Covid-19 : vaccination et contamination médiatique

vaccins covid

Les médias sont indignés. Les Français sont de plus en plus réticents à la vaccination. Mais les médias en sont justement les principaux responsables. Il ne s’agit pas ici de rentrer dans le débat pro ou anti vaccin, mais de constater le rôle des médias dans l’évolution de l’opinion. 15 % de convaincus et 15 % d’irréductibles réfractaires. Et une immense majorité qui hésite. Or, le vaccin a été traité — comme tout le reste — par les médias sur le mode anxiogène car il s’agit de faire de l’audience, plus que d’informer objectivement.

Journalistes ou influenceurs ?

Ainsi, à l’approche de la vaccination, se sont multipliées d’interminables mises en garde. Sur la rapidité de conception du vaccin, le manque de recul, son efficacité et le risque d’effets secondaires inconnus mais forcément tapis dans l’ombre. Comment ne pas déstabiliser le téléspectateur qui, pour nos informateurs se voulant avant tout influenceurs, ne sera jamais ni adulte ni vacciné ? Et la preuve est évidente : nous ne sommes pas vaccinés, enfin pas tous, contre la contamination médiatique. Il n’est pas encore prêt, le vaccin contre la manipulation de l’opinion qui pourrait déboucher sur une immunité collective !

Pour autant, il est évident que la santé des Français n’est qu’un moyen d’assurer la santé économique des chaines télés en continu en prolongeant à l’infini le confinement de l’intelligence et de l’esprit critique. Sur le Covid-19, il faudra un jour juger le rôle des médias dans notre soumission à l’épidémie et à ceux qui l’ont si mal gérée et en sont finalement si fiers.

Comment ne pas se rendre compte que les médias ont sélectionnés leurs spécialistes, toujours les mêmes qui se multiplient sur les plateaux plus vite que le virus mutant ? Comment ne pas s’étonner que l’on nous dise tous les jours ce que l’on doit faire ou ne pas faire et que ces leçons de civisme sanitaire soient rabâchées à longueurs de journées dans les mêmes termes par des donneurs de leçons avec carte de presse ? Comme ci la carte de presse garantissait l’omniscience et la crédibilité !

L’inquiétude est réelle. On ne fait plus confiance aux politiques ni aux médecins. Les journalistes font l’objet d’une défiance générale peut-être encore plus forte. Et pourtant, ils continuent à peser sur l’opinion. On peut même dire que l’épidémie leur a rendu une influence qu’ils étaient en train de perdre. Ils n’ont aucun intérêt idéologique à la fin de l’épidémie. Ils n’aiment donc pas le vaccin… Ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de sermonner et de culpabiliser ceux qui les écoutent et n’en veulent pas.

Faire confiance à son libre-arbitre

Pro ou anti-vaccin, soyez-le donc en fonction de vos idées et de votre esprit critique. Sans vous laisser effrayer ou convaincre par des gens dont la directive première est de faire de l’audience et donc de s’assurer un public captif par la peur.

La vaccination reste donc en question pour certains, mais la contamination médiatique du libre-arbitre vaccin ou non continue.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Joe Biden : la revanche de la médiocratie américaine

L’issue de l’élection présidentielle américaine est encore incertaine même si Joe Biden a été proclamé vainqueur par les médias américains. Dans l’attente du dénouement de cette pièce de théâtre à rebondissements, Pierre Boisguilbert revient sur ce que signifierait l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche.

Les médias en roue libre

Le soulagement a été à la hauteur de la peur : immense. Le fait que la victoire électorale de Joe Biden a été annoncée par les médias audiovisuels dominants, suivis avec réticence par Fox News, n’est pas une surprise, mais tout était dans le ton. Aux USA mais aussi au pays de Descartes. Donald Trump s’est vite retrouvé accablé de propos méprisants, sinon haineux. La victoire de Biden, c’est la revanche des médias et de l’idéologie cosmopolite mondialiste. L’homme qui n’existait pas est brusquement devenu le président que le monde attendait. Il faut dire qu’ils ont eut la trouille. Les premiers résultats des votes physiques ont contredit totalement les sondeurs et les prédictions Trump allait gagner. Il faut voir alors comment ceux qui n’avaient rien vu, expliquaient ce qui se passait. Et puis comme Trump l’avait prévu et redouté, les votes par correspondance ont inversé la tendance. Il y aura toujours pour les électeurs du président sortant, une suspicion de bourrage des urnes.

L’accession de Biden à la Maison-Blanche, il faut bien voir ce que cela signifie. Le rap va terrasser la musique country. Les minorités qui haïssent l’Amérique des pères fondateurs européens vont être renforcées. Les activistes antiracistes noirs, racistes anti-blancs, vont pouvoir continuer à détruire le passé en démolissant des statues. La discrimination positive en faveur des minorités sexuelles va augmenter et la théorie du genre s’étendre. On voit bien l’Amérique qui danse dans les rues des villes et celle qui fait le gros dos. Biden pourra-t-il être le président de tous les Américains sans se laisser déborder par ceux qui ne sont pas endormis et pour qui la guerre civile et la guerre des sexes n’est jamais achevée ? On peut en douter.

Kamala calife à la place du calife

Les médias ont fait à 90 % campagne contre Trump, ce qui montre qu’ils sont les ennemis résolus d’une conception nationale de l’histoire américaine. Mais ils ont fait plus. En censurant une intervention en direct du président élu, ils ont perpétré un putsch médiatique. Cet interventionnisme illégal devrait à lui seul invalider le scrutin. Les médias n’ont pas seulement fait le président, ils ont pris le pouvoir. L’Amérique est entrée dans la démocratie de la censure. Il faut, de Twitter er à CNN en passant par Face Book, faire taire ceux qui ne pensent pas comme les gourous médiatiques du cosmopolitisme. C’était déjà vrai pendant la présidence de Trump et pas seulement outre Atlantique, mais c’est confirmé par une intervention directe, en plein dépouillement des votes.

Le pire, c’est que tout ça est bien sûr présenté comme une victoire de la démocratie, cette démocratie américaine qui a flétri la Chine, l’Iran ou la Russie pas assez démocratiques à ses yeux. Les Américains donnent, comme les Français, des leçons permanentes de démocratie élective. On comprend que cela fasse encore plus sourire qu’hier à Moscou ou à Pékin. Mais l’Europe est retombée en admiration devant le modèle américain. On voit déjà que le modèle, d’ailleurs, ce n’est pas Biden, le très vieux mâle blanc, mais la vice-présidente Kamala Harris, métisse de noir et d’indien de l’Inde et mariée à un israélite. Certains la voient première femme noire — mais, curieusement, jamais indienne — décrochant la présidence américaine. Le rêve absolu : un Obama en jupons aimant les transgenres. Déjà nos journalistes, incapables de retenue et d’esprit critique, dégoulinants de satisfaction partisane, envisagent le meilleur scénario : Biden éliminé car trop fatigué, mort peut être, et Kamala calife à la place du calife.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Islamisme. Pour sauver la France, la nécessité d’une législation d’exception

Petit à petit, l’idée fait son chemin. On parle trop de république face à l’islamisation et pas assez de la France. La république, c’est bien sûr la France, mais ce n’en est qu’une composante, au même titre que la monarchie et le christianisme qui l’ont précédée dans l’histoire, sans oublier les racines gréco-romaines. Les islamistes radicaux ne sont pas des séparatistes, ils veulent transformer notre patrie historique en terre musulmane. La laïcité est pour eux un point de détail de l’identité française. C’est cette identité leur véritable ennemie.

Un État de droit qui ne protège rien

La question qui se pose est donc simple : notre république, dans son état de droit actuel, peut elle protéger la France ? On peut en douter.

Le discours politique du pouvoir se veut ferme, il y a eu un tournant.
Mais on le voit, les idiots utiles du « pas d’amalgame » pour culpabiliser ceux qui réagissent n’ont pas renoncé.
Plus l’émotion va retomber, plus la culture de la compromission reviendra en force. Elle va s’appuyer sur la lecture par la justice de notre état de droit. Les mosquées fermées seront rouvertes et les expulsions vont se perdre dans les méandres du pointillisme administratif. Si on veut protéger la France en sauvant les valeurs républicaines, il va falloir changer notre état de droit. Il est devenu indispensable d’encadrer une justice qui a toujours le dernier mot face aux politiques. Notre république des juges doit redevenir une république de la nation française.

Législation d’exception

Cela passe par une législation d’exception durcissant notre état de droit en supprimant les échappatoires juridiques pour nos ennemis. Cette législation devrait être approuvée par référendum.
En République, c’est le peuple français qui doit avoir le dernier mot. C’est sa vie et son avenir historique qui sont en jeu, cela vaut bien un référendum pour donner à l’État les moyens de lutter contre les criminels de l’intérieur — à la condition expresse évidemment de ne pas profiter de ces lois coercitives et ciblées pour lancer une chasse aux sorcières contre les mal-pensants déplaisant au Nouvel Ordre mondial, à l’Empire arc-en-ciel comme dirait Martin Peltier.
Il faut isoler les djihadistes et autres salafistes présents sur notre sol du reste du pays, empêcher les autres d’accéder au territoire national et décourager les complicités idéologiques de toutes natures. Jean Michel Blanquer a désigné d’une façon pour une fois claire l’islamogauchisme qui imprègne une certaine ultra gauche et l’écologie politique. Pour lui, il existe aujourd’hui en France une forme de « complicité intellectuelle du terrorisme ». « Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensées, à des acteurs », a déploré le ministre de l’Éducation nationale le 22 octobre sur Europe 1. Il a notamment cité l’UNEF. Le syndicat étudiant a, selon lui, « cédé à ce type de choses ». Il a également pointé du doigt la responsabilité de La France Insoumise. « Vous avez dans leurs rangs des gens qui sont tout simplement de ce courant-là, et qui s’affichent comme tels », a-t-il dénoncé, ciblant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Mi-octobre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin en avait déjà fait le reproche à LFI. « Je ne m’explique pas qu’un parti comme le vôtre, qui a dénoncé pendant longtemps l’opium du peuple, soit désormais lié avec un islamogauchisme qui détruit la République », avait-il déclaré. Pour Jean-Michel Blanquer, cette mouvance « favorise une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène évidemment au pire ». Il reconnait que l’islamisation de l’école est une réalité : « C’est un phénomène de société. » On est loin de comportements marginaux, dont acte.

Les terroristes se moquent de la laïcité

Mais gare au referendum de l’inutile pour enfoncer des portes ouvertes ! Des responsables de droite réclament de changer la loi fondamentale. Eric Ciotti veut par référendum « mettre au cœur de notre République une laïcité exigeante », le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) souhaite aussi consulter les Français afin de « consacrer le principe de laïcité au même niveau que l’égalité, la liberté, la fraternité ». Les sénateurs socialistes jugent que « nul besoin de modifier la Constitution pour y inscrire ce qu’elle dit déjà, c’est-à-dire que les lois de la République s’appliquent à tous ». Le gouvernement planche lui-même sur un projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres et pourrait être renforcé après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty.

Les terroristes au nom d’Allah se moquent de la laïcité et des lois de la république. Cela ne les concerne pas. Il faut donc des lois qui les désignent, les concernent et en fasse les cibles claires d’une répression aussi impitoyable que légale.

Réaffirmer la laïcité ne suffit plus : il faut changer l’état de droit, même provisoirement, de la république pour protéger ce qui fait « France ».

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Sophie Pétronin : le retour de la convertie

« Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane… » C’est donc une convertie à l’islam par des radicaux qui a été libérée, « en pleine forme » affirme-t-elle, et qui ne veut qu’une chose : retourner au Mali « pour voir ce qui se passe ». On comprend la gêne et la prudence du président Macron allé l’accueillir à l’aéroport. Car pour obtenir le retour de celle qui a refusé de qualifier ses ravisseurs de djihadistes, tout en annonçant s’être convertie à l’islam pendant sa détention, plus de 200 vrais djihadistes ont été libérés. Parmi eux, des hommes qui ont participé à des actions mortelles contre nos soldats.

Réelle catastrophe

Ces remises en liberté sont qualifiées de « réelle catastrophe » par Peer de Jong, ancien aide de camp des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac et coauteur de Sécurité et développement dans le Sahel, du concept à la réalité (éd. L’Harmattan). « Bien évidemment, ils vont reprendre les armes immédiatement », estime-t-il dans une interview à franceinfo. Le retour de l’humanitaire musulmane s’inscrit dans un contexte où elle apparait cependant comme un point de détail. Cela s’inscrit dans la volonté de changement du nouveau pouvoir malien. En août dernier, un putsch a changé la donne à Bamako : des militaires renversent le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, contesté dans la rue depuis des mois. Ces militaires font alors de la libération de Soumaïla Cissé un objectif prioritaire. C’est lui le gros poisson des négociations. Il avait été kidnappé le 25 mars dans le centre du pays par des hommes armés, en pleine campagne électorale. A la tête d’une délégation de seize personnes, il se rendait à Koumaira, dans le Cercle de Niafounké à Tombouctou, région située au centre du Mali. Les autres membres de la délégation sont libérés quelques jours après, mais lui était encore entre les mains de ses ravisseurs. Cet homme politique, opposant de premier plan au président renversé, va certainement tenir un rôle important pour la suite. Il pourrait aider, dit-on, à des négociations entre les militaires de Bamako et des organisations radicales du Nord.

La France affirme ne pas être intervenue dans la libération de la dernière otage française, et c’est sûr qu’au Mali, notre rôle politique se réduit. On voit se dessiner un scénario à l’afghane, le pouvoir discutant avec ses Taliban. Paris pourrait se trouver dans une position politique très délicate et la légitimité de son intervention fragilisée. « Les négociations du gouvernement malien avec l’organisation terroriste ont concerné monsieur Cissé. Et il se trouve, on ne va pas s’en plaindre, que Mme Pétronin a été libérée. Et c’est heureux », a expliqué avec son phrasé curieux le chef du gouvernement français, après avoir répondu par la négative aux questions de savoir si la France avait participé aux négociations et si elle avait versé une rançon. Confirmant ainsi les premières versions de l’Élysée. On n’est pas obligé de le croire. Quant à la conversion de l’ex-Sophie devenue Mariam, son fils la justifie entièrement. « Soit elle essaye de s’adapter, soit elle va périr, et ma mère s’est adaptée. » Cela peut en effet se comprendre. Mais une fois libérée, elle a persisté dans sa conversion auprès de djihadistes qu’elle semble avoir hâte de retrouver. On l’a dit, plus de 200 djihadistes ont été libérés. S’ils frappent nos soldats, qui demandera des comptes à Mme Pétronin ?

On comprend que le président n’ait pas osé se réjouir de cette libération, alors qu’il en avait initialement l’intention. Après l’avoir présentée en héroïne les médias eux-même ont adopté un profil bas sur le retour de la convertie par les djihadistes au grand cœur.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Séparatisme, le mot qui ne veut rien dire

Le 2 octobre, le président Macron a dévoilé son plan contre le séparatisme. Le séparatisme, ce serait l’islamisme. Mais, alors, pourquoi ne pas le dire ? Pourquoi pas une loi contre l’islamisme ? Tout simplement par peur d’être taxé d’islamophobie, enfant adultérin du racisme.

On va donc une fois de plus noyer le poisson. On va faire de l’amalgame, le pas d’amalgame est à géométrie variable. On parlera peut-être de séparatisme corse mais certainement pas du kanak, pourtant d’actualité. On va surtout fustiger celui de prétendus suprématistes blancs car, en France, certains rêveraient d’un « Orania » comme en Afrique du Sud. C’est bien sûr ridicule. L’islamisme, qu’il ne faut jamais confondre avec les gentils islamiques, des musulmans sans problèmes, eux, serait donc un séparatisme parmi d’autres. Mais l’islamisme est-il un séparatisme ? Cela se discute. Certes, les islamistes sont séparatistes car ils veulent vivre hors la république en appliquant les lois de la charia. Mais ce n’est pas un aboutissement comme le serait l’indépendance de la Bretagne. Ce n’est qu’une étape. L’islam ne veut pas se séparer du monde, il veut le dominer et imposer par là même la vraie foi aux mécréants. Le but final n’est donc pas le séparatisme mais la domination du pays et la soumission de sa population aux lois islamiques ou islamistes — on ne sait plus bien, sauf qu’au final c’est la même chose.
L’islam ne veut pas faire sécession mais dominer

Ainsi le séparatisme basque est une revendication d’indépendance. Pour le moment, la Seine-Saint-Denis ne veut pas se séparer territorialement de la république. La séparation de l’église et de l’état- pilier de notre laïcité- n’a jamais été un séparatisme. Les catholiques réfractaires et persécutés n’ont jamais voulu créer un Etat ni refuser les lois de la république, pas plus que les juifs et les protestants.

Il y a eu des tentatives séparatistes cependant pendant les guerres de religion dont on se souvient vaguement, avec le siège de La Rochelle par Richelieu. Mais il faut bien voir que le rétablissement du pouvoir royal partout dans le royaume contre le séparatisme huguenot a été la conséqunce d’une suite de massacres. C’était la guerre civile et religieuse Les huguenots se réunissent à La Rochelle le 25 décembre 1620. Lors de cette assemblée générale, la décision a été prise de résister par la force à la menace royale et d’établir un « État dans l’État ». La République protestante fut partagée en huit cercles ayant chacun son conseil provincial, ses finances, son armée et son chef militaire, sous la direction du duc de Rohan. Macron n’envisage pas pour le moment de campagnes militaires contre les territoires perdus de la république.

Mais sur cette ambigüité du séparatisme, sur la grosse subtilité sémantique, le président joue gros. L’opinion ne l’attend pas sur un assaut contre un « camp des saints fictifs » mais contre le danger d’islamisation du pays par un mouvement religieux et politique. Le projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté cet automne et adopté début 2021, constituera à la fois le premier et le dernier test grandeur nature en matière de régalien pour l’exécutif. « Le texte a vocation à faire le lien entre l’insécurité liée au terrorisme et l’insécurité du quotidien. Ne pas répondre à cette demande sociale qui s’exprime, ce serait une erreur politique», esquisse un conseiller de l’exécutif cité par Le Figaro. La République indivisible n’admet aucune aventure séparatiste”, a déclaré Emmanuel Macron. La criminalité au quotidien n’est pas un séparatisme.

Macron n’a donc aucune chance de s’en tirer. Il a choisi un mauvais mot, faute d’oser utiliser le bon. Le vrai séparatisme c’est celui entre le peuple français et ses dirigeants traitres à notre identité historique.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Le droit de blasphémer s’arrête à la nouvelle religion antiraciste

Procès des lampistes du massacre de Charlie Hebdo, déchainement contre Valeurs actuelles : deux preuves du recul de la liberté d’expression en France. Pour le moment, on a toujours le droit de blasphémer les religions, mais pas le dogme médiatique de l’antiracisme. Mahomet oui – Obono non.

Cependant, cinq ans après on voit dans un sondage IFOP les progrès faits par ceux qui refusent la culture française et veulent imposer leur loi islamique. La condamnation des caricatures a fait un bond. L’indignation suscitée par leur publication est comprise par 29 % de la population — dont 47 % des 15–24 ans — mais par 73 % des personnes se déclarant musulmanes, le chiffre montant carrément à 83 % quand elles ont entre 25 et 34 ans.

Quant à dire si les journaux ont eu tort ou raison de publier lesdites caricatures, seulement 59 % de la population défendent la liberté d’expression – et c’est encore chez les 15–24 ans (35 %) qu’on en trouve le moins –, tandis que 69 % des personnes se déclarant musulmanes considèrent que c’était une provocation inutile. Et 72 % pour les 15–24 ans. Pour les rapports religion-republique, 17 % de la population croyante font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République – et 37 % des 15–24 ans. Mais le taux grimpe à 40 % chez les personnes se déclarant musulmanes, et jusqu’à 74 % pour les 15–24 ans…

La France bâillonnée

Le droit de critiquer l’islam se réduit en France comme peau de chagrin mais reste possible — si l’on prend soin de préciser : islam politique. En revanche, et sauf quand elle est le fait des « racisés » décolonisés, toute expression de racisme ou même de racialisme est assimilée à un sacrilège. L’affaire Obono montre que le soupçon même d’une intention, en dehors du texte lui-même, suffit. On sonde maintenant les arrière-pensées Le deux poids deux mesures de l’idéologie médiatique est plus flagrant que jamais… Mais il est vrai, comme l’ont sévèrement rappelé les grands inquisiteurs du Monde, qu’en France « le racisme n’est pas une opinion mais un délit ». Ce qui interdit toute liberté d’opinion contraire à la religion d’État sur le sujet.

Les jeunes confrères de Valeurs actuelles ont péché par naïveté. C’est le grand défaut des journalistes non conformistes d’aujourd’hui. Le fait d’être invités sur les plateaux télés pour donner le change et faire de l’audience ne veut pas dire que leurs idées sont acceptées et jugées normales dans le débat public. Ils sous-estiment la surveillance permanente et malveillante dont ils font l’objet. Le système cherchait un prétexte pour diaboliser Valeurs actuelles comme un autre Rivarol ou un Réfléchir & Agir en tenue camouflée. Les excuses embarrassées et inutiles des responsables de la rédaction sont révélatrices des états d’âme d’une génération talentueuse face à l’idéologie dominante. Elle va être condamnée à plus de prudence et d’autocensure, comme d’illustres anciens du journal — c’est un des buts recherchés : perdre du mordant, c’est perdre des lecteurs.

La liberté d’expression recule ainsi en France sur tous les fronts, par la loi ou par la peur, mais elle recule. Et, dans les deux cas, cela fait le jeu de ceux qui veulent détruire notre civilisation.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Le Puy du Fou face à la haine de l’histoire de la France

Le succès du Puy du Fou est insupportable à l’idéologie médiatique. Il est la preuve charnelle et culturelle de la résistance de la France traditionnelle face à la France qu’on veut lui imposer. Le public, bien plus large que les cathos — c’est ce qui fâche — adhère au meilleur spectacle du monde, textes de Bainville et scénario de Jeanne d Arc. L’horreur culturelle absolue. Trop chrétien, trop blanc, trop français. A déboulonner d’urgence !

Des que l’on a appris que pour le 15 Août, fête religieuse ce qui aggrave tout, une dérogation à 9000 personnes au lieu de 5000 avait été délivrée par le préfet, tous les donneurs de leçons des chaines de propagande en continu se sont mobilisés. Mais apparemment il y a un Dieu pour Philippe de Villiers. Car le lendemain matin, le 16 août, alors que toutes les télés étaient mobilisées pour crucifier les irresponsables de la réaction, le choc des images a tout changé. Car alors que se déroulait le spectacle vendéen devant un public ordonné et discipliné, l’Olympique de Lyon l’emportait sur Manchester City en football et rejoignait le PSG en demi-finale de la Ligue des champions. Le contraste est alors frappant entre la foule canalisée de spectateurs de culture française et les meutes fanatisées supporters du foot de la diversité.

À Lyon, rien n’est respecté. Dehors bien sûr, avec des rassemblements sans masques ni aucune distanciation et finissant comme toujours avec des heurts avec les forces de l’ordre. Mais le pire, c’est dedans, dans les bars où aucune consigne élémentaire n’est respectée (on attend les fermetures administratives), où on brave toutes les limitations imposées, où l’on s’entasse, s’enlace et s’embrasse dans une proximité indiscutable.

Cette image des deux France devrait faire réfléchir. On peut évidemment aller au Puy du Fou admirer Monsieur de La Pérouse (« A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? » s’inquiétait Louis XVI montant à l’échafaud) et soutenir Lyon, on peut aussi être un supporter enthousiaste et apprécier les courses de chars et les gladiateurs. Mais c’est moins sûr pour la jeune populace déchainée que l’on a vue dimanche soir.

On fera les comptes dans deux semaines. Et il faudra comparer les impacts respectifs sur l’épidémie de la représentation au Puy du Fou et de la soirée lyonnaise. Mais il est évident que la prudence de tous était en Vendée et l’irresponsabilité de certains à Lyon, n’en déplaise aux médias. Ceux-ci ont d’abord fait semblant de ne pas le remarquer. Puis ils ont dû le reconnaitre devant le choc des images et les commentaires des spécialistes permanents des plateaux télés.

Leur offensive contre les amoureux de l’histoire à la mode d’antan a été stoppée net. Car le deux poids et deux mesures, il n’est pas dans la dérogation pour le Puy du Fou. Il est tout le temps, chaque jour dans le traitement médiatique d’une information choisie, manipulée et instrumentalisée.

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Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

De l’antiracisme à la lutte des races

Depuis des décennies, la France se réclame de l’idéologie antiraciste et multiplie les lois répressives contre ceux dont l’opinion est devenue dans notre pays, un délit. On n’a jamais autant parlé de racisme que depuis que les races n’existent plus !

Quand Valls redoute à son tour « la guerre des races »

La République étant allergique au racisme, toute piqure concernant ce sujet est dangereuse et une multiplication de piqures peut être mortelle. C’est bien la stratégie de ceux qui veulent changer de régime et mener au pouvoir une coalition racialiste. La multiplication des piqures veut renverser une république jugée raciste et blanche. Les antiracistes au pouvoir sont donc pris à contrepied et comme la révolution, l’antiracisme est en train de dévorer ses enfants.

Cela conduit à des paradoxes et l’antiraciste est un caméléon sur une couverture écossaise. Ainsi l’ancien Premier ministre Manuel Valls vient de déclarer que « la lutte des classes était remplacée par la confrontation, la guerre des races ». Le Catalan prépare sans doute son retour en France sur un créneau de gauche nationale, à la Chevènement. Il ne va pas tarder à se faire, comme tant d’autres, traiter de Doriot. Le fait qu’il se soit confié a Valeurs Actuelles assimilé par l’idéologie dominante à une sorte de Je Suis Partout ne fait qu’aggraver son cas.

On a quand même assisté à des scènes surréalistes. Des manifestants de la diversité antiraciste ont ainsi conspué des militants de Génération Identitaire en les traitant de « sales juifs » ! Quand on sait que cette mouvance est considérée par les médias comme fasciste sinon nazie, se faire traiter de sales juifs a dû, pour les militants à la banderole déployée le 13 juin place de la République à Paris sur le racisme anti-blanc, être une immense surprise.

Quoi qu’il n’y ait plus aujourd’hui que les représentants autoproclamés et installés depuis des décennies de la communauté juive pour croire encore que le danger antisémite vient, hier aujourd’hui et demain, de l’extrême droite… Pour les identitaires, le péril islamo-gauchiste est devenu l’ennemi principal. Israël qui le combat n’est plus diabolisé et la cause palestinienne moins soutenue. Il y eut dans la droite nationale un tournant qui n’a pas fait l’unanimité mais qui est incontestable. Pour ceux qui désignent le blanc comme criminel de l’histoire, le juif est considéré comme finalement un super-blanc. C’ est pourquoi l’antisémitisme islamiste a fait de la communauté juive sa première cible.

L’antiracisme d’État se fracasse contre l’antiracisme racialisé qui prouve des USA à l’Afrique du Sud, s’il en était besoin, qu’il n’y a pas de sociétés multiraciales mais des sociétés multiracistes. Dijon en est la preuve. Les Tchétchènes pourtant sunnites méprisent les Maghrébins, également sunnites. Veulent-ils supplanter les dealers nord-africains ou les éradiquer car la police est incapable de la faire ? L’enquête le dira, dans cinq ans peut être. On va attendre avec intérêt les expulsions promises et à partir de cette jurisprudence, exiger la même mesure pour tous les étrangers qui perturbent notre droit à la sécurité. On peut rêver…

La dangereuse « coagulation des luttes »

L’antiracisme violent a perturbé la dernière manifestation des soignants le 16 juin. Et que voit-on ? Une infirmière prénommée Farida faire des doigts d’honneur aux policiers avant de leur jeter des pierres. Interpellée sans ménagements malgré sa blouse blanche, elle réclame alors, au bord de la panique, sa ventoline. 50 ans, asthmatique et enragée contre les forces de l’ordre, cela doit faire réfléchir. Est-elle là uniquement pour crier la souffrance des soignants ? Se sent-elle solidaire de ceux qui dénoncent une violence policière racialisée ? On le saura peut être, mais c’est sans doute un symbole de la montée des colères légitimes mais également de la confusion des luttes qui peut déboucher sur une convergence très dangereuse pour le régime, mais aussi pour l’avenir de notre pays.

Les antiracismes ne s’annulent pas, ils se cumulent et la multiplicité des violences peut déboucher sur un chaos multiracial. Ce pouvoir le sait, mais il est incapable de condamner et d’agir, puisque ce serait lui demander de se couper les deux bras et les deux jambes.

Pierre Boisguilbert

Texte daté du 20 juin 2020 et repris du site Polémia