Zemmour sur la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

justice inquisition

« Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir » écrivait Jean-Yves Le Gallou en 2006. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Éric Zemmour remet ce débat sur le devant de la scène politico-médiatique !
Pour bien saisir l’importance de ce débat et fournir des arguments clairs et concis à ceux qui douteraient de l’efficacité de la peine de mort, nous publions cet article paru il y a 15 ans dans les colonnes de Polémia.

La peine de mort frappe d’effroi par son caractère implacable et définitif. Son évocation prête aux emportements passionnels et émotionnels.
Et pourtant, ce sujet symbolique requiert d’être analysé, non à travers le prisme d’une sensiblerie déplacée mais à l’échelle des principes qui légitiment l’action politique et organisent la vie en société. Il mérite aussi d’être étudié d’un point de vue pratique, sans préjugés, au regard de l’observation froide des faits.
C’est l’objet de cette communication prononcée à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006, que Polémia met en ligne.

1. L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies » et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

– les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
– les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux Etats-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

2. Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

– le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
– le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
– l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

3. La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux États-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

– Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
– Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

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Le CSA en plein délire totalitaire contre Éric Zemmour

C’est officiel depuis ce 13 septembre au matin, Éric Zemmour ne participera plus à l’émission Face à l’info dont il était la figure de proue pendant deux années. Après avoir connu un succès d’audience et d’estime considérable, il est privé de cette émission par une décision incroyablement liberticide du CSA qui a décidé de tout faire pour l’empêcher de s’exprimer publiquement d’ici sa probable annonce de candidature. Retour sur cette décision alarmante avec Pierre Boisguilbert.

Ils n’ont pas trouvé le vaccin anti-Zemmour. Le taux de transmission du virus des vérités est très important. La contamination est en croissance exponentielle. Cette drôle d’épidémie produit de plus de nombreux anticorps, mais contre le discours officiel. C’est pourquoi le système menacé dans sa doxa n’a qu’une solution, il faut confiner le soldat Zemmour. Ils pensaient que la justice s’en chargerait. Mais, pour le moment les résultats ne sont pas à la hauteur. Le pouvoir a donc eu recours à un « machin » médiatique, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). On doutait de son indépendance, on est maintenant convaincu de sa soumission.

Le CSA aux ordres

Le CSA demande aux médias de décompter les interventions de Zemmour de son temps de parole de la campagne présidentielle. Une forfaiture qui est une imbécillité, qui s’est déjà retournée contre ses auteurs et leurs inspirateurs. Zemmour est un éditorialiste et un polémiste ; l’empêcher de s’exprimer, c’est l’empêcher de travailler. Si demain il est candidat, ce serait une autre affaire mais pour le moment ce n’est pas le cas et sont donc appliquées à un non-candidat les règles réservées aux candidats. On attend avec impatience une décision décomptant du temps de Macron les éditoriaux en sa faveur dans les médias : rien qu’avec BFM TV, il n’aurait plus droit avant le vote à la parole !

Le CSA est critiqué, prudemment par Christine Kelly, ancien membre du Conseil mais, animatrice des chroniques zemmouriennes, elle passe certainement une mauvaise période. Le Conseil a aussi été étrillé par Françoise Laborde, ancien membre également du « machin », dans une démonstration aussi implacable que courageuse. On sait qu’elle est à l’opposé des idées du chroniqueur ce qui rend son réquisitoire encore plus convaincant : « Quelle honte ! Depuis quand le CSA censure les journalistes ? Ce CSA qui n’a jamais fait preuve du moindre courage, se discrédite définitivement… C’est une dérive très grave. ‘Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer.’ »

Hugo ou Lamartine ?

L’audience d’Éric Zemmour est forte et son discours porte. Il est limité cependant à ceux qui veulent l’écouter sur CNews. Or, le CSA lui donne une visibilité nationale et fait son jeu. Ce serait suspect si on ne connaissait pas la puissance la haine idéologique des bien-pensants autoproclamés à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux et surtout qui le disent. La force de Zemmour tient en une formule : « Il dit tout haut ce que Marine Le Pen n’ose même plus penser tout bas. ». Il faut donc limiter au maximum sa liberté d’expression. Car si le virus de la France Française se propage et que Zemmour passe dans les sondages les 10 %, cela pourrait tout changer. Il peut vouloir aussi se présenter uniquement pour témoigner et porter ses idées au plus haut niveau du débat politique français, la présidentielle. S’il le fait, il manifestera un courage moral très rare, car rien ne lui sera épargné.

La justice n’a pas dit son dernier mot, on traquera ses homards et ses costumes, le financement de ses soutiens, des relations sexuelles fantasmées ou inventées. Il prendra le risque de tout perdre son statut médiatique mais aussi sa vie privée, sa famille souffrira. Un suicide, lui disent certains de ses amis. Les suicides sont souvent glorieux mais presque toujours inutiles. Que reste-t-il au Japon de celui de Mishima et, en France, de celui plus récent de Dominique Venner ? Il aurait été plus utile en continuant son combat intellectuel, même désespéré. Faut-il être Hugo ou Lamartine ?

Seul Zemmour pourra apporter sa réponse et son choix, quel qu’il soit, sera honorable.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Derrière le Covid, le ras-le-bol des Français, par Michel Geoffroy

sondages référendum

L’actualité liée au Covid, sur médiatisée, tend à faire oublier que la défiance des Français à l’égard des commandements du politiquement correct et du Pouvoir n’a pas diminué, bien au contraire, comme le montrent les sondages d’opinion, y compris chez les sondeurs habituellement favorables à Emmanuel Macron.
Un avertissement pour toute la classe politique dans la perspective des élections présidentielles de 2022.

Immigration, asile et diversité : le ras-le-bol

71 % des personnes interrogées estiment que la France « compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable », un taux en hausse de sept points par rapport à une enquête similaire de l’Ifop en 2018.

64 % établissent un lien entre terrorisme et accueil des réfugiés migrants, une proportion qui a augmenté de 11 points en trois ans.

81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « mieux maîtriser l’immigration » (sondage Harris Interactive/Challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

55 % se disent aussi inquiets vis-à-vis des politiques censées encourager la « diversité », un taux en hausse de 11 points par rapport à 2018. Un sentiment progresse (+10 points en un an) : celui d’une diversité « qui génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité », une opinion partagée par 62% des sondés. Enfin, 54 % des personnes interrogées estiment que «la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs ». (« baromètre de la fraternité » de l’Ifop réalisé du 27 au 30 avril 2021).

66% des personnes interrogées se montrent favorables au fait que les étrangers condamnés à de la prison purgent leur peine dans leur pays d’origine (sondage de l’Institut d’études CSA pour CNews réalisé le 2 juin 2021).

79% des personnes interrogées sont hostiles à l’accueil de réfugiés afghans n’ayant pas travaillé avec la France (sondage Harris interactive LCI réalisé du 24 au 26 aout 2021).

Le rejet du Système

61 % des personnes interrogées ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente à l’élection présidentielle en 2022 ; 59% estiment que son bilan est mauvais (sondage Odoxa-Backbone Consulting pour le Figaro et franceinfo réalisé les 2 et 3 juin 2021).

60% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron comme de Jean Castex.54% des Français estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement gèrent mal la crise ; ils sont également largement opposés à la vaccination des enfants (63%). (Observatoire de la politique nationale BVA-Orange-RTL réalisé 25 et 26 Août 2021).

76 % des personnes interrogées jugent que “les médias ont tendance à tous dire la même chose” et que “la diversité des opinions dans les médias s’est réduite ces dernières années” . La méfiance (55%) est le premier sentiment ressenti par les Français face aux médias, devant la colère (18%), le dégoût (17%) et l’intérêt (16%) (sondage IFOP Opinion pour Flint-Média réalisé les 1ers et 2 juin 2021)

81 % des Français estiment la justice française manque de sévérité vis-à-vis des délinquants. Dans le détail, 37% des sondés sont « tout à fait » d’accord pour dire que la justice française est trop laxiste, et 44% se disent « plutôt » d’accord (sondage réalisé par l’institut CSA les 25 et 26 mai 2021)

Des opinions tranchées

43 % des personnes interrogées estiment que La France devient une dictature (sondage IFOP pour le JDD réalisé les 11 et 12 août 2021).

Seules 13 % des personnes interrogées estiment que la France est en progrès (sondage Harris Interactive/challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

Tribune reprise de Polémia

En France, l’asile pour les réfugiés afghans ou pour les islamistes ?

afghans islamistes

La récente prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans a amené nos dirigeants à présenter la France comme un refuge pour ceux qui veulent fuir l’islamisme. Notre pays est-il un havre de paix si sûr pour ceux qui refusent l’application de la charia, ou, plus simplement, qui critiquent l’islam ? A bien des égards, les belles déclarations faites par le président de la République et des membres du gouvernement ne résistent pas à l’examen des faits.

Un accueil sans limite

Lors d’une allocation télévisée le 16 août, le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué que la France allait « mettre en sécurité nos compatriotes ainsi que tous les Afghans qui ont travaillé pour la France ». Sans s’en tenir à cette annonce, il a également déclaré que notre pays allait proposer son aide « à tous les Afghans menacés en raison de leur engagement » (1).

On peut s’interroger sur le réalisme de cette position, compte tenu du nombre potentiellement considérable d’Afghans « menacés » soit physiquement soit économiquement par l’arrivée des Talibans aux commandes de l’Afghanistan. Au-delà, notre pays est-il bien placé pour être présenté comme un refuge contre l’islamisme ? Plusieurs raisons que nous présentons ci-dessous permettent d’en douter.

En France, de plus en plus de quartiers conquis par les islamistes

Notre pays est un terrain fertile pour les islamistes : la France a la communauté musulmane la plus importante d’Europe. Les ressortissants d’Afrique du nord sont les plus représentés parmi les étrangers à qui un titre de séjour et la nationalité française sont accordés chaque année (2). Notre pays est donc bien placé, si l’on peut dire, pour subir l’offensive des islamistes qui gagnent chaque jour de nouveaux adeptes. Les islamistes ne se limitent en effet pas à pratiquer leur foi. En France comme ailleurs, ils ont un projet prosélyte d’imposition d’un nouvel ordre politico-religieux.

Un universitaire, Bernard Rougier, a, dans un livre paru fin 2019, décrit méthodiquement l’emprise des islamistes dans une partie croissante de la population musulmane. C’est une véritable stratégie de conquête de quartiers à forte concentration d’immigrés qui est à l’œuvre (3). Et c’est bien en France que cela se passe.

Cette stratégie passe notamment par la création d’écosystèmes islamistes dont les fidèles partagent une vision binaire du monde, divisé entre les mécréants et les fidèles de la communauté des croyants, la « Oumma ».

Les services de renseignement auraient évalué à plus de 100 000 les tenants d’un islam radical clairement identifiés en France (4). Mais comme le révèlent notamment les travaux de l’Institut Montaigne, de plus en plus de musulmans, notamment les jeunes, placent le Coran au-dessus des lois de la République. La conception intolérante de l’islam va donc bien au-delà de ce « premier cercle » (5).

Le fait que nos dirigeants fassent, contrairement à ceux d’autres pays comme l’Autriche, preuve d’une coupable complaisance vis-à-vis de la branche « présentable » des islamistes composée par des Frères musulmans, n’y est sans aucun doute pas étranger.

La stratégie des islamistes vivant en France a également été décrite dans un rapport parlementaire paru en juillet 2020 qui pointe le « développement d’un séparatisme islamiste (qui) s’est accéléré au cours de 20 dernières années » (6). Les rapporteurs soulignent que la mise en place d’écosystèmes intégristes de plus en plus nombreux expose non seulement les musulmans à un repli communautaire, mais également à un risque de radicalisation. Ils citent plusieurs exemples de la diffusion dans la société française de normes islamisées, comme l’importance croissante de la nourriture halal, la généralisation du port du voile parmi les femmes musulmanes, etc.

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La France de Macron, une dictature post-démocratique

Macron

Depuis le forum de Polémia consacré à cette problématique en novembre 2019, la question de la dictature, en particulier de la dictature sanitaire, s’est invitée dans le débat politique, au grand dam du pouvoir et de ses soutiens. Emmanuel Macron a même cru bon de s’en défendre à plusieurs reprises[1].
Pourtant un sondage IFOP réalisé pour le JDD les 11 et 12 août dernier, montre que pas moins de 43 % des personnes interrogées estiment que la France devient une dictature, du jamais vu dans notre pays. De même, durant tout le mois d’août – ce qui est également tout à fait nouveau –, des centaines de milliers de manifestants défilent chaque samedi dans de nombreuses villes de France, au cri de « liberté », contre l’instauration du passe sanitaire et la vaccination obligatoire des enfants.
Manifestement, la question de la dictature ne se réduit pas à un fantasme complotiste…

Circulez, il n’y a rien à voir !

Vivons-nous donc désormais en dictature ?

Non, répondent à l’unisson les intellectuels médiatiques, fidèles soutiens du système.

Dans Le Parisien, Raphaël Enthoven a donné le ton : « Tant qu’Emmanuel Macron n’aura pas aboli le droit de vote, je tiendrai les gens qui disent qu’on vit en dictature pour des illuminés. C’est-à-dire des obscurantistes[2]. »

« France, la dictature que le monde nous envie », titre ironiquement de son côté un éditorial de la sérieuse Revue des Deux Mondes[3] : « la France, malgré ses imperfections, est le pays où l’État, à travers ses lois, n’est ni raciste, ni fascisant, ni islamophobe. Mais protecteur des droits individuels de chacun. Et défenseur de l’égalité hommes-femmes, des droits des homosexuels et de la liberté de conscience », lit-on sous la plume de Valérie Toranian.

Des exemples parmi d’autres, mais significatifs.

L’argumentation consiste en effet à déduire du fait que, comme le pouvoir ne revêt pas en France les formes prises par les totalitarismes européens des années trente ou par les pronunciamentos sud-américains, nous ne vivons pas en dictature.
En d’autres termes, nous ne vivons pas en dictature parce qu’Emmanuel Macron ne porte pas un uniforme ni une petite moustache comme Hitler, parce que les opposants ne sont pas envoyés au goulag ou parce que les chemises brunes ou les gardes rouges ne patrouillent pas dans les rues, la matraque à la main.
Les défenseurs de la macronie affirment aussi que nous ne vivons pas en dictature parce que les libertés individuelles seraient garanties dans notre pays par le fameux état de droit. En somme, nous ne vivons pas en dictature parce que nous avons le droit de « venir comme nous sommes » comme chez McDonald’s ou parce que nous pouvons rouler à vélo sur les trottoirs.

On n’évoquera enfin que de façon incidente ceux qui glosent à l’infini, pour noyer la question, sur le terme dictature en rappelant que, sous l’Antiquité, celle-ci n’avait qu’un caractère fonctionnel et non pas péjoratif. La belle affaire !
Ces arguties ne sauraient masquer ce que tout le monde comprend de nos jours sous le terme dictature : comme l’écrit le dictionnaire Larousse, c’est bien « le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire ».

Mais finalement tous ces commentateurs officiels nous disent la même chose : circulez, il n’y a rien à voir !

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Passe sanitaire, crédit social à la chinoise… Thales au cœur de la société de surveillance

Thalès

Mais en quoi le Great Reset a-t-il vraiment besoin du passe sanitaire pour se mettre en place ? Cette question dont on pressent l’importance grandissante depuis plusieurs semaines, et qui s’impose aujourd’hui comme la charnière explicative des politiques publiques, donne lieu à de nombreuses supputations. Il ne suffit en effet pas d’écouter les discours de la caste appelant tous à une ségrégation contre les non-vaccinés pour comprendre l’intention fondamentale de cette innovation. C’est en plongeant dans l’un des blogs de l’entreprise transnationale française Thalès que l’on comprend la stratégie d’ensemble qui se met en place, et les étapes qui suivront.

Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle mouche avait brutalement piqué Emmanuel Macron le 12 juillet lorsqu’il a annoncé la mise en place d’un passe sanitaire restreint dès le mois d’août. Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (on pense ici aux disparitions étonnantes de certains chefs d’Etat hostiles à la vaccination, qui laissent à penser que des méthodes de persuasion parfois assez violentes sont utilisées dans le milieu… l’Histoire éclaircira ces affaires).

Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt.

Thalès au cœur du passe sanitaire

C’est en allant sur le blog de l’entreprise Thales (en anglais) qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thales entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner.

Thalès écrit donc :

So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.
(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).

Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur.

Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité.

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Les 5 avantages du complotisme

complotisme

En cet été 2021, la quiétude estivale a laissé la place à la furie de la tyrannie sanitaire. D’où l’intérêt de redécouvrir ce texte publié voici quelques mois sur Polémia.

Le « complotisme » est régulièrement et violemment attaqué par le monde politico-médiatique. Si certains « complotismes » ont évidemment parfois quelques excès délirants, il n’en reste pas moins que nos « élites » sont si promptes à étiqueter ainsi toute personne s’interrogeant sur le bien-fondé de leur politique qu’il nous semble intéressant de partager ce texte de Guillaume de Rouville.

1/ Avantage Méthodologique

Tandis que l’anti-complotiste se contente la plupart du temps d’énoncer la thèse (officielle s’entend), le complotiste est contraint de travailler, d’approfondir à la fois la thèse et l’antithèse. Ainsi, le complotiste a une connaissance fine de la version officielle et des arguments de la version opposée. Cela le contraint à chercher et à ausculter plus profondément les faits, à les présenter dans un ordre cohérent et à les soumettre à un examen critique poussé.

Tandis que l’anti-complotiste n’a qu’à répéter la thèse officielle sans avoir besoin de la justifier, le complotiste est obligé de chercher des preuves solides à l’appui de ses propos et finit par acquérir une connaissance bien plus large que celle de l’anti-complotiste qui a borné son champ d’investigation parce qu’il lui suffit de citer une source « prestigieuse » pour gagner la bataille du pouvoir médiatique et la considération de ses pairs.

Que ce soit, par exemple, pour le 11 Septembre ou le réchauffement climatique anthropique, seuls les complotistes appliquent le principe du contradictoire, principe fondamental à la fois pour les journalistes, les historiens et les juges qui devraient examiner méthodiquement et en profondeur les thèses en présence avant de se prononcer sur le fond de l’affaire dont ils s’occupent. L’anti-complotiste ne voit pas l’absurdité de sa position qui consiste à penser que la version officielle est toujours la bonne (comme la raison du plus fort). Ce qui revient à interdire toute alternative, toute contradiction, toute possibilité de remettre en cause la version des faits une fois qu’elle a été estampillée par le sceau officiel et crachée sur les ondes des médias dominants.

L’anti-complotiste confine ainsi le réel dans une forme figée pour les siècles des siècles. Il se comporte comme le gardien d’une prison où les faits récalcitrants sont tenus en joug et passés à tabac, loin du regard des foules, tant que leur volonté d’indépendance et de franchise n’a pas été brisée. Il rééduque et torture les faits qui ne suivent pas ses mots d’ordre ou son catéchisme et ne les relâche dans l’arène publique qu’une fois qu’ils ont perdu leur prétention à dire leur part de vérité. Le complotiste libère les faits cadenassés qui retrouvent tout leur sens caché et leur autonomie, il les rend à l’air libre où se meuvent à leur aise la vérité et le réel.

Le complotiste n’ayant pas droit aux arguments d’autorité (par exemple, l’invocation d’un prétendu « consensus scientifique » des experts sur le réchauffement climatique anthropique) et étant soumis au feu permanent des critiques, il lui faut devenir un orfèvre dans son domaine pour pouvoir contrer un adversaire qui se contente de répéter un message univoque et balaie d’un revers de mains dédaigneux les arguments qu’on lui adresse.

Enfin, le complotiste cherche à donner du sens à ce qui, apparemment, n’en a pas toujours. Il ne se contente pas de laisser l’inexplicable inexpliqué. Si trois immeubles s’effondrent sur eux-mêmes alors que seulement deux ont été percutés par des avions, le complotiste essaie de comprendre ce phénomène étrange en convoquant des causes humaines et physiques qui sont dans l’ordre naturel des choses. Là où l’anti-complotiste, à court d’idée et d’arguments, finira pas se contenter de hausser les épaules, le complotiste, ira chercher des causes humaines (des volontés) si les causes physiques (mécanique des corps et mécanique des fluides) ne sont pas suffisantes.

De son côté, l’anti-complotiste, n’hésitera pas à réinventer les lois de la physique, juste pour l’occasion, afin de s’interdire de penser au-delà de la thèse officielle. Car, s’il devait s’aventurer sur le terrain glissant d’une hypothèse alternative, cela pourrait le conduire à devoir désigner un coupable inattendu, à découvrir un acte humain, voire une entente entre plusieurs personnes conscientes de leurs actes. Ainsi, pour expliquer l’absence de débris d’avion sur le Pentagone ou sur le site de Pennsylvanie en septembre 2001, l’anti-complotiste invoquera la possibilité que les avions se soient gazéifiés (thèse défendue par le très « prestigieux » journal Le Monde), ajoutant de la sorte quelques règles nouvelles aux lois de la thermodynamique. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit qu’un mensonge volontaire se cache peut-être derrière l’inexplicable. Dans le même ordre d’idée il en vient à voir, dans les guerres menées par les démocraties occidentales, des événements naturels que ne guident aucune pensée maléfique ni volonté humaine.

Pour résumer les avantages méthodologiques de son approche, on peut dire que le complotiste travaille plus que l’anti-complotiste, connaît mieux son sujet et les arguments des parties en présence, ne se repose pas sur des arguments d’autorité pour avancer ses idées et accumule les éléments de preuve pour justifier ses propos et donner du sens aux événements et aux faits qui se déroulent devant lui.

Ce sont là des raisons qui expliquent que les anti-complotistes ne répondent presque jamais positivement aux offres de dialogue que leur font les complotistes : ils savent, en effet, qu’ils finiront généralement déboités par les arguments de leurs contradicteurs. Pour justifier un tel refus, ils rangent volontiers leurs adversaires sous l’appellation générique et bien commode du « camp de la haine », mettant ainsi entre eux et les complotistes une sorte de cordon sanitaire émotionnel qu’il serait difficile et dangereux pour tout un chacun de rompre impunément. Cette technique de la rhétorique de disqualification utilisée à l’encontre du complotiste, à la quelle vient généralement s’ajouter des menaces et des injures, est le signe que, sur le terrain de la méthode, le complotiste vient bousculer son adversaire dans ses derniers retranchements, lorsque celui-ci est au bord de son propre gouffre intellectuel.

2/ Avantage Psychologique

Le complotiste n’a ni d’apriori ni de tabou. L’impensable est pour lui toujours pensable. Si le complotiste navigue ainsi volontiers, par méthode et par prudence, dans l’air du soupçon et ne prête sa confiance à quiconque, il traite tout le monde à la même enseigne, les puissants comme les faibles ; il les écoute avec le même degré d’attention, sans chercher à plaire ou à déplaire à leurs susceptibilités respectives. Il veut comprendre et non pas justifier.

De son côté, l’anti-complotiste est enfermé dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, ce qui lui interdit automatiquement tout un champ des possibles. Il est psychologiquement incapable d’imaginer que nos dirigeants démocrates puissent faire le mal intentionnellement. C’est bien cet apriori qui, aux yeux des complotistes, rend les anti-complotistes aveugles à la compréhension d’une part importante de notre monde. Et pour le dire plus clairement, les anti-complotistes sont dans l’incapacité de comprendre la nature et les ressorts du pouvoir (nous y reviendrons). Ils ne voient pas que le pouvoir, ontologiquement, est une physique de la contrainte et une métaphysique de la domination.

L’anti-complotiste est tellement engoncé dans cette opinion, qui est pour lui une sorte d’article de foi, qu’il ne pourra jamais concevoir que nos dirigeants puissent, par exemple, en toute connaissance de cause : (i) empêcher l’utilisation d’un remède peu couteux et efficace contre un virus, cousin de celui de la grippe, afin de favoriser une solution imaginaire et hypothétique (le vaccin) lors d’une pandémie annoncée et voulue, pandémie qui n’est pas tant le résultat d’une incompétence généralisée de nos commis en charge des affaires de l’État, que d’un chaos organisé par ces derniers comme un jeu de rôle mondialiste planétaire ; (ii) s’allier avec des mouvances terroristes islamistes pour faire tomber des régimes laïques en Lybie et en Syrie en ayant recours à des actes de terrorisme à grande échelle et en organisant le massacre et le gazage de populations entières tout en accusant le camp adverse d’en être responsable. De telles conclusions, iraient au-delà de ses forces psychologiques et l’amèneraient, sans doute, au bord de la crise de nerf et de l’hystérie.

Ainsi, pour l’anti-complotiste, la démocratie occidentale ne peut commettre de crime puisqu’elle ne peut avoir de mauvaises intentions : elle ne tue que par dommages collatéraux, jamais volontairement. Par conséquent, on ne peut lui imputer des crimes de masse, seulement des erreurs circonstancielles et contextuelles qui ont eu de tragiques conséquences humaines inattendues. La culpabilité de la démocratie occidentale ne dépasse jamais celle de l’élève qui aurait pu mieux faire.

Les anti-complotistes ne voient et n’admettent de complots que chez les terroristes musulmans ou les Russes, les Iraniens ou les Chinois, quand cela arrange leurs affaires et conforte leurs représentations du monde binaire (« eux » contre « nous »). Là, en général, aucune preuve tangible n’est exigée, il suffit à l’accusation de désigner les coupables pour emporter la conviction de la foule conformiste des bourgeois cultivés qui ne craignent rien tant que d’émettre des hypothèses et, encore plus, d’avancer des théories qui sortiraient de la vulgate publiée régulièrement dans les gazettes officielles (Le Monde, The Guardian ou le New York Times).

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Pourquoi Emmanuel Macron peut gagner (Acte II)

Macron

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. À contre-courant des commentaires du moment, Jean-Henri d’Avirac récidive sur un pronostic similaire, dans une vision pour l’heure assez iconoclaste et dont chacun mesure, y compris l’auteur, la fragilité compte tenu de l’extrême versatilité de l’électorat et de l’imprévisibilité des événements politiques ou sanitaires pouvant surgir à dix mois du scrutin.

Pourquoi paradoxalement le résultat des régionales et départementales n’est pas une si mauvaise nouvelle pour la Macronie

Derrière le taux record d’abstention se cache une démobilisation de la protestation, engluée dans une apathie hédonique post-Covid, mélange de résignation et de recentrage individualiste. Va pour un pot en terrasse pour retrouver un minimum de sourire et d’expérience sociale mais le combat politique ne trouve plus un gramme de testostérone, d’envie, d’idée. Tout se passe comme si les confinements successifs avaient stérilisé les cerveaux et avaient eu raison des dernières sentinelles de notre sens critique. Le psychodrame du pass sanitaire ravivera-t-il la rébellion ? Il est permis d’en douter… Dans tous les cas de figure, l’issue ne peut qu’être favorable au pouvoir.

La Macronie avait de toute façon anticipé cette gifle électorale, qui n’est en réalité qu’une petite claque mollassonne administrée à LREM toujours dépourvue de colonne vertébrale.

Rien de très perturbant pour un président sortant qui, pour le scrutin suprême, n’a aucune intention de lier son sort jupitérien à ce fan-club peu fiable… Son programme pour 2022, c’est lui et rien d’autre.

Très excitants pour lui en revanche, ces plateaux télé où les partis du « monde d’avant », PS et LR en tête, se sentent à nouveau pousser des ailes, sur fond de faibles performances écologistes, de déliquescence des représentations populistes… Le bis repetita est à portée de main, l’expérience en plus.

Le plus toxique et le moins ringard des candidats : avec de tels adversaires, Macron n’a pas besoin d’amis

Impopulaire, vous avez dit impopulaire ? Avec 40 % de popularité, notre Emmanuel 2 ferait bien des jaloux chez ses prédécesseurs ou même chez ses concurrents !

Voilà un homme qui aura à peu près tout raté : dès les premiers temps, sa communion de monarque républicain avec le peuple ; ses réformes promises et jamais mises en œuvre ; le cocktail sanitaire calamiteux depuis le début de la crise (masques, tests, tracking, autotests, vaccins…) ; il aura sacrifié la jeunesse sur l’autel des EHPAD et poursuivi le déclassement de la France, dégradé la figure du président, devenu groupie de drag queens ou de McFly, star du « en même temps » et de l’autocontradiction ; il aura enfin laissé s’installer un peu plus encore le Grand Remplacement doublé d’une grande insécurité sur nos territoires. Contre le peuple, il aura favorisé les thématiques sociétales portées par les minorités (LGBT…), fabriqué des comités Théodule contre les islamistes qui en rigolent encore.

Le virus de la mondialisation est bien toujours à l’œuvre dans les stratégies de ce VRP du Système, qui a bien compris qu’il s’adressait à un homo consumens avant de s’adresser à un citoyen !

Le retour de la sacro-sainte croissance (une prévision à plus 5,5 % du PIB dès cette année) fera illusion jusqu’à la présidentielle après laquelle il nous faudra bien débrancher les perfusions d’argent public.

Consommateurs d’images, nos compatriotes auront à choisir entre un Macron pur beurre, pêchu, expert, l’œil clair, capable d’un semblant de clairvoyance, d’envolées lyriques et de promesses insolites, et sa version « monde d’avant » : Xavier Bertrand, le macroniste centre droit en mode nain de jardin avec sa tenue de maçon parti en guerre contre l’extrême droite présentée comme l’enfer sur terre (son « unique ennemi » !), faisant de fait de sa pseudo-droite une sorte de purgatoire nous invitant déjà subliminalement au ralliement à la Macronie.

L’électeur ne devrait pas échapper au spectacle pathétique du tout à l’ego à droite dans un match fratricide Pécresse/Bertrand/Wauquiez/Barnier… qui s’annonce aussi palpitant qu’une compétition de ball-trap.

Autre motif de satisfaction pour la Macronie, l’effondrement (provisoire) des populismes, depuis le RN (non dédiabolisé mais déradicalisé, normalisé, lyophilisé, pasteurisé) jusqu’à LFI (islamo-gaucho-LGBTO-écolo) ; ceux-ci entrent désormais en dormition… avec en prime, pour les promoteurs d’Emmanuel 2, la délicieuse perspective de revivre un débat Macron/Le Pen en version estocade si et seulement si Mister Z ne vient pas troubler le jeu.

Et de réactiver avec moult soutiens le spectre toujours opérationnel de la droite extrême, de la bête immonde et des « heures les plus sombres de notre histoire »… un peu comme si l’OMS lançait aujourd’hui une fatwa contre la peste bubonique… Anecdotique, manipulatoire, anachronique, pathétique !

Toutefois, l’amateurisme des opposants à la fois non crédibles, peu rigoureux et excités devrait suffire à valoriser l’expérience de Jupiter sans usage démesuré d’artifices diabolisateurs.

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Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Affaire Mila, entre aveuglement et soumission

affaire Mila

Le jugement est tombé. Le tribunal de Paris a reconnu coupables de cyberharcèlement onze des douze jeunes qui avaient été poursuivis après des propos injurieux ou menaçants à l’encontre de Mila, cette jeune femme qui avait critiqué avec peu de retenue l’islam sur ses réseaux sociaux. À l’occasion de ce jugement, retour sur cette affaire avec Jacob Maxime.

Mila est cette jeune fille de 16 ans victime de harcèlement, qui a reçu des centaines de milliers de messages allant de l’intimidation aux menaces de mort. Depuis, plus aucun établissement scolaire ne veut d’elle et elle vit sous protection policière. Son crime ? Une folie en France occupée. Elle a blasphémé. Mila a osé exprimer, sans retenue, ce qu’elle pensait de l’islam et visiblement elle n’est pas de l’avis de Christophe Castaner pour qui l’islam « est une religion de bonheur et d’amour ».

Changement de focale

France Culture titrait : « Affaire Mila : sur les réseaux sociaux, la jeunesse entre liberté et harcèlement ». Voilà comment le système nous présente le débat. Le problème viendrait des réseaux sociaux et des jeunes. Parler des réseaux sociaux, qui ont été les vecteurs de ces menaces de mort, c’est l’occasion pour le système de demander leur contrôle. Le débat porte sur le fait de savoir comment modérer (comprenez : censurer) les réseaux sociaux. Nous pourrions résumer la pensée médiatique par : s’il y a du harcèlement sur Internet, coupons Internet.

Ensuite, il y aurait le problème des « jeunes », pour la caste politico-médiatique : ils ne savent pas se tenir, ils sont mal éduqués… Peut-être un manque de cours d’éducation civique ? Il faudrait plutôt se demander qui sont ces jeunes.

Qui ?

Des dizaines d’articles de presse évoquent pour l’affaire Mila « des phénomènes de bande », « la violence des réseaux sociaux », « le cyberharcèlement »… Mais les mots « immigration » et « musulman » ne sont jamais écrits. Les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen, ils ne sont pas les responsables. En 2016, le camion qui, sur la promenade des Anglais, a causé la mort de 86 personnes, lors d’une attaque musulmane, n’était qu’un moyen. Le problème ne venait pas du camion, comme le problème ne vient pas des réseaux sociaux pour Mila. Affaire Mila, terrorisme, délinquance, insécurité, baisse du niveau scolaire…, la cause majeure de tout ceci tient en un mot : immigration. Si la presse du système n’ose pas l’écrire, c’est à nous, acteurs des médias alternatifs, de le faire. Alors puisque France Info ou Le Monde refusent de le faire, je l’écris : Mila est menacée par des musulmans.

Mila, un triste avenir en perspective

Cette demoiselle l’a compris. Elle sait que des musulmans radicaux pourraient passer des menaces aux actes, comme avec Samuel Paty ou Charlie Hebdo. Encore adolescente, mais déjà avec une fatwa sur la tête, vivant dans une France occupée avec des milliers de potentiels imitateurs des frères Kouachi, Mila évoque la possibilité de sa mort (son livre Je suis le prix de votre liberté, chez Grasset, 2021).

Les républicains hors jeu

Nous évoquons aujourd’hui Mila car le tribunal vient de rendre son jugement concernant treize de ces harceleurs. Si certains sont assez naïfs pour croire en la justice, qu’ils nous expliquent comment les tribunaux vont juger les dizaines de milliers d’auteurs de menaces ?

Nous pourrions nommer ces utopistes « les républicains ». Ils croient que la République, laïque et indivisible, qui ne reconnaît qu’une seule communauté, les Français, peut sauver Mila. Avec sa philosophie et ses lois, avec ses soldats que sont les professeurs et leurs cours d’éducation civique. Mais ils n’ont pas compris que ceux qui veulent tuer Mila ne souhaitent pas appartenir à cette République et ont d’autres lois. Si nous raisonnons avec le Code civil, un gros livre rouge, eux ont un livre vert : le Coran. Le choix qui s’offre aux musulmans les plus fanatisés qui ont menacé Mila est donc celui-ci : la République promet la prison s’ils tuent Mila, le Coran promet, lui, le paradis, sans oublier la gloire qui jaillira sur le nom du tueur.

Une seule solution

Mila ne retrouvera une vie normale qu’avec la fin de l’occupation du territoire français. Une seule solution : la remigration. Rendons-nous à l’évidence, si certains musulmans sont prêts à décapiter pour des caricatures de leur prophète, ou menacent de mort une adolescente qui a critiqué l’islam, alors ils n’ont pas leur place en France. Quant à la voie judiciaire, c’est une impasse : parmi des dizaines de milliers de harceleurs, seulement quatorze ont été jugés en dix-huit mois (un individu a déjà été jugé).

Des lâches

Enfin, Pierre Sautarel, fondateur du site Fdesouche, a relevé un point intéressant. Les treize harceleurs qui ont été jugés en juin pour l’affaire Mila sont tous des provinciaux. Pourquoi le ministère public n’a-t-il pas choisi de poursuivre des habitants d’Île-de-France ? Il s’agit là d’un aveu de faiblesse du pouvoir. Juger à Paris des banlieusards, c’est risquer des émeutes incontrôlables au sein de la capitale. Ces derniers resteront donc impunis pour assurer la paix sociale. Rappelons d’ailleurs la couardise de nos dirigeants ; le ministre de la Justice Nicole Belloubet, avait fait le choix de ne pas soutenir Mila en déclarant : « L’insulte à une religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c’est grave… » Nous n’avons rien à attendre de nos gouvernants.

Texte repris du site Polémia

La candidature Zemmour au cœur de la bataille des droites

Éric Zemmour

La perspective d’une candidature présidentielle d’Éric Zemmour que nous évoquions dans un précédent article, est aujourd’hui une quasi-certitude, du moins dans l’intention. Cette candidature et ses conséquences doivent être prises au sérieux, surtout au regard des résultats des Régionales, qui esquissent les possibles recompositions à venir. Il serait cependant prématuré de tirer des leçons définitives de la dernière séquence électorale. Le paysage bouge, mais il est loin d’être stabilisé sur des bases bien délimitées.

La présidentielle n’est pas jouée

La lourde défaite de LREM et la sévère contreperformance du RN n’ont pas anéanti le scénario d’un deuxième tour Macron/Le Pen, même si la droite retrouve une certaine vigueur pour pouvoir rêver à nouveau à une qualification. À droite, Xavier Bertrand a pris une longueur d’avance comme candidat naturel de sa famille politique, mais il est encore loin d’avoir assuré sa place pour un deuxième tour, et sa déclaration intempestive au soir du premier tour des Régionales sur le fait qu’il n’avait « qu’un seul ennemi, le FN » peut lui couter ses chances de qualification en finale ! Le grand écart idéologique de la droite qui se dit « républicaine », n’est plus durable, et, par cette phrase, Xavier Bertrand a clairement signifié sa compatibilité idéologique avec le système Macron, alors qu’une part significative de l’électorat de droite rejette la Macronie.
Un sondage récent Harris Interactive montre que de nombreux électeurs de Fillon en 2017 se disent prêt à voter Le Pen. Par ailleurs, constate Jean-Daniel Lévy, directeur délégué d’Harris Interactive, 28% des électeurs de LR disent pouvoir voter pour Éric Zemmour. Autrement dit, une nouvelle offre de droite, forte et assumée, pourrait bien réduire le réservoir électoral de la droite « classique » ; ses palinodies idéologiques laissant ouvert un espace béant sur son flanc droit. C’est là que la candidature d’Éric Zemmour prend toute sa dimension.

La tentation Zemmour touche d’abord la droite LR

Comme nous l’avions écrit, le premier effet de la candidature Zemmour impacte prioritairement l’électorat de LR, ce que confirmait un sondage du média Livre Noir : en l’état, c’est l’électorat de droite pour 14%, et non celui du RN (6%) qui se dit prêt à voter pour Éric Zemmour. Toutefois, comme nous l’avons signalé plus haut, rien n’est acquis dans un paysage instable, puisque, toujours selon l’enquête de Livre Noir, 48% des sympathisants du RN déclarent qu’ils pourraient voter Zemmour, contre 21% pour ceux de la droite. En clair, a court terme, la candidature de Zemmour affaiblit plus la droite que le RN, mais, potentiellement, l’espace de Marine Le Pen apparait plus fragile. Cette dernière va être placée sous la pression de la concurrence des programmes et de l’évaluation comparée des performances des candidats. La candidature d’Éric Zemmour remet en cause le statut de Marine Le Pen de candidat naturel de la droite contestatrice.

Toutefois, même si la droite acquise au système tente de se rassurer à bon compte sur sa victoire très relative des Régionales, elle va également être soumise à la menace d’une candidature concurrente. Programme contre programme, Éric Zemmour, dont les talents de polémiste sont connus et reconnus dans les débats sociétaux, peut surprendre l’opinion publique par la qualité d’un programme économique porté par des personnalités indiscutables. Un électorat conservateur de droite, déjà séduit par son discours politique, peut basculer s’il est rassuré par la qualité « raisonnable » d’un programme économique soutenu par des autorités « qualifiées » ; ce que Marine Le Pen n’a jamais réussi à réaliser. L’électorat conservateur de droite potentiellement mobile, qui jusque-là s’est toujours tenu à distance du vote FN, se présente comme la clé essentielle du scrutin de 2022. Les 5 à 10% du corps électoral que représente cette famille sociologique détermineront le choix du candidat de droite qui se qualifiera pour le second tour. La bataille de la droite s’annonce comme l’enjeu capital de l’élection, et la candidature d’Éric Zemmour devient, n’en doutons pas, un élément déterminant de cette confrontation historique !

Didier Beauregard

Tribune reprise de Polémia

Économie. Une campagne d’opinion manipulatoire en faveur de l’immigration massive

immigration Macron

L’immigration est-elle une nécessité pour pourvoir les besoins en main-d’œuvre de l’économie française ? Sans aucun doute, oui, si l’on en croit l’intense campagne d’opinion organisée dans ce sens. Pour peu, on en oublierait que la France sort à peine d’une des plus graves crises économiques de son histoire.
En 1841, Chateaubriand soulignait dans ses Mémoires d’outre-tombe les écueils de la formation des opinions : « Tout mensonge répété devient une vérité. » La période récente illustre l’entreprise de conditionnement des esprits visant à faire accepter aux Français une immigration extra-européenne massive, une entreprise qui confine à la saturation cognitive. Les exemples qui suivent en témoignent : c’est une nouvelle fois par la répétition que la nomenklatura veut faire accepter aux Français ce que la majorité d’entre eux refuse, comme en attestent les nombreux sondages réalisés à ce sujet.

L’immigration massive est indispensable, selon la Commission européenne

La position de la Commission européenne est constante en la matière : les pays européens doivent accueillir plus d’immigrés.

En 2008, les bureaucrates européens estimaient déjà que « suite au vieillissement rapide de la société, l’Europe n’a désormais plus d’autres choix que celui de prendre des décisions courageuses, y compris dans le domaine de l’immigration, si l’on veut garantir la croissance économique et la richesse aux générations futures. […] Pour remédier [à la baisse prévisible, NDLR] de la taille de la population en âge de travailler, l’UE devra, à l’avenir, attirer plus d’immigrants et ce, à chaque niveau de compétence et de qualifications ».

Les successeurs de Jacques Delors, de Manuel Barroso et de Jean-Claude Juncker n’ont pas dévié de la ligne tracée par leurs illustres prédécesseurs.

En mars 2017, le commissaire européen aux migrations et aux affaires intérieures, Dimítris Avramópoulos, s’exprimait dans le journal suisse Le Temps : « Les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de 6 millions d’immigrés. »

Plus proche de nous, le 23 septembre 2020, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, était tout aussi catégorique : « L’immigration fait partie de ce qui rend notre continent prospère. Nous avons beaucoup d’immigration à destination de l’UE. Et nous avons besoin de ces gens, notre société vieillit. Mais nous avons aussi besoin de nouvelles voies d’immigration légale. »

Mais professer des opinions en la matière n’est pas suffisant. Plusieurs études parues durant le premier semestre 2021 visent à donner à ces positions un vernis scientifique. Il s’agit autant de produire un travail argumenté que de communiquer : ces travaux ont dépassé le cadre des cercles dirigeants et ont été très largement médiatisés. C’est un véritable festival.

Le livre vert de la Commission européenne sur le vieillissement

La Commission européenne a lancé le top départ en rendant public le 27 janvier 2021 un « livre vert sur le vieillissement ». Si ce rapport vise à mieux prendre en compte le vieillissement de la population dans l’Union européenne, il n’en oublie pas pour autant de souligner que l’une des « manières de prévenir ou de limiter les conséquences négatives du vieillissement sur notre société » est de « favoriser l’immigration légale ».

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Covid-19. Le rédacteur en chef d’un grand média allemand attaque le gouvernement

Bild covid allemagne

Dans une vidéo impensable en France, le rédacteur en chef du grand média allemand BILD attaque frontalement la politique gouvernementale de la gestion de la crise sanitaire. Dans un message centré sur la question des dommages causés aux enfants, Julian Reichelt admoneste les dirigeants allemands. François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia, a traduit ce discours en date du 27 mai dernier, merci à lui. Bonne lecture.

Parce que le gouvernement ne le fait pas, BILD demande pardon aux enfants.

Aux millions d’enfants de ce pays, dont nous sommes tous ensemble responsables comme société, je voudrais dire ce que notre gouvernement fédéral et notre chancelière n’ont pas osé dire jusqu’à aujourd’hui : nous vous demandons pardon. Nous vous demandons pardon pour un an-et-demi d’une politique dont vous avez été les victimes.

Victimes de violences, de négligences, d’isolation, de solitude de l’âme. Pour une politique et une information médiatique qui a instillé, et instille aujourd’hui encore en vous, comme un poison, le sentiment que vous représenteriez un danger mortel pour notre société.

Vous ne l’êtes pas, ne vous en laissez pas conter. C’est à nous de vous protéger, pas l’inverse.

Je voudrais l’exprimer de la manière la plus claire : ce que ce gouvernement vous a fait, ce gouvernement que nous, les parents, avons élu aussi et avant tout pour vous, et que nous n’avons visiblement pas critiqué assez pour les écoles fermées et les terrains de foot cadenassés, nous fait honte, en tant que société. Depuis le début de la pandémie en mars 2020, vingt personnes de moins de 20 ans sont mortes en Allemagne du ou avec le corona. Au cours de l’année 2020, 152 enfants de moins de 14 ans ont été tués, quarante fois plus qu’au cours de la même période de 2019.

Ils sont le signe de ce que les enfants ont vécu jusqu’à aujourd’hui dans l’isolement des pièces barricadées du confinement, dans les petits logements sociaux mais aussi dans les maisons plus spacieuses, dans l’exiguïté desquels la violence s’est déchaînée, sans refuge ni havre.

Les enfants tués représentent tous les enfants abusés et violentés, dont aucun maître d’école, aucun entraîneur de foot, n’a pu signaler les contusions et les écorchures.

« Il faut fermer les écoles en dernier, et les rouvrir en premier » : cette promesse, nos gouvernements de Berlin et dans les Länder la violent tous les jours.

Renvoyer les enseignantes et enseignants dans les écoles immédiatement – je dis bien immédiatement : cet effort ne semble pas justifié aux yeux de la chancelière Angela Merkel et des ministres-présidents, en regard de ce qu’ils ont fait subir aux enfants.

Les Biergarten sont pleins, les salles de classe sont vides.

Les Suédois n’ont jamais fermé leurs écoles. Ils ont assumé leurs responsabilités vis-à-vis des enfants. Pas nous. La ministre des enfants vient de quitter ses fonctions, prématurément, afin de pouvoir préparer sa campagne électorale à venir, sans se laisser perturber par les reproches [de plagiat] visant sa thèse. Franziska Giffey est partie, sans même laisser un post-it pour expliquer en deux phrases ce que l’on pourrait mieux faire pour les enfants. On ne peut exprimer de manière plus cynique l’indifférence que lui inspirent les personnes qui lui étaient confiées.

Mais surtout, nombreux sont ceux qui, inlassablement, ont mis en garde sur ce qui est arrivé à nos enfants – et BILD en a été. Pourtant, il ne s’est rien passé. Y a-t-il eu un sommet organisé par Merkel pour les enfants ? Non. Au lieu de cela, on a rabâché à nos enfants qu’ils allaient tuer leur grand-mère s’ils osaient être simplement des enfants, rencontrer leurs amis. Jamais personne n’a apporté la moindre preuve scientifique de cela. C’était si confortable de l’affirmer, les enfants sont sans défense et ne votent pas.

Ma question à nos politiciens est la suivante : lequel d’entre vous jettera au visage d’enfant aux jambes bleuies par les coups que la reprise des cours est l’affaire des Länder et des communes ?

Des amis me racontent le sort de leurs fils adolescents qui, jusqu’à la pandémie, faisaient du sport cinq fois par semaine, et désormais plus du tout. L’énergie de la puberté, rage et désespoir, se décharge en eux-mêmes au lieu de frapper la balle au fond des filets. Nous devons enfin comprendre que nous produisons des épaves psychiques.

Lorsque l’État retire ses droits à un enfant, il doit prouver qu’il repousse ainsi un danger immédiat et concret. Cette preuve n’a jamais été apportée. Elle a été remplacée par les messages d’une propagande désignant les enfants comme les propagateurs de la pandémie. Celui qui voulait porter la contradiction contre celle-ci n’était pas invité aux réunions d’experts de la chancellerie.

Tout ce que cela a provoqué de dégâts, je l’ai vécu personnellement, lorsque j’ai rendu visite aux héros du quotidien de « l’Arche », à Berlin-Hellersdorf. Les enfants les plus pauvres de notre opulent pays, qui y trouvaient autrefois chaque jour un cadre, à qui se confier, un refuge et de quoi manger, n’y peuvent plus venir, pendant la pandémie, qu’une fois toutes les deux semaines. Et pour cette seule raison qu’aucun politique ne s’est soucié de savoir comment on pourrait faire mieux.

Il suffit d’avoir vécu une fois cette expérience qu’un enfant de neuf ans vous dise « je t’aime. Tu es mon meilleur ami » après que vous ayez simplement joué pendant deux petites heures au UNO avec lui pour comprendre de quelle solitude souffrent ces enfants.

Il ne reste que quelques semaines d’exercice à notre gouvernement fédéral. Je l’implore de consacrer enfin, enfin, enfin, le peu de temps qui lui reste et toute son énergie à réparer tout le mal qu’il a fait aux plus jeunes et aux plus faibles. Nos politiciens devraient rouvrir les écoles et les gymnases, plutôt que les stands de campagne électorale. Sinon, ils garderont sur la conscience et laisseront dans les livres d’histoire un champ de ruines, celui des âmes des enfants.

Texte repris du site Polémia

Macron : Roland-Garros devrait être son Fouquet’s

Macron

Macron est le président des bobos. Le président des riches et des privilégiés. La preuve en a été apportée une nouvelle fois à Roland-Garros.
Le stade Chatrier a retenti des premiers « Macron président » de la campagne, accompagnés de « merci Macron » et parfois même du plus complice « merci Manu ». On se comprend entre nous non ?

L’accord présidentiel

« On partira pas, on partira pas » chantaient, peu avant la délivrance, les 5 000 spectateurs de la demi-finale entre Novak Djokovic et Rafael Nadal.
Juste après le gain du troisième set la bonne nouvelle a été annoncée au micro : « Madame, Monsieur, en accord avec les autorités nationales, le match ira à son terme en votre présence. »
Le speaker a dû s’y reprendre à deux fois pour bien se faire comprendre, et ensuite, ce fut dans les tribunes pendant les trois minutes suivantes, des chants, des danses, une Marseillaise et puis des « merci Manu ! »

On sait en effet que le président de la République en personne a donné son accord aux organisateurs du tournoi pour cette entorse aux règles sanitaires. Pourtant, il faisait du touche-touche avec Biden en Cornouailles, mais rien de ce qui concerne son pays à lui ne le laisse indifférent.

« Je voudrais remercier l’Élysée et Matignon de nous permettre d’aller au bout de ce suspense incroyable, de ce match de légende » a déclaré dans la foulée Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis, au micro de France Télévisions. Cela ne sera sans doute pas décompté du temps de parole du président et pourtant cela devrait l’être.

Lacrymogène aux Invalides

Et en même temps, comme le dit le président, aux Invalides, quelques centaines de jeunes faisant la fête sans respecter le couvre feu ni les règles sanitaires étaient dispersés au gaz lacrymogène par la police qui a tout de même autre chose à faire.
Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des groupes de jeunes en liesse avaient envahi l’esplanade, dansant, criant, la plupart sans masque et sans remercier, les ingrats, Macron.
Alma et Emma, âgées de 19 et 18 ans, venues de Colombes (Hauts-de-Seine), étaient de leur côté venues « traîner aux Invalides » dans le VIIe arrondissement de Paris, parce qu’à cette période de l’année, « c’est souvent la même chose ». « On a vu qu’il y avait de l’ambiance. Au final, ça n’a pas duré longtemps, à 23h, ils nous ont dispersés, direct. On a réussi à ne pas se faire ‘gazer’ mais on a vu des gens pris dans des nuages de lacrymos », a relaté à l’AFP Alma.

Deux pays

Elles auraient mieux fait d’aller à Roland-Garros car là-bas, pas de couvre-feu, pas d’évacuations et pas de gaz lacrymogène.

La France de Macron est celle des privilégiés de Roland-Garros, mais aussi de tous ceux qui veulent le devenir et ça fait du monde. Sa décision montre que le couvre-feu ne sert finalement à rien sauf à emmerder le peuple vulgaire et devrait être ce que le diner du Fouquet’s a été pour Sarkozy : un marqueur indélébile et destructeur.

Il n’en sera sans doute rien.

On voit bien monter dans le pays la stratégie du « Merci manu ». Le voilà l’homme jeune et moderne qui a vaincu la pandémie et a délivré les français comme De Gaulle de l’enfermement de l’ennemi. Il a gagné la guerre. Il est le seul à pouvoir, après avoir vaincu le virus, exorciser les forces sataniques qui veulent infester la république et la démocratie.

Macron président, Roland-Garros a voté. Il est en train de renverser la tendance, aidé par la gifle. Dans ce set du tournoi présidentiel, Macron a peut-être gagné un tie-break alors que sa balle aurait dû mourir dans le filet. Le match est plus facile quand on est toujours au service, sauf bien sur à cumuler les fautes comme celle de Roland-Garros… à condition que le public s’en rende compte et siffle. Tous ne sont pas à Roland-Garros, Macron aurait peut-être dû y penser…

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Les votes pour les Bobards d’Or 2021 sont ouverts !

Bobards d’Or

03/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le moment tant attendu par l’ensemble des journalistes français arrive enfin ! La cérémonie des Bobards d’Or récompense chaque année les plus beaux bobards médiatiques de l’année passée. Et cette 12e édition s’annonce très relevée. Après un dur travail de départage pour choisir les 15 meilleurs bobards de l’année, c’est à vous de jouer !

Pour pré-sélectionner les candidats qui seront départagés par le public le 14 juin prochain au Théâtre du Gymnase à Paris, une seul solution : faites votre devoir électoral !

Quinze bobards, trois catégories

Rappelons que les 15 bobards présentés au vote sont réunis en 3 catégories :

« Bobard Lives Matter » qui réunit les bobards médiatiques relatifs aux manifestations « Black Lives Matter » et les aveuglements antiracistes des médias français ou étrangers.
« Golden Bobards » qui réunit les bobards médiatiques liés à l’élection présidentielle américaine.
« Bobid-19 » qui réunit les bobards médiatiques relatifs à la crise du Covid-19.

Voici l’adresse à laquelle consulter ces bobards : https://bobards-dor.fr/bobards-dor/bobards-dor-2021/

Benzema chez les Bleus : le « vert » est dans le fruit

Karim Benzema

Le retour de Karim Benzema en équipe de France de football est très commenté par les médias et les observateurs sportifs. Pierre Boisguilbert, chroniqueur régulier de Polémia a voulu aborder ce sujet sportif… et politique !

Karim Benzema est de retour en équipe nationale française pour l’Euro. Cette décision très inattendue du sélectionneur Didier Deschamps a été saluée comme un événement formidable et positif par la presse, et pas seulement sportive. On remarquera que le Franco-algérien n’a pas remercié Deschamps : il a remercié Dieu. C’est au moins clair, il va rajouter encore un peu plus de vert, couleur de l’islam, dans le bleu de notre « onze ».

« Mon cœur est en Algérie »

Didier Deschamps prend un risque : ce retour va certainement provoquer des changements de stratégie de jeu et va exacerber certaines rivalités et vanités.
L’autre danger, c’est pour l’état d’esprit. Car certaines déclarations de Benzema sont gênantes. L’homme qui refuse de chanter La Marseillaise affirme que s’il a fait sa carrière, son « cœur est en Algérie ».
Un homme bien dans la lignée indigéniste, qui accusait l’entraineur de l’avoir écarté en cédant à la « pression d’une France raciste ». C’était diffamatoire mais, aujourd’hui, Deschamps n’aurait-il pas cédé a des pressions plus réelles et plus forte imposée par les idéologies victimaires dominantes ?

Karim Benzema avait été évincé de l’équipe nationale suite à l’affaire de la sextape de son coéquipier en sélection Mathieu Valbuena. Une affaire qui aurait donné lieu à une tentative de chantage et donc d’extorsion de fonds. Karim Benzema, qui sera jugé en octobre, réintègre ainsi les Bleus après six ans d’absence et de multiples controverses.
Retournement d’autant plus étonnant que le sélectionneur national semblait éternellement fâché avec le buteur du Real Madrid. On verra bien le résultat du retour de ce très bon joueur sur le terrain, mais peu exemplaire pour les jeunes et résolument situé dans la ligne racialiste du Guadeloupéen Lilian Thuram — dont Deschamps, de façon aussi inattendue, a aussi sélectionné le fils.

« L’ethnicisation » du foot

En 2016, lorsque le joueur formé à Lyon n’est pas repris pour l’Euro de football, il déclare au journal espagnol Marca : « Deschamps a cédé sous la pression d’une partie raciste de la France. »
Réaction de Nicolas Sarkozy, qui n’est alors plus président, au micro de RTL : « Je trouve tout ça désolant pour le sport, pour la fête qu’est l’Euro, pour le football qui est ainsi politisé… C’est le résultat d’un communautarisme militant, encouragé par ce gouvernement depuis quatre ans. Le gouvernement et notamment François Hollande, a joué avec les communautarismes, a poussé les Français les uns contre les autres. »

En 2016, François Hollande, alors à l’Élysée, s’épanche dans le livre de confidences Un président ne devrait pas dire ça. Il admet que « moralement, ce n’est pas un exemple, Benzema » et regrette la « communautarisation » la « segmentation », « l’ethnicisation” de l’équipe de France de football.

Tout cela n’a fait que s’aggraver dans notre société archipélisée.

Emmanuel Macron déclare quant à lui : « J’ai perçu cette affaire comme devant être traitée au bon endroit par les bonnes personnes. Je suis président de la République, pas sélectionneur de l’équipe de France. J’adore le football […] mais à la fin, celui qui est en charge de choisir son équipe, c’est Didier Deschamps, ce qui n’enlève rien aux qualités de Karim Benzema qui rayonne dans le championnat espagnol depuis plusieurs années. Mais il y a un cadre et des règles. Et le sélectionneur sait que même un joueur très talentueux, si ça ne prend pas avec le collectif, cela peut tout désagréger.»

A-t-il changé d avis ? Le « en même temps » lui permet d’avoir des sincérités et des analyses successives et opposées.
Benzema rentrera-t- il dans le cadre et les règles en respectant le collectif et l’esprit d’une équipe nationale française ?
Attendons les prochains buts, ou les prochains cartons rouges, sur le terrain.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Ceuta, Grèce, Mayotte : l’immigration extra-européenne comme arme géopolitique

immigration ceuta

Lundi 17 mai, près de 6 000 clandestins venus du Maroc ont gagné l’enclave espagnole de Ceuta, située au nord de l’Afrique. Cet afflux massif, qui présente toutes les caractéristiques d’une invasion, est une nouvelle illustration de l’utilisation par certains gouvernements de l’immigration clandestine comme moyen de pression géopolitique. Dans le cas présent, les autorités marocaines ont, en laissant des milliers de migrants passer la frontière, souhaité protester contre l’accueil par l’Espagne d’un leader du Front Polisario pour s’y voir prodiguer des soins médicaux.
Découvrez cette analyse de Paul Tormenen.

L’immigration clandestine, outil de déstabilisation

Les exemples de tentatives de déstabilisation par l’arme migratoire ne manquent pas dans les dernières années. De la simple menace à la mise à exécution, ces opérations laissent les pays européens très souvent désemparés.

L’État islamique menace d’envoyer 500 000 migrants à partir de la Libye

En 2015, l’État islamique menaçait d’envoyer en Europe 500 000 migrants à partir des côtes africaines en cas d’intervention des pays européens en Libye. Selon des écoutes téléphoniques, l’instrumentalisation des migrants envisagée par Daech comme « arme psychologique » vis-à-vis des populations et de gouvernements européens ne faisait aucun doute. L’État islamique entendait ainsi empêcher l’envoi de militaires de pays européens, notamment italiens, dans ce pays pour y endiguer sa politique d’annexion de territoires.

Si la menace de l’État islamique n’a pas été mise à exécution, la prédiction de Mouammar Kadhafi, que, sans son contrôle des départs des côtes libyennes, la mer Méditerranée se transforme en « mer de chaos », s’est en partie réalisée : certaines îles (Lampedusa, etc.) et villes européennes apparaissent totalement dépassées par l’ampleur et les effets de l’immigration clandestine arrivée par la voie maritime.

À Mayotte, l’immigration clandestine bien utile à l’Union des Comores

Dans l’archipel des Comores, l’immigration clandestine est un élément clef dans les tensions entre Mayotte et les îles voisines de l’Union des Comores. Les différences de niveau de vie entre les territoires poussent de nombreux habitants des Comores à affluer sur l’île française de Mayotte. L’accord conclu en 2019 entre l’Union des Comores et la France pour organiser le retour des clandestins arrivés à Mayotte ne parvient que faiblement à juguler cette immigration incontrôlée.

Un député mahorais n’hésite pas à affirmer que les Comores utilisent « l’immigration clandestine comme une arme de destruction massive de tout développement » de Mayotte. On peut en effet se demander si, en laissant le chaos s’installer dans l’île française sous l’effet d’une immigration clandestine massive, les autorités comoriennes ne parient pas sur un « lâchage » par les autorités françaises de ce territoire d’outre-mer.

Erdogan lance les migrants à l’assaut des frontières grecques

Dès le mois de mars 2017, à peine un an après avoir corédigé un communiqué commun engageant son pays à surveiller la frontière avec la Grèce, le président turc T. Erdogan a commencé à menacer les pays européens de laisser passer massivement vers l’Europe les migrants présents sur son territoire. Le début de l’année 2020 a été marqué par la mise à exécution de cette menace.

Alors que, depuis quelques années, les flux de clandestins à destination de la Grèce ne faisaient qu’augmenter, les vannes ont été franchement ouvertes à partir de la fin du mois de février 2020 et l’annonce « officielle » par le gouvernement turc de l’ouverture de la frontière gréco-turque.

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