Assassinat d’un professeur : l’impuissance de nos dirigeants face à l’islamisme

L’assassinat barbare d’un professeur d’histoire, coupable d’avoir voulu expliquer à ses élèves l’importance de la liberté d’expression, est l’aboutissement extrême des menaces et des pressions régulièrement exercées dans les établissements scolaires par des familles qui font passer la loi de leur religion avant la loi de la nation.
Il est aussi la conséquence d’un laxisme trop fréquent, qui refuse de reconnaître la réalité : la volonté des islamistes d’imposer progressivement leurs conceptions politico-religieuses, incompatibles avec les valeurs de notre culture.

Faut-il rappeler que l’objectif de l’école est théoriquement d’instruire les élèves, en leur transmettant des savoirs objectifs et rationnels ? De leur apprendre à acquérir un jugement critique et à construire leur liberté de pensée ? Force est de constater que des professeurs de toutes disciplines subissent les pressions d’une minorité pour les faire renoncer à aborder des périodes de l’Histoire, des écrivains, des théories scientifiques, ou à effectuer avec tous les élèves certaines activités. Les enseignants seront-ils contraints, pour ne pas se mettre en danger, de céder au chantage exercé contre eux ou de s’autocensurer pour éviter des représailles, qui peuvent aller jusqu’à la décapitation ? Ce serait faire le jeu des ennemis de la France et renoncer à leur mission.

Force est de déplorer que les autorités publiques ne donnent pas toujours l’exemple de la fermeté devant ces comportements intolérables, que les professeurs de bonne volonté ne sont pas suffisamment soutenus par leur hiérarchie, plus soucieuse de donner l’illusion de la sérénité dans les établissements scolaires que de lutter contre ces dérives. Sans compter la crainte de se faire accuser de pratiquer des amalgames ou, pire, la complaisance idéologique pour l’islamo-gauchisme. Nos gouvernants vont défendre en paroles la liberté d’expression, décréter un hommage national, mais les actes suivront-ils ? S’ils agissent, seront-ils sans arrière-pensées, tant ils sont imprégnés de la pensée unique et du politiquement correct ?

Le gouvernement, à commencer par le président de la République et le ministre de l’Éducation nationale, devraient prendre des mesures efficaces pour combattre ces intrusions de l’islamisme. Malheureusement, si l’on ne peut douter de la sincérité de Jean-Michel Blanquer, qui a toujours montré son attachement au respect de la laïcité, les hésitations constantes d’Emmanuel Macron à nommer les choses, son opportunisme, l’influence de la gauche de sa majorité qui récuse la lucidité de ceux qui soulignent, depuis des années, l’impérialisme de l’islamisme, laissent le champ libre aux ennemis de la France.

Après un faux-semblant d’union nationale, les démons de l’angélisme ou de la connivence se réveilleront pour accuser les dénonciateurs de l’islamisme d’attiser les haines. On fermera les yeux sur l’entreprise conquérante d’une religion qui n’a jamais admis l’apostasie. On trouvera aux pires criminels des excuses économiques et sociales, on cédera encore du terrain. L’esprit munichois de capitulation n’a pas fini d’exercer ses ravages si nos dirigeants restent aveugles et ne prennent pas ce problème à bras-le-corps. Mais que peut-on attendre du pouvoir actuel ? Est-il capable d’audace et de pugnacité pour s’opposer à l’islamisme ?

Sans une prise de conscience salutaire, sans un sursaut de la nation, le roman de Michel Houellebecq, Soumission, risque fort de devenir bientôt l’avenir de la France. « Ils ne passeront pas », a promis Emmanuel Macron. Hélas, ils sont déjà passés !

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Lampedusa saturée de migrants : son maire en appelle à la grève générale !

Le centre d’accueil d’urgence de Lampedusa, qui abrite déjà 1.160 migrants, a atteint son seuil de saturation. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, près de 370 nouveaux migrants ont débarqué sur l’île, auxquels il faut ajouter une cinquantaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, secourus en Méditerranée par le navire Louise-Michel. Le maire de Lampedusa, Totò Martello, n’en peut plus : pour faire réagir le gouvernement italien, il vient d’en appeler à la grève générale.

L’édile de cette petite île, située à 200 kilomètres au sud de la Sicile, constate que le gouvernement central garde le silence, comme s’il oubliait que Lampedusa fait partie du territoire italien. Il réclame une politique de transfert des migrants vers d’autres territoires de la péninsule et l’établissement de blocus maritimes. Le président de la région avait déjà – vainement – tiré le signal d’alarme en publiant une ordonnance de transfert des migrants de ses centres d’accueil ; il dénonçait, notamment, des conditions d’hygiène intolérables avec l’épidémie de Covid-19. Les migrants continuent donc d’affluer, avec la complicité des passeurs.

Totò Martello s’étonne qu’un vieux bateau de pêche, transportant près de 370 migrants, ait pu débarquer sans encombres ses passagers : « Si un bateau de pêche de cette taille avec des centaines de personnes arrive ici et que personne ne le remarque, cela signifie qu’il n’y a pas de contrôles en Méditerranée. Mais que font les navires militaires ? » interroge-t-il. Le gouvernement aurait-il peur de faire preuve de fermeté, comme avait tenté de le faire Matteo Salvini ? Il faut dire qu’on est sensible, en Italie comme en France, au chantage idéologique qui vous fait passer pour un facho dès que vous mettez en cause l’arrivée massive de migrants.

Outre les partisans d’un accueil sans limites, au nom de principes humanitaires dévoyés, il y a ceux qui souhaiteraient que les migrants soient plus équitablement répartis dans l’Union européenne. Mais, dans les deux cas, ils n’apportent pas de solution au problème de l’immigration qu’ils contribuent, par leur passivité ou leur connivence, à encourager. Tout comme le politiquement correct a tendance, en matière de délinquance, à se soucier plus de leurs auteurs que de leurs victimes, ces généreux bien-pensants se soucient plus des immigrés que des populations qui subissent les conséquences de leur afflux.

Qui ne voit qu’exception faite des véritables réfugiés politiques – qui sont loin d’être les plus nombreux –, la majorité des migrants sont des migrants économiques qui croient trouver en Europe de meilleures conditions de vie ? Qui ne voit qu’on ne peut offrir du travail – généralement peu rémunéré – qu’à une minorité de ces étrangers, que les autres sont laissés à eux-mêmes ou reçoivent des allocations qui coûtent cher au budget des États ? Sans compter que beaucoup gardent leur culture et sont rebelles à toute intégration.

La seule attitude digne de l’Europe consisterait en une politique volontariste de maîtrise des flux migratoires : en apportant une aide économique contrôlée aux pays qui en ont besoin, en luttant efficacement contre les passeurs et tous ceux qui trouvent de bonnes raisons d’alimenter l’immigration. Apparemment, sauf quelques rares exceptions, elle n’en prend pas le chemin, à commencer par la France. Par irresponsabilité ou pour se donner bonne conscience, par lâcheté ou par intérêt, nos dirigeants laissent faire. Mais croient-ils seulement à la France ? Dans ces conditions, l’appel du maire de Lampedusa, tout symbolique qu’il est, est un coup de semonce qu’il serait bon d’entendre.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire