a vue très enjouée le soir du premier tour, comme on l’avait vu danser sur sa défaite en 2017, après le fameux débat. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter l’énorme distorsion qu’il y avait entre la satisfaction qu’elle éprouvait visiblement et la peine immense des électeurs d’Hénin-Beaumont. Signe sans doute que la coupure entre les élites et les peuples, qui existe de manière nationale et même internationale, passe aussi au RN.

Guillaume de Tanoüarn : N’était-ce pas le même esprit que l’on a pu constater lors du grand débat Le Pen-Macron, ce soulagement visible de la candidate Marine, à la fin d’une confrontation décevante des deux côtés ?

Jean-Yves Le Gallou : Son objectif manifestement était de faire face sans prendre trop de coups. C’est la raison pour laquelle au début du débat, elle a encaissé les attaques de Macron sans répliquer. Un exemple ? Macron venait de l’accuser d’être liée au pouvoir russe par un prêt en cours de remboursement depuis 2015. Elle avait deux répliques possibles : accuser Macron d’être lui-même au service des réseaux mondialistes américains, à travers l’affaire McKinsey, dans laquelle il apparaît que des millions de données, nous concernant nous Français, ont été fournies à ces cabinets de conseil américains et finalement par-là, au Pentagone. Item : d’avoir détruit des fleurons industriels français comme Alstom pour satisfaire les Américains qui ont mis dans cette affaire « une pression de dingue ». Mais Marine Le Pen n’a rien fait de tout cela, probablement par peur d’être accusée de « complotisme ». Elle n’a attaqué son adversaire frontalement que sur la question des éoliennes, interdites au Touquet, ce qui restait de l’ordre de l’anecdote. Elle aurait pu aussi accuser Macron de faire une campagne auprès du gouvernement algérien, alors que le président candidat avait envoyé, deux figures de la macronie l’un après l’autre, Darmanin et Castaner, à la Grande mosquée de Paris dont le recteur est nommé par Alger. Elle n’en a rien fait. Tout se passe comme si elle était habitée non par le souhait de sauver la France, mais par le désir de garder, avec la boutique « Rassemblement national », le statut d’ « opposante officielle » du Président.

Elle avait déclaré au Figaro que ce serait sa dernière campagne ?

Jean-Yves Le Gallou : Oubliée cette déclaration de campagne. Elle se voit repartie pour un tour de manège. En avant pour 2027, voire 2032 !

Guillaume de Tanoüarn : Eric Zemmour marque, dans sa déclaration après le second tour de la Présidentielle, que c’est la huitième fois que le nom Le Pen est en échec lors d’une grande élection. Ne met-il pas là le doigt sur une forme de malédiction historique ?

Jean-Yves Le Gallou : Avait-il raison de donner l’impression de déterrer si vite la hache de guerre ? La remarque de Zemmour est juste factuellement. Mais pourquoi voir dans ce bilan une malédiction ? Ce qui reste à savoir, c’est s’il est possible de gagner dans un système où la totalité des journaux (Présent et Monde et vie mis à part), et les médias télévisés (au moins TF1, France 2, France 3, M6) roulent pour un seul candidat, où les corps intermédiaires du Medef à la CGT, des syndicats agricoles aux chasseurs, votent pour le même candidat. Comme l’a exprimé l’hespérialiste belge David Engels avec force au dernier colloque de notre Institut Iliade : « Ne nous trompons pas : ce n’est pas par le biais de processus démocratiques conventionnels que nous obtiendrons la victoire […] parce que l’ensemble du système politique actuel, malgré le pluralisme formel, est si unilatéralement dominé par le libéral-gauchisme qu’il rend une victoire électorale globale de la “droite” impossible dans les faits et ne peut donc être qualifié de démocratique que dans une mesure limitée. Qu’il s’agisse de l’orientation gauchiste des médias, de l’école, de l’université, du monde professionnel, des institutions de l’État ou des fonctions politiques : partout, la synchronisation idéologique est telle que seules des infimes nuances de gauchisme semblent être tolérées, tandis que tout mouvement patriotique culturel est soit étouffé, soit désintégré de l’intérieur, soit discrédité ou éradiqué. » Dans le contexte dialectique occidental, le changement par les urnes est impossible à court terme. On notera que les seuls pays qui aient des gouvernements identitaires et conservateurs ont des médias pluralistes, c’est-à-dire qu’à côté des médias financés par Soros, il y a dans ces pays des médias indépendants, à une échelle que l’on ne trouve pas en France. Regardez Victor Orban : pour lui, le combat culturel se prépare dès maintenant, il est pour l’après, quand il ne sera plus au pouvoir. Je ne résiste pas à préciser que l’interventionnisme du président ukrainien Zelensky à l’international, lui a rendu service. Les Hongrois, contrairement aux Français, ne s’y sont pas laissé prendre, sans doute parce que ce sont de proches voisins.

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Fiasco du Stade de France. Les mensonges de Darmanin, la honte de la France, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Le fiasco total de l’organisation de la finale de Ligue des Champions au Stade de France à Saint-Denis a durablement marqué les esprits en France… mais aussi à l’étranger ! Et, comme d’habitude, les autorités françaises accusent tout le monde… sauf les véritables responsables, c’est-à-dire les personnes ayant géré l’organisation ainsi que les racailles de cité. Retour sur ces événements avec un texte plein d’humour de Pierre Boisguilbert.

De Saint-Pétersbourg à Saint-Denis, la faute à la Russie ?

On se demande pourquoi Darmanin se donne tant de mal. La honte du stade de France n’a qu’un responsable : Vladimir Poutine et sa politique impérialiste agressive. La finale de la ligue des champions Liverpool, Real Madrid devait en effet initialement se tenir à Saint-Pétersbourg. Heureusement, Emmanuel Macron a proposé le Stade de France.

L’endroit respirant la démocratie et la diversité s’est imposé grâce à un forcing français important. Certains en effet doutaient de la possibilité de la France d’organiser cette manifestation en 3 mois. Mais au pays des droits de l’homme rien d’impossible. On en a vu le résultat. C’est donc la faute à Poutine… mais aussi à ces méchants anglais !

Darmanin en veut aux Anglais

Darmanin n’en démord pas ! Ce sont eux, avec des dizaines de milliers de faux billets, qui ont provoqué le chaos. Qui a fabriqué les faux billets ? Combien y en a-t-il eu vraiment ?

Quant aux supporters de Liverpool, si loin de l’image du hooligan aviné, ils se sont comportés avec un flegme qui n’a pas été celui, hélas, de toutes nos forces de l’ordre. L’essentiel est bien sûr de minimiser le rôle des hordes de racailles de banlieue venues dépouiller, massacrer et parfois dénuder les visiteurs. Certains ont même pu se filmer ayant passé les barrages des stadiers contrairement à ceux qui avaient payé des billets même faux. Quant à ceux avec vrais billets, pas un mot… salauds d’anglais. Que font-ils encore en coupe d’Europe après le Brexit ?

En Espagne, la stupéfaction

Le calendrier a voulu que je sois à Madrid pour cette finale. Rien de ce qui est montré en France n’arrive à la hauteur du dégout des images des télés étrangères aussi bien espagnoles que britanniques. Là, pas de langue de bois. Les groupes ayant créé le chaos en s’abattant en nuées de prédateurs sur les supporters sont nommés. Et l’état de la France face à cette population est souligné avec cruauté, mais réalisme.

Comment se fait-il que cela ne se passe que chez nous ? C’est la bonne question. Dans les rues de Madrid, qui respirent l’Espagne, une foule immense, sportive toujours, patriotique souvent. Il n’y a plus que chez nous où en ne se sent plus en France. À Madrid, beaucoup de musulmans, notamment britanniques, mais très peu de femmes voilées, la plupart d’ailleurs au bras de français.

Madrid reste Madrid mais Paris qui devait toujours être Paris ne l’est plus et, comme le dirait Thierry Henry, qui sait de quoi il parle, Saint-Denis n’est pas Paris.

Ethnomasochisme partout

Il ne faudrait pas croire pourtant que l’Espagne échappe à l’idéologie dominante. Il suffit de regarder les journaux télévisés. À chaque bulletin, la valorisation des minorités sexuelles et la lutte contre la violence faite aux femmes… la ligne éditoriale est la même.

Je me suis rendu entre autres dans un petit musée magnifique, le musée des Amériques, qui raconte la découverte et la colonisation du nouveau monde. Dans le petit parc, une statue d’un conquistador. La statut est taguée par des slogans décoloniaux. Le musée, peu fréquenté, survivra-t-il à la repentance occidentale ? On peut en douter.

Reste le foot, sport dont, dans certains pays, l’objectif n’est pas uniquement d’en faire un instrument de propagande de créolisation de l’Europe.
Encore une fois c’est en France que c’est le pire. CQFD.

Tribune reprise de Polemia

« En Allemagne, le Grand Remplacement avance ! » – Entretien avec Thilo Sarrazin

Thilo Sarrazin

Thilo Sarrazin est l’une des personnalités politiques les plus « controversées » – c’est-à-dire « lucides » – outre-Rhin. Cet entretien exceptionnel publié par Polémia a été réalisé par Nicolas Faure, essayiste et traducteur (à ne pas confondre avec Nicolas Faure d’I-Média et Sunrise !)

Après une longue carrière au ministère des Finances fédéral, Thilo Sarrazin, diplômé en économie de l’université de Bonn, docteur en droit et en science politique, est nommé secrétaire d’État au ministère des Finances de Rhénanie-Palatinat.
De janvier 2002 à avril 2009, il est élu sénateur en charge des finances à Berlin. Adhérent au SPD (parti socialiste allemand) dès le début des années 1970, il en est exclu en 2020.
Aujourd’hui âgé de 76 ans, Thilo Sarrazin porte un regard acéré sur les enjeux des sociétés allemande et française confrontées à des vagues migratoires inédites dans leur Histoire.

Il nous accorde ici un entretien et éclaire pour nous, de son expérience et de ses analyses, l’un des enjeux majeurs de l’avenir : la question de l’immigration. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, essentiellement économiques, mais ce grand serviteur de l’État jette une bombe dans le paysage administratif allemand lorsqu’il publie, en 2010, le livre Deutschland schafft sich ab (littéralement « L’Allemagne s’autodétruit »).
Le livre s’est, à ce jour, vendu à plus de deux millions d’exemplaires, provoquant d’innombrables débats en Allemagne et ailleurs. L’impact de ce livre tient beaucoup à la personnalité de son auteur. Il nous accorde ici un entretien.

Nicolas Faure : Monsieur Sarrazin, le livre Deutschland schafft sich ab (« L’Allemagne s’autodétruit ») a fait la une des journaux dès le début. Même la chancelière Angela Merkel a commenté le livre, déclarant qu’elle ne l’avait pas lu et qu’elle ne le ferait pas. Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a qualifié le livre de « sans intérêt ». Pourquoi votre travail a-t-il suscité un tel rejet de la part des politiciens et des médias ?

Thilo Sarrazin : En tant que membre de l’establishment politique, j’avais commis le péché impardonnable, aux yeux de mon « groupe de pairs », d’aller à l’encontre de l’orthodoxie dominante, qui voulait que l’islam appartienne à l’Allemagne et que toute immigration soit dans tous les cas bénéfique. Cependant, et parce que les faits sont exacts, la matraque du racisme a été ressortie. C’est ainsi que l’on évite de faire face aux faits. L’accusation absurde de racisme joue toujours un rôle central. Elle a visé à me délégitimer en tant que personne et auteur, à ôter la substance factuelle et la crédibilité de mes déclarations et à me présenter sous un aspect douteux sur le plan moral. Jusqu’à ce jour, je continue à lire dans les médias que j’ai affirmé dans Deutschland schafft sich ab que les musulmans sont génétiquement plus bêtes. Il s’agit d’un grossier mensonge, diffusé par ces médias et des opposants politiques dans un but diffamatoire. Je n’ai jamais prétendu une telle chose dans le livre, mais j’ai plutôt souligné à plusieurs reprises l’effet des facteurs culturels sur les compétences cognitives et les performances scolaires. Mes déclarations différenciées sur le caractère héréditaire de l’intelligence ont été examinées en détail et entièrement confirmées par deux chercheurs renommés dans le domaine de l’intelligence, Detlef Rost et Heiner Rindermann, dans un long article paru dans le FAZ quelques jours seulement après la parution du livre.

Nicolas Faure : Et pourtant, dans votre livre, vous montrez de grandes différences entre les différents groupes ethniques en matière d’éducation et même de criminalité.

Thilo Sarrazin : Il y a l’idéologie dominante selon laquelle, lorsque les gens naissent, à travers l’éducation et la société, ils peuvent être façonnés comme on le souhaite, comparablement à une feuille de papier vierge. Ce n’est pas juste. Les caractéristiques génétiques, culturelles et religieuses des humains influencent leur comportement même après plusieurs générations. L’origine de l’homme, l’influence de ses caractéristiques héritées et sa socialisation culturelle et religieuse sont tout sauf indifférents à la nature et au développement de la société humaine. Et je ne le soutiens dans mon livre qu’avec des faits accessibles au public. Il ne s’agit pas de racisme. Le racisme commence là où des différences déterminées sont évaluées et attribuées à des groupes spécifiques selon l’origine ethnique. C’est une ligne de démarcation claire que j’ai toujours observée et soulignée avec une profonde conviction dans toutes mes publications écrites et déclarations publiques.

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Viktor Orbán : « Cette décennie sera une ère de danger, d’incertitude et de guerre. »

Viktor Orbán

Découvrez des extraits – choisis et traduits par la rédaction du Visegrád Post – du discours d’investiture de Viktor Orbán pour son 5e mandat de Premier ministre hongrois.

Sans grande surprise suite aux élections législatives du 3 avril dernier qui avaient amené une nouvelle victoire électorale du Fidesz avec 54,1 % des voix et surtout 135 députés (sur 199), soit une nouvelle majorité des deux tiers pour le parti conservateur hongrois au pouvoir sans interruption depuis 2010, Viktor Orbán a été réélu, ce lundi 16 mai, pour un cinquième mandat de Premier ministre de la Hongrie par 133 voix contre 27.

Après le vote des députés qui lui ont accordé leur confiance pour la quatrième fois consécutive, Viktor Orbán s’est adressé, comme de coutume, au Parlement :

« Mes premiers mots sont des remerciements. Je remercie mes collègues députés pour leur soutien. Merci pour la confiance de l’électorat. J’ai été élu par les membres du Parlement, mais je n’oublierai pas que le mandat vient des électeurs, du peuple hongrois.

[…] Nos opposants ont fait en sorte que l’élection se déroule sous une surveillance internationale et nationale sans précédent. Tout le monde a pu constater que la Hongrie est un pays où il n’y a pas et où il ne peut y avoir de fraude électorale. Je remercie les militants de l’opposition pour leur travail de surveillance, qui a contribué à protéger la réputation de la Hongrie et la confiance du public dans la démocratie hongroise. […]

Après douze ans de gouvernement, nous avons obtenu la majorité absolue des voix. Je m’efforcerai de mériter cette énorme confiance, qui est sans précédent dans toute l’Europe.

L’occident est entré dans une ère de danger, d’incertitude et de guerre

[…] L’Europe, l’homme occidental, et avec lui la Hongrie, nous, le peuple hongrois, sommes entrés dans une ère de danger. Cette décennie sera une ère de danger, d’incertitude et de guerre. La décennie a commencé par l’épidémie de coronavirus et s’est poursuivie par la guerre. La guerre et la politique européenne de sanctions […] ont créé une crise énergétique. La crise énergétique et les hausses des taux d’intérêt américains se sont combinées pour donner naissance à une ère de forte inflation. Tout cela va entraîner une période de récession, de déclin économique, avec une alternance d’années de baisse, de stagnation et de performances économiques médiocres en Europe. […]

Le grand remplacement est un suicide pour l’Europe

Les migrations vers les pays riches vont s’intensifier telle une force tectonique. […] Je considère le grand programme européen d’échange de population, qui vise à remplacer les enfants chrétiens européens manquants par des adultes et des migrants d’autres civilisations, comme une […] tentative de suicide. […]

« Cette guerre n’aurait jamais dû commencer »

La guerre russo-ukrainienne en est à son quatre-vingt-deuxième jour. Cette guerre n’aurait jamais dû commencer.

[…] Aujourd’hui, l’Europe n’a aucun moyen de gérer le conflit dans son voisinage. Faute de force et de moyens, les dirigeants du continent sont convaincus que les sanctions européennes peuvent mettre la Russie à genoux. C’est possible sur le papier, et de nombreux politiciens sur papier brandissent une sorte de preuve théorique. Mais j’ai beau essayer de me souvenir, je ne peux penser à aucun blocus continental qui ait été efficace. […]

La Hongrie ne bloquera pas les sanctions dans l’intérêt de l’unité européenne, tant qu’elles ne franchissent pas la ligne rouge de l’autodéfense de l’économie hongroise, c’est-à-dire tant qu’elles ne menacent pas la sécurité énergétique de la Hongrie.

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Nouveau premier féministre : quand la flagornerie dépasse les « bornes »

Élisabeth Borne

La réaction de l’idéologie médiatique à la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Premier ministre a été sans surprise. On a eu droit à une course au titre de champion du monde de la flagornerie, toutes cartes de presse confondues.

Victoire féministe ?

Enfin, après plus de 30 ans, une femme : on entendait que ça. Et comme on veut que ce soit bien une victoire féministe contre le patriarcat politicien, on parle de « Première ministre ». La soumission aux idées passe une fois de plus par la soumission à la sémantique. Édith Cresson sortie des oubliettes a fustigé la misogynie des politiques dont, bien sûr, elle a été victime. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais personne, bien sûr, n’a osé lui dire que son échec explique aussi son départ rapide et que, considérée comme une « fausse bonne idée », elle a participé par son exemple raté à cette si longue attente. Les féministes militants avec carte de presse n’ont pas fait en trente ans un formidable forcing dans le sens d’une féminisation de Matignon. Ils se rattrapent et en rajoutent pour être dans l’air du temps. On ne peut pas dire que Mme Borne ait été entravée dans sa carrière par son sexe. En 1987, elle rejoint le ministère de l’Équipement pour ensuite intégrer la direction régionale de l’équipement en Île-de-France deux ans plus tard. Dans les années 1990, elle tient différents postes de conseillère, d’abord pour le ministère de l’Éducation nationale, puis pour les transports en tant que conseillère technique. Au début des années 2000, elle occupe le poste de directrice de la stratégie pour la SNCF et, cinq ans plus tard, celui de directrice des concessions pour Eiffage. Directrice générale de l’urbanisme pour la mairie de Paris, puis préfet de la région Poitou-Charentes, elle passe un an au ministère de l’Écologie, en tant que directrice du cabinet de Ségolène Royal. Élisabeth Borne est nommée le 17 mai 2017, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ministre chargé des Transports, auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le 16 juillet 2019, elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, à la suite du départ de François de Rugy.

Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement de Jean Castex.

Au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, la recherche de symboles est lancée. Outre le choix d’une femme pour diriger le gouvernement, c’est l’ascension d’une fille de résistant juif, rescapé des camps de la mort, qui est aussi soulignée. Celle d’une enfant de la classe moyenne aussi, pupille de la Nation, qui a connu les difficultés financières et qui, grâce à la méritocratie républicaine, est sortie diplômée de Polytechnique. Beaucoup saluent la nomination à Matignon d’une femme issue « de la gauche » et attachée aux questions écologiques ; l’opposition de gauche comme de droite crie à l’imposture. Un choix par défaut : elle est déjà surnommée « plan B ». La méchanceté n’a pas de sexe. Elle va bénéficier d’un état de grâce médiatique mais pas politique.

Brutalité

Invité de RTL au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, Éric Zemmour « salue l’arrivée du nouveau Premier ministre » mais le président du parti Reconquête ! refuse de féminiser la fonction, car « c’est moche », selon lui. « À l’oreille, le français pour moi doit d’abord être beau. Donc, oui, c’est le Premier ministre. Je salue l’arrivée du nouveau Premier ministre », a-t-il affirmé. Alors que la gauche redoute une politique économique de droite impulsée par le nouveau chef du gouvernement, Éric Zemmour a pour sa part considéré qu’il était désormais « le seul opposant de droite à ce Premier ministre de gauche et à cette politique de gauche ». Une nouvelle pique à l’endroit de Marine Le Pen, qu’il accuse de « passer son temps à draguer la gauche ».

Cette dernière n’a pas été tendre pour une femme de gauche accusée de saccage social. Il faut dire que Marine n’a aucune précaution à prendre car, en tant que femme, elle n’a jamais été épargnée. Les médias n’ont pas hésité à allumer des bûchers pour brûler la sorcière. L’antifascisme permettant sans doute d’être misogyne tout en restant dans le camp du bien. « En nommant Élisabeth Borne comme Premier ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a réagi la finaliste de la présidentielle sur les réseaux sociaux. La finaliste de la présidentielle faisant notamment allusion à la réforme de l’assurance chômage durant le précédent quinquennat.

Mais il n’y a pas que la méchante extrême droite politique qui dit du mal de la nouvelle promue. Pour Mélenchon, pas de cache-sexe aux responsabilités politiques. Elle est même « l’une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste ». « Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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