30 novembre et 1er décembre : 2 jours de mobilisation en France contre la PMA sans père et la GPA

21/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Albéric Dumont l’avait annoncé lors de la manifestation du 6 octobre : si un dialogue ne s’ouvrait pas avec le Président de la République, si les implications et conséquences de la PMA sans père n’étaient pas enfin prises en compte, des actions d’ampleur toujours plus grandes auraient lieu le week-end du 30 novembre et le dimanche 19 janvier.

Depuis le 6 octobre, le silence est complet : pas un commentaire sur le projet de loi bioéthique ni sur l’immense opposition qui s’est exprimée. Sans doute un silence embarrassé face au succès de la manifestation, mais aussi un silence contradictoire : même dans leurs longues interviews au JDD – des 6 octobre et 10 novembre – le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ne disent pas un mot de la PMA alors qu’ils répondent à des questions sur l’ensemble des réformes urgentes pour la France. Si le projet de loi bioéthique est si peu important à leurs yeux, si eux-mêmes considèrent que ce n’est pas une réforme nécessaire, raisons de plus pour retirer ce projet de loi.

Comme prévu donc, les dates annoncées seront marquées par des actions d’ampleur auxquelles Marchons Enfants vous invite à participer et notamment celle-ci :
– Le week-end du 30 novembre-1er décembre, des piquets de mobilisation pour les droits de l’enfant seront installés sur tout le territoire.

Pour ce week-end du 30 novembre, vous trouverez sur la carte en ligne sur le site de La Manif pour Tous (voir ci-dessous) tous les départements concernés par des piquets. Vous trouverez dans les jours à venir les lieux de ces piquets de mobilisation : grâce à la carte interactive, vous pouvez trouver le piquet le plus proche de vous, ainsi que l’adresse mail du responsable.

Plus d’infos sur : https://www.lamanifpourtous.fr/30-novembre-1er-decembre-piquets-de-mobilisation-dans-toute-la-france

La PMA sans père n’est qu’une conséquence de la PMA déjà existante

09/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La PMA sans père n’est qu’une conséquence de la PMA déjà existante, pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune.

Pour lui, le traitement de l’embryon (les surnuméraires sont congelés et éliminés) reste le même pour ces deux PMA.

Mais il sera dangereusement aggravé par la nouvelle loi de bioéthique qui vise à légaliser des modifications génétiques d’embryons (transgéniques) ou les expérimentations d’embryons chimériques (homme-animal), jusqu’alors interdites.


https://www.facebook.com/valeursactuelles.page/videos/386130332308952/

Contre la PMA sans père : Marchons, enfants !

Enorme succès pour cette marche contre la PMA sans père et la GPA, à l’appel du collectif #MarchonsEnfants regroupant une vingtaine d’associations dont La Manif pour tous, Alliance Vita et les AFC, avec pour devise « Liberté, égalité, paternité ».

Très vite, ce dimanche 6 octobre, la place Edmond-Rostand à Paris, point de départ du cortège, s’est avérée beaucoup trop petite pour contenir la foule qui affluait. Outre les familles, toutes générations confondues, et surtout de très nombreux jeunes, des ecclésiastiques, tel Mgr Rey, et des politiques, tant issus du Rassemblement national que des Républicains, parmi lesquels Marion Maréchal, Jean Messiha, Louis Aliot, Nicolas Bay, Gilbert Collard, Emmanuelle Ménard, Jean-Frédéric Poisson, François-Xavier Bellamy, Hervé Mariton, Julien Aubert, Rachida Dati et Agnès Thill (député exclu de LREM en raison de son combat anti-PMA).

Le centre de Paris rive gauche, du Sénat à Montparnasse, s’est retrouvé envahi par une foule dense, bon enfant et pacifique, mais déterminée à défendre les droits et le bien des enfants. Les drapeaux des provinces françaises côtoyaient les drapeaux verts et rouges, couleurs de la manifestation, et des pancartes « La médecine ? C’est pour soigner ! », « Il est où ton papa ? », « Privation de papa remboursée par l’Etat », « Un vrai daron, pas des échantillons ». Pourquoi être venu, parfois de très loin, aujourd’hui ? « Il faut se battre, c’est un devoir moral, le combat n’est pas encore perdu et une loi peut toujours être abrogée par la suite » ; « si nous laissons passer la PMA, nous aurons la GPA puis le transhumanisme et l’eugénisme ».

De nombreux intervenants défilent à la tribune. Jean-Pier Delaume-Myard rappelle que « la France, pays des droits de l’homme, doit être la patrie des droits de l’enfant et non pas du droit à l’enfant ». Puis la pédiatre Anne-Sophie Biclet déclare : « Nous refusons d’être des techniciens du vivant auprès de personnes en bonne santé qui souhaitent des choses que la nature ne peut pas leur servir. » Tous sont unanimes contre le projet de loi pernicieux et destructeur de la famille actuellement débattu au Parlement. « La parité est partout dans la société mais pas dans la filiation. Nous refusons que la filiation soit privée de la parité père-mère », résume Aude Mirkovic. Au milieu de la série de discours, une minute de silence a été observée pour les orphelins à naître.

Bataille de chiffres

La fourchette est large entre ceux de la préfecture de police, ceux du cabinet Occurrence et ceux des organisateurs. Comme d’habitude, direz-vous sans doute. Certes, mais là on frise le ridicule. Qui croire ? Tout d’abord, la préfecture de police et ses 42 000 manifestants ! Elle avait tablé sur 200 000 pour valider l’itinéraire mais, la foule étant bien plus nombreuse, elle a dû demander aux organisateurs d’ouvrir des itinéraires bis. Quelle cohérence entre cette demande et son estimation officielle ?

Ensuite Occurrence, une agence de comptage dite indépendante, qui annonce un chiffre de 74 500 ? Mais comment se fier à elle alors que son patron, ami d’Aurore Bergé, député pro-PMA, a tweeté : « Aurore, à ta disposition pour t’aider ! Mon réseau, mes compétences… » De plus, prévoyant son dispositif de comptage à l’avance, elle n’a pas pu compter les manifestants déviés sur les itinéraires alternatifs. Nombreux aussi sont ceux qui n’ont pas pu atteindre Montparnasse… Les 600 000 manifestants revendiqués par les organisateurs restent donc le chiffre le plus proche de la réalité, même s’il est légèrement surestimé. Au-delà des chiffres, une chose est sûre : aucun syndicat, ni même les Gilets jaunes, n’est capable d’une telle mobilisation.

Pour Ludovine de La Rochère « cet événement était un avertissement : nous verrons quelle est la réponse du président. Ouvrira-t-il le dialogue ou restera-t-il, comme Hollande, dans le mépris ? »

Ni bio, ni éthique, cette loi est catastrophique pour la société. « Si le gouvernement s’entête et veut passer en force, il nous trouvera en travers de sa route », prévient Albéric Dumont, vice-président de La Manif pour tous. Il invite donc à réserver la date du 1er décembre en vue d’une nouvelle mobilisation. La balle est désormais dans le camp du gouvernement et d’Emmanuel Macron.

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2019