La PMA et le combat identitaire : les leçons à tirer – Clément Martin (Les Identitaires)

La démonstration de force de La Manif pour tous, le dimanche 6 octobre dernier, a rassemblé près de 600 000 personnes contre la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. Premier constat qui s’impose : le sujet mobilise toujours les passions des opposants, dont le noyau militant est issu du monde catholique. Certes la majorité des Français semble favorable à l’ouverture de la PMA/GPA aux homosexuels. On pourrait songer que le combat de LMPT est vain, mais ce serait oublier que les masses ne font pas l’histoire : elles la subissent. C’est le premier enseignement de ces études. Ensuite, force est de constater que les catholiques peuvent encore faire trembler la capitale avec des mobilisations monstres qui dépassent, en effectifs de manifestants, les cortèges syndicaux, féministes, écologistes ou pro-clandestins qui monopolisent l’attention des journalistes.

Tout ça pour rien ? Pour rien, non. Pour de nombreux jeunes Français attachés à réinstaurer des limites alors qu’elles sont rejetées sur tous les plans (explosion des frontières, démantèlement de tout protectionnisme, culte du libre-échange, etc.), LMPT est un rite initiatique, l’occasion d’éprouver la violence des militants d’extrême gauche ou de certains policiers, etc. Est-ce suffisant ? Non. Le combat anti-PMA/GPA s’oppose au déracinement engendré par un mode de reproduction qui exclut le foyer et la famille stable de l’équation, remplacés par un binôme de jouisseurs égoïstes comblés par des politiques en mal d’image de marque et l’industrie de la santé. C’est bien l’enjeu des racines qui est au cœur de ce combat. De la même manière que la scolarité obligatoire dès trois ans, en avançant la domination de l’Éducation nationale sur la jeunesse au détriment de la famille, conduit à « nationaliser » les enfants en les déracinant du foyer. Quant à la GPA, bien sûr, c’est l’extension à la procréation de la division industrielle des tâches, puisque mère biologique et « sociale » sont deux personnes différentes, à l’instar du donneur de sperme et du père (quand c’est un homme…). Déracinement et progrès technologique insensé, c’est-à-dire dépourvu d’une direction politique consciente au service de la grandeur et de l’indépendance d’un peuple, marchent de concert.

Le combat anti-PMA/GPA n’est donc pas une lutte isolée mais un volet, seulement, d’un discours plus global contre l’abolition des limites en toutes choses et la soumission du politique à la technique et à l’économie. Est-ce à dire que les moyens techniques sont mauvais ? Non, à condition de rétablir la liberté politique qui consiste, parfois, pour un État, à corriger les modes éphémères en termes de moeurs et non à les subir. Des limites à l’idéologie libertaire peuvent être posées. Et cela dans tous les domaines : peut-on être identitaire et ignorer la santé physique et mentale de son peuple ? Le laisser se vautrer dans un consumérisme abêtissant ? Ou au contraire faut-il le tirer vers le haut en promouvant des exemples de vie édifiants et exaltants ? Mais pour cela, encore faut-il savoir qui nous sommes : des Français et des Européens, non des Berbères, des Pygmées ou des Ouïghours. Oui à la famille mais quel modèle de famille assure le bien commun ? Le foyer afro-musulman qui dilue la responsabilité des parents dans le tribalisme de quartier ou bien l’équilibre du couple helléno-chrétien, association équitable de deux êtres complémentaires, à l’instar de saint Joseph et Marie ou d’Hector et Andromaque ? Ce sont tous les déracinements qu’il faut combattre, toutes les théories du genre, tous les projets de savants fous : de la PMA/GPA au multiculturalisme.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet de loi bioéthique – Quand l’Assemblée se déshonore, par Franck Deletraz

Assemblée nationale

Comme l’on pouvait hélas s’y attendre, les députés, faisant fi de la colère de la rue et de la manifestation « Marchons enfants » qui a rassemblé près de 75 000 opposants à la PMA sans père le 6 octobre, ont donc adopté mardi à une large majorité (359 voix contre 114 et 72 abstentions) le projet de loi bioéthique prévoyant notamment l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Cependant, le texte devant encore passer devant le Sénat en janvier, le combat est loin d’être perdu pour les défenseurs de l’enfance et de la famille, qui appellent à une mobilisation massive les 30 novembre et 1er décembre prochains.

Et déjà, le lobby LGBT réclame davantage !

Au terme de quelque 80 heures de débats, ce projet de loi de 32 articles qui, outre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes, prévoit une réforme de la filiation et de l’accès aux origines, l’autoconservation des ovocytes ou encore la recherche sur les cellules-souches embryonnaires, est donc passé comme une lettre à la poste. « Grâce », bien entendu, aux élus LREM et MoDem, qui ont voté à l’unisson pour cette promesse de campagne de Macron visant à satisfaire le lobby gay. A la plupart des députés de gauche (PS, PCF et LFI). Mais aussi – honte à eux ! – à un certain nombre d’élus de cette droite LR qui, dès le début, a refusé de se battre bec et ongles contre ce texte qui ouvre la porte à la GPA et autres abominations. Pour preuve : dès mardi, les associations LGBT commençaient déjà à réclamer davantage. Comme Nicolas Faget, porte-parole de l’« Association des Parents et Futurs parents gays et lesbiens », qui, tout en saluant « un pas en avant », s’empressait d’ajouter que « nos familles ne sont toujours pas égales face au droit commun ». Ou encore l’inter-LGBT, qui dénonçant carrément le « non accès des hommes transgenres à la PMA » !

Le combat continue

Bref, on le voit, en adoptant ce texte, l’Assemblée a ouvert la porte au n’importe quoi et aux demandes les plus délirantes de la minorité LGBT. Cependant, si le gouvernement s’est montré mardi satisfait et a dit espérer voir la loi définitivement adoptée « avant l’été », l’affaire est encore loin d’être terminée. Le succès impressionnant rencontré par la mobilisation du 6 octobre dernier a en effet grandement renforcé la volonté des associations de défense de la famille de faire échec aux projets du gouvernement. Car, comme l’a déclaré Ludovine de La Rochère, cette adoption en première lecture du projet de loi bioéthique « ne signifie en aucune manière que c’est fait. Nous sommes au tout début d’un long processus qui va durer des mois ». Et déjà les associations appellent tous les Français à se mobiliser lors de leurs nouvelles grandes mobilisations, comme ce week-end d’« actions délocalisées partout en France », les 30 novembre et 1er décembre, ou encore cette deuxième manifestation nationale à Paris le 19 janvier à laquelle nous devrons tous participer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 octobre 2019

PMA: tu neutraliseras ton père et ta mère!

Si la procréation humaine passe par la rencontre de l’homme et de la femme dans la sexualité, c’est une loi de la nature, ce n’est pas une discrimination.

S’il plait au politique de gaspiller l’argent public en utilisant les « ressources médicales », pour fabriquer des enfants pour des femmes non stériles, le citoyen de base n’y peut rien. S’il lui plait de généraliser la mauvaise foi, le dangereux règne de « l’égalité » dans une définition digne d’un enfant de quatre ans où « tous égaux » signifie « tous pareils », nul doute que tout cela plaise aux « jeunes » de tous âges. « Le dieu égalité, le diable discrimination », écrivait Philippe Muray.

L’argument sera bientôt brandi par les couples homosexuels masculins, et alors « vive la GPA » ! On louera éthiquement des utérus, y compris les femmes ménopausées (pourquoi pas nous ?), les femmes en difficultés financières (un enfant et l’allocation de parent isolé arrive), etc.

Le désir d’enfant stoppe la pensée

Tout ceci sera sûrement un grand progrès pour la civilisation. Au nom de « l’amélioration » de l’homme, autre vieux fantasme, d’aucuns jouent, sans en répondre, avec l’humanité… Si la procréation humaine passe par la rencontre de l’homme et de la femme dans la sexualité, c’est une loi de la nature, et non une discrimination. Rappeler cette évidence, est-ce être maladivement « naturaliste » ? Est-ce refuser toute « artificialisation » venue de la culture, à laquelle la science et la technique appartiennent ? Pas sûr. Mais c’est un des arguments-massues de ceux qui continuent de prétendre qu’il ne se passe rien, que l’émouvant spectacle de l’amour maternel associé au « progrès des sciences », et à une tolérance bienveillante enfin conquise suffit à résumer moins d’un demi-siècle qui aura vu la désexualisation de l’origine, l’attaque à la filiation et la disparition du droit de la filiation. Ces faits accomplis techno-scientifiques font le miel du marché, les offres suscitant les demandes dont elles prétendent se justifier.

Alors l’amour maternel, le désir d’enfant ? Il est irréfutable et c’est d’ailleurs ce qui rend la situation si difficile à penser, l’artificialisation de la reproduction humaine offrant un mélange inextricable de possibilités bienfaisantes et dangereuses.

L’élevage d’humains

Quel progrès des sciences ? La PMA, c’est le transfert chez l’homme et la femme de techniques qui ont fait leur preuve dans l’industrialisation de l’élevage. Assortie toutefois de quelques « avantages » : le diagnostic pré-implantatoire risquant de rendre la FIV plus sûre que l’engendrement dans la sexualité, cette offre engendre de nouvelles demandes, fort excitantes, qui n’ont pas échappé au marché.

Pour lire la suite, c’est ici !

Loi bioéthique : «On s’en va vers un marché de la reproduction artificielle»

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
RT France a diffusé un entretien avec Virginie Tellenne, déléguée générale de l’Avenir pour Tous.

Elle était invitée à réagir au vote, par l’Assemblée nationale, du très contesté projet de loi bioéthique voté par une majorité de députés, le 15 octobre.

Le texte prévoit l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.


PMA pour toutes : les députés français adoptent le projet de loi bioéthique

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec sa mesure phare prévoyant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Après 80 heures environ de débats intenses, l’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec la mesure phare de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans faire totalement le plein de voix dans la majorité.

Outre la mesure emblématique de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le texte prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines…

Les élus RN, qui siègent parmi les non-inscrits ont majoritairement voté contre.


«PMA pour toutes» : vers la marchandisation du corps humain ?

14/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’ancien député du Parti socialiste et actuel vice-président du mouvement Oser la France, Jean-Philippe Mallé, s’oppose à la «PMA pour toutes». Il assure que, malgré le discours gouvernemental, la GPA sera bel et bien l’étape suivante, au nom de l’égalité avec les couples d’hommes homosexuels.

Il ne comprend donc pas que «des élus dits de gauche ne voient pas dans cette instrumentalisation du corps une extension du marché au corps humain».


Gabrielle Cluzel sur la PMA : « Le rôle de l’État est de protéger le plus faible »

07/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans la foulée du vote sur l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires, Ils étaient très nombreux à manifester contre cette mesure à Paris, dimanche 6 octobre.

Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire et farouche opposante à la PMA pour toutes, revient pour Sputnik sur le fond de ce sujet clivant.


Paris : enthousiasme et engouement à la manifestation contre la PMA ce dimanche

07/10/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que le projet de loi bioéthique est actuellement en première lecture devant le Parlement, une manifestation ce dimanche a rassemblé ses nombreux opposants à Paris. Elle ciblait la mesure phare de ce projet de loi, l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.

Les manifestants ont afflué de toute la France.

À l’appel de 22 associations, en majorité chrétiennes et comprenant notamment la Manif pour tous, ce sont près de 600 000 personnes qui se sont mobilisées à Paris selon les organisateurs. Les forces de l’ordre et le cabinet Occurence mandaté par un collectif de médias annoncent avoir décompté respectivement 42000 et 74500 manifestants, soit des nombres nettement inférieurs, comme déjà lors des mobilisations de 2012.

Parmi les mobilisés, des personnalités majoritairement à droite de l’échiquier politique étaient présents.

En effet on y retrouvait des élus comme Louis Aliot, Gilbert Collard ou Marion Maréchal, mais aussi des membres des Républicains, dont notamment Hervé Mariton. Celui-ci, comme la majorité des membres de son parti, avait pourtant appelé à voter Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles de 2017, alors même que l’ouverture de la PMA faisait partie des promesses de campagne de celui-ci.
Plusieurs dates de futures manifestations ont été annoncées par les organisateurs de l’événement.

De nombreux manifestants se déclaraient prêts à une nouvelle mobilisation au long terme à l’image de la Manif pour Tous. Il est néanmoins peu probable que le gouvernement ayant laissé sans réponse les revendications des Gilets jaunes après une crise sans précédent récent se montre à l’écoute des opposants à la PMA. Il ne doit pas moins craindre un revirement politique de cette considérable frange de la population, qui par le passé avait pu soutenir électoralement Emmanuel Macron, celui-ci ayant obtenu 62% des votes catholiques au second tour des élections présidentielles de 2017.
Alors que le projet de loi bioéthique est actuellement en première lecture devant le Parlement, une manifestation ce dimanche a rassemblé ses nombreux opposants à Paris. Elle ciblait la mesure phare de ce projet de loi, l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.

Les manifestants ont afflué de toute la France.

À l’appel de 22 associations, en majorité chrétiennes et comprenant notamment la Manif pour tous, ce sont près de 600 000 personnes qui se sont mobilisées à Paris selon les organisateurs. Les forces de l’ordre et le cabinet Occurence mandaté par un collectif de médias annoncent avoir décompté respectivement 42000 et 74500 manifestants, soit des nombres nettement inférieurs, comme déjà lors des mobilisations de 2012.

Parmi les mobilisés, des personnalités majoritairement à droite de l’échiquier politique étaient présents.

En effet on y retrouvait des élus comme Louis Aliot, Gilbert Collard ou Marion Maréchal, mais aussi des membres des Républicains, dont notamment Hervé Mariton. Celui-ci, comme la majorité des membres de son parti, avait pourtant appelé à voter Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles de 2017, alors même que l’ouverture de la PMA faisait partie des promesses de campagne de celui-ci.
Plusieurs dates de futures manifestations ont été annoncées par les organisateurs de l’événement.

De nombreux manifestants se déclaraient prêts à une nouvelle mobilisation au long terme à l’image de la Manif pour Tous. Il est néanmoins peu probable que le gouvernement ayant laissé sans réponse les revendications des Gilets jaunes après une crise sans précédent récent se montre à l’écoute des opposants à la PMA. Il ne doit pas moins craindre un revirement politique de cette considérable frange de la population, qui par le passé avait pu soutenir électoralement Emmanuel Macron, celui-ci ayant obtenu 62% des votes catholiques au second tour des élections présidentielles de 2017.

Jean-Frédéric Poisson, sur la PMA pour toutes : « Je manifesterai dimanche car cette loi est destructrice de la société entière »

04/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Avant la grande mobilisation du dimanche 6 octobre pour dénoncer le projet de loi bioéthique actuellement examiné à l’Assemblée nationale, Jean-Frédéric Poisson exprime les raisons de son opposition au micro de Boulevard Voltaire.


PMA pour toutes – Pour Marine Le Pen, “l’État va mentir à l’enfant”

24/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La PMA pour toutes, débattue à partir de ce mardi 24 septembre à l’Assemblée nationale, suscite débats voire divisions dans chaque camp politique, où la liberté de vote sera de mise. Invitée à l’antenne de RTL, Marine Le Pen explique qu’elle ne votera pas le texte en l’état.

Selon la présidente du Rassemblement national, “l’idée que la puissance publique, l’État va mentir à l’enfant en lui disant sur son état civil : ‘Tu es né de deux mamans’. Ce mensonge n’est pas tenable. Il n’est pas possible, à mon sens, de dire à un enfant : ‘Tu n’es pas né d’un père et d’une mère’, même si l’enfant ne le connaît pas”.


PMA pour toutes : les termes de “mère et mère” seront inscrits sur l’acte de naissance

27/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comment seront nommés les parents sur l’extrait d’acte de naissance d’un enfant né grâce à l’élargissement de la PMA à toutes les femmes ?

Depuis un mois, la question n’avait pas trouvé de réponse claire. La secrétaire d’État Marlène Schiappa n’avait guère éclairé sur le sujet le 26 juillet dernier face à Apolline de Malherbe. Ni la ministre de la Santé la semaine dernière face à Jean-Jacques Bourdin, qui avait alors renvoyé la balle à son homologue de la Justice, Nicole Belloubet.

Cette dernière a finalement apporté une réponse : ce sera “mère et mère”.


Aude Mirkovic : « Si nous ne voulons pas du business de la fabrication des bébés, il faut dire NON à ce projet. »

Boulevard Voltaire vient de publier un entretien intéressant avec Aude Mirkovic qui dénonce le projet de remboursement de la PMA – par la Sécurité sociale – à toutes les femmes.

1) Le ministre de la Santé Agnès Buzyn a confirmé, fin juin, que la PMA, qui sera ouverte à toutes les femmes, serait remboursée à toutes. Les députés Valérie Boyer et Pierre-Henri Dumont (LR) dénoncent un dévoiement des principes de la Sécurité sociale. Partagez-vous leur avis ?

Tout à fait. Le but de l’assurance maladie est de permettre aux assurés de faire face à des maladies, des pathologies. Déjà, parmi les soins pris en charge, il est nécessaire d’opérer une hiérarchisation des dépenses en raison de la croissance des dépenses et du déficit récurrent : on assiste à une baisse tous azimuts de l’offre de soins au fil des années. Demandez, par exemple, aux parents des enfants autistes s’ils ont de quoi payer l’ergothérapie dont leurs enfants ont besoin, aux personnes âgées qui n’ont pas de mutuelle complémentaire si elles peuvent remplacer leurs lunettes, et à de nombreuses personnes pourquoi elles ne remplacent pas les dents qui leur manquent. Autant de soins que l’assurance maladie ne prend pas ou peu en charge, faute de moyens. En dernier lieu, la fin du remboursement de l’homéopathie vient d’être décidée au motif que l’efficacité thérapeutique de l’homéopathie ne serait pas prouvée. Je ne me prononce pas sur le point de savoir si l’homéopathie est efficace ou pas, ce n’est pas de ma compétence. En revanche, chacun peut percevoir l’injustice qu’il y a à dérembourser des médicaments au motif que leur efficacité thérapeutique n’est pas prouvée, tout en prévoyant le remboursement total de PMA qui ne s’inscrivent dans aucune démarche thérapeutique, ni prouvée ni même alléguée, puisque les intéressés ne souffrent pas d’infertilité.

2) Le remboursement de la PMA à toutes les femmes susciterait-il d’autres problèmes que cette dérive de la fonction de la Sécurité sociale ?

Il y aurait, notamment, un détournement du rôle de la médecine, dénoncé par plus de 1.700 médecins dans une tribune en ce sens (https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/petition-contre-PMA-signee-1-700-medecins-2018-06-01-1200943665). Les médecins deviennent des prestataires de service, sans compter qu’inséminer une femme fertile par un donneur fertile ne requiert aucune compétence médicale : la blouse blanche ne suffit pas à donner un caractère médical à une prestation devenue un business. Et cela ne concerne pas seulement les femmes seules ou en couple de femmes : le projet de loi offre la PMA non seulement à toutes mais à tous, y compris les couples fertiles qui pourront recourir à la PMA et au don de gamètes dans une branche ou les deux si tel est leur choix. La PMA pour les femmes est l’arbre qui cache la forêt : le projet est celui de la « procréation sans sexe pour tous », comme le dit explicitement le rapport parlementaire du député Jean-Louis Touraine. Le but est d’organiser la production industrielle de l’humain avec, bien entendu, programmation et sélection des enfants pour réaliser le projet du ou des adultes en désir d’enfant. En effet, si un couple fertile recourt à la PMA, ce n’est pas pour avoir un enfant sans plus – ce qu’ils peuvent faire tout seuls. C’est pour avoir tel enfant qui correspond à tel projet. Si nous ne voulons pas du business de la fabrication des bébés, il faut dire NON à ce projet.

3) Une manifestation nationale unitaire contre le projet de loi bioéthique est prévue, le 6 octobre 2019, à Paris. Pensez-vous que cette mobilisation puisse contribuer à enrayer le mouvement « progressiste » qui nous entraîne aujourd’hui vers la PMA pour toutes remboursée par la Sécurité sociale, demain vers la GPA ?

Bien sûr qu’elle le peut ! Ce projet va à l’encontre de la justice en privant légalement certains enfants de père, et de la dignité humaine par la programmation et sélection des enfants en fonction du projet parental qu’ils sont sommés de satisfaire ou de telle ou telle préférence personnelle recherchée par les adultes. Il est encore possible de contribuer à une prise de conscience, encore faut-il que chacun s’y mette : il est possible, par exemple, de commander gratuitement un petit livret explicatif sur le site www.pmagpa.fr. À chacun de le lire et de le donner ensuite à quelqu’un. C’est à la portée de tous ! Et offrir ne serait-ce qu’un seul livret à une seule personne sera plus efficace que des heures de lamentations !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ludovine de La Rochère : « Ce qui est heurtant, c’est de faire naître des enfants sans père »

PMA GPA Ludovine de La Rochère

10/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ludovine de La Rochère a été sommée, ce matin sur RTL, de s’expliquer sur la campagne de LMPT contre la PMA et la GPA qui fait paraît-il scandale. La Manif pour tous a lancé une campagne sur la procréation médicalement assistée (PMA) sans père et sur la gestation pour autrui (GPA). Sur l’une des affiches est dessiné un bébé au milieu d’une rangée de légumes. La légende : « Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ? »

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réclamé ce week-end le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». « Ce qui est heurtant, lui a répondu Ludovine de La Rochère, c’est le sujet lui-même, c’est de faire naître des enfants sans père, c’est ça qui est choquant. »

Aude Mirkovic : de la PMA à la traite des femmes

Aude Mirkovic

15/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Un maître de conférence en droit privé, spécialiste du droit de la famille, Aude Mirkovic est une battante et une combattante contre la PMA et la GPA. Elle vient de publier un roman d’une actualité brûlante, En rouge et noir (éd. Scholæ). Les deux héroïnes du livre affrontent ensemble une société américaine venue monnayer en France des gestations pour autrui réalisées aux Etats-Unis. On suit avec intérêt le combat de ces deux femmes contre les commerçants d’enfants. Au-delà de l’ouvrage, Aude Mirkovic veut mettre en garde les Français pour le respect des droits de l’enfant. Martial Bild la reçoit sur le plateau de TV Libertés.

La « PMA pour toutes » est discriminatoire : exigeons la « PMA pour tous » !

PMA pour tous

PMA Homme enceint14/09/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, veut donc autoriser la « PMA pour toutes ». Conformément à l’engagement présidentiel d’Emmanuel Macron, elle a annoncé que la procréation médicalement assistée (ou PMA) sera bien ouverte à toutes les femmes, en 2018, si les parlementaires votent la future loi de bioéthique. De fait, les couples de lesbiennes pourront donc, pour l’une, se faire inséminer artificiellement aux frais de la Sécurité sociale, pour l’autre être reconnue comme la deuxième mère ( ) de l’enfant issu de cette insémination. Le Comité consultatif national d’éthique avait rendu un avis favorable sur le sujet.

Cela ne manquera pas de faire réagir les couples homosexuels masculins, qui risquent de dénoncer une inégalité entre les couples et ils auront raison : au point où on en est, exigeons, au nom de l’égalité, la PMA pour tous ! Les hommes aussi ont le « droit » de pouvoir enfanter !

Ludovine de la Rochère (LMPT) : « La PMA est un déni total de la réalité »

ludovine-de-la-rochère

« PMA pour toutes sans restriction et sans condition », scandaient les manifestants de La Marche des fiertés, samedi 24 juin, dans les rues de Paris. Mardi 27 juin, le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis favorable à l’ouverture de la PMA sans père. Les médias saluent une avancée qui serait en phase avec les désirs de notre société. La Manif pour tous, par le biais de sa présidente, Ludovine de la Rochère, pointe du doigt les conséquences dramatiques que porterait dans son sillon l’autorisation d’une PMA sans père.

— En quoi les revendications portées par le groupe LGBT sont-elles particulièrement inquiétantes ?

— Ces revendications portaient sur plusieurs choses. D’abord la PMA sans restriction et sans condition. Ensuite les droits des trans – ce qui veut tout et rien dire puisque cela englobe à la fois les transsexuels qui ne se sentent pas bien dans leur genre mais veulent une réassignation et les transgenres qui ont une perception très floue et subjective de leur genre. Ces deux facettes sont lourdes de conséquences

Fin 2016, en France, dans la loi de réorganisation de la justice, il a été introduit la possibilité d’effectuer un changement de sexe sur l’état civil sur simple attestation. Ce qui veut dire que l’on peut se retrouver avec des personnes considérées comme des hommes, mais qui sont biologiquement des femmes et donc peuvent tomber enceinte, allaiter leur enfant, etc. Cela brouille totalement les repères.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse de la PMA ou des trans, on est dans la confusion la plus complète que ce soit dans la perception homme-femme, sur le genre, ou dans l’appréhension de la paternité et de la maternité. C’est un déni total de la réalité en même temps qu’une volonté de transformer l’homme.

Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents !

La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

— Que pensez-vous de l’avis rendu le 27 juin par le CCNE qui se dit favorable à une ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes ?

— Il est en complète contradiction avec des avis qu’avait rendus précédemment le CCNE et dans lesquels il reconnaissait que l’enfant avait le droit d’avoir un père et une mère.

C’est une décision éminemment politique qui ne respecte ni l’éthique ni l’humain.

J’irai même plus loin : en se contredisant ainsi le CCNE perd toute crédibilité, en cédant aux pressions politiques, par peur. Il est cependant intéressant de noter que le Comité consultatif national d’éthique est divisé sur la question. Un tiers des membres est opposé à l’avis qui a été rendu – ce qui ne l’a pas empêché de passer outre. Cela reflète bien que ce sujet divise la société.

Chard PMA— Divise-t-il vraiment notre société ? A entendre les médias, la majorité serait pour la « PMA pour toutes » ?

— Au contraire ! C’est ce que les médias veulent faire croire mais notre société est majoritairement contre, ce que montre un sondage d’Opinion Way pour La Manif pour tous publié le 27 juin. 77 % des Français sont pour que l’Etat, dans le cadre d’une PMA, garantisse à l’enfant le droit d’avoir un père et une mère. Dès que l’on sort des slogans et du prêt à penser « PMA pour toutes » et que l’on rentre dans la réalité des choses, un enfant privé sciemment de père, il est clair que les Français sont contre une telle idée.

C’est la raison pour laquelle nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

— Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

— Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression, nous pouvons avoir gain de cause.

Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs.Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental.

Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !

Propos recueillis par Anne Isabeth

Entretien et dessin de Chard parus dans Présent daté du 29 juin 2017