« La Grande Réinitialisation » – Le plaidoyer cynique de Davos pour un monde post-covid

Covid - La Grande Réinitialisation

L’accusation convenue de complotisme est d’autant plus stupide que l’oligarchie mondialiste ne cache nullement son projet, son « agenda » comme elle dit. Il suffit de lire ce qu’elle dit ou écrit. Ainsi, nul besoin d’être complotiste pour affirmer que l’élection présidentielle américaine a été manipulée pour éliminer Donald Trump : il suffit de lire l’article de Molly Ball paru dans Time du 4 février 2021 qui décrit en détail les manœuvres entreprises contre lui.
Point n’est besoin non plus d’être complotiste pour comprendre que pour la super classe mondiale, la crise de coronavirus fait figure d’aubaine : il suffit de lire, pour s’en convaincre, le livre « Covid-19 : La Grande Réinitialisation » que Klaus Schwab et Thiery Malleret ont publié[1] et qui est désormais accessible en français.

Le point de vue de la Davocratie

Les deux auteurs sont Klaus Schwab et Thierry Malleret. Klaus Schwab, qui porte une cravate, est un austère économiste allemand qui a fondé le Forum Économique Mondial de Davos. Thierry Malleret, qui a plutôt le look bobo branché – donc sans cravate[2] – est aussi un économiste, ancien banquier, qui dirige le rapport annuel du même Forum sur les risques mondiaux.

Leurs analyses exercent donc une forte influence sur les gouvernements occidentaux.

Or que nous expliquent-ils ?

La catastrophe économique et sociale en marche

La majeure partie de leur ouvrage de 220 pages traite des conséquences catastrophiques de l’épidémie covidienne et du confinement général mis en œuvre. Ils analyses ces conséquences au plan macro-économique, au plan de la stratégie des entreprises et au plan de l’équilibre des individus.

Une catastrophe pour la croissance mondiale (une chute du PIB du G7 entre 20 et 30 %) et pour l’emploi[3] sans précédent depuis 1945. Une chute du commerce mondial, une augmentation des inégalités et du poids de l’impôt, la fin de la convergence économique entre pays développés et les autres, une augmentation des coûts de production, une précarisation de la jeunesse à la recherche d’un premier emploi et de ceux dont l’emploi sera remplacé par les robots, de nouvelles migrations à destination de l’Europe.

Et d’une façon générale une marginalisation de tous ceux qui n’auront pas été capables de prendre le virage de l’e-économie, de la dématérialisation et du télétravail, ou qui n’auront pas une assise financière assez solide.

Et qu’on ne s’y trompe pas, cette crise sera durable. D’autant que la peur de l’épidémie persistera : « La normalité d’avant la crise est ‘brisée’ et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale ».

Il y a pire : le retour du patriotisme

Il y a quelque chose d’étrange à lire cette succession de catastrophes sous la plume de ceux qui expriment l’opinion des dirigeants de l’Occident depuis la chute de l’URSS. On dirait qu’ils décrivent les malheurs de la planète Mars, d’un point de vue extérieur. Comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans ce désastre.
Mais il y a un autre « côté sombre » (sic) de la crise avertissent Messieurs Schwab et Malleret.

D’abord « l’un des dangers les plus profonds de l’ère post-pandémique est l’agitation sociale. Dans certains cas extrêmes, elle pourrait conduire à la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Bigre !

Mais il y a pire encore pour nos experts : « Le risque que la renaissance de l’État-nation conduise progressivement à un nationalisme beaucoup plus grand est réel. » Car les pandémies provoquent souvent « une montée des sentiments patriotiques et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes qui entrent également en ligne de compte. En fin de compte, ce mélange toxique fait ressortir ce qu’il y a de pire en nous en tant que groupe social ».

Donc, pour nos experts, le risque réside autant dans la catastrophe économique et sociale provoquée par un confinement général et brutal que dans la montée des sentiments patriotiques et nationalistes ! Comme c’est bizarre ….

Vive la catastrophe !

Et par un étrange paradoxe, tout en égrenant à longueur de pages les conséquences dramatiques de cette crise, nos auteurs n’hésitent pas à affirmer dès le départ, que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résultent sont désormais illimités et n’ont d’autre frein que notre imagination, pour le meilleur ou pour le pire. ». Et « nous devrions profiter de cette occasion sans précédent pour ré-imaginer notre monde, afin de le rendre meilleur et plus résilient ».

Ré-imaginer notre monde, rien que cela !
En d’autres termes la pandémie va faire l’effet d’un brise-glace, éliminant les obstacles à la mise en place d’un nouvel ordre que le Forum de Davos appelle de ses vœux. Sympa non ?

« Nous devons donc sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation » affirment nos auteurs.

Plus pauvres mais écolos et inclusifs

Mais vers quel ordre la grande réinitialisation doit-elle nous conduire ?

Messieurs Schwab et Malleret nous expliquent que « la récession induite par la pandémie va déclencher une forte augmentation du remplacement de la main d’œuvre, ce qui signifie que le travail physique sera remplacé par des robots et des machines ‘intelligentes’ ». Ces innovations « entraîneront bientôt des centaines de milliers, et potentiellement des millions, de pertes d’emplois ». Cool !

Il faudra aussi s’habituer à une croissance plus faible qu’auparavant et d’une façon générale à « une réduction planifiée mais modulable, durable et équitable de l’économie menant à un avenir où nous pourrons vivre mieux avec moins. ». Vivre avec moins, c’est vraiment cool !

Il ne faut pas s’inquiéter cependant : grâce à un « leadership éclairé », cette réduction de la croissance et de l’emploi permettra une croissance plus verte et un capitalisme plus inclusif.

Car « il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique » promettent nos auteurs. Et puis « nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques ».

Des start-ups : Macron verra réaliser son rêve !

Notre santé mentale sous surveillance

L’avenir Bisounours vert et inclusif que nos auteurs voient poindre derrière le chômage de masse, le commerce en ligne et la décroissance, appelle toutefois un léger correctif : la santé mentale de ces peuples stupides, incapables de comprendre ce qui est bon pour eux.

Messieurs Schwab et Malleret nous avertissent que « le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes de santé mentale » dans la population. Car « la fermeture cognitive implique souvent une façon de penser en noir et blanc et des solutions simplistes – un terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de demi-vérités et d’autres idées pernicieuses ». Ah encore ces idées pernicieuses !

« La santé mentale, le facteur le plus important qui influe sur le niveau de satisfaction des gens envers leur vie, était déjà sur le radar des décideurs politiques. Dans l’ère post-pandémique, ces questions pourraient maintenant recevoir la priorité qu’elles méritent ».

Big Brother va donc s’occuper, non pas de notre prospérité, perdue, mais de notre santé mentale. Rassurant n’est-ce pas ?

La crise, une opportunité, mais pour qui ?

On aurait tort de prendre à la légère les affirmations et menaces de Messieurs Schwab et Malleret.

En 2017, le Forum de Davos, après le vote pour le Brexit et l’élection de Donald Trump, avait conclu que l’opinion pouvait être trompée par des fausses nouvelles et mal voter pour cette raison. Le Forum appelait donc de ses vœux un meilleur contrôle de l’information. Par un heureux hasard, la France et l’Allemagne se dotaient alors de lois censées nous protéger des « fake news »….

Davos exprime les grandes orientations que les gouvernements occidentaux sont priés de mettre en œuvre.

Bien sûr comme affirmait Nietzsche « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » : toute crise recèle aussi de nouvelles possibilités.
Mais à la lecture des réflexions de MM Schwab et Malleret, on peut légitimement se demander qui profitera vraiment de ces opportunités….

[1] Forum Publishing 2020
[2] Du moins apparaissent-ils ainsi sur la couverture
[3] Par exemple 36 millions d’américains auraient perdu leur emploi en 2020, suite aux mesures de confinement et à l’arrêt de l’activité économique

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Grand remplacement en Europe : la Hongrie à l’avant-poste de la résistance

Orban Poutine

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique, le suicide de l’Allemagne, les tentatives de résistances de l’Autriche, l’espoir naissant en Italie, la spirale infernale en Espagne, l’islamisation galopante des Pays-Bas, le bon élève portugais, la lente chute de la Suisse, la crise migratoire en Grèce et la situation catastrophique de la France… Paul Tormenen s’intéresse à la Hongrie, pays qui envoie un signal d’espoir à tous les défenseurs de leur identité en Europe.

Un pays européen peut-il maîtriser les flux migratoires au lieu de les subir ? Jusqu’où peut-il aller pour affirmer sa souveraineté en la matière dans le cadre de l’Union européenne ? Ces questions importantes méritent d’être posées, car des réponses qui y sont apportées dépend le sort des pays européens soumis au droit communautaire. L’exemple de la Hongrie montre à la fois la détermination de ses dirigeants à rester maîtres chez eux et la difficulté à faire reconnaître une véritable autodétermination en la matière au sein de l’Union européenne.

La Hongrie, au cours de son histoire, a subi le joug de différentes puissances étrangères. Parmi celles-ci, l’Empire ottoman puis l’Union soviétique sont encore dans les mémoires. Depuis que ce pays a recouvré son indépendance, son gouvernement refuse de se faire dicter sa politique migratoire par une puissance étrangère, fût-elle une organisation bureaucratique comme l’est l’Union européenne. Ces dernières années, les Hongrois ont dû lutter pied à pied pour ne pas subir la submersion migratoire à laquelle la situation géographique du pays les prédisposait.

Des flux migratoires plus que modérés

Les récentes déclarations de l’ambassadeur de Hongrie à Paris résument la position du gouvernement hongrois vis-à-vis de l’immigration subie : « Les flux migratoires ne doivent pas être gérés, ils doivent être arrêtés » (1).

Cette volonté de ne pas subir une invasion migratoire se traduit dans les chiffres : la Hongrie n’accepte qu’une immigration extrêmement modérée et essentiellement européenne.
Durant la dernière décennie, les entrées annuelles d’étrangers ont oscillé entre 23 000 en 2010 et 55 000 en 2019.
Les Européens constituent le plus gros contingent des nouveaux arrivés : ils étaient 37 000 en 2019.
En retranchant les sorties, le solde migratoire net du pays est dérisoire. Il s’élevait à 27 200 en 2019.
Le nombre d’immigrés originaires d’Afrique arrivant en Hongrie est très faible : alors qu’il était de 500 en 2010, il est à peine plus important en 2019, 1 400 (2).

Les Hongrois sont de plus en plus nombreux à émigrer à l’étranger. Ce phénomène, assez difficile à quantifier compte tenu de la libre circulation dans l’Union européenne, concernerait plusieurs dizaines de milliers de Hongrois par an, ce qui, avec la faible natalité que connaît la Hongrie, a eu un impact négatif sur l’évolution de la population (3).

La Hongrie connaît également des flux en sens inverse : elle apparaît comme un refuge pour des citoyens européens qui ne supportent plus la transformation accélérée de leur pays, comme en témoigne l’installation d’une communauté d’expatriés venus d’Allemagne, de France, de Belgique, etc.

Le dispositif de l’asile en Hongrie n’est pas, comme en France, une nouvelle voie d’immigration clandestine : le gouvernement n’accorde qu’au compte-gouttes le statut de réfugié et il ne laisse pas les déboutés s’installer sur le territoire national.
La Hongrie a connu une très forte poussée du nombre des demandeurs d’asile au milieu des années 2010, qui a culminé avec l’annonce inconsidérée par la chancelière Merkel de l’ouverture des frontières allemandes en 2015. Entre 2014 et 2016, pas moins de 249 000 personnes ont fait une demande d’asile dans le pays. Mais cela n’a pas poussé les autorités à être plus permissives : seules 540 personnes se sont vu reconnaître le statut de réfugié dans la période (4). Les migrants ont donc pour beaucoup continué leur chemin vers d’autres pays européens beaucoup plus laxistes en la matière.

En 2019, alors que le pays recensait 500 demandes d’asile, 22 personnes ont été admises au statut de réfugié et 31 à la protection subsidiaire.

Tant en matière d’asile que d’immigration au sens large, on est donc loin des chiffres stratosphériques de la France, un pays dont le gouvernement ne cherche ni à réguler les flux délirants qui y arrivent, ni à garder sa cohésion sociale.

La population étrangère en Hongrie

La Hongrie a une population de 9,7 millions d’habitants, un chiffre en baisse légère mais constante depuis plusieurs années (5). Les habitants du pays sont très majoritairement d’origine magyare. Le pays compte plusieurs minorités ethniques dont les Roms sont les plus nombreux.
La population étrangère représente 2 % de la population totale, soit 199 000 habitants en 2020. Ce nombre a faiblement progressé depuis 2008, alors qu’il atteignait 174 000.
Parmi les résidents étrangers, les Européens sont très majoritaires (131 000). Les Chinois forment la communauté extra-européenne la plus importante, avec près de 19 000 personnes (6).

Le gouvernement est de plus en plus restrictif en matière d’acquisition de la nationalité. En 2019, seules 3 200 étrangers sont devenus Hongrois par décision administrative.

Face à la baisse du nombre des naissances que connaît le pays depuis quelques années, le gouvernement hongrois mène surtout depuis 2016 une politique nataliste très volontariste. Le Premier ministre Viktor Orbán résumait en février 2019 la politique en la matière :

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Occident, la réponse (à ce problème) est l’immigration. Pour chaque enfant manquant, il devrait en arriver un et ainsi les chiffres seront bien […]. Mais nous n’avons pas besoin de chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois »

(7).

Les mesures pour créer un environnement favorable à la vie de famille ont déjà un impact sur le nombre de mariages et de naissances dans le pays (8). En refusant de compenser la baisse de la population par l’immigration, le gouvernement hongrois entend préserver la cohésion sociale et l’identité culturelle du pays. Cette préoccupation est largement partagée dans la population, pour laquelle la situation dans certains pays d’Europe de l’Ouest, traversés par le terrorisme, l’islamisme, la délinquance et les revendications incessantes des minorités, agit contre un contre-exemple à ne pas suivre.

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ONG, Soros et médias… tous unis contre la défense des frontières européennes et Frontex

Soros Frontex

L’agence Frontex a récemment été mise en cause pour avoir pratiqué des refoulements de clandestins en mer méditerranée. Parmi les critiques de l’agence européenne de protection des frontières, un collectif financé par l’Open society foundations de George Soros figure en bonne position. La controverse sur l’activité de Frontex met en relief, non seulement les puissants relais du milliardaire américain, mais aussi la difficulté à stopper l’immigration clandestine quand le droit est mis à son service.
Découvrez cette analyse de Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

L’agence Frontex a pour mission d’aider les États membres à surveiller et à protéger les frontières extérieures de l’Union européenne et des pays associés à l’espace Schengen. L’activité de l’agence est éminemment importante compte tenu de la pression de l’immigration clandestine, en particulier dans les Balkans, dans les pays du sud de l’Europe et en mer méditerranée.

Mais Frontex est en butte depuis plusieurs années à une campagne de dénigrement quasi permanente, venant d’associations et d’O.N.G. immigrationnistes. L’agence rencontre une autre difficulté : le droit communautaire et international en matière d’asile et d’immigration est excessivement favorable aux clandestins, et, qui plus est, souvent interprété en leur faveur par les tribunaux.

Dernier épisode en date, en octobre 2020, des médias rendaient publics des images et des témoignages selon lesquels des agents de Frontex auraient pratiqué des refoulements de clandestins en mer méditerranée (1). Ces accusations, qui viennent à la suite de nombreuses autres, ont amené l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) à diligenter une enquête au sein de l’agence. Au travers de toutes les accusations dont fait l’objet Frontex et au-delà des faits allégués, c’est tout un courant idéologique immigrationniste qui cherche à imposer sa vision du monde et à éradiquer les frontières. Et il y réussit plutôt bien jusqu’à maintenant.

Frontex, une agence qui prend une importance croissante

À l’origine de la création de Frontex, le sommet européen de Tempere en 1999 a marqué la volonté des États membres de l’Union européenne de mettre en place une politique commune en matière d’asile et d’immigration (2). Créé en 2004, Frontex était alors une structure de coopération opérationnelle de gestion des frontières extérieures de l’U.E. et des pays associés à l’espace Schengen (3). En 2016, l’agence s’est dotée d’un véritable corps de garde-frontières et de garde-côtes.

L’agence compte près de 1 000 salariés travaillant au siège de l’organisation à Varsovie et autant sur le terrain. D’importants recrutements sont en cours pour mieux assurer le contrôle des frontières extérieures de l’Union européennes, la gestion des migrations et la lutte contre la criminalité transfrontalière. Frontex devrait atteindre à l’horizon 2027 un effectif de 10 000 agents. Le budget de l’agence, de 460 millions d’euros en 2020, va fortement augmenter et atteindre 5,1 milliards d’euros dans la période 2021-2027 (4).

Nombreux recrutements, budget en forte hausse, création d’un nouveau corps permanent d’agents en soutien des Etats européens… De simple structure de coordination entre les États de l’U.E., l’agence est devenue un acteur incontournable de la protection des frontières européennes. Mais l’importance croissante de Frontex dans la lutte contre l’immigration clandestine a rapidement suscité de vives critiques.

Les accusations dont Frontex fait l’objet depuis plusieurs années sont étroitement liées au cadre juridique dans lequel ses agents exercent leurs missions. Celles-ci sont encadrées par des directives et des règlements européens ainsi que par le droit international (5). Ces missions concernent d’une part l’observation des flux migratoires (analyse des risques, surveillance, etc.), et, d’autre part, le soutien aux États membres dans la gestion de leurs frontières. Elles peuvent aller jusqu’à l’organisation d’opérations de retour vers leur pays d’origine des personnes qui ne sont pas autorisées à rester dans l’Union européenne.

Alors que la première opération collective de renvoi d’étrangers à laquelle Frontex a participé en 2006 concernait 8 personnes, ce chiffre est passé à 15 850 personnes en 2019. L’agence apporterait actuellement son soutien à près de 10 % des expulsions effectuées au sein de l’Union européenne (6).

Entre Frontex et les O.N.G., des critiques de part et d’autre

Les relations entre Frontex et de nombreuses O.N.G. immigrationnistes sont exécrables depuis de nombreuses années. Les critiques pleuvent d’un côté comme de l’autre.

Début 2017, le patron de l’agence, Fabrice Leggeri, affirmait dans les médias que des O.N.G. encourageaient le trafic de migrants en Méditerranée et coopéraient insuffisamment avec la police (7). La publication du rapport de Frontex sur l’analyse des risques en 2017 n’a fait que détériorer ces relations. Sur la base d’observations de terrain, l’agence y soulignait que des opérations de « sauvetage » de bateaux chargés de clandestins ont été effectuées par des O.N.G. sans appel de détresse et sans information des autorités sur le lieu de sauvetage. L’activité de sauvetage et de recherche à proximité et parfois dans les eaux territoriales libyenne y est décrite comme un puissant facteur d’attraction pour les passeurs de migrants (« pull factor ») (8).

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« Immigration, ces réalités qu’on nous cache » : constat imparable, propositions en demi-teinte

immigration

Pour toute personne qui s’intéresse à l’immigration et par voie de conséquence à l’avenir de notre pays, l’essai de Patrick Stefanini paru fin 2020 intitulé Immigration, ces réalités qu’on nous cache est une lecture essentielle. Le tableau de l’immigration en France depuis 20 ans qui est dressé par l’ancien haut fonctionnaire est cinglant et édifiant. La situation décrite dans l’ouvrage est celle d’un Etat qui ne maitrise plus les flux migratoires croissants et excessifs qui arrivent en France. Patrick Stefanini fait le constat que l’immigration dans notre pays ne répond ni à un besoin de l’économie, ni à un besoin démographique, dans un contexte d’intégration en panne. Un constat que l’on ne peut que partager, même si les propositions formulées par Patrick Stefanini pour redresser la situation paraissent insuffisantes compte tenu de la hauteur des enjeux.

L’auteur d’Immigration, ces réalités qu’on nous cache

Patrick Stefanini est un ancien haut fonctionnaire qui a eu de nombreuses responsabilités au sein de ministères. Sa collaboration à des ministres en charge de l’immigration lui a donné une bonne connaissance tant des enjeux que des arcanes du droit et des dispositifs en la matière. L’ancien Préfet et conseiller d’Etat profite de la liberté de parole que lui donne son éloignement récent des responsabilités pour dresser un bilan sans concession de la politique migratoire menée par la France depuis une vingtaine d’année. Patrick Stefanini a également participé activement à la campagne électorale de Valérie Pécresse en 2015 et de François Fillon en 2017.

L’essai qu’il vient de publier nous montre que sa retraite ne l’empêche pas d’être un observateur vigilant et pointu de la situation migratoire de notre pays. Une situation dont il n’hésite pas à souligner la gravité et pour laquelle il appelle à un sursaut rapide.

Présentation générale d’Immigration, ces réalités qu’on nous cache

Les 9 chapitres du livre de Patrick Stefanini passent en revue les principaux aspects de l’immigration en France et comportent des mises en perspectives tant historiques qu’internationales. Au fur et à mesure des chapitres et en conclusion, l’auteur formule des propositions d’évolution de la politique migratoire menée actuellement. Les nombreuses informations « techniques » contenues dans le livre permettent d’aller de découvertes en découvertes et l’on ressort de la lecture des 308 pages avec la nette impression d’en avoir appris sur le sujet, même si cela ne fait qu’accroitre la frustration que tout lecteur censé peut ressentir au regard de la gestion calamiteuse de l’immigration par le pouvoir politique en place.

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Les « Gaulois réfractaires » ont-ils renoncé à lutter contre Macron ?

gilets jaunes gaulois réfractaires

Il est courant, dans les allées du pouvoir, de gloser sur les « Gaulois réfractaires ». Mais ces fameux Gaulois ont à l’évidence disparu… D’abord en 2019, pour cause de répression policière, et surtout en 2020, pour cause de Covid-19.
Les néo-gaulois, qui les remplacent, n’inquièteront plus le Pouvoir. Ce sont désormais des réfractaires en peau de lapin, ou plus exactement en peau de mouton. Déjà mûrs pour une nouvelle dhimmitude. Car, en 2020, les néo-gaulois, en se soumettant à la dictature sanitaire, ont envoyé un message clair à l’oligarchie : « Nous nous soumettrons à tout ».

Le ciel sur la tête

Les Gaulois, peuple fier, ne craignaient qu’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête.
Mais leurs très lointains descendants, les néo-gaulois de 2020, sont terrorisés par un virus qui tue moins de 1 % de la population et, pour plus de la moitié, des personnes dont le pronostic vital était déjà engagé au titre d’autres pathologies. Et des personnes dont ils avaient de toute façon l’habitude de les remiser dans les EPHAD.
Rivés à leurs écrans, les néo-gaulois croient tout ce que leur disent les augures cathodiques.
Des dizaines de millions d’entre eux, paraît-il, regardent Emmanuel Macron ou Olivier Véran annoncer périodiquement le renforcement de la dictature sanitaire au prétexte de prédictions catastrophiques.

Les néo-gaulois vivent dans la peur

En 2020, les néo-gaulois ont docilement tout accepté : le couvre-feu, le port du masque, la « distanciation sociale », les attestations de déplacement, les fermetures de commerces, de restaurants et de cinémas, les enterrements en catimini, les églises cloitrées, les interdictions de fêtes et de rassemblements, les tests imposés, les repas de famille réglementés, les queues devant les magasins…

Ils acceptent même d’être les cobayes d’une thérapie génique aux effets encore mal mesurés et pour laquelle le fameux principe de précaution n’a curieusement plus cours.

Pire, ils en rajoutent dans la soumission : en portant un masque quand ce n’est pas obligatoire, en affublant de cet accessoire leurs enfants dans les rues, en se précipitant pour se faire tester, en dénonçant leurs voisins qui reçoivent plus de convives qu’autorisé.

Avec le virus, chacun devient le censeur de son voisin, comme aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La dictature sanitaire, mais en mode collaboratif !

Les néo-gaulois mûrs pour la dictature

Le Covid confirme une vieille sagesse : la liberté ne va pas de soi, il faut du courage pour la défendre.

Pour cette raison, les néo-gaulois, qui manifestement en manquent, paraissent déjà mûrs pour la dictature.
Ils acceptent déjà le bouleversement des institutions et que des comités Théodule, n’ayant aucune légitimité démocratique, décident de leur sort. Ils ne disent rien quand le Parlement devient la chambre d’enregistrement des diktats d’une partie du corps médical ou de Big Pharma. Rien quand l’exécutif écrase le Parlement. Rien quand on reporte les élections.

Les néo-gaulois acceptent l’avalanche de mesures liberticides que le pouvoir ne cesse de prendre car, en matière répressive, l’imagination est bien au pouvoir en Macronie !

Et il suffit que le gouvernement annonce que des milliers de policiers vont contrôler le respect des mesures barrière ou que les médias mettent en scène le méchant-gendarme-qui-a-verbalisé-une-grand-mère (alors que la plupart du temps on ne voit pas un policier à la ronde), pour que les néo-gaulois se tiennent coi. De simples paroles cathodiques suffisent désormais à les faire rentrer à la niche !

Dans certains pays européens, une partie de la population a protesté contre le confinement imposé par les autorités. Mais en France les néo-gaulois ne manifestent plus.

Le mythe de la guerre civile

On évoque périodiquement dans certains milieux, pour jouer à se faire peur, le risque de guerre civile en France.

Mais soyons sérieux : qui chez les néo-gaulois prendrait les armes pour défendre quoi que ce soit ?
Ceux ne disent rien quand on incendie les églises ? Ceux qui ne réagissent pas quand les islamistes tuent des Français ou prêchent la haine de la France ? Ceux qui croient tous les mensonges du Pouvoir ? Ceux qui se laissent insulter par les furies féministes ou les indigénistes ? Ceux qui rasent les murs devant les racailles ? Ceux qui ont peur de sortir sans masque ?

D’ailleurs, les armes c’est le Pouvoir qui en dispose ainsi que les racailles. Pas les néo-gaulois, déjà désarmés dans leur for intérieur.

Certes les émissions d’Éric Zemmour ont une forte audience. Mais cela réveille-t-il les néo-gaulois ? Compte tenu de ce qui s’est passé en 2020, on peut en douter.

Le Pouvoir passera de bonnes fêtes de fin d’année.
Ce ne sont pas les néo-gaulois qui l’empêcheront de mettre en œuvre son agenda en 2021. D’ailleurs ne nous promet-il pas déjà une « 3e vague » ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Covid-19 : vaccination et contamination médiatique

vaccins covid

Les médias sont indignés. Les Français sont de plus en plus réticents à la vaccination. Mais les médias en sont justement les principaux responsables. Il ne s’agit pas ici de rentrer dans le débat pro ou anti vaccin, mais de constater le rôle des médias dans l’évolution de l’opinion. 15 % de convaincus et 15 % d’irréductibles réfractaires. Et une immense majorité qui hésite. Or, le vaccin a été traité — comme tout le reste — par les médias sur le mode anxiogène car il s’agit de faire de l’audience, plus que d’informer objectivement.

Journalistes ou influenceurs ?

Ainsi, à l’approche de la vaccination, se sont multipliées d’interminables mises en garde. Sur la rapidité de conception du vaccin, le manque de recul, son efficacité et le risque d’effets secondaires inconnus mais forcément tapis dans l’ombre. Comment ne pas déstabiliser le téléspectateur qui, pour nos informateurs se voulant avant tout influenceurs, ne sera jamais ni adulte ni vacciné ? Et la preuve est évidente : nous ne sommes pas vaccinés, enfin pas tous, contre la contamination médiatique. Il n’est pas encore prêt, le vaccin contre la manipulation de l’opinion qui pourrait déboucher sur une immunité collective !

Pour autant, il est évident que la santé des Français n’est qu’un moyen d’assurer la santé économique des chaines télés en continu en prolongeant à l’infini le confinement de l’intelligence et de l’esprit critique. Sur le Covid-19, il faudra un jour juger le rôle des médias dans notre soumission à l’épidémie et à ceux qui l’ont si mal gérée et en sont finalement si fiers.

Comment ne pas se rendre compte que les médias ont sélectionnés leurs spécialistes, toujours les mêmes qui se multiplient sur les plateaux plus vite que le virus mutant ? Comment ne pas s’étonner que l’on nous dise tous les jours ce que l’on doit faire ou ne pas faire et que ces leçons de civisme sanitaire soient rabâchées à longueurs de journées dans les mêmes termes par des donneurs de leçons avec carte de presse ? Comme ci la carte de presse garantissait l’omniscience et la crédibilité !

L’inquiétude est réelle. On ne fait plus confiance aux politiques ni aux médecins. Les journalistes font l’objet d’une défiance générale peut-être encore plus forte. Et pourtant, ils continuent à peser sur l’opinion. On peut même dire que l’épidémie leur a rendu une influence qu’ils étaient en train de perdre. Ils n’ont aucun intérêt idéologique à la fin de l’épidémie. Ils n’aiment donc pas le vaccin… Ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de sermonner et de culpabiliser ceux qui les écoutent et n’en veulent pas.

Faire confiance à son libre-arbitre

Pro ou anti-vaccin, soyez-le donc en fonction de vos idées et de votre esprit critique. Sans vous laisser effrayer ou convaincre par des gens dont la directive première est de faire de l’audience et donc de s’assurer un public captif par la peur.

La vaccination reste donc en question pour certains, mais la contamination médiatique du libre-arbitre vaccin ou non continue.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Élection de Macron, lutte contre Trump, Covid-19, « Grand Reset » : même complot, même combat ?

Grand Reset

En 2020, l’empire – c’est-à-dire la super-classe mondiale – a contre-attaqué avec succès en Occident. Car s’il n’a pu finalement empêcher le Brexit, il est parvenu en 2020 à empêcher la réélection de Donald Trump aux États-Unis, qui était en lutte contre l’État profond.
La contre-attaque réussie de la super-classe mondiale contre le leader de la première puissance du monde occidental a reposé sur trois leviers principaux : l’utilisation de la pandémie de la Covid-19, l’orchestration de la haine ethnique entre Blancs et Noirs, enfin l’organisation aux États-Unis d’une fraude électorale à grande échelle. À chaque fois, les médias mainstream ont été mobilisés pour sidérer l’opinion.
Un précédent qui doit nous alerter sur ce qui risque de se passer pour la présidentielle française de 2022. Découvrez cette analyse de Michel Geoffroy.

Une épidémie opportune

On ignore à ce jour l’origine exacte de l’épidémie de Covid-19.
Mais si elle a paru dans un premier temps, aux optimistes, remettre en cause la croyance dans les vertus de « la mondialisation heureuse », l’oligarchie a rapidement pris la mesure des occasions qu’elle lui offrait.

Aux États-Unis, les mesures coercitives prises au nom de la lutte contre la Covid – notamment le confinement de la population – ont eu pour effet immédiat de plomber le bilan économique positif de Donald Trump.
Mais à plus long terme, ces mesures jouent en faveur de l’agenda économique des oligarques, détruisant l’économie de proximité au profit des majors de la grande distribution, de l’e-commerce et de Big Pharma. Renforçant également la tendance au développement de la numérisation et du télétravail, c’est-à-dire à l’individuation des rapports de moins en moins « sociaux » justement. C’est ce que l’on nomme le Grand Reset pour faire court.

Mais ce Grand Reset a des effets politiques directs car il appauvrit et marginalise ceux qui « votent mal » (petits commerces, professions libérales, agriculteurs, salariés, éditeurs ou artistes dissidents, etc.) et il favorise au contraire les grandes entreprises mondialisées, celles qui soutiennent l’oligarchie en adoptant de plus en plus des positions politiques[1]. Et dont 2020 consacre en quelque sorte la domination de plus en plus arrogante.

La dictature, une idée neuve en Occident

La dictature sanitaire mise en place à la suite de la Covid a aussi permis de tester, sur une très grande échelle, la mise en condition de toute une population par le matraquage et la censure médiatiques et l’orchestration de la peur. Et elle a démontré que la propagande marchait très bien au xxie siècle !
Elle a permis de tester la soumission de toute une population à une réduction drastique des libertés fondamentales : notamment la liberté d’aller et venir, la liberté de réunion, la liberté de culte et la liberté de se réunir en famille.

L’épidémie a aussi renforcé le pouvoir exécutif avec, comme en France, l’invention d’un nouveau motif d’état d’urgence : l’état d’urgence sanitaire. Et une intrusion croissante de l’État dans la vie des gens, puisqu’on prétend désormais réglementer jusqu’au nombre de convives dans les repas de famille et la façon dont les personnes âgées doivent manger ! Et bien sûr imposer de fait une obligation mondiale de vaccination.

L’épidémie a donc renforcé l’évolution postdémocratique des États en Occident, en imposant la dictature des « sachants », aux dépens des peuples sidérés, muselés et confinés.

Depuis 2020 la dictature est une idée neuve en Occident.

L’orchestration de la haine raciale

En 2020, la super-classe mondiale a ensuite orchestré sur une grande échelle la haine ethnique entre Blancs et Noirs : d’abord aux États-Unis (affaire Floyd) pour nuire à Donald Trump et notamment essayer de pousser l’électorat afro-américain dans le camp démocrate.
De nombreuses manifestations violentes ont justement eu lieu dans des villes ou comtés démocrates et l’extrême gauche s’est fortement mobilisée dans le mouvement BLM.

La thématique du privilège blanc – très en vogue dans les universités – a aussi été médiatisée car elle renouvelle l’accusation de racisme et vise in fine à museler les personnes blanches (qui aux États-Unis votaient plutôt républicain).

Mais il faut relever que cette stratégie a aussi été déployée en Europe et, notamment en France, autour de la thématique des violences policières et de l’affaire Traoré[2].

Ce n’est certainement pas le fait du hasard lorsqu’on voit Assa Traoré faire la une du magazine Time comme « gardienne de l’année », lorsqu’on sait que l’indigéniste Rokhaya Diallo est passée par les Young Leaders, ou lorsque les ONG Soros soutiennent les No Borders. Et que tous les médias mainstream s’ouvrent largement aux délires indigénistes… au nom de l’antiracisme.

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La remigration, l’idée force pour reconquérir notre pays

remigration

Le VIe Forum de la Dissidence avait pour thème : « Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Ce questionnement sur les différentes solutions possibles à la problématique de l’immigration n’est bien entendu pas nouveau. Parmi les acteurs qui tentent de proposer des solutions crédibles, il y a évidemment les Identitaires. Voici un texte de la plume de Clément Martin sur la solution qu’ils proposent : la remigration.

« La remigration s’est imposée dans le débat public »

D’où vient la remigration ? Le concept a été développé par les Identitaires. Nous sommes les premiers, en 2011, à avoir employé ce terme dans le champ politique. Face au constat du grand remplacement, les Identitaires ont proposé une solution : la remigration. En 2013 et 2014, les identitaires ont lancé une campagne de promotion du terme « remigration ». Par le biais de vidéos diffusées sur Internet, les interventions de nos porte-parole, la popularisation du mot sur les réseaux sociaux par nos militants, la création de supports variés et des actions diverses, la remigration s’est imposée dans le débat public. En 2014, nous organisions les Assises de la remigration à Paris. Cet événement participa à l’installation de ce concept dans l’opinion de droite, dont le sens est connu grâce à nos efforts. C’est une évidente victoire sémantique et donc politique. Enfin, point d’orgue de ce travail militant, 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration est paru aux Éditions Idées en 2017.

Malgré la vaste diffusion de l’idée de remigration, les grands médias et les instituts de sondage n’ont jamais proposé cette alternative aux Français. La réduction du débat public aux drames causés par les attentats islamistes a pu éclipser la question centrale de l’immigration-invasion et des « Français » de papier hostiles à notre pays. Cependant, une enquête Ipsos du 16 novembre révèle que 78 % des Français pensent qu’il faut une immigration « choisie » plutôt que subie. « L’immigration choisie » implique une politique de tri fondée sur des critères prédéterminés selon les besoins de l’économie nationale, chose possible à condition de faire sauter le verrou du libre-échange et de rétablir des frontières étanches. 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial et 58 % souhaitent l’instauration du droit de sang : la nationalité ne serait accordée qu’aux fils de Français, ce qui doit nous amener à bien définir ceux-ci. Seulement 37 % estiment que l’immigration est une chance, chiffre en baisse depuis 2007 (ils étaient alors 49 %). Ainsi, une majorité de Français pensent que notre pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants et qu’il faut redéfinir l’octroi de la nationalité française. Tout laisse à penser que, si on leur proposait l’expulsion progressive des immigrés indésirables, dont l’attitude est à l’origine de cette évolution de l’opinion publique, les Français plébisciteraient cette politique. Seuls les derniers apôtres du multiculturalisme, ceux qui croient encore au vivre-ensemble, peuvent désapprouver la remigration dans son principe. L’enjeu pour les résistants identitaires n’est pas tant la remise en cause du mythe de la coexistence pacifique que la présentation des outils pratiques de la remigration.

« Franciser 20 % de la population est totalement irréaliste »

Reste bien sûr une alternative au multiculturalisme et à la remigration : l’assimilation. Ce serpent de mer de la droite induit en erreur les esprits fragiles ou les moins courageux, car il laisse à penser que l’on pourrait « franciser » les immigrés en leur faisant aimer notre pays. Ici, il faut distinguer ce qui est de l’ordre des relations entre individus et du domaine politique. Un extra-Européen de bonne volonté, pacifique et ouvert à la culture française (cela fait déjà beaucoup de conditions préalables…) peut embrasser notre art de vivre et le transmettre à ces enfants. Mais franciser près de 20 % de la population (selon Jean-Paul Gourévitch, il y aurait environ 16 millions d’Afro-musulmans en France) est totalement irréaliste. Aucun chef d’État, fût-il doté de moyens politiques extraordinaires, n’a le pouvoir de transformer les petits Mohamed, de plus en plus islamisés et fiers de leurs racines maghrébines au fil des générations, en Lucas, Marie et Alexandre. L’identité ne se décrète pas. Si l’assimilation a été spontanée avec les immigrés d’origine européenne et chrétienne, c’est parce qu’une communauté de culture nous unissait à eux. Il en va autrement des immigrés venus d’une aire de civilisation totalement différente, dont le rapport à la femme, au respect et au spirituel est opposé à la tradition européenne et française. Dans ces conditions, pour retrouver la paix sociale, la séparation est nécessaire. Elle est la seule politique juste et équitable pour garantir aux peuples occupant notre pays une vie selon leur identité, leurs mœurs et leur vision du monde. Sur les ruines du vivre-ensemble qui, en réalité, n’a jamais existé, la remigration s’impose comme une politique de bon sens.

« La remigration est techniquement faisable »

La politique de remigration est techniquement faisable. Nos ennemis n’ont pas tort d’affirmer que l’histoire de l’humanité est jalonnée de mouvements de population : grandes invasions barbares, colonisation de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, échange des Grecs de Turquie et des Turcs de Grèce en 1923, expulsion de plusieurs centaines milliers de Polonais travaillant en France dans les années trente, exil des pieds-noirs… Contrairement à nos adversaires, nous ne voyons pas dans cette réalité un sens de l’histoire valable partout et tout le temps : ces déplacements, légitimes ou invasifs, réalisés sous la contrainte ou volontairement, sont très variés. L’État est capable de mobiliser la police et l’armée pour fliquer les Français ou protéger nos églises, réquisitionner des hôtels pour loger des clandestins ou des bateaux pour secourir des Africains en mer, il est tout aussi possible de mettre ces ressources au service d’une politique de remigration par étapes. Renvoyer des étrangers dans leur pays est tout à fait réalisable. En mai 2017, l’Arabie Saoudite a annoncé l’expulsion de cinq millions de travailleurs immigrés. Qu’est-ce qui nous empêche de faire la même chose sinon la lâcheté des gouvernements successifs ? Commençons par les quinze mille détenus étrangers.

Sans mesure contraignante, il est très facile de décourager des étrangers de rester en France. C’est la remigration incitative. Quel musulman resterait dans un pays qui a décrété un moratoire sur la construction de mosquées ? Quel voyou venu d’ailleurs resterait dans un pays où l’on mène une guerre sans pitié au trafic de drogue ? Il faut que la vie en France soit désagréable pour les candidats à l’émigration. Et par-dessus tout : il faut que ça se sache ! Quant aux enfants du droit du sol, il faut envisager la déchéance de nationalité. Bien sûr, dans le cas de l’expulsion comme de la déchéance, nous aurons un certain nombre de juges rouges contre nous. Mais les lois se changent et la première chose que devrait faire un gouvernement courageux est de retirer les attributions du juge administratif pour tout ce qui concerne la politique migratoire. Aucune expulsion, aucune déchéance ne doivent être contestables devant un juge. Ces actes de la politique publique doivent être sanctuarisés. Il faut casser le gouvernement des juges.

Ajoutons à cela le problème des pays d’origine qui refuseraient leurs ressortissants. Pour cela, nous avons besoin que les pays du Maghreb soient dirigés par des élites qui constituent des interlocuteurs valables, comme feu Kadhafi, en Libye, l’a été avec l’italien Berlusconi. Des accords bilatéraux avaient été passés entre les deux États et la Libye verrouilla sa frontière sud pour interrompre l’itinéraire subsaharien. Nous avons besoin que les pays du Maghreb soient mis à l’abri du danger de déstabilisations du type des « printemps arabes », en étant dirigés de façon autoritaire comme l’est le Maroc ou la Tunisie sous Ben Ali. De notre point de vue, cela ne peut se faire que par la menace de rétorsions économiques. Or, pour qu’il y ait un raidissement des relations commerciales, encore faut-il nouer des liens avec eux. Le rayonnement international de la France et la restauration de son influence en Afrique du Nord détermineront le succès de la remigration. Lorsqu’en 1609 Philippe III expulse 300 000 Maures vers Oran, dans l’actuelle Algérie, c’est parce qu’Oran est sous domination espagnole. L’expulsion des Morisques fut une opération militaire menée d’un territoire espagnol à un autre territoire sous contrôle espagnol. Cette expulsion n’a pu être réalisée que parce que l’Espagne assuma sa vocation à l’empire. La puissance internationale est un enjeu majeur.

Il faut également dégonfler la baudruche des accords internationaux et du poids des organisations mondiales. Entre autres exemples, Donald Trump a fait sortir son pays de l’OMS, la France n’a jamais respecté les décisions de justice des cours de l’Union européenne en matière de langues régionales et plusieurs États ne craignent pas les sanctions symboliques de l’ONU. Aucune de ces institutions n’a d’armée ou de police mondiale pour sanctionner les pays dissidents. Seuls les États-nations possèdent les moyens régaliens nécessaires. L’opposition peut donc venir de certains pays qui pourraient par exemple boycotter nos produits mais personne au niveau international ne peut empêcher un pays de se débarrasser de son trop-plein d’immigrés. D’autre part, les mesures d’expulsion sont déjà pratiquées à l’étranger : en Suisse, en Australie et aux États-Unis, sous l’administration Obama, où deux millions d’immigrés clandestins ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Non seulement la remigration par étapes est possible mais, de surcroît, elle est déjà partiellement appliquée dans le monde.

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Non, Monsieur Macron, être Français ce n’est pas « adhérer à des valeurs » !

09/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son entretien du vendredi 4 décembre dernier pour le média Brut, Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations sidérantes de soumission. L’une d’elle concernait ce qui faisait l’identité française.

Être Français selon Emmanuel Macron :

Être Français selon Jean-Yves Le Gallou et Polémia :

« L’Invasion de l’Europe – Les chiffres du Grand Remplacement » : la preuve par les faits

L’Invasion de l’Europe

De nombreux pays européens connaissent depuis plusieurs décennies une immigration extra-européenne de plus en plus massive et subie. Comment en est-on arrivé là ? Quelles en sont les conséquences ? L’invasion de l’Europe – Les chiffres du Grand Remplacement, le récent essai de Jean-Yves Le Gallou et de la fondation Polémia présente, chiffres à l’appui, la profonde transformation de la population et de la société dans treize pays d’Europe de l’Ouest et du Sud. Un ouvrage sans tabous, qui n’évite surtout pas les sujets politiquement incorrects.

Lors de l’été et de l’automne 2019, la fondation Polémia a publié sur son site treize monographies de pays européens dans une série intitulée « Le grand remplacement en Europe ». À en juger par son retentissement en France et même à l’étranger (Canada, Suisse, Belgique, etc.), ce sujet répondait à une attente forte des lecteurs. Une attente de trouver des mots et surtout des faits à l’appui de cette expérience que Renaud Camus décrit dans son livre Le Grand Remplacement : « Combien sommes-nous à éprouver quotidiennement le même sentiment, […] le long des trottoirs de nos villes, dans les transports en commun, dans le métro parisien, face aux images ou à la réalité de nos écoles ou de nos universités ? Comme si pendant le temps de notre vie, et moins encore, la France était en train de changer de peuple. »

La description du changement d’un monde qui nous a été familier ne pose aucun problème quand il s’agit d’évoquer les dégâts sur l’environnement. Un philosophe australien porté au pinacle par le clergé médiatique a même inventé un mot pour décrire cette impression d’étrangeté : « la solastalgie ».

En revanche, la description du changement de population et de la politique de peuplement organisée par plusieurs gouvernements européens ne bénéficie pas de la même bienveillance, comme s’il s’agissait d’un débat interdit. Il était donc indispensable de tenter de passer en revue ce grand bouleversement qui se déroule en Europe sous nos yeux.

Un bilan qui n’a jamais été fait

L’ancien président de la République tchèque Václav Klaus et Jiri Weil soulignaient dans un ouvrage paru en 2015 le fait que, dans l’Europe bureaucratisée que nous connaissons, « on ne peut réaliser aucun projet un peu important sans une étude d’impact sur l’environnement, l’hygiène, les conditions médico-épidémiologiques, etc. ». Les auteurs relevaient également que, en dépit de ce cadre très strict, l’immigration massive organisée en Europe n’a donné lieu à aucune étude préalable ni à un bilan des vagues précédentes d’immigration.

Dans ce contexte, alors que les bénéfices de l’immigration sont vantés à longueur de journée dans les médias, il était important de tenter d’en appréhender les nombreux coûts en France comme dans d’autres pays européens.

Résumer les 212 pages de l’essai dans un article serait présomptueux. Néanmoins, les différents portraits de pays européens contenus dans l’ouvrage écrit par Jean-Yves Le Gallou et des contributeurs de la fondation Polémia, basés sur des sources officielles ou journalistiques, font ressortir des tendances communes à de nombreux pays :

L’immigration en Europe de l’Ouest a commencé à être importante pendant les Trente Glorieuses. De nombreux pays européens ont durant cette période fait appel à de la main-d’œuvre étrangère. D’une immigration européenne et chrétienne, l’immigration en Europe est dans les dernières décennies devenue de plus en plus extra-européenne et musulmane.
Les immigrés ont plus fréquemment recours aux aides sociales que les nationaux.
Ils ont quasi systématiquement un taux de chômage plus élevé que les nationaux.
L’intégration des « migrants » dans le marché du travail est freinée par plusieurs obstacles dont la langue et fréquemment un niveau d’instruction assez bas.
L’islamisme gagne du terrain dans plusieurs pays européens et concerne non seulement des nouveaux arrivants, mais également des descendants d’immigrés de la deuxième voire de la troisième génération. On observe une « réislamisation » d’une frange croissante de musulmans, à rebours des espoirs des autorités de sécularisation.
L’influence des pays d’origine des migrants se manifeste parfois de façon occulte grâce aux financements de mosquées, ce qui freine le processus d’acculturation.
Quand des statistiques sont disponibles à ce sujet, elles font apparaître que les étrangers sont surreprésentés parmi les délinquants et les prisonniers.
Durant les dernières décennies, des zones de non-droit à forte concentration de population d’origine étrangère se sont multipliées en Europe à la périphérie des grandes villes. À de rares exceptions près, comme au Danemark, les efforts des autorités pour y rétablir l’ordre ont échoué.
La liberté d’expression est en recul, en particulier depuis la publication des caricatures de Mahomet et les attentats terroristes islamistes qui ont fait de très nombreuses victimes en Europe.

Le droit au service de l’immigration

Le droit apparaît dans ce contexte un élément central. Tant les législations nationales que les conventions internationales et les directives et règlements européens ont abouti à ce que les pays européens choisissent de moins en moins le niveau et l’origine de l’immigration. Au fil des années, d’une immigration de travail à l’origine, l’immigration choisie est devenue de plus en plus subie. Les chiffres contenus dans l’essai mettent en lumière un véritable peuplement qui menace la continuité historique de nombreux pays européens.

L’essai souligne également les différences de réponses des pays européens face à une invasion qui ne dit pas son nom. On constate à la lecture des différentes monographies que la progression du vote en faveur des partis politiques dits « populistes » a servi d’aiguillon en la matière. Ce phénomène, qui traduit une exaspération grandissante, a amené plusieurs pays à infléchir leurs politiques en matière d’immigration. En comparaison, la France semble bien isolée avec un président qui a fait de la « mise à l’abri » des clandestins une de ses priorités dès le début de son mandat et dont le gouvernement a consacré un budget inégalé à l’accueil des nouveaux arrivants.

L’Invasion de l’Europe tente d’inscrire le phénomène migratoire dans une histoire longue. La résistance des pays d’Europe de l’Est et celle qui fait jour en Europe de l’Ouest et du Sud sont des motifs d’espérer. En conclusion, c’est un grand bouleversement, idéologique, médiatique et judiciaire que Jean-Yves Le Gallou appelle de ses vœux.

Dans un contexte où l’information sur l’immigration est de plus en plus corsetée et orientée, gageons que cet essai permettra, avec les nombreux éléments factuels qu’il contient, de rétablir l’équilibre d’un balancier qui est allé excessivement dans un sens, celui qui vise à nous faire croire que l’immigration extra-européenne est non seulement une fatalité, mais aussi une nécessité.

L’invasion de l’Europe – Les chiffres du Grand Remplacement est disponible par correspondance, auprès de l’éditeur Via Romana.

Texte repris du site Polémia

Le droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

liberté d’expression

Nous avons pu noter que la mort de Samuel Paty a été considérablement plus médiatisée que le triple assassinat de la basilique de Nice. On peut légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle différence de traitement.

Le prestige « du professeur » mais pas seulement

Même si l’enseignant a perdu de son prestige depuis l’époque où l’instituteur, le médecin et le curé faisaient office de maîtres éclairés dans les villes et les villages de France, il garde une certaine influence, malheureusement davantage liée à son rôle « d’éducateur » qu’à celui d’érudit.
Les tristes raisons de la décapitation de Samuel Paty en témoignent. Ce n’est pas pour avoir fait un cours d’histoire ou de géographie que cet homme a été lâchement assassiné. Non, c’est pour avoir tenté d’inculquer à ses élèves le « droit au blasphème ».

Un droit au blasphème tyrannique

Le droit au blasphème séduit de façon évidente les médias et les responsables politiques. Il est même revendiqué au plus haut niveau de l’état au risque d’aiguiser l’agressivité des populations musulmanes à travers le monde qui n’ont certes pas besoin de cela.
Un regard ironique, jusqu’à la caricature, posé sur des éléments essentiels de notre société est parfaitement légitime. Nous pouvons même admettre qu’il s’agit là d’une preuve de la bonne santé démocratique de notre pays, qui en d’autres époques a toujours connu des coups de crayons féroces (Marie-Antoinette, Louis-Philippe, etc. en ont subi les conséquences).

Cependant, nous constatons que ce droit au blasphème devient à la fois un étendard, une mode et un signe de reconnaissance. Jusqu’au Président de la République lui-même, qui, en invitant des danseurs à moitié nus à l’Élysée, dénigre la fonction et le lieu présidentiel.
C’est ainsi l’invasion du blasphème par «le haut », relayée par les médias, imprime « l’air du temps ». Il ne s’agit plus véritablement « d’un droit » mais d’une « obligation » au blasphème qui s’attaque aux sphères les plus enracinées et symboliques de notre histoire.

Si le « nouveau monde », dans sa vocation évidente de tourner en dérision les fondements intrinsèques de l’ancien, s’accommode fort du blasphème, ses acteurs politico-médiatiques sont de moins en moins tolérants face à certaines informations et pensées du monde actuel.

Une liberté d’expression bâillonnée

Observons le sort réservé à Eric Zemmour lorsqu’il présente l’origine ethnique de la population carcérale dominante, origine bien connue des personnes informées. Ou encore, l’itinéraire des Identitaires qui subissent des inculpations lorsqu’ils défendent l’identité souveraine de la France alors que les blacks blocs et « les petits jeunes » des banlieues qui souillent, entre autres, l’Arc de Triomphe sont fort peu inquiétés.
Ces exemples sont multiples. Ils nous amènent à constater que le droit au blasphème est bien mieux défendu que la liberté d’expression des personnes qui ne sont pas dans la pensée dominante.

La vision multi culturaliste, libertaire, arc en ciel, est bien mieux protégée que les croyances religieuses. Il semble même que l’encouragement au blasphème serve cette nouvelle religion laïque qui célèbre l’Homme.

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Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? – Le VIe Forum de la Dissidence en vidéo

Forum de la Dissidence remigration

30/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Covid-19 oblige, ce VIe Forum de la dissidence Polémia a été tourné dans les locaux de TVLibertés. Au programme de ce colloque vidéo, les interventions de Michel Geoffroy (L’impossible assimilation), Thibault Mercier (Séparation ou communautarisation des nôtres), Françoise Monestier (Cesser de payer tribut), Alice Cordier (Le féminisme identitaire), Victor Aubert (Fonder une communauté), Thibaud Cassel (Les exemples historiques de remigration) et Jean-Yves Le Gallou (Choisir le réel, sans craindre la diabolisation).

Retrouvez également deux tables rondes animées par Floriane Jeannin sur le communautarisme et les voies de la remigration.


Le 27 novembre à 18h00 – TV Libertés accueille le 6ème Forum de la dissidence (assimilation, remigration…)

Macron et le Covid-19 : « absurdistan » ou stratégie du choc ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le 24 novembre 2020, à 20 heures, Emmanuel Macron était à nouveau devant les Français. Une opération de communication de plus, alors que La peur du Covid-19 est de plus en plus utilisée comme stratégie du choc au service des GAFA et des grands oligarques de la superclasse mondiale. Voici un décryptage – publié juste avant l’intervention de Macron – pour éviter l’enfumage.

« Nous sommes en guerre. » C’est ainsi que Macron annonça le premier confinement en mars 2020. Et « la première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling). Depuis cette déclaration, les mensonges sont omniprésents !

1- Communication alarmiste et atmosphère de peur

La communication gouvernementale a été systématiquement alarmiste.

Lors du premier confinement le directeur général de la santé égrenait chaque jour le nombre de morts attribués au Covid-19. Et depuis, Santé publique France et les médias privilégient systématiquement dans leur communication les informations les plus inquiétantes. Selon les circonstances, ils mettent en avant le nombre de contaminations, ou celui des hospitalisations, ou bien les accès en réanimation ou bien encore les décès. En choisissant toujours le chiffre le plus « parlant » : soit le chiffre brut, soit le taux de progression.
Les moyennes mobiles sur 7 jours, beaucoup plus pertinentes, mais lissant les effets de pic si utiles pour effrayer les Français, sont rarement utilisées… Et, quand il y a des bonnes nouvelles, elles sont occultées par des annonces négatives à propos de telle ou telle région ou tel ou tel pays. C’est le monde en noir pour générer une atmosphère de peur.

2- Des mensonges présidentiels

Les Français ont aussi été exposés aux innombrables mensonges ministériels d’Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye et Olivier Véran. Le président Macron lui-même s’est appuyé sur deux mensonges pour imposer le reconfinement en octobre 2020 en affirmant : « Quel que soit ce que l’on fasse il y aura 9 000 personnes en réanimation le 15 novembre » : pourtant il y en eut moins de 5 000 ! Avant de brandir « si on ne fait rien » le chiffre effrayant de 400 000 morts, soit 6 000 morts par millions d’habitants alors qu’aucun pays – sauf la Belgique – n’a jusqu’ici atteint plus de 1 000 morts par habitant.

3- Une Dictature sanitaire implacable

Cet atmosphère effrayante a permis la mise place d’une dictature sanitaire implacable. L’arrêt quasi complet du pays pendant six semaines lors du premier confinement et la mise en place d’une répression d’État spectaculaire : côté plaisant, randonneurs traqués en hélicoptère ; côté tragique, visite aux parents mourants interdite et funérailles quasi impossibles. On pense à Créon refusant à Antigone de rendre les honneurs funèbres à son frère.

Et même si le reconfinement de novembre est plus souple que celui d’avril, les Français n’en subissent pas moins une formidable régression de leurs libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins). En attendant les prochaines mesures qui pourraient régenter la vie à l’intérieur du domicile et créer une obligation vaccinale (pour un vaccin en cours d’expérimentation…) !

4- Des résultats médicaux pour le moins incertains

Le 1er confinement avait pour objectif d’éviter la sur saturation des services d’urgence. Peut-être l’a-t-il permis, même s’il est difficile de savoir ce qui ce serait passé en absence de confinement. La courbe en cloche marquant la progression, puis la régression, du virus aurait-elle été différente ? A minima le doute reste permis.

Pour le couvre-feu d’octobre et le reconfinement de novembre, les faits sont plus clairs : pour les chiffres des contaminations recensées et plus encore pour ceux mesurant la présence du virus dans les eaux d’égouts, le point d’inflexion des courbes est antérieur aux mesures gouvernementales.

On ne peut exclure qu’avec un certain cynisme les communicants macroniens se soient dit : « Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Bien sûr, les thuriféraires du gouvernement peuvent aussi faire valoir que les décisions prises ont pu empêcher que les courbes, après une pause, ne repartent à la hausse.

5- Un bilan global peu convaincant

Un benchmark de la situation dans différents pays est sévère pour la gouvernance française qui cumule :

mesures bureaucratiques et liberticides (l’ « absurdistan français » selon le grand journal allemand Die Zeit),
une forte régression économique,
un bilan en termes de morts plutôt élevé par rapport aux autre pays : 750 morts par million d’habitants (au 23 novembre) soit un ordre de grandeur comparable à ceux du Brésil et des Etats-Unis, pays accusés par les médias d’avoir très mal géré leur crise et supérieur à la Suède qui n’a jamais confiné…

Ce qui permet de se poser la question : les libertés et l’économie des Français ont-ils été sacrifié pour rien ?

6- Mortalité, natalité, morbidités… un bilan encore difficile à établir

En fin d’année 2020, de l’ordre de 60 000 à 70 000 décès (10 % des morts de l’année) seront attribués au Covid-19. Un chiffre qui sera supérieur à la surmortalité de 2020 sur 2019 ou 2018 (compte-tenu du fait qu’une partie des décès attribués au Covid-19 auraient eu lieu pour une autre cause en absence du Covid-19). Une surmortalité qui selon l’INSEE (en octobre 2020) avait diminué l’espérance de vie des Français de 0,1 an pour les femmes et de 0,2 ans pour les hommes : une chute modeste qui s’explique par le fait que le Covid-19 est très rarement mortel en dehors des populations âgées et à comorbidités.

Le Covid-19 – et surtout les mesures sanitaires prises pour le combattre – auront d’autres conséquences sur la mortalité, la morbidité, la natalité dans les années qui viennent.

Sur la mortalité de 2021, trois effets sont possibles :

une sous mortalité par effet rattrapage (l’excès de décès de 2020 étant en partie compensé),
une poursuite de la surmortalité COVID en cas de nouvel épisode de contagion,
et une surmortalité due aux traitements différés de cancers ou autres pathologies.

Sur la natalité de 2021, deux effet sont possibles :

une augmentation des grossesses non désirées pendant le confinement (argument évoqué par les « progressistes » pour justifier l’allongement des délais d’avortement),
un décalage des projets de maternités et une baisse des naissances voulues compte-tenu de la crise économique, des incertitudes sur l’avenir et de l’ambiance délétère.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il en est même si les CAF disposent déjà des déclarations de grossesse. Mais l’omerta statistique en France est un sport politiquement correct…

Sur les morbidités : l’oisiveté, le confinement, l’augmentation du temps passé devant les écrans risquent d’avoir des conséquences sur l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Sans parler des problèmes cognitifs des jeunes enfants.

7- Absurdistan et dadaïsme sanitaire…

Il n’y a pas la moindre preuve de l’efficacité de la politique gouvernementale contre le Covid-19. En tout cas, pas la moindre preuve d’une meilleure efficacité en comparaison des autres pays.

En revanche, il y des présomptions fortes de nuisances en termes de santé publique durable et de natalité.

Et il y a des certitudes sur des conséquences économiques et budgétaires catastrophiques.

Le tout dans un contexte de répression des libertés qui rappelle les années de guerre et les pratiques des États totalitaires.

Ce qui qui conduit à se poser une question légitime : pourquoi ? Comment expliquer le dadaïsme sanitaire de Macron/Castex ? Par peur des médias et des juges ? Par bêtise de la bureaucratie sanitaire ? Par soumission aux appétits de Big pharma ? Difficile de répondre.

… ou stratégie du choc ?

Reste qu’il est frappant de constater que les mesures prises ménagent les plus puissants et promeuvent le monde de plus en plus virtuel des robots. Le confinement a été une formidable aubaine :

pour les GAFA et pour Amazon (des commandes passées à des robots et livrées par des esclaves) ;
pour les grandes – et très grandes – surfaces commerciales ;
pour les médias audio visuels qui ont amélioré leurs audiences et leurs capacités de propagande ;
pour les grands de la malbouffe (Mac Donald, Burger King, Colombus, Subway) qui attendent les faillites pour racheter à bas prix les meilleurs emplacements commerciaux (les « corners »).

Une aubaine pour les grands mais une grosse catastrophe pour les petits :

commerces enracinés dans la proximité mais discriminés à mort ;
associations conviviales locales privées d’activités, culturelles, sportives, de randonnées, de loisirs ;
livres et libraires frappés d’interdits ;
bars et restaurants, porteurs d’un savoir-vivre à la française, mais sacrifiés sur l’autel de la dictature sanitaire.

Tout se passe comme si Macron utilisait la stratégie du choc pour achever de normaliser la société française et de l’assujettir toujours davantage aux oligarques de la superclasse mondiale. Bien sûr ils n’ont pas créé le Coronavirus. Mais ils se servent admirablement de la peur qu’il a suscitée (ou qu’ils ont suscitée en son nom) pour faire avancer leurs intérêts. En domestiquant une population à qui on fait oublier qu’il y a plus important que la santé et le prolongement de la vie : la vraie vie, la vie honorable et digne, tout simplement !

Texte repris du site Polémia

Emmanuel Macron victime d’une épidémie d’impopularité ?, par Michel Geoffroy

Emmanuel Macron

Les sondages confirment une forte défiance vis-à-vis de l’exécutif et singulièrement du Premier Ministre, qui n’est jamais parvenu à s’imposer dans l’opinion. La gestion médiatique et politique de l’épidémie de coronavirus ne convainc pas les Français, pas plus que la détermination gouvernementale à lutter contre le terrorisme. Ni les mesures annoncées de soutien à l’économie. A l’évidence la morosité et la défiance gagnent de larges couches de la population.

L’exécutif ne convainc pas les Français

Si la popularité d’Emmanuel Macron progresse de 2 points en septembre, passant à 38% d’opinions positives sur son action, contre 36 % en août, le taux de Français mécontents de l’action du président de la République se situe à 62 %, selon la même étude. Le pourcentage de mécontents de l’action du Premier ministre Jean Castex demeure stable à 46 %.
Source : sondage IFOP Le Journal du Dimanche réalisé du 11 au 19 septembre 2020

49 % des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du Premier ministre Jean Castex, avec une augmentation de huit points des avis négatifs en un mois. Depuis sa nomination à Matignon, la chute de popularité du Premier ministre est spectaculaire, puisque les avis défavorables parmi l’ensemble des sondés sont passés de 27% en juillet à 49%, soit une hausse de 22 points.
Source : sondage Ipsos réalisé pour Le Point réalisé les 9 et 10 octobre 2020

Sur les trois grands sujets – crise économique, crise sanitaire, terrorisme islamiste -, la confiance dans le gouvernement recule sur tous les fronts : -6 points en moyenne en dix jours ! Même sur le volet économique et le soutien aux entreprises le gouvernement ne convainc plus que 45 % des personnes interrogées. Sur la lutte contre le coronavirus, elles ne sont plus que 35 %. Sur la lutte contre le terrorisme islamiste, seules 39 % font confiance au gouvernement ; la désaffection vis-à-vis d’Emmanuel Macron est forte, en particulier chez les électeurs LR, pourtant soutiens constants du chef de l’État : ils ne sont plus que 37 % à lui accorder leur confiance.
Source : sondage IFOP pour le JDD réalisé les 5 et 6 novembre 2020

Une gestion impopulaire du Covid-19

60 % des personnes interrogées jugent que “les médias parlent trop de la pandémie” et 75 % que “les médias ont alimenté la peur du virus et ont même utilisé cette peur pour faire de l’audience » et 13% seulement pensent que l’information a aidé à “maîtriser et combattre” cette peur.
Source : sondage Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du dimanche et Radio France réalisée du 4 au 8 septembre 2020

61 % des personnes interrogées estiment que le président Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de la crise du covid-19 et 55% pensent qu’il n’a pas pris les bonnes décisions sur le plan sanitaire. Concernant les choix économique et sociaux du gouvernement pour gérer la crise, si 52% affirment que le président de la République a pris les bonnes décisions, 48% les décrivent toutefois comme mauvaises. 65 % des Français pensent également que l’exécutif n’a pas tiré les leçons de la première vague du virus. Quant à l’image du chef de l’Etat, elle reste mauvaise. 65 % des sondés le disent « arrogant », 63% le trouvent « autoritaire », et il « inquiète » 59 % des Français.
Source : sondage Elabe pour BFMTV réalisé les 6 et 7 octobre 2020

73 % des personnes interrogées qualifient d’incohérente la communication du gouvernement au sujet des conditions du reconfinement. Et ce alors que la majorité d’entre eux approuve le dispositif. En effet, 65% trouvent cette mesure justifiée pour faire face à la nouvelle vague de l’épidémie et 55% sont même prêts à faire durer la mesure « pendant les vacances de Noël si la situation sanitaire l’exige ». Toujours selon l’étude, seulement 29 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement dans ses mesures pour endiguer la nouvelle vague de l’épidémie. Or, les actions d’Édouard Philippe pour gérer l’épidémie avaient été approuvées par 54 % des Français au mois de mars, rappelle le HuffPost, alors que, d’après un sondage Elabe publié le 1er avril, 41% des Français faisaient confiance au pouvoir pour « lutter efficacement contre l’épidémie », selon la chaîne Public Sénat.
Source : sondage YouGov pour Le HuffPost realisé les 2 et 3 novembre 2020

Un manque de crédibilité face au terrorisme

Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament « un vrai chef pour remettre de l’ordre». Quelque 55 % des personnes interrogées (+11 points sur 2019), affirment ainsi qu’il « faudrait rétablir la peine de mort en France».
En outre 88 % (+5 points sur 2019) considérent que « l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui ».
Source : étude Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne, réalisée du 1er au 3 septembre 2020

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger du terrorisme. Bien qu’il ait été effectué juste après l’assassinat de Samuel Paty et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, jamais ce chiffre n’avait été aussi bas en quatre ans. Depuis le dernier sondage en juillet, il a perdu 18 points. Les personnes interrogées estiment également majoritairement (57 %) qu’il n’y a pas suffisamment de policiers et de gendarmes dans les rues, notamment à proximité des lieux de culte.
Source : baromètre Fiducial/Odoxa pour Le Figaro réalisé les 14 et 15 octobre 2020

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Covid-19. Ce que révèlent les chiffres de l’épidémie

Covid-19 chiffres

La prudence est évidemment ce qui doit caractériser toutes les tentatives d’analyses relatives à la crise du Covid-19. Tant sur la nature et les dangers du virus que sur les perspectives de sortie de crise, il est certain que les prédictions les plus fracassantes sont rarement les meilleures.
Depuis le début de cette épidémie, Polémia s’est attelée à partager à ses lecteurs des données sérieuses qui soulignaient tantôt la véritable dangerosité potentielle du virus, tantôt l’inanité des mesures sanitaires du gouvernement. Ce traitement, se voulant équilibré et mesuré, se poursuit avec la publication de ce texte rédigé par Laurent Herblay, contributeur régulier du média Marianne, et publié sur son site. Un texte qui démontre que la gouvernement semble incapable d’analyser froidement les données disponibles…

Depuis quelques semaines, la communication autour des chiffres de l’épidémie de la seconde vague pose doublement problème. Non seulement les chiffres communiqués ne sont que ceux remontés le jour même, sans prendre en compte la date des tests. Mais plus globalement, le choix des chiffres mis en avant donne l’impression d’une volonté de communication aussi anxiogène qu’infantilisante.

Amateurisme, projet peur et conséquences

En préliminaire, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de nier l’importance de l’épidémie, mais je suis assez effaré par tout ce qui tourne autour des chiffres de cette crise sanitaire. Pour suivre Olivier Berruyer, sur Les Crises, qui fait partie de ceux qui nous ont alerté très tôt sur les dangers du coronavirus, et Nicolas Meilhan, je constate qu’outre certains ratés du pouvoir, la communication de bien des média sur le sujet semble extrêmement partielle, et même partiale. Premier problème, plus conjoncturel : la remontée imparfaite de l’information, illustrée l’envolée des cas pendant quelques jours, dépassant même 80 000 le 7 novembre, du fait d’un problème informatique, et d’un effet, artificiel, de rattrapage. Second problème, plus structurel, souligné à maintes reprises par Nicolas Meilhan, le fait que les chiffres du jour ne sont que les remontées du jour, qui portent sur des tests réalisés sur plusieurs jours.

En fait, pour avoir une vue précise de ce qui se passe sur les contaminations, il faut retraiter les données communiquées pour affecter au jour de test, et non au jour de remontée, les cas de contamination. Pour bien mesurer l’évolution, il faut également étudier les chiffres sur une semaine roulante, pour neutraliser l’effet de la fin de semaine, où les laboratoires ne sont pas tous ouverts. C’est la méthodologie utilisée par Nicolas Meilhan, Olivier Berruyer, et d’autres. Les épidémiologistes distinguent trois phases pour une telle épidémie : l’accélération (croissance exponentielle du nombre de cas), la décélération (l’augmentation du nombre de cas ralentit) et la décrue. En France, on constate une très forte décélération depuis la période du 25 octobre, peu après la mise en place du couvre-feu.

Et après un plateau sur la fin octobre, la décrue a démarré début novembre. La propagation de l’épidémie a été arrêtée, au point que le R0 est passé sous les 1, signe que chaque personne contaminée en contamine moins d’une. Il est somme toute logique que des décisions aussi dures soient efficaces, même si les choix et la façon de faire du gouvernement sont extrêmement critiquables. En revanche, parce qu’il y a un décalage entre contamination et hospitalisation ou réanimation, il y a un contraste saisissant avec la situation des services hospitaliers, qui subissent encore une forte hausse du nombre de patients, même si le pic semble devoir être assez proche maintenant. C’est sans doute ce qui explique le discours très alarmiste d’une très grande partie du personnel soignant aujourd’hui.

Jusqu’à peu, le gouvernement et les média tenaient un discours alarmiste, incriminant l’indiscipline des Français et multipliant les menaces de sanctions. Parallèlement, la communication de chiffres bruts, sans la moindre mise en perspective (pas de lissage hebdomadaire, pas d’évolution par rapport à la semaine passée) est clairement une représentation de la réalité plus inquiétante qu’elle ne l’est réellement. De même, les chiffres bruts par pays n’ont pas toujours du sens du fait des différences de taille. Nous gagnerions à les présenter d’une manière à les rendre comparable, comme le font certains. Il en va de même pour ces communications sur le chiffre total des morts, parfois même non accompagné du chiffre du jour. Il y a un décalage frappant entre la réalité de l’évolution de l’épidémie et la façon dont cette évolution est présentée, avec un biais marqué, par les média, et le gouvernement.

Bien sûr, il y a sans doute eu des excès et il est important de ne pas dilapider l’effort fait. En outre, nous sommes sur le point d’atteindre le pic pour le système hospitalier, et cela est une source légitime de stress. Mais plutôt que de présenter les choses de manière si partielle et partiale, le gouvernement et bien des média auraient pu dire plus tôt, depuis au moins deux semaines, que nous tirons les fruits de la stratégie de restrictions des déplacements de la population, dire que cela ne se retrouvera dans le système hospitalier que dans quelques jours et qu’il faut tenir bon pour maitriser cette deuxième vague et également éviter de semer les graines d’une troisième vague pour plus tard. Mais à ce discours adulte et mature, il semble que l’élite politico-médiatique de notre pays préfère l’infantilisation.

C’est ainsi que Macron avait exagéré le nombre de morts dans sa dernière allocution et avancé le chiffre totalement extravagant de 400 000 morts potentiels en France sans mesure, près de 10 fois le bilan étatsunien à population équivalente, avec peu de restrictions ! En clair, la macronie et trop de média sont sur une communication visant à faire peur aux Français pour compléter toutes les restrictions légales prises. Mais une telle stratégie, quand elle est exagérée, et revient à tordre les faits, ou à en faire une présentation trop biaisée, est très dangereuse. Tous ceux qui connaissent ces analyses plus fines ne peuvent qu’être révoltés par la communication peu honnête et infantilisante du gouvernement et de bien des média. Cette façon de faire casse toute forme de confiance avec nos élites.

Il ne faut donc malheureusement pas complètement s’étonner si une partie de la population joue un peu avec les règles byzantines conçues par le gouvernement pour s’affranchir en partie du confinement. Ce n’est sans doute pas cela qui mettra en échec le confinement, mais on peut voir dans le rebond de la rentrée, particulièrement marqué en France, une conséquence de la politique du gouvernement, entre mensonges et restrictions particulièrement fortes. A prendre les Français pour des enfants irresponsables, en jouant plus de l’interdit que de leur civisme, le gouvernement récolte largement ce qu’il a semé. C’est sans doute également la raison pour laquelle les théories les plus folles circulent.

En effet, il y a quelque chose d’assez troublant à voir le gouvernement qui gère avec grande difficulté et une multitude de couacs et erreurs, et la plupart des média refuser de tenir un discours de vérité aux Français. Ce faisant, transparaît la populophobie dont est coutumière la macronie et notamment Macron. Mais après, il ne faut pas qu’ils s’étonnent d’être remis en question…

Laurent Herblay

Texte repris du site Polémia

Joe Biden : la revanche de la médiocratie américaine

L’issue de l’élection présidentielle américaine est encore incertaine même si Joe Biden a été proclamé vainqueur par les médias américains. Dans l’attente du dénouement de cette pièce de théâtre à rebondissements, Pierre Boisguilbert revient sur ce que signifierait l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche.

Les médias en roue libre

Le soulagement a été à la hauteur de la peur : immense. Le fait que la victoire électorale de Joe Biden a été annoncée par les médias audiovisuels dominants, suivis avec réticence par Fox News, n’est pas une surprise, mais tout était dans le ton. Aux USA mais aussi au pays de Descartes. Donald Trump s’est vite retrouvé accablé de propos méprisants, sinon haineux. La victoire de Biden, c’est la revanche des médias et de l’idéologie cosmopolite mondialiste. L’homme qui n’existait pas est brusquement devenu le président que le monde attendait. Il faut dire qu’ils ont eut la trouille. Les premiers résultats des votes physiques ont contredit totalement les sondeurs et les prédictions Trump allait gagner. Il faut voir alors comment ceux qui n’avaient rien vu, expliquaient ce qui se passait. Et puis comme Trump l’avait prévu et redouté, les votes par correspondance ont inversé la tendance. Il y aura toujours pour les électeurs du président sortant, une suspicion de bourrage des urnes.

L’accession de Biden à la Maison-Blanche, il faut bien voir ce que cela signifie. Le rap va terrasser la musique country. Les minorités qui haïssent l’Amérique des pères fondateurs européens vont être renforcées. Les activistes antiracistes noirs, racistes anti-blancs, vont pouvoir continuer à détruire le passé en démolissant des statues. La discrimination positive en faveur des minorités sexuelles va augmenter et la théorie du genre s’étendre. On voit bien l’Amérique qui danse dans les rues des villes et celle qui fait le gros dos. Biden pourra-t-il être le président de tous les Américains sans se laisser déborder par ceux qui ne sont pas endormis et pour qui la guerre civile et la guerre des sexes n’est jamais achevée ? On peut en douter.

Kamala calife à la place du calife

Les médias ont fait à 90 % campagne contre Trump, ce qui montre qu’ils sont les ennemis résolus d’une conception nationale de l’histoire américaine. Mais ils ont fait plus. En censurant une intervention en direct du président élu, ils ont perpétré un putsch médiatique. Cet interventionnisme illégal devrait à lui seul invalider le scrutin. Les médias n’ont pas seulement fait le président, ils ont pris le pouvoir. L’Amérique est entrée dans la démocratie de la censure. Il faut, de Twitter er à CNN en passant par Face Book, faire taire ceux qui ne pensent pas comme les gourous médiatiques du cosmopolitisme. C’était déjà vrai pendant la présidence de Trump et pas seulement outre Atlantique, mais c’est confirmé par une intervention directe, en plein dépouillement des votes.

Le pire, c’est que tout ça est bien sûr présenté comme une victoire de la démocratie, cette démocratie américaine qui a flétri la Chine, l’Iran ou la Russie pas assez démocratiques à ses yeux. Les Américains donnent, comme les Français, des leçons permanentes de démocratie élective. On comprend que cela fasse encore plus sourire qu’hier à Moscou ou à Pékin. Mais l’Europe est retombée en admiration devant le modèle américain. On voit déjà que le modèle, d’ailleurs, ce n’est pas Biden, le très vieux mâle blanc, mais la vice-présidente Kamala Harris, métisse de noir et d’indien de l’Inde et mariée à un israélite. Certains la voient première femme noire — mais, curieusement, jamais indienne — décrochant la présidence américaine. Le rêve absolu : un Obama en jupons aimant les transgenres. Déjà nos journalistes, incapables de retenue et d’esprit critique, dégoulinants de satisfaction partisane, envisagent le meilleur scénario : Biden éliminé car trop fatigué, mort peut être, et Kamala calife à la place du calife.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Covid-19. Le confinement, « stratégie du choc » avant la faillite ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le Coronavirus existe et il est normal de le combattre. Mais les oligarques se servent de cette lutte pour faire avancer leurs intérêts et leur vision du monde. Plus que la recherche de l’efficacité, c’est ce qui permet de comprendre la stratégie de Macron. Une stratégie du choc. Faire peur pour détruire. Faire peur pour déconstruire. Faire peur pour transformer. Explications avec ce texte de Jean-Yves Le Gallou.

1– Le coronavirus est apparu fin 2019. Fruit du hasard. Hasard naturel s’il s’agit d’une mutation franchissant la barrière des espèces. Hasard humain s’il est sorti accidentellement (ou non) d’un laboratoire d’expérimentation. Hypothèse prise aujourd’hui au sérieux par de nombreux scientifiques.

2– Le coronavirus n’est pas une grande peste. Mais pas non plus une simple grippette : sa contagiosité, sa gravité (hospitalisations, réanimations, séquelles) et sa létalité sont supérieures à celles de la grippe.

3– À ses oppositions qui le critiquent, le pouvoir répond : que proposez-vous ? La réponse n’est pas simple mais un benchmark (à date de fin septembre) des résultats obtenus par différents pays européens est accablant pour le gouvernement français : la France a un taux de létalité relativement plus élevé (500 morts par million d’habitants) en même temps qu’elle subit des conséquences économiques particulièrement lourdes. Cumul d’inconvénients qu’on ne retrouve qu’en Espagne et en Italie mais non ailleurs.

4– La stratégie du confinement bureaucratique à la Macron paraît donc peu efficace. D’autant qu’elle n’empêche pas le rebond de l’épidémie, probable selon le professeur Caumes tant que « 60% du troupeau (sic !) ne sera pas immunisé ».

5- Le confinement bureaucratique à la Macron est d’autant plus contestable qu’il est loin d’être neutre économiquement, socialement, sociétalement, idéologiquement.

6-Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les gros au détriment des petits. La grande surface contre le petit commerce. Colombus Café contre le bar du coin. Mac-Do contre le restaurant de quartier… Dans les pays d’Europe dirigées comme la France (Espagne ou Italie) on estime à 50 % le nombre des PME qui pourraient mourir. Pour le grand bénéfice des puissants qui rachèteront des parts de marché à bas prix. La petite musique des multinationales et des banques d’affaires, c’est : « il y aura des opportunités en 2021/2022 »… Miam-miam.

7– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie le virtuel contre le réel. Son modèle c’est Amazon, les robots et les esclaves. Vous « dialoguez » avec un robot pour passer votre commande qui vous est livrée par un sous-traitant de sous-traitant, employant un personnel précaire, souvent issu de l’immigration clandestine. Plus question de la relation interpersonnelle qui s’établit lors de courses traditionnelles.

8– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les paradis artificiels contre la réflexion ou le sport. Les pharmacies restent ouvertes (notamment pour les antidépresseurs), les dealers en place (pour la came), les buralistes (pour le tabac), les kiosquiers (pour la propagande). Mais les librairies sont fermées et la vente de livres interdite sauf sur internet. Interdit de réfléchir. Le sport aussi est interdit. Y compris la quasi-intégralité des sports de plein air : golf, équitation, randonnées. Reste la course à pied et les balades en forêts… mais à moins d’un kilomètre de chez soi ! Cherchez l’erreur. Cherchez Castex.

9– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie l’individu contre la famille : le soir et le week-end, c’est couvre-feu. Les générations sont isolées les unes des autres, à rebours de toute solidarité familiale. Déjà, une obscure secrétaire d’Etat annonce qu’il faut se préparer à un « Noël de combat » (sic !).

10– Le confinement bureaucratique à la Macron préfère le contingent au sacré. Les saintes et pures grandes surfaces, vendant des produits venus d’ailleurs, restent ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Mais les cérémonies sont interdites : plus de fêtes de mariage et moins de 30 personnes pour les funérailles. La messe est à nouveau de facto prohibée. (Pour la prière du vendredi de l’islam, pas de souci elle a lieu dans des quartiers où la police se garde bien d’intervenir !).

11– Le confinement bureaucratique à la Macron sacrifie l’avenir au présent. Les décisions économiques irresponsables sont rendues socialement acceptables par des décisions budgétaires, encore plus irresponsables ou… plus cyniques encore. La dette publique va exploser mais elle est garantie par l’épargne privée et le patrimoine public. Lorsque les gnomes de Davos ou du Bilderberg imposeront le grand « reset », il suffira de prélever sur les comptes bancaires des particuliers. Et de mettre à l’encan le patrimoine public (ports, aéroports, autoroutes, routes, monuments, musées, forêts, littoral, parcs naturels). La feuille de route donnée par les banques d’affaires à Macron, c’est le modèle grec.

12– Au-delà de toutes ces considérations, le confinement bureaucratique à la Macron pose deux question encore plus fondamentales : jusqu’où un homme peut-il renoncer à vivre pour éviter de mourir ? Fin de toute façon inéluctable… Et puis croit–on sérieusement qu’un peuple qu’on maintient dans une trouille permanente mérite et a des chances de survivre ?

Texte repris du site Polémia