Après le confinement, la submersion migratoire ?

Le rétablissement progressif des déplacements internationaux risque d’entraîner un afflux massif de clandestins. Cette prévision n’émane pas de dangereux conspirationnistes mais d’organisations internationales « respectables ». Face à ce péril, le gouvernement français semble désarmé. Pire, son inaction rend possible la submersion migratoire du pays.

Dans la période de l’après-confinement qui s’ouvre, le rétablissement progressif des transports aériens, maritimes et terrestres en Europe devrait être accueilli comme une bonne nouvelle. Pour au moins une raison, cela n’est pas le cas. Le retour à la normale risque en effet d’entraîner un afflux de clandestins en France. De nombreuses conditions sont réunies pour le rendre possible.

La situation migratoire vue par des institutions internationales

Trois récentes communications viennent coup sur coup rappeler aux Français une dure réalité que le confinement aurait pu faire oublier : de très nombreux extra-Européens attendent leur heure pour venir clandestinement en Europe et en particulier en France.

La première communication est un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai (1). Si les rédacteurs du rapport constatent que le confinement a entraîné une forte baisse des demandes d’asile en Europe en mars 2020, ils rappellent néanmoins que l’émigration « liée à l’asile » vers l’Europe avait fortement augmenté durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière : + 14 %. L’institution financée par l’Union européenne estime très vraisemblable que la dégradation de la situation sanitaire dans les pays du tiers-monde en raison de la pandémie du coronavirus entraîne une forte augmentation du nombre de candidats extra-européens au départ pour l’Europe. La suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique est également soulignée par les rapporteurs, ainsi que le risque d’une résurgence de cette mouvance et de ses funestes projets, dont l’Europe pourrait être le terrain d’opération.

Le 14 mai, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publiait un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale (2). L’institution fait non seulement le constat que celle-ci a continué pendant le confinement instauré dans les pays européens. Elle estime également très prévisible que le chômage et la récession dans les pays du tiers-monde entraînent un regain de l’activité des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, comme cela s’était produit après la crise financière de 2008.

Plus récemment, l’Agence européenne de police criminelle Europol soulignait dans un communiqué de presse du 15 mai plusieurs conséquences aux restrictions de circulation (3). L’une d’entre elles est une demande accrue de clandestins dans le secteur agricole, dont une partie de la main-d’œuvre est retournée au pays. Les représentants d’Europol soulignent également une adaptation et une agressivité accrue des passeurs et des trafiquants d’êtres humains, qui pourraient se déployer à l’occasion du rétablissement des transports internationaux.

Il n’y a pas que les passeurs qui piaffent d’impatience. Ce sont des centaines de milliers, voire des millions, de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest à partir notamment de la Libye (4), de la Turquie, du Maroc et des Balkans (5). Dans ce contexte, tout signe de laxisme est guetté avec attention. Des signes qui ne manquent pas ces derniers temps, en particulier venant de France.

La France désarmée

La presse s’en est fait l’écho, les arrestations de personnes en situation irrégulière en France semblent réduites à la portion congrue. De nombreux centres de rétention administrative destinés à retenir les clandestins avant leur expulsion ont pratiquement été vidés, « pour raison sanitaire » (6). Comme s’il fallait ajouter une autre incitation à venir clandestinement dans notre pays, le gouvernement pratique à tout-va les régularisations appelées pudiquement « admissions exceptionnelles au séjour ». De 2015 à 2018, ce ne sont pas moins de 149 680 clandestins qui ont été régularisés (7). L’appel d’air suscité par cette mesure est considérable. Même en situation normale, le gouvernement français est un des pires pays européens en matière de retours forcés : seuls 15 % des obligations de quitter le territoire ont effectivement été exécutées en 2018 (8).

L’Union européenne n’est pas en reste

Pendant ce temps, des membres des institutions européennes multiplient les déclarations et parfois les mesures qui aboutissent à affaiblir la maîtrise des flux migratoires par les pays européens.

Le 16 avril, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé que les migrants recueillis en mer, notamment par les bateaux des O.N.G., ne soient plus ramenés en Libye, ce qui était pourtant déjà rare, et que la coopération avec les garde-côtes libyens soit rompue (9).

Le 30 avril, de nombreux députés européens plaidaient pour faciliter la migration et l’asile par des voies légales et sûres, appelées « couloirs humanitaires ». En pleine paralysie d’une partie de l’économie européenne, les députés de gauche justifiaient cette position pour « combler les besoins du marché du travail » ! (10).

La présidente de la Commissaire européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas en reste. Elle vient de rappeler aux pays européens de l’U.E. le principe du non-refoulement des migrants et la nécessité de continuer les opérations de « relocalisation » (11).

Pour parachever le tout, c’est l’opération Sophia, initialement chargée par l’Union européenne de lutter contre les passeurs convoyant des migrants de Libye en Italie, qui a été récemment réorientée vers le contrôle de l’embargo sur l’importation d’armes en Libye (12).

En renonçant au peu d’outils qu’il avait dans la lutte contre l’immigration clandestine, le gouvernement français apparaît totalement désarmé au sortir du confinement. L’Union européenne ne fait qu’ajouter à ce désarmement qui est également moral. Les pays de l’est de l’Europe montrent qu’une autre voie est possible. C’est paradoxalement au pire moment, en pleine crise économique, que risquent d’arriver des cohortes de clandestins qui n’auront souvent comme seul viatique que les aides sociales versées par un État criblé de dettes. Dans ces circonstances, le virage « social » du président Macron ne peut qu’inquiéter.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

(1) « EASO Special Report : Asylum Trends and COVID-19 ». EASO. 7 mai 2020.
(2) « How COVID-19 restrictions and the economic consequences are likely to impact migrant smuggling and cross-border trafficking in persons to Europe and North America ». UNODC. 14 mai 2020.
(3) « Migrant smugglers and human traffickers to become more ruthless and clandestine, says new Europol report ». Europol. 15 mai 2020.
(4) Estimation de 650 000 migrants attendant en Libye dans « L’Algérie renonce au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye ». L’Économiste maghrébin. 27 avril 2020.
(5) « Top Hungarian official says 100 000 migrants gathering on Balkan Peninsula ». Voice of Europe. 3 décembre 2019.
(6) « En Europe, l’asile en suspens, les flux migratoires à l’arrêt ». Le Monde. 18 avril 2020. « Les centres de rétention face au Covid-19, une bombe à retardement ». La Vie. 31 mars 2020. « Centres de rétention : étrangers et policiers face au coronavirus ». Dalloz actualité. 19 mars 2020. Jugements de libération de clandestins des cours d’appel de Rouen, Bordeaux, Paris, Lyon. « L’État sommé de rétablir le guichet de l’asile, gelé depuis le début du confinement ». Le Figaro. 23 avril 2020.
(7) « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères ». Cour des comptes. 5 mai 2020
(8) Cf. note (7).
(9) « States should ensure rescue at sea and allow safe disembarkation during the COVID-19 crisis ». Conseil de l’Europe. 16 avril 2020.
(10) « Les députés européens demandent l’arrêt de l’aide aux garde-côtes libyens ». Mer et marine. 29 avril 2020.
(11) « Communication de la commission ». Commission européenne. 17 avril 2020.
(12) « L’UE va remanier l’opération “Sophia” pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye ». Euractiv. 22 janvier 2020.

Covid-19. Sous l’eau qui dort, la lame de fond de la révolte ?

Pierre Lours, essayiste et romancier, auteur de La Révolte des silencieux, perçoit, sous l’apparente acceptation du confinement par les Français, des raisons de croire en leur volonté de restaurer la France.

On peut s’étonner de la docilité des Français face aux restrictions sans précédent de leurs libertés, les plaçant de facto en résidence surveillée sous la garde des forces de l’ordre, à coups d’amendes et de peines de prison en cas de récidive.

Nos concitoyens sont réputés allergiques aux contraintes mais « en même temps » ils semblent résignés au bon vouloir de gouvernants qui les enferment pour contenir le virus mais surtout leur légitime colère devant l’impuissance des autorités à anticiper une pandémie pourtant annoncée dans tous les plans prévisionnels civils ou militaires.

Obéissants, les Français !… Et, pourtant, furieux de voir que depuis dix ans l’État a ânonné la gestion d’un mauvais comptable qui, en « économisant » des masques, des lits de réanimation, des tests pour quelques centaines de millions, génère une perte de quelques centaines de milliards d’euros puisqu’il a été forcé d’adopter la solution moyenâgeuse à sa disposition, le confinement.

Et n’oublions surtout pas d’ajouter un tragique passif à ces mauvais gestionnaires prétentieux, quelques dizaines de milliers de morts et combien de drames futurs apportés par la crise économique qui va nous bousculer, si elle ne nous ruine pas.

Mais alors que font nos apparemment soumis et « en même temps » indomptables Français ? Ils grognent… et se confinent avec patience, écrasés par la masse des médias asservis et asservissants, médusés et apeurés par un virus qui leur rappelle qu’ils sont mortels.

Bouillon de culture

Ils laissent passer l’orage viral, se rendent provisoirement aux exigences des tristes réalités. Outre la peur de la mort et des sanctions, certains se persuadent, avec Napoléon, qu’un mauvais chef est préférable à pas de chef du tout pour affronter les épreuves, ou tout au moins limiter les dégâts en attendant une meilleure fortune faite de meilleures circonstances et d’un meilleur berger.

D’autres savent, comme Descartes, que, lorsqu’on est perdu dans une forêt, il faut choisir une direction et surtout ne pas en changer… on finit toujours par sortir du bois ! D’autres encore sentent que l’instinct grégaire permet de maintenir une cohésion élémentaire mais protectrice, comme le sait un troupeau de buffles face aux prédateurs. Peut-être sont-ils aussi victimes d’une sorte de syndrome de Stockholm qui pousse des victimes à « aimer » celui qui menace leur vie, pour gagner du temps, l’amadouer et l’attendrir, pour profiter un jour d’une inattention et lui fausser compagnie ?

Il faut dire aussi que les moyens de répression, de propagande et de manipulation sont nombreux et pesants. Ils sont d’autant plus efficaces que la peur est un moteur inégalé pour diriger une foule, certes constituée d’individus confinés chacun chez eux mais rassemblés par les liens des médias soufflant en permanence l’air qu’il faut chanter.

Mais il n’est pas de mensonges résistant éternellement à la vérité et aux exigences de la réalité et du temps. Les réseaux sociaux permettent (jusqu’à quand ?) une certaine liberté d’expression, des prises de conscience et des rassemblements intellectuels capables de mettre en échec l’information formatée des médias inféodés au pouvoir. Par exemple, une large majorité des Français sait que la politique du gouvernement est principalement tributaire de la pénurie de masques et n’est qu’une pitoyable mascarade dictée par des masques en rade ! Ils ont compris aussi que le futur déconfinement partiel est décrété pour sauver l’économie en prenant des risques sur la santé des Français compte tenu toujours des moyens insuffisants pour lutter contre la maladie.

In vivo, in vitro

Mais un pouvoir maniant l’artifice opportuniste du « en même temps » peut faire illusion et occuper le terrain quand les intérêts vitaux ne sont pas en lice. En cas de crise ou de guerre, il n’est pas crédible et perd sa légitimité. L’heure des marquis poudrés des cabinets et des états-majors est arrêtée. Un maître du temps est celui qui sait trancher vite et fort, choisir une stratégie imparfaite mais qui sauvera l’essentiel ; celui qui s’affranchira de ceux qui l’on fait roi ; celui qui désigne l’ennemi et ne tolère pas d’alliés approximatifs. Un chef doit avoir de bons réflexes, suivre son instinct, se passer des certitudes confortables et prudentes. Les manettes n’ont rien à faire dans les mains de bureaucrates gâtés hautement diplômés, occupant malheureusement des fonctions politiques de décision.

Un chef de guerre n’est pas un homme de cabinet. La comparaison du professeur Raoult avec les « scientocrates » qui le critiquent est éclairante. L’un est opérationnel, les autres sont des rouages d’états-majors. L’un donne dans l’urgence des soins attentifs et efficaces aux malades quand les autres envisagent prudemment une maladie dans un confortable cadre expérimental. L’un brave les interdits pour sauver des vies, les autres ont le petit doigt sur la couture du pantalon pour sauvegarder leur conformisme scientifique, leur tranquillité et leur carrière. Raoult est in vivo, les autres in vitro.

Aussi les Français attendent et espèrent qu’émergent de cette épreuve un nouvel état d’esprit et un nouvel élan. On peut comprendre leur prudence. Ils conduisent leur vie au milieu des craintes de la maladie, des inquiétudes économiques et des contraintes répressives exceptionnelles déployées par l’État, à l’instar de ce qu’il a déjà fait avec les Gilets jaunes. Mais il arrive immanquablement que « l’esclave » considère qu’il n’a plus rien à perdre à se défaire du maître inutile et nocif. La révolte des Gilets jaunes a été une avant-première de ce qui pourrait advenir si le système politique n’a pas l’intelligence et la lucidité de refonder les valeurs, les buts de notre société et la confiance.

L’affaiblissement des peurs, la lassitude de l’attente d’un jour meilleur, l’apparition d’une alternative crédible en la personne d’un chef déterminé, la fatigue des forces de l’ordre qui constatent dans leur vie de tous les jours le décalage entre les mesures politiques et la montée des colères, une lucidité accrue des citoyens, forgée dans l’épreuve, tous ces éléments se conjugueront pour accoucher d’une nouvelle dynamique qui renversera les pouvoirs établis, qui retournera les foules.

L’eau qui semble dormir cache une lame de fond. L’histoire enseigne qu’il ne suffit pas de donner du pain et des jeux pour assurer à long terme la pérennité d’un pouvoir. Quand apparaît une crise qui incube depuis des dizaines d’années, ce ne sont pas ceux qui en sont la cause qui peuvent guérir les conséquences.

Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes pour s’attirer des bénéfices et s’exonérer de ses responsabilités. Au mieux, il ne reste qu’à reconnaître son impuissance et ses fautes avant de s’éclipser théâtralement avec panache, cédant les rênes qu’on n’a pas su tenir et redonnant enfin la parole au peuple.

Pierre Lours

Texte repris du site Polémia

La France confinée contre la France en gilet jaune, par Michel Geoffroy

La révolte des Gilets jaunes a commencé en 2018. Celle de la France profonde qui ne voulait pas disparaître. Celle qui bravait tout pour se faire, croyait-elle, entendre de la France d’en haut.
Mais en 2019, la France d’en haut n’a pas hésité à faire taire les Gilets jaunes à coups de matraque, d’yeux crevés et de poursuites judiciaires. La France du coronavirus lui a succédé en 2020. Ce n’est pas la même France, à l’évidence.

La France confinée, c’est la France que préfère Emmanuel Macron : celle qui accepte tout, se soumet à tout, gobe tout et en redemande !

La France cocue et contente

La France confinée supporte plutôt bien le confinement sans précédent qu’on lui a imposé, c’est-à-dire la privation de ses libertés. Elle ne doit pas trop craindre pour son chiffre d’affaires ni pour ses économies. Et le soir elle fait sagement son jogging ou son vélo, comme on le lui a autorisé.

La France confinée applaudit bien fort comme on le lui a dit, vers 20 heures, les personnels de santé.

Quand on applaudit c’est qu’on est content.

La France confinée est donc satisfaite des hôpitaux publics chers, mal gérés et tiers-mondisés. Elle se satisfait de ceux qui considèrent qu’il ne faut pas prendre en charge les personnes âgées parce qu’on n’a pas assez de moyens de réanimation. Elle applaudit ceux qui laissent mourir les seniors dans les EHPAD. Elle est contente de tous ces experts médicaux qui depuis deux mois disent à peu près tout et son contraire sans discontinuer et avec un aplomb magnifique, mais en blouse blanche, ce qui change tout. Elle est contente de l’absence de tests et de moyens de protection pour la population.

Chaque soir, elle est contente et elle applaudit ! Comme on rit sur commande dans les émissions télévisées. La France confinée, c’est la France comme Emmanuel Macron la souhaite : cocue et contente !
La France bon public

La France confinée écoute sagement le président de la République et ses ministres : ils étaient, paraît-il, plus de 36 millions – 36 millions ! – devant les petites lucarnes, le 13 avril, pour écouter Emmanuel Macron prendre plus de vingt minutes pour annoncer la fin du confinement à partir du 11 mai, enfin peut-être, si tout va bien, selon les cas. Et pour s’autoglorifier comme à son habitude.

Mais la France confinée ne se lasse pas. Elle est bon public.

À peine levée, elle allume son poste où on lui déverse son lot de catastrophes quotidiennes et cela durera toute la journée. Jusqu’à ce que le directeur général de la Santé égrène – y compris en langage des signes pour que personne ne rate rien – son lot quotidien de morts : ça augmente, ça baisse, la courbe d’augmentation diminue, ça baisse plus vite.

Jérôme Salomon c’est le bulletin météo en plus strict, mais ça plaît !

La France confinée écoute sans plus de réaction les ministres qui prédisent un chômage de masse, une crise digne de celle de 1929 ou de nouveaux impôts, comme si tout cela n’était pas de leur fait.

Elle boit les paroles des experts cathodiques qui expliquent que, même guéri, on sera malade, qu’il va y avoir une nouvelle vague de virus, qu’il n’y aura pas de vaccin avant longtemps, que la chloroquine est dangereuse, que les masques seront difficiles à laver, que l’eau sera polluée, que c’est la faute au pangolin, ou au laboratoire secret des méchants Chinois…

À côté de cette avalanche de catastrophes cathodiques quotidiennes, Greta Thunberg fait vraiment petit bras désormais !

La France qui tombe

On disait les Français indociles. Mais aujourd’hui les indociles se trouvent plutôt dans les banlieues de l’immigration. Pas dans la France confinée.

Lobotomisée par deux mois de mensonges, de propagande et de peur, cette France accepte tout, se résigne à tout et n’objecte rien. Ni les églises fermées, ni les élections reportées, ni le 1er Mai supprimé pour cause de distanciation sociale, ni les volte-face incessantes du gouvernement.

La France confinée fait tout ce qu’on lui dit : aller voter, rester chez soi, ne-pas-porter-de-masque-cela-ne-sert-à-rien, en porter et en fabriquer soi-même désormais, respecter la distanciation sociale. Elle croit que demain sera différent et que le Système va changer comme par enchantement.

Les sondages montrent certes qu’une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement dans la gestion de l’épidémie. Mais les sondages ne sont pas les élections et ce n’est pas pour autant que, tous les soirs, la France confinée n’écoute pas religieusement, devant sa télévision ou son portable, les mêmes se répandre en long et en large.

La France confinée se résigne déjà un déconfinement qui n’en sera pas vraiment un. Elle fabrique activement les masques qu’on lui a promis depuis deux mois. Demain, elle fabriquera sans doute son propre gel hydroalcoolique ou ses médicaments avec le même zèle, en regardant des tutos. Elle s’est habituée à faire la queue partout, et aux restrictions dans les magasins. Elle s’est habituée aux contrôles de police et de gendarmerie.

La France des Gilets jaunes se révoltait. La France confinée est déjà mûre pour une longue servitude.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

De l’urgence d’arrêter l’immigration après la période de confinement

Depuis que le coronavirus s’est propagé dans le monde, de nombreux gouvernements ont pris des mesures de restriction des déplacements. En France, elles ont été trop tardives et n’ont pas empêché une progression rapide de l’épidémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces restrictions amènent à une remise en cause du dogme de l’ouverture des frontières et de l’immigration de masse. De nombreux exemples nous montrent qu’il n’en est pour l’heure rien. En dépit de déclarations de façade, nos dirigeants ne veulent rien lâcher de leur idéologie sans frontières. Pourtant, à l’issue de cette période de réclusion, il y aura urgence à inverser les flux migratoires.
Découvrez cette tribune de Paul Tormenen.

La condamnation de pays d’Europe de l’Est

Hasard du calendrier, en pleine période de propagation du coronavirus, trois pays d’Europe de l’Est, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont été condamnés le 2 avril par la Cour de justice de l’Union européenne pour n’avoir pas pleinement pris leur part à la répartition de migrants extra-européens décidée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015, en pleine « crise des migrants » (1).

Si cette condamnation n’est pas assortie de peines, elle illustre néanmoins la volonté intacte de la Commission européenne de contraindre les États membres à participer à la submersion migratoire qu’elle organise. Le président Macron est très en pointe pour réclamer non seulement un mécanisme de répartition automatique des clandestins arrivant sur les côtes européennes, mais également des sanctions contre les pays qui le refuseraient (2).

Au-delà de cette décision de justice, l’ardeur de nos dirigeants à organiser une immigration de masse est à peine freinée par la pandémie du coronavirus. Elle s’illustre tant en ce qui concerne l’immigration « administrée » qu’en ce qui concerne l’immigration illégale.

L’immigration administrée

En toute discrétion, plusieurs pays, dont la France, se sont engagés récemment à accueillir près de 1 600 jeunes clandestins présents en Grèce. C’est une nouvelle fois le critère de vulnérabilité qui est mis en avant par la Commission européenne pour imposer l’immigration clandestine. Des titres de la presse quotidienne régionale parlent ainsi d’« enfants » que vont accueillir plusieurs pays européens (3).

On le voit, la manipulation de l’opinion est aussi menée sur le terrain sémantique, avec un choix des mots illustrant des migrants avant tout vulnérables qu’il serait inhumain de ne pas accueillir. Les mineurs étrangers sont appelés des « enfants », les clandestins sont tous des « réfugiés ». Un chantage affectif qu’utilisent de leurs aveux mêmes des femmes qui arrivent enceintes sur le sol européen pour se voir proposer des prestations sociales (4).

L’Italie ferme ses ports, mais pas aux migrants

L’annonce par le gouvernement italien de la fermeture de ses ports pendant la durée de l’épidémie du coronavirus ne doit pas faire illusion (5). Cette décision, qui concerne également les bateaux des O.N.G. qui recueillent des clandestins en mer, ne met pas fin au pont maritime entre la Libye et l’Italie. Les arrivées sur l’île de Lampedusa sont toujours très nombreuses (6). Le bateau Alan Kurdi de l’O.N.G. Sea-Eye continue de croiser en Méditerranée, en dépit des critiques du gouvernement maltais qui estime que cette action encourage le trafic d’êtres humains (7).

De retour en mer après une courte pause, l’Alan Kurdi a recueilli, le 6 avril, 150 clandestins qui ont été placés en quarantaine sur un autre bateau près des côtes italiennes, en l’attente d’un débarquement.

Cet accueil entretient l’appel d’air et illustre l’absence de volonté du gouvernement italien de combattre fermement l’immigration clandestine. Celui-ci n’invoque qu’un motif sanitaire pour refuser, à des bateaux étrangers, l’accès à ses ports. Il ne remet aucunement en cause tant l’arrivée de clandestins sur son sol que la répartition administrée des migrants dans les différents pays européens.

L’immigration illégale continue

En raison de bonnes conditions climatiques, les arrivées de bateaux chargés de clandestins sont toujours nombreuses sur l’île de Lampedusa, ce qui provoque des protestations d’une partie de la population (8). En Tunisie, la baisse des traversées vers l’Italie commence à se faire sentir. Des repris de justice souhaitant émigrer en Europe sont contraints de « jouer les prolongations » au Maghreb (9).

En Grèce, les tentatives d’intrusion de « migrants » téléguidées par le président turc Erdogan ont largement échoué. Mais cela ne semble que partie remise, les autorités grecques suspectant le gouvernement turc d’affréter six cargos pour convoyer des migrants vers les côtes grecques (10). Pendant ce temps, le coronavirus continue sa propagation. Un deuxième camp de migrants vient d’être mis en quarantaine (11).

En Espagne, à Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique, les agressions par des migrants à la frontière contre la Garde civile continuent, même si l’on constate une légère baisse des intrusions (12).

Tous ces exemples montrent que, sans une volonté ferme des dirigeants européens, l’immigration clandestine est prête à de nouveau déferler à l’issue de la période du confinement.

Pour lire la suite, c’est ici !

Le coronavirus, révélateur de la faillite de la classe dirigeante française

Afin de lutter contre la pandémie du coronavirus, le gouvernement a imposé aux Français une réclusion à domicile. On aurait pu s’attendre à ce que l’urgence sanitaire et la période de confinement agissent comme un buvard sur les taches de la société française. Bien au contraire, la quarantaine agit comme un révélateur de nombreuses faillites que connaît notre pays, des faillites auxquelles les classes dirigeantes qui se sont succédé au pouvoir en France depuis plusieurs décennies ont méthodiquement contribué.

Pendant que l’on soigne en urgence des milliers de Français, le confinement imposé à la population n’apporte pas la paix civile et la tranquillité. Bien au contraire, les faillites que révèlent la pandémie du coronavirus et le confinement sont nombreuses. Sans prétendre à l’exhaustivité, il nous a paru important d’en relever quelques-unes. Elles concernent plusieurs prérogatives majeures du gouvernement et illustrent un aveuglement idéologique certain.

La faillite des frontières

En plein développement de l’épidémie en Chine, le ministre français de la Santé raillait l’idée d’arrêter le virus aux frontières (1). Le président Macron a été l’un des derniers chefs d’État européens à annoncer la « fermeture » des frontières du pays. Il est vrai qu’imposer en même temps une réclusion des Français à leurs domiciles et, « en même temps », laisser des étrangers, légaux et illégaux, arriver dans le pays de façon incontrôlée, aurait été contradictoire.

Comme nous le soulignions récemment, la fermeture des frontières françaises est toute relative. Selon plusieurs témoignages, les contrôles aux frontières sont parfois totalement absents (2). Il est vrai que, à la suite de l’instauration de la libre circulation en Europe il y a 25 ans, les effectifs des douaniers français ont été considérablement réduits.

Alors que l’on confine les Français à leurs domiciles, les arrivées d’étrangers, peut-être contaminés, continuent, ruinant l’effort de la collectivité. Alors que le « stock » des Français est placé en coupe réglée à demeure et menacé de contraventions de plus en plus coûteuses, les flux qui continuent d’arriver rendent possible la circulation internationale du virus. Mais ce gouvernement n’est plus à une contradiction près, comme d’autres exemples en témoignent.

La faillite de la politique de la ville

Selon un faisceau d’indices concordants, un traitement différencié s’applique aux « quartiers » (3). Des consignes seraient données pour ne pas faire de vagues lors des contrôles qui y sont organisés. Les articles consacrés au non-respect du confinement dans les banlieues sont nombreux (4). Le « discernement » demandé aux forces de police semble se traduire par une répression accrue dans les territoires où le confinement est paradoxalement le plus respecté.

Le trafic de drogue continue alors qu’une partie de la population ne semble pas concernée par les consignes sanitaires vis-à-vis de ce qui serait une « maladie de Blancs » (5). La partition et la sécession de nombreux quartiers du reste de la France apparaissent de façon encore plus éclatante pendant la période de confinement. Pire, le non-respect du confinement dans certaines banlieues met en péril l’effort collectif de la société française. En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, les restrictions de circulation sont souvent ouvertement bravées alors que les capacités hospitalières dans le département sont arrivées à saturation lors du dernier week-end du mois de mars (6). Ce qui amène un médecin à y demander l’intervention de l’armée (7).

Le désœuvrement de près d’un million de jeunes, qui ne sont ni occupés par un emploi, ni en stage, ni en formation, a créé un potentiel énorme d’agitation sociale et d’émeutes, à l’image de celles que notre pays a connues en 2005 et dont le gouvernement fait tout pour éviter la répétition (8). Plutôt que de faire exploser la cocotte-minute, le gouvernement lâche la pression dans les banlieues, au détriment de tous les Français. Alors que des sauvageons sont parfois les auteurs de la mise en danger de la vie d’autrui, des habitants des quartiers en sont les premières victimes.

La faillite de l’immigration

La déliquescence des banlieues n’a pas empêché notre gouvernement de mener depuis plusieurs années une politique d’immigration totalement débridée. Il ne s’en cache pas : l’immigration est une de ses priorités (9). Le budget dédié à l’asile, l’immigration et l’intégration est ainsi en progression constante. Le nombre de places dans les centres d’hébergement des migrants a considérablement augmenté ces dernières années, passant de 34 000 en 2009 à 98 400 en 2019, une augmentation qui s’accélère avec le gouvernement Philippe (10).

Les clandestins viennent emboliser le système de santé, comme en témoigne l’augmentation du budget de l’aide médicale d’État, qui va atteindre le milliard d’euros, un montant qui ne correspondrait qu’à une partie du coût des soins prodigués aux clandestins (11).

Le gouvernement Philippe n’a en rien remis en cause les droits de tirage illimités à l’immigration, en n’imposant ni plafond ni restriction numérique au droit d’asile, au regroupement familial et à l’aide sociale à l’enfance. Conséquence logique : les budgets qui leur sont dédiés explosent littéralement, la France apparaissant comme un pays de cocagne de l’immigration légale et clandestine.

Pour lire la suite, c’est ici !

« Français, vos papiers ! » Le flicage plutôt que le dépistage

Le ministre de l’Intérieur en avait sans doute rêvé : voilà les Français assignés à résidence pour une durée indéterminée. Et les rassemblements interdits. Finis les Gilets jaunes ! Oubliée la claque reçue par le parti présidentiel lors du premier tour des municipales ! Puisque de toute façon le second tour n’est pas pour demain.
Avec le coronavirus, on a enfin muselé ces Gaulois jamais contents. Ah, Dieu, que la pandémie est jolie !
Une tribune de Michel Geoffroy.

Les Français, coupables de l’épidémie

Faute de masques, de dispositifs de dépistage, de respirateurs, et compte tenu de la saturation de notre système hospitalier, le gouvernement ne pouvait que prendre la voie du confinement durable des Français.

Même si cela surprend les Chinois et suscite les critiques du corps médical. Mais le conseil scientifique, qui semble désormais diriger la France, en a, paraît-il, décidé ainsi. Dont acte.

Ah ! Ces cochons de Français rebelles au confinement, aux gestes barrière et à la distanciation sociale, on va les mâter !

Les médias et les ministres ne cessent de les diaboliser : bientôt la pandémie sera de leur faute. Pas celle de la mondialisation débridée, du sans-frontiérisme, de la réduction des emplois et des dépenses publiques au nom du pacte de stabilité européen et de la bureaucratie.

Non, c’est la faute aux Français qui ne se confinent jamais assez bien !

Curieusement, on nous parle moins de ce qui se passe dans les banlieues ou les quartiers de l’immigration, manifestement à des années-lumière du confinement national. Il ne faut pas les stigmatiser, comme dirait Sibeth Ndiaye. De même, on glisse sur les bobos qui ont quitté les villes pour se réfugier à la campagne, emportant nonchalamment le virus avec eux.

Non, ce qui importe, ce sont, encore et toujours, ces maudits Français souchiens.

Avec le coronavirus, on va plus loin

Hier, les « forces de l’ordre » tapaient sans état d’âme sur les Gilets jaunes et plaçaient les manifestants préventivement en garde à vue.

Mais, avec le coronavirus, on peut aller encore plus loin dans le flicage des Français.

La police, la gendarmerie et bientôt les polices municipales s’empressent de verbaliser ces Français qui mettent la vie d’autrui « en danger » en sortant bêtement leur chien ou en achetant leur baguette de pain.

Le gouvernement a déjà rétabli les Ausweis : pour sortir il faut désormais exhiber le bon papier lors des contrôles. Sinon, Achtung ! On menace les Français d’amendes alourdies, voire de prison, au moment où le ministre de la Justice souhaite relaxer 5 000 détenus en fin de peine pour… lutter contre l’épidémie dans les maisons d’arrêt. Comprenne qui pourra.

Peut-être demain rétablira-t-on les tickets de rationnement, comme au bon vieux temps, pour empêcher les autochtones de faire trop souvent leurs courses ? Le préfet de l’Aisne ne voulait-il pas interdire la vente d’alcool comme au temps de la prohibition ?

Certains maires mettent déjà en place un couvre-feu avec l’accord des préfets, donc de l’État (mais pas en Seine-Saint-Denis, ce ne serait pas approprié, nous dit-on). D’autres rêvent de géolocalisation qui permettrait de mieux pister les malades et surtout les Français récalcitrants.

Où va-t-on s’arrêter ?

L’état d’urgence était-il urgent ?

Emmanuel Macron a déjà fait entrer en 2017 les dispositions de l’état d’urgence contre le terrorisme dans le droit commun, ce qui signifie qu’il a réduit à due concurrence les libertés des Français. Mais cela ne suffisait pas, manifestement.

Nous voilà donc maintenant sous le régime de l’état d’urgence sanitaire, qui autorise de nouvelles restrictions aux libertés et au droit de propriété, pour une durée de deux mois. Au-delà il faudra une loi pour le proroger, mais, comme LREM a encore la majorité des suffrages à l’Assemblée nationale, cela ne constitue pas vraiment une garantie !

En outre, l’état d’urgence sanitaire concerne tous les Français sans restriction, alors que les mesures antiterroristes ne touchaient qu’un nombre limité de personnes.

Mais cette urgence était-elle nécessaire ? Pour fabriquer des masques ? Pour construire des hôpitaux ? Ou pour continuer de déconstruire le droit social ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Les Grecs à l’avant-poste d’une nouvelle immigration massive

Le 29 février, le président turc Erdogan a annoncé qu’il allait ordonner aux douaniers de son pays de ne plus garder la frontière avec la Grèce. Si cette annonce n’est pas nouvelle, elle est maintenant mise à exécution.

Dans le même temps, de nombreux Grecs manifestent contre la pression migratoire sur les îles de la mer Égée. Mais une réaction ferme des gouvernements européens face aux manœuvres du président turc tarde à se concrétiser. Au risque de créer un nouvel appel d’air aux conséquences incalculables pour les Européens.

La Grèce, zone de transit

En septembre 2019, le président turc Erdogan menaçait déjà de « continuer à envahir l’Europe de migrants si la Turquie ne reçoit pas plus de fonds » de l’Union européenne (1). Après le pic de 2015 et une baisse ensuite, le nombre d’arrivées illégales en Grèce recommence à augmenter fortement depuis 2017, avec une accélération depuis le mois de décembre 2019.

Arrivées illégales en Grèce
2017 36 310
2018 50 508
2019 74 613
Source : UNHCR Refugee situation

Le 29 février 2020, le président turc annonçait qu’il laisserait dorénavant les frontières de l’Europe ouvertes aux migrants (2). Selon certaines sources, non seulement la frontière gréco-turque n’est plus contrôlée par les douaniers turcs, en dépit de l’accord signé en 2016 entre l’Union européenne et la Turquie, mais également des migrants seraient fortement incités à se rendre en Europe (3). C’est par milliers que ceux-ci se massent et franchissent illégalement par la mer et la terre une frontière dont la surveillance par les autorités grecques est renforcée (4).

Déjà, en 2015, l’annonce inconséquente de la chancelière allemande, Angela Merkel, d’ouvrir les frontières de son pays avait entraîné un afflux massif de population (856 000 arrivées illégales en Grèce sur la seule année 2015) dont l’Europe de l’Ouest continue encore aujourd’hui de subir les effets.

L’accord Union européenne-Turquie

L’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie prévoyait notamment le renvoi des clandestins arrivés en Grèce et la lutte par la Turquie contre l’immigration irrégulière vers la Grèce (5). En juillet 2019, Ankara a suspendu l’accord de réadmission des clandestins arrivés en Grèce en raison de sanctions de l’Union européenne,à la suite de l’exploration par Ankara de gisements de gaz dans les eaux chypriotes (6). Le président Erdogan invoque désormais comme raison à l’ouverture des vannes de l’immigration vers l’Europe le paiement partiel de la somme due à la Turquie au titre de l’accord conclu en 2016. Les critiques de l’Union européenne au sujet de l’offensive de la Turquie en Syrie contre les Kurdes et l’afflux de centaines de milliers de Syriens à la frontière syro-turque pourraient être d’autres motifs tout aussi importants du courroux de celui que certains nomment le « sultan » turc.

La situation en Grèce

L’afflux continu de migrants en Grèce, et particulièrement sur les îles de la mer Égée, n’est pas sans conséquences. Un récent rapport du Conseil de l’Europe évoque des émeutes fréquentes dans les centres d’accueil et d’identification (RICS) et des tensions entre demandeurs d’asile et police (7). Selon un rapport paru en 2016, les étrangers sont surreprésentés dans les chiffres de la délinquance : ils représentaient en 2016 36 % des personnes arrêtées pour homicides, 47 % de celles arrêtés pour viol et 32 % de celles arrêtées pour vol (8).

L’annonce de la construction de centres de rétention de migrants sur les îles de la mer Égée, de 5 000 places chacun, a été le détonateur d’une révolte populaire attisée par un sentiment de dépossession des Grecs de leurs îles.Sur les cinq îles de la mer Égée, près de 43 000 migrants sont présents, parfois depuis plusieurs années.

Le jeu trouble de certaines O.N.G.

En Grèce comme ailleurs, l’immigration clandestine est devenue un véritable business. Certaines organisations non gouvernementales ont fait l’objet de critiques fort peu médiatisées en Europe de l’Ouest. Le gouvernement de gauche d’A. Tsípras avait voulu en 2018 que chaque O.N.G. soit répertoriée à la suite de l’implication de certaines d’entre elles dans des scandales financiers et des opérations de traite d’êtres humains (9). C’est maintenant le gouvernement conservateur qui accuse des O.N.G. d’aider les passeurs et d’inciter les migrants à se révolter (10).

Pour lire la suite, c’est ici !

Pour la florissante industrie de la désinformation, l’heure de la récompense approche

14/02/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après la remise des Oscars à Hollywood, la onzième édition de la cérémonie des Bobards d’Or, organisée par la fondation Polémia, va faire briller de nouvelles étoiles au firmament de la désinformation. La date en est fixée au 24 février 2020 à 19:30 dans le lieu désormais mythique du Théâtre du Gymnase-Marie-Bell 38, boulevard de Bonne-Nouvelle au métro Bonne-Nouvelle.

Comme chaque année, étaient éligibles à ce prix tous les délateurs, menteurs, censeurs, dissimulateurs, falsificateurs, magouilleurs, tricheurs et autres idéologues généreusement subventionnés qui fourmillent dans nos médias.

Après une sévère sélection opérée par le comité d’organisation, les quatorze meilleurs bobards sont présentés aux suffrages du public qui est invité à choisir un maximum de trois bobards lui semblant les plus dignes de figurer au palmarès. Trois catégories ont été retenues : Dans la catégorie « Bobard du stagiaire » ont été sélectionnés cinq bobards que les rédactions n’assument pas et qui sont attribués à des stagiaires. Dans la catégorie « Bob’arc en ciel » ont été retenus cinq titres fantaisistes publiés pour satisfaire aux exigences des lobbies du même nom. Enfin, la catégorie « Bobard sans frontières » explore l’étendue de l’internationale des journalistes « bobardeurs ».

L’inscription à la cérémonie peut s’effectuer sur le site internet : https://bobards-dor.fr/. Sur ce site il est aussi possible – et même recommandé – de prendre part au vote opérant un premier classement des concurrents. Les lauréats seront départagés finalement le 24 février lors de la onzième cérémonie des Bobards d’Or.

Jean-Yves Le Gallou : « Avec les Bobards d’Or, cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des médias ! »

La 11e cérémonie des Bobards d’Or aura lieu le 24 février prochain à 19h30 au Théâtre du Gymnase à Paris. A quelques jours de ce grand événement, entretien avec Jean-Yves Le Gallou.

Polémia : Sur les visuels annonçant l’événement, les journalistes sont traités de plusieurs noms d’oiseaux : « Délateurs, menteurs, zélateurs, censeurs, remettons ces journalistes à leur place ». L’affiche de campagne tape fort !

Jean-Yves Le Gallou : Oui ! Mais on pourrait même ajouter « inquisiteurs, prédicateurs, bonimenteurs, baratineurs, tricheurs, affabulateurs, bluffeurs, glandeurs, flatteurs, trompeurs, mystificateurs, calomniateurs, sectateurs, bidonneurs, provocateurs, dénonciateurs, détracteurs, accusateurs, dénigreurs, cafardeurs, répétiteurs » :

Sévère c’est vrai. Mais juste ! Cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des grands médias. Et nous attendons toujours le premier « média culpa ». Les journalistes pratiquent l’omerta sur leurs mensonges. Ils critiquent la terre entière mais sont solidaires les uns les autres de leur désinformation.

Polémia : Comment les bobards sont-ils rendus possibles ? Et pourquoi sont-ils si nombreux ?

Jean-Yves Le Gallou : Parce que les médias ne cherchent pas à dire (et à vérifier) des faits mais à faire partager des opinions. Dans la catégorie Bobard sans frontières, j’attire votre attention sur le Bobard Lugenpresse. Le candidat est Claas Relotius, reporter vedette du Spiegel, le grand hebdomadaire allemand. Il a été couronné meilleur journaliste de l’année par CNN et a reçu l’équivalent du prix Pulitzer allemand. Une pointure, on vous dit. Renommé pour « l’excellence » de ses reportages. Des reportages d’autant plus appréciés qu’ils étaient bidonnés…dans le bon sens évidemment. La devise officielle du Spiegel c’est « dîtes ce qui est !», la réalité c’est « racontez ce qu’il faut faire croire ! »

Polémia : A côté des Bobards sans Frontières quelles sont les autres rubriques ?

Jean-Yves Le Gallou : La fonction du bobard, c’est d’imposer dans les esprits les dogmes politiquement corrects. Vous ne serez donc pas surpris que nous ironisions sur le Bobarc-en-ciel et le Bobard du vivre ensemble. Sans oublier Les décodeurs décodés ou le Bobard du stagiaire.

Polémia : Qu’appelez-vous Bobard du stagiaire ?

Jean-Yves Le Gallou : Quand les médias sont pris la main dans le pot de confiture du mensonge, ils se défaussent sur un lampiste. Parfois un journaliste, parfois un membre de la rédaction, parfois un stagiaire… La presse régionale est coutumière du fait : cette année c’est La Provence qui est à l’honneur. Sur une photo d’une cérémonie du 15 août le « stagiaire » avait purement et simplement flouté le visage du sénateur RN Stéphane Ravier.

Polémia : Quoi d’autre ?

Jean-Yves Le Gallou : Il y aura aussi deux prix spéciaux : un pour Quotidien pour l’ensemble de l’œuvre de Barthès… parce qu’il le vaut bien. Et un prix Xavier Dupont de Ligonnes (XDLL) parce que tous les médias nous ont bien fait rire avec la pseudo arrestation de ce criminel en Ecosse. Les guignols de l’AFP et du Parisien méritant même une mention spéciale…

A contrario, nous saluerons le travail de réinformation d’un certain nombre de Youtubeurs qui participent à salutaire déconstruction de la tyrannie médiatique. Et les donateurs de Polémia remettront aussi un prix spécial.

Rendez-vous le 24 février pour ce tribunal des flagrants délires !

Achetez votre place pour la cérémonie : https://www.weezevent.com/lesbobardsdor

Tribune reprise de Polémia

Immigration : le suicide français

Paul Tormenen propose – sur le site Polémia – d’étudier les chiffres officiels de l’immigration en 2019. Et le constat des deux experts est similaire : toujours plus d’immigration, toujours plus de dépenses folles et toujours aucune volonté politique de sortir de ce schéma mortel pour la France.

Les principaux chiffres des arrivées d’étrangers en France en 2019 sont désormais connus. Ils sont bons. Ils sont bons et satisfaisants pour le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé en France. Les demandes d’asile et le nombre de premiers titres de séjour délivrés continuent à augmenter, alors que notre pays connait une profonde crise sociale. Les chiffres communiqués par le gouvernement montrent que le Président Macron et son gouvernement organisent un contre choc migratoire comme notre pays en avait rarement connu. Un changement radical de caps’impose, même si les dernières années nous montrent qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il vienne du pouvoir en place.

Les demandes d’asile

La Loi Asile et immigration adoptée en 2018 par les députés en Marche devait permettre de stabiliser la demande d’asile en France. C’est sur cette prévision que reposent les lois de finances adoptées ces dernières années, même si le gouvernement considère que « l’évolution de la demande d’asile est une donnée exogène » ! (1). Le traitement plus rapide des demandes d’asile, l’augmentation du nombre de places d’hébergement et les « mises à l’abri » systématiques des clandestins avaient été présentés lors du débat parlementaire comme la contrepartie d’une plus grande effectivité des décisions d’éloignement (les « OQTF »).

Si les moyens dédiés au traitement des demandes d’asile augmentent constamment, l’évolution de son nombre en 2019 montre que loin d’être une solution, ces mesures sont une partie du problème : la France apparaît en effet comme le pays le plus laxiste d’Europe dans sa politique d’asile (2).

En 10 ans, le nombre de demandes d’asile a plus que triplé dans notre pays, alors qu’il baisse chez nos voisins. A ces niveaux, ce ne sont plus des individus qui entrent en France, ce sont des peuples.

Encore plus inquiétant, les autorités françaises viennent de se faire rappeler à l’ordre par l’Office statistique européen (Eurostat) pour ne pas avoir intégré dans les statistiques communiquées les demandeurs d’asile sous procédure Dublin (3).

Le chiffre de 132 614 demandeurs d’asile en 2019 ne prend en effet que partiellement en compte les 39 630 demandes d’asile déposées en Préfecture relevant de la procédure dite Dublin (personnes devant être prises en charge par le pays d’entrée dans l’Union européenne). Le ministère de l’intérieur reconnait benoîtement, et cela depuis des années, dans son bilan annuel de l’immigration que « la France pourra envisager de se conformer prochainement aux exigences d’Eurostat » conformément à une Directive européenne…C’est ce que l’on appelle se faire prendre les doigts dans le pot de confiture.

En comptabilisant les demandes dans le cadre de la procédure Dublin, le ministère de l’intérieur annonce donc 154 620 demandes d’asile déposées en France en 2019, un chiffre considérable qui a été totalement ignoré par les médias.

Le laxisme des autorités en la matière se vérifie notamment par :
– un très faible nombre de mesures d’éloignement exécutées (23 746),alors que plus de 60% des demandes d’asile ont été refusées et que des titres de séjour n’ont pas été accordés ou renouvelés ;
– des taux d’acceptation des demandes d’asile en France, à nationalité identique, supérieurs à nos voisins européens, selon le constat du directeur de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (5).

Les clandestins ne s’y trompent pas : il affluent en masse non seulement de pays extra-européens mais également…d’autres pays européens quand ils y ont été déboutés.Les principales nationalités des demandeurs d’asile sont en effet celles pour lesquelles la France accorde plus généreusement l’asile que nos voisins européens.

Pour lire la suite, c’est ici !

Islamisation de la France : on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas

L’islamisme parfois meurtrier fait l’actualité en ce début d’année. Le 5e anniversaire de l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo en janvier 2015, l’éventualité du retour de djihadistes français de Syrie et la libération prochaine de terroristes islamistes détenus en France sont autant d’occasions de parler de l’islamisme qui se propage dans la société française. On ne peut pas dire que l’information manque à ce sujet : plusieurs livres très documentés sur ce thème viennent d’être publiés. Par contre, la volonté politique d’éradiquer ce phénomène est largement insuffisante de la part de nos dirigeants. Nous risquons d’en payer chèrement les conséquences.

Les attentats perpétrés en 2015 et ceux qui ont suivi ont entraîné un besoin de connaissance non seulement du djihadisme, mais aussi plus largement de l’islamisme qui gagne du terrain en France. Il est apparu important à de nombreux citoyens de mieux connaitre le terreau idéologique et religieux à partir duquel certaines personnes radicalisées sont passées à l’acte.

Dans les dernières années, plusieurs ouvrages ont été publiés, qui apportent un éclairage capital sur les causes, la stratégie, l’ampleur et les risques liés à l’expansion de l’islamisme. Il nous a paru important d’en recenser quelques-uns et de les présenter.

La stratégie d’expansion de l’islamisme

Le temps est loin d’une pratique quasi-uniquement discrète et modérée de l’islam dans notre pays. Avec l’aide financière de pétromonarchies du golfe, un islam plus radical a non seulement gagné en influence dans les pays du Maghreb, mais aussi en France.

Deux journalistes, Georges Malbrunot et Christian Chesnot, ont publié en avril 2019 le livre « Qatar papers » qui recense des financements qataris de mosquées en France (1). Le subventionnement de projets initiés par des frères musulmans est étroitement lié à la volonté de propager une certaine vision, très rigoriste, de l’islam. L’Arabie saoudite n’est pas en reste. Le prince héritier saoudien a admis récemment que son pays a contribué à la propagation de l’idéologie wahhabite en Occident. Son annonce d’y mettre un terme est bien tardive : l’expansion du salafisme est lancée et poursuit son œuvre (2).Comme le souligne Bernard Rougier dans un récent ouvrage, la diffusion d’un islam rigoriste correspond également à une volonté de contrôle social des immigrés maghrébins en Europe par leurs pays d’origine (3).

La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde a fait l’objet d’un livre paru fin 2019, « Le projet », écrit par le géopolitologue Alexandre Del Valle (4). Cette stratégie passe notamment par la mise en place d’une contre-société islamique et par la désassimilation d’une partie des musulmans, dont on perçoit déjà les effets.

Le projet de conquête de l’occident est également le thème central du livre publié fin 2018 par Jean-Frédéric Poisson, « L’islam à la conquête de l’Occident ». Le point de départ de l’enquête du dirigeant du P.C.D. est un document découvert par inadvertance intitulé « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique », qui a été élaboré en 2000 par l’ISESCO, le département culturel de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), regroupant 57 États musulmans (5). Un document qui évoque notamment la volonté d’installer « une société pure et saine » en Occident.

Les moyens de l’expansion de l’islamisme

L’islamisme ne pourrait pas autant se développer si une forte résistance lui était opposée. Les changements de notre société causés par la progression de l’islamisme ont amené le journaliste Yves Mamou à enquêter sur « Le grand abandon » des élites françaises à ce sujet (6). Son livre publié fin 2018 se lit comme un bottin des idiots utiles de l’islamisme. Complices aveugles ou volontaires du grand changement qui est à l’œuvre, ils sont nombreux au sein des mouvements antiracistes, de la justice, des grands corps de l’Etat, des médias, de la culture, de l’école, de l’église catholique, des intellectuels et des entrepreneurs du « capitalisme charia » à être recensés par le journaliste. Tous concourent à leur échelle,par leur inertie ou leur aveuglement, à l’avènement d’une contre société avec ses propres mœurs et ses propres règles.

La stratégie de prise de contrôle de certains territoires par les islamistes a fait l’objet d’une analyse dirigée par Bernard Rougier, un spécialiste de l’islam radical. Le résultat du travail qu’il a réalisé avec une équipe d’universitaires a été publié en ce début d’année dans le livre « Les territoires conquis de l’islamisme » (3). L’ouvrage nous confirme que la transformation idéologique et religieuse de l’islam n’est pas le fruit du hasard. Elle s’est selon Bernard Rougier « accomplie grâce à un travail continu et permanent sur les populations des quartiers, dans le but déclaré d’en refaçonner les catégories de perception et de jugement ».

Au travers de plusieurs enquêtes sur pièces et de terrain, le livre passe en revue les différentes formes d’islamisme, la façon dont le contrôle social et le prosélytisme (dans la rue, sur les marchés, dans les clubs sportifs, etc.) s’effectuent dans les banlieues islamisées, le contenu de plus en plus radical des livres confessionnels, le cyber-djihadisme et la construction d’« écosystèmes islamistes » dans différentes communes. La prison a pour l’auteur une importance particulière : c’est à la fois un lieu de socialisation, d’endoctrinement et d’élaboration de nouvelles doctrines de l’islamisme.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les 50 mots de novlangue que vous entendrez partout en 2020

Il y a plus de 10 ans, Polémia publiait son premier Dictionnaire de novlangue.
En 2013, le Nouveau Dictionnaire de novlangue était présenté à ses lecteurs, avec plus de 500 mots nouveaux. Deux ans plus tard, c’est un nouveau Dictionnaire de novlangue, consacré à Mille mots qui manipulent les Français.
Aujourd’hui, Michel Geoffroy, notre lexicographe toujours vigilant, a répertorié 50 nouveaux mots ou nouvelles expressions qui envahissent les médias et seront martelé tout au long de cette année 2020.

Âgisme : « Attitude de discrimination ou de ségrégation à l’encontre des personnes âgées » selon le rapport remis au Premier ministre le 16 décembre 2019 par le député Audrey Dufeu Schubert.

Agression : le fait de s’opposer, même simplement verbalement, aux provocations des islamistes est présenté comme une agression islamophobe par ces derniers ainsi que par les idiots utiles du système médiatique.

Allaou Akbar : le fait de prononcer ces paroles en frappant quelqu’un avec un couteau est, pour la justice, les médias et le gouvernement français la preuve incontestable que l’auteur des coups n’est pas un terroriste islamiste mais seulement un « déséquilibré tenant des propos incohérents » ou ayant « des antécédents psychiatriques ».

Antisémite : personne qui critique une personne d’origine juive, sauf quand la cible s’appelle Eric Zemmour.

Attaque mortelle : litote employée pour ne pas dire attentat islamiste (cf.Une du Figaro du 4 octobre 2019 : « Attaque mortelle : l’émotion et les questions » suite à l’attentat ayant entraîné la mort de plusieurs fonctionnaires de la préfecture de police de Paris).

Bande d’imbéciles et d’irresponsables : euphémisme désignant les émeutiers et incendiaires agressant la police et les pompiers dans la banlieue de Chanteloup les Vignes le 25 octobre 2019, pour le premier ministre Edouard Philippe ; voir aussi imbéciles.

Blanc : couleur de peau suspecte surtout lorsqu’on s’en déclare fier ; pour l’oligarchie, qui ne survit électoralement que grâce à la mobilisation des minorités ethniques, il y a trop de blancs en France et en Europe.

Bousculade : euphémisme pour désigner une agression commise par l’extrême gauche (lors de l’attaque de la crèche vivante à Toulouse le 14 décembre 2019).

Bon enfant : expression employée pour relativiser des violences ou les provocations commises par des « jeunes » de banlieue.

Charte des valeurs : dans les entreprises, désigne un ensemble de thèmes politiquement corrects que les salariés sont censés respecter, ce qui permet de sanctionner les dissidents, en privatisant la répression politique en quelque sorte.

Pour lire la suite, c’est ici !

Fraude sociale. Un rôle de l’immigration significatif mais difficile à chiffrer

Un chiffrage de l’enjeu de la fraude sociale est-il possible ? La réponse à cette question est très importante lorsqu’on entend les spécialistes évoquer les montants estimés d’une telle fraude ! Mais, sur ce sujet, l’omerta politique règne malgré quelques initiatives isolées de parlementaires effrayés par les proportions de cette fraude. Et il semblerait que les puissants ne veulent pas voir la vérité être révélée au grand jour !
Polémia nous propose de decouvrir ce texte d’André Posokhow consacré à la place de l’immigration dans les fraudes sociales.

Que l’on ne s’y trompe pas

Les immigrés ne sont pas les seuls fraudeurs. Une partie notable de la population française participe au pillage.
Tous les immigrés et les étrangers ne se comportent pas tous en fraudeurs, encore que l’on ait vu des Britanniques installés en France frauder la SS.

La responsabilité d’une fraude, et c’est une difficulté majeure de la question, peut être conjointe et être portée aussi bien par un Français (par exemple un médecin qui établit une ordonnance de complaisance) que par un allogène (celui qui bénéficie de cette ordonnance).

Rappelons enfin que dans les lignes qui suivent n’est abordée que la fraude délinquante, à l’exclusion des indus techniques.

La fraude sociale peut désormais être considérée comme un système organisé, industriel et criminel

Dans son rapport de 2014 (p 130), la Cour des comptes a résumé l’évolution de la situation : « La mondialisation des échanges et la segmentation croissante des chaînes de valeur ajoutée, le développement du marché unique européen, réunissant des États dont les niveaux de protection sociale sont très inégaux, l’augmentation des possibilités de transactions dématérialisées créent des nouvelles opportunités de fraude ou facilitent le renouvellement de formes anciennes. La fraude transnationale, la sous-traitance en cascade, les faux statuts, les circuits de financement occultes compliquent la tâche des agents chargés du contrôle des cotisations ».

Pour N.Goulet sa conviction est que la fraude sociale « c’est de la vraie fraude, organisée, pas du petit bricolage de survie…. Notre système est pillée par des réseaux bien organisés ». Les fraudeurs sont très créatifs et les types de fraude multiples.

Des allogènes très actifs

Non seulement il apparaît impossible de nier l’existence d’un rôle de l’immigration dans la fraude sociale mais celui-ci est dénoncé à longueur de colonnes dans plusieurs médias et de nombreuses parutions. C’est particulièrement le cas de la fraude aux cotisations.

Le travail clandestin lié à l’immigration

L’immigration largement incontrôlée que connait la France a pour conséquence le phénomène des migrants irréguliers et clandestins. Celui-ci débouche sur un flux et un volume considérables de travail clandestin au profit de d’employeurs français, certes, mais aussi très largement étrangers opérant dans des zones grises de non-droits où les contrôles sont difficiles, voire inexistants.

Ce travail clandestin de l’immigration irrégulière est une source majeure de pertes de cotisations pour la protection sociale française.

Selon Wikipedia (le travail dissimulé en France) « les annonces de la fin de l’automne 2009, aussi bien du côté du ministère du Travail (Xavier Darcos) que du côté du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (Éric Besson), mettent l’accent sur la part de l’emploi d’étrangers sans titre au sein du travail illégal ; il est à noter toutefois que cette part est loin de présenter une majorité des constats effectués par les agents de contrôle, qui demeurent largement dominés par l’emploi irrégulier de Français, de ressortissants de l’UE ou de l’Espace économique européen, ou de ressortissants de pays tiers avec autorisation de travail (entre 69 et 71 % des constats, suivant les années). »
Cela voudrait dire que la fraude aux cotisations proviendrait des étrangers à hauteur d’un tiers.

Pour lire la suite, c’est ici !

Lettre ouverte aux féministes qui luttent contre l’islamophobie

La lecture des listes de signataires des appels à manifester est un exercice fastidieux mais édifiant. Notamment sur le « qui soutient quoi ». La plupart du temps, il est vrai, les listes sont des « copiés-collés », les associations et groupes d’ultra gauche ayant l’habitude de déposent leur signature en permanence auprès de leurs homologues pour être sûres de soutenir sans faute tout et n’importe quoi.
C’est pour ça, par exemple qu’on retrouve partout le PCF, la CGT, SUD, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, le syndicat de la magistrature et bien d’autres. Et pourtant, cette lecture offre parfois des surprises.
Découvrez cette publication de Julius Muzart, ancien haut fonctionnaire (ER), enseignant en droit public, essayiste.

Défenseurs des droits des femmes et de l’islam

Quand une personne ou une organisation participe le lundi à une manifestation pour défendre une chose, et le mardi, à une manif qui défend le contraire, vous vous dites sans doute qu’ils doivent être très cyniques, ou très incultes, ou très bêtes. Bien souvent, c’est les trois à la fois.

Prenons quelques exemples.

Le NPA. Groupuscule pathétique dans son illusion d’exister encore. Pathétique jusque dans son « logo » : un porte-voix, brandi comme les les anciens révolutionnaires brandissaient un fusil sur les affiches d’antan. « Le pouvoir au bout du mégaphone ! » Les propagandistes de la révolution chinoise ont dû se retourner dans leur tombe pour ne plus voir.
Eh bien le NPA, il souscrit A LA FOIS aux revendications de la manif contre l’islamophobie, et à celles contre les violences faites aux femmes. D’ailleurs le NPA avait lancé il y a quelque temps (en période de chasse aux voix) un tractage contre lesdites violences. C’est dire s’il y pense !

Deuxième exemple : Mme Caroline De Haas. On se demande bien pourquoi, Mme De Haas s’est taillé une audience dans les médias sur le thème du féminisme agressif et l’organisation de la lutte femme contre hommes.
Elle s’est illustrée en particulier par quelques postures qui resteront gravées dans les mémoires, comme par exemple sa solution aux agressions machistes dans les rues de Barbès : « C’est, disait-elle en substance, la fachosphère qui met en parallèle la croissance fulgurante des agressions subies par les femmes et la présence permanente de groupes d’allogènes. S’il y a des agressions c’est que les trottoirs sont trop étroits. Il faut élargir les trottoirs. » On avait envie de la suivre sur ce terrain et d’être même force de proposition : pourquoi ne pas faire des trottoirs pour hommes et des trottoirs pour femmes ?
Sensible comme ses frères-s en-gauchisme, Mme De Haas signe aussi cet appel, aux côtés du CCIF et de M. Marwan Muhammad, entre autres.
Puis, on ne sait quel souffle de l’esprit l’inspirant, elle diffuse un communiqué pour annoncer qu’elle retire sa signature mais qu’elle participera à la manif quand même.

Troisième exemple : soucieux sans doute de ne pas manquer une occasion de se ridiculiser davantage, M. Hamon emboîte le pas au mégaphone. Hamon, souvenez-vous, dont l’inappréciable mérite fut de révéler aux électeurs français le niveau de conscience politique de l’électorat PS, qui le porta sur le pavois.

Mais alors, cette lettre ouverte ? Me direz-vous. J’y viens. Elle sera brève et factuelle.

Lettre ouverte

Mesdames, Messieurs

Toujours friands de nobles causes à défendre sinon à illustrer, une actualité encore récente vous a vus soutenir de vos écrits et de vos pieds, à la fois (pas « en même temps », mais à la fois) les luttes contre les violences faites aux femmes et celle contre l’islamophobie.

Nous tenons à préciser que, conscients de vos capacités à distinguer, nous nous gardons en toute occasion d’amalgamer islam et islamisme.

De même, nous nous interdisons, de mettre en parallèle les violences commises à l’encontre des femmes et l’appartenance à quelque « tradition culturelle » que ce soit. Nous évitons en cela de mettre nos pas dans les traces de certaines villes d’outre Rhin, qui, animées des meilleures intentions, ont conseillé à leur population féminine de tenir compte desdites « traditions »

Même s’il fait peu de doute que vous ayez apporté votre soutien à des organisateurs proches du courant dit « salafiste », nous ne vous soupçonnons pas d’avoir eu d’autre souci que de défendre simplement la place et l’expression de la religion musulmane.

Lire la suiteLettre ouverte aux féministes qui luttent contre l’islamophobie

[Vidéo] Forum de la Dissidence. Face à la meute, ils résistent !

12/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Face à la meute, ils résistent ! Jordan Bardella, Vincent Cespedes, Nicolas Dupont-Aignan, Mathieu Bock-Côté, Hayk Shahinyan, Bruno Gollnisch, Laëtitia Dewalle, Nadine Morano, Gilles Carrez, Gilbert Collard, Michel Onfray…

Découvrez la bande-annonce du Forum de la Dissidence 2019, version longue.


Colloque Polémia – Comment résister à la dictature macronienne, par Francis Bergeron

« Dictature Macron ? Les voies de la résistance » : le thème de la journée organisée par Polémia samedi aurait pu semblait quelque peu polémique et outrancier, il y a deux ans. A l’époque, l’homme et son équipe passaient pour des libéraux, dans le mauvais comme dans le bon sens du terme. La présence d’Edouard Philippe ou de Bruno Le Maire, ex-LR, qui se disaient adeptes à tous crins de la liberté, laissait supposer que sur ce point, au moins, nous ne risquions pas vraiment une évolution dictatoriale.

Mais la crispation actuelle du pouvoir s’accompagne de mesures de plus en plus liberticides. Présent en sait quelque chose, avec cette décision du 29 octobre dernier qui l’a privé d’une aide publique destinée à « assurer le pluralisme de la presse écrite quotidienne ». C’est dire si le colloque de Polémia tombait à pic.

Il existe désormais un outil pour mesurer objectivement les atteintes à la liberté d’expression. Cet outil s’appelle Libertex. Il compare la situation dans dix grands pays réputés à peu près démocratiques : l’Allemagne, le Danemark, les Etats-Unis, la France, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie.

Libertex s’intéresse à onze critères qui, cumulés, permettent de classer comparativement les dix pays analysés. La mauvaise surprise, c’est que la France figure désormais en dernière place dans ce classement d’indice. Ceci est dû en particulier à nos lois mémorielles de type loi Gayssot, aux nouvelles dispositions et pratiques relatives aux « propos haineux », aux demandes de censure sur Facebook, aux pressions gouvernementales exercées sur les applications de messagerie instantanée.

L’arbitraire dans la distribution des fonds publics

Libertex estime également que plus un pays subventionne ses médias et moins il est libre. Ce critère peut sembler en contradiction avec ce dont se plaint aujourd’hui Présent : précisément la suppression des aides de l’Etat pour ce qui le concerne. Mais, comme le remarque le rapport Libertex, le cas de Présent illustre bien l’arbitraire qui peut présider à ces distributions de fonds publics. Dans ce système d’aides d’Etat, L’Humanité, pourtant en mort cérébrale, est aujourd’hui le quotidien national le plus subventionné, par numéro diffusé, tandis que Présent est donc carrément privé de toute aide légale. A ce compte-là, il serait bien préférable, en effet, que personne n’ait d’aides !

En quoi consiste le système dictatorial de Macron ? Philippe Bornet et Guillaume Bernard, spécialistes de la question, les identitaires Romain Espino et Clément Galant étaient bien placés pour exposer les méthodes de répression.

La seconde partie du colloque, sur les moyens de résister, avait un côté offensif et novateur qui n’a pas laissé indifférent un public venu en nombre. Pour l’avocat Frédéric Pichon, il ne faut pas céder aux intimidations du pouvoir. Le professeur Vincent Badré (qui avait participé à notre hors-série sur les manuels scolaires) explique comment combattre la propagande à l’école. François Bousquet, dans la foulée de son récent essai, rappelle qu’il n’y a pas de résistance sans courage. Enfin Jean-Yves Le Gallou reste persuadé que le réveil des peuples est plus fort que les apprentis dictateurs, que le « moulag » macronien.

Le stand de Présent a vu défiler de très nombreux participants entendant manifester leur soutien à notre quotidien. D’où une razzia sur le calendrier de Chard, les hors-série, et le numéro du jour : une forme d’encouragement à la résistance, pour nous aussi.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2019

Forum de la Dissidence le 23 novembre à Paris – Face à la dictature Macron : les voies de la résistance !

22/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le cinquième Forum de la dissidence organisé par la fondation Polémia se tiendra le 23 novembre prochain et aura pour thème: « Face à la dictature Macron, les voies de la résistance ».

Voici un extrait du programme :

14h00 – Première partie : la dictature Macron ?

« Pourquoi la dictature ? la superclasse mondiale contre les peuples
Par Michel Geoffroy, Polemia

Le dictateur (Vidéo)

« La dictature pour quoi faire ? »
Par Philippe Bornet, auteur de Demain la dictature,

Dernières actualités du LIBERTEX

« La dictature des minorités »
Par Nicolas Faure, Sunrise

La fenêtre d’Overton (Vidéo)

En quoi consiste le système dictatorial de Macron
Par Guillaume Bernard, politologue

Deuxième partie : les voies de la résistance

La défense des frontières c’est possible ! de l’action à la répression.
Romain Espino et Clément Galant, Génération Identitaire

« Face à la meute » (vidéo)

« Ne pas céder aux intimidations du pouvoir »
Par Frédéric Pichon, avocat

« Organiser la solidarité avec les victimes de la répression »
Par Anne-Laure Blanc présidente de Solidarité pour tous

Le trouillard d’Or – Remise de prix

La propagande à l’école : comment la combattre
Par Vincent Badre, professeur d’histoire essayiste

Plus d’infos sur : https://www.weezevent.com/dictature-macron-les-voies-de-la-resistance