« Manuel de lutte contre la diabolisation », l’arme affutée de Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, publie son Manuel de lutte contre la diabolisation aux éditions de La Nouvelle Librairie. Voici la critique de cet ouvrage par Rémi Soulié.

Quel paradoxe… Depuis que les progressistes ont chassé le diable et qu’ils l’ont relégué, avec la superstition, dans les enfers auxquels ils ne croient pas, ils le voient partout. Pour des esprits éclairés par les Lumières, c’est doublement déconcertant… On pourrait pourtant les diviser sans peine en deux catégories : les grands inquisiteurs et les grands exorcistes, preuve de leur dévotieuse catholicité, quoi qu’ils en aient (ils l’ont rebaptisée « universalisme » sans savoir de quoi ils parlent, comme d’habitude.)

Pour leur répondre, Jean-Yves Le Gallou, démon de très haut grade que les docteurs de la Loi les plus érudits situent parmi les fauteurs de scandales, dans la neuvième fosse du huitième cercle de l’Enfer de Dante qui, pour mémoire, en compte neuf, a choisi la meilleure arme qui soit : le poignard. En grec, cela se dit enchiridion, et cela se traduit par « manuel » parce qu’un gentilhomme a toujours l’un et l’autre « sous la main », comme en atteste depuis dix-neuf siècles le Manuel d’Epictète. C’est donc dans cette tradition vénérable que s’inscrit l’auteur du Manuel de lutte contre la diabolisation, vade-mecum bien affuté, tranchant comme un rasoir : les plus rébarbatifs sermons de nos cagots ne repoussent pas.

Jean-Yves Le Gallou, en adepte de la double lame, pointe les immenses territoires, les vastes étendues où s’exerce la juridiction des Chérubins guidés par George Soros, puis il retourne leur épée de plomb contre eux.

Racisme, sexisme, écologisme, immigrationnisme : il est des domaines où les sectateurs de la libre-pensée refusent tout droit au blasphème, lequel semble pourtant gravé dans le marbre démo-libéral, il est vrai aussi plastique et mouvant que la fenêtre d’Overton dont la propagande, la censure et l’ostracisme posent les rails coulissants pour dénigrer et réduire au silence « l’ennemi » : « l’homme fidèle à ses racines ethniques, culturelles, historiques, religieuses ». Jean-Yves Le Gallou, à la suite de Laird Wilcox, énumère les vingt-et-un outils dont disposent les trois bricoleurs pour faire passer le maudit libertin de vie à trépas ainsi que les myriades de petites mains ou de gros bras qu’ils ont en apprentissage.

Face à eux, la riposte, la résistance sans provocation ni concession, la solidarité, l’étude, le rire, la liberté, la transgression, la démystification, le courage et, conformément à l’esprit des meilleurs Poignards et Manuels, « l’énergie morale, la force d’âme, la maîtrise de soi [qui] se situent au cœur de l’enseignement des stoïciens ». Le bretteur a-t-il relu Cyrano de Bergerac ? A la fin de l’envoi, il touche.

Rémi Soulié

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou, Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie, collection Cartouches de l’Institut Iliade, 82 p., 7 €.

Beaucoup de musulmans étrangers vivant en France votent islamiste

La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe. Cette caractéristique ne fait que se renforcer, compte tenu du nombre de titres de séjour délivrés à des étrangers issus de pays du Maghreb.
Une analyse du vote des ressortissants tunisiens et turcs présents en France fait ressortir que nombre d’entre eux portent leurs suffrages sur des partis islamistes. Voilà qui devrait amener à s’interroger les « progressistes » qui portent de grands espoirs dans le processus d’acculturation en France.

L’importance de la communauté musulmane en France

La France compte la communauté musulmane la plus importante d’Europe (1). Plusieurs indicateurs témoignent du caractère croissant de cette situation. Une étude de l’INSEE réalisée en 2019 montre une très forte progression du nombre de prénoms arabo-musulmans attribués aux nouveau-nés dans notre pays, qui s’élèverait actuellement à 21 % (2). Le Maroc (19 %), l’Algérie (17 %) et la Tunisie sont les principaux pays d’origine des bénéficiaires des premiers titres de séjour délivrés en 2018 (3). On retrouve ces nationalités en tête pour les naturalisations : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont les trois premiers pays d’origine des étrangers ayant été naturalisés Français, « avec une grande stabilité d’une année à l’autre », comme le soulignait récemment la Cour des comptes (4).

Le vote des ressortissants de pays de culture musulmane présents en France peut apporter un éclairage intéressant sur l’orientation politico-religieuse d’une partie d’entre eux.

Kais Saied plébiscité par la communauté tunisienne en France

En septembre 2018 avait lieu l’élection présidentielle en Tunisie. Un universitaire de 62 ans, Kais Saied, a été élu président au second tour. Ses prises de position ont le mérite de la clarté.

Il s’est déclaré opposé à l’égalité homme-femme en matière d’héritage (5). Un président qui s’est affiché avec certains dirigeants d’un parti salafiste dénommé Hizb Ettahrir (6). À l’heure où des homosexuels sont enfermés en Tunisie, il n’est pas question pour Kais Saied de dépénaliser l’homosexualité et de changer le Code pénal qui la criminalise (7). Fervent défenseur du peuple palestinien, il refuse l’entrée en Tunisie aux porteurs de passeports israéliens (8), jusqu’à demander une enquête après la participation d’un joueur de tennis franco-israélien à une compétition dans la capitale tunisienne (9). Pour être élu, il aurait, selon certains observateurs, bénéficié des voix des électeurs du parti islamiste Ennahdha (10).

Kais Saied a été véritablement plébiscité par les Tunisiens vivant en France : il a obtenu 77,35 % des suffrages exprimés dans la première circonscription des Tunisiens de France et 67 % dans la deuxième circonscription (11).

Ces électeurs de l’étranger ont été invités, à la même période, à voter pour leurs députés. Ceux, peu nombreux, qui se sont déplacés ont placé en tête le parti islamiste Ennahdha. Une tendance également constatée parmi les Tunisiens vivant dans leur pays, qui font de la branche tunisienne des Frères musulmans le premier parti de Tunisie, même s’il est en perte de vitesse depuis les dernières élections (12).

Les Marocains de France privés du droit de vote

Il est plus difficile de connaître la sensibilité politique dominante parmi les électeurs marocains vivant en France : les Marocains résidant à l’étranger ne bénéficient pas du droit de vote aux élections communales et législatives. Leurs votes auraient-ils été sensiblement différents de ceux de leurs compatriotes vivant au pays ? Aux dernières élections législatives en 2016, le Parti de la justice et du développement est arrivé en première position, avec 27 % des suffrages exprimés. Ce parti ne cache pas son orientation islamiste. Il entretient notamment des liens avec le parti turc de la mouvance des Frères musulmans AKP (13).

En Algérie, des élections peu représentatives

La mesure de l’audience des islamistes parmi les électeurs algériens vivant en France tient de la gageure. Les élections législatives organisées en mai 2017 en Algérie ont été marquées par un très faible taux de participation des électeurs (38 %). Les partis islamistes sont arrivés en troisième position pour le nombre de députés élus, qui s’élève à 60. Des soupçons de corruption et des appels au boycott ont marqué le scrutin. Lors de la dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, le principal parti islamiste du pays, le Mouvement de la société pour la paix, n’a pas présenté de candidat. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à ce scrutin a été dérisoire : 7,52 %… (14). Difficile dans ces conditions de considérer ces élections comme représentatives des convictions politiques des Algériens vivant en France.

Erdogan plébiscité par les Turcs vivant en France

Lors de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu en Turquie en juin 2018, les 330 000 ressortissants turcs vivant en France, en âge de voter, ont massivement porté leurs voix à Recep Tayyip Erdogan. Le président turc, qui briguait sa réélection, a recueilli 65 % des voix parmi les Turcs vivant en France. Dans certaines villes, le scrutin a tourné à l’apothéose, comme à Lyon où Erdogan a recueilli 86 % des suffrages exprimés parmi les électeurs turcs (15).

La dérive autoritaire du président Erdogan et son islamisme militant ne sont plus à présenter (16). Cela n’a pas empêché un vote d’adhésion massif parmi les électeurs turcs présents en France. Le rôle des 250 mosquées dans notre pays où prêchent près de 150 imams turcs payés par la Direction des affaires religieuses est souvent mis en avant comme relais d’influence (17).

Pendant ce temps, selon de récents rapports, les minorités religieuses et ethniques ont de plus en plus de difficultés à être reconnues en Turquie, le président Erdogan ne manquant pas une occasion pour attiser la fibre nationaliste et islamiste parmi la population (18).

Les élections au Maghreb ont été marquées, ces dernières années, par une importante désaffection des électeurs. Le taux de participation des Algériens de l’étranger à la dernière élection présidentielle a été dérisoire. Les Marocains résidant en France ont tout bonnement été écartés des derniers scrutins organisés au Maroc. Les récentes élections organisées en Tunisie montrent en revanche qu’une frange importante de l’électorat tunisien vivant en France qui s’est déplacée a porté son vote sur un candidat dont les positions sont fortement marquées par l’islamisme.

Lors de la dernière élection présidentielle, les Turcs vivant en France ont véritablement plébiscité Recep Tayyip Erdogan.

Les progressistes pensent que l’ouverture des frontières et le grand déplacement des peuples apportent non seulement un enrichissement mutuel, mais aussi une communion autour de valeurs partagées, évidemment « progressistes ».

Les récents scrutins auxquels ont participé des étrangers de culture musulmane vivant en France sont un indice que l’acculturation dont rêvent les progressistes n’est souvent pas au rendez-vous. Au contraire, parmi une frange croissante de jeunes de culture musulmane vivant en France, on observe une tendance inverse avec la progression à grands pas d’un islam radical bien éloigné de celui des « chibanis » arrivés dans les années soixante.

Le gouvernement saura-t-il en tirer les conséquences, notamment en matière de politique migratoire ? Lors de la présentation de son plan de « lutte contre le séparatisme » ostensiblement présenté aux médias le 7 septembre, il a soigneusement évité la question. En faisant l’autruche, il risque de continuer à écoper l’eau qui s’infiltre dans le bateau avec un godet.

(1) « La population musulmane progresse en France et en Europe ». Le Figaro. 30 novembre 2017.
(2) « Fichier des prénoms – État civil ». INSEE. 1900 à 2018.
(3) « Les étrangers en France. 2018 ». Ministère de l’Intérieur.
(4) Rapport de la Cour des comptes sur la politique migratoire de l’État. 5 mai 2020.
(5) « “Le Coran est clair”… Kais Saied s’oppose à l’égalité successorale ». Webdo.tn. 14 août 2020.
(6) « Tunisie : qui est Kais Saied, l’invité surprise du second tour de la présidentielle ? ». L’Union. 15 septembre 2019.
(7) « Qui est Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». BBC News Afrique. 14 octobre 2019.
(8) « Tunisie : mais qui est M. Kais Saied, le nouveau président tunisien ? ». France Maghreb2. 16 octobre 2019.
(9) « La Tunisie demande une enquête après la participation d’un joueur israélien à une compétition de tennis ». i24news. 31 janvier 2020.
(10) « Tunisie – Présidentielle 2019 : pourquoi Kais Saied a gagné ? ». Business News. 15 septembre 2019.
(11) « Présidentielle 2019 : résultats préliminaires du second tour dans les circonscriptions de l’étranger ». Directinfo. 14 octobre 2019.
(12) « Élections législatives en Tunisie : les Tunisiens de France plébiscitent Ennahdha ». Europe 1. 7 octobre 2019.
(13) « Les secrets d’un mariage ». L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Consultation le 14 septembre 2020.
(14) « Algérie : les résultats détaillés de l’élection présidentielle ». ObservAlgérie.com. 5 août 2020.
(15) « En France, la communauté turque a massivement voté pour Erdogan ». France Info. 25 juin 2018.
(16) « La Turquie sous Erdogan : le compte à rebours vers l’ultime explosion ». Sputniknews. 21 mars 2016.
(17) « La Turquie tisse sa toile dans l’islam de France ». La Croix. 19 janvier 2020.
(18) « Religious freedom report. Turqey ». Aide à l’Église en détresse.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

Les masques et l’ensauvagement

Juste derrière le coronavirus, la montée de la violence s’impose dans le champ médiatique. Son importance est telle qu’elle ne peut plus être tue, même par les journalistes les plus habiles à manipuler les faits pour plaire au prince.
Il leur reste, néanmoins, dans leurs besaces, quelques tours de passe-passe afin de ménager le gouvernement, telle cette pensée magique qui fait du méchant virus le responsable de cette montée d’actes répréhensibles.

Le coronavirus plus révélateur que source de violence

Certes, le confinement, par ses contraintes drastiques, a pu provoquer une augmentation de la tension au sein de la population.

Elle est flagrante, voire caricaturale, dans les territoires perdus de la France. En effet, dans ces lieux, cette tension a muté en hyper-tension qui a entraîné les « jeunes des quartiers » non seulement à ne pas respecter le confinement mais à profiter de son ambiance léthargique pour faire un peu plus de pagaille que de coutume.

Autre point, la pandémie a obligé, cet été, bon nombre d’individus d’origine africaine à ne pas retourner dans leur pays de cœur. Ceci les a contraints, en toute logique, soit à rester dans leur cité pour les moins chanceux d’entre eux, soit à envahir et faire la fête sur les côtes de la pauvre Méditerranée (demander aux Palavasiens entre autres).

Nous sommes amenés à constater que la progression de la violence n’est pas apparue n’importe où sur le territoire et qu’elle est le fruit, encore une fois, d’une population très particulière.

C’est ainsi que le coronavirus a été plus un « révélateur » de la violence sous-jacente d’une partie de la population qu’une « cause » en tant que telle de ces déviances. Nous pouvons ajouter à cela que, lorsque les médias mettent en avant l’épidémie virale pour expliquer les taux désastreux d’agressions, elles cherchent, comme à l’accoutumée, à dissimuler le vrai en faisant passer pour « exceptionnels » des faits qui s’inscrivent dans une chronicité bien malheureuse.

Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde

La période estivale a été un palmarès de litotes ignominieuses par le choix de leur cible : l’importance de la vie humaine. Il suffit de rappeler le terme « d’incivilités » utilisé au plus haut de l’État pour qualifier des crimes de sang et des morts d’hommes.

De plus, cela fait des décennies que les gouvernements successifs, chaque fois relayés avec emphase par les médias, nous mentent sur cette question cruciale de la montée de l’insécurité en France. Par exemple, en parlant « du sentiment » d’insécurité qui la subjectivise inévitablement. Ou bien, en donnant la parole aux familles des criminels en oubliant celles des victimes.

D’autre part, nos dirigeants et leurs laquais médiatiques évitent, sans cesse, de « nommer » les sources réelles de tension. Le nom des criminels d’origine étrangère est caché le plus longtemps possible, parfois modifié en patronyme gaulois. Si d’aventure la personne incriminée a un nom bien français, celui-ci sera donné en pâture dès la première annonce, sans ambages. En ce qui concerne les rixes nocturnes banlieusardes, il s’agira d’identifier les éternels « jeunes », indifférenciés…

Bref, nous avons une conscience aiguë de ces falsifications à répétition qui sont signe de lâcheté, d’incompétence, d’irresponsabilité, de dédain pour les Français et leur avenir.

Cette occultation de la douleur, cette duplicité qui s’exprime avec une légèreté exaspérante, ce ton superficiel face aux préoccupations les plus profondes des Français et le caractère répétitif de toutes ces faussetés risquent de devenir une source de violence non négligeable au sein d’une société mise à mal par les mesures liberticides et surtout par les répercussions économiques liées au coronavirus.

Une indifférence méprisante, source de violence

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir suprême grâce au soutien, sans précédent, de la presse mainstream et notamment people (*). Cette dernière a fait preuve récemment de sa fidélité dans sa promotion du « premier rôle » du gouvernement, cet été encore, en narrant les prouesses nautiques et facétieuses (dans le mauvais sens du terme) de son « héros » en barboteuse.

Bien plus grave, l’idéologie qui mène cette superclasse nationale cultive, en son sein, des signes de puérilité constants. De la société arc-en-ciel et festive, des rappeurs torses nus invités à l’Élysée, des tutus fluo de l’ancienne porte-parole de cette fine équipe, de l’écriture inclusive qui fait la nique au Bescherelle et à l’école de papa… Nous les voyons s’agiter dans les cours de récré où ils veulent nous entraîner pour nous empêcher de penser.

Si nous montons dans l’échelle de la gravité, ce sont les contenus de leurs lois qui révèlent leur nature « d’enfants rois » ivres de toute-puissance. Comme pour de vrais sales gamins parfaitement mal élevés, le monde qui les entoure n’est que le décor de leurs jeux, l’humain est un objet, une poupée, un jouet. Dans un tel cas de figure, il va de soi que les mesures contraignantes que l’on impose au peuple ne peuvent pas être un réel sujet pour eux.

Nous savons que les enfants n’ont pas le sens des réalités et c’est ce qui fait leur charme lorsqu’ils explorent le monde. Le souci de cette classe « dominante » est qu’elle ne cherche pas à découvrir « le vrai monde » mais à dérouler sur celui-ci ses propres vues idéologiques qu’elle tente de nous imposer.

Ceci par tous les moyens, et le meilleur, à leurs yeux, est de considérer que leurs interlocuteurs ne sont pas aptes à contre-argumenter. Pour cela, ces « enfants rois » nous infantilisent. En effet, ils ne cessent de parler de « pédagogie », cela relève du rabâchage. La crise sanitaire les a fait atteindre le paroxysme dans cette attitude méprisante et le peuple a été rétrogradé au niveau du CP où il doit apprendre à mettre son bonnet ou son masque convenablement.

Infantiliser le peuple est un mode de manipulation évident qui témoigne aussi et encore de leur incapacité à écouter et à comprendre les Français. Leur traitement des Gilets jaunes en atteste, ils n’ont su qu’instrumentaliser ces manifestations à défaut de s’arrêter sur leurs causes originelles. Ces causes économiques et sociales sont toujours là. Aggravées par la crise sanitaire, elles ne peuvent que resurgir plus vives encore. Lorsque l’on est non seulement pas entendu mais avili et, en quelque sorte, traité comme un « demeuré », les mots deviennent inutiles et les coups tombent.

Le masque, source d’irresponsabilité et de perte d’humanité

Considérer que nous sommes des êtres incapables de faire des choix, des zombis décérébrés semble, en effet, être en lien avec le regard nihiliste que porte la superclasse mondiale sur la vie humaine.

Car, nous « infantiliser » et nous envisager comme des êtres sous tutelle, c’est tout simplement nous « déshumaniser ».

Cette déshumanisation imprègne notre société. En effet, elle est bien présente dans la banalisation de l’avortement, l’infanticide au terme de la grossesse, la PMA, la prochaine GPA, l’enfant médicament, les chimères de toutes sortes, le transhumanisme… Toutes ces folies de l’enfant tout-puissant et tout « sachant » (selon leur formule exaspérante) que ces hommes de pouvoir incarnent portent inexorablement à déshumaniser l’homme.

Les tyrannies du XXe siècle ont pu faire fonctionner leur machine à persécuter car elles avaient perdu toute notion d’humanité. Les prisonniers des goulags ou des camps n’étaient plus que des matricules.

La déshumanisation conduit inévitablement à la violence.

Notre humanité, nous le savons avec Emmanuel Lévinas (**), est portée, révélée par notre visage. Celui-ci est la page où s’inscrivent notre singularité, notre force mais aussi notre « vulnérabilité » inhérente à tout être humain.

C’est par lui que nous sommes en relation avec l’autre et c’est par lui aussi que nous rappelons sans cesse à celui-ci notre humanité fragile. Lévinas va jusqu’à écrire que le visage signe « l’infini de l’autre » et que son logos est « tu ne tueras point ».

Magnifique et sensible réflexion sur l’être humain et sur sa relation avec autrui qui nous oblige à être plus qu’inquiet des effets de ces masques sur notre société que l’on décrit déjà, à juste titre, comme ensauvagée. Que va-t-il advenir ? Quel sera le sort des enfants actuels qui grandissent dans ce monde masqué sans accès aux expressions innombrables et complexes de la figure humaine et sans cet éveil aux émotions des autres qui invite au respect et au contrôle de sa propre violence ?

Les effets du port obligatoire du masque risquent d’être bien plus graves que la menace du virus qui est actuellement bien moins actif qu’au mois de mars ou nous n’avions pas de masques, jugés alors inutiles.

(*) https://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron/
(**) https://www.youtube.com/watch?v=GO9CSh-4W40

Laurence Maugest

Texte repris du site Polémia

Le droit de blasphémer s’arrête à la nouvelle religion antiraciste

Procès des lampistes du massacre de Charlie Hebdo, déchainement contre Valeurs actuelles : deux preuves du recul de la liberté d’expression en France. Pour le moment, on a toujours le droit de blasphémer les religions, mais pas le dogme médiatique de l’antiracisme. Mahomet oui – Obono non.

Cependant, cinq ans après on voit dans un sondage IFOP les progrès faits par ceux qui refusent la culture française et veulent imposer leur loi islamique. La condamnation des caricatures a fait un bond. L’indignation suscitée par leur publication est comprise par 29 % de la population — dont 47 % des 15–24 ans — mais par 73 % des personnes se déclarant musulmanes, le chiffre montant carrément à 83 % quand elles ont entre 25 et 34 ans.

Quant à dire si les journaux ont eu tort ou raison de publier lesdites caricatures, seulement 59 % de la population défendent la liberté d’expression – et c’est encore chez les 15–24 ans (35 %) qu’on en trouve le moins –, tandis que 69 % des personnes se déclarant musulmanes considèrent que c’était une provocation inutile. Et 72 % pour les 15–24 ans. Pour les rapports religion-republique, 17 % de la population croyante font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République – et 37 % des 15–24 ans. Mais le taux grimpe à 40 % chez les personnes se déclarant musulmanes, et jusqu’à 74 % pour les 15–24 ans…

La France bâillonnée

Le droit de critiquer l’islam se réduit en France comme peau de chagrin mais reste possible — si l’on prend soin de préciser : islam politique. En revanche, et sauf quand elle est le fait des « racisés » décolonisés, toute expression de racisme ou même de racialisme est assimilée à un sacrilège. L’affaire Obono montre que le soupçon même d’une intention, en dehors du texte lui-même, suffit. On sonde maintenant les arrière-pensées Le deux poids deux mesures de l’idéologie médiatique est plus flagrant que jamais… Mais il est vrai, comme l’ont sévèrement rappelé les grands inquisiteurs du Monde, qu’en France « le racisme n’est pas une opinion mais un délit ». Ce qui interdit toute liberté d’opinion contraire à la religion d’État sur le sujet.

Les jeunes confrères de Valeurs actuelles ont péché par naïveté. C’est le grand défaut des journalistes non conformistes d’aujourd’hui. Le fait d’être invités sur les plateaux télés pour donner le change et faire de l’audience ne veut pas dire que leurs idées sont acceptées et jugées normales dans le débat public. Ils sous-estiment la surveillance permanente et malveillante dont ils font l’objet. Le système cherchait un prétexte pour diaboliser Valeurs actuelles comme un autre Rivarol ou un Réfléchir & Agir en tenue camouflée. Les excuses embarrassées et inutiles des responsables de la rédaction sont révélatrices des états d’âme d’une génération talentueuse face à l’idéologie dominante. Elle va être condamnée à plus de prudence et d’autocensure, comme d’illustres anciens du journal — c’est un des buts recherchés : perdre du mordant, c’est perdre des lecteurs.

La liberté d’expression recule ainsi en France sur tous les fronts, par la loi ou par la peur, mais elle recule. Et, dans les deux cas, cela fait le jeu de ceux qui veulent détruire notre civilisation.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Naturalisations. L’effrayant manque d’exigence des autorités françaises

Paul Tormenen poursuit son rigoureux et salutaire travail d’exploration des méandres administratifs français relatifs à la question de l’immigration. Il s’est récemment intéressé au dernier rapport de la Cour des comptes rendu public le 5 mai sur la gestion par l’État de l’immigration.
Après avoir fait une présentation générale du rapport, analysé les différents dispositifs étatiques pour gérer l’immigration légale, fait le constat que la France est un pays de cocagne pour les immigrés clandestins et passé en revue la « gestion » de l’immigration illégale, Paul Tormenen conclut son analyse critique du rapport en abordant la gestion de l’intégration des étrangers à la société française.
Un texte édifiant.

La naturalisation des étrangers

La personne sollicitant sa naturalisation doit remplir plusieurs conditions (âge, lieu de résidence en France, etc.) posées par le code civil. La naturalisation s’obtient sur décision administrative à partir de l’instruction de la demande et d’un entretien avec l’administration, au cours duquel le respect des conditions requises, l’assimilation du candidat à la société française et la maitrise du français sont (censés être) examinés. Les naturalisations sont encadrées par le Code civil et par des circulaires à destination des services instructeurs.

Constats de la Cour des comptes
– Selon les chiffres communiqués par la Cour des comptes, 74 933 étrangers ont acquis la nationalité française en 2019, « à leur demande ou par mariage ».

L’entretien d’assimilation serait selon la Cour des comptes « bref et formel » et essentiellement consacré à un examen des pièces du dossier. Les conseillers de la CC estiment que le contrôle de l’assimilation posé par l’article 21-24 du code civil « n’est respecté que superficiellement ».

Les 3 principales nationalités d’origine des personnes naturalisées sont marocaine (19%), algérienne (17%) et tunisienne (7%).

Préconisations de la Cour des comptes – La Cour des comptes pointe la nécessité de raccourcir les délais d’instruction et d’améliorer l’homogénéité des décisions. Elle souligne qu’une dispersion élevée du taux de rejet selon les préfectures a été constatée par l’Inspection Générale de l’Administration en 2011.

La Cour des comptes préconise de « réformer l’entretien d’assimilation pour lui donner une forme collégiale et rendre plus substantiel le contrôle des conditions posées par le code civil ».

Commentaires
– Le chiffre de 74 933 naturalisations en 2019 mis en avant par la Cour des comptes ne rend que partiellement compte du nombre d’étrangers ayant acquis la nationalité française l’année dernière. L’INSEE a dénombré 109 626 personnes devenues françaises en 2019, par déclaration anticipée, mariage, naturalisation, etc.. En 10 ans, ce ne sont pas moins de 1 127 704 étrangers qui sont devenus français (1).

La France se situe dans l’Union européenne parmi les pays qui ont un taux de naturalisation le plus élevé (rapport entre le nombre de personnes ayant acquis la nationalité d’un pays au cours d’une année et le stock de résidents étrangers) (2).

Le nombre de demandes de naturalisation ne fait que croitre, tout comme les moyens financiers et humains dédiés dans les préfectures (3). C’est plus globalement 101 534 demandes d’accès à la nationalité française (demandes de naturalisation + déclarations) qui ont été instruites en 2018 par les services de l’État. Les étrangers dont la demande de naturalisation a été rejetée font très souvent un recours administratif, dans 41 % des cas (4).

Le traitement plus qu’expéditif par la Cour des comptes dans son rapport de la gestion des naturalisations par les services de l’État laisse pantois. N’y a-t-il pas matière à s’interroger non seulement sur le coût mais surtout sur l’efficacité des naturalisations et plus largement de l’acquisition de la nationalité française ?

Notre pays se fragmente et se communautarise chaque jour davantage, une frange croissante de la jeunesse estime que la charia doit primer sur les lois de la République, des français sont allés combattre la civilisation occidentale en Irak et en Syrie. N’y avait-il donc pas lieu de renverser la table et de reconsidérer non seulement le coût et la cohérence des décisions de naturalisation, mais également et surtout l’efficacité des principaux modes d’acquisition de la nationalité française :

acquisition de plein droit à la majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers (droit du sol) ;
naturalisation par mariage ;
naturalisation par décret.

De même, si la nationalité française s’acquiert, elle doit pouvoir se perdre si l’individu concerné manifeste un comportement hostile à l’égard de la société française.

L’acquisition de plein droit de la nationalité française à la majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers

On peut s’étonner que la Cour des comptes ne s’interroge pas dans son rapport sur l’efficacité du droit du sol, qui permet non seulement d’acquérir un document, la carte nationale d’identité, mais également la nationalité française. Celle-ci ne se limite pas à une collection de droits mais implique des devoirs et l’adhésion à certaines valeurs.

Charles Pasqua, ministre de l’intérieur au gouvernement en 1993, a été à l’origine d’une loi (93-933) conditionnant l’acquisition de la nationalité française à la majorité, pour les enfants nés en France de parents étrangers, à la signature d’une « déclaration de volonté ».

La proposition de loi soulignait à l’époque que « le rôle de la volonté est modeste ou inexistant dans les modes d’acquisition liés à la naissance (…) ». Le ministre de l’intérieur faisait – déjà – le constat que « la fermeture du milieu d’origine sur lui-même a pu faire barrage aux influences extérieures et contrarier l’intégration » du jeune qui atteint sa majorité (5). Qui peut prétendre sérieusement que la fermeture de certains milieux se soit allégée depuis 1993 ?! La gauche s’est empressée de rétablir l’acquisition automatique de la nationalité une fois revenue au pouvoir en 2008.

Pourtant, non seulement les raisons pour lesquelles le droit du sol a été instauré ne sont plus d’actualité, mais on assiste également de façon croissante à une défiance d’une partie de la jeunesse immigrée, qui refuse de se considérer comme française, en faisant primer la deuxième nationalité « de cœur » des parents (6). Le rétablissement d’une véritable démarche visant à acquérir la nationalité française permettrait de sortir de l’ambiguïté et d’éviter que la nationalité française soit donnée à des « français de papier ».

Pour lire la suite, c’est ici !

Le Puy du Fou face à la haine de l’histoire de la France

Le succès du Puy du Fou est insupportable à l’idéologie médiatique. Il est la preuve charnelle et culturelle de la résistance de la France traditionnelle face à la France qu’on veut lui imposer. Le public, bien plus large que les cathos — c’est ce qui fâche — adhère au meilleur spectacle du monde, textes de Bainville et scénario de Jeanne d Arc. L’horreur culturelle absolue. Trop chrétien, trop blanc, trop français. A déboulonner d’urgence !

Des que l’on a appris que pour le 15 Août, fête religieuse ce qui aggrave tout, une dérogation à 9000 personnes au lieu de 5000 avait été délivrée par le préfet, tous les donneurs de leçons des chaines de propagande en continu se sont mobilisés. Mais apparemment il y a un Dieu pour Philippe de Villiers. Car le lendemain matin, le 16 août, alors que toutes les télés étaient mobilisées pour crucifier les irresponsables de la réaction, le choc des images a tout changé. Car alors que se déroulait le spectacle vendéen devant un public ordonné et discipliné, l’Olympique de Lyon l’emportait sur Manchester City en football et rejoignait le PSG en demi-finale de la Ligue des champions. Le contraste est alors frappant entre la foule canalisée de spectateurs de culture française et les meutes fanatisées supporters du foot de la diversité.

À Lyon, rien n’est respecté. Dehors bien sûr, avec des rassemblements sans masques ni aucune distanciation et finissant comme toujours avec des heurts avec les forces de l’ordre. Mais le pire, c’est dedans, dans les bars où aucune consigne élémentaire n’est respectée (on attend les fermetures administratives), où on brave toutes les limitations imposées, où l’on s’entasse, s’enlace et s’embrasse dans une proximité indiscutable.

Cette image des deux France devrait faire réfléchir. On peut évidemment aller au Puy du Fou admirer Monsieur de La Pérouse (« A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? » s’inquiétait Louis XVI montant à l’échafaud) et soutenir Lyon, on peut aussi être un supporter enthousiaste et apprécier les courses de chars et les gladiateurs. Mais c’est moins sûr pour la jeune populace déchainée que l’on a vue dimanche soir.

On fera les comptes dans deux semaines. Et il faudra comparer les impacts respectifs sur l’épidémie de la représentation au Puy du Fou et de la soirée lyonnaise. Mais il est évident que la prudence de tous était en Vendée et l’irresponsabilité de certains à Lyon, n’en déplaise aux médias. Ceux-ci ont d’abord fait semblant de ne pas le remarquer. Puis ils ont dû le reconnaitre devant le choc des images et les commentaires des spécialistes permanents des plateaux télés.

Leur offensive contre les amoureux de l’histoire à la mode d’antan a été stoppée net. Car le deux poids et deux mesures, il n’est pas dans la dérogation pour le Puy du Fou. Il est tout le temps, chaque jour dans le traitement médiatique d’une information choisie, manipulée et instrumentalisée.

Spectateurs 1- supporters 0.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Gouvernement Castex. Des grandes gueules pour masquer l’ennui

Il faudra juger Jean Castex aux actes. C’est ce qu’il demande et il a bien raison, surtout que, pour le moment il ne peut compter sur le verbe. Ses interventions sont laborieuses et ennuyeuses, chose étonnante alors que se multiplient les coachs entraînant à une parole convaincante. C’est sans doute pour pallier cette absence de charisme verbal, qui était connue, que son gouvernement a été enrichi de grandes gueules.

Le retour de Bachelot

C’est ainsi que sont respectivement nommés à la Justice et à la Culture Eric Dupont-Moretti et Roselyne Bachelot. Les deux ont un point commun : Ils ont juré les yeux dans les yeux aux journalistes que jamais au grand jamais, ils n’accepteraient un poste au gouvernement. Ils l’ont fait dans un grand éclat de rire. Décidément la soupe est bonne et la vanité gouverne les hommes et les femmes à parité égale. Roselyne Bachelot, la femme aux masques, tient une belle revanche sur un départ peu glorieux de son dernier poste ministériel — la Santé. Entre temps elle s’était transformée en amuseuse donneuse de leçon sur les médias et dans la presse. Son apport à la culture a été très limité, même si elle a cru bon d’interpréter au théâtre Les Monologues du vagin, histoire de prouver combien elle était féministe et branchée.

Mâles blancs

Pour l’avocat anti-magistrats devenu leur ministre de tutelle, le pari est encore plus insensé. L’homme est très fort dans son domaine mais la façon dont il s’est laissé chahuter et déstabiliser par les députés lors des questions au gouvernement est étonnante. Personne ne l’avait averti que les interruptions n’étaient entendues que par lui et pas par les téléspectateurs et qu’il ne fallait donc pas en tenir compte ? Cette impréparation politique sur un classique est stupéfiante.

L’arrivée de Darmanin n’est pas du même registre. On peut se demander si Gérald si fier de dire, alors que personne ne le demandait, qu’il se prénommait aussi Moussa, est vraiment la bonne personne pour lutter contre l’islamisme politique ! On est toujours dans le doute sur les intentions du président, attendons donc le 14 juillet. Mais ce qui est incompréhensible, c’est l’aveuglement dont témoigne cette nomination : on fait comme ci notre république n’avait pas déjà accepté le totalitarisme des minorités au nom de l’idéologie de la repentance et de la victimisation.

En outre, nommer un Darmanin désigné comme violeur par une dame (cette dernière fût-elle pas très nette), c’était bien sûr agiter un drapeau rouge devant les chiennes de garde et autres féministes de combat radical. A cela s’ajoute les propos sexistes du ministre de la justice qui vont lui être rappelés au quotidien. Avec ce couple de mâles blancs obligés un temps de cohabiter, cela va être l’enfer pour Marlène Schiappa. On nous permettra un sourire peu charitable.

Ce gouvernement a un casting qui va permettre des attaques à la chaine, avec la complaisance bien sûr des médias. Ils sont pour le moment sous le charme de la nouveauté mais on sent déjà les réticences. Sur les pensées supposées, il n’y a pas de présomption d’innocence. Le sérieux insipide de Castex ne suffira pas longtemps à protéger ses ministres médiatiques de la médiocratie dominante. Qui a vécu par les médias périra par les médias.

Le remaniement sera dénoncé comme trop blanc et machiste, il l est déjà. Contraint donc à donner des gages aux minorités agissantes, il risque d être paralysé avant même d’avoir commencé à agir.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Heureux comme un clandestin en France

Les Français ont des dirigeants formidables. Alors que la France est confrontée à une crise sociale, économique et identitaire d’une rare ampleur, nos gouvernants font tout pour que notre pays devienne le réceptacle de la misère du monde. Ces propos sont-ils exagérés ? Nous vous livrons quelques faits bruts afin de vous forger votre opinion, en préambule à l’analyse critique de la partie du rapport de la Cour des comptes consacrée à l’immigration illégale, rendu public le 5 mai.

Il fut un temps où le fait de pénétrer massivement et clandestinement dans un pays était appelé une invasion. Au vu des flux massifs de clandestins qui arrivent en France, nos dirigeants ont dû oublier que nos anciens se sont battus pour défendre l’intégrité et la culture de notre pays. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins en témoignent.

Des clandestins de plus en plus nombreux à entrer en France

Pour mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine, Le Figaro révélait dans un article paru en mars 2018 l’explosion du nombre de clandestins recensés arrivant chaque année en France, qui est passé de 26 000 en 2014 à 79 500 en 2017 selon le Pôle national d’analyse migratoire rattaché au ministère de l’Intérieur (1). Depuis 2018, l’administration ne divulgue plus ces statistiques annuelles. Voudrait-on cacher la température du patient en cassant le thermomètre ?

Relocalisations des clandestins : la France en première ligne

Chaque année, des centaines de milliers d’extra-Européens arrivent clandestinement par la mer ou par la terre dans les pays du sud de l’Europe, souvent aidés en cela par de multiples O.N.G. La Grèce, l’Italie et l’Espagne sont en première ligne de cette invasion migratoire qui ne dit pas son nom et qui est relancée dès la fin du confinement, comme le constate déjà l’agence européenne de garde-frontières Frontex (2).

La Commission européenne et les pays les plus en pointe pour organiser la submersion migratoire de l’Europe, la France et l’Allemagne, font actuellement pression pour que l’ensemble des pays européens allège le fardeau des pays dits de « premier accueil ». En renvoyant les clandestins chez eux, comme la raison le commanderait ? Certainement pas. Avant qu’une « clef de répartition » permanente soit mise en place, un cartel de pays dont les gouvernants sont de fervents immigrationnistes propose aux pays de l’Union européenne, au gré des arrivées des bateaux des passeurs et des O.N.G., une répartition et une relocalisation des clandestins, systématiquement présentés comme des « réfugiés ». Plusieurs pays, en particulier ceux de l’est de l’Europe, refusent avec réalisme ces propositions (3). On ne peut pas en dire autant du gouvernement français.

La France, championne de l’accueil des migrants relocalisés

Le doigt sur la couture, le gouvernement français s’empresse,dès que l’occasion se présente, de prendre une part importante des clandestins prévus à la « relocalisation ». Dès la fin du confinement, les affaires ont repris. Le gouvernement français a récemment annoncé que notre pays allait accueillir 750 migrants présents en Grèce. Voilà qui ne peut que satisfaire le ministre grec des Affaires étrangères, qui annonce :

« Les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite » (4).

Même empressement pour des clandestins arrivés à Malte fin mai. Selon un journal local, alors que 162 migrants sont hébergés sur deux bateaux au mouillage au large de La Valette, « le seul pays à ce jour à avoir promis son soutien à Malte est la France, qui s’est maintenant engagée à prendre 30 des 162 migrants » (5).

Pour lire la suite, c’est ici !

De l’antiracisme à la lutte des races

Depuis des décennies, la France se réclame de l’idéologie antiraciste et multiplie les lois répressives contre ceux dont l’opinion est devenue dans notre pays, un délit. On n’a jamais autant parlé de racisme que depuis que les races n’existent plus !

Quand Valls redoute à son tour « la guerre des races »

La République étant allergique au racisme, toute piqure concernant ce sujet est dangereuse et une multiplication de piqures peut être mortelle. C’est bien la stratégie de ceux qui veulent changer de régime et mener au pouvoir une coalition racialiste. La multiplication des piqures veut renverser une république jugée raciste et blanche. Les antiracistes au pouvoir sont donc pris à contrepied et comme la révolution, l’antiracisme est en train de dévorer ses enfants.

Cela conduit à des paradoxes et l’antiraciste est un caméléon sur une couverture écossaise. Ainsi l’ancien Premier ministre Manuel Valls vient de déclarer que « la lutte des classes était remplacée par la confrontation, la guerre des races ». Le Catalan prépare sans doute son retour en France sur un créneau de gauche nationale, à la Chevènement. Il ne va pas tarder à se faire, comme tant d’autres, traiter de Doriot. Le fait qu’il se soit confié a Valeurs Actuelles assimilé par l’idéologie dominante à une sorte de Je Suis Partout ne fait qu’aggraver son cas.

On a quand même assisté à des scènes surréalistes. Des manifestants de la diversité antiraciste ont ainsi conspué des militants de Génération Identitaire en les traitant de « sales juifs » ! Quand on sait que cette mouvance est considérée par les médias comme fasciste sinon nazie, se faire traiter de sales juifs a dû, pour les militants à la banderole déployée le 13 juin place de la République à Paris sur le racisme anti-blanc, être une immense surprise.

Quoi qu’il n’y ait plus aujourd’hui que les représentants autoproclamés et installés depuis des décennies de la communauté juive pour croire encore que le danger antisémite vient, hier aujourd’hui et demain, de l’extrême droite… Pour les identitaires, le péril islamo-gauchiste est devenu l’ennemi principal. Israël qui le combat n’est plus diabolisé et la cause palestinienne moins soutenue. Il y eut dans la droite nationale un tournant qui n’a pas fait l’unanimité mais qui est incontestable. Pour ceux qui désignent le blanc comme criminel de l’histoire, le juif est considéré comme finalement un super-blanc. C’ est pourquoi l’antisémitisme islamiste a fait de la communauté juive sa première cible.

L’antiracisme d’État se fracasse contre l’antiracisme racialisé qui prouve des USA à l’Afrique du Sud, s’il en était besoin, qu’il n’y a pas de sociétés multiraciales mais des sociétés multiracistes. Dijon en est la preuve. Les Tchétchènes pourtant sunnites méprisent les Maghrébins, également sunnites. Veulent-ils supplanter les dealers nord-africains ou les éradiquer car la police est incapable de la faire ? L’enquête le dira, dans cinq ans peut être. On va attendre avec intérêt les expulsions promises et à partir de cette jurisprudence, exiger la même mesure pour tous les étrangers qui perturbent notre droit à la sécurité. On peut rêver…

La dangereuse « coagulation des luttes »

L’antiracisme violent a perturbé la dernière manifestation des soignants le 16 juin. Et que voit-on ? Une infirmière prénommée Farida faire des doigts d’honneur aux policiers avant de leur jeter des pierres. Interpellée sans ménagements malgré sa blouse blanche, elle réclame alors, au bord de la panique, sa ventoline. 50 ans, asthmatique et enragée contre les forces de l’ordre, cela doit faire réfléchir. Est-elle là uniquement pour crier la souffrance des soignants ? Se sent-elle solidaire de ceux qui dénoncent une violence policière racialisée ? On le saura peut être, mais c’est sans doute un symbole de la montée des colères légitimes mais également de la confusion des luttes qui peut déboucher sur une convergence très dangereuse pour le régime, mais aussi pour l’avenir de notre pays.

Les antiracismes ne s’annulent pas, ils se cumulent et la multiplicité des violences peut déboucher sur un chaos multiracial. Ce pouvoir le sait, mais il est incapable de condamner et d’agir, puisque ce serait lui demander de se couper les deux bras et les deux jambes.

Pierre Boisguilbert

Texte daté du 20 juin 2020 et repris du site Polémia

Hystérie anti-blanche : d’où vient-elle et comment la combattre ? [Vidéo]

10/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a quelques mois, Polémia organisait le 5e Forum de la Dissidence à Paris. Au cours de cet événement, Nicolas Faure a pris la parole sur le thème de la dictature des minorités. Son intervention mérite d’être écoutée et partagée de nouveau alors que l’hystérie anti-blanche semble vouloir submerger le monde occidental.


Sidération et soumission, effets secondaires du Covid-19

Le plus insupportable de l’épisode épidémique que nous venons de vivre ne tient pas aux mensonges du gouvernement. Les mensonges ne nous surprennent plus puisque la macronie elle-même, née d’un coup d’État médiatique et judiciaire en 2017, repose tout entière sur la duperie et la violence qui va toujours avec.
L’insupportable ne tient pas non plus au déversement médiatique continu de la propagande catastrophiste depuis bientôt trois mois. Nous savons depuis longtemps que les médias mainstream ne nous informent pas, mais nous manipulent.
Non, le plus insupportable tient au comportement soumis de nos concitoyens qui, durant cette période, ont tout accepté et tout abandonné. Parce qu’ils étaient morts de trouille.
Soyons sûrs que l’oligarchie, qui prépare activement le monde d’après, aura retenu la leçon.

La sidération nationale

En 1938, une émission radiophonique reprenant le thème du livre de H. G. Wells, La Guerre des Mondes[1], provoque un début de panique aux États-Unis car nombre d’auditeurs croient que les Martiens ont vraiment débarqué… parce que des journalistes l’affirment.

La peur de la « pandémie » véhiculée par tout le système institutionnel a repris cette logique de panique mais à la puissance mille : celle du pouvoir de sidération des médias audiovisuels modernes.

La peur panique provoque la plupart du temps la sidération : un affaiblissement du jugement rationnel, accompagné de stupeur. La peur peut aussi provoquer une réaction vitale positive – ce qu’on nomme l’énergie du désespoir – mais cela ne s’est pas produit chez nous. La peur n’a produit qu’une soumission abyssale à l’autorité.

Pour la première fois depuis la fin des grands totalitarismes du xxe siècle, l’épidémie de coronavirus a en effet conduit le gouvernement à placer en résidence surveillée l’ensemble de la population, sans que celle-ci ne se rebelle. Fâcheux précédent !

La trouille

Aux États-Unis, dans de nombreux États, la population a manifesté contre le confinement au nom de ses droits constitutionnels et de sa survie économique. En Allemagne, on a manifesté aussi contre le confinement. En Belgique, les soignants ont exprimé leur mécontentement contre le gouvernement. En France, rien, sinon une colossale trouille collective.

La sidération médiatique a réussi à tuer le sens commun, pour le plus grand profit du pouvoir.

Les Français ont ainsi été privés de masques de protection lorsque l’épidémie se développait : ils n’ont pourtant pas protesté, puisque, au contraire, ils ont applaudi les « soignants » qui soignaient… ce qui est quand même leur vocation. On a ainsi réussi à transformer la gabegie gouvernementale en célébration des soignants !

Et aujourd’hui que l’épidémie recule, on impose le port du masque ! Mais les Français se plient à cette nouvelle contrainte avec un égal entrain. On met même des masques aux enfants.

Les bonnes âmes cathodiques expliquent qu’il s’agirait d’un comportement civique, destiné à protéger les autres. Belle hypocrisie car il s’agit avant tout de protéger ceux qui ont le trouillomètre à zéro.

La France orwellienne

La docilité de la population aux injonctions contradictoires des experts en blouse blanche et des ministres a quelque chose d’orwellien. Comme sa docilité face à l’accumulation des mesures liberticides a aussi quelque chose d’effrayant.

Le gouvernement français a en effet imposé un nouvel état d’urgence (déjà prolongé !) et multiplié les mesures liberticides : interdiction des manifestations, obligation de justifier son déplacement ou son lieu de domicile, réduction des garanties de procédure judiciaire, nouvelle réduction du nombre de jurys populaires, application StopCovid, usage de drones de surveillance[2], loi de censure des réseaux sociaux, instauration d’une discrimination géographique entre Français. Pendant que l’Éducation nationale demande aux maîtres, dans une fiche pédagogique[3], de signaler les propos « manifestement inacceptables » tenus par les élèves vis-à-vis de la façon dont le gouvernement a géré l’épidémie.

Pendant que l’écologisme punitif repart de plus belle sous prétexte d’encourager l’usage du vélocipède. Et que la Commission européenne engage le processus d’adhésion de l’Albanie et préconise de nouvelles régularisations d’immigrants clandestins.

Soumission

Que le pouvoir politique substitue de plus en plus ouvertement le contrôle social, la techno-surveillance et la répression à l’exercice de la démocratie ne semble pas concerner nos concitoyens. Pas plus qu’ils ne semblent préoccupés par l’assombrissement continu de l’horizon économique de notre pays, du fait d’un confinement qui n’en finit pas et qu’ils plébiscitent.

Nos concitoyens vivent déjà sur une autre planète : la planète cathodique qui attend avec terreur, après le dérèglement climatique, la deuxième – et pourquoi pas la troisième – vague du coronavirus. Celle où il faudra toujours faire la queue devant les magasins – du moins ceux qui n’auront pas fermé – en respectant les gestes barrières et en se lavant rituellement les mains au gel hydroalcoolique, enfin disponible.

En 2020, la France roule à vélo, accepte sagement la place qu’on lui assigne sur la plage et regarde Michel Cymes à la télévision.

Emmanuel Macron a raison. La France ne manque pas de masques : les Français en portent désormais un en permanence devant leurs yeux.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[1] Publié en 1898…
[2] Dont le Conseil d’État vient de souligner l’absence de base légale.
[3] Aujourd’hui rectifiée devant les protestations syndicales.

Après le confinement, la submersion migratoire ?

Le rétablissement progressif des déplacements internationaux risque d’entraîner un afflux massif de clandestins. Cette prévision n’émane pas de dangereux conspirationnistes mais d’organisations internationales « respectables ». Face à ce péril, le gouvernement français semble désarmé. Pire, son inaction rend possible la submersion migratoire du pays.

Dans la période de l’après-confinement qui s’ouvre, le rétablissement progressif des transports aériens, maritimes et terrestres en Europe devrait être accueilli comme une bonne nouvelle. Pour au moins une raison, cela n’est pas le cas. Le retour à la normale risque en effet d’entraîner un afflux de clandestins en France. De nombreuses conditions sont réunies pour le rendre possible.

La situation migratoire vue par des institutions internationales

Trois récentes communications viennent coup sur coup rappeler aux Français une dure réalité que le confinement aurait pu faire oublier : de très nombreux extra-Européens attendent leur heure pour venir clandestinement en Europe et en particulier en France.

La première communication est un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai (1). Si les rédacteurs du rapport constatent que le confinement a entraîné une forte baisse des demandes d’asile en Europe en mars 2020, ils rappellent néanmoins que l’émigration « liée à l’asile » vers l’Europe avait fortement augmenté durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière : + 14 %. L’institution financée par l’Union européenne estime très vraisemblable que la dégradation de la situation sanitaire dans les pays du tiers-monde en raison de la pandémie du coronavirus entraîne une forte augmentation du nombre de candidats extra-européens au départ pour l’Europe. La suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique est également soulignée par les rapporteurs, ainsi que le risque d’une résurgence de cette mouvance et de ses funestes projets, dont l’Europe pourrait être le terrain d’opération.

Le 14 mai, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publiait un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale (2). L’institution fait non seulement le constat que celle-ci a continué pendant le confinement instauré dans les pays européens. Elle estime également très prévisible que le chômage et la récession dans les pays du tiers-monde entraînent un regain de l’activité des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, comme cela s’était produit après la crise financière de 2008.

Plus récemment, l’Agence européenne de police criminelle Europol soulignait dans un communiqué de presse du 15 mai plusieurs conséquences aux restrictions de circulation (3). L’une d’entre elles est une demande accrue de clandestins dans le secteur agricole, dont une partie de la main-d’œuvre est retournée au pays. Les représentants d’Europol soulignent également une adaptation et une agressivité accrue des passeurs et des trafiquants d’êtres humains, qui pourraient se déployer à l’occasion du rétablissement des transports internationaux.

Il n’y a pas que les passeurs qui piaffent d’impatience. Ce sont des centaines de milliers, voire des millions, de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest à partir notamment de la Libye (4), de la Turquie, du Maroc et des Balkans (5). Dans ce contexte, tout signe de laxisme est guetté avec attention. Des signes qui ne manquent pas ces derniers temps, en particulier venant de France.

La France désarmée

La presse s’en est fait l’écho, les arrestations de personnes en situation irrégulière en France semblent réduites à la portion congrue. De nombreux centres de rétention administrative destinés à retenir les clandestins avant leur expulsion ont pratiquement été vidés, « pour raison sanitaire » (6). Comme s’il fallait ajouter une autre incitation à venir clandestinement dans notre pays, le gouvernement pratique à tout-va les régularisations appelées pudiquement « admissions exceptionnelles au séjour ». De 2015 à 2018, ce ne sont pas moins de 149 680 clandestins qui ont été régularisés (7). L’appel d’air suscité par cette mesure est considérable. Même en situation normale, le gouvernement français est un des pires pays européens en matière de retours forcés : seuls 15 % des obligations de quitter le territoire ont effectivement été exécutées en 2018 (8).

L’Union européenne n’est pas en reste

Pendant ce temps, des membres des institutions européennes multiplient les déclarations et parfois les mesures qui aboutissent à affaiblir la maîtrise des flux migratoires par les pays européens.

Le 16 avril, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé que les migrants recueillis en mer, notamment par les bateaux des O.N.G., ne soient plus ramenés en Libye, ce qui était pourtant déjà rare, et que la coopération avec les garde-côtes libyens soit rompue (9).

Le 30 avril, de nombreux députés européens plaidaient pour faciliter la migration et l’asile par des voies légales et sûres, appelées « couloirs humanitaires ». En pleine paralysie d’une partie de l’économie européenne, les députés de gauche justifiaient cette position pour « combler les besoins du marché du travail » ! (10).

La présidente de la Commissaire européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas en reste. Elle vient de rappeler aux pays européens de l’U.E. le principe du non-refoulement des migrants et la nécessité de continuer les opérations de « relocalisation » (11).

Pour parachever le tout, c’est l’opération Sophia, initialement chargée par l’Union européenne de lutter contre les passeurs convoyant des migrants de Libye en Italie, qui a été récemment réorientée vers le contrôle de l’embargo sur l’importation d’armes en Libye (12).

En renonçant au peu d’outils qu’il avait dans la lutte contre l’immigration clandestine, le gouvernement français apparaît totalement désarmé au sortir du confinement. L’Union européenne ne fait qu’ajouter à ce désarmement qui est également moral. Les pays de l’est de l’Europe montrent qu’une autre voie est possible. C’est paradoxalement au pire moment, en pleine crise économique, que risquent d’arriver des cohortes de clandestins qui n’auront souvent comme seul viatique que les aides sociales versées par un État criblé de dettes. Dans ces circonstances, le virage « social » du président Macron ne peut qu’inquiéter.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

(1) « EASO Special Report : Asylum Trends and COVID-19 ». EASO. 7 mai 2020.
(2) « How COVID-19 restrictions and the economic consequences are likely to impact migrant smuggling and cross-border trafficking in persons to Europe and North America ». UNODC. 14 mai 2020.
(3) « Migrant smugglers and human traffickers to become more ruthless and clandestine, says new Europol report ». Europol. 15 mai 2020.
(4) Estimation de 650 000 migrants attendant en Libye dans « L’Algérie renonce au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye ». L’Économiste maghrébin. 27 avril 2020.
(5) « Top Hungarian official says 100 000 migrants gathering on Balkan Peninsula ». Voice of Europe. 3 décembre 2019.
(6) « En Europe, l’asile en suspens, les flux migratoires à l’arrêt ». Le Monde. 18 avril 2020. « Les centres de rétention face au Covid-19, une bombe à retardement ». La Vie. 31 mars 2020. « Centres de rétention : étrangers et policiers face au coronavirus ». Dalloz actualité. 19 mars 2020. Jugements de libération de clandestins des cours d’appel de Rouen, Bordeaux, Paris, Lyon. « L’État sommé de rétablir le guichet de l’asile, gelé depuis le début du confinement ». Le Figaro. 23 avril 2020.
(7) « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères ». Cour des comptes. 5 mai 2020
(8) Cf. note (7).
(9) « States should ensure rescue at sea and allow safe disembarkation during the COVID-19 crisis ». Conseil de l’Europe. 16 avril 2020.
(10) « Les députés européens demandent l’arrêt de l’aide aux garde-côtes libyens ». Mer et marine. 29 avril 2020.
(11) « Communication de la commission ». Commission européenne. 17 avril 2020.
(12) « L’UE va remanier l’opération “Sophia” pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye ». Euractiv. 22 janvier 2020.

Covid-19. Sous l’eau qui dort, la lame de fond de la révolte ?

Pierre Lours, essayiste et romancier, auteur de La Révolte des silencieux, perçoit, sous l’apparente acceptation du confinement par les Français, des raisons de croire en leur volonté de restaurer la France.

On peut s’étonner de la docilité des Français face aux restrictions sans précédent de leurs libertés, les plaçant de facto en résidence surveillée sous la garde des forces de l’ordre, à coups d’amendes et de peines de prison en cas de récidive.

Nos concitoyens sont réputés allergiques aux contraintes mais « en même temps » ils semblent résignés au bon vouloir de gouvernants qui les enferment pour contenir le virus mais surtout leur légitime colère devant l’impuissance des autorités à anticiper une pandémie pourtant annoncée dans tous les plans prévisionnels civils ou militaires.

Obéissants, les Français !… Et, pourtant, furieux de voir que depuis dix ans l’État a ânonné la gestion d’un mauvais comptable qui, en « économisant » des masques, des lits de réanimation, des tests pour quelques centaines de millions, génère une perte de quelques centaines de milliards d’euros puisqu’il a été forcé d’adopter la solution moyenâgeuse à sa disposition, le confinement.

Et n’oublions surtout pas d’ajouter un tragique passif à ces mauvais gestionnaires prétentieux, quelques dizaines de milliers de morts et combien de drames futurs apportés par la crise économique qui va nous bousculer, si elle ne nous ruine pas.

Mais alors que font nos apparemment soumis et « en même temps » indomptables Français ? Ils grognent… et se confinent avec patience, écrasés par la masse des médias asservis et asservissants, médusés et apeurés par un virus qui leur rappelle qu’ils sont mortels.

Bouillon de culture

Ils laissent passer l’orage viral, se rendent provisoirement aux exigences des tristes réalités. Outre la peur de la mort et des sanctions, certains se persuadent, avec Napoléon, qu’un mauvais chef est préférable à pas de chef du tout pour affronter les épreuves, ou tout au moins limiter les dégâts en attendant une meilleure fortune faite de meilleures circonstances et d’un meilleur berger.

D’autres savent, comme Descartes, que, lorsqu’on est perdu dans une forêt, il faut choisir une direction et surtout ne pas en changer… on finit toujours par sortir du bois ! D’autres encore sentent que l’instinct grégaire permet de maintenir une cohésion élémentaire mais protectrice, comme le sait un troupeau de buffles face aux prédateurs. Peut-être sont-ils aussi victimes d’une sorte de syndrome de Stockholm qui pousse des victimes à « aimer » celui qui menace leur vie, pour gagner du temps, l’amadouer et l’attendrir, pour profiter un jour d’une inattention et lui fausser compagnie ?

Il faut dire aussi que les moyens de répression, de propagande et de manipulation sont nombreux et pesants. Ils sont d’autant plus efficaces que la peur est un moteur inégalé pour diriger une foule, certes constituée d’individus confinés chacun chez eux mais rassemblés par les liens des médias soufflant en permanence l’air qu’il faut chanter.

Mais il n’est pas de mensonges résistant éternellement à la vérité et aux exigences de la réalité et du temps. Les réseaux sociaux permettent (jusqu’à quand ?) une certaine liberté d’expression, des prises de conscience et des rassemblements intellectuels capables de mettre en échec l’information formatée des médias inféodés au pouvoir. Par exemple, une large majorité des Français sait que la politique du gouvernement est principalement tributaire de la pénurie de masques et n’est qu’une pitoyable mascarade dictée par des masques en rade ! Ils ont compris aussi que le futur déconfinement partiel est décrété pour sauver l’économie en prenant des risques sur la santé des Français compte tenu toujours des moyens insuffisants pour lutter contre la maladie.

In vivo, in vitro

Mais un pouvoir maniant l’artifice opportuniste du « en même temps » peut faire illusion et occuper le terrain quand les intérêts vitaux ne sont pas en lice. En cas de crise ou de guerre, il n’est pas crédible et perd sa légitimité. L’heure des marquis poudrés des cabinets et des états-majors est arrêtée. Un maître du temps est celui qui sait trancher vite et fort, choisir une stratégie imparfaite mais qui sauvera l’essentiel ; celui qui s’affranchira de ceux qui l’on fait roi ; celui qui désigne l’ennemi et ne tolère pas d’alliés approximatifs. Un chef doit avoir de bons réflexes, suivre son instinct, se passer des certitudes confortables et prudentes. Les manettes n’ont rien à faire dans les mains de bureaucrates gâtés hautement diplômés, occupant malheureusement des fonctions politiques de décision.

Un chef de guerre n’est pas un homme de cabinet. La comparaison du professeur Raoult avec les « scientocrates » qui le critiquent est éclairante. L’un est opérationnel, les autres sont des rouages d’états-majors. L’un donne dans l’urgence des soins attentifs et efficaces aux malades quand les autres envisagent prudemment une maladie dans un confortable cadre expérimental. L’un brave les interdits pour sauver des vies, les autres ont le petit doigt sur la couture du pantalon pour sauvegarder leur conformisme scientifique, leur tranquillité et leur carrière. Raoult est in vivo, les autres in vitro.

Aussi les Français attendent et espèrent qu’émergent de cette épreuve un nouvel état d’esprit et un nouvel élan. On peut comprendre leur prudence. Ils conduisent leur vie au milieu des craintes de la maladie, des inquiétudes économiques et des contraintes répressives exceptionnelles déployées par l’État, à l’instar de ce qu’il a déjà fait avec les Gilets jaunes. Mais il arrive immanquablement que « l’esclave » considère qu’il n’a plus rien à perdre à se défaire du maître inutile et nocif. La révolte des Gilets jaunes a été une avant-première de ce qui pourrait advenir si le système politique n’a pas l’intelligence et la lucidité de refonder les valeurs, les buts de notre société et la confiance.

L’affaiblissement des peurs, la lassitude de l’attente d’un jour meilleur, l’apparition d’une alternative crédible en la personne d’un chef déterminé, la fatigue des forces de l’ordre qui constatent dans leur vie de tous les jours le décalage entre les mesures politiques et la montée des colères, une lucidité accrue des citoyens, forgée dans l’épreuve, tous ces éléments se conjugueront pour accoucher d’une nouvelle dynamique qui renversera les pouvoirs établis, qui retournera les foules.

L’eau qui semble dormir cache une lame de fond. L’histoire enseigne qu’il ne suffit pas de donner du pain et des jeux pour assurer à long terme la pérennité d’un pouvoir. Quand apparaît une crise qui incube depuis des dizaines d’années, ce ne sont pas ceux qui en sont la cause qui peuvent guérir les conséquences.

Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes pour s’attirer des bénéfices et s’exonérer de ses responsabilités. Au mieux, il ne reste qu’à reconnaître son impuissance et ses fautes avant de s’éclipser théâtralement avec panache, cédant les rênes qu’on n’a pas su tenir et redonnant enfin la parole au peuple.

Pierre Lours

Texte repris du site Polémia

La France confinée contre la France en gilet jaune, par Michel Geoffroy

La révolte des Gilets jaunes a commencé en 2018. Celle de la France profonde qui ne voulait pas disparaître. Celle qui bravait tout pour se faire, croyait-elle, entendre de la France d’en haut.
Mais en 2019, la France d’en haut n’a pas hésité à faire taire les Gilets jaunes à coups de matraque, d’yeux crevés et de poursuites judiciaires. La France du coronavirus lui a succédé en 2020. Ce n’est pas la même France, à l’évidence.

La France confinée, c’est la France que préfère Emmanuel Macron : celle qui accepte tout, se soumet à tout, gobe tout et en redemande !

La France cocue et contente

La France confinée supporte plutôt bien le confinement sans précédent qu’on lui a imposé, c’est-à-dire la privation de ses libertés. Elle ne doit pas trop craindre pour son chiffre d’affaires ni pour ses économies. Et le soir elle fait sagement son jogging ou son vélo, comme on le lui a autorisé.

La France confinée applaudit bien fort comme on le lui a dit, vers 20 heures, les personnels de santé.

Quand on applaudit c’est qu’on est content.

La France confinée est donc satisfaite des hôpitaux publics chers, mal gérés et tiers-mondisés. Elle se satisfait de ceux qui considèrent qu’il ne faut pas prendre en charge les personnes âgées parce qu’on n’a pas assez de moyens de réanimation. Elle applaudit ceux qui laissent mourir les seniors dans les EHPAD. Elle est contente de tous ces experts médicaux qui depuis deux mois disent à peu près tout et son contraire sans discontinuer et avec un aplomb magnifique, mais en blouse blanche, ce qui change tout. Elle est contente de l’absence de tests et de moyens de protection pour la population.

Chaque soir, elle est contente et elle applaudit ! Comme on rit sur commande dans les émissions télévisées. La France confinée, c’est la France comme Emmanuel Macron la souhaite : cocue et contente !
La France bon public

La France confinée écoute sagement le président de la République et ses ministres : ils étaient, paraît-il, plus de 36 millions – 36 millions ! – devant les petites lucarnes, le 13 avril, pour écouter Emmanuel Macron prendre plus de vingt minutes pour annoncer la fin du confinement à partir du 11 mai, enfin peut-être, si tout va bien, selon les cas. Et pour s’autoglorifier comme à son habitude.

Mais la France confinée ne se lasse pas. Elle est bon public.

À peine levée, elle allume son poste où on lui déverse son lot de catastrophes quotidiennes et cela durera toute la journée. Jusqu’à ce que le directeur général de la Santé égrène – y compris en langage des signes pour que personne ne rate rien – son lot quotidien de morts : ça augmente, ça baisse, la courbe d’augmentation diminue, ça baisse plus vite.

Jérôme Salomon c’est le bulletin météo en plus strict, mais ça plaît !

La France confinée écoute sans plus de réaction les ministres qui prédisent un chômage de masse, une crise digne de celle de 1929 ou de nouveaux impôts, comme si tout cela n’était pas de leur fait.

Elle boit les paroles des experts cathodiques qui expliquent que, même guéri, on sera malade, qu’il va y avoir une nouvelle vague de virus, qu’il n’y aura pas de vaccin avant longtemps, que la chloroquine est dangereuse, que les masques seront difficiles à laver, que l’eau sera polluée, que c’est la faute au pangolin, ou au laboratoire secret des méchants Chinois…

À côté de cette avalanche de catastrophes cathodiques quotidiennes, Greta Thunberg fait vraiment petit bras désormais !

La France qui tombe

On disait les Français indociles. Mais aujourd’hui les indociles se trouvent plutôt dans les banlieues de l’immigration. Pas dans la France confinée.

Lobotomisée par deux mois de mensonges, de propagande et de peur, cette France accepte tout, se résigne à tout et n’objecte rien. Ni les églises fermées, ni les élections reportées, ni le 1er Mai supprimé pour cause de distanciation sociale, ni les volte-face incessantes du gouvernement.

La France confinée fait tout ce qu’on lui dit : aller voter, rester chez soi, ne-pas-porter-de-masque-cela-ne-sert-à-rien, en porter et en fabriquer soi-même désormais, respecter la distanciation sociale. Elle croit que demain sera différent et que le Système va changer comme par enchantement.

Les sondages montrent certes qu’une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement dans la gestion de l’épidémie. Mais les sondages ne sont pas les élections et ce n’est pas pour autant que, tous les soirs, la France confinée n’écoute pas religieusement, devant sa télévision ou son portable, les mêmes se répandre en long et en large.

La France confinée se résigne déjà un déconfinement qui n’en sera pas vraiment un. Elle fabrique activement les masques qu’on lui a promis depuis deux mois. Demain, elle fabriquera sans doute son propre gel hydroalcoolique ou ses médicaments avec le même zèle, en regardant des tutos. Elle s’est habituée à faire la queue partout, et aux restrictions dans les magasins. Elle s’est habituée aux contrôles de police et de gendarmerie.

La France des Gilets jaunes se révoltait. La France confinée est déjà mûre pour une longue servitude.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

De l’urgence d’arrêter l’immigration après la période de confinement

Depuis que le coronavirus s’est propagé dans le monde, de nombreux gouvernements ont pris des mesures de restriction des déplacements. En France, elles ont été trop tardives et n’ont pas empêché une progression rapide de l’épidémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces restrictions amènent à une remise en cause du dogme de l’ouverture des frontières et de l’immigration de masse. De nombreux exemples nous montrent qu’il n’en est pour l’heure rien. En dépit de déclarations de façade, nos dirigeants ne veulent rien lâcher de leur idéologie sans frontières. Pourtant, à l’issue de cette période de réclusion, il y aura urgence à inverser les flux migratoires.
Découvrez cette tribune de Paul Tormenen.

La condamnation de pays d’Europe de l’Est

Hasard du calendrier, en pleine période de propagation du coronavirus, trois pays d’Europe de l’Est, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont été condamnés le 2 avril par la Cour de justice de l’Union européenne pour n’avoir pas pleinement pris leur part à la répartition de migrants extra-européens décidée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015, en pleine « crise des migrants » (1).

Si cette condamnation n’est pas assortie de peines, elle illustre néanmoins la volonté intacte de la Commission européenne de contraindre les États membres à participer à la submersion migratoire qu’elle organise. Le président Macron est très en pointe pour réclamer non seulement un mécanisme de répartition automatique des clandestins arrivant sur les côtes européennes, mais également des sanctions contre les pays qui le refuseraient (2).

Au-delà de cette décision de justice, l’ardeur de nos dirigeants à organiser une immigration de masse est à peine freinée par la pandémie du coronavirus. Elle s’illustre tant en ce qui concerne l’immigration « administrée » qu’en ce qui concerne l’immigration illégale.

L’immigration administrée

En toute discrétion, plusieurs pays, dont la France, se sont engagés récemment à accueillir près de 1 600 jeunes clandestins présents en Grèce. C’est une nouvelle fois le critère de vulnérabilité qui est mis en avant par la Commission européenne pour imposer l’immigration clandestine. Des titres de la presse quotidienne régionale parlent ainsi d’« enfants » que vont accueillir plusieurs pays européens (3).

On le voit, la manipulation de l’opinion est aussi menée sur le terrain sémantique, avec un choix des mots illustrant des migrants avant tout vulnérables qu’il serait inhumain de ne pas accueillir. Les mineurs étrangers sont appelés des « enfants », les clandestins sont tous des « réfugiés ». Un chantage affectif qu’utilisent de leurs aveux mêmes des femmes qui arrivent enceintes sur le sol européen pour se voir proposer des prestations sociales (4).

L’Italie ferme ses ports, mais pas aux migrants

L’annonce par le gouvernement italien de la fermeture de ses ports pendant la durée de l’épidémie du coronavirus ne doit pas faire illusion (5). Cette décision, qui concerne également les bateaux des O.N.G. qui recueillent des clandestins en mer, ne met pas fin au pont maritime entre la Libye et l’Italie. Les arrivées sur l’île de Lampedusa sont toujours très nombreuses (6). Le bateau Alan Kurdi de l’O.N.G. Sea-Eye continue de croiser en Méditerranée, en dépit des critiques du gouvernement maltais qui estime que cette action encourage le trafic d’êtres humains (7).

De retour en mer après une courte pause, l’Alan Kurdi a recueilli, le 6 avril, 150 clandestins qui ont été placés en quarantaine sur un autre bateau près des côtes italiennes, en l’attente d’un débarquement.

Cet accueil entretient l’appel d’air et illustre l’absence de volonté du gouvernement italien de combattre fermement l’immigration clandestine. Celui-ci n’invoque qu’un motif sanitaire pour refuser, à des bateaux étrangers, l’accès à ses ports. Il ne remet aucunement en cause tant l’arrivée de clandestins sur son sol que la répartition administrée des migrants dans les différents pays européens.

L’immigration illégale continue

En raison de bonnes conditions climatiques, les arrivées de bateaux chargés de clandestins sont toujours nombreuses sur l’île de Lampedusa, ce qui provoque des protestations d’une partie de la population (8). En Tunisie, la baisse des traversées vers l’Italie commence à se faire sentir. Des repris de justice souhaitant émigrer en Europe sont contraints de « jouer les prolongations » au Maghreb (9).

En Grèce, les tentatives d’intrusion de « migrants » téléguidées par le président turc Erdogan ont largement échoué. Mais cela ne semble que partie remise, les autorités grecques suspectant le gouvernement turc d’affréter six cargos pour convoyer des migrants vers les côtes grecques (10). Pendant ce temps, le coronavirus continue sa propagation. Un deuxième camp de migrants vient d’être mis en quarantaine (11).

En Espagne, à Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique, les agressions par des migrants à la frontière contre la Garde civile continuent, même si l’on constate une légère baisse des intrusions (12).

Tous ces exemples montrent que, sans une volonté ferme des dirigeants européens, l’immigration clandestine est prête à de nouveau déferler à l’issue de la période du confinement.

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Le coronavirus, révélateur de la faillite de la classe dirigeante française

Afin de lutter contre la pandémie du coronavirus, le gouvernement a imposé aux Français une réclusion à domicile. On aurait pu s’attendre à ce que l’urgence sanitaire et la période de confinement agissent comme un buvard sur les taches de la société française. Bien au contraire, la quarantaine agit comme un révélateur de nombreuses faillites que connaît notre pays, des faillites auxquelles les classes dirigeantes qui se sont succédé au pouvoir en France depuis plusieurs décennies ont méthodiquement contribué.

Pendant que l’on soigne en urgence des milliers de Français, le confinement imposé à la population n’apporte pas la paix civile et la tranquillité. Bien au contraire, les faillites que révèlent la pandémie du coronavirus et le confinement sont nombreuses. Sans prétendre à l’exhaustivité, il nous a paru important d’en relever quelques-unes. Elles concernent plusieurs prérogatives majeures du gouvernement et illustrent un aveuglement idéologique certain.

La faillite des frontières

En plein développement de l’épidémie en Chine, le ministre français de la Santé raillait l’idée d’arrêter le virus aux frontières (1). Le président Macron a été l’un des derniers chefs d’État européens à annoncer la « fermeture » des frontières du pays. Il est vrai qu’imposer en même temps une réclusion des Français à leurs domiciles et, « en même temps », laisser des étrangers, légaux et illégaux, arriver dans le pays de façon incontrôlée, aurait été contradictoire.

Comme nous le soulignions récemment, la fermeture des frontières françaises est toute relative. Selon plusieurs témoignages, les contrôles aux frontières sont parfois totalement absents (2). Il est vrai que, à la suite de l’instauration de la libre circulation en Europe il y a 25 ans, les effectifs des douaniers français ont été considérablement réduits.

Alors que l’on confine les Français à leurs domiciles, les arrivées d’étrangers, peut-être contaminés, continuent, ruinant l’effort de la collectivité. Alors que le « stock » des Français est placé en coupe réglée à demeure et menacé de contraventions de plus en plus coûteuses, les flux qui continuent d’arriver rendent possible la circulation internationale du virus. Mais ce gouvernement n’est plus à une contradiction près, comme d’autres exemples en témoignent.

La faillite de la politique de la ville

Selon un faisceau d’indices concordants, un traitement différencié s’applique aux « quartiers » (3). Des consignes seraient données pour ne pas faire de vagues lors des contrôles qui y sont organisés. Les articles consacrés au non-respect du confinement dans les banlieues sont nombreux (4). Le « discernement » demandé aux forces de police semble se traduire par une répression accrue dans les territoires où le confinement est paradoxalement le plus respecté.

Le trafic de drogue continue alors qu’une partie de la population ne semble pas concernée par les consignes sanitaires vis-à-vis de ce qui serait une « maladie de Blancs » (5). La partition et la sécession de nombreux quartiers du reste de la France apparaissent de façon encore plus éclatante pendant la période de confinement. Pire, le non-respect du confinement dans certaines banlieues met en péril l’effort collectif de la société française. En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, les restrictions de circulation sont souvent ouvertement bravées alors que les capacités hospitalières dans le département sont arrivées à saturation lors du dernier week-end du mois de mars (6). Ce qui amène un médecin à y demander l’intervention de l’armée (7).

Le désœuvrement de près d’un million de jeunes, qui ne sont ni occupés par un emploi, ni en stage, ni en formation, a créé un potentiel énorme d’agitation sociale et d’émeutes, à l’image de celles que notre pays a connues en 2005 et dont le gouvernement fait tout pour éviter la répétition (8). Plutôt que de faire exploser la cocotte-minute, le gouvernement lâche la pression dans les banlieues, au détriment de tous les Français. Alors que des sauvageons sont parfois les auteurs de la mise en danger de la vie d’autrui, des habitants des quartiers en sont les premières victimes.

La faillite de l’immigration

La déliquescence des banlieues n’a pas empêché notre gouvernement de mener depuis plusieurs années une politique d’immigration totalement débridée. Il ne s’en cache pas : l’immigration est une de ses priorités (9). Le budget dédié à l’asile, l’immigration et l’intégration est ainsi en progression constante. Le nombre de places dans les centres d’hébergement des migrants a considérablement augmenté ces dernières années, passant de 34 000 en 2009 à 98 400 en 2019, une augmentation qui s’accélère avec le gouvernement Philippe (10).

Les clandestins viennent emboliser le système de santé, comme en témoigne l’augmentation du budget de l’aide médicale d’État, qui va atteindre le milliard d’euros, un montant qui ne correspondrait qu’à une partie du coût des soins prodigués aux clandestins (11).

Le gouvernement Philippe n’a en rien remis en cause les droits de tirage illimités à l’immigration, en n’imposant ni plafond ni restriction numérique au droit d’asile, au regroupement familial et à l’aide sociale à l’enfance. Conséquence logique : les budgets qui leur sont dédiés explosent littéralement, la France apparaissant comme un pays de cocagne de l’immigration légale et clandestine.

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« Français, vos papiers ! » Le flicage plutôt que le dépistage

Le ministre de l’Intérieur en avait sans doute rêvé : voilà les Français assignés à résidence pour une durée indéterminée. Et les rassemblements interdits. Finis les Gilets jaunes ! Oubliée la claque reçue par le parti présidentiel lors du premier tour des municipales ! Puisque de toute façon le second tour n’est pas pour demain.
Avec le coronavirus, on a enfin muselé ces Gaulois jamais contents. Ah, Dieu, que la pandémie est jolie !
Une tribune de Michel Geoffroy.

Les Français, coupables de l’épidémie

Faute de masques, de dispositifs de dépistage, de respirateurs, et compte tenu de la saturation de notre système hospitalier, le gouvernement ne pouvait que prendre la voie du confinement durable des Français.

Même si cela surprend les Chinois et suscite les critiques du corps médical. Mais le conseil scientifique, qui semble désormais diriger la France, en a, paraît-il, décidé ainsi. Dont acte.

Ah ! Ces cochons de Français rebelles au confinement, aux gestes barrière et à la distanciation sociale, on va les mâter !

Les médias et les ministres ne cessent de les diaboliser : bientôt la pandémie sera de leur faute. Pas celle de la mondialisation débridée, du sans-frontiérisme, de la réduction des emplois et des dépenses publiques au nom du pacte de stabilité européen et de la bureaucratie.

Non, c’est la faute aux Français qui ne se confinent jamais assez bien !

Curieusement, on nous parle moins de ce qui se passe dans les banlieues ou les quartiers de l’immigration, manifestement à des années-lumière du confinement national. Il ne faut pas les stigmatiser, comme dirait Sibeth Ndiaye. De même, on glisse sur les bobos qui ont quitté les villes pour se réfugier à la campagne, emportant nonchalamment le virus avec eux.

Non, ce qui importe, ce sont, encore et toujours, ces maudits Français souchiens.

Avec le coronavirus, on va plus loin

Hier, les « forces de l’ordre » tapaient sans état d’âme sur les Gilets jaunes et plaçaient les manifestants préventivement en garde à vue.

Mais, avec le coronavirus, on peut aller encore plus loin dans le flicage des Français.

La police, la gendarmerie et bientôt les polices municipales s’empressent de verbaliser ces Français qui mettent la vie d’autrui « en danger » en sortant bêtement leur chien ou en achetant leur baguette de pain.

Le gouvernement a déjà rétabli les Ausweis : pour sortir il faut désormais exhiber le bon papier lors des contrôles. Sinon, Achtung ! On menace les Français d’amendes alourdies, voire de prison, au moment où le ministre de la Justice souhaite relaxer 5 000 détenus en fin de peine pour… lutter contre l’épidémie dans les maisons d’arrêt. Comprenne qui pourra.

Peut-être demain rétablira-t-on les tickets de rationnement, comme au bon vieux temps, pour empêcher les autochtones de faire trop souvent leurs courses ? Le préfet de l’Aisne ne voulait-il pas interdire la vente d’alcool comme au temps de la prohibition ?

Certains maires mettent déjà en place un couvre-feu avec l’accord des préfets, donc de l’État (mais pas en Seine-Saint-Denis, ce ne serait pas approprié, nous dit-on). D’autres rêvent de géolocalisation qui permettrait de mieux pister les malades et surtout les Français récalcitrants.

Où va-t-on s’arrêter ?

L’état d’urgence était-il urgent ?

Emmanuel Macron a déjà fait entrer en 2017 les dispositions de l’état d’urgence contre le terrorisme dans le droit commun, ce qui signifie qu’il a réduit à due concurrence les libertés des Français. Mais cela ne suffisait pas, manifestement.

Nous voilà donc maintenant sous le régime de l’état d’urgence sanitaire, qui autorise de nouvelles restrictions aux libertés et au droit de propriété, pour une durée de deux mois. Au-delà il faudra une loi pour le proroger, mais, comme LREM a encore la majorité des suffrages à l’Assemblée nationale, cela ne constitue pas vraiment une garantie !

En outre, l’état d’urgence sanitaire concerne tous les Français sans restriction, alors que les mesures antiterroristes ne touchaient qu’un nombre limité de personnes.

Mais cette urgence était-elle nécessaire ? Pour fabriquer des masques ? Pour construire des hôpitaux ? Ou pour continuer de déconstruire le droit social ?

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Les Grecs à l’avant-poste d’une nouvelle immigration massive

Le 29 février, le président turc Erdogan a annoncé qu’il allait ordonner aux douaniers de son pays de ne plus garder la frontière avec la Grèce. Si cette annonce n’est pas nouvelle, elle est maintenant mise à exécution.

Dans le même temps, de nombreux Grecs manifestent contre la pression migratoire sur les îles de la mer Égée. Mais une réaction ferme des gouvernements européens face aux manœuvres du président turc tarde à se concrétiser. Au risque de créer un nouvel appel d’air aux conséquences incalculables pour les Européens.

La Grèce, zone de transit

En septembre 2019, le président turc Erdogan menaçait déjà de « continuer à envahir l’Europe de migrants si la Turquie ne reçoit pas plus de fonds » de l’Union européenne (1). Après le pic de 2015 et une baisse ensuite, le nombre d’arrivées illégales en Grèce recommence à augmenter fortement depuis 2017, avec une accélération depuis le mois de décembre 2019.

Arrivées illégales en Grèce
2017 36 310
2018 50 508
2019 74 613
Source : UNHCR Refugee situation

Le 29 février 2020, le président turc annonçait qu’il laisserait dorénavant les frontières de l’Europe ouvertes aux migrants (2). Selon certaines sources, non seulement la frontière gréco-turque n’est plus contrôlée par les douaniers turcs, en dépit de l’accord signé en 2016 entre l’Union européenne et la Turquie, mais également des migrants seraient fortement incités à se rendre en Europe (3). C’est par milliers que ceux-ci se massent et franchissent illégalement par la mer et la terre une frontière dont la surveillance par les autorités grecques est renforcée (4).

Déjà, en 2015, l’annonce inconséquente de la chancelière allemande, Angela Merkel, d’ouvrir les frontières de son pays avait entraîné un afflux massif de population (856 000 arrivées illégales en Grèce sur la seule année 2015) dont l’Europe de l’Ouest continue encore aujourd’hui de subir les effets.

L’accord Union européenne-Turquie

L’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie prévoyait notamment le renvoi des clandestins arrivés en Grèce et la lutte par la Turquie contre l’immigration irrégulière vers la Grèce (5). En juillet 2019, Ankara a suspendu l’accord de réadmission des clandestins arrivés en Grèce en raison de sanctions de l’Union européenne,à la suite de l’exploration par Ankara de gisements de gaz dans les eaux chypriotes (6). Le président Erdogan invoque désormais comme raison à l’ouverture des vannes de l’immigration vers l’Europe le paiement partiel de la somme due à la Turquie au titre de l’accord conclu en 2016. Les critiques de l’Union européenne au sujet de l’offensive de la Turquie en Syrie contre les Kurdes et l’afflux de centaines de milliers de Syriens à la frontière syro-turque pourraient être d’autres motifs tout aussi importants du courroux de celui que certains nomment le « sultan » turc.

La situation en Grèce

L’afflux continu de migrants en Grèce, et particulièrement sur les îles de la mer Égée, n’est pas sans conséquences. Un récent rapport du Conseil de l’Europe évoque des émeutes fréquentes dans les centres d’accueil et d’identification (RICS) et des tensions entre demandeurs d’asile et police (7). Selon un rapport paru en 2016, les étrangers sont surreprésentés dans les chiffres de la délinquance : ils représentaient en 2016 36 % des personnes arrêtées pour homicides, 47 % de celles arrêtés pour viol et 32 % de celles arrêtées pour vol (8).

L’annonce de la construction de centres de rétention de migrants sur les îles de la mer Égée, de 5 000 places chacun, a été le détonateur d’une révolte populaire attisée par un sentiment de dépossession des Grecs de leurs îles.Sur les cinq îles de la mer Égée, près de 43 000 migrants sont présents, parfois depuis plusieurs années.

Le jeu trouble de certaines O.N.G.

En Grèce comme ailleurs, l’immigration clandestine est devenue un véritable business. Certaines organisations non gouvernementales ont fait l’objet de critiques fort peu médiatisées en Europe de l’Ouest. Le gouvernement de gauche d’A. Tsípras avait voulu en 2018 que chaque O.N.G. soit répertoriée à la suite de l’implication de certaines d’entre elles dans des scandales financiers et des opérations de traite d’êtres humains (9). C’est maintenant le gouvernement conservateur qui accuse des O.N.G. d’aider les passeurs et d’inciter les migrants à se révolter (10).

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