Parrainages : suffrage restreint contre suffrage universel

suffrage vote

Notre démocratie est fondée sur le suffrage universel. C’est pourquoi le président de la République, après avoir été longtemps élu par les membres du Parlement, est élu au suffrage universel. Mais il y a une limite, ce sont les parrainages. C’est-à-dire que le candidat, avant d’affronter le suffrage du peuple, doit être adoubé par des élus.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

La plupart de ces élus sont des maires. Il s’agit d’imposer un filtre pour éviter des candidatures fantaisistes. Mais la réforme imposant aux maires de se déclarer publiquement a tout changé. Le système est manipulé pour écarter les candidatures gênantes pour ses représentants. On voit bien que la pression et les menaces sont devenues monnaie courante. Les maires ont deux craintes : être taxés d’extrême droite et devenir infréquentables politiquement, se voir refuser des financements indispensables pour leur commune. Comme une petite musique du Parrain dans les parrainages. Que le système soit absurde est une chose, qu’il soit une méthode d’impeachment en est une autre. Quand on apprend qu’Anne Hidalgo au-dessous de 5 % dans les sondages a 3 000 signatures et que Marine Le Pen, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, 40 % des électeurs, ont du mal à dépasser les 300 promesses qui ne sont pas encore des engagements, on voit bien la gravité du problème.

Avant le plafond de verre, le plafond des maires. Ceux qui tiennent les clés du champ de courses, ce sont certaines écuries. Celle du président sortant, bien sûr, avec un parti fantôme et des élus pléthoriques mais qui en fait n’existent que par lui. Celles des anciens grands partis à la dérive, qui jouent leur survie, comme Les Républicains et les socialistes. S’il n’y avait ni Marine ni Éric ni Jean-Luc, la présidentielle perdrait cependant toute légitimité dans le respect de la légalité. Le pays réel serait exclu comme jamais.

Face au danger d’une crise de système et donc de régime, les médias jouent le plus souvent les vierges effarouchées. Ce ne serait pas bien, mais finalement pas scandaleux. En effet le système est en place depuis longtemps et n’a jamais vraiment empêché les candidatures multiples ; et pas question, bien sûr, de changer les règles en cours de partie. Deuxième argument : les candidats qui n’y arrisent pas n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, c’est qu’ils ne sont pas capables ou pas convaincants. Sous-entendu, ils sont jugés pas assez démocratiques contrairement à nous. C’est ce que suggère, sur un ton où le mépris le dispute à la haine, Anne Hidalgo dont la candidature est un naufrage annoncé pour le PS. Par charité c’est à elle que les maires devraient refuser leur signature pour lui éviter et éviter au PS la chute finale.

La solution est de changer le système et de le mixer ou de le remplacer. Par exemple, avec un nombre significatif de citoyens devant soutenir une candidature, on retourne à l’universel contre le censitaire de rente électorale.

Pour certains c’est un faux débat, tout le monde aura les signatures pour des intérêts divergents. Cependant Macron n’a pas intérêt à une candidature Zemmour qui favoriserait Pécresse alors que Pécresse a intérêt à cette candidature qui pénaliserait Marine Le Pen. On le voit, le parrainage est une sorte de IVe République maintenue avant la Ve. Avant la vraie campagne en rase campagne, la recherche de parrainages est le cheminement obligé dans marécage politicien du monde d’avant, qui subsiste autour de partis dépassés et vermoulus. Mais ces partis, comme le chien du proverbe arabe, « perdent leurs poils, mais pas leurs vices ».

Tribune reprise de Polémia

En 2021, l’immigration clandestine vers l’UE en hausse de 57 % !

immigration migrants

Une déferlante : voilà comment on pourrait qualifier la vague d’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Les deux itinéraires les plus empruntés par les clandestins ont été la route de la Méditerranée centrale, avec 65 362 franchissements illégaux détectés (+ 83 % par rapport à 2020) et la route des Balkans occidentaux, où 60 540 passages clandestins ont été recensés (+ 125 %).
L’offensive migratoire lancée par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie s’est traduite par 7 915 franchissements clandestins détectés, soit une augmentation de 1 069 % (!) par rapport à 2020.

Un recensement incomplet

Ces chiffres sont loin de recenser le nombre total de clandestins supplémentaires dans l’Union européenne en 2021. En effet, de nombreux extra-Européens arrivés légalement restent en Europe après l’expiration de leur titre de séjour ou de travail. L’absence de registre des entrées et des sorties du territoire européen ne permet pas d’avoir une connaissance précise du nombre d’extra-Européens arrivés dans l’année dans l’Union européenne qui y restent sans y être autorisés.

D’autre part, les mesures d’éloignement prononcées à l’encontre des demandeurs d’asile déboutés sont peu nombreuses à être exécutées. Cette situation contribue à augmenter le nombre d’étrangers en situation irrégulière présents en Europe. Ainsi, en 2020, seuls 70 200 étrangers sous le coup d’une obligation de quitter un pays européen sont partis de l’Union européenne sur les 396 400 décisions prononcées cette année-là.

L’agence Frontex reste très discrète sur les explications de l’augmentation du nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’Union européenne. Elle se contente tout au plus de souligner que la poussée de la pression migratoire doit avoir d’autres causes que la seule levée des restrictions à la mobilité.

Toujours plus de bateaux de passeurs et d’O.N.G. en mer Méditerranée

La reprise en 2021 de l’activité des passeurs et des O.N.G. en mer Méditerranée est sans nul doute l’une des explications possibles à cette augmentation de l’immigration clandestine à destination de l’Europe. Près d’une dizaine de bateaux d’O.N.G. croisent désormais en Méditerranée sous le pavillon d’un pays européen. Certains d’entre eux ont des moyens considérables et sont financés notamment par l’argent du contribuable français.

La progression de l’immigration clandestine à destination de l’Europe a également été favorisée par les entraves à l’action des douaniers de l’agence Frontex et des pays européens. En mai 2021, une O.N.G. No Border assignait Frontex devant la Cour de justice de l’Union européenne afin que l’agence cesse ses activités en mer Égée. Cette initiative n’est pas isolée : la commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson a, à plusieurs reprises, demandé l’arrêt des refoulements aux frontières terrestres et en haute mer, tant au gouvernement grec, polonais qu’à l’agence Frontex. La Commission européenne a par ailleurs exigé que Frontex recrute un nombre supplémentaire d’« observateurs des droits fondamentaux » pour contrôler l’activité de ses gardes-côtes et gardes-frontières.

Les côtes africaines insuffisamment surveillées

Afin d’empêcher les départs clandestins, des pays européens et l’Union européenne ont conclu des accords de partenariat avec des pays d’Afrique du Nord. L’Union européenne a également conclu un accord de ce type avec la Turquie en 2016. Mais les moyens mis en œuvre n’empêchent pas les flux de migrants d’augmenter considérablement. Ils les limitent tout au plus, comme en Libye où 32 425 migrants auraient été interceptés en mer et ramenés dans ce pays en 2021, selon l’antenne libyenne de l’OIM.

Un potentiel d’immigration clandestine considérable

Le potentiel d’immigration clandestine à destination de l’Europe est considérable. Le nombre de migrants présents en Libye a été évalué par l’ONU à 670 000. Si, depuis cet automne, l’antenne libyenne de l’Organisation internationale pour les migrations a repris les rapatriements de clandestins présents en Libye dans leurs pays, ceux-ci sont peu nombreux et reposent sur le volontariat. Ils n’ont jusqu’à présent concerné tout au plus que quelques milliers de migrants.

Le chômage massif et l’absence de perspectives poussent de nombreux jeunes Maghrébins à prendre la route vers l’Europe. D’après le Haut-Commissariat aux réfugiés, les Tunisiens ont été en 2021 la nationalité la plus représentée parmi les clandestins arrivés par la mer en Italie. Les Algériens ont été les plus représentés parmi ceux arrivant illégalement en Espagne.

L’exemple de la Grèce montre pourtant que l’immigration clandestine n’est pas une fatalité. Mais sa maîtrise nécessite des mesures fermes et une volonté inflexible. Le ministre grec de l’immigration, Nótis Mitarákis, était très clair à ce sujet en août 2021 : « La Grèce n’acceptera pas d’être la porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. » Quelques jours plus tard, le 27 août 2021, en dépit des critiques de l’Union européenne et de l’extrême gauche, une majorité de parlementaires grecs adoptaient une loi facilitant les refoulements des clandestins et encadrant strictement l’activité des O.N.G.

Selon l’Agean Boat Report, une O.N.G. norvégienne pro-migrants, 902 bateaux qui se dirigeaient vers les côtes grecques ont été redirigés vers la Turquie en 2021. Ces refoulements auraient concerné plus de 26 000 clandestins. Le résultat est là : alors que le nombre des arrivées clandestines en Grèce par la mer culminait à 856 700 en 2015, il n’a été que de 4 100 en 2021.

Tribune reprise de Polémia

Quand les sons et la musique permettent de contrôler les foules

son musique

Certaines découvertes technologiques ont des conséquences profondes (domestication du feu, agriculture, écriture, roue, métallurgie, poudre, imprimerie, …). Aujourd’hui elles se succèdent si rapidement que l’homme semble incapable d’en apprécier les impacts. Revenons sur les conséquences de quelques ruptures technologiques dans le domaine du son.

Le son a un caractère particulier et la science est, pour une fois, en accord avec toutes les cosmogonies pour reconnaître qu’un son est à l’origine du monde. Il faut attendre le XIXe siècle pour découvrir l’enregistrement et le début du XXe siècle pour celle de la TSF. En 1909, Marconi reçoit le prix Nobel de Physique avec l’Allemand Braun, il sera ensuite membre du Grand Conseil fasciste. Dans les années 1920, le fabricant italien Magneti Marelli est connu pour ses appareils d’amplification sonore. Ces innovations aggravent la rupture opérée par la 1re Guerre mondiale marquant la fin des kiosques à musique et des chanteurs de rue, la fin de la chanson de métier et de la chanson traditionnelle. Même si certaines pratiques vont perdurer, leur disparition est actée. C’est aussi l’arrivée du jazz, qui permet le déplacement du centre de gravité culturel “occidental”, de la vieille Europe vers les Etats-Unis. L’enregistrement va profondément transformer le rôle de la musique, tel qu’il fut pendant des millénaires. On passe d’une musique naturelle, vivante, entretenue par les communautés suivant leurs besoins et leurs compétences esthétiques, à une musique figée dans l’enregistrement, morte, sous le contrôle de l’industrie musicale et de la finance mondialisée. Les sociétés passent de la musique servant à l’entretien des liens collectifs, à une musique écoutée individuellement, ouvrant sur le conditionnement des populations. Les historiens abordent l’arrivée au pouvoir de mouvements totalitaires au début du 20e siècle dans leurs causes économiques et idéologiques, il faut reconsidérer le contexte technologique. Lénine disait : « le communisme, c’est les soviets plus l’électricité ». La TSF a donné pour la première fois à des chefs politiques, un moyen se faire entendre jusque dans l’intimité de la famille, cellule de base de la société. Cette rupture technologique est complétée par l’amplification rendant possible les rassemblements de masse. Les révolutionnaires échouent sur le Champ-de-Mars, faute de moyens technologiques pour se faire entendre, le NSDAP réussit parfaitement à Nuremberg grâce à l’amplification. L’amplification du son inaugure l’ère du contrôle des foules.

Musique vivante contre musique artificielle

L’enregistrement et la transmission du son ont profondément transformé le rôle de la musique. La chanson passée en boucle, antérieurement sur les radios, maintenant par n’importe quel support, est gravée dans les mémoires. N’importe quel “McDo” musical finit par s’imposer par cette méthode — ce qui était impossible avant l’enregistrement —, avec des effets similaires sur le cerveau que cette alimentation sur l’organisme, sans que personne ne s’en préoccupe. Alors que jusque-là les populations écoutaient et pratiquaient des musiques vivantes, la grande majorité des musiques écoutées actuellement sont des musiques mortes, figées dans l’enregistrement. Cette rupture est d’ordre civilisationnel. En effet, la musique est un outil d’harmonisation des communautés. On chante pour le plaisir, mais on a moins conscience que l’on chante pour se mettre en phase avec les autres. Ainsi l’écoute individuelle a des conséquences catastrophiques pour l’entretien des liens collectifs. Un seul exemple : la commercialisation du microsillon intervient à l’époque de la réforme liturgique de Vatican II et la relégation du grégorien, le plus ancien répertoire musical vivant de la civilisation européenne (de l’humanité ?). L’enregistrement a contribué à l’effacement de cette longue mémoire musicale et à la fracturation de la famille. Avec le microsillon, chacun peut écouter ce qu’il veut, opérant une rupture entre les générations là où la musique servait antérieurement de lien.

La musique, outil d’harmonisation des communautés

Les qualités acoustiques d’un enregistrement font illusion car elles sont bien souvent meilleures qu’une écoute en salle, troublée par les bruits parasites. Mais il faut avoir pratiqué, un tant soit peu la musique vivante pour apprécier la différence. La pratique d’un instrument en public oblige l’assistance au silence. Il s’établit alors des échanges entre les musiciens et le public et au sein du public. Ces échanges résultant de l’écoute de la musique entretiennent des liens collectifs et participent à l’harmonisation des communautés et donc de la société dans son ensemble. Inversement, l’enregistrement fige l’exécution dans une interprétation esthétiquement séduisante, mais sans relation possible avec ceux qui l’écoutent. Cette absence d’échanges enferme les individus dans un « onanisme culturel » stérile et corrosif pour les liens collectifs. La sonorisation artificielle détruit le rapport naturel, humain, à la musique. Ce phénomène est aggravé par l’amplification. Conçues et utilisées pendant des siècles pour la voix naturelle, les églises sont maintenant sonorisées. L’amplification crée un clivage entre celui qui tient le micro, l’autorité, et celui qui écoute sans pouvoir répondre puisqu’il n’a pas la puissance sonore. Pouvant faire illusion, la technique est largement utilisée dans le cadre politique, contribuant à la perte de crédibilité du personnel et des élus. Elle a contaminé tous les milieux professionnels, universitaires, judiciaires, religieux, etc., le micro devenant l’attribut de l’autorité. Alors que les manifestations revendicatives étaient animées de slogans scandés par les militants, l’amplification a couvert les voix de sa puissance au point que les organisateurs en arrivent à distribuer des bouchons d’oreille. Les militants, mais à travers eux le peuple tout entier, ne peuvent plus se faire entendre.

On peut aussi observer qu’au XIXe siècle l’urbanisation, conséquence de l’industrialisation, avait contribué, à l’effacement des répertoires traditionnels, incitant les grandes campagnes de collectes ouvertes par le Barzaz-Breizh de La Villemarqué puis les publications de recueils de chansons. Après la 1re GM, les scouts vont faire revivre ce répertoire dans leurs mouvements, mais ce sont surtout les Chantiers de jeunesse pendant la 2e GM qui vont l’enseigner auprès des nouvelles générations. Arrivé au début des années 70, le courant folk anglo-saxon, utilisant l’enregistrement et l’amplification plutôt que la pratique vivante, va contribuer à sa sclérose et à sa disparition. Actuellement, les militaires sont les tout derniers à entretenir un répertoire de chants de métier vivant.

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Docteur Serbera sur le Covid-19 : « Je n’ai aucune explication à cette folie ! »

masque covid

Le docteur Jean-Pascal Serbera n’est ni un médecin de labo ni un médecin de plateau. C’est un médecin généraliste qui exerce à Toulouse depuis 30 ans, au contact de ses patients. Ce qu’on appelait hier un « médecin de famille » au service de toutes les générations, à commencer par les enfants et les plus âgés. Il apporte à Polémia son éclairage sur la politique sanitaire.

« L’échec du gouvernement et des médecins de plateaux »

Polémia : Le gouvernement a axé sa campagne de vaccination sur le slogan « Tous vaccinés, tous protégés ». Il continue de l’utiliser aujourd’hui. Qu’en pensez-vous ?

Docteur Serbera : « Tous vaccinés, tous protégés ! »

Ce slogan, seul, résume l’échec du gouvernement et des médecins spécialistes des plateaux télévisuels. Tout le monde constate que le vaccin ne protège pas de la contagiosité, ne permet pas d’arriver à la fameuse immunité collective tant espérée, quant à protéger des formes graves, s’il reste encore un espoir, auquel s’attachent les adeptes du tout vaccinal, je souhaite ardemment que ce soit le cas. C’est en tout cas pour cette raison que je continue à vacciner et à préconiser la vaccination à mes patients à risque de formes graves du Covid.

L’échec du gouvernement le conduit à une fuite en avant et pour se dédouaner de ses responsabilités dans ce fiasco, il stigmatise les non vaccinés, les désignant comme responsables des vagues actuelles. C’est la technique du bouc émissaire, celui qu’on immole en expiation des fautes d’un autre. C’est une attitude de division dangereuse pour la paix civile et qui remet en cause les droits de l’Homme fondamentaux.

Polémia : Les non vaccinés sont-ils responsables de ce dont on les accuse ?

Docteur Serbera : Quelques chiffres issus de quelques courbes que l’on peut retrouver en tapant Covid France sur un moteur de recherche.

Le 30 août 2021 au sommet de la quatrième vague, nous avions 11 128 personnes hospitalisées dont 2 277 en soins critiques pour 40 millions de vaccinés deux doses.

Au 28 décembre : 16 458 hospitalisés, 3 277 en soins critiques pour 50 millions de vaccinés deux doses plus 21 millions de vaccinés trois doses.

Il s’agit de la même population, du même variant Delta, le variant Omicron n’ayant pas encore de conséquences sur les hospitalisations. Les choses sont donc comparables. Quel est l’apport en termes de bénéfices sur les hospitalisations qu’ont apporté les 31 millions de doses injectées supplémentaires ?

Comment expliquer que l’on ait plus d’hospitalisations avec plus de vaccinés ?

Pire : le chiffre des décès est plus important également : 73 par jour en moyenne au 30 aout, 174 en moyenne au 28 décembre.

Si l’on compare les chiffres entre l’épidémie de l’automne 2020 et l’épidémie actuelle, on a au 19 novembre 2020, qui est le pic de la deuxième vague 32 846 hospitalisés et 4 823 personnes en soins critiques. C’est certes deux fois plus d’hospitalisés et un tiers de plus en soins critiques que maintenant mais pour aucun vacciné à l’époque contre 90 % maintenant. Question : 10% de non vaccinés sont-ils responsables des chiffres actuels ce qui équivaudrait à ce qu’ils soient en proportion 5 fois plus hospitalisés que l’an dernier ? Il faudrait que le variant Delta fût 5 fois plus dangereux, ce que des études anglaises ont infirmé en le comparant au variant alpha précédent.

En d’autres termes, une simple analyse critique des chiffres démontre que la vaccination n’a pas permis en termes de protection ce que l’on espérait d’elle.

De grands principes bafoués

Polémia : Avez-vous observé depuis le début de l’épidémie des changements de comportements ou une évolution des pathologies chez vos patients ? Considérez-vous que votre liberté de prescription a été respectée par les pouvoirs publics ?

Docteur Serbera : De grands principes auxquels les médecins étaient jusqu’ici attachés ont été bafoués ou ignorés par la corporation dans sa grande majorité.

La liberté de prescription :

Il est un fait que ni les Conseils de l’Ordre ni les syndicats n’ont défendu la liberté de prescription des médecins, allant au contraire jusqu’à menacer ceux qui avaient le culot de vouloir prescrire autre chose que du doliprane. J’ai très mal vécu cette contrainte et n’ai pas hésité à m’en affranchir en prescrivant Ivermectine, vit d, zinc, Azithromycine sur la foi d’études observationnelles nombreuses de par le monde. Médicaments sans danger je le précise.

Pour l’efficacité de l’Ivermectine, je vous renvoie au bloc du Dr Gérard Maudrux, ancien président de la CARMF (Caisse de retraite des médecins) qui a collationné toutes ces études et qui démontre notamment comment l’Inde au printemps 2021 à endigué son épidémie avec ce médicament, alors qu’une très faible proportion de sa population était vaccinée.

En France les pouvoirs publics ont refusé pour des raisons qu’il appartiendra sans doute à la justice d’éclairer d’initier toute étude sur ce produit.

Le principe de bénéfice risque :

Je n’ai pas compris que ce principe que je croyais essentiel pour pratiquer la médecine n’ait plus cours de nos jours, je n’ai pas compris que pour protéger âgés et fragiles (censés être immunisés par le vaccin) on impose une injection expérimentale à des millions d’enfants pour un bénéfice nul et un risque inconnu. Au nom de ce principe j’ai affiché dans mon cabinet que pour des raisons éthiques je refusais de vacciner les moins de dix-huit ans.

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L’immigration vue par André Posokhow : les yeux grand ouverts, les chiffres en bandoulière

immigration

Auteur en 2013 d’un rapport circonstancié sur le coût de l’immigration, André Posokhow, bien connu des lecteurs de Polémia, s’apprête à récidiver. En préambule, il vient de publier Immigration : l’épreuve des chiffres aux éditions synthèse nationale. Nous publions ci-dessous la préface accordée par Jean-Yves Le Gallou.

Combien entre-t-il d’étrangers en France chaque année ? Et quel est le solde net des entrées une fois les sorties décomptées ? Combien y a-t-il d’étrangers en France aujourd’hui ? Combien de clandestins ? Et quelle est la part des immigrés et descendants d’immigrés extra-Européens dans la population française ? Quelle est la proportion des naissances d’origine non européenne dans les maternités ? Enfin quelle est la charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé).

Telles sont les questions les plus couramment et les plus légitimement posées.

Mais les réponses ne sont pas faciles à obtenir !

Les statistiques publiques (INSEE, INED, ministères de l’Intérieur, des Finances des Affaires sociales) ne sont pas souvent homogènes, ni même cohérentes entre elles. Elles sont fréquemment anciennes, voire très anciennes. Et presque toujours partielles, voire partiales : le poids du pouvoir politique et médiatique sur l’appareil statistique est considérable. Et pour être invité dans les radios et les télévisions un « expert » doit présenter de solides garanties de politiquement correct. Ce qui a conduit la démographe dissidente Michèle Tribalat à dénoncer dans un livre Les Yeux grand fermés de ses patrons et collègues.

Ce sont les yeux grand ouverts qu’André Posokhov a écrit ce livre.

Un pisteur avisé dans la jungle des statistiques

Il guide le lecteur dans le maquis des chiffres et des imprécisions administratives. C’est un pisteur avisé dans la jungle des statistiques.

Ses conclusions les voici :

* Nombre d’étrangers entrés en 2019 : plus de 600 000.
* Solde net des entrées une fois les sorties décomptées en 2019 : plus de 400 000.
* Nombre d’étrangers réguliers en France : Immigrés réguliers de nationalité étrangère (4,2 M) + Étrangers nés en France (0,7M) = près de 5 millions.
* Nombre de clandestins selon les estimations d’André Posokhow : 1,3 millions.
* Nombre total d’étrangers : 4,9 M+ 1,3 M = plus de 6 millions.
* Nombre et part des immigrés et descendants d’immigrés extra-européens réguliers dans la population française :
– Nombre immigrés tiers : plus de 5 M
– Nombre de descendants immigrés tiers : plus de 4,5millions
– Total tiers : près de 10 millions
– Proportion dans la population française de 67M habitants à fin 2019 : près de 15 %
* Nombre et part des naissances d’origine non européenne dans les maternités : plus de 30 % selon les statistiques d’origine INSEE (sans la troisième génération), près de 40 % selon le dépistage des nouveau-nés à la drépanocytose
* Charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé) : suspense, suspense, le travail en cours d’achèvement.

Voilà qui est précis, voilà qui est clinique. Même si j’ai « arrondi » les chiffres dans cette préface. Non par paresse mais par exigence : pour rappeler que les chiffres ne sont pas la réalité mais une simple approche d’un monde complexe.

Les lecteurs de bonne foi seront convaincus par l’immense travail d’André Posokhow, même s’il est possible de s’interroger, voire de critiquer, telle ou telle interprétation ou telle ou telle hypothèse.

Immigration : qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste »

Bien entendu les militants du politiquement correct et les conformistes qui les suivent ne manqueront pas de dénoncer des conclusions jugées « extrémistes ». C’est un classique du genre. En matière d’immigration toute personne qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste », voire d’« extrémiste de droite », sinon de complotiste. Ce n’est pas une raison pour se laisser intimider.

Je suis depuis plus de 45 ans maintenant ces questions d’immigration. J’ai publié plusieurs ouvrages et encouragé la rédaction d’autres travaux, comme ceux remarquables de Pierre Milloz, énarque, inspecteur général de l’industrie, essayiste, prix René Cassin pour l’une de ses œuvres, auteur de la première étude phare sur le coût de l’immigration. Ces études ont toutes, ou presque toutes, été vilipendées. Seulement voilà la réalité a toujours dépassé les chiffres jugés alarmistes lorsqu’ils étaient présentés.

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Non-vaccinés : la minorité que l’on peut discriminer

masque covid

Le gouvernement a annoncé vouloir transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. Un acte de guerre contre une partie de la population française.
Une tribune de Pierre Boisguilbert

Bouc émissaires

La prochaine étape sera sans doute de leur accrocher des clochettes, comme aux lépreux du Moyen-Âge. Comme il n’arrive pas à maitriser l’épidémie covidienne, il en désigne les responsables. La transformation du passe sanitaire en passe vaccinal en apporte la preuve. Les non-vaccinés vont devenir des sous-citoyens privés de presque toutes les libertés. La vaccination devient donc obligatoire dans une démarche parlementaire de remarquable hypocrisie démocratique. Mais ce qui est le plus remarquable, c’est la désignation d’un bouc émissaire. Les non-vaccinés sont désignés aux Français comme les seuls responsables des privations de liberté de fin d’année et des engorgements de l’hôpital. Hier, l’hôpital était fait pour soigner les malades, aujourd’hui les malades et même ceux qui ne le sont pas doivent sauver l’hôpital. Cherchez l’erreur.

On stigmatise donc auprès de l’immense majorité des Français — les vaccinés —, les coupables — les non-vaccinés. Cette politique est non seulement odieuse, mais elle est surtout en totale contradiction avec « leurs » valeurs. Nous sommes dans la république qui, par la lutte morale et obligatoire contre toutes les discriminations, impose la dictature de toutes les minorités sur l’immense majorité. Il existe pourtant une minorité qui n’est pas admirable et n’a droit à aucune protection. Dont acte.

Anne Hidalgo, qui pense que les musulmans sont traités dans la France de 2021 comme les juifs des années 30, va-t-elle faire des comparaisons avec la discrimination par la loi des non-vaccinés ? Toutes les minorités sont protégées surtout raciales et sexuelles mais une minorité va être persécutée, les non-vaccinés. Cherchez l’erreur.

Créer une caste d’intouchables

Le vaccin semble le seul moyen d’éviter des formes graves de la Covid et de ses variants africains et indien. Qui ne voit que, si on leur donne des noms de lettres grecques, c’est pour éviter d’en stigmatiser l’origine géographique et ethnique ? Mais, justement, en Inde que se passe-t-il ? Les chiffres sont vraiment étonnants. Depuis fin novembre, l’Inde enregistre moins de 10 000 nouvelles infections au coronavirus par jour — dernièrement, la moyenne sur sept jours était de 8 500. D’après plusieurs études, la majorité des 1,4 milliard d’habitants du pays a déjà développé des anticorps contre le coronavirus.

Cité par Le Figaro, le virologue Jacob John, professeur émérite au Christian Medical College de Vellore, dans le Dekkan, est convaincu que « l’Inde est le premier pays au monde à avoir vaincu la pandémie et à être passé en « phase endémique ». « Cette phase est atteinte lorsque les nouvelles infections se stabilisent à un faible niveau », explique Jacob John. Et c’est précisément dans cette situation que se trouve l’Inde actuellement. D’un point de vue allemand, cette évolution a des allures de miracle. Car il y a encore six mois, l’Inde comptait pour un nouveau cas de coronavirus sur trois dans le monde. Virage incompréhensible… comme l’apparition et la disparition des épidémies dans l’histoire de l’humanité.

Mais alors, en pleine « vague » indienne, en attendant la sud-africaine est-il bien raisonnable, alors que l’épidémie parait partir partout sauf en Occident — bizarre, diraient les complotistes —, de créer chez nous, dans la patrie des droits de l’homme, une caste à mépriser, une catégorie d’intouchables ?

Tribune reprise de Polémia

Invasion, charia, halal, dhimmis… L’islam dévoilé !

islam priere

Deux ouvrages très récents abordent frontalement un sujet sensible : L’islam sans voile : ouvrez les yeux d’Alain de Peretti (éditions La Nouvelle Librairie, collection « Cartouches » de l’Institut Iliade, 78 pages, 7 euros) et L’islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel (éditions La Nouvelle Librairie, 277 pages, 17 euros). À l’heure où le thème du « grand remplacement » anime les débats de la campagne électorale présidentielle, deux auteurs expriment des vues pessimistes sur la possibilité d’un « vivre-ensemble » paisible entre la population française « de souche » et les diverses communautés musulmanes présentes dans notre pays.
Une tribune signée Johan Hardoy.

L’Islam sans voile

Alain de Peretti est vétérinaire et président de l’association Vigilance Halal. À ce titre, ce lanceur d’alerte est l’auteur du livre Vérités sur la viande halal, paru en 2014.

Son dernier essai rend compte des défis que représentent le « grand remplacement » et les bouleversements civilisationnels qu’il entraîne.

Dans la préface, l’historien Philippe Conrad (bien connu des lecteurs de Polémia) revient sur les conflits et oppositions culturels qui ont marqué l’histoire des relations entre les civilisations européenne et musulmane, tout en défendant l’idée que ces événements historiques confortent la pertinence du concept du « choc des civilisations » développé par le professeur américain Samuel Huntington.

Bien qu’il ne soit pas politiquement correct de le remarquer, Alain de Peretti constate que l’arrivée massive de populations musulmanes depuis les années 1970 pose des problèmes inédits sur notre territoire. Ces derniers sont volontairement ignorés par les « élites », d’autant que l’islam, malgré son rejet par une large partie de la population, reste perçu comme une religion analogue au christianisme dans l’inconscient collectif.

Après une première partie proposant des définitions et des commentaires sur des notions de base de la religion musulmane, l’auteur envisage les conséquences pratiques que celle-ci entraîne au quotidien pour ses adeptes. La « vie sous la charia » détermine ainsi un ensemble très rigide de règles comportementales, relationnelles (notamment avec les femmes), vestimentaires, financières, funéraires, etc., incompatibles avec la tradition d’assimilation française.

À ceux qui mettent en avant la grandeur de la période de la domination musulmane sur la péninsule ibérique durant plus de sept siècles, Alain de Peretti rétorque que l’islam a, au contraire, éteint progressivement toutes les brillantes cultures qu’il a colonisées. Au fur et à mesure que cette religion s’imposait dans les mœurs et dans les cœurs, la splendeur d’al-Andalus s’éteignait ainsi peu à peu.

De nos jours, les « savants » de l’université égyptienne d’al Azhar enseignent encore que notre planète est plate et que le soleil tourne autour d’elle.

Par ailleurs, l’oppression mentale exercée sur les disciples dès l’enfance tend à générer des comportements violents et antisociaux.

Des points de vue politique et culturel, cette religion conquérante constitue une idéologie totalisante et totalitaire. Sa résurgence historique a été favorisée par plusieurs facteurs tels que l’immigration, la démographie, l’afflux des pétrodollars ainsi que par l’activisme islamo-gauchiste dans nos pays qui en a fait la religion des opprimés en croyant y trouver un substitut à un prolétariat disparu et un moyen puissant de détruire l’ancien monde européen.

L’islam est-il notre avenir ?

Jean-Louis Harouel, qui est professeur émérite d’histoire du droit à l’université Panthéon-Assas, a publié une vingtaine d’ouvrages remarqués qui proposent des réflexions utiles sur des sujets aussi divers que la spiritualité, la culture, les arts, les droits de l’homme, la peine de mort ou le droit de l’urbanisme.
Son nouveau livre débute sur des constats relatifs à la permanence d’actes terroristes sur notre sol, à la présence croissante d’une importante population musulmane et aux difficultés rencontrées par le modèle français d’assimilation.

De fait, alors que la vie collective dans notre pays est, depuis plus d’un siècle, sortie du christianisme, une nouvelle religion, radicalement étrangère à notre civilisation et à nos habitudes mentales, s’est installée chez nous en prétendant structurer les relations sociales.

L’auteur observe ainsi l’existence sur le sol français d’un véritable « pays musulman » dans lequel les fidèles obtiennent la satisfaction de leurs revendications cultuelles, vestimentaires, alimentaires, etc., tout en présentant tout refus de leurs nouvelles exigences comme discriminatoire. Dans le même temps, la crainte des pouvoirs publics d’être accusés de stigmatiser les musulmans entraîne toutes les reculades des autorités.

En outre, les dirigeants de l’Union européenne comme ceux des pays de l’Europe occidentale s’évertuent à nier que l’islam constitue une civilisation et non une simple religion.

L’histoire européenne est pourtant riche en conflits avec le monde musulman. C’est en repoussant ses entreprises conquérantes que l’Europe est restée elle-même. Certes, la conquête actuelle ne se fait plus par les armes mais elle n’en demeure pas moins une conquête.

Selon le maître à penser des Frères musulmans, le cheikh Youssef al-Qaradâwî, l’islam est « religion et État, foi et loi, culte et commandement, Livre et épée, prière et djihad, tout à la fois, sans division aucune ». Le plan de cette confrérie consiste explicitement à conquérir notre continent soit par la formation d’enclaves, soit par le basculement de pays entiers.

Lorsqu’il s’empare d’un territoire, l’islam ne tolère les chrétiens et les juifs que comme dhimmis, une population de seconde zone qui doit payer la jizya (un impôt qui s’apparente à un racket de protection) et subir diverses vexations liées aux relations avec les musulmans ou à des spécificités vestimentaires.

Par ailleurs, le Coran est le socle d’une infériorité des femmes résultant prétendument de la volonté divine. Même la Tunisie modernisée par Habib Bourguiba, qui avait proscrit la polygamie et la répudiation, ne s’est pas risquée à supprimer la règle successorale qui attribue une part double aux héritiers mâles.

Certes, bien des personnes de confession ou d’origine musulmane ne se sentent nullement ennemies de la France, mais leur religion en tant que corps de doctrine l’est bel et bien. Sauf pour une étroite minorité, l’intégration des populations immigrées originaires des pays musulmans est inversement proportionnelle à leur attachement à l’islam.

Tels sont les principaux ressorts de ce que le président Macron a nommé, en octobre 2020, « le séparatisme islamiste ».

Il est donc nécessaire de réintégrer à la France ce pays étranger qui s’est constitué sur son sol. Jean-Louis Harouel préconise de rompre avec l’obsession de « l’ouverture à l’autre » issue de la sacralisation des droits de l’homme (il n’est d’ailleurs plus question du citoyen depuis la Déclaration universelle de 1948). Cette nouvelle « religion humanitaire », qui ne considère plus comme légitimes que l’individu et l’humanité, est désormais hostile à la souveraineté du peuple et à ses libertés.

[Note de Johan Hardoy : il arrive pourtant, quand d’autres « intérêts » sont en jeu, que des entorses graves aux principes de cette « religion » soient largement tolérées, comme on l’a vu lors de la répression violente du mouvement des Gilets jaunes ou avec les contraintes liberticides prises à l’égard des non vaccinés. Mais cela est une autre histoire…]

L’identité européenne a été façonnée par le christianisme qui a apporté les bases d’une doctrine « laïque » en consacrant le principe de l’autonomie du politique dans sa sphère. Ce patrimoine spirituel commun a permis l’essor culturel, économique, scientifique et technique des nations européennes. Ces dernières doivent désormais se rassembler face au péril mortel que constitue une religion qui ignore le principe de la disjonction du spirituel et du temporel, historiquement créateur de liberté pour l’individu.

Tribune reprise de Polémia

La méthode pour en finir avec le lobby immigrationniste en France

immigration

Après avoir abordé la règle juridique du non refoulement, les frontières poreuses de l’espace Schengen, le fiasco des expulsions des étrangers en situation irrégulière, les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à une réduction du nombre des demandes d’asile, cet article est consacré aux subventions publiques attribuées au lobby immigrationniste en France.
Une tribune de Paul Tormenen.

Chaque année, de nombreuses associations et ONG dont la vocation est l’aide et la prise en charge des migrants bénéficient de subventions publiques d’un montant parfois considérable. À côté de leur mission première, certaines d’entre elles facilitent l’immigration. D’autres font pression auprès du gouvernement pour infléchir sa politique migratoire, en dépit de leur faible représentativité dans l’opinion publique. L’argent du contribuable est ainsi mis au service d’un lobby immigrationniste, sans qu’à aucun moment on ne lui demande son avis. Cette situation n’est pas irréversible, comme nous allons tenter de le démontrer au travers de trois exemples :

– les subventions versées aux ONG ;
– les subventions versées aux associations ayant une mission de service public ;
– les subventions versées aux sites d’information facilitant l’immigration.

I – Les subventions versées aux ONG

Constat – SOS Méditerranée fait partie de ces nombreuses organisations non gouvernementales humanitaires ayant un bateau qui croise en mer Méditerranée. Son activité présentée sur son site paraît sans équivoque : « porter assistance à toute personne […] se retrouvant en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée ». Mais force est de constater que les ONG de sauvetage en mer Méditerranée font partie de la chaîne qui permet chaque année à plusieurs dizaines de milliers de clandestins de gagner l’Europe à partir des côtes d’Afrique du Nord et de Turquie. Certaines d’entre elles ont fait – ou font actuellement – l’objet d’enquêtes judiciaires pour le motif de facilitation de l’immigration clandestine (1).

Parmi les financeurs de SOS Méditerranée figurent des collectivités locales et territoriales françaises (communes, départements, régions). En 2020, une vingtaine d’entre elles apportaient un soutien financier à l’ONG, dans le cadre d’une « plateforme des collectivités solidaires » (2). Les subventions versées l’année dernière par celles-ci atteignaient la coquette somme de 754 000 euros (3). Fin 2021, le nombre de communes et de collectivités qui subventionnent SOS Méditerranée a plus que triplé depuis 2020, pour atteindre 74. Le montant total des subventions versées à l’ONG par celles-ci a fort probablement augmenté dans les mêmes proportions.

Un élu RN du département de l’Hérault a récemment contesté devant le tribunal administratif de Montpellier l’attribution en juillet 2020 d’une subvention de 20 000 euros à l’association SOS Méditerranée (4). Il a invoqué à l’appui de sa requête le fait que la délibération accordant une subvention à l’ONG ne se rattache à aucun domaine d’intervention du département et ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide sociale apportée par le département.

Son action en annulation a été non seulement rejetée, l’élu a été condamné aux dépens (5). Le tribunal administratif de Montpellier a estimé dans un jugement du 19 octobre 2021 que « l’association bénéficiaire poursuit une action internationale à caractère humanitaire, dans le respect des engagements internationaux de la France. Seules ces conditions étant requises par les dispositions précitées de l’article L. 1115-1 du Code général des collectivités territoriales, le département pouvait ainsi légalement lui octroyer la subvention en litige ».

Bien que le financement d’une ONG d’aide aux migrants en mer Méditerranée soit bien loin des missions des départements, le Code général des collectivités territoriales dispose que « les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire ».

Proposition – Modifier le Code général des collectivités territoriales afin de ne plus permettre le financement d’actions humanitaires en dehors du ressort géographique de la collectivité considérée.

Dans un contexte de dépenses sociales en forte hausse, notamment en faveur des jeunes migrants via l’aide sociale à l’enfance, certaines collectivités ne peuvent à la fois demander plus de moyens à l’État et se disperser dans l’allocation de leurs ressources (6).

II – Les subventions versées aux associations ayant une mission de service public

Constat – L’État a délégué à des opérateurs privés la prise en charge des migrants (hébergement, actions socio-éducatives, etc.) (7). Certains d’entre eux n’hésitent pas à critiquer le gouvernement pour sa politique migratoire jugée parfois trop « ferme », en dépit du démenti cinglant apporté par les chiffres. Quand ils n’assignent tout simplement pas l’État en justice, comme cela a été le cas en 2016, afin d’augmenter le montant de l’allocation versée aux demandeurs d’asile (8).

France terre d’asile gère 34 centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’association fournit également un accompagnement juridique aux migrants et accompagne des « mineurs étrangers isolés » lors de leur entretien avec l’OFPRA. En 2020, l’association a perçu la modique somme de 70 millions d’euros au titre de son fonctionnement et de 26 millions d’euros de subventions et de participation. Le devoir de réserve ne semble pas applicable à cet opérateur de l’État : ses communiqués de presse sont souvent très critiques vis-à-vis de la politique migratoire du gouvernement (9).

La Cimade gère deux centres d’accueil de migrants. Elle propose également un accompagnement aux procédures juridiques que peuvent engager les étrangers. Mais l’activité de cette association ne se limite pas à une mission humanitaire. Ses prises de position publiques et militantes sont nombreuses, notamment lors de débats parlementaires sur des projets et propositions de lois sur l’immigration, à l’occasion de manifestations de sans-papiers, etc.

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La remigration, c’est possible !

remigration

Dans le numéro 71 de la revue Réfléchir & Agir, un article est consacré à la question de la faisabilité de la remigration. S’appuyant sur des exemples historiques, ce texte montre que l’expulsion d’un nombre important d’extra-européens n’est pas aussi impossible que certains semblent le penser. Le sujet est évidemment éminemment complexe et cet article ne règle pas de nombreuses problématiques inhérentes à la remigration mais il nous a semblé intéressant de le partager.

La remigration, précédents historiques depuis 1914

Le XXe siècle a largement été un siècle de remigrations, aussi bien échanges forcés de populations en vue d’assurer une certaine forme d’homogénéité raciale, ethnique ou religieuse, qu’expulsions vers leurs pays d’origine (réels ou mythiques) de populations parfois installées sur place depuis des siècles.

Dans tous les cas, les dynamiques de remigration possèdent trois caractéristiques communes : un changement démographique structurel de masse (en nombre ou en pourcentage), un déroulement rapide et systématique des opérations, et un état de fait irréversible sur le terrain.

Les remigrations au XXe siècle ont constitué un phénomène démographique assimilable à une sorte de dynamique de flux et de reflux de populations, en fonction des cycles de puissance et de faiblesse des entités politiques dirigeant les territoires concernés. Elles ont concerné une grande partie du globe, en plusieurs séquences historiques successives.

Les remigrations dans l’Europe

Sorte de répétition générale de ce que l’historien Ernst Nolte appelait la « Deuxième Guerre de Trente Ans » européenne (1914-1945), 50 000 Bulgares sont expulsés de Macédoine et de Thrace orientale en 1913, à l’issue de la Deuxième guerre balkanique lorsque Grecs, Roumains et Serbes disputent aux Bulgares les dépouilles européennes de l’Empire ottoman vaincu l’année précédente lors de la Première guerre balkanique.

Après la Première Guerre mondiale, la guerre reprend entre la Grèce et la Turquie de Mustafa Kemal. En 1923, les Turcs victorieux regagnent au Traité de Lausanne les territoires d’Asie Mineure cédés aux Grecs en 1920. Ils organisent alors une remigration/expulsion massive de Grecs (installés sur place depuis 2600 ans) vers la Grèce : 1,5 million de Grecs sont expulsés tandis que fuyant prudemment les représailles, 500 000 Turcs quittent la Macédoine et l’Épire pour se réfugier en Turquie. C’est la « Grande Catastrophe » …

Après la Seconde Guerre mondiale, c’est au tour d’autres vaincus de subir l’expulsion : dans le Gôtterdämmerung, 14 millions d’Allemands sont expulsés d’Europe centrale par les autorités slavo-communistes soviétiques, polonaises, tchécoslovaques et yougoslaves. La revanche des Slaves sur les Germains… Au moins 2 millions de ces Allemands meurent sur les routes, harcelés par les populations slaves qui les remplacent dans des territoires de l’Est conquis depuis le Moyen Âge par le glaive germanique. De même, 420 000 Finlandais sont expulsés de Carélie par les Soviétiques, et se replient vers la Finlande, en 1945…

Enfin, les deux séquences de recomposition de l’espace post-communiste est-européen, constituent les derniers grands épisodes de remigration en Europe. Après l’effondrement soviétique en 1991, sur les 25 millions de Russes ethniques qui vivaient dans les autres républiques, une dizaine de millions (les « pieds-rouges ») sont contraints d’évacuer les Républiques musulmanes d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan…) et de se réfugier en Russie même, victimes de l’intolérance des populations locales, turcophones et musulmanes ; tandis que les trois guerres yougoslaves (de 1990 à 1999) sont marquées par des nettoyages ethniques entre populations serbes, croates, bosniaques ou albanaises : en 10 ans, au moins 2,5 millions de personnes sont expulsées définitivement des zones de guerre.

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Blake et Mortimer contre la subversion « woke »

Blake et Mortimer woke

Le Dernier Espadon est le titre du nouvel album de Blake et Mortimer. Dans toutes les suites, parfois très inégales, des aventures des héros d’Edgar P. Jacobs, c’est sans doute le plus réussi. Il renoue volontairement dans le titre avec les premiers albums Le Secret de l’Espadon. C’est l’album BD qu’il faut offrir à Noël à ses enfants et amis, car c’est le meilleur contrepoison aux subversions « woke » et « cancel ».
Voici une tribune de Pierre Boisguilbert.

Plus Britanniques que les deux héros, un militaire et un scientifique, tu meurs. Heureusement, ils sont immortels, mais pas intemporels. Les fans s’étonnaient presque de ne pas les voir aux obsèques du prince Philip le samedi 17 avril, au château de Windsor, qui étaient aussi celles du génie rituel occidental. Ils vivent dans un monde « des après-guerres » où l’Occident et plus particulièrement la Grande-Bretagne restent les phares du monde civilisé. Après-guerres, car dans cette extraordinaire fiction, dans la foulée de l’effondrement du nazisme, une puissance asiatique, qui n’est pas la Chine mais un Tibet fantasmé, déclenche un conflit mondial pour profiter de l’affaiblissement des vainqueurs. Un monde où le Tibet a pris le relais de l’Allemagne nazie pour conquérir les cinq continents. On est peu après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, et, dans les colonnes du Journal de Tintin, le chroniqueur de Radio Lhassa exulte : « Bombay n’est plus que ruines et désolation !… Rome, la Ville éternelle, n’est plus qu’un souvenir… Paris, la Ville Lumière, gît sur le sol, broyée !… Londres, l’orgueilleuse métropole, achève de se consumer !… La flotte américaine du Pacifique est au fond de l’océan tandis que nos parachutistes hissent nos couleurs sur les gratte-ciel du Nouveau Monde ! La terre est entre nos mains ! Nous sommes les maîtres du monde ! » Des missiles, fabriqués dans les usines souterraines de l’Himalaya, s’abattent partout sur la planète. Et des troupes aéroportées, pleines de soldats asiatiques, s’emparent du monde entier qui passe sous le joug de l’Empire jaune. Ce monde dirigé par un sinistre Basam Damdu est tout droit sorti de l’imagination d’Edgar P. Jacobs amené à devenir l’une des principales figures de la bande dessinée belge, grâce au succès du Secret de l’Espadon

Heureusement, le professeur Mortimer aidé du capitaine Blake construit l’Espadon qui va permettre de vitrifier l’Empire jaune.

Dans Le Dernier Espadon, ce sont des irréductibles nazis qui vont tenter avec la complicité de membres de l’IRA d’éradiquer la famille royale à Buckingham Palace. L’histoire vraie – complot contre la famille royale – et les liens entre le Reich et l’IRA se mélangent harmonieusement avec la fiction dans la cohérence d’un passé où le conflit qui n’a jamais existé ne gêne en rien la cohérence de la chronologie des événements.

Blake et Mortimer continuent à faire vivre au présent un monde qui n’est plus et dont on veut effacer l’histoire, celui non pas du privilège mais du fardeau de l’homme blanc, sans discrimination ni racisme, bien au contraire, dans ces histoires. Cet album contrairement à d’autres ne sacrifie rien à l’air du temps ; cela est dû aux auteurs, dont Jean Van Hamme qui est aussi l’inventeur de Thorgal, ce Viking atlante venu des étoiles et qui permet de redécouvrir la culture et la légende des seigneurs des mers du Nord.

Dans Blake et Mortimer, il y a de plus un extraordinaire méchant, le colonel Olrik, âme damnée de l’empereur Basam Damdu. Un très méchant, très attachant, qui de Pyramides en Marque jaune est de tous les complots contre la GB, toujours vaincu et toujours revenant. Un méchant tellement fascinant qu’Hubert Védrine, l’ancien ministre des Affaires étrangères, lui a consacré une biographie. Passionné depuis sa plus tendre enfance par la bande dessinée classique et plus particulièrement par les aventures de Blake et Mortimer, Hubert Védrine, quatorze ans passés à l’Élysée, cinq ans ministre des Affaires étrangères, a toujours été fasciné par le personnage d’Olrik. Jusqu’à en imaginer cette biographie avec la complicité de son fils Laurent, journaliste, lui aussi passionné de bande dessinée.

Plus qu’une bande dessinée, une vision de l’histoire du monde d’avant la repentance obligatoire, quand les enfants de Kipling assumaient encore leurs responsabilités mondiales et historiques. Tant qu’il y aura des Blake et Mortimer vendus à des centaines de milliers d’exemplaires et des Olrik pour les combattre mais aussi les accompagner, tout n’est peut-être pas perdu dans le combat de l’imaginaire devenu ô combien essentiel.

Tribune reprise de Polémia

Le halal : le Grand Remplacement de nos pratiques sanitaires et alimentaires

halal

60 % des animaux de boucherie sont abattus selon le rite halal sans étourdissement préalable. Le Dr Alain de Peretti, vétérinaire, président de Vigilance halal, en souligne le quadruple danger : souffrance animale, risque sanitaire, financement de l’islamisation et contrôle des populations. Il est possible de retrouver les analyses du Dr de Peretti dans L’islam sans voile : ouvrez les yeux, qui vient de paraître à la Nouvelle librairie, collection Cartouches de l’Institut Iliade), 7€.

Les problèmes liés au halal

L’abattage halal est en passe de devenir la règle, ce qui le différencie de manière fondamentale du casher (moins de 1% versus plus de 60% des cas).
Ce mode d’abattage, régi par un système de dérogation, présente trois anomalies :
a) Souffrance animale par non étourdissement.
b) Énorme risque sanitaire du fait de la section de l’œsophage et de la trachée, interdits dans la méthode traditionnelle.
c) Perception de sommes très importantes au profit de l’islam dans le cadre d’un un système opaque. Ces sommes mériteraient d’être tracées. Mme Baryza Khiari, vice-présidente LaREM du Sénat, lors d’une interview sur CNews en Décembre 2018, avait dit que les sommes très importantes du halal mériteraient d’être « tracées ». Le financement de groupes terroristes par l’intermédiaire de sociétés de charité islamique a été démontré aux USA et au Canada. En toute hypothèse c’est un moyen de financement de l’expansion islamique.
d) C’est aussi un moyen de contrôle des populations.

Le focus a été jusqu’à présent uniquement sur la souffrance animale.

L’état des forces en présence fait que la liberté religieuse prévaudra toujours sur la souffrance animale, surtout vis-à-vis d’une population réputée ombrageuse…
La question sanitaire par contre, dans notre système hygiéniste et régi par le principe de précaution a beaucoup plus d’efficacité en apportant des preuves scientifiques fortes et nombreuses.

Les faits

a) L’abattage rituel pratique une saignée par égorgement large, sectionnant toutes les structures anatomiques jusqu’aux vertèbres, artères carotides et jugulaires, mais aussi œsophage et trachée, avec régurgitations stomacales et inhalation de ces souillures (l’animal, encore conscient, respire). Sous l’effet du stress le sang gicle partout et se mélange aux déjections, urine et matières fécales.

b) La méthode moderne consiste à saigner l’animal après étourdissement et suspension par 2 incisions précises de chaque côté de l’encolure épargnant l’œsophage et la trachée comme prévu par la législation. La saignée se fait proprement, du fait de la position verticale et le sang s’écoule dans une canalisation adaptée. Toutes opérations rendues possible par l’étourdissement.

c) C’est donc une entorse grave aux principes de sécurité sanitaire, comme le préconise le règlement européen : CEE 853/2004, annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage, paragraphe 7, alinéa (a) : « LA TRACHÉE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNÉE « (avec une dérogation pour l’abattage rituel….).

d) On constate depuis 2005 et la généralisation progressive de l’abattage halal une augmentation régulière des cas de SHU (syndrome hémolytique et urémique) provoqué par la bactérie Escherichia Coli, maladie très grave et souvent mortelle chez les enfants et personnes immunodéprimées. Or ce sont ces groupes qui consomment le plus de steaks hachés, vecteur principal des cas de toxi infection. On voit de plus en plus la mention « bien cuire à cœur » sur les steaks surgelés du commerce, les industriels cherchant à se couvrir en cas de problème.

e) Les autorités de santé ont constaté ces dernières années une forte augmentation des cas d’antibio-résistance en médecine humaine avec prédominance de souches d’origine animale. Or l’antibio-résistance est considéré comme le plus gros problème pour l’avenir de la médecine. L’hygiène de l’abattage influe obligatoirement sur ces phénomènes.

L’angle sanitaire est donc indiscutable pour imposer une remise en cause de l’abattage halal. L’État est parfaitement dans son rôle qui est d’assurer la sécurité des citoyens. Il ne semble pas inenvisageable pour les religions de faire une mise à jour tenant compte des données scientifiques et de l’évolution des esprits. Accepterions-nous, au motif de la liberté religieuse, des sacrifices humains comme cela se pratiquaient dans les religions précolombiennes ?

Et enfin, et surtout, l’abattage halal, comme le voile, ainsi que toutes les obligations liées à l’orthopraxie islamique (ramadan et autres prescriptions) sont des moyens puissants de contrôle social et de réislamisation : tout cela est bien décrit sur le site de l’ISESCO (Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture) dans la page stratégie pour les populations musulmanes en terre non musulmane. Nous sommes là au cœur notre combat et pour l’assimilation et notre identité. Lors de la visite d’Éric Zemmour à Drancy, d’ailleurs, dans une boucherie halal, le boucher a de façon très claire avoué qu’il n’y avait plus de « boucherie française » dans le quartier.

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Texte repris du site Polémia

Enfants masqués à l’école : lâcheté générale !

enfants masque

L’hystérie sanitaire autour du Covid-19 a un impact désastreux sur les enfants. Outre qu’ils semblent être la prochaine cible plus ou moins avouée d’une campagne de vaccination obligatoire, ils vivent depuis des mois avec un masque sur la figure à l’école. Un scandale absolu qui n’est malheureusement sans doute pas près de cesser…

Beaucoup de s’étonner et de s’émouvoir du fait que les enseignants ne « bronchent » pas à l’égard de l’obligation – nocive – du port du masque à l’école pour les enfants et pour eux-mêmes avec les conséquences pédagogiques, relationnelles, psychologiques et de santé dramatiques qui en résultent tant pour les enfants que pour eux-mêmes, d’autant que ces mêmes enseignants ont plutôt la réputation d’être de « grandes gueules » toujours insatisfaites, toujours prêtes à « mordre », à manifester leur mécontentement par une opposition farouche à grands renforts de manifestations et de grèves. C’est se tromper lourdement. En réalité…

La plupart des enseignants sont des « moutons »

Les enseignants sont, pour la très grande majorité d’entre eux, des « moutons », et les seuls qui osent se placer à contre-courant de ce qu’il faut penser sont les « moutons noirs » car depuis belle lurette, la plupart des enseignants sont assujettis au syndicalisme régnant en maître et de façon indue sur l’Éducation nationale malgré un nombre de syndiqués de plus en plus faible (estimé à 8%) et ils adoptent le prêt-à-penser syndical « au coup de sifflet » d’autant plus facilement que les syndicats sont formés pour obtenir ce résultat !

L’assujettissement de la plupart des enseignants à ces « maîtres à penser » syndicaux fait que ceux qui pensent par eux-mêmes ont leur prise de position marginalisée et ne sont pas assez puissants pour défendre leur point de vue et se démarquer de cette dictature de la pensée.

C’est ainsi que depuis des décennies, ces syndicats sont les manipulateurs du destin des enseignants dont ils se sont faits – à leur insu – des alliés dans l’entreprise de destruction de l’Éducation nationale en exploitant très habilement leur mécontentement à contre-temps tout en revendiquant pour eux et dans le même temps des avantages matériels (1).

Mais aujourd’hui, les syndicats sont muets.

Pourquoi les syndicats sont-ils muets ?

Parce que, contrairement à ce que l’on pourrait être en droit de penser au vu de l’apparente opposition entre les syndicats et l’État, les syndicats sont les meilleurs alliés du pouvoir en place.

La meilleure preuve en est que les syndicats sont en grande partie subventionnés par l’État (2) et que sous des apparences trompeuses de liberté, le système est habilement verrouillé pour avoir le pouvoir de le gangréner sans le risque d’une réelle opposition, accaparant ainsi à leur profit, l’opposition aux décisions prises.

Nous n’avons d’ailleurs jamais vu une organisation subventionnée en opposition réelle avec celui qui la finance sous peine de voir la manne supprimée et de fait, les syndicats de l’Éducation nationale ont été les meilleurs alliés du pouvoir dans la très méthodique et progressive destruction de l’Éducation nationale depuis l’application cryptée du plan Langevin-Wallon de 1947 visant à remplacer l’institution scolaire par des centres d’activités, de loisirs et d’endoctrinement.

N’oublions pas que la F.E.N (Fédération de l’Éducation nationale) qui a fédéré les syndicats les plus influents du primaire à l’université – SNI – SNES – SNETAA – SNESUP (3) – fut créée la même année 1947, de même que les syndicats de parents – la fameuse « fédération CORNEC », du nom de l’avocat membre de la « Révolution prolétarienne » qui en fut le président de nombreuses années, fédération métamorphosée en FCPE.

Ces fédérations ont pris en tenaille le corps enseignant et les parents pour brouiller les pistes et juguler les véritables oppositions.

Aujourd’hui que leur mission est accomplie puisque la destruction complète du système scolaire est achevée par Blanquer, les syndicats n’ont plus aucune raison de s’opposer au pouvoir en place, d’autant qu’ils sont toujours largement rétribués pour ne rien faire et il est vain d’espérer quelque action d’envergure menée par le corps enseignant sans action syndicale d’autant que les recrutements actuels du personnel se font à un niveau de plus en plus bas et que les recrutés sont eux-mêmes les produits du système qui les a engendrés.

Il ne reste qu’à chaque parent de décider du sort de ses enfants en son âme et conscience, sachant que les parents sont, comme le reste de la population, honteusement manipulés et c’est plutôt une action d’ensemble qu’il faut espérer pour pouvoir sortir de ce guêpier.

(1) Cf. « C’est l’identité française qu’on assassine » Editions des Trianons – 2nde édition actualisée 2021
(2) UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes) a reçu une subvention de l’État de 3 888 734E en 2019, l’ensemble des organisations syndicales et patronales ayant reçu en tout environ 136 millions d’euros et le rapport Perruchol indique que la cotisation des syndiqués représente seulement 4% du budget des syndicats.
(3) Syndicats d’enseignants tous fédérés par la F.E.N

Claude Meunier-Berthelot

Tribune reprise de Polémia

Reportage au 7e Forum de la Dissidence de Polémia [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

03/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La majorité c’est vous, les extrémistes ce sont eux. Immigration, islamisation, laxisme judiciaire, partialité médiatique, comme vous 60% à 80% des Français n’en veulent plus. En d’autres termes la majorité de la population française pense comme vous !

Mais les oligarques qui nous gouvernent ont installé la tyrannie des minorités activistes pour vous réduire au silence : racisme anti-blancs, disparition des frontières, incitation des enfants à changer de sexe, négation de notre culture et de notre histoire, déboulonnage des statues. Ce sont des fous dangereux qui imposent leurs délires par la surveillance de masse, une propagande permanente, et des interdits professionnels.

Il est temps de s’insurger.


Noyade de 27 migrants dans la Manche : la solution australienne

migrants frontières

Le 24 novembre, 27 migrants sont morts noyés en voulant traverser le détroit de la Manche. De nombreuses voix se sont fait entendre pour que l’on ne connaisse « plus jamais ça ». En mer Méditerranée, c’est par milliers que les morts par noyade se comptent chaque année. Ces faits divers, aussi tragiques soient-ils, ne font que refléter l’ampleur d’une immigration clandestine tacitement autorisée. Cette situation n’est plus tenable. Des solutions radicales s’imposent. L’exemple australien est à ce titre riche d’enseignements.
Une tribune signée Paul Tormenen.

La route migratoire par la mer Méditerranée

Les clandestins qui arrivent en France tentent pour certains de gagner le Royaume-Uni en traversant la Manche. Avant d’arriver dans notre pays, ils ont fréquemment emprunté les routes migratoires qui passent par la mer Méditerranée. Pourtant, parmi les solutions envisagées pour enrayer l’immigration illégale et le business des passeurs, son arrêt pur et simple par la mer Méditerranée n’est jamais évoqué. Preuve s’il en fallait que cette immigration est tacitement tolérée depuis des années, tant par les dirigeants des pays d’Europe de l’Ouest que par l’Union européenne, ce qui lui a permis de prendre une ampleur considérable.

Les récents événements illustrent l’anormalité d’une situation à laquelle l’oligarchie s’est habituée. À cet égard, elle serait bien avisée de s’inspirer de l’exemple de l’Australie, qui pratique un blocus maritime résolu à l’immigration clandestine. Le résultat est éloquent : zéro arrivée = zéro mort.

Au-delà des événements dramatiques, il faut sans cesse rappeler que les centaines de milliers de migrants qui arrivent clandestinement chaque année en Europe foulent aux pieds nos frontières et imposent leur présence sans le consentement des peuples. Quand l’Europe aura-t-elle enfin le courage d’imposer un « no way », un sens interdit à l’immigration clandestine ?

Un phénomène massif

Les statistiques tenues par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU permettent de mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine qui transite par la mer Méditerranée. Depuis 2015, le HCR a recensé l’arrivée de près de deux millions de migrants sur les côtes du sud de l’Europe. Si ces arrivées étaient déjà nombreuses avant 2015, elles s’inscrivent désormais dans le temps.

Les moyens de lutte contre l’immigration clandestine : accompagner plutôt qu’arrêter

Pour faire face à ces flux massifs, l’Union européenne a engagé des actions de deux ordres :

– la lutte contre les passeurs ;
– l’action humanitaire.

La lutte contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée

Afin de lutter contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée, l’Union européenne a noué des partenariats avec plusieurs pays africains d’où partent les clandestins (1). Des accords visant à neutraliser les réseaux de trafic de migrants et de traite d’êtres humains ont ainsi été conclus avec la Libye, le Maroc et la Tunisie. Il s’agit aussi plus officieusement d’empêcher les départs de bateaux clandestins des côtes de ces pays vers l’Europe. Ces pays bénéficient à ce titre d’importants subsides de l’Union européenne. Au regard des chiffres des arrivées clandestines en Europe précédemment cités, le moins que l’on puisse dire est que le résultat n’est pas probant.

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Vaccination des enfants : halte à la folie !

vaccination

Alors que l’hystérie sanitaire semble reprendre de plus belle, les politiciens et les « experts » de plateau évoquent de manière croissante la vaccination des enfants. Nicolas Faure suit cette crise sanitaire depuis ses prémices. Voici son regard sur la vaccination des enfants.
Une tribune de Nicolas Faure, animateur du média Sunrise.

« Vacciner les 5-11 ans, ça arrivera. C’est obligatoire vu ce qui se passe sur la planète. C’est fait d’abord pour les protéger [car] il y a un certain nombre d’enfants qui meurent. […] Il n’y a aucun problème, le rapport risques-bénéfices est clairement établi. »
Gilbert Deray, LCI, 16 novembre 2021

« L’intérêt collectif des enfants – même l’intérêt individuel des enfants –, c’est de retourner à une vie normale, d’aller à l’école sans avoir à porter le masque, c’est d’arrêter de faire des tests continuellement. […] [On a] montré l’innocuité des vaccins, ce qui a été le cas puisque des études ont été publiées et ont été bien menées. »
Karine Lacombe, France Inter, 15 novembre 2021

Les médecins de plateau comme Gilbert Deray ou Karine Lacombe multiplient les appels à la vaccination des enfants. Parallèlement, les médias et les hommes politiques évoquent de plus en plus ce sujet.
Si le gouvernement semble hésiter, la vaccination des enfants parait malgré tout être la prochaine étape logique de cette hystérie sanitaire délirante.
Pourtant, la vaccination des enfants est particulièrement absurde.

1/ Les jeunes ne risquent rien

Le gouvernement et Santé Publique France ne fournissent pas de données claires et précises sur les comorbidités et la classe d’âge des personnes en réanimations ou décédées à cause du Covid-19.
C’est évidemment un scandale absolu puisque ces données sont fondamentales pour évaluer la pertinence d’une politique vaccinale, notamment pour les plus jeunes.

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent déjà mais je me suis donc attelé à produire un tableau avec la mortalité par classe d’âge (en utilisant des données de l’Ined datant du 11 novembre 2021) ainsi qu’une estimation du nombre de décès chez les personnes sans comorbidité, en m’appuyant sur le fait que Santé Publique France répète à plusieurs reprises dans diverses publications (par exemple dans son bulletin du 27 mai 2021) que 95 % des décès concernent des personnes avec comorbidités.

Comme je l’explique en longueur dans un article publié sur mon blog, les données officielles sur lesquelles je me suis appuyé pour établir ce tableau souffrent de deux limites.

Première limite : je me base sur des chiffres officiels de décès qui semblent gonflés, chez les plus jeunes au moins. Imaginez en effet la folie médiatique si les journalistes avaient pu « exhiber » des victimes de moins de 20 ans ! Les médias avaient par exemple publié de nombreux articles sur les bébés atteints du syndrome de Kawasaki ou encore sur Julie, jeune de 16 ans décédée du Covid-19. Où sont les publications médiatiques sur les 24 autres jeunes décédés du Covid-19 ?
Il est donc possible que ces chiffres aient été gonflés en y incluant des jeunes (et moins jeunes) décédés d’une autre maladie que le Covid-19 mais testés positifs.

Autre limite : il est tout à fait possible que le taux de décès sans comorbidités soit largement inférieur à 5 % des décès chez les plus jeunes.
Au Canada, les spécialistes affirment par exemple que, avant 45 ans, 100 % des personnes décédées du Covid-19 ont au moins une comorbidité !

Reste que ce tableau est édifiant : on voit clairement que les jeunes en bonne santé ne risquent quasiment rien !

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Harcèlement de rue. Journal d’une jeune femme à Marseille

harcèlement rue

« Té bél ! » Voilà la phrase qui a marqué les deux mois de séjour à Marseille de Laurène Jacquerez. Découvrez son « journal » édifiant dans lequel on (re)découvre à quel point le harcèlement de rue – très majoritairement le fait d’extra-européens – est un calvaire pour les femmes. Définitivement, Marseille semble rimer avec « m’harcèle ».
Une tribune signée Laurène Jacquerez.

Marseille 2021

À Marseille on est Marseillais, c’est bien connu.
J’allais donc être Marseillaise pendant deux mois avec mon ami.
Location à deux pas du Vieux Port.

Jour 1 – Beau temps, soleil, légère brise.

Je sors dans la rue en robe (détail important) et je reçois mon premier cadeau au bout de 35 mètres : « Té bél. »
Puis 45 mètres et un nouveau « té bél ».
Je suis heureuse.

Jour 2 – Beau temps, soleil, pas de vent.

Je sors dans la rue en jupe et talons, et je reçois mon cadeau au bout de 120 mètres : « Té bél. »
Puis au retour de ma promenade : « Té jôli. »
Je suis moins heureuse.

Jour 3 – Beau temps, soleil, brise moyenne.

Je sors sur le balcon pour m’aérer et je reçois un cadeau inattendu au bout de 72 secondes : « Té bél. »
Je rentre.
Je suis ronchon.

Jour 4 – Beau temps, soleil, pas un souffle.

Je sors faire les courses au Monoprix d’en face et je reçois mon cadeau quotidien au bout de 55 mètres : « Té bél. »
Regard noir de mon complimenteur que je n’interprète pas encore.
Au retour, et par deux fois, je reçois le même compliment : « Té bél », « Té bél ».
Je ne comprends pas.

Jour 5 – Beau temps, soleil, pas d’air.

Changement de tenue : pantalon et chemise. Mon cadeau quotidien arrive quand même au 200e mètre : « Té bél. »
Agressivité dans la voix qui clairement m’interroge sur ce que je fais là.
Au retour, pas de « té bél ».
J’en parle à mon ami. Changement de stratégie.

Jour 6 – Beau temps, soleil, vent fort.

Je choisis mon moment pour sortir, pantalon et pull léger, et je me bouche les oreilles avec mes écouteurs.
Je sens les regards perçants qui se posent sur moi.
Je n’entends pas les « té bél ».
Je ferme les yeux.

Jour 7 – Beau temps, soleil, vent chaud.

Je suis au fort Saint-Jean. Je lis. On m’accoste dans une langue que je ne comprends pas.
Je lève l’ancre. Je me réfugie à la maison. La colère monte.

Jour 8 – Beau temps, soleil, même vent chaud.

J’appréhende. Je reste chez moi.
Pas de « té bél ».
Je suis moi-même.

Jour 9 – Beau temps, soleil, vent du nord.

Je vais à la laverie. Rue étroite et langue étrangère. Regards insistants. Le cadeau quotidien ne tarde pas, légèrement différent : « Hé t’as d’bô zieu. »
Je frissonne.

Jour 10 – Beau temps, soleil, brise marine.

Discussion avec mon ami.
Résultat : je n’emprunte plus certaines rues.

Jour 11 – Beau temps, soleil, brise salée.

Je sors sur le Vieux Port. Je suis repliée sur moi-même.
Pas de « té bél » mais à la place un regard noir glaçant.
Il veut dire : « Reste chez toi, la rue n’est pas ta place. »
J’aimerais être invisible.

Jour 12 – Beau temps, soleil, vent faible.

Je ne sors pas.
Je n’ai rien à faire dans cette ville.
J’ai peur.

Jour 13 au jour 60 – Beau temps, soleil, vent variable.

Sorties rares et éphémères. Plaisir absent.
J’endure Marseille.

Jour 61 – Beau temps, soleil, petite brise.

J’ai compté les jours comme un prisonnier dans sa cellule. Nous partons.
Je respire à nouveau, il était temps.

Jour 62 – Marseille est un souvenir.

Je renoue avec les robes. Je suis enfin une femme.

Enfin libre.

Conclusion :

À Marseille on est plus Marseillais !
J’invite ces dames du gouvernement à passer un week-end prolongé à Marseille avec moi.
Mesdames Schiappa, Borne, Wargon… Je vous remercie de m’indiquer les dates qui vous conviennent.

Tribune reprise de Polémia

Le général de Gaulle : identité, souveraineté, dissidence

général de gaulle

De Gaulle est cité par tous. Récupéré par tous. Mais ses convictions étaient à l’opposé du politiquement correct contemporain. Et ses propos, s’ils étaient tenus publiquement aujourd’hui, lui vaudraient la correctionnelle. Comme tous les ans, le monde se presse à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre, pour commémorer la mort du général de Gaulle. Un géant par rapport aux nains qui lui ont succédé et s’en réclament. Indûment. Mais, cette année, l’un de ceux qui s’en réclament semble largement plus proche de la pensée du général que ses concurrents…

De Gaulle avait une conception essentialiste de la nation, à l’opposé de celle des négateurs de l’identité nationale. Sa conception de la souveraineté populaire était incompatible avec « l’état de droit », cache-sexe du pouvoir des juges. Florilège de citations rappelées par Jean-Yves Le Gallou.

Le général de Gaulle : une conception essentialiste de la nation

Les phrases qui suivent sont connues, régulièrement citées et jugées « controversées » :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? […] Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? […] Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
(Conversation entre de Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d’Algérie dans C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éditions de Fallois/Fayard, 1994, ISBN 978‐2‐213‐02832‐3, p. 52).

Cette déclaration est tellement « choquante » pour la bien-pensance contemporaine qu’elle est niée. Or c’est un verbatim d’Alain Peyrefitte, mémorialiste scrupuleux. Un mémorialiste dont personne sur le moment (en 1994) ne contesta la véracité des propos qu’il rapportait.

Au demeurant, cette citation reflète si bien la pensée du général de Gaulle qu’on la retrouve, sous une forme plus littéraire, dans les Mémoires d’espoir, livre qui s’ouvre ainsi : « La France vient du fond des âges » et qui se poursuit ainsi :

« Pour moi j’ai, de tout temps, mais aujourd’hui plus que jamais, ressenti ce qu’ont en commun les nations qui la peuplent. Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation »
(Extraits des Mémoires d’Espoir, Tome 1, Plon, 1970, p. 1 et 181-182).

Une conception de la souveraineté incompatible avec l’État de droit

Là aussi nous sommes aux antipodes de la doxa dominante qui a fait des juges – européens, constitutionnels, administratifs et judiciaires – les législateurs de fait.

« Souvenez-vous de ceci : il y a d’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le Droit. »

Difficile de faire plus court et plus bref comme éloge de la raison d’État. C’est pourtant la première chose que le général de Gaulle ait dite à Jean

Foyer lorsqu’il l’a nommé Garde des Sceaux en 1962. Et c’est cette phrase qui ouvre les mémoires de Jean Foyer : Sur les chemins du droit avec le Général : mémoires de ma vie politique (1944-1988).

On prête aussi au général de Gaulle cette formule choc :

« En France, la cour suprême, c’est le peuple » (cité par Olivier Duhamel)

Bien sûr, les esprits forts ne manqueront pas de dire qu’il s’agit de témoignages et non de déclarations. Mais là aussi les faits et les textes viennent appuyer l’authenticité des propos.

« Le suffrage universel est la seule source du pouvoir » : tel fut le premier principe fondateur de la constitution de la Ve République. Et d’ailleurs, lors de la rédaction du texte constitutionnel, les textes généraux (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, Préambule de la Constitution de 1946) furent explicitement écartés du contrôle de constitutionnalité.

Et les propos du général de Gaulle sont très explicites.

« La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain » (Discours di 25 août 1944).

On le voit : rien n’est plus subversif au regard des normes actuelles du politiquement correct que les propos et la pensée du général de Gaulle. Dommage que tous ceux qui vont s’incliner devant son tombeau n’aient pas le courage d’assumer sans peur ses déclarations.

Tribune reprise de Polémia

Les solutions de Jean-Yves Le Gallou contre la « climanipulation »

marche climat écologie

La « climanipulation » est l’instrument d’une formidable récupération idéologique. Le réchauffement climatique est un fait. Son instrumentalisation alarmiste par les grosses caisses de la propagande, un autre.

Commençons par un rappel des faits d’abord. Le climat de la terre dépend :

– de données astronomiques (position de la terre dans le système solaire, activité solaire) et de la géologie : volcanisme (terrestre et sous-marin) et magnétisme,
– de l’apparition de la vie qui a modifié l’atmosphère il y a 4 milliards d’années ; chaque espèce contribue par sa seule existence à influencer l’atmosphère et le climat. L’homme comme les autres, d’abord comme chasseur-cueilleur, puis plus que les autres depuis la révolution néolithique et plus encore depuis la révolution industrielle.

Pour autant l’homme est-il le seul responsable du réchauffement climatique que nous connaissons, en Europe notamment, depuis la sortie du Petit Âge glaciaire, il y a 250 ans ? C’est la thèse officielle d’un réchauffement anthropique dû aux rejets de gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

Le retour à la proximité

Faut-il croire ce monothéisme du carbone ? Ce n’est ni le lieu, ni le moment de trancher cette question. Je m’en garderai bien et me limiterai à deux observations :

– Il est regrettable que le débat ne soit pas libre et que les médias et les crédits de recherche ne soient ouverts qu’aux climato-alarmistes. Car dans la pensée européenne, hors des dogmes religieux, ne peut être dit vrai que ce qui peut être librement contesté. Impossible de trancher donc.
– Mais si les réchauffistes et les climato alarmistes ont raison, et si le rejet dans l’atmosphère du gaz carbonique est une cause majeure d’inquiétude, alors voilà quelles mesures devraient être prises. Toutes doivent s’inspirer du principe de retour à la proximité.

Une écologie locale, pas mondiale, pas globale

1- Relocaliser la fabrication des productions manufacturières et des services au plus près du lieu de consommation.

2- Préférer le localisme au globalisme, dénoncer les accords de libre-échange et prendre des mesures protectionnistes.

3- Freiner le tourisme et sa mondialisation vide de sens.

4- Arrêter toute immigration nouvelle et engager une politique de remigration, ne serait-ce que parce que l’empreinte carbone d’un immigré africain en Europe est six à dix fois supérieure à celle d’un Africain resté au pays.

5- Aider à la mise en œuvre de politiques de contrôle démographique dans les pays qui gardent une fécondité galopante : Afrique noire et monde musulman sunnite.

6- Privilégier l’industrie nucléaire pour la production d’électricité.

7- Arrêter de soutenir artificiellement la croissance par une publicité excessive.

Tribune reprise de Polémia