Succès du RN : le Système a perdu une bataille, mais pas la guerre, par Michel Geoffroy

succès RN

Ce devait être la martingale infaillible : pour la présidentielle, un duel Macron-Le Pen conduisant la gauche extrême à voter pour le premier afin de « faire barrage » à la seconde. Et pour les législatives, la même gauche en repoussoir pour effrayer le bourgeois et présenter Ensemble comme un recours. Las, il suffisait de regarder les mines réjouissantes des médiacrates, dimanche soir, pour se douter que cette belle manœuvre avait échoué.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Non seulement la NUPES n’atteint pas du tout les scores mirifiques que nous promettaient les instituts de sondage – ce qui démontre en passant le caractère hautement « scientifique » de leurs travaux ! – mais avec 89 élus, le RN enregistre une progression sans précédent.
Au point que le Président Macron ne dispose pas de la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale et se retrouve de fait dans une situation de cohabitation non-désirée, obligé de constituer des alliances de circonstance, comme au bon vieux temps de la quatrième république.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Les astrologues médiatiques tombés dans un puits

Trop occupés à faire la promotion de la NUPES, les médias mainstream (plus de 50 % du temps de parole donnés aux candidats NUPES sans que cela ne gêne l’Arcom !) et les instituts de sondage ont en effet totalement sous-estimé deux phénomènes :

– d’une part, la très grande déception, pour ne pas dire plus, de l’opinion devant la réélection d’Emmanuel Macron, le gendre de moins en moins idéal ;
– d’autre part, l’inquiétude que suscitait la perspective d’un second mandat sans aucun contrepoids politique. Inquiétude renforcée par le ralliement ostensible d’Emmanuel Macron au camp des bellicistes anglo-saxons et par son indifférence affichée aux conséquences catastrophiques des sanctions antirusses.

Les experts de plateaux télé ont aussi négligé que la diabolisation de Reconquête avait aussi servi l’image du RN et que si l’union de la droite ne se faisait pas au niveau des états-majors, elle pouvait se faire dans les urnes. Il est d’ailleurs probable qu’une alliance RN-Reconquête au premier tour des législatives aurait amplifié la débandade des candidats macroniens, globalement dépourvus d’implantation locale réelle.

Raison garder

La belle percée électorale du RN, malgré tous les obstacles placés sur sa route, témoigne de son implantation populaire. Elle confirme aussi qu’en politique le désespoir absolu est bien la sottise absolue.

Mais il faut cependant raison garder.

D’abord l’histoire parlementaire abonde d’exemples où de braves gens, élus sous une étiquette de rupture, ont été vite digérés par le régime. Ce fut notamment le cas des élus poujadistes sous la IVème république[1].

Sur ce plan la gauche échappe généralement à ce péril car elle est plus motivée idéologiquement et plus disciplinée.
Le RN, dont l’expérience parlementaire est limitée, va donc devoir faire preuve de vigilance et de compétence afin d’éviter cet écueil.

La France ingouvernable, vraiment ?

Ensuite, il faut relativiser une victoire électorale parce que l’Assemblée nationale a tout simplement perdu l’essentiel de ses pouvoirs au 21e siècle. Nous ne sommes plus en 1958 ni même en 1981 !
Les médias nous abreuvent de titres selon lesquels la France serait devenue « ingouvernable » depuis le 19 juin. Quelle plaisanterie !

La France va au contraire continuer d’être gouvernée par la Commission Européenne – qui fixe chaque année nos grandes orientations de réformes –, par la BCE, par l’OTAN, par le pouvoir judiciaire (non élu…), par les lobbies, les ONG ou les dirigeants des grandes entreprises mondialisées.

Face à tous ces vrais pouvoirs, notre parlement – dont l’essentiel de l’activité législative consiste, il faut le rappeler, à retranscrire des directives bruxelloises – compte les coups, en simple spectateur. Même ses pouvoirs de contrôle sont incapables de rivaliser avec eux et sont de toute façon très inférieurs à ceux des parlements étrangers, notamment anglo-saxons.

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Immigration, climat, Euro… Entretien avec Joana Cotar, députée allemande de l’AfD

AfD Joana Cotar

En Allemagne, l’AfD (Alternative für Deutschland) est un parti qui s’oppose notamment à l’immigration massive. Nicolas Faure, essayiste et traducteur (à ne pas confondre avec Nicolas Faure d’I-Média et Sunrise !) s’est entretenu avec Joana Cotar, l’une des députées de ce parti.

De la dictature communiste à l’AfD

Fille d’une mère allemande et d’un père roumain, Joana Cotar est parlementaire à l’AfD et manager événementielle. Elle a passé les premières années de sa vie en Roumanie. En 1978, sa famille a fui le régime communiste de Ceauşescu pour se rendre en Allemagne. Après avoir obtenu son baccalauréat au Burggymnasium de Friedberg, elle a suivi des études de sciences politiques et de germanistique à Mannheim de 1993 à 1999. Alors étudiante, elle a adhéré un temps à la CDU, au comité local de Mannheim-Schwetzingerstadt/Oststadt.
Comme la plupart des membres de son parti, Cotar désapprouve la politique d’accueil des réfugiés du gouvernement fédéral et demande la fermeture des frontières du pays aux migrants. Elle a soutenu dans le passé la CSU dans sa revendication d’un seuil maximal fixé pour les demandeurs d’asile et déplore que le parti s’en soit finalement rétracté.
Elle répond ici à nos questions de politique générale.

Un parti d’opposition surveillé par le renseignement intérieur

Nicolas Faure :
Madame Cotar, lorsque l’on essaie de rechercher des articles ou des informations sur des moteurs de recherche comme Google, si l’on écrit AfD, en France comme en Allemagne, le premier mot qui apparaît est celui d’ « extrême droite« . Que pensez-vous de ce terme péjoratif et insultant qui est si souvent attribué à l’AfD ?

Joana Cotar : Je n’associe pas ce mot à mon parti. Nous sommes fermement attachés à l’ordre fondamental libéral et démocratique et nous l’avons formulé sans équivoque dans notre programme de base, le Grundsatzprogramm. Et pourtant, on se rend compte que l’Allemagne est le seul pays démocratique au monde dans lequel un parti d’opposition est surveillé par le service du renseignement intérieur dépendant du gouvernement. C’est à mes yeux un abus de pouvoir et une instrumentalisation politique inadmissible des autorités. C’est précisément contre cela que nous nous élevons et que nous nous battons. Malheureusement, la boue que l’on jette sur nous finit toujours par nous retomber dessus. C’est ainsi que s’explique le résultat de la recherche sur Google que vous évoquez.

L’AfD et l’Euro

Nicolas Faure : L’ AfD semble voir dans l’instauration de l’Euro comme monnaie unique une erreur fondamentale, et demande de mettre fin à cette expérience malheureuse. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Joana Cotar : L’erreur fondamentale a été de faire coexister dans une même zone monétaire des régions économiques de puissance différente. Cela a bien fonctionné tant que les pays les plus forts parvenaient à soutenir les plus faibles. Mais avec la crise monétaire, la pandémie et maintenant la guerre en Ukraine, même les grandes économies nationales en Europe ne sont plus assez fortes pour que cela puisse se poursuivre. En conséquence, la BCE a émis et continue d’émettre des milliards en obligations d’État et de faire marcher la planche à billets tambour battant. Tout le monde ressent désormais cette inflation et il semble que personne ne puisse plus l’arrêter, si ce n’est un retour aux monnaies nationales. De cette manière, les monnaies pourraient être dévaluées de manière ciblée dans les Etats les plus faibles, leur compétitivité sur le marché augmenterait à nouveau, et il serait alors possible de faire redémarrer les économies nationales affaiblies.

Avortement

Nicolas Faure : En Allemagne, pour environ 700 000 naissances par an, on compte environ 100 000 interruptions de grossesse. Les futurs parents et les femmes seules en détresse doivent se voir proposer des aides financières et autres avant et après l’accouchement, afin qu’ils puissent décider de garder leur enfant. L’Alternative pour l’Allemagne s’oppose à toute tentative de banaliser l’avortement, de l’encourager par l’État ou d’en faire un droit humain. Que veut dire l’AfD par là ?

Joana Cotar : Des propositions politiques visent à faciliter l’avortement en Allemagne. L’AfD s’y oppose fermement. Il existe bien sûr des cas où l’avortement ne peut être évité pour des raisons personnelles. Chaque cas doit être examiné par des médecins en collaboration avec les personnes concernées, comme cela a toujours été fait jusqu’à présent. Cela étant, il ne peut pas non plus y avoir de droit humain à l’avortement. C’est un non-sens de la pensée politique des partis de gauche.

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Percée du RN aux législatives : l’effet Stade de France ?, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Sur les plateaux personne n’en a parlé. C’est pourtant, avec la détestation de Macron, un élément majeur du succès du RN. Le déni de réalité, la négation de l’état du pays – la preuve par le Stade de France –, est revenu comme un boomerang dans la face du système.

Le front anti-Macron plutôt que « républicain »

C’est la victoire électorale du principe de réalité contre l’idéologie médiatique. Certes, cela n’explique pas tout et le mouvement national a bien des questions à se poser et à poser.
Ce qui est sûr, c’est que la fascination des médias sur Mélenchon a permis aux candidats RN de passer sous les radars de la diabolisation.
Ce qui est certain, c’est que le seul barrage qui a fonctionné est le barrage anti-Macron. Des électeurs de la NUPES ont voté pour ceux du RN, et vice versa.

Mélenchon ne sera pas Premier ministre et, absent du Parlement, son influence va décroitre et son parti en subir les conséquences.
Le RN aura à sa tête sa candidate à la présidentielle qui, arrivée seconde en mai, arrive encore seconde au Parlement en juin.
Il y a donc une justice électorale. Les Français qui ont voté RN sont cette fois représentés. Personne ne s’en plaindra.

La force du populisme

La question que l’on peut se poser c’est : Marine Le Pen a-t-elle eu raison contre tous ? Le principe de réalité mérite d’y réfléchir.
L’échec de Zemmour est confirmé. Pour le moment, il est marginalisé. Il faut constater que sa base électorale d’une France très pointue sur l’histoire et l’identité n’est pas suffisante. Ce courant identitaire « canal historique » ne peut percer qu’avec l’appoint du populisme de droite. Le jeu n’est pas fermé et la thématique de l’union des droites avec les résultats des Républicains reste un chemin potentiel d’avenir.

Macron humilié à l’international

Quand on lit les réactions de la presse internationale ce qui ressort, c’est l’affaiblissement considérable d’un président face à une France ingouvernable ou immobilisée.
Entre la perte de la majorité absolue pour les soutiens d’Emmanuel Macron et la percée de la gauche et du RN, de nombreux titres de presse européens s’interrogent sur l’avenir politique de la France.

Le journal suisse Le Temps met en avant « une gifle électorale qui risque de paralyser la France ». « Le quinquennat qui s’ouvre va être très compliqué », prévient dans le quotidien Gilles Ivaldi, chercheur en sciences politiques. « La polarisation qui sort des urnes forme trois camps qui s’affrontent et que tout oppose. L’Europe, l’économie, l’immigration, la sécurité, ils ne sont d’accord sur rien ».

Le quotidien belge Le Soir voit dans le scrutin de dimanche « un résultat français inquiétant pour l’Europe ». « Voilà Emmanuel Macron sans majorité absolue, face à une Assemblée nationale qui a le mérite, au moins, de symboliser les énormes fractures du pays », écrit le journal.

« Gouverner la France va être un casse-tête », abonde Il Corriere della Sera, entre une gauche « ressuscitée » par le « charisme et les accès de folie » de Jean-Luc Mélenchon qui devient toutefois « une gauche plus de lutte que de gouvernement », et le Rassemblement national, « qui a trouvé un allié inattendu en Emmanuel Macron, lequel a eu tellement peur de l’avancée de la NUPES qu’il a rompu avec la tradition du “barrage républicain” ».

Toujours en Italie, La Stampa voit, elle, en Emmanuel Macron un président « estropié », « paralysé », « pris en otage entre les extrêmes ».

Outre-Atlantique, le constat est également sévère contre le chef de l’Etat français. Le Washington Post voit ainsi dans le résultat « un camouflet politique » contre Emmanuel Macron qui pourrait compliquer son leadership à l’heure où l’Europe fait face aux défis profonds déclenchés par la guerre en Ukraine.

C’est aussi la perte d’influence européenne et internationale de Macron qui ressort. C’est un point essentiel dans le contexte du conflit en Ukraine. On peut imaginer le sourire en coin du président Poutine devant le résultat des élections législatives françaises. Le donneur de leçons aux Français et au monde a été morniflé par son propre peuple.

Cette élection marque une sanction nette pour les donneurs de leçons. Les donneurs de leçons médiatiques sont eux aussi sonnés. Ils n’ont rien compris et n’ont rien vu venir, aidés par des sondeurs pour le moins dépassés.

On pouvait espérer une autre configuration finale, mais il ne faut pas bouder son plaisir et rendre à Marine ce qui revient à Marine… et au Stade de France !

Tribune reprise de Polémia

La Macronie et NUPES, une même vision du monde ?

macron

Sous réserve que le capitalisme mondialiste de la Macronie ne froisse, un jour ou l’autre, une bonne partie des électeurs de Mélenchon – car il est vrai que la PMA, la GPA et le mariage pour tous ne sont guère halal -, il s’avère néanmoins que nous décelons chez les deux finalistes aux élections législatives des accointances troublantes.
Par Laurence Maugest, essayiste.

Le mépris des Français de souche et notamment de ceux issus de la France périphérique

« Il n’y a pas de culture française » déclarait en février 2017 le futur président de la France.

Qu’il y a-t-il de plus humiliant pour un peuple d’apprendre, par celui qui s’apprête à le gouverner, qu’il n’a pas de culture ?

Macron, grand défenseur de l’Union Européenne et de ses arcanes, machines à gaz qui sécrètent les dictats qui rendent fous les agriculteurs, les pêcheurs et bien d’autres corps de métier, ne s’adresse en définitive, qu’aux personnes qui réussissent financièrement.

Ses interlocuteurs de prédilection sont les « entrepreneurs innovants » et, d’une façon générale, les personnes possédant des portefeuilles conséquents.

Ainsi, le locataire reconduit à l’Elysée ignore la majorité des Français. En fait, cet oubli n’est que mépris insupportable.

En définitive, Mélenchon, en privilégiant les personnes issues de l’immigration, son nouvel électorat, prolétariat multi couleurs de substitution, qu’il appelle de ses vœux, affiche, lui aussi, un mépris acide pour la « France périphérique » (les petits blancs qui souffrent beaucoup essentiellement en zones rurales). En juin 2018, ce dernier a été très clair sur ce sujet, en affirmant qu’il lui est impossible de vivre dans la campagne normande, entouré que de blond aux yeux bleus. CQFD, Oui, Macron et Mélenchon ont en commun le mépris de la majorité des Français.

Le dégoût de la nature et son reniement

La campagne récente mise en place par le gouvernement afin de banaliser l’homosexualité est un nouveau point d’orgue de ce prosélytisme.

Ce prosélytisme, ou Macron et Mélenchon se retrouvent allègrement et qui reçoit si peu de résistance, va jusqu’à remettre en cause l’hétérosexualité.

Cela ne semble poser aucune question. Ces rassemblements de la grande tolérance se multiplient dans les villes. Cortèges, qui ne sont, contrairement aux manifestations contre le mariage pour tous ou contre la PMA, jamais troublés par des interventions extérieures. Est-ce du mauvais esprit que de subodorer que, lors de « ces jours arc-en-ciel », les sectaires sont dans les cortèges ?

Remettre en cause l’hétérosexualité se résume à nier l’état naturel des choses. L’hétérosexualité sert, tout simplement, la perpétuation des espèces. L’homosexualité, par son caractère minoritaire et particulier, a eu, sans doute, un rôle dans l’histoire des sociétés. Les écrivains, les artistes homosexuels le prouvent. Il nous faut parler au passé, car la banalisation de l’homosexualité est en train d’écraser sa singularité.

En niant la réalité de l’état naturel des choses, les gouvernements et les instances internationales nuisent aux peuples qu’ils sont censés protéger. La mode du transgenre tente à le prouver actuellement en provoquant un tôt de suicide important chez les personnes ayant franchi le cap irrémédiable du changement de sexe.

Nier les réalités de la force de la nature revient à rejeter sa raison d’être qui a permis l’apparition et la continuation de la vie. Ce miracle quotidien qui impose les questions de la transcendance, du sens de la vie et de l’idée d’un Dieu.

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Les 12 mensonges du GIEC sur le climat

Les 12 mensonges du GIEC

Ingénieur polytechnicien, Christian Gerondeau travaille sur les questions environnementales depuis plus de dix ans et a publié de nombreux ouvrages concernant l’écologie. Son dernier livre, Les douze mensonges du GIEC, décrit le déroulement de la COP 26 qui s’est déroulée à Glasgow en novembre 2021 puis entreprend de réfuter, en dénonçant les agissements du GIEC (un organisme politique qui affirme parler « au nom de la science »), les « douze contrevérités majeures qui constituent le socle de la religion écologiste qui règne aujourd’hui en Occident ».
Une analyse signée Johan Hardoy.

Le grand schisme survenu à Glasgow

La dernière « Conference of Parties » (COP) ne s’est pas achevée comme prévu. En effet, alors que la présidence britannique s’attendait à ce que la déclaration finale entérine la « fin du charbon », le représentant indien a finalement obtenu, avec l’appui chinois, la rédaction d’un texte non contraignant.

En conséquence, les deux pays les plus peuplés du monde continueront à émettre du CO2, contredisant définitivement les résolutions solennelles des 25 COP précédentes.

Ces dernières n’avaient d’ailleurs pas empêché les besoins en énergie mondiaux, et donc les émissions de CO2, de croître régulièrement. Pour les uns, l’humanité se dirige vers le gouffre avec un réchauffement de 2,7° C d’ici la fin du siècle, mais pour les autres, principalement situés dans les pays en développement, les énergies fossiles demeurent indispensables pour sortir de la pauvreté.

Par ailleurs, le stock de CO2 atmosphérique s’élevant actuellement à 3 200 milliards de tonnes et les flux des pays développés n’accroissant celui-ci que de 5 milliards de tonnes par an, les efforts de ces derniers pour réduire leurs émissions ne peuvent avoir aucun effet significatif sur le climat, si tant est que celui-ci dépende réellement dudit stock.

Les douze mensonges du GIEC

1) Le GIEC agit pour le bien de l’humanité.

En faisant croire qu’il serait possible de se passer au cours du présent siècle des hydrocarbures fossiles, le GIEC entraîne tous les pays qui le suivent sur la voie de dépenses et de contraintes inutiles aux très lourdes conséquences dont les pauvres et les déshérités seront les premières victimes.

Ainsi, l’électricité est indispensable pour de multiples usages qui constituent une clé de sortie de la pauvreté, mais cette énergie ne peut être produite en grande quantité que par le recours à des centrales hydroélectriques, nucléaires ou thermiques et non par des sources intermittentes comme les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques. Dans les pays en développement, les centrales à gaz ou à charbon demeurent la seule solution réaliste. En préconisant à un pays comme l’Inde de ne pas émettre de CO2, le GIEC condamne une grande partie de sa population.

2) Les énergies renouvelables peuvent remplacer le pétrole et les autres énergies fossiles.

En réalité, les énergies renouvelables ne peuvent répondre tout au plus qu’à 10 % des besoins énergétiques de l’humanité et non à 80 % comme l’affirme le GIEC.

En Allemagne, où plus de 300 milliards d’euros ont été dépensés pour couvrir le pays de plus de 30 000 éoliennes et de millions de panneaux photovoltaïques, ceux-ci ne lui procurent qu’un peu plus d’un tiers de son électricité, c’est à dire moins de 8 % de son énergie finale, le solde étant principalement fourni par le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Le but affiché par les gouvernements européens de supprimer entièrement le recours aux énergies fossiles pour en finir avec les émissions de CO2, que se soit en 2050 ou en 2100, relève donc de l’utopie.

3) Le pétrole va bientôt manquer.

Malgré les prévisions pessimistes des années 1970 qui affirmaient que le pétrole pourrait être épuisé dès l’an 2000, les réserves prouvées représentent actuellement cinquante ans de consommation, sachant que les réserves réelles sont très largement supérieures.

Cependant, le monde ne pourra pas s’aligner sur la consommation américaine qui atteint chaque année 3 tonnes de pétrole par habitant (le tiers en France), car il faudrait annuellement 24 milliards de tonnes alors que la production mondiale actuelle n’est que de 4,5 milliards.

4) La mer va nous envahir.

Il s’agit d’une des peurs ancestrales de l’humanité. Depuis trente ans, tous les rapports du GIEC ont systématiquement placé en première place des menaces liées à la submersion des zones côtières, alors que les satellites constatent une montée des eaux de 2 à 3 millimètres par an depuis une quarantaine d’années et qu’aucune augmentation de ce rythme n’a été observée au cours des dernières années.

Le GIEC s’inquiète même d’une élévation du niveau de la mer dépassant 15 mètres d’ici l’an 2300 ! Il faudrait pour cela que fondent les glaces de l’Antarctique, où se trouvent 90 % de la glace polaire, alors qu’il n’existe pas le moindre indice de ce phénomène.

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Un décryptage à droite de la Présidentielle, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Interrogé par l’abbé de Tanoüarn, Jean-Yves Le Gallou effectue un retour sur l’élection présidentielle : un bilan en demi-teinte montrant qu’une fois de plus le système est parvenu à ses fins, puisqu’il a consacré Emmanuel Macron président pour la deuxième fois, sans que lui soit porté, ne serait-ce qu’une vraie contradiction. Publié dans le numéro 1010 de Monde et Vie de mai 2020, l’entretien a été réalisé le surlendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle.

Guillaume de Tanoüarn : Jean-Yves Le Gallou, peut-on parler à propos de la toute récente élection présidentielle, d’une « victoire éclatante du Rassemblement National », comme l’a fait Marine Le Pen le soir de l’élection ?

Jean-Yves Le Gallou : Assurément non. Dans une élection une « victoire éclatante » intervient quand la liste victorieuse l’emporte avec une large avance sur son ou ses concurrents. A la présidentielle, Marine Le Pen a perdu avec un énorme handicap par rapport à Emmanuel Macron ; quelque 17 % de retard sur son concurrent. Certes sa défaite, en pourcentage est moins importante que lors de la présidentielle de 2017. Mais il faut garder leur sens aux mots sous peine de tomber dans la désinformation. Cela étant dit, j’ajouterai qu’en utilisant une telle expression, « victoire éclatante », elle avoue en fait que son objectif réel est atteint et qu’il n’était donc pas de gagner. On l’a vue très enjouée le soir du premier tour, comme on l’avait vu danser sur sa défaite en 2017, après le fameux débat. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter l’énorme distorsion qu’il y avait entre la satisfaction qu’elle éprouvait visiblement et la peine immense des électeurs d’Hénin-Beaumont. Signe sans doute que la coupure entre les élites et les peuples, qui existe de manière nationale et même internationale, passe aussi au RN.

Guillaume de Tanoüarn : N’était-ce pas le même esprit que l’on a pu constater lors du grand débat Le Pen-Macron, ce soulagement visible de la candidate Marine, à la fin d’une confrontation décevante des deux côtés ?

Jean-Yves Le Gallou : Son objectif manifestement était de faire face sans prendre trop de coups. C’est la raison pour laquelle au début du débat, elle a encaissé les attaques de Macron sans répliquer. Un exemple ? Macron venait de l’accuser d’être liée au pouvoir russe par un prêt en cours de remboursement depuis 2015. Elle avait deux répliques possibles : accuser Macron d’être lui-même au service des réseaux mondialistes américains, à travers l’affaire McKinsey, dans laquelle il apparaît que des millions de données, nous concernant nous Français, ont été fournies à ces cabinets de conseil américains et finalement par-là, au Pentagone. Item : d’avoir détruit des fleurons industriels français comme Alstom pour satisfaire les Américains qui ont mis dans cette affaire « une pression de dingue ». Mais Marine Le Pen n’a rien fait de tout cela, probablement par peur d’être accusée de « complotisme ». Elle n’a attaqué son adversaire frontalement que sur la question des éoliennes, interdites au Touquet, ce qui restait de l’ordre de l’anecdote. Elle aurait pu aussi accuser Macron de faire une campagne auprès du gouvernement algérien, alors que le président candidat avait envoyé, deux figures de la macronie l’un après l’autre, Darmanin et Castaner, à la Grande mosquée de Paris dont le recteur est nommé par Alger. Elle n’en a rien fait. Tout se passe comme si elle était habitée non par le souhait de sauver la France, mais par le désir de garder, avec la boutique « Rassemblement national », le statut d’ « opposante officielle » du Président.

Elle avait déclaré au Figaro que ce serait sa dernière campagne ?

Jean-Yves Le Gallou : Oubliée cette déclaration de campagne. Elle se voit repartie pour un tour de manège. En avant pour 2027, voire 2032 !

Guillaume de Tanoüarn : Eric Zemmour marque, dans sa déclaration après le second tour de la Présidentielle, que c’est la huitième fois que le nom Le Pen est en échec lors d’une grande élection. Ne met-il pas là le doigt sur une forme de malédiction historique ?

Jean-Yves Le Gallou : Avait-il raison de donner l’impression de déterrer si vite la hache de guerre ? La remarque de Zemmour est juste factuellement. Mais pourquoi voir dans ce bilan une malédiction ? Ce qui reste à savoir, c’est s’il est possible de gagner dans un système où la totalité des journaux (Présent et Monde et vie mis à part), et les médias télévisés (au moins TF1, France 2, France 3, M6) roulent pour un seul candidat, où les corps intermédiaires du Medef à la CGT, des syndicats agricoles aux chasseurs, votent pour le même candidat. Comme l’a exprimé l’hespérialiste belge David Engels avec force au dernier colloque de notre Institut Iliade : « Ne nous trompons pas : ce n’est pas par le biais de processus démocratiques conventionnels que nous obtiendrons la victoire […] parce que l’ensemble du système politique actuel, malgré le pluralisme formel, est si unilatéralement dominé par le libéral-gauchisme qu’il rend une victoire électorale globale de la “droite” impossible dans les faits et ne peut donc être qualifié de démocratique que dans une mesure limitée. Qu’il s’agisse de l’orientation gauchiste des médias, de l’école, de l’université, du monde professionnel, des institutions de l’État ou des fonctions politiques : partout, la synchronisation idéologique est telle que seules des infimes nuances de gauchisme semblent être tolérées, tandis que tout mouvement patriotique culturel est soit étouffé, soit désintégré de l’intérieur, soit discrédité ou éradiqué. » Dans le contexte dialectique occidental, le changement par les urnes est impossible à court terme. On notera que les seuls pays qui aient des gouvernements identitaires et conservateurs ont des médias pluralistes, c’est-à-dire qu’à côté des médias financés par Soros, il y a dans ces pays des médias indépendants, à une échelle que l’on ne trouve pas en France. Regardez Victor Orban : pour lui, le combat culturel se prépare dès maintenant, il est pour l’après, quand il ne sera plus au pouvoir. Je ne résiste pas à préciser que l’interventionnisme du président ukrainien Zelensky à l’international, lui a rendu service. Les Hongrois, contrairement aux Français, ne s’y sont pas laissé prendre, sans doute parce que ce sont de proches voisins.

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Fiasco du Stade de France. Les mensonges de Darmanin, la honte de la France, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Le fiasco total de l’organisation de la finale de Ligue des Champions au Stade de France à Saint-Denis a durablement marqué les esprits en France… mais aussi à l’étranger ! Et, comme d’habitude, les autorités françaises accusent tout le monde… sauf les véritables responsables, c’est-à-dire les personnes ayant géré l’organisation ainsi que les racailles de cité. Retour sur ces événements avec un texte plein d’humour de Pierre Boisguilbert.

De Saint-Pétersbourg à Saint-Denis, la faute à la Russie ?

On se demande pourquoi Darmanin se donne tant de mal. La honte du stade de France n’a qu’un responsable : Vladimir Poutine et sa politique impérialiste agressive. La finale de la ligue des champions Liverpool, Real Madrid devait en effet initialement se tenir à Saint-Pétersbourg. Heureusement, Emmanuel Macron a proposé le Stade de France.

L’endroit respirant la démocratie et la diversité s’est imposé grâce à un forcing français important. Certains en effet doutaient de la possibilité de la France d’organiser cette manifestation en 3 mois. Mais au pays des droits de l’homme rien d’impossible. On en a vu le résultat. C’est donc la faute à Poutine… mais aussi à ces méchants anglais !

Darmanin en veut aux Anglais

Darmanin n’en démord pas ! Ce sont eux, avec des dizaines de milliers de faux billets, qui ont provoqué le chaos. Qui a fabriqué les faux billets ? Combien y en a-t-il eu vraiment ?

Quant aux supporters de Liverpool, si loin de l’image du hooligan aviné, ils se sont comportés avec un flegme qui n’a pas été celui, hélas, de toutes nos forces de l’ordre. L’essentiel est bien sûr de minimiser le rôle des hordes de racailles de banlieue venues dépouiller, massacrer et parfois dénuder les visiteurs. Certains ont même pu se filmer ayant passé les barrages des stadiers contrairement à ceux qui avaient payé des billets même faux. Quant à ceux avec vrais billets, pas un mot… salauds d’anglais. Que font-ils encore en coupe d’Europe après le Brexit ?

En Espagne, la stupéfaction

Le calendrier a voulu que je sois à Madrid pour cette finale. Rien de ce qui est montré en France n’arrive à la hauteur du dégout des images des télés étrangères aussi bien espagnoles que britanniques. Là, pas de langue de bois. Les groupes ayant créé le chaos en s’abattant en nuées de prédateurs sur les supporters sont nommés. Et l’état de la France face à cette population est souligné avec cruauté, mais réalisme.

Comment se fait-il que cela ne se passe que chez nous ? C’est la bonne question. Dans les rues de Madrid, qui respirent l’Espagne, une foule immense, sportive toujours, patriotique souvent. Il n’y a plus que chez nous où en ne se sent plus en France. À Madrid, beaucoup de musulmans, notamment britanniques, mais très peu de femmes voilées, la plupart d’ailleurs au bras de français.

Madrid reste Madrid mais Paris qui devait toujours être Paris ne l’est plus et, comme le dirait Thierry Henry, qui sait de quoi il parle, Saint-Denis n’est pas Paris.

Ethnomasochisme partout

Il ne faudrait pas croire pourtant que l’Espagne échappe à l’idéologie dominante. Il suffit de regarder les journaux télévisés. À chaque bulletin, la valorisation des minorités sexuelles et la lutte contre la violence faite aux femmes… la ligne éditoriale est la même.

Je me suis rendu entre autres dans un petit musée magnifique, le musée des Amériques, qui raconte la découverte et la colonisation du nouveau monde. Dans le petit parc, une statue d’un conquistador. La statut est taguée par des slogans décoloniaux. Le musée, peu fréquenté, survivra-t-il à la repentance occidentale ? On peut en douter.

Reste le foot, sport dont, dans certains pays, l’objectif n’est pas uniquement d’en faire un instrument de propagande de créolisation de l’Europe.
Encore une fois c’est en France que c’est le pire. CQFD.

Tribune reprise de Polemia

« En Allemagne, le Grand Remplacement avance ! » – Entretien avec Thilo Sarrazin

Thilo Sarrazin

Thilo Sarrazin est l’une des personnalités politiques les plus « controversées » – c’est-à-dire « lucides » – outre-Rhin. Cet entretien exceptionnel publié par Polémia a été réalisé par Nicolas Faure, essayiste et traducteur (à ne pas confondre avec Nicolas Faure d’I-Média et Sunrise !)

Après une longue carrière au ministère des Finances fédéral, Thilo Sarrazin, diplômé en économie de l’université de Bonn, docteur en droit et en science politique, est nommé secrétaire d’État au ministère des Finances de Rhénanie-Palatinat.
De janvier 2002 à avril 2009, il est élu sénateur en charge des finances à Berlin. Adhérent au SPD (parti socialiste allemand) dès le début des années 1970, il en est exclu en 2020.
Aujourd’hui âgé de 76 ans, Thilo Sarrazin porte un regard acéré sur les enjeux des sociétés allemande et française confrontées à des vagues migratoires inédites dans leur Histoire.

Il nous accorde ici un entretien et éclaire pour nous, de son expérience et de ses analyses, l’un des enjeux majeurs de l’avenir : la question de l’immigration. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, essentiellement économiques, mais ce grand serviteur de l’État jette une bombe dans le paysage administratif allemand lorsqu’il publie, en 2010, le livre Deutschland schafft sich ab (littéralement « L’Allemagne s’autodétruit »).
Le livre s’est, à ce jour, vendu à plus de deux millions d’exemplaires, provoquant d’innombrables débats en Allemagne et ailleurs. L’impact de ce livre tient beaucoup à la personnalité de son auteur. Il nous accorde ici un entretien.

Nicolas Faure : Monsieur Sarrazin, le livre Deutschland schafft sich ab (« L’Allemagne s’autodétruit ») a fait la une des journaux dès le début. Même la chancelière Angela Merkel a commenté le livre, déclarant qu’elle ne l’avait pas lu et qu’elle ne le ferait pas. Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a qualifié le livre de « sans intérêt ». Pourquoi votre travail a-t-il suscité un tel rejet de la part des politiciens et des médias ?

Thilo Sarrazin : En tant que membre de l’establishment politique, j’avais commis le péché impardonnable, aux yeux de mon « groupe de pairs », d’aller à l’encontre de l’orthodoxie dominante, qui voulait que l’islam appartienne à l’Allemagne et que toute immigration soit dans tous les cas bénéfique. Cependant, et parce que les faits sont exacts, la matraque du racisme a été ressortie. C’est ainsi que l’on évite de faire face aux faits. L’accusation absurde de racisme joue toujours un rôle central. Elle a visé à me délégitimer en tant que personne et auteur, à ôter la substance factuelle et la crédibilité de mes déclarations et à me présenter sous un aspect douteux sur le plan moral. Jusqu’à ce jour, je continue à lire dans les médias que j’ai affirmé dans Deutschland schafft sich ab que les musulmans sont génétiquement plus bêtes. Il s’agit d’un grossier mensonge, diffusé par ces médias et des opposants politiques dans un but diffamatoire. Je n’ai jamais prétendu une telle chose dans le livre, mais j’ai plutôt souligné à plusieurs reprises l’effet des facteurs culturels sur les compétences cognitives et les performances scolaires. Mes déclarations différenciées sur le caractère héréditaire de l’intelligence ont été examinées en détail et entièrement confirmées par deux chercheurs renommés dans le domaine de l’intelligence, Detlef Rost et Heiner Rindermann, dans un long article paru dans le FAZ quelques jours seulement après la parution du livre.

Nicolas Faure : Et pourtant, dans votre livre, vous montrez de grandes différences entre les différents groupes ethniques en matière d’éducation et même de criminalité.

Thilo Sarrazin : Il y a l’idéologie dominante selon laquelle, lorsque les gens naissent, à travers l’éducation et la société, ils peuvent être façonnés comme on le souhaite, comparablement à une feuille de papier vierge. Ce n’est pas juste. Les caractéristiques génétiques, culturelles et religieuses des humains influencent leur comportement même après plusieurs générations. L’origine de l’homme, l’influence de ses caractéristiques héritées et sa socialisation culturelle et religieuse sont tout sauf indifférents à la nature et au développement de la société humaine. Et je ne le soutiens dans mon livre qu’avec des faits accessibles au public. Il ne s’agit pas de racisme. Le racisme commence là où des différences déterminées sont évaluées et attribuées à des groupes spécifiques selon l’origine ethnique. C’est une ligne de démarcation claire que j’ai toujours observée et soulignée avec une profonde conviction dans toutes mes publications écrites et déclarations publiques.

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Viktor Orbán : « Cette décennie sera une ère de danger, d’incertitude et de guerre. »

Viktor Orbán

Découvrez des extraits – choisis et traduits par la rédaction du Visegrád Post – du discours d’investiture de Viktor Orbán pour son 5e mandat de Premier ministre hongrois.

Sans grande surprise suite aux élections législatives du 3 avril dernier qui avaient amené une nouvelle victoire électorale du Fidesz avec 54,1 % des voix et surtout 135 députés (sur 199), soit une nouvelle majorité des deux tiers pour le parti conservateur hongrois au pouvoir sans interruption depuis 2010, Viktor Orbán a été réélu, ce lundi 16 mai, pour un cinquième mandat de Premier ministre de la Hongrie par 133 voix contre 27.

Après le vote des députés qui lui ont accordé leur confiance pour la quatrième fois consécutive, Viktor Orbán s’est adressé, comme de coutume, au Parlement :

« Mes premiers mots sont des remerciements. Je remercie mes collègues députés pour leur soutien. Merci pour la confiance de l’électorat. J’ai été élu par les membres du Parlement, mais je n’oublierai pas que le mandat vient des électeurs, du peuple hongrois.

[…] Nos opposants ont fait en sorte que l’élection se déroule sous une surveillance internationale et nationale sans précédent. Tout le monde a pu constater que la Hongrie est un pays où il n’y a pas et où il ne peut y avoir de fraude électorale. Je remercie les militants de l’opposition pour leur travail de surveillance, qui a contribué à protéger la réputation de la Hongrie et la confiance du public dans la démocratie hongroise. […]

Après douze ans de gouvernement, nous avons obtenu la majorité absolue des voix. Je m’efforcerai de mériter cette énorme confiance, qui est sans précédent dans toute l’Europe.

L’occident est entré dans une ère de danger, d’incertitude et de guerre

[…] L’Europe, l’homme occidental, et avec lui la Hongrie, nous, le peuple hongrois, sommes entrés dans une ère de danger. Cette décennie sera une ère de danger, d’incertitude et de guerre. La décennie a commencé par l’épidémie de coronavirus et s’est poursuivie par la guerre. La guerre et la politique européenne de sanctions […] ont créé une crise énergétique. La crise énergétique et les hausses des taux d’intérêt américains se sont combinées pour donner naissance à une ère de forte inflation. Tout cela va entraîner une période de récession, de déclin économique, avec une alternance d’années de baisse, de stagnation et de performances économiques médiocres en Europe. […]

Le grand remplacement est un suicide pour l’Europe

Les migrations vers les pays riches vont s’intensifier telle une force tectonique. […] Je considère le grand programme européen d’échange de population, qui vise à remplacer les enfants chrétiens européens manquants par des adultes et des migrants d’autres civilisations, comme une […] tentative de suicide. […]

« Cette guerre n’aurait jamais dû commencer »

La guerre russo-ukrainienne en est à son quatre-vingt-deuxième jour. Cette guerre n’aurait jamais dû commencer.

[…] Aujourd’hui, l’Europe n’a aucun moyen de gérer le conflit dans son voisinage. Faute de force et de moyens, les dirigeants du continent sont convaincus que les sanctions européennes peuvent mettre la Russie à genoux. C’est possible sur le papier, et de nombreux politiciens sur papier brandissent une sorte de preuve théorique. Mais j’ai beau essayer de me souvenir, je ne peux penser à aucun blocus continental qui ait été efficace. […]

La Hongrie ne bloquera pas les sanctions dans l’intérêt de l’unité européenne, tant qu’elles ne franchissent pas la ligne rouge de l’autodéfense de l’économie hongroise, c’est-à-dire tant qu’elles ne menacent pas la sécurité énergétique de la Hongrie.

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Nouveau premier féministre : quand la flagornerie dépasse les « bornes »

Élisabeth Borne

La réaction de l’idéologie médiatique à la nomination d’Élisabeth Borne au poste de Premier ministre a été sans surprise. On a eu droit à une course au titre de champion du monde de la flagornerie, toutes cartes de presse confondues.

Victoire féministe ?

Enfin, après plus de 30 ans, une femme : on entendait que ça. Et comme on veut que ce soit bien une victoire féministe contre le patriarcat politicien, on parle de « Première ministre ». La soumission aux idées passe une fois de plus par la soumission à la sémantique. Édith Cresson sortie des oubliettes a fustigé la misogynie des politiques dont, bien sûr, elle a été victime. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais personne, bien sûr, n’a osé lui dire que son échec explique aussi son départ rapide et que, considérée comme une « fausse bonne idée », elle a participé par son exemple raté à cette si longue attente. Les féministes militants avec carte de presse n’ont pas fait en trente ans un formidable forcing dans le sens d’une féminisation de Matignon. Ils se rattrapent et en rajoutent pour être dans l’air du temps. On ne peut pas dire que Mme Borne ait été entravée dans sa carrière par son sexe. En 1987, elle rejoint le ministère de l’Équipement pour ensuite intégrer la direction régionale de l’équipement en Île-de-France deux ans plus tard. Dans les années 1990, elle tient différents postes de conseillère, d’abord pour le ministère de l’Éducation nationale, puis pour les transports en tant que conseillère technique. Au début des années 2000, elle occupe le poste de directrice de la stratégie pour la SNCF et, cinq ans plus tard, celui de directrice des concessions pour Eiffage. Directrice générale de l’urbanisme pour la mairie de Paris, puis préfet de la région Poitou-Charentes, elle passe un an au ministère de l’Écologie, en tant que directrice du cabinet de Ségolène Royal. Élisabeth Borne est nommée le 17 mai 2017, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ministre chargé des Transports, auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le 16 juillet 2019, elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, à la suite du départ de François de Rugy.

Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement de Jean Castex.

Au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, la recherche de symboles est lancée. Outre le choix d’une femme pour diriger le gouvernement, c’est l’ascension d’une fille de résistant juif, rescapé des camps de la mort, qui est aussi soulignée. Celle d’une enfant de la classe moyenne aussi, pupille de la Nation, qui a connu les difficultés financières et qui, grâce à la méritocratie républicaine, est sortie diplômée de Polytechnique. Beaucoup saluent la nomination à Matignon d’une femme issue « de la gauche » et attachée aux questions écologiques ; l’opposition de gauche comme de droite crie à l’imposture. Un choix par défaut : elle est déjà surnommée « plan B ». La méchanceté n’a pas de sexe. Elle va bénéficier d’un état de grâce médiatique mais pas politique.

Brutalité

Invité de RTL au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, Éric Zemmour « salue l’arrivée du nouveau Premier ministre » mais le président du parti Reconquête ! refuse de féminiser la fonction, car « c’est moche », selon lui. « À l’oreille, le français pour moi doit d’abord être beau. Donc, oui, c’est le Premier ministre. Je salue l’arrivée du nouveau Premier ministre », a-t-il affirmé. Alors que la gauche redoute une politique économique de droite impulsée par le nouveau chef du gouvernement, Éric Zemmour a pour sa part considéré qu’il était désormais « le seul opposant de droite à ce Premier ministre de gauche et à cette politique de gauche ». Une nouvelle pique à l’endroit de Marine Le Pen, qu’il accuse de « passer son temps à draguer la gauche ».

Cette dernière n’a pas été tendre pour une femme de gauche accusée de saccage social. Il faut dire que Marine n’a aucune précaution à prendre car, en tant que femme, elle n’a jamais été épargnée. Les médias n’ont pas hésité à allumer des bûchers pour brûler la sorcière. L’antifascisme permettant sans doute d’être misogyne tout en restant dans le camp du bien. « En nommant Élisabeth Borne comme Premier ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a réagi la finaliste de la présidentielle sur les réseaux sociaux. La finaliste de la présidentielle faisant notamment allusion à la réforme de l’assurance chômage durant le précédent quinquennat.

Mais il n’y a pas que la méchante extrême droite politique qui dit du mal de la nouvelle promue. Pour Mélenchon, pas de cache-sexe aux responsabilités politiques. Elle est même « l’une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste ». « Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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« Immigration, l’heure des comptes », un ouvrage dense sur le coût de l’immigration

fraude immigration

André Posokhow, l’un des contributeurs les plus précieux de Polémia, vient de faire paraître un ouvrage aussi dense que nécessaire sur une question sensible : le coût de l’immigration. C’est un sujet qu’il maîtrise parfaitement, mais le calcul global reste complexe à réaliser, tant l’omerta est la règle sur cette question. En voici un commentaire par Jean-Claude Philipot, membre du parti Reconquête. Pour commander ce livre, rendez-vous ici : https://synthese-editions.com/produit/immigration-lheure-des-comptes/.

Avec Immigration : l’heure des comptes, André Posokhow, vient d’écrire une véritable somme sur la place des immigrés dans notre pays en distinguant ceux des pays tiers, de ceux originaires de l’Europe au sens large. Celle-ci dresse un bilan, mais constitue aussi une véritable base de données tant au regard des 14 « annexes introductives » qui sont, selon une terminologie moins déroutante comme des tableaux généraux sur les immigrés dans l’économie française , que des 60 annexes de fin d’ouvrage qui détaillent les approches budgétaires, fiscales, sociales de l’immigration, mais aussi les difficultés méthodologiques rencontrées et les choix retenus dans les 11 « parties » de l’ouvrage découpées en chapitres.

Compte tenu des apports des immigrés et de leurs descendants de première génération et de leur coût, l’auteur chiffre pour 2019 à au moins 193 Md€ le déficit annuel pour l’État et les collectivités territoriales imputable aux immigrés des pays tiers et aux descendants de première génération sur un total de coût de l’ immigration européenne et de pays tiers compris dans une fourchette de 256 à 298 Md€ si on intègre l’estimation du manque à gagner par l’Etat au titre des activités de l’économie informelle (42 Md€ d’impôts sur la consommation non perçus). Notons ici par ailleurs que dans ce décompte l’auteur, par prudence au regard des données accessibles sur la nature de ces activités, n’intègre pas dans le total général l’estimation de ce qu’aurait rapporté à l’État les autres types d’imposition (121 Md€).

L’auteur souligne, d’autre part, qu’au-delà des dépenses publiques l’immigration induit également un appauvrissement des particuliers et des assurances au regard des diverses dégradations matérielles privées, un coût humain et sociétal immense. Il explique les liens entre l’organisation d’un marché parallèle au poids financier très important, supérieur à celui de la plupart des régions, qui a des liens avec l’islam et le terrorisme.

André Posokhow décrit enfin la population immigrée et de première génération sous l’angle de l’emploi en montrant les différences qui existent par rapport à la population autochtone, et démonte le leitmotiv de l’immigré nécessaire pour occuper l’emploi dont un Français « de souche » ne voudrait pas. Il chiffre, enfin, à 2,31 millions la possibilité de réduction du nombre de chômeurs en privilégiant pour l’emploi les chômeurs non immigrés et immigrés européens, et en revoyant chez eux les étrangers sans travail (gain de 73 Md€ soit 58 au titre des prestations de chômage et 15 à celui des prestations sociales).

Tribune reprise de Polémia

Voyage au bout de l’enfer occidental avec le dernier essai de Jean-Claude Rolinat

Abécédaire de la décadence

Si vous n’avez pas le moral au spectacle du nouveau naufrage électoral annoncé de la droite nationale, le dernier essai de Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence[1], n’est pas trop fait pour vous le redonner ! Car, en 220 pages, l’auteur dresse un tableau implacable et détaillé de la décadence occidentale et française en particulier.

« Déprimant ? Oui, un peu », admet Jean-Claude Rolinat, non sans humour. « Mais justement ça donne envie de rebondir[2] », ajoute-t-il avec un optimisme qui force l’admiration mais qui peut rappeler aussi une scène d’un film comique célèbre[3].

Bienvenue en Absurdistan !

Comme son titre l’indique, il s’agit d’un abécédaire qui regroupe, par ordre alphabétique, une suite de courtes entrées traitant chacune d’une pathologie nationale. Cela commence avec « Agressions contre des militants, agressions gratuites » et cela se termine par « Woke » : entre les racailles et les foldingos, un parfait résumé de l’Occident ! Ou de l’Absurdistan.

Car, comme le souligne Jean-Claude Rolinat dans l’article « Woke », « les élites européennes et donc françaises – mais à ce stade de déliquescence mentale peut-on encore parler réellement d’élites – sont de plus en plus tournées vers la gauche dure, radicale, quasiment une gauche hors sol ».

Le ton est donné et c’est bien vu, au moment où Emmanuel Macron se prépare à gouverner avec une majorité d’extrême gauche – celle qui l’a fait réélire – à l’Assemblée !

Voyage au bout de l’enfer occidental

L’abécédaire nous fait donc voyager dans ce qu’est devenu notre monde : banlieue, bien-pensance, féminisme, covid, mœurs, journaliste, pédophilie, islamisme, drogue, école, écologie, LGBT, milliardaires, Traoré, Union européenne, repentance, rap, Macron, girouettes, etc. Autant d’entrées, autant de stations de notre calvaire, pour être plus précis.

Un voyage au bout de l’enfer, donc, accentué par le fait que l’auteur ne fournit pas d’index, obligeant par conséquent le lecteur à se plonger tout entier dans le désastre.

Effet déprimant garanti !

Une réflexion programmatique aussi

Heureusement, certaines entrées sont plus développées que d’autres : démographie, écologie, immigration, insécurité, islam, nationalité, télévision, notamment, pour lesquelles l’auteur ne se contente pas d’un triste constat mais évoque aussi des pistes programmatiques de réforme et de renouveau.

Et, tel le Petit Poucet de la fable, Jean-Claude Rolinat sème aussi de petites pierres blanches pour nous guider dans ce voyage au bout de l’enfer occidental.

Avec des expressions qui font mouche : la France « démocratie Potemkine[4] » ; le « laxisme, mot facile pour cacher celui de lâcheté[5] » ; « L’État français est fort avec les faibles, faible avec les forts[6] » ; « Le sondage est un des éléments constitutifs du maniement des foules[7] » ; « Si Dieu existe, le Malin aussi. Et si ce dernier avait coiffé ses cornes de la tiare papale[8] ? » ; « Chirac : homme politique français de gauche qui a fait carrière à droite[9] » ; etc.

On le voit, Jean-Claude Rolinat, homme politique et journaliste d’expérience, a aussi le sens des formules !

Qui le fera ?

L’abécédaire débouche évidemment sur un triste constat : « La France est sur la pente décadente et le remplacement de son peuple, si l’on se réfère aux critères énoncés par De Gaulle, est en passe, à terme, de se réaliser[10]. »

Jean-Claude Rolinat espère manifestement que cet avis de décès va nous faire réagir mais, réaliste quant à la situation politique de notre pays, il pose aussi une cruelle question : « Qui le fera[11] ? »

Depuis l’élection présidentielle de 2022, on sait au moins que ce ne sera pas Emmanuel Macron.

[1] Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence, Dualpha, 2022, 25 euros.
[2] Ibid., p. 12.
[3] Le père Noël est une ordure, quand Pierre Mortez – joué par Thierry Lhermitte –, de SOS Détresse Amitié, invite un dépressif à tout laisser tomber pour ensuite, d’un bon coup de talon, mieux remonter à la surface…
[4] Jean-Claude Rolinat, op. cit., p. 123.
[5] Ibid., p. 45.
[6] Ibid., p. 22.
[7] Ibid., p. 194.
[8] Ibid., p. 171.
[9] Ibid., p. 36.
[10] Ibid., p. 168.
[11] Loc. cit.

Texte repris du site Polémia

Ukraine : l’Europe doit se désolidariser des Américains, par Bruno Mégret

Ukraine

La guerre en Ukraine évolue de façon très inquiétante. Le jusqu’au-boutisme des Américains ouvre en effet le risque d’une guerre nucléaire qui pourrait être fatale au monde européen.

Les Américains jettent de l’huile sur le feu…

Organisant la mobilisation générale contre la Russie, les Américains jettent de l’huile sur le feu. Accuser Poutine des pires ignominies, le traiter de boucher, parler de crimes de guerre et de génocide, le menacer de la Cour pénale internationale, c’est se couper de toute négociation possible avec lui. Ensuite, soutenir l’armée ukrainienne en s’engageant massivement à ses côtés au point de planifier maintenant des livraisons d’armes pour vingt milliards de dollars, c’est prolonger, voire étendre le conflit avec les pertes matérielles et principalement humaines qui en résultent. Enfin, c’est surtout s’engager ouvertement dans la guerre contre les Russes avec la volonté de les battre militairement.

… après avoir cherché à piéger les Russes

Un projet dont on peut d’ailleurs se demander s’il ne s’inscrit pas dans une stratégie conçue de longue date. Tout se passe en effet comme si les Américains avaient cherché à piéger le maître du Kremlin en refusant toute négociation avec lui sur la sécurité en Europe et en annonçant ensuite que pas un soldat américain ne viendrait défendre l’Ukraine. À la manière dont ils avaient poussé Saddam Hussein à l’invasion du Koweit, ils auraient ainsi délibérément créé les conditions de la réaction agressive des Russes pour, dans un deuxième temps, organiser contre eux une mobilisation générale de tout le monde occidental.

Mais si Poutine est acculé, le pire devient possible

L’erreur dramatique des Américains est que Poutine n’acceptera jamais de subir une défaite militaire. Et, s’il n’est pas question ici de défendre l’intéressé et de nier sa responsabilité première dans le conflit et dans les drames, voire les exactions qui en résultent, le devoir des dirigeants confrontés au chef d’État russe n’est pas d’aller pleurer dans les médias comme certains responsables américains mais d’agir lucidement en tenant compte des contraintes géopolitiques comme des réalités psychologiques.

A cet égard, il est clair que si Poutine est acculé à subir une défaite militaire, il utilisera l’arme nucléaire. On peut penser et espérer que ce sera, dans un premier temps au moins, l’arme nucléaire tactique sur le théâtre du champ de bataille, mais personne ne peut prévoir ce qu’il adviendra après une telle escalade de la violence guerrière.

L’Ukraine doit mener une guerre qu’elle aurait pu éviter…

Alors pourquoi prendre un tel risque ? S’agit-il de la souveraineté de l’Ukraine ? Un pays ne cesse pas d’être souverain si ses dirigeants, en sages politiques, tiennent compte des contraintes géopolitiques auxquels il est soumis. Faute d’avoir voulu le faire, les Ukrainiens ont été entraînés dans la guerre d’une façon pour le moins paradoxale : ils subissent une invasion russe pour avoir voulu se protéger d’une invasion russe (en cherchant à adhérer à l’Otan) ! Le président Zelensky porte donc sa part de responsabilité dans cette guerre en n’ayant pas accepté pour son pays un statut de neutralité, statut qui n’a rien au demeurant de déshonorant. Aussi est-il mal placé pour exiger aujourd’hui de tous les pays occidentaux qu’ils s’engagent sans réserve à ses côtés dans une guerre qu’il aurait peut-être pu éviter par une attitude plus prudente. Une guerre dans laquelle lui et son peuple sont d’ailleurs de surcroît instrumentalisés par les États-Unis.

… et se trouve instrumentalisée par les Américains pour détruire la puissance russe

Si les Américains prennent le risque d’une escalade militaire avec la Russie, c’est en effet pour un enjeu à leurs yeux bien supérieur à celui du devenir de l’Ukraine. Il s’agit pour eux d’en finir avec la puissance russe. Une puissance qu’ils ne contrôlent pas et dont ils détestent les valeurs politiquement incorrectes. Mais cet acharnement américain contre la Russie montre en tout cas combien les États-Unis peinent à prendre en compte les réalités nouvelles du monde actuel. Après leur victoire sur l’URSS ils ne sont pas devenus en effet les maîtres du monde car ce dernier n’est pas passé d’une organisation bipolaire à une structure unipolaire mais à une planète structurée en plusieurs pôles de puissance. Leur ennemi, ou leur adversaire, comme le nôtre, n’est donc pas la Russie mais bien plutôt les puissances émergentes qui veulent prendre leur revanche sur l’Europe et le monde occidental qui les ont dominées pendant plusieurs siècles. Les Américains seraient donc bien avisés de comprendre ce grand basculement et d’en tirer les conséquences : pour faire face à ces nouvelles puissances comme la Chine et dont beaucoup sont animées par le ressentiment ou l’esprit de vengeance, les États-Unis gagneraient à avoir à leur coté une vraie puissance européenne autonome et une Russie forte qui reste européenne.

L’Union européenne devrait se désolidariser des États- Unis pour imposer la désescalade

D’ici là, et pour en revenir à la guerre en Ukraine et au risque majeur d’une escalade nucléaire, je considère qu’il est de la responsabilité historique de l’Union européenne de se désolidariser officiellement des États-Unis et, forte de cette nouvelle légitimité, de se positionner avec autorité comme une puissance d’apaisement et de désescalade, écartant les Américains et poussant les deux parties à la négociation. Telle est l’initiative que devrait prendre rapidement l’actuel président de l’Union européenne, Emmanuel Macron. Et peu importe si certains pays comme la Pologne s’opposent à une telle prise de position, l’enjeu est trop important pour ne pas passer outre. Il s’agit en effet d’éviter le risque d’une guerre qui d’ailleurs ne serait pas mondiale. Car cette guerre n’embraserait que l’Europe et l’Amérique du nord. Elle conduirait au suicide du monde européen et chrétien, ce serait le crépuscule de l’Occident.

Tribune reprise de Polémia

Elon Musk rachète Twitter : une bonne nouvelle pour la liberté d’expression ?

Elon Musk

Quand Le Monde s’étouffe, la liberté d’expression respire mieux. C’est pourquoi, en étant très prudent sur l’avenir du « Twitter gouvernance Musk », on peut se réjouir de certaines réactions à ce rachat. La démocratie enfermiste de la liberté de pensée est en transe. C’est bon signe. L’homme le plus riche de la planète, suivi par 83 millions de personnes, compte bien bousculer le petit oiseau bleu qu’il a racheté 46 milliards de dollars.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

Twitter est quand même le réseau social qui a banni, au nom de la lutte contre la haine, un président élu puis un candidat ayant approché les 80 millions de suffrages aux USA. Le Net, un temps espace de liberté, était en train de se transformer en bras armé de l’idéologie dominante. Que veut donc ce Musk qui fait si peur au Monde ? Le milliardaire veut faire du réseau social « une arène ouverte pour la liberté d’expression » en libéralisant ses règles de modération. Le sénateur républicain Jim Jordan, par exemple, a salué « le retour de la liberté d’expression » sur la plate-forme, tandis que la sénatrice du Tennessee, Marsha Blackburn, connue pour ses positions conservatrices, a déclaré qu’il s’agissait d’un « grand jour pour être conservateur sur Twitter » et qu’il était « temps que Twitter devienne ce qu’il est censé être : une plate-forme numérique ouverte à toutes les opinions ». Et le journal français qui fut de référence de préciser son inquiétude : « On s’inquiète de ce culte d’une liberté d’expression absolue défendue par le nouveau patron de Twitter, à rebours des efforts menés depuis plusieurs années par la plate-forme pour améliorer la modération des contenus haineux. » La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a immédiatement mis en garde contre un « accord dangereux pour notre démocratie ». Dans l’Union européenne, le commissaire responsable du marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que le réseau social « devrait s’adapter totalement aux règles européennes », tandis que le secrétaire d’État chargé de la transition numérique en France, Cédric O, a tenu à rappeler que « le Digital Services Act – et donc l’obligation de lutter contre la désinformation, la haine en ligne, etc. – s’applique[rait] quelle que soit l’idéologie » du propriétaire de Twitter.

Ce qui est sûr, c’est que la censure du bien autoproclamé et du politiquement correct insupporte le milliardaire. Sur son compte Twitter, M. Musk a longuement détaillé sa défiance et sa réprobation vis-à-vis des médias traditionnels, caressant même l’idée de créer un service de notation des médias et des journalistes. Il est vrai qu’il est à contre-courant très souvent. Il a dénoncé avec force un « virus woke » ou la politique sanitaire de la pandémie de Covid-19 – dont il qualifiait la panique en découlant de « stupide » ;

Il est contre l’idéologie enfermiste au nom du bien, c’est son côté libertarien. C’est de plus une réussite blanche avec des racines en Afrique du Sud, on comprend l’hostilité quasi génétique de la planète woke. Son grand-père maternel, Joshua Haldeman (1902-1974) vécut en Afrique du Sud une existence d’aventurier, reliant Alger au Cap en voiture ou explorant une mythique citée perdue dans le désert du Kalahari. Elon Musk, qui émigra de son Afrique du Sud natale en Amérique du Nord en 1989, est de la même veine : cet ingénieur de génie aux convictions libertariennes trouve que les États-Unis deviennent trop progressistes. Le courant libertarien fait directement écho à un libéralisme radical ainsi qu’à une liberté totale et absolue d’expression.

Si le milliardaire Elon Musk avait déjà affiché une certaine sympathie pour le mouvement conservateur, en découlent des passerelles avec une orientation politique en direction des valeurs défendues par l’ancien président Donald Trump, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. Bien qu’il se soit longtemps revendiqué comme démocrate, Elon Musk avait déjà affiché son soutien à l’ancien président sur Twitter. Après l’assaut du capitole à Washington, qui avait enflammé les réseaux, les comptes Twitter, Facebook et Instagram de l’ancien président des États-Unis avaient été suspendus pour une durée indéterminée. De nombreux messages considérés comme « incitant à la haine » avaient également été supprimés des réseaux. C’est peut-être ce qui a motivé Musk. On comprend la crainte des réseaux actuellement dominants vis-à-vis du rachat de la plate-forme par un libertarien comme Elon Musk.

Le retour d’une liberté d’expression absolue ferait donc les affaires des clans pro-Trump, particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, analysent les médias mainstream. Marianne redoute même le retour d’opinions racistes autorisées aux USA. Elon Musk affirme, lui, vouloir « la fin du bannissement permanent de certains utilisateurs ». Il découvre une vérité, la liberté d’expression est faite pour ceux qui ne pensent pas comme les autres, la majorité ou le pouvoir. Il était urgent de le rappeler, c’est ce que fait Elon Musk : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, parce que c’est ce que signifie la liberté d’expression. »

Tribune reprise de Polémia

Face au Grand Remplacement, l’exode blanc ?

grand remplacement

En octobre 2021, Arthur Frayer-Laleix a publié Et les Blancs sont partis. L’auteur est un reporter indépendant qui collabore à différents médias tels que Le Monde, Les Échos, Zadig ou le site d’information de gauche radicale StreetPress. Dans un ouvrage précédent, Dans la peau d’un maton (Fayard, 2011), il a relaté son immersion en prison en tant que surveillant. Son nouveau livre se veut un « reportage au cœur de la fracture ethnique » dans les cités. Il précise que le titre n’indique par une adhésion à la théorie du « grand remplacement » mais qu’il s’agit d’une formule souvent entendue lors de ses reportages en banlieue de la part de Maghrébins ou de Subsahariens. Ce sujet du départ des Blancs a déjà été abordé, il y a une dizaine d’années, par les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Ceux-ci avaient conclu à un « chassé-croisé » entre les familles d’origine française et celles d’origine immigrée dans les zones urbaines, les premières quittant les zones densément peuplées au profit des zones rurales ou des petites villes.
Une tribune signée Johan Hardoy.

Une gauche longtemps aveugle

En octobre 2020, Emmanuel Macron déclarait : « Nous avons concentré les populations souvent en fonction de leurs origines ». Cinq ans plus tôt, le Premier ministre Manuel Valls avait évoqué l’« apartheid territorial, social, ethnique » de certains territoires de la République française, une comparaison jugée malheureuse par de nombreux commentateurs.

Arthur Frayer-Laleix constate que les causes de ce sujet sensible constituent un sujet tabou pour la gauche française, alors qu’il s’agit de « l’un des faits les plus marquants de la société française de ces soixante-dix dernières années ».

[Johan Hardoy : rappelons cependant la position de Georges Marchais qui avait écrit en 1981 au recteur de la Mosquée de Paris en soulignant le coût de l’immigration dans les communes les plus pauvres et la pression sur les salariés les plus précaires organisée par le patronat et le gouvernement, ce qui l’amenait à conclure qu’il fallait arrêter l’immigration. Cette prise de position du secrétaire général du PCF était antérieure à la montée du FN dans l’électorat.]

Les derniers des petits Blancs

Lors de ses reportages, l’auteur remarque qu’une frontière urbaine sépare les quartiers où sont concentrés Noirs et Arabes du reste des villes, matérialisée par une ligne de chemin de fer, une voie rapide, une succession de terrains vagues, etc.

À Mantes-la-Jolie, Yazid, son guide dans le quartier du Val Fourré, lui demande : « Regarde autour de toi. Tu vois des Blancs ? » Il reste pourtant quelques « Français », comme ils se désignent eux-mêmes. Parmi eux, Madeleine, une septuagénaire qui n’a pas les moyens d’aller vivre ailleurs, précise qu’elle fait ses courses au centre-ville ou à l’hypermarché parce que « tout est halal » et qu’elle a peur des agressions : « Vous vous imaginez, vous, aller retirer de l’argent à la tirette sur la dalle avec tous les jeunes autour ? »

À 1,5 kilomètre de là, Patrick, un retraité qui vit dans une zone pavillonnaire et qui a vu le Val Fourré se construire dans les années 1960, évoque ses souvenirs : « C’était le grand luxe (…). À l’époque, il y avait des charcutiers, des traiteurs, des marchands de journaux et des vendeurs de tabac, un disquaire, des parfumeries et un magasin de lingerie. » « Et puis le bordel a commencé, ça s’est dégradé. Les Européens ont commencé à acheter des pavillons et à quitter la cité. (…) Les immigrés, eux, ont commencé à arriver. »

Comment en est-on arrivé là ?

Pour Patrick, « C’est les patrons qui les ont fait venir pour les faire bosser chez Renault et Peugeot. C’est les patrons les responsables de tout ça ! »

Des élus de terrain et des universitaires pointent quant à eux la responsabilité de l’État et des bailleurs sociaux. Selon Catherine Arenou, maire divers-droite de Chanteloup-les-Vignes, « c’est l’État français qui a organisé la politique de peuplement de nos territoires ». Elle ajoute que des villes comme la sienne sont devenues « une variable d’ajustement de la politique de relogement de l’État » en y regroupant les étrangers et les plus pauvres par le biais des commissions d’attribution de logements. Cette situation perdure, accentuée par le fait que « ceux qui ont pu en sont partis le plus vite possible ».

Arthur Frayer-Laleix observe également des « dynamiques de communautés » dans les quartiers, conséquence de « logiques de solidarité » entre immigrés. Ceux qui viennent d’un même village d’Afrique se passent le mot et se retrouvent dans une même commune en France. Ainsi, le tout premier Comorien serait arrivé dans la cité des 4000 de La Courneuve en 1976, un an après l’indépendance de son pays. Aujourd’hui, ce quartier constitue un des hauts lieux de cette communauté, au point que les Comoriens restés au pays parlent de Paris en évoquant cette cité, même s’ils ne sont jamais venus dans « la cinquième île », comme ils désignent la France (350 000 Comoriens y vivent alors que l’archipel compte 800 000 habitants).

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La recomposition de la droite doit parachever la recomposition politique en cours

union populistes

La disparition du PS et la déroute de LR font de la présidentielle 2022 un cru exceptionnel, n’en déplaise aux grincheux qui se sont abondamment désolés de la médiocrité de la campagne. Le scrutin, sans réels débats sur les programmes, a permis d’aller à l’essentiel ; chacun, en définitive, a choisi son camp en votant pour un personnage qui incarne sa famille idéologique et non plus pour des illusions de programmes, sans lendemain.
Le vote utile a couronné cette démarche d’appartenance. Les familles idéologiques se sont comptées et le gâteau électoral a été découpé en trois. Ce constat d’une recomposition politique par les centres que nous avons posé déjà depuis longtemps, est une bonne nouvelle.
Par Didier Beauregard, journaliste et essayiste.

Cette phase de décantation est un passage obligatoire pour ouvrir les voies de l’avenir. Elle doit, en toute logique, être une phase transitoire vers une clarification plus décisive de la sociologie politico-idéologique du pays. La situation actuelle offre, en effet, au-delà de ses mouvements de fond, un paysage surréaliste, où, dans la perspective du deuxième tour, un parti dit « d’extrême droite » se voit contraint de draguer les électeurs d’un parti d’extrême gauche, tout en faisant la guerre à un parti idéologiquement frère ; et où, une force politique qui incarne le centre bourgeois libéral, courre également derrière le même mouvement populiste de gauche radicale ! Chaque famille politique devrait retrouver une cohérence idéologique de fond pour parachever la recomposition en cours.

L’illusion LFI

La gauche politique est moribonde même si son idéologie domine toujours l’espace public. Son destin logique est de suivre celui du PCF des années 90 : La décennie qui vient pourrait voir une sorte de fin des parties de gauche, avec une représentativité résiduelle en termes de voix et un réseau d’élus locaux qui leur permettrait de survivre au sein du système politique. La surprenante percée de LFI ne doit pas faire illusion. Mélenchon en siphonnant les voix de l’ensemble des partis de gauche, a mis un terme à la dynamique qui porte la gauche depuis le début des années 70 : une large palette de sensibilités idéologiques, rivales ou ennemies, qui permet de ratisser large et de se retrouver contre un ennemi commun lors des échéances électorales. Il n’y a plus désormais de réserves de voix à gauche, et LFI, au-delà de sa performance présidentielle, se retrouve avec un électorat éclaté sans cohésion idéologique possible pour construire une force politique de gouvernement. Toutefois, dans un sursaut d’élan vital, les débris épars des partis de gauche- PC, écolos et PS- peuvent encore conclure une alliance avec LFI pour sauver leur mise lors des législatives. La gauche, au contraire de la droite, garde un fond de culture unitaire qui peut la sauver d’une disparition fatale.

Droite patrimoniale vs droite de rupture

La droit LR, dite « droite républicaine », a, sans surprise, poursuivi avec acharnement son travail d’autodestruction. Son grand écart idéologique acrobatique a fini par un accident lourd qui la laisse gravement handicapée. Le scénario était écrit depuis longtemps, et la faiblesse de la candidate Pécresse n’est qu’un élément secondaire dans l’effondrement de LR. Ce dernier, nous l’avions déjà écrit, a vocation à être le parti croupion d’un vaste centre macroniste, où une part importante de l’électorat bourgeois et âgé se reconnait très largement. Le reste de l’électorat traditionnel de la droite, soit au moins un tiers des électeurs de 2012 et 2017, peut se retrouver chez Zemmour ou au RN. Le score décevant du candidat de Reconquête aura aussi servi à débloquer un électorat de réserve au RN, puisque plus de 80% des électeurs de Zemmour iront voter pour Marine Le Pen. La « droite » a été percutée par une réalité qu’elle ne pouvait plus ignorer ; celle, pour faire simple, de l’opposition sociologique entre une droite bourgeoise et une droite populaire, bien plus parlante que celle idéologique entre une droite républicaine et raisonnable et une droite extrême et populiste. La fin de LR, au niveau national, a entériné la rupture de la droite « classique », et clarifiée du même coup l’enjeu politique : on peut désormais logiquement parler de l’opposition de fond entre une droite patrimoniale, soucieuse d’abord de préserver l’ordre établi, et une droite de rupture, en attente d’un changement radical de l’ordre politique actuel.

La droite face à son destin

La droite de rupture est aujourd’hui face à son destin, et qu’importe que le RN ne se réclame ni de droite, ni de gauche, le déterminisme historique et sociologique le place inéluctablement à la droite de l’échiquier politique, là où ses adversaires le positionnent. Les termes de l’affrontement droite/gauche des dernières décennies ne structurent probablement plus le débat politique de manière décisive, mais restent un marqueur déterminant de la géographie politique, toujours structurée autour de trois pôles. La gauche et le centre ont largement parachevé leur processus de recomposition autour de deux forces dominantes, LFI et la Macronie ; le flanc droit reste incertain.

La droite de rupture représente sur le papier autour de 40% de l’électorat, soit la première force politique du pays, le reste se répartissant à part à peu près égale, soit 30%, entre le centre macroniste et la gauche. L’enjeu de l’alliance des droites va déterminer la structuration de l’espace politique national. Unie, la droite devient le barycentre de la vie politique. Divisée, elle laisse le centre élargi sous l’autorité de Macron occuper la place de force dominante, en tant que centre de gravité du nouvel édifice politique qui repousse sur les marges les « extrêmes ». Passer le deuxième tour des présidentielles, l’épreuve des législatives s‘annonce redoutable pour la droite de rupture si elle va au combat divisée contre elle-même, minée par un affrontement dévastateur des egos et des détestations ! Le constat d’un socle de valeurs communes et le même sentiment d’urgence face aux dangers qui menacent notre pays, doivent former l’armature structurante d’une nouvelle alliance des droites qui mette définitivement fin au piège tendu par Mitterrand. Piège qui, durant quatre décennies, a empêché l’union du peuple des droites et assurer la domination idéologique de la gauche. Une recomposition aboutie redonnerait à chaque famille politique sa juste place.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Emmanuel Macron, une comète dans la galaxie Soros ?

macron soros

Quelle est la proximité idéologique entre le président de la République française, Emmanuel Macron et le milliardaire américain George Soros ? Si cette question mérite d’être posée, c’est parce que certains faits mis en lumière par l’Observatoire du journalisme en avril 2021 sont pour le moins troublants. D’un côté, un milliardaire qui ne cache pas sa stratégie d’influence libérale libertaire. De l’autre, un président de la République française qui partage de nombreuses convictions de George Soros et les met en application. Il nous a paru important de sortir de l’oubli deux articles de l’OJIM publiés l’année dernière, quelque peu remaniés, consacrés à cette question.

George Soros, agent d’influence

Faut-il encore présenter George Soros ? Pour les uns, il figure « parmi les plus grands philanthropes du monde ». Pour d’autres, il utilise sa fortune au profit d’une stratégie d’influence résolument politique.

Le journaliste d’investigation Pierre-Antoine Plaquevent a consacré un livre au milliardaire américain paru en 2018. Son ouvrage permet d’appréhender les visées de George Soros, qui, loin de se cantonner à des actions « humanitaires », se concrétisent dans le soutien à des mouvements politiques et sociaux résolument orientés idéologiquement. Cette stratégie s’illustre dans le promotion de l’ouverture des frontières, des droits des minorités sexuelles, de la dépénalisation du cannabis, du supranationalisme, dans l’aide à l’immigration clandestine, etc.

Toutes ces orientations sont promues par George Soros grâce des moyens financiers considérables déversés dans d’innombrables associations et O.N.G., plus ou moins proches du pouvoir politique des Etats concernés. C’est là le nœud du problème : George Soros met une partie de sa fortune au service de convictions qu’il veut imposer aux peuples occidentaux. Quitte à s’adresser directement aux dirigeants européens, comme en avril 2017 lorsque Soros a rencontré le Président de la commission européenne.

Dans sa croisade pour une « société ouverte », affranchie des pesanteurs du vieux monde et des repères traditionnels (frontière, famille, continuité historique des peuples, etc.), George Soros peut compter sur un relais fiable : Emmanuel Macron. Les exemples de proximité entre George Soros et Emmanuel Macron que nous avons identifiés sont en effet aussi troublants que nombreux.

1. Rothschild & Co.

Avant d’être secrétaire général adjoint de l’Elysée, ministre de l’économie puis président de la République française, Emmanuel Macron a travaillé pendant 4 ans à la banque d’affaires Rothschild & Co. Le créateur de Rothschild & Co, David de Rothschild, est un lointain cousin d’Edmond de Rothschild, qui est à la tête d’une importante banque d’affaires en Suisse. Or, comme l’Observatoire du journalisme le relevait à l’occasion d’une enquête sur David Petraeus, qui a aidé Soros au début de sa carrière ?

« La mise de fonds initiale pour sa startup, Double Eagle Fund, renommée par la suite Quantum Fund, avait été fournie par Georges KarlWeiss de la Banque Privée S.A. de Lugano, détenue par le baron Edmond de Rothschild. D’après Time Magazine, « bientôt les Rothschild et autres riches européens y rajoutaient 6 millions dollars ». De quoi monter en flèche comme l’avenir le prouvera ».

Ces éléments ne démontrent évidemment pas à ce stade l’existence de liens entre Emmanuel Macron et George Soros. Tout au plus peut-on y voir un point commun entre les deux hommes qui ont tous les deux été dans le milieu des banques d’affaires.

2. Un conseiller au parcours linéaire

Lorsqu’il était ministre de l’économie, de 2014 à 2016, Emmanuel Macron a eu comme conseiller un certain Shahin Vallée. Ce dernier a également travaillé pour George Soros sur les questions économiques et monétaires dans la zone euro. Son CV en ligne est d’ailleurs totalement transparent à ce sujet.

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Les lemmings votent Macron !

macron

Les lemmings sont de petits rongeurs du nord de l’Europe, qui ont l’habitude de se déplacer en masse et parfois de tomber dans l’eau, tous ensemble, pour s’y noyer. Mais, depuis dimanche dernier, on sait qu’en France aussi il y a des lemmings… mais de la pire espèce : l’espèce électorale.

Les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes

Les abstentionnistes constituent le premier groupe de lemmings électoraux français.

Depuis l’élection présidentielle de 2017, ils ont même proliféré en pourcentage du corps électoral : désormais ils représentent 25 % des électeurs inscrits pour le premier tour de l’élection, soit 12 824 149 lemmings exactement !

Comme leurs petits congénères à quatre pattes, on ne sait pas bien ce qui motive leur comportement.

Soit que le destin politique de la nation ne les concerne pas. Soit, que l’offre politique ne leur convienne pas ; mais comme il y avait déjà 12 candidats lors du premier tour de la présidentielle de 2022, on voit donc que ces lemmings ont l’odorat particulièrement délicat ! Soit qu’ils considèrent que les élections ne servent à rien.

Mais, ce faisant, les lemmings abstentionnistes du premier tour adoptent le comportement stupide des pacifistes qui, en refusant de porter les armes, laissent le champ libre à ceux qui en ont. Les lemmings abstentionnistes ont les mains – les pattes – pures : mais parce qu’ils n’ont ni mains ni pattes.

Les Grecs auraient méprisé ces prétendus citoyens qui refusent de s’engager et de se présenter au forum, et ils leur auraient retiré leur… citoyenneté !

Les lemmings macronphiles n’ont pas de tête

Viennent ensuite les lemmings qui ont voté pour Emmanuel Macron : 9 785 578 lemmings macronphiles exactement, soit 1 128 252 de plus qu’au premier tour de l’élection de 2017 ! Dans nos rues, on les reconnaît notamment au fait qu’ils continuent de porter un masque anti-covid ou qu’ils arborent les couleurs de l’Ukraine ou de la lutte contre le sida.

Le comportement électoral de ces lemmings est étonnant. En 2017, ils pouvaient encore invoquer leur manque d’expérience ou le caractère novateur de la candidature du « gendre idéal ». Mais cinq ans après ?

Manifestement, si les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes, les macronphiles, eux, n’ont pas de tête ! Car ils ne voient rien, n’entendent rien et ne sentent rien.

Ils n’ont rien vu du catastrophique quinquennat d’Emmanuel Macron. Ni l’explosion de l’insécurité, de l’immigration, des taxes, des prix, de la précarité, de la désindustrialisation. Ni le déclassement international de la France. Ni la répression des opposants. Ni les affaires.

Rien ! Ils n’ont rien vu, ils n’ont rien compris, ou alors tout cela ne compte pas à leurs yeux.

Tel le Zadig de Voltaire[1], les macronphiles trouvent en effet que tout va bien quand tout va mal.

Les macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie

Un micro-trottoir réalisé par TV Libertés[2] le jour du seul meeting parisien d’Emmanuel Macron, d’avant le premier tour, laisse rêveur quant à ce qui motive les macronphiles : il est bon orateur, il représente bien la France, il est beau, il a bien géré la pandémie, etc.

Les lemmings macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie ! Car ils ont quand même voté pour un candidat qui n’a pas fait campagne et qui n’a pas jugé utile de présenter un programme.

Bien sûr, il y a tous ceux qui ont bien compris qu’Emmanuel Macron était bon pour leurs affaires ou leur agenda comme ils disent. Mais ils ne sont pas 9,7 millions, loin de là !

La majorité des lemmings macronphiles votent donc par habitude, par peur du changement, ou parce qu’ils croient à la propagande et aux sondages.

Ils croient donc aussi à l’origine anthropique du changement climatique, aux vertus des vaccins de Pfizer, à la valeureuse démocratie ukrainienne, à l’immigration-chance-pour-la-France, bref à tout ce qui se dit sur BFM TV et dans la presse bien-pensante. Et bien sûr ils ont peur des extrêmes, comme on le leur inculque chaque jour, avec la haine de Poutine et la crainte de la Chine.

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