PMA : un juteux business – Entretien avec Olivia Sarton : « On se sert de souffrances authentiques pour développer la mainmise des technosciences sur le vivant »

On pouvait espérer que la crise sanitaire retarderait considérablement – à défaut de l’enterrer – l’adoption du projet de loi bioéthique. Il n’en est rien. Mardi 16 juin, un décret était publié au Journal officiel pour convoquer le Parlement en session extraordinaire, afin de continuer l’examen du projet de loi bioéthique et ce à partir du 6 juillet. Parmi les mesures phares de ce projet de loi : la légalisation de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes.

Loin d’être l’avancée sociale qu’on nous présente, la PMA ouverte à toutes les femmes est avant tout un coup d’accélérateur au business de la procréation qui est en plein essor. Business qui se fait au détriment de la santé des femmes qui suivent ce parcours, des couples, des donneurs et aussi, bien sûr, des enfants issus de PMA. C’est le moment de lire le livre très instructif d’Olivia Sarton, directrice scientifique de l’association Juristes pour l’enfance, PMA : ce qu’on ne vous dit pas. Plongée avec l’auteur dans la face cachée de la PMA.

— Comment est né ce livre ?

— Le débat autour de ce projet de loi s’est focalisé sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes seules. Est martelée la thèse selon laquelle les opposants à la PMA pour toutes sont homophobes. Or, la vraie difficulté posée par la PMA est générale. Elle ne concerne pas seulement les typologies de parents, même s’il y a des difficultés spécifiques lorsque la PMA est réalisée pour des couples de femmes ou des femmes seules. Certaines des difficultés que pose aujourd’hui la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules se posaient déjà pour la PMA avec tiers donneur. Mais alors il n’y avait presque que l’Eglise pour soulever des objections. En travaillant le sujet du projet de loi de bioéthique pour Juristes pour l’enfance je me suis demandé : « A qui profite le crime ? » Il y a souvent une histoire d’argent derrière les dossiers litigieux. J’ai donc voulu creuser et je me suis rendu compte que la PMA est un business énorme et que, pour le développer, certains sont prêts à passer sous silence les dommages collatéraux : atteinte à la santé des enfants, des candidats à la PMA, aux donneurs, aux finances de la Sécu en France, atteinte à la santé psychologique de la société aussi. J’ai voulu le mettre en exergue parce que cela permettait de sortir de ce débat faussé qui était de dire que les opposants au projet de loi bioéthique sont homophobes. Moi, je soutiens la thèse que les promoteurs de l’extension du marché de la PMA qui sont à la fois des financiers et des technoscientifiques n’ont pas grand-chose à faire du droit des femmes seules ou des femmes homosexuelles. Ce qui les intéresse est de pouvoir mettre la main sur la création et la maîtrise de l’homme en général, et, deuxièmement, que ce marché rapporte des bénéfices colossaux.

Voilà l’idée de départ du livre.

— Vous montrez que les techniques de PMA posent de nombreux problèmes mais il semblerait, qu’en France, il ne soit pas de bon ton d’en parler…

— Vous pouvez le dire, c’est très étonnant, on n’en parle jamais ou presque. C’est un sujet qui est pourtant bien évoqué dans d’autres pays où la PMA est extrêmement développée. Les médecins n’ont pas cette espèce de tabou et diligentent des études très bien documentées pour examiner les risques de la PMA. En France, c’est le silence quasi total. Pire, il y a encore quelques semaines, je lisais une présentation de la FIV dans un article d’un magazine féminin sur Internet : le risque identifié comme majeur dans la PMA était l’échec. Ce qui faisait dire au médecin interviewé que la solution pour pallier ce risque était de réitérer le maximum de tentatives possible. C’est exactement l’inverse de ce que je montre dans mon livre car cela abîme la santé physique et psychologique des femmes et que c’est loin d’être le risque majeur de la PMA.

— Vous écrivez par ailleurs qu’au coût technique de la PMA – estimé a minima à 295 millions d’euros –, il convient d’ajouter le coût engendré par toutes ses conséquences négatives. Quelles sont-elles ?

— Pour les enfants, les dommages sont à la fois d’ordre physique et psychologique. Selon des études américaines, les enfants issus de PMA ont 40 % de plus de risques de présenter un syndrome d’autisme. Des études du nord de l’Europe ont révélé que ces enfants ont 2,43 fois plus de risques de présenter un cancer, 40 % de risques de plus d’avoir une malformation congénitale non chromosomique comme des anomalies cardiaques ou des fentes labio-palatines. Il semblerait que ces désordres physiques soient liés directement aux techniques de PMA. La généticienne Alexandra Henrion-Caude dit que cela serait causé, entre autres, par le stress cellulaire engendré par la manipulation mécanique des gamètes, ou encore par la température qui n’est pas celle du corps humain – même si on a des appareils très précis – et qui ne varie pas de la même façon. Ils pourraient aussi être provoqués par l’effraction de la cellule elle-même, notamment dans la technique de FIV, qui s’appelle ICSI, où un seul spermatozoïde est injecté dans l’ovule. Cette effraction de la cellule n’est pas naturelle.

Pour ce qui est des désordres psychologiques, le sujet est tabou même s’il y a eu récemment un article belge disant que 50 % des enfants nés de PMA avec tiers donneur seraient victimes de mal-être. Les psychiatres et les psychanalystes ou pédopsychiatres rechignent à en parler. C’est compliqué parce que la population née par PMA est assez jeune encore et il est donc difficile d’avoir des retours là-dessus. Et, bien sûr, nos parlementaires se refusent à envisager le chaos qui va être créé dans une société qui va priver légalement des enfants de filiation paternelle et de père tout court.

En ce qui concerne les désordres qui touchent les candidats à la PMA, les études sont peu nombreuses. Mais, en allant sur n’importe quel blog, on trouve des témoignages à n’en plus finir de femmes subissant ces désordres physiques extrêmement importants qui mettent leur santé à rude épreuve. Ces techniques affectent énormément l’intimité des couples, beaucoup se séparent après un parcours de PMA même s’il débouche sur la naissance d’un enfant. L’enfant devient le seul sujet du couple, certains disent se sentir totalement réifiés, rendus à l’état de machine pour la « production d’un enfant ».

La troisième population qui est mise en danger par le parcours de PMA, ce sont les fournisseurs de gamètes. Ils courent d’abord un danger juridique : on leur assure aujourd’hui qu’ils n’auront pas à supporter la conséquence de leur don, or cette promesse est très légère. Les lois évoluent. Si le projet de loi de bioéthique est adopté, il laissera la possibilité à des femmes seules ou à des couples de femmes d’engendrer un enfant en évinçant totalement le père de la sphère de cet enfant. Mais on peut très bien concevoir qu’un enfant dans 20 ou 25 ans saisisse un tribunal en disant qu’il a subi un préjudice du fait d’être né de PMA avec tiers donneur, sans filiation paternelle, et qu’il est dans une situation difficile – par exemple un enfant né au profit d’une femme seule et se retrouvant orphelin et privé de tout support familial. S’il demande alors à la juridiction saisie de condamner son géniteur à assumer sa paternité en payant, par exemple, les frais de scolarité et qu’il lui demande des comptes pour les difficultés de la vie qu’il a subies, il est impossible de garantir que la loi ne sera pas modifiée et que des juridictions n’estimeront pas qu’effectivement l’enfant a subi un préjudice. En tant que juristes, nous disons que ce projet de loi fait peser une véritable épée de Damoclès sur ces donneurs.

Enfin, on parle assez peu des donneuses, alors que le prélèvement d’ovocytes a des conséquences physiques importantes d’autant plus qu’elles sont peu nombreuses. Pour effectuer une ponction pour un prélèvement d’ovocytes, il est nécessaire d’hyperstimuler le corps afin qu’il produise en une fois le nombre d’ovocytes qu’il produit normalement en douze, quinze ou dix-huit mois. Si la femme est une « bonne donneuse », on va l’inciter à réitérer ce processus quatre, cinq, six fois. Certaines femmes vont pouvoir fournir jusqu’à 150 ovocytes, ce qui va mettre en question leur propre fertilité. Cette hyperstimulation ovarienne fait courir des risques médicaux d’autant que, une fois les ovocytes prélevés, les femmes ne sont pas suivies médicalement pour ça. Selon des études faites aux USA, certaines développeraient des cancers liés au prélèvement d’ovocytes.

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Loi bioéthique – Stéphane Ravier : « Un certain nombre de sénateurs dits de droite ont déjà trahi ! »

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphane Ravier était présent, mardi soir, à la manifestation des anti-PMA devant le Sénat. La loi bioéthique y est actuellement en discussion. Les sénateurs ont déjà approuvé son article 1er qui autorise l’extension de la PMA aux femmes seules et en couple.

Réaction du sénateur au micro de Boulevard Voltaire.


Reportage : Marchons enfants ! Acte II

Nouvelle réussite pour le collectif d’associations, dont la Manif pour tous et Alliance Vita. Combien étaient-ils dans la rue ? Des centaines de milliers, disent certains organisateurs, mais Albéric Dumont refuse de communiquer sur les chiffres car « les images parlent d’elles-mêmes ». Cette manifestation d’ampleur intervient deux jours avant l’examen de la loi bioéthique par le Sénat.

Le public est constitué en grande partie de jeunes et de familles venues de toute la France. Des têtes connues aussi : les députés Agnès Thill (ex-LREM), Emmanuelle Ménard, Gilbert Collard, le sénateur Sébastien Meurant, les députés européens Nicolas Bay et François-Xavier Bellamy et des personnalités tels l’évêque de Bayonne monseigneur Aillet, Louis de Bourbon duc d’Anjou, Jean-Frédéric Poisson… Selon un sondage Ifop réalisé les 9 et 10 janvier 2020, plus d’un Français sur deux réclame le retrait ou la suspension de ce projet de loi. Une attente particulièrement forte chez les jeunes qui sont 64 % à demander le retrait d’un projet qui n’est ni bio, ni éthique.

Ambiance joyeuse, pacifique mais déterminée contre ce projet de loi et ses principales mesures : la PMA sans père, la reconnaissance de la GPA, l’autoconservation ovocytaire, les chimères… La marche débute place de la Résistance, nom de circonstance pour ces Français qui résistent à la destruction de la famille, pour s’achever place de l’Opéra. « Il est où papa ? Au rayon surgelés », « Mère 1, mère 2, où est la parité ? », « Privation de papa remboursée par l’Etat », « Rentrée littéraire 2020 : la gloire de mon sperme ? », proclament avec humour des pancartes brandies par les manifestants.

Comme le rappelle la banderole de tête « Au cœur de l’écologie, l’humain », Marchons enfants ! dénonce l’artificialisation de l’humain que veut mettre en place le gouvernement à travers toutes les mesures de cette loi. Alors qu’aujourd’hui l’écologie est une notion fondamentale pour nos dirigeants, alors qu’on est conscient des dégâts causés à la nature, on voudrait manipuler l’embryon et la procréation ? Franck Meyer, du collectif des Maires pour l’enfance, s’interroge : « Pourquoi parler de développement durable sans parler de développement humain durable ? » « Est-ce que tout désir à vocation à être assouvi ? », demande Agnès Thill qui ajoute : « Est-ce que, parce qu’on peut le faire, on doit le faire ? La gauche est dans une espèce de conquête de droits à l’infini : je veux, j’ai le droit. Le problème, là, c’est que les adultes font tout ce qu’ils veulent au détriment de l’enfant. »

Emmanuelle Ménard s’insurge contre cette loi qui prive sciemment les enfants de père. « C’est scandaleux pour les générations à venir. C’est un projet de loi qui se fait au nom de l’idéologie et non au nom de l’intérêt de l’enfant. Il faut respecter ses droits. »

Ne pas abandonner le combat mais le poursuivre, rester optimiste car rien n’est encore définitif, voilà le message que les organisateurs veulent faire passer. Des « billets de banque » soufflés sur la foule, représentant le business qui se cache derrière la PMA sans père, appellent donc à deux nouveaux rassemblements dès cette semaine devant le Sénat, mardi 21 et mercredi 22 à 19 heures. On ne lâche rien ! ONLR !

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2020

Les jeunes “anti-PMA pour toutes” présents en nombre à la marche

20/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi 20 janvier, le projet de loi bioéthique est étudié au Sénat. Parmi les mesures les plus contestées, l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires.

Les opposants au texte battaient de nouveau le pavé à Paris ce dimanche 19 janvier pour protester contre cette étude.

Beaucoup de jeunes étaient présents dans le cortège et expliquent leur vision de la famille et leurs convictions.


Ludovine de La Rochère : « Le projet de loi bioéthique est très néfaste pour le monde de demain »

Selon un sondage IFOP pour la Manif pour tous, 51% des Français (64% chez les 18-24 ans) estiment que « compte tenu du climat social actuel, le gouvernement doit retirer ou suspendre le projet de loi bioéthique ».

Après une première mobilisation nationale de grande ampleur, le 6 octobre dernier, les opposants à cette loi manifesteront à nouveau le 19 janvier prochain.

Découvrez cette réaction de Ludovine de La Rochère.

Dans un contexte de grèves et de tensions sociales, 51% des Français estiment qu’il faut retirer le projet de loi bioéthique. Cette nouvelle vous étonne-t-elle ?

Cette nouvelle ne m’étonne pas. C’est une confirmation importante sur le fait que l’ensemble du projet de loi bioéthique paraît inacceptable à une majorité de Français. Souhaiter le retrait, c’est dire à quel point l’ensemble de ce projet est mal perçu par les Français à juste titre.
64 % de jeunes de 18-24 ans ont souhaité le retrait de ce projet de loi bioéthique.
Ils sont conscients que ce projet est délétère pour l’avenir et extrêmement néfaste pour le monde dans lequel ils vivront demain.

Comment interpréter ce sondage, dans la mesure où la quasi-totalité des sondages annoncés jusqu’ici déclaraient que 65 % des Français étaient favorables à l’extension de la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes seules ?

Les sondages peuvent être largement médiatisés sur toute une partie des médias, extrêmement partisans en la matière. Il faut regarder l’ensemble des sondages. Les questions ainsi que leur analyse sont complexes.
De prime abord, quand on demande aux Français s’ils sont favorables au fait que la PMA soit ouverte aux couples hétéros et aux couples de femmes lesbiennes, ils disent oui spontanément, avec en tête une question d’égalité.
À l’inverse, quand on demande concrètement aux Français ce qu’ils pensent de la place de l’enfant, les réponses sont massivement différentes.
Par exemple, quand on demande aux Français : « L’enfant né par PMA a-t-il le droit d’avoir un père et une mère ? », 83 % des Français répondent oui. Autrement dit, les Français ont bien conscience que les enfants nés par PMA ont les mêmes droits que tous les enfants et qu’un père et une mère sont fondamentaux dans la vie d’un enfant.
Par ailleurs, il y a ce tout dernier sondage qui indique qu’une proportion très importante des Français souhaitent le retrait de ce projet de loi. Je vais prendre le sujet des retraites, qui n’a rien à voir.
Jusqu’à présent, les Français ont majoritairement soutenu le mouvement. Seulement 30 % des Français souhaitent le retrait du projet de loi sur les retraites.
En ce qui nous concerne, 51 % c’est très important.

À part Valeurs actuelles, aucun média ne s’est fait l’écho de ce sondage-là, alors que les autres étaient régulièrement relayés par l’ensemble de nos confrères. Comment expliquer ce traitement de l’information ?

Pour le moment, Valeurs actuelles, L’Incorrect et La Croix ont évoqué ce sondage. Il est vrai qu’on ne le retrouve pas dans l’ensemble des médias, comme cela peut être le cas pour d’autres sondages qui tendraient à faire croire que les Français sont très favorables à la PMA.
Un certain nombre de médias sont très partisans sur cette question. C’est une forme de pression exercée sur les Français. Dire et répéter « tous les Français sont d’accord ».
D’une part, les gens n’aiment pas être dans une minorité. C’est une manière d’aller vers la position prétendument majoritaire.
D’autre part, c’est aussi une manière de décourager ceux qui se croient minoritaires. La réalité n’est pas du tout celle-ci. C’est plus complexe.
Lorsqu’on rentre les applications concrètes de la PMA sans père, on voit bien que le fond de la pensée des Français n’est pas reconnaître et tenir compte des droits et surtout des besoins les plus fondamentaux des enfants. Depuis des années, une pression est exercée, surtout sur cette question.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En finir avec les régressions progressistes !, par Ivan Rioufol

Quarante ans de délires progressistes mériteraient une ovation pour le record. Mais le tour de force ne prête pas à sourire. Il est certes réjouissant d’observer l’actuelle consternation devant les odes post-soixante-huitardes à la pédophilie et l’inceste : ces pratiques furent encouragées, jusque dans les années1980, par une gauche libérée des interdits bourgeois. Mais faudrait-il attendre encore quarante ans avant qu’une autre génération ne se frappe le front devant les inepties contemporaines autour de la théorie du genre, des modifications génétiques, des bébés à la carte ? Dans tous ces cas, l’humain n’est plus qu’un objet, un instrument, un obstacle à dépasser.

Ce dimanche, à Paris, la Manif pour tous sera à nouveau dans les rues pour dénoncer la PMA pour toutes.

Les protestataires défendront le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère, comme d’autres s’indignaient de l’utilisation sexuelle des petits par des adultes. Cette France conservatrice est autrement plus réfléchie que la gauche ricaneuse et instable.

Lire ce que la psychanalyste Françoise Dolto écrivait sur les enfants en 1979 donne un aperçu des élucubrations d’une parole “éclairée”. Le Canard enchaîné a exhumé les textes de celle qui avait ses entrées dans les médias et était écoutée des parents branchés. Non contente de défendre la pédophilie et l’inceste, Dolto justifiait que le mari puisse battre sa femme : “Je dis que c’est le mari qui doit être aidé et non la femme battue. Il faut dire au mari : “Vous ne pouvez pas vivre avec cette femme”. Elles sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit (…) ” Ceux qui, ces jours-ci, lynchent Gabriel Matzneff pour ses écrits de jadis sur son attirance perverse pour les enfants, se gardent de faire le procès de cette époque brindezingue. “La période était bêtement laxiste (…) Les idéologies nous submergeaient“, reconnaît Bernard Kouchner, cosignataire avec Daniel Cohn-Bendit et d’autres d’une pétition propédophile publiée dans Le Monde et Libération en 1977. Mais la nouvelle bande n’a pas changé.

Si les yeux s’ouvrent sur les abjections défendues par les sermonnaires d’hier, le déconnomètre reste à l’œuvre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La PMA et le combat identitaire : les leçons à tirer – Clément Martin (Les Identitaires)

La démonstration de force de La Manif pour tous, le dimanche 6 octobre dernier, a rassemblé près de 600 000 personnes contre la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. Premier constat qui s’impose : le sujet mobilise toujours les passions des opposants, dont le noyau militant est issu du monde catholique. Certes la majorité des Français semble favorable à l’ouverture de la PMA/GPA aux homosexuels. On pourrait songer que le combat de LMPT est vain, mais ce serait oublier que les masses ne font pas l’histoire : elles la subissent. C’est le premier enseignement de ces études. Ensuite, force est de constater que les catholiques peuvent encore faire trembler la capitale avec des mobilisations monstres qui dépassent, en effectifs de manifestants, les cortèges syndicaux, féministes, écologistes ou pro-clandestins qui monopolisent l’attention des journalistes.

Tout ça pour rien ? Pour rien, non. Pour de nombreux jeunes Français attachés à réinstaurer des limites alors qu’elles sont rejetées sur tous les plans (explosion des frontières, démantèlement de tout protectionnisme, culte du libre-échange, etc.), LMPT est un rite initiatique, l’occasion d’éprouver la violence des militants d’extrême gauche ou de certains policiers, etc. Est-ce suffisant ? Non. Le combat anti-PMA/GPA s’oppose au déracinement engendré par un mode de reproduction qui exclut le foyer et la famille stable de l’équation, remplacés par un binôme de jouisseurs égoïstes comblés par des politiques en mal d’image de marque et l’industrie de la santé. C’est bien l’enjeu des racines qui est au cœur de ce combat. De la même manière que la scolarité obligatoire dès trois ans, en avançant la domination de l’Éducation nationale sur la jeunesse au détriment de la famille, conduit à « nationaliser » les enfants en les déracinant du foyer. Quant à la GPA, bien sûr, c’est l’extension à la procréation de la division industrielle des tâches, puisque mère biologique et « sociale » sont deux personnes différentes, à l’instar du donneur de sperme et du père (quand c’est un homme…). Déracinement et progrès technologique insensé, c’est-à-dire dépourvu d’une direction politique consciente au service de la grandeur et de l’indépendance d’un peuple, marchent de concert.

Le combat anti-PMA/GPA n’est donc pas une lutte isolée mais un volet, seulement, d’un discours plus global contre l’abolition des limites en toutes choses et la soumission du politique à la technique et à l’économie. Est-ce à dire que les moyens techniques sont mauvais ? Non, à condition de rétablir la liberté politique qui consiste, parfois, pour un État, à corriger les modes éphémères en termes de moeurs et non à les subir. Des limites à l’idéologie libertaire peuvent être posées. Et cela dans tous les domaines : peut-on être identitaire et ignorer la santé physique et mentale de son peuple ? Le laisser se vautrer dans un consumérisme abêtissant ? Ou au contraire faut-il le tirer vers le haut en promouvant des exemples de vie édifiants et exaltants ? Mais pour cela, encore faut-il savoir qui nous sommes : des Français et des Européens, non des Berbères, des Pygmées ou des Ouïghours. Oui à la famille mais quel modèle de famille assure le bien commun ? Le foyer afro-musulman qui dilue la responsabilité des parents dans le tribalisme de quartier ou bien l’équilibre du couple helléno-chrétien, association équitable de deux êtres complémentaires, à l’instar de saint Joseph et Marie ou d’Hector et Andromaque ? Ce sont tous les déracinements qu’il faut combattre, toutes les théories du genre, tous les projets de savants fous : de la PMA/GPA au multiculturalisme.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet de loi bioéthique – Quand l’Assemblée se déshonore, par Franck Deletraz

Assemblée nationale

Comme l’on pouvait hélas s’y attendre, les députés, faisant fi de la colère de la rue et de la manifestation « Marchons enfants » qui a rassemblé près de 75 000 opposants à la PMA sans père le 6 octobre, ont donc adopté mardi à une large majorité (359 voix contre 114 et 72 abstentions) le projet de loi bioéthique prévoyant notamment l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Cependant, le texte devant encore passer devant le Sénat en janvier, le combat est loin d’être perdu pour les défenseurs de l’enfance et de la famille, qui appellent à une mobilisation massive les 30 novembre et 1er décembre prochains.

Et déjà, le lobby LGBT réclame davantage !

Au terme de quelque 80 heures de débats, ce projet de loi de 32 articles qui, outre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes, prévoit une réforme de la filiation et de l’accès aux origines, l’autoconservation des ovocytes ou encore la recherche sur les cellules-souches embryonnaires, est donc passé comme une lettre à la poste. « Grâce », bien entendu, aux élus LREM et MoDem, qui ont voté à l’unisson pour cette promesse de campagne de Macron visant à satisfaire le lobby gay. A la plupart des députés de gauche (PS, PCF et LFI). Mais aussi – honte à eux ! – à un certain nombre d’élus de cette droite LR qui, dès le début, a refusé de se battre bec et ongles contre ce texte qui ouvre la porte à la GPA et autres abominations. Pour preuve : dès mardi, les associations LGBT commençaient déjà à réclamer davantage. Comme Nicolas Faget, porte-parole de l’« Association des Parents et Futurs parents gays et lesbiens », qui, tout en saluant « un pas en avant », s’empressait d’ajouter que « nos familles ne sont toujours pas égales face au droit commun ». Ou encore l’inter-LGBT, qui dénonçant carrément le « non accès des hommes transgenres à la PMA » !

Le combat continue

Bref, on le voit, en adoptant ce texte, l’Assemblée a ouvert la porte au n’importe quoi et aux demandes les plus délirantes de la minorité LGBT. Cependant, si le gouvernement s’est montré mardi satisfait et a dit espérer voir la loi définitivement adoptée « avant l’été », l’affaire est encore loin d’être terminée. Le succès impressionnant rencontré par la mobilisation du 6 octobre dernier a en effet grandement renforcé la volonté des associations de défense de la famille de faire échec aux projets du gouvernement. Car, comme l’a déclaré Ludovine de La Rochère, cette adoption en première lecture du projet de loi bioéthique « ne signifie en aucune manière que c’est fait. Nous sommes au tout début d’un long processus qui va durer des mois ». Et déjà les associations appellent tous les Français à se mobiliser lors de leurs nouvelles grandes mobilisations, comme ce week-end d’« actions délocalisées partout en France », les 30 novembre et 1er décembre, ou encore cette deuxième manifestation nationale à Paris le 19 janvier à laquelle nous devrons tous participer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 octobre 2019

PMA: tu neutraliseras ton père et ta mère!

Si la procréation humaine passe par la rencontre de l’homme et de la femme dans la sexualité, c’est une loi de la nature, ce n’est pas une discrimination.

S’il plait au politique de gaspiller l’argent public en utilisant les « ressources médicales », pour fabriquer des enfants pour des femmes non stériles, le citoyen de base n’y peut rien. S’il lui plait de généraliser la mauvaise foi, le dangereux règne de « l’égalité » dans une définition digne d’un enfant de quatre ans où « tous égaux » signifie « tous pareils », nul doute que tout cela plaise aux « jeunes » de tous âges. « Le dieu égalité, le diable discrimination », écrivait Philippe Muray.

L’argument sera bientôt brandi par les couples homosexuels masculins, et alors « vive la GPA » ! On louera éthiquement des utérus, y compris les femmes ménopausées (pourquoi pas nous ?), les femmes en difficultés financières (un enfant et l’allocation de parent isolé arrive), etc.

Le désir d’enfant stoppe la pensée

Tout ceci sera sûrement un grand progrès pour la civilisation. Au nom de « l’amélioration » de l’homme, autre vieux fantasme, d’aucuns jouent, sans en répondre, avec l’humanité… Si la procréation humaine passe par la rencontre de l’homme et de la femme dans la sexualité, c’est une loi de la nature, et non une discrimination. Rappeler cette évidence, est-ce être maladivement « naturaliste » ? Est-ce refuser toute « artificialisation » venue de la culture, à laquelle la science et la technique appartiennent ? Pas sûr. Mais c’est un des arguments-massues de ceux qui continuent de prétendre qu’il ne se passe rien, que l’émouvant spectacle de l’amour maternel associé au « progrès des sciences », et à une tolérance bienveillante enfin conquise suffit à résumer moins d’un demi-siècle qui aura vu la désexualisation de l’origine, l’attaque à la filiation et la disparition du droit de la filiation. Ces faits accomplis techno-scientifiques font le miel du marché, les offres suscitant les demandes dont elles prétendent se justifier.

Alors l’amour maternel, le désir d’enfant ? Il est irréfutable et c’est d’ailleurs ce qui rend la situation si difficile à penser, l’artificialisation de la reproduction humaine offrant un mélange inextricable de possibilités bienfaisantes et dangereuses.

L’élevage d’humains

Quel progrès des sciences ? La PMA, c’est le transfert chez l’homme et la femme de techniques qui ont fait leur preuve dans l’industrialisation de l’élevage. Assortie toutefois de quelques « avantages » : le diagnostic pré-implantatoire risquant de rendre la FIV plus sûre que l’engendrement dans la sexualité, cette offre engendre de nouvelles demandes, fort excitantes, qui n’ont pas échappé au marché.

Pour lire la suite, c’est ici !

Loi bioéthique : «On s’en va vers un marché de la reproduction artificielle»

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
RT France a diffusé un entretien avec Virginie Tellenne, déléguée générale de l’Avenir pour Tous.

Elle était invitée à réagir au vote, par l’Assemblée nationale, du très contesté projet de loi bioéthique voté par une majorité de députés, le 15 octobre.

Le texte prévoit l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.


PMA pour toutes : les députés français adoptent le projet de loi bioéthique

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec sa mesure phare prévoyant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Après 80 heures environ de débats intenses, l’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec la mesure phare de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans faire totalement le plein de voix dans la majorité.

Outre la mesure emblématique de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le texte prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines…

Les élus RN, qui siègent parmi les non-inscrits ont majoritairement voté contre.


«PMA pour toutes» : vers la marchandisation du corps humain ?

14/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’ancien député du Parti socialiste et actuel vice-président du mouvement Oser la France, Jean-Philippe Mallé, s’oppose à la «PMA pour toutes». Il assure que, malgré le discours gouvernemental, la GPA sera bel et bien l’étape suivante, au nom de l’égalité avec les couples d’hommes homosexuels.

Il ne comprend donc pas que «des élus dits de gauche ne voient pas dans cette instrumentalisation du corps une extension du marché au corps humain».


Gabrielle Cluzel sur la PMA : « Le rôle de l’État est de protéger le plus faible »

07/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans la foulée du vote sur l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires, Ils étaient très nombreux à manifester contre cette mesure à Paris, dimanche 6 octobre.

Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire et farouche opposante à la PMA pour toutes, revient pour Sputnik sur le fond de ce sujet clivant.


Paris : enthousiasme et engouement à la manifestation contre la PMA ce dimanche

07/10/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que le projet de loi bioéthique est actuellement en première lecture devant le Parlement, une manifestation ce dimanche a rassemblé ses nombreux opposants à Paris. Elle ciblait la mesure phare de ce projet de loi, l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.

Les manifestants ont afflué de toute la France.

À l’appel de 22 associations, en majorité chrétiennes et comprenant notamment la Manif pour tous, ce sont près de 600 000 personnes qui se sont mobilisées à Paris selon les organisateurs. Les forces de l’ordre et le cabinet Occurence mandaté par un collectif de médias annoncent avoir décompté respectivement 42000 et 74500 manifestants, soit des nombres nettement inférieurs, comme déjà lors des mobilisations de 2012.

Parmi les mobilisés, des personnalités majoritairement à droite de l’échiquier politique étaient présents.

En effet on y retrouvait des élus comme Louis Aliot, Gilbert Collard ou Marion Maréchal, mais aussi des membres des Républicains, dont notamment Hervé Mariton. Celui-ci, comme la majorité des membres de son parti, avait pourtant appelé à voter Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles de 2017, alors même que l’ouverture de la PMA faisait partie des promesses de campagne de celui-ci.
Plusieurs dates de futures manifestations ont été annoncées par les organisateurs de l’événement.

De nombreux manifestants se déclaraient prêts à une nouvelle mobilisation au long terme à l’image de la Manif pour Tous. Il est néanmoins peu probable que le gouvernement ayant laissé sans réponse les revendications des Gilets jaunes après une crise sans précédent récent se montre à l’écoute des opposants à la PMA. Il ne doit pas moins craindre un revirement politique de cette considérable frange de la population, qui par le passé avait pu soutenir électoralement Emmanuel Macron, celui-ci ayant obtenu 62% des votes catholiques au second tour des élections présidentielles de 2017.
Alors que le projet de loi bioéthique est actuellement en première lecture devant le Parlement, une manifestation ce dimanche a rassemblé ses nombreux opposants à Paris. Elle ciblait la mesure phare de ce projet de loi, l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.

Les manifestants ont afflué de toute la France.

À l’appel de 22 associations, en majorité chrétiennes et comprenant notamment la Manif pour tous, ce sont près de 600 000 personnes qui se sont mobilisées à Paris selon les organisateurs. Les forces de l’ordre et le cabinet Occurence mandaté par un collectif de médias annoncent avoir décompté respectivement 42000 et 74500 manifestants, soit des nombres nettement inférieurs, comme déjà lors des mobilisations de 2012.

Parmi les mobilisés, des personnalités majoritairement à droite de l’échiquier politique étaient présents.

En effet on y retrouvait des élus comme Louis Aliot, Gilbert Collard ou Marion Maréchal, mais aussi des membres des Républicains, dont notamment Hervé Mariton. Celui-ci, comme la majorité des membres de son parti, avait pourtant appelé à voter Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles de 2017, alors même que l’ouverture de la PMA faisait partie des promesses de campagne de celui-ci.
Plusieurs dates de futures manifestations ont été annoncées par les organisateurs de l’événement.

De nombreux manifestants se déclaraient prêts à une nouvelle mobilisation au long terme à l’image de la Manif pour Tous. Il est néanmoins peu probable que le gouvernement ayant laissé sans réponse les revendications des Gilets jaunes après une crise sans précédent récent se montre à l’écoute des opposants à la PMA. Il ne doit pas moins craindre un revirement politique de cette considérable frange de la population, qui par le passé avait pu soutenir électoralement Emmanuel Macron, celui-ci ayant obtenu 62% des votes catholiques au second tour des élections présidentielles de 2017.

Jean-Frédéric Poisson, sur la PMA pour toutes : « Je manifesterai dimanche car cette loi est destructrice de la société entière »

04/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Avant la grande mobilisation du dimanche 6 octobre pour dénoncer le projet de loi bioéthique actuellement examiné à l’Assemblée nationale, Jean-Frédéric Poisson exprime les raisons de son opposition au micro de Boulevard Voltaire.


PMA pour toutes – Pour Marine Le Pen, “l’État va mentir à l’enfant”

24/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La PMA pour toutes, débattue à partir de ce mardi 24 septembre à l’Assemblée nationale, suscite débats voire divisions dans chaque camp politique, où la liberté de vote sera de mise. Invitée à l’antenne de RTL, Marine Le Pen explique qu’elle ne votera pas le texte en l’état.

Selon la présidente du Rassemblement national, “l’idée que la puissance publique, l’État va mentir à l’enfant en lui disant sur son état civil : ‘Tu es né de deux mamans’. Ce mensonge n’est pas tenable. Il n’est pas possible, à mon sens, de dire à un enfant : ‘Tu n’es pas né d’un père et d’une mère’, même si l’enfant ne le connaît pas”.


PMA pour toutes : les termes de “mère et mère” seront inscrits sur l’acte de naissance

27/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comment seront nommés les parents sur l’extrait d’acte de naissance d’un enfant né grâce à l’élargissement de la PMA à toutes les femmes ?

Depuis un mois, la question n’avait pas trouvé de réponse claire. La secrétaire d’État Marlène Schiappa n’avait guère éclairé sur le sujet le 26 juillet dernier face à Apolline de Malherbe. Ni la ministre de la Santé la semaine dernière face à Jean-Jacques Bourdin, qui avait alors renvoyé la balle à son homologue de la Justice, Nicole Belloubet.

Cette dernière a finalement apporté une réponse : ce sera “mère et mère”.