Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

Philippe de Villiers : « Jeanne revient comme pour nous dire la France n’est pas morte ! »

05/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le Puy du Fou vient de reprendre l’anneau de Jeanne d’Arc aux Anglais. Philippe de Villiers raconte le retour symbolique sur notre terre de celle qui « est dans le cœur de tous les Français »…

Découvrez cet entretien audio accordé à Boulevard Voltaire.


Philippe de Villiers : « les hommes politiques français ont du sang sur les mains »

15/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Philippe de Villiers a affirmé que les hommes politiques français « ont une responsabilité criminelle », évoquant la détresse des agriculteurs et les victimes des attentats. « Ils ont du sang sur les mains », a ajouté le fondateur du Mouvement pour la France. « Je pense aux attentats du 13 novembre, si on avait rétabli les relations diplomatiques avec la Syrie, on aurait eu les renseignements sur le cerveau des attentats. Et si on avait rétabli le contrôle aux frontières, on aurait empêché les allers et venues des kalachnikovs et des terroristes qui sont venus sur les terrasses pour tuer des petits Français ». On ne saurait mieux dire.

Aymeric Chauprade lance un nouveau parti

14/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aymeric Chauprade initie un nouveau parti, « les Français libres », dans le but d’amener ces derniers à réfléchir. Il refuse que leur choix réponde au dualisme entre « Un socialisme mondialisé et un socialisme nationaliste ». Face à cela, il veut une droite « Crédible et assumée », qui obéit à trois grands objectifs : le premier, central, consiste en une lutte sérieuse contre l’islamisme, qui se conjugue avec un combat pour la civilisation française, ses racines, son identité et ses mœurs. Le deuxième est d’amoindrir le rôle de l’État pour qu’il revienne à une fonction régalienne. Et enfin, il s’agirait de redonner à la France le rayonnement qui était le sien.


https://youtu.be/tZEiQTtNkxE


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De l’urgence du rassemblement

Source : Boulevard Voltaire
Le camp patriote ne peut pas faire l’économie d’une réflexion — immédiate, imminente, urgente et vitale ! — sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.

L’heure est venue, pour les patriotes de la Droite classique, de former un grand Mouvement français avec le FN. La survie du pays est en jeu !

Robert Ménard, 18 décembre 2015.

La semaine dernière, dans Z & N, Philippe de Villiers a eu à répondre à cette question cruciale : comment expliquer que, depuis plus de 20 ans, les patriotes perdent systématiquement face aux mondialistes (sauf au référendum de 2005, NDLA) ?
Philippe de Villiers répondait en rappelant qu’il s’était produit, le 13 décembre, une sorte de « première » politique en France, puisque le PS avait fait cause commune avec l’ex-UMP face au Front national. Est-ce à dire que du seul fait de la clarification de ce clivage désormais structurant – entre mondialistes d’un côté et patriotes de l’autre —, les conditions suffisantes seront remplies pour rétablir une sorte d’équilibre électoral entre les deux camps ? Je ne le crois pas.

On l’a vu, encore cette semaine. Le déchaînement des médias est proportionnel au risque encouru par le système de tomber aux mains d’hommes et de femmes qui n’en sont pas issus. Il se fera de plus en plus terrible au fil des mois au fur et à mesure que s’approcheront les échéances d’avril/,mai, puis de juin 2017.
Le camp patriote ne peut donc pas faire l’économie d’une réflexion – immédiate, imminente, urgente et vitale ! – sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.
Il est donc bien l’heure, comme le dit Robert Ménard !

C’est maintenant – une fois passées la trêve des confiseurs et les cérémonies d’usage de la première quinzaine de janvier – que doivent commencer les rencontres, les contacts, les échanges.
Cette ouverture à tous les patriotes doit être acceptée… Chacun, quel que soit son poids intellectuel, médiatique, historique, électoral, militant ou moral, doit avoir la certitude d’œuvrer à une discussion ouverte, mais aussi pragmatique dans laquelle chacun, en vue des échéances des 18 prochains mois, devra faire œuvre de concessions réciproques.
Il s’agira, pour tout le monde, de sortir d’une vision étriquée pour bien comprendre que nous sommes tous contre le système et contre les extrêmes, contre les excès, aussi, mais aussi contre les caricatures imposées par les médias du système. Ce sera là la condition pour nous retrouver autour d’une vision clarifiée de la nation, de l’État, des libertés à reconquérir !

Gilbert Collard et d’autres ont bien conscience que le programme devra être mieux expliqué. C’est une évidence. Il est incohérent que les entrepreneurs ou les retraités puissent encore avoir des réticences à exprimer leur vote patriote.

Il faudra rassurer.
Il faudra aussi simplifier.

Notre candidate naturelle ne saurait porter un catalogue de propositions. Il lui appartiendra de développer une vision de la France et des orientations essentielles ! Un programme présidentiel n’est pas un programme législatif ! Les deux se compléteront.

Mais les hommes et les femmes qui porteront le second doivent, rapidement, pouvoir se mettre au travail.

Me Éric Barateau
Avocat

Maurice Gendre : Ce que cache l’opération dite de la Droite « hors les murs »

Source : Agence Info Libre
La démission de Chauprade n’est qu’une étape supplémentaire dans le projet buissonien de Droite « hors les murs » qui se dessine depuis déjà plusieurs semaines.
Le démarrage médiatique de cette opération remonte à la sortie du livre de Philippe de Villiers Le moment est venu de dire ce que j’ai vu voire à la sortie de l’ouvrage de Geoffroy Lejeune intitulé Une élection ordinaire
.

Et depuis des éléments épars, qu’il faut faire l’effort de recouper, vont tous dans cette direction.
Robert Ménard s’en fait le héraut dès qu’on lui tend un micro sur l’air bien connu du : « fédérer toutes les bonnes volontés de la droite patriote et populaire ». Henri Guaino, lui, chante les louanges de Marion Maréchal-Le Pen, cette dernière rencontre Patrick Buisson, Nicolas Dupont-Aignan tempère certaines de ses critiques à l’égard de membres du FN susceptibles d’abandonner Marine Le Pen, Villiers félicite Dupont-Aignan pour son parcours et sa permanence doctrinale, Aymeric Chauprade quitte le FN et demande à Villiers de reconsidérer « son abandon définitif de la politique ».
On peut faire le pari que dans les prochaines semaines des personnages comme Christian Vanneste, Dominique Jamet et des transfuges de la Droite populaire (l’aile droitière de l’UMP) viendront se joindre au cortège.
Le relais médiatique tout désigné de cette opération Droite « hors les murs » sera évidemment Eric Zemmour.
Et l’organe officiel du « parti » : Valeurs actuelles.
On mettra aussi en avant certaines « prises de guerre » venant de la rive gauche du spectre politico-intellectuel, à commencer par Michel Onfray, qui a déjà été approché par plusieurs des personnes précitées.

Leur programme

Maintenant le programme probable de cette Droite « hors les murs » :
– sur le plan économique et social : orientation clairement prolibérale (Guaino et Onfray ne parviendront pas à y faire barrage seuls s’ils s’embarquent dans l’aventure) et campagne ouvertement tournée vers les PME-PMI, les artisans et commerçants.
– en matière de politique étrangère : compromis avec l’UE (soit on garde carrément l’euro comme monnaie unique, au mieux on demande un retour à la monnaie commune), inclination prorusse (en raison de l’influence de Chauprade, Villiers, et des membres de la « Droite pop »), mais malgré tout tempéré par une prise de distance toute relative avec l’OTAN. En effet, cette Droite « hors les murs » aura pour projet de se mettre tout le grand patronat dans la poche qu’il soit proaméricain (d’où paradoxalement un ton aux accents parfois néoconservateurs, parfaitement emblématique dans les discours de Chauprade depuis plus d’un an) ou russo-compatible. Selon le bon vieux principe : ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.
– conservatisme assumé sur le plan des mœurs et les questions de société.
– fermeté affichée en matière d’immigration, reprise en main de la Justice, lutte sans merci contre la délinquance et la criminalité et probablement réforme drastique du Code de la nationalité.

Une épine dans le pied pour Sarkozy et Marine Le Pen

La question est : contre qui sera tournée cette tentative de reconfiguration de la Droite ?
En premier lieu : Nicolas Sarkozy. À l’exception notable de Guaino, les figures de proue de cette Droite « hors les murs » sont tous des opposants affichés de longue date, des amoureux déçus ou des ex-amis désormais en guerre ouverte avec l’ancien locataire de l’Élysée.
En second lieu : Marine Le Pen. Là aussi, on remarque d’anciens soutiens indéfectibles désormais fâchés à mort avec la présidente du FN, des ennemis de toujours et d’autres doutant de sa loyauté ou de sa capacité à gouverner.
Cette Droite « hors les murs » reproche notamment au Front National un programme économique jugé trop « étatiste » ou trop « nostalgique » des Trente Glorieuses. Cette Droite « hors les murs » fustige aussi des choix qualifiés de « démagogiques » (en matière de retraite notamment) et « irréalistes » dans la lutte contre la mondialisation néo-libérale.
Par simple déduction, en sachant à qui cette Droite « hors les murs » risque de coûter très cher (si cette opération ne reste pas lettre morte, ce qui est encore tout à fait possible), on devine aisément à qui elle profitera.
En clair, si la Droite « hors les murs » n’avait pas surgi dans l’esprit de Patrick Buisson, Cambadélis lui aurait soufflé tendrement à l’oreille.

Maurice Gendre

Cacophonie des élections régionales

23/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques semaines du scrutin des élections régionales, les alliances et divergences entre partis se révèlent. Elles révèlent une recomposition du paysage politique français à venir.
Le redécoupage des régions qui sont passées de 22 à 13 n’a pas permis de changer les grandes tendances électorales nationales. Trois grands partis sont en lices dans ce scrutin à la proportionnelle. Le Front National et le parti Les Républicains sont donnés majoritaires au premier tour. La gauche pourrait quant à elle conserver quelques régions.

Que nous révèlent ces élections ?
À y regarder de plus près, les élections régionales montrent qu’un redécoupage partisan est à l’œuvre.
Dans toutes les régions, le Front national ne fait pas d’alliance. Au contraire, chez les Républicains, l’ouverture se fait au centre. L’union des démocrates et indépendants par exemple a obtenu la tête de liste dans trois régions. C’est disproportionné au regard de leur poids électoral. Ils représentent 30 députés sur 577 à l’Assemblée nationale et n’ont gagné qu’un seul département aux élections, en 2015…

Les Républicains ouvrent au centre, mais ferment à droite…
C’est en effet ce qui s’est passé dans quelques régions. Notamment, les Pays-de-la-Loire où Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le PCD de Jean-Frédéric Poisson ont été écartés des places éligibles sur la liste. À la manœuvre, Bruno Retailleau, ancien bras droit de Villiers en Vendée, il est aujourd’hui derrière François Fillon. C’est lui qui a refusé de prendre un candidat MPF et un PCD. Il se considère déjà comme trop marqué par une étiquette conservatrice contre le mariage gay et pro-vie… Il a même déclaré que certains « Prennent en otage le combat pour la famille ».
Quant à Valérie Pécresse en Ile-de-France, elle a poussé à prendre Chantal Jouanno, sénatrice UDI, comme seconde de liste, de peur d’une candidature concurrente.

Qu’en pense la droite des Républicains ?
Un député Les Républicains de l’Aube n’hésite pas à parler de future grande recomposition à droite et évoque une explosion du parti ex-UMP. Nombreux sont ceux qui regrettent une prédominance des centristes sur les listes au détriment des candidats de conviction.

Philippe de Villiers : “la classe politique est achetée par le Qatar et l’Arabie Saoudite”

philippe-de-villiers

01/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers était l’invité de Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi 1er octobre sur BFMTV.

L’ancien président du conseil général de la Vendée qui vient de publier un livre intitulé “Le moment est venu de dire ce que j’ai vu” en a profité pour dénoncer l’existence d’une “préférence musulmane” en France. Tout en ajoutant :

Regardez l’accueil des migrants. On est en train de créer un Kosovo islamique (en France, ndlr).

Pour Philippe de Villiers, “la classe politique est achetée par le Qatar et l’Arabie Saoudite“.



BFMTV – Philippe de Villiers : "la classe… par LePoint

Villiers sort le vitriol : Sarko, «le lapin-tambour», VGE, «un colin froid», Chirac, «a besoin d’un appui-tête»

28/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La retraite profite à Philippe de Villiers. L’ex-homme politique sort un livre de souvenirs « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » (Albin Michel), portraits des responsables politiques croisés en 30 ans de vie publique.

Philippe de Villiers n’a jamais eu la langue dans sa poche, mais son retrait de la vie politique a libéré sa parole. Il sort jeudi « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu », une galerie de portraits féroces des responsables, à ses yeux, de la perte de souveraineté du pays et un tableau désabusé de la France, menacée par « l’islamisation ».

« Nos politiciens ont perdu l’idée de la France », regrette l’ex-candidat souverainiste à la présidentielle, les descendant les uns après les autres.
Chirac ? « Il a besoin d’un appui-tête. Quand il s’adosse à Marie-France Garaud et Pierre Juillet, il est eurosceptique ; quand c’est Balladur et Juppé qui le conseillent, il devient eurolâtre. » Valéry Giscard d’Estaing ? Un « colin froid » qui a pour seul but « l’intégration de notre pays dans une Europe fédérale, libérale et atlantiste ». Mitterrand ? Un « collectionneur de noirceurs ». Sarkozy ? Il le décrit, dans son chapitre « Nicolas, le lapin-tambour », il explique que le Sarko est plus attiré par « le Qatar » que le « Mont-Saint-Michel » et

[Sarkozy] ne croit pas à l’oeuvre du temps. Il croit que la politique, c’est le mouvement perpétuel. Il pense vraiment, comme un ludion électronique qui toupille et pirouette, qu’il faut tout changer, renverser la table.

Bref, explique Villiers,

Je suis entré en politique par effraction. Et j’en suis sorti avec le dégoût.


Philippe de Villiers : “On est en train de vivre un changement de peuplement”

Philippe de Villiers : "Chassé-croisé en Europe. D'un côté l'avortement de race et de l'autre côté l'immigration de masse"

05/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Philippe de Villiers est intervenu hier 4 novembre sur RMC dans l’émission d’Eric Brunet, face à David Gozlan, secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. A la suite d’un recours de La Libre Pensée, le tribunal administratif de Nantes, a fait démonter la traditionnelle Crèche de Noël installée tous les ans dans le hall d’accueil du Conseil général de Vendée. Le Conseil général a démonté mais a indiqué qu’il ferait appel.

Quelques extraits en texte des paroles de Philippe de Villiers (audio complet en bas de cet article) :

“Personne ne le dit à votre antenne, moi je vais le dire. Je n’ai pas peur des francs-mac’, moi. Ca ne m’a jamais fait peur. Et d’ailleurs l’œuvre du Puy du Fou est une œuvre de Chrétienté qui fait rayonner l’âme de la France.

Ce qui est en train de se passer, là, c’est l’islamisation progressive de la France. Partout. Partout les digues lâchent. La vague continue. On est en train de vivre un changement de peuplement. Je pèse mes mots. On est en train d’accepter en France pour l’islam ce que l’on se met à refuser à la chrétienté. (…) Nous allons devenir une république islamique, dans 30 ans, ce sont les démographes qui parlent.

Il y a des millions de Français qui en ont ras le bol que l’on détruise l’identité de la France. Et bien moi, je suis le porte-parole de cette France-là. (…) Puisque c’est le moment des vérités (…) On est en train de vivre un chassé-croisé extraordinaire en Europe. D’un côté l’avortement de masse et de l’autre côté l’immigration de masse avec la complicité de beaucoup de politiciens. (…) Quand on se réveillera, il sera peut-être trop tard. Il faut se réveiller, et je suis là pour ça.”


Philippe de Villiers : “Nos élites rêvent d’un petit homme sans racine, ni filiation”

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24/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie de son Roman de Jeanne d’Arc, Philippe de Villiers a accordé un entretien à FigaroVox dans lequel il proclame sa passion pour la France.

Le fondateur du Mouvement pour la France s’en prend aux élites qui prétendent incarner le destin de notre pays :

Les élites sont en villégiature, elles voyagent et ne voient plus les frontières. Elles voyagent dans les nuages cotonneux et tendent la main au-dessus des petits toasts de caviar, elles voyagent au-dessus de l’Inde où les enfants de moins de douze ans fabriquent les luxueux costumes qu’elles portent sur elles. Ces élites-là, ces nouveaux « Français reniés », sont des élites déchues.

(…)

La première urgence est de retrouver l’idée de France: une nation n’existe pas sans contours, ni conteurs. Si elle cesse de rêver et de se définir, si elle perd ses frontières, elle s’abîme. Mais il faut aussi savoir lire les signes d’espoir comme l’immense succès de la «Manif pour Tous». C’est la première fois dans l’histoire de France que des gens ont quitté leurs domiciles, leurs soucis familiaux et personnels, leurs inquiétudes économiques afin de venir manifester pour des idées et non pour des intérêts. C’est la protestation la plus gratuite de notre histoire. Cela laisse penser que la France ne veut pas mourir.


 

Philippe de Villiers, Le roman de Saint Louis, ou le passé comme remède à la négation de nous-mêmes

12/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Après Charrette, le « Roi de la Vendée », Philippe de Villiers – loin de la caricature médiatique qu’on lui inflige depuis des années et qui le réduit à un idiot au sang bleu, sûrement pour le châtier d’être un français de conscience ( ?) – se frotte à un autre personnage de notre roman national : Louis IX (1214-1270), entré dans la postérité sous le nom fameux de Saint Louis, après sa canonisation en 1297.

Sans se prétendre l’égal de Jacques Le Goff, dont la biographie du même roi parue en 1996 fait autorité et qu’il affirme « indépassable », Villiers, sur le mode du pseudo-mémoire, nous propose un récit plein d’enseignements politiques et spirituels, d’une grande fluidité et d’une exemplaire érudition – dont témoigne la bibliographie en fin d’ouvrage. Et pour mieux nous plonger dans l’ambiance médiévale, l’auteur dissémine çà et là dans le texte les accents de l’époque, sans jamais alourdir son style, à la fois propre et concis, apparentant sa démarche d’écriture à celle « d’un moine copiste qui tente de faire revivre Saint Louis pour notre temps ».

Évitant les poncifs dithyrambiques ainsi que les accusations faciles et anachroniques –, Villiers prend le parti de retracer humainement l’existence de ce roi, toutefois hors du commun, qui se rêvait en Galaad recouvrant le Saint-Graal. Une formidable et aventureuse vie nous est contée, depuis Poissy-le-Châtel – actuelle ville de Poissy – où le futur souverain naquit vraisemblablement le 25 avril 1214, jusqu’à sa fin tragique au pied des remparts de Tunis, le 25 août 1270.

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Robert Ménard : “Le fil conducteur de ma vie : me battre pour la liberté d’expression de tous”

Robert Ménard : "Le fil conducteur de ma vie : me battre pour la liberté d’expression de tous"

21/12/2013 – 16h00
BEZIERS (NOVOpress) –
Défenseur acharné de la liberté d’expression, que ce soit au sein de Reporters sans frontières ou dans d’autres cadres, journaliste poil à gratter victime de la bien-pensance, Robert Ménard a décidé de se jeter dans l’arène politique en se présentant à la mairie de Béziers. Novopress l’a rencontré à cette occasion.

Vous avez accepté de présider le “comité de soutien aux 4 de Poitiers”, ces 4 jeunes militants identitaires mis en examen et placés sous un régime de contrôle judiciaire strict leur interdisant toute activité politique notamment depuis l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en octobre 2012. Pour vous, cette démarche s’inscrit-elle d’une certaine manière dans la continuité de vos engagements passés au service de la liberté d’expression ?

Tout à fait. En acceptant de présider ce comité de soutien, il ne s’agissait pas dans mon esprit d’acquiescer à l’initiative des militants identitaires mais de protester contre le sort qui leur était réservé. Et surtout de m’élever contre le « deux poids deux mesures » qui caractérisait, une fois de plus, le traitement par la justice de militants classés par elle à l’extrême droite. Je vous rappelle qu’à la même époque, les Femen, qui s’étaient introduites dans Notre–Dame de Paris et avaient endommagé les nouvelles cloches, n’avaient pas fait l’objet du moindre contrôle judiciaire… Je suis révolté contre ces différences d’attitude des magistrats selon qu’il s’agisse de militants dont ils partagent ou non les engagements.

Vous avez raison, c’est au fond le fil conducteur de ma vie : me battre pour la liberté d’expression de tous, quels qu’ils soient, que j’approuve ou non leurs choix et leurs idées. Je l’ai fait pendant 23 ans à la tête de Reporters sans frontières. C’est pour cela que nous avons créé, avec Dominique Jamet, le site Boulevard Voltaire. S’y expriment des personnes avec lesquelles je suis en profond désaccord. Mais j’aime à les lire et à polémiquer avec elles si nécessaire… Seules limites à cette liberté de dire et d’écrire : les appels à la violence et les attaques ad hominem. Pour le reste, c’est carte blanche…

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“Le Roman de Charette” de Philippe de Villiers – par François Kernan

“Le Roman de Charette” de Philippe de Villiers - par François Kernan

29/01/2013 – 08h00
LA CHABOTTERIE (NOVOpress Breizh) – Après une bonne douzaine d’essais politiques, Philippe de Villiers s’essaie  à un genre tout différent. Le Roman de Charette est une autobiographie imaginaire, une sorte de « docu-fiction » à la première personne.

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