Assassinat du prêtre Olivier Maire – Philippe de Villiers : « La presse française, les élites et nos autorités ont toutes partie liée pour détruire notre pays ! »

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers a réagi à l’assassinat du prêtre Olivier Maire, qu’il connaissait personnellement en osant une comparaison entre la liberté menacée de ceux qui refusent le passe sanitaire et celle dont jouissent les incendiaires de cathédrale. Des propos qui font polémique.

Il s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.

Vous connaissiez personnellement le Père Olivier Marie ?

Oui je le connaissais personnellement. Je l’ai rencontré et je l’ai entendu prêcher. Je connaissais également beaucoup de ses proches qui m’ont confirmé ce que l’on pouvait concevoir par la seule intuition : c’était un prêtre dans l’humilité oblative.

Marianne ou Libération vous ont reproché de faire un rapprochement malheureux entre le passe sanitaire et ce dramatique assassinat. Que leur répondez-vous ?

Le lien entre les deux, c’est la question de la liberté. D’un côté dans la même journée le pouvoir en place impose une entrave à la liberté d’aller et venir avec le passe sanitaire, comme si les Français étaient suspects d’être des malades ambulants, comme si la France était devenu un asile. Et pendant ce temps-là on découvre qu’on a laissé en liberté un dangereux individu qui avait déjà incendié la cathédrale de Nantes. À la suite de son forfait, il n’a pas été enfermé, ou si peu… Il a été remis en liberté et était sous contrôle judiciaire.

On a l’impression dans notre pauvre pays que les innocents sont tracés et contrôlés pendant qu’on laisse aller ceux qui sont en train de nous détruire. En effet, l’idéologie qui surplombe l’état régalien qui ne l’est plus est celle du laxisme et du migrationnisme. Cela est intouchable.

Je me moque de ce que peuvent dire les journaux, ce que je sais, c’est que le bon sens populaire impose cette comparaison macabre.

Si vous refusez d’être vacciné, vous risquez d’aller en prison. En effet, si on est le patron d’une entreprise, à la troisième reprise on est menacé de prison.

Marianne vous accuse sur ce point précis en disant que l’on ne peut pas aller en prison…

C’est le texte même ! Un entrepreneur qui ne contrôle pas le passe sanitaire dans son entreprise et ne licencie pas ses employés sans passe sanitaire terminera en prison.

Vous refusez d’être vacciné, vous risquez les pires ennuis, au prix de votre liberté. En revanche, si vous incendiez une cathédrale de 600 ans, vous êtes en liberté et vous n’êtes pas renvoyé dans votre pays, alors que vous êtes illégal, clandestin, Rwandais.

Ce que j’ai voulu dire et qu’il y a deux poids deux mesures. Si les journaux s’insurgent contre un tel propos de bon sens, cela signifie que la presse française, les élites et nos autorités ont toutes partie liée pour détruire notre pays.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

“Censure” d’Eric Zemmour : par solidarité, Philippe de Villiers quitte Albin Michel pour son prochain livre

[vidéo] Philippe de Villiers : Macron, Zemmour, Schwab, Le Pen… il dit tout !

Villiers Grand Remplacement

03/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans l’entretien accordé à TVLibertés, Philippe de Villiers n’est jamais allé aussi loin dans sa critique de la personnalité d’Emmanuel Macron. Celui qui évoquait un lien amical avec le président de la République considère aujourd’hui que ce dernier “n’a pas le goût de la France. Ce pays est trop vieux pour lui !“. La rupture date du 3 mars 2019. Il s’en explique ouvertement et évoque la nécessité absolue de battre l’actuel locataire de l’Elysée.

Philippe de Villiers décrit aussi dans son nouveau livre à succès “Le jour d’après“, un monde qui passe du politique au bio politique. Il cible ceux qui, comme le patron du Forum de Davos, Klaus Schwab, veulent mettre à profit les crises sanitaires pour nous faire basculer dans une société distanciée, désagrégée, contrôlée par le numérique et imposant le capitalisme de surveillance : “On nous prépare le goulag numérique, l’épadhisation de la vie avec un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale“.

Cependant, même si “notre société coule à pic et est en perdition“, Philippe de Villiers réfute avec force tout esprit de défaitisme. Il appelle à un travail de re-francisation de notre pays et à une véritable insurrection des consciences.

Un entretien puissant avec des arguments nouveaux, Philippe de Villiers dit tout !! A regarder et partager de toute urgence.


[vidéo] Immigration : “La France se défrancise”, estime Philippe de Villiers

Philippe de Villiers

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après l’attaque de Rambouillet, lors de laquelle une policière a été tuée vendredi par un Tunisien de 36 ans, Philippe de Villiers estime qu'”on ne peut plus dire qu’il n’y a plus de lien entre le terrorisme et l’immigration”. Pour l’ancien président du Mouvement pour la France, et invité de RTL ce mardi 27 avril, “l’immigration est le terreau de l’Islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui le terreau du terrorisme“.

Le Vendéen défend une vision de l’immigration par assimilation. “Il faut apprendre à aimer” notre “histoire“, notre “art de vivre” et “notre langue”, affirme l’ancien député européen. “On est en train d’installer en France un damier, un côte à côte” qui “produit ce que l’on voit aujourd’hui”, ajoute-t-il.

Il faut “réinstaller la France en France”, car “la France se défrancise”, insiste encore le créateur du Puy du Fou, qui publie un nouvel essai: Le Jour d’après (Ce que je ne savais pas… et vous non plus)” chez Albin Michel, dans lequel il fustige la politique de son ancien “ami” Emmanuel Macron. “Quand la vérité est trop cruelle, l’amitié ne compte plus”, assure-t-il.

“On a tout raté”

Le président Macron “n’a pas vu arriver la lutte des races (…), ces gens qui veulent nous décoloniser pour nous recoloniser”, estime-t-il en écho à la théorie complotiste du “grand remplacement“. Sur sa gestion de la crise sanitaire, il n’est pas plus indulgent: “c’est une France lunaire dans laquelle nous sommes”, comparant notre pays à l’Italie et l’Espagne qui entament leur déconfinement. “On a raté au début, on a raté à la fin. On a tout raté”.


Philippe de Villiers : « J’appelle les Français à s’insurger intellectuellement, moralement, spirituellement ! »

Philippe de Villiers

21/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
C’est le visionnage d’un film racontant un exercice de simulation de pandémie mondiale réalisé le 18 octobre 2019 qui a décidé le fondateur du Puy du Fou à reprendre la plume. Dans son nouvel ouvrage Le Jour d’après, Philippe de Villiers explique le « monde d’après » la pandémie. Car, selon lui, « il y avait des gens qui savaient » ce qui allait se passer.

Explications devant la caméra de Boulevard Voltaire. L’occasion de revenir sur la personnalité d’Emmanuel Macron, les grands débats qui agitent la société française comme la laïcité et le séparatisme, l’emprise des géants du numérique et le basculement de cette France qu’il se refuse à voir sombrer.



Le jour d’après, Ce que je ne savais pas…et vous non plus aux éditions Albin Michel est un livre qui parle de ce monde après pandémie. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

Ce qui m’a poussé à écrire ce livre est un film que j’ai découvert sur YouTube. Il racontait un exercice de simulation de big pharma, big data et big finance qui a eu lieu à New York le 18 octobre 2019 avec des puissances privées. Le forum de Davos était représenté ainsi que la fondation Bill Gates, et organisé par l’université John Hopkins. Cet exercice de simulation portait sur une pandémie de coronavirus à partir d’une affaire de port du Brésil. J’ai été intrigué parce que cet exercice de simulation datait du 18 octobre 2019. Or à l’époque, on ne parlait pas du coronavirus.

À ce moment, je me suis dit que des gens savaient. Je n’ai pas dit qu’ils avaient inventé le virus, car je ne suis pas complotiste et je n’ai pas d’idée sur la question du virus. Ce n’est pas mon sujet.

J’ai déduit de ce film que des gens savaient ou se doutaient. J’ai eu entre les mains un livre de monsieur Klaus Schwab, président du forum de Davos qui s’appelle Covid-19 la réinitialisation du monde. Le great reset veut dire mettre le monde sur pause et repartir sur autre chose.

Il y a une phrase clé dans ce livre : « Il faut que la pandémie soit une fenêtre d’opportunité ». Pourquoi faire ? Eh bien, pour changer de société et pour la numériser.

Le 3 juin 2020, une vidéo-conférence de presse mondiale développe la fenêtre d’opportunité. Cette dernière est la digitalisation du monde et le virus climatique. L’idée de tous ces géants du « capitalisme de surveillance » comme ils s’appellent eux-mêmes est d’imposer le contrôle total par le numérique. Plus précisément de capter notre fort intime avec les algorithmes.

J’ai décidé d’écrire ce livre parce que je me suis dit qu’on y allait tout droit. Le jour d’après nous fait entrer dans un monde où au nom du tout sanitaire, on sacrifie la jeunesse et la transmission. Au nom du tout numérique, on sacrifie la société de voisinage, les métiers de la main et du cœur. Au nom du transhumanisme, on dénature l’espèce humaine.

La leçon que je tire dans la conclusion de mon livre, c’est que des gens savaient ce qu’ils faisaient. Ils voulaient un monde sans frontières. Ils savaient qu’un monde sans cloisons est un monde hautement pathogène. Ils le savaient et ils ont pris le risque.

Les uns, par calcul idéologique pour remplacer les murs par des ponts comme dirait le Pape François. C’est-à-dire un monde d’un seul tenant, la fraternité cosmique.

Et les autres, par un calcul économique pour ouvrir un marché planétaire de masse. Le calcul et l’idéologie se sont épaulés. Ils savaient que ce monde-là allait faire circuler le virus. Il y a 200 000 virus par an. Pour eux, c’était d’un grand profit parce que c’était l’occasion d’entrer dans ce monde numérique qui est en train de nous détruire.

Ils ont fait ce monde sans frontières, la fameuse mondialisation heureuse parce que cela permettait aux géants du numérique de prospérer et à nos gouvernants, d’exercer un contrôle total, une société disciplinaire.

Lorsqu’Emmanuel Macron n’était encore que ministre, nous l’avions vu parader sur un char au Puy du Fou. On vous a vu vous afficher ensemble et développer ce qui paraissait de l’extérieur, comme étant une amitié assez solide. Aujourd’hui, Emmanuel Macron est pour vous l’ennemi incarné. Que s’est-il passé ? Comment ce roi du « en même temps » a pu vous convaincre qu’il pouvait incarner une certaine idée de la France ?

Les choses sont très simples. Emmanuel Macron a souhaité me rencontrer en venant au Puy du Fou. Il m’a dit « je comprends très bien ce que vous me dites. Je suis moi aussi un homme des racines. » Dès le début, il était clair, qu’entre lui et moi, avec Brigitte comme grand témoin, que nous n’avions pas du tout les mêmes idées. Amitié, oui, mais dans la vérité. À un moment donné, la vérité est trop cruelle. Je me suis très vite aperçu qu’il tenait un double discours. Lorsqu’il dit dans un grand journal du matin « je veux une société française pénible » et qu’en même temps sur une télévision américaine il dit qu’il faut déconstruire l’Histoire de la France, je me suis dit que cela ne collait pas. Ce personnage est double. J’ai longtemps serré le frein parce que je voulais, malgré tout, que cela fonctionne. Je me disais qu’il allait peut-être écouter ce que moi et d’autres avions à lui dire.

À un moment donné, ce n’était plus possible. Comme l’échéance arrive et qu’il nous a bâillonnés, enfermés et masqués, il s’est lui-même déconfiné. Le confinement l’a déconfiné à mes yeux. Par conséquent, j’ai jugé que le moment était venu de dire sur la place publique tout ce que je pensais.

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“J’appelle à l’insurrection” : Philippe de Villiers sonne la charge

[vidéo] Philippe de Villiers : “Nous sommes face à un problème d’invasion et de colonisation”

Philippe de Villiers

12/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers, écrivain, fondateur du Puy du Fou, cofondateur du Vendée Globe et ancien ministre, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la suppression de l’ENA, de son nouvel essai intitulé “Le jour d’après” et du dîner à l’Elysée auquel il a été convié par le couple présidentiel.


Philippe de Villiers: «C’est au virus islamiste qu’il faut faire la guerre»

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers déplore le traitement différentiel entre le coronavirus et le virus islamiste. Pour lutter contre le premier, le gouvernement n’hésite pas à mettre en oeuvre des mesures d’exception contestables tandis que pour face au second, qui relève selon lui d’ «une vraie agression invasive», on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides.
Une tribune publiée sur Figarovox.

Tout est hors de contrôle: le Covid, le terrorisme. Emmanuel Macron court derrière, il court après les mots, après les morts, martial, impuissant. Le champ lexical utilisé depuis le printemps – «Nous sommes en guerre» – apparaît aujourd’hui comme une outrance et un terme inapproprié: l’épidémie court toujours et les terroristes aussi. Affleure dans la tête des Français, désemparés, l’idée que le pays n’est pas gouverné et que l’État est aux mains d’une bande d’amateurs.

Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique.

L’impéritie des autorités, censées mener deux guerres à la fois, affleure dans le traitement différentiel des deux virus. Il y en a un qui relève de la sécurité sanitaire. Pour protéger la population de cet ennemi viral, on a choisi de nous enfermer, de nous assigner à résidence. Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique. On prend des mesures liberticides, on met à plat l’économie, on déchire les tissus conjonctifs de la France industrieuse parce qu’on considère que la protection sanitaire est plus importante encore que toutes les libertés ; puis on annonce, en quinze jours, en puisant dans la même panoplie belliqueuse, d’abord le couvre-feu – qui est un confinement de nuit – ensuite le confinement qui est un couvre-feu de jour, jamais pratiqué, même en 40.

Face à l’autre virus, le virus islamiste, qui, pour le coup, relève d’une vraie agression invasive, on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides, et donc, au sens des maniaques du juridisme, exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux cinq-cents mosquées islamistes. On récuse la chaîne fatale: l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. On refuse de répondre à la guerre par la guerre et on laisse la population se faire égorger. En d’autres termes, d’un côté, sans s’encombrer de scrupules, on nous confisque nos libertés, au nom de la sécurité sanitaire, de l’autre côté, on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique.

La France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

L’audace du gouvernement, quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger les gestes-frontières dans notre quotidien, contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne touche pas à nos frontières, on sanctuarise le droit d’asile: la France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

D’où vient donc ce traitement différentiel? Pour avoir entretenu, avec Emmanuel Macron, des conversations graves sur ce sujet, je peux répondre à cette question: la culture mondialiste de nos élites – qui imprègne la macronie – a épanoui un hédonisme et un individualisme qui ont anéanti nos défenses immunitaires.

L’hédonisme – la marchandisation absolue du divin marché – vient de muter en un hygiénisme d’État. On met la Santé au-dessus de la vie, au-dessus des affections, de la création, du travail, des émotions: la distanciation et les gestes-barrières font du parent et du voisin un ennemi qui peut vous frapper par contagion. On met la survie biologique au-dessus de la vie, de toute autre forme de vie – sociale, créative, spirituelle, culturelle -, on évacue le risque – le risque de la vie – et on cajole l’espoir que les Gafam nous procurent, à la faveur des prothèses d’éternité du post-humanisme, une assurance-vie définitive.

L’hygiénisme d’État, qui est donc la pointe diamantée de l’hédonisme matérialiste, nous persuade que la vie ne vaut que par la Santé – on peut tuer les embryons par confort et on met les vieux au mouroir pour éloigner des yeux la santé finissante. Cet hygiénisme globalisé est le frère siamois de l’individualisme qui, par la proclamation absolue de «l’État de droit», ne vise qu’à protéger les droits individuels dans leurs variétés les plus excentriques. Ce juridisme désintègre la nation. Jadis, la Cour suprême, c’était le peuple. Aujourd’hui, le peuple ne peut plus rien décider. Il y a quatre cours suprêmes, au-dessus de lui, qui décident à sa place.
Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font.

On ne mènera pas deux guerres à la fois: une contre les Français et l’autre contre les ennemis de la France. Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font. Aujourd’hui, on enferme les Français au motif qu’ils sont virtuellement des porteurs de virus et on laisse circuler, à nos frontières, les étrangers qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.

Tout est à l’envers, il faut tout remettre à l’endroit. En sortant de la confusion entre deux urgences: l’une relève d’une organisation de la santé publique et l’autre de la guerre. D’abord, il faut libérer les Français, les laisser vivre. On parle beaucoup du Moyen-Âge, mais on pratique l’inverse du lazaret et de la quarantaine: du temps de la Lèpre, on confinait les malportants et on laissait libres les bien-portants. Aujourd’hui, on fait l’inverse: on prive de liberté les bien-portants. L’urgence est d’augmenter les lits de réanimation. Que ne l’a-t-on fait plus tôt? Pour le reste, rien ne remplacera l’immunité collective, à la suédoise, qui donne aujourd’hui des résultats incontestables.

Quant à l’autre guerre – celle-là qui n’est pas allégorique -, il faut la mener comme peut le faire un pays en guerre – on nous a déclaré la guerre et, dans cette guerre, il y a chez nous une cinquième colonne. On ne répond pas à la guerre par des bougies, des exhortations, ou même des lois. On répond à la guerre par l’état de guerre. Notre Constitution a prévu cette situation, en son article 36: c’est «l’état de siège». Il peut être décrété en conseil des ministres, «en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée».

L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir.

Alors l’autorité militaire a le droit de faire des perquisitions, d’éloigner les individus suspects, de procéder à la recherche des armes. Et on peut punir la haute-trahison.

On nous parle de «séparatisme». C’est nouveau. Mais ce n’est encore qu’un faux-semblant. L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir. L’idée d’une «France décoloniale», c’est l’idée d’une France défrancisée par l’effort de nouveaux colonisateurs. Que veulent-ils? Nous soumettre.

Nous vivons peut-être les dernières heures de la paix. Pauvre start-up nation en fin de cycle, qui se débat, au rythme d’un horizon cauchemardesque décliné en une trilogie fatale: le bâillon, le couvre-feu, la décapitation. Cette sémantique du désastre signe l’échec d’une politique de bisounours qui, depuis cinquante ans, vivent dans leur petit monde d’inculture et de playmobil. Ils ont oublié tout simplement que l’Histoire est tragique.

Tribune reprise de FigaroVox

[vidéo] Philippe De Villiers : “La France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”

23/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
André Bercoff et Céline Alonzo ont reçu Philippe De Villiers et Odon Valley sur Sud Radio.

Il est notamment question de notre patrimoine religieux en danger : la cathédrale de Nantes incendiée, 5 églises cambriolées dans le Jura, une statue de la Vierge décapitée dans l’Hérault…

Philippe De Villiers a notamment rappelé notamment que “la France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”.


[vidéo] Qui veut la peau des Gaulois Réfractaires ? – Entretien avec Philippe de Villiers

23/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis 2016 et la visite au Puy du Fou, Philippe de Villiers échange régulièrement avec Emmanuel Macron. Des échanges souvent vifs et contradictoires.

Avec son nouveau livre, Les Gaulois Réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers dresse les échecs des mondialistes qui ont conduit à la gestion calamiteuse de la crise sanitaire du Covid-19. Un fiasco que les Français ont été les premiers à payer. L’ancien ministre alerte sur l’abandon progressif de notre souveraineté qui a conduit la France à être incapable de se fournir en masques, en tests, et même en Doliprane alors qu’elle était frappée par le nouveau coronavirus.

Il ajoute que ce sont ces mêmes carences, à l’instar de la casse du service hospitalier, qui ont poussé à assigner à résidence toute la population, en imposant deux mois de confinement sans discernement. Philippe de Villiers insiste sur ces dirigeants nomades qui ont fait primer depuis de longues années l’économie sur le politique pour parvenir à ruiner les deux. Il revient sur ces Français, enracinés, en prise avec le monde réel qui n’ont pas manqué à leurs devoirs pendant le confinement, pendant que les politiques eux, étaient à la dérive, entre les mensonges, les conflits d’intérêts et une incapacité chronique à gouverner, puisqu’à prévoir.

Philippe de Villiers revient également sans langue de bois sur ces séparatistes qui veulent fracturer la France en versant dans un racialisme dangereux, dans la lignée de Black Lives Matter, financé par l’Open Society de George Soros aux Etats-Unis et son homologue français, le collectif justice pour Adama (Traoré). Il alerte également sur la guerre civile, comme le dénonçait Ivan Rioufol, en décryptant les affrontements violents à Dijon entre des gangs de Tchétchènes et de Maghrébins.


Philippe de Villiers : « La France est notre mère, aimons-la. Ceux qui ne la respectent pas, qu’ils dégagent ! »

Dans son dernier livre, Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers, critique la gestion de la crise sanitaire par Emmanuel Macron et le « nouveau monde » prôné par le Président.

Au micro de Boulevard Voltaire, le fondateur du Puy du Fou revient sur ses récents échanges avec Emmanuel Macron et explique le concept de nouveau monde et ses incohérences. Il réagit également à l’actualité récente, en particulier sur les contestations « antiracistes ».

Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde. C’est le titre du livre que vous publiez chez Fayard. Hier, vous étiez sur le plateau de BFM TV et vous avez détaillé ce qu’a dit Emmanuel Macron d’Édouard Philippe lorsque vous lui demandiez « pourquoi Édouard Philippe ne déconfine t-il pas ? » Emmanuel Macron vous a répondu « il gère son risque pénal ».
Quelle est précisément votre relation avec Emmanuel Macron ?

Il y a le Puy du Fou et la France. Le Puy du Fou, c’est la passion d’une vie et Emmanuel Macron a multiplié les attentions depuis qu’il est venu au Puy du Fou. Il serait inélégant, voire insultant pour moi, de croire qu’Emmanuel Macron a voulu par ses attentions acheter le silence d’un esprit libre. Je lui ai demandé deux choses. De sauver le Puy du Fou, c’est fait. Et de sauver la France, ce n’est pas fait.

Il aurait voulu « assassiner son Premier ministre ». Vous auriez été un parfait missile de croisière sur cette séquence…

Il me parle et ne m’a jamais dit de garder pour moi ce qu’il me dit. Je considère que le missile de croisière en question est arrivé sur le Puy du Fou. On a failli mourir et le pays est en train de crever. Il faut établir les responsabilités. “Les Gaulois réfractaires” est une expression d’Emmanuel Macron. Les Gaulois réfractaires réputés indociles et indisciplinés sont sortis de leurs parois où ils étaient devenus des troglodytes recroquevillés, enfermés, encasernés, embastillés.
Le premier lecteur de ce livre a été Emmanuel Macron. Je l’ai appelé et lui ai dit « je vous appelle pour vous inviter à l’enterrement prochain du Puy du Fou. Comme vous êtes un ami du Puy du Fou, vous aurez une place d’honneur ». Il m’a répondu « que se passe-t-il ? » Je lui ai dit « on va mourir ».
On nous parle de ne pas ouvrir de tout l’été. Pendant son intervention où il a regardé la France dans le fond des yeux comme dirait Giscard, il a dit « il va falloir se réinventer, moi le premier ». Je lui ai demandé s’il avait bien dit cela et il m’a répondu oui. j’ai donc ajouté que j’allais lui écrire un petit manuel de réinvention, une sorte de trousse d’urgence dont j’espère, il en fera bon usage ».
Les relations sont très simples. Quand on parle du Puy du Fou, tout se passe bien. En revanche, dès qu’on parle de la France, tout se passe mal. Ce n’est pas pour cette raison qu’il faut éviter de se parler.



Vous avez dit qu’Emmanuel Macron était le liquidateur amiable de la France. Cette entreprise de démolition a démarré il y a déjà bien longtemps…

L’expression liquidateur veut dire que l’entreprise est mal depuis longtemps.
Quand j’étais étudiant en 68, une chose m’avait beaucoup marqué. En peinture dégoulinante, il était inscrit sur la Sorbonne « cours camarade, l’Ancien Monde est derrière toi ». C’était la gestation du Nouveau Monde. Le Nouveau Monde est né le 10 novembre 1989 après la chute du mur de Berlin. On nous a promis un village global unifié débarrassé des frontières, des souverainetés, des États de l’autonomie stratégique et avec le primat de l’économique sur le politique. C’est une chose inouïe dans l’Histoire. La logique des intérêts privés, ce qu’on appelle les chaînes de valeurs globales plutôt que la protection régalienne. On nous a expliqué que grâce au marché planétaire de masse qui serait le régulateur des tensions humaines et des relations des États déclinants en voie de disparition, la main invisible permettrait une interconnexion, une interdépendance avec la religion des flux qui est le communisme des imbéciles. Dans une société liquide où la paix perpétuelle est assurée par le marché, il n’y a plus besoin de prévoir, de stocker et de faire des réserves. On va chercher son paracétamol en Chine quand on en a besoin. En réalité, le village global unifié n’a plus de frontières. Il n’y a pas de problèmes puisqu’il n’y a pas d’épidémie. Les épidémies c’est le Moyen Âge… Un seul virus circule, la lèpre populiste. Il n’y avait pas de virus, plus d’épidémie, plus de guerre, on évacuait la mort surtout la mort de masse. Pourquoi des frontières et pourquoi le souverainisme ?
À l’époque, le souverainisme était le repli nationaliste, les égoïsmes nationaux. Tout s’est effondré et le Nouveau Monde est mort du coronavirus. Le village global unifié s’est fracturé. On retrouve les frontières des souverainetés, des États et de l’autonomie stratégique. Le primat de l’économique sur le politique s’est renversé. Quand la mort revient au village, quand la maladie fait irruption, quand la pandémie nous submerge, alors on revient au carré magique de la survie. On l’a vu pendant l’épidémie.
Premier coin du carré, la frontière. Deuxième coin du carré, la souveraineté. Troisième coin du carré, le local, le circuit court. Quatrième coin du carré, la famille, première sécurité sociale dans une société de solidaire solitaire. C’est l’Ancien Monde. Le Nouveau Nouveau Monde, le monde d’après le Nouveau Monde, le jour d’après, la France d’après doit être rebâtie sur ces mots-là. Ces mots étaient des mots maudits, de parias et qui vous valaient l’injure.
À quoi pressentons la victoire intellectuelle de ce qu’on a toujours défendu ? C’est lorsque l’adversaire pille votre lexique.
Bruno Le Maire en appelle au souverainisme économique et Emmanuel Macron fait son mea culpa en disant « il va falloir relocaliser », alors que pendant trente ans, on n’a fait que délocaliser.
Je ne vais pas faire un exercice d’auto éblouissement comme font la plupart des hommes politiques, mais on avait tout dit du souverainisme.
À Nevers en 1994, je me souviens d’une salle bondée. Jimmy Goldsmith avait dit « c’est simple, lorsqu’on va abolir les frontières sanitaires avec le libre échangisme mondial, quand il y aura la grippe à New Delhi, on aura la grippe dans le Berry ». La salle riait en se disant qu’il allait un peu loin.

Comme cette société liquide est en passe de s’effondrer, ce serait pour l’État le moment de reprendre ses fonctions régaliennes. Or, cela tombe très mal puisqu’on voit ce qu’il se passe en France…

Castaner et Belloubet , Fripounet et Marisette, nous font revivre à la fois l’affaire Léonarda dans ce qu’elle avait de grotesque et le roman Soumission de Houellebecq.
Castaner désavoue l’institution dont il a la garde. Il tire dans le dos des policiers. Il instille le soupçon avéré qui est un oxymore du troisième type inventé par En Marche. Plus précisément, la présomption de culpabilité. C’est une grande première en France. Et enfin, il désarme la police. Il leur interdit l’étranglement. C’est lui qui fait l’étranglement. C’est très grave.
Quant à Madame Belloubet, elle s’affranchit d’une loi élémentaire, la non-intervention du Garde des Sceaux dans une affaire judiciaire en cours. Elle condamne d’avance les gendarmes qui jusqu’à présent ne sont que témoins assistés. Elle prend parti pour cette famille Traoré bien sous tout rapport. Il suffit de regarder le dossier de plus près pour voir que Assa Traoré est la nouvelle Jeanne d’Arc avec Greta Thunberg. On a là, le couple de l’avenir pour sauver la planète !
Je ne supporte pas tout cela. Ce n’est pas du courage idéologique, c’est la trouille. En Marche est le gouvernement de la pétoche. C’est comme cela qu’ils ont fait le confinement. Ils ont lu une modélisation de Neil Ferguson de l’Impérial Collège repris par l’Institut Pasteur. Ce gouvernement a peur de son peuple et de la première vaguelette. Il a surtout peur de ceux qui veulent nous détruire. Il est prêt à collaborer avec ceux qui veulent nous détruire. Les militants racialistes veulent en finir avec la France. Jacques Bainville, le grand historien disait « c’est mieux qu’une race, c’est une nation ».
À Europe 1, j’ai rencontré par hasard Laurent Nunez. Il a passé un sale quart d’heure. Je ne sais pas si cela sortira dans la presse puisque c’était privé. Je lui ai dit « alors, l’émotion s’affranchit des règles juridiques ? Votre ministre a dit : en cas d’émotion, on s’affranchit des règles juridiques. » Je lui ai dit que j’étais très content pour le Puy du Fou. Il m’a demandé pourquoi. Et je lui ai répondu que la Cinéscénie était l’émotion. Depuis quarante ans, 13 000 personnes sont présentes tous les soirs, mais aujourd’hui on est limité par la règle juridique des 5000 personnes. Si vous ne faites pas sauter la règle pour nous, légendaires Français, j’ai une solution. On fait un spectacle sur la famille Traoré. La première Cinéscénie est prévue le 24 juillet, mais pour l’instant les préfets de région et de département ne nous disent pas si on aura le droit. Avec Traoré, il y a l’émotion. Avec le Puy du Fou légendaire français, il n’y a pas d’émotion. Ils se foutent de notre gueule.
En plus, le Premier ministre est prêt à faire la génuflexion. La génuflexion oblique du dévôt pressé devant la déesse Assa Traoré, la déesse de l’anti racisme.
J’appelle tous les Français à se lever et à dire « ça suffit » ! Je suis sorti de ma tanière, car je n’en peux plus !
Réfléchissons un instant. Partout dans la rue, les gens portent des masques, les Gaulois réfractaires portent des masques. Ce sont les mêmes qui nous ont interdit de porter des masques lorsque c’était nécessaire. Maintenant, ils nous obligent à porter des masques, alors que ce n’est plus nécessaire.

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Réouverture du Puy du Fou : Emmanuel Macron donne raison à Philippe de Villiers

25/05/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la bonne nouvelle du jour : le Puy du Fou est autorisé à rouvrir ces portes à compter du 2 juin. Le parc à thème de renommée internationale fondé par Philippe de Villiers en 1989 a dans la foulée annoncé sa réouverture le 11, le temps de relancer la machine. Cette annonce intervient après une âpre lutte entre l’ancien président du Conseil régional de Vendée, le Premier ministre et le président de la République. De promesses en revirements, de coups de fil en SMS, le feu vert est finalement venu de l’Élysée, par fait du Prince.
L’affaire du Puy du Fou, psychodrame au sommet de l’État, s’est donc terminée par la déconfiture d’Edouard Philippe publiquement désavoué

Dans un article paru sur le site web de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles le 20 mai, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune ont dévoilé le dessous des cartes d’un drame en cinq actes.

Acte I : en raison des mesures de confinement, le Puy du Fou n’est pas autorisé à lancer sa saison. Le manque à gagner est énorme, près d’un million par jour. Villiers peste contre la technostructure parisienne qui menace la pérennité de ce qu’il considère être l’œuvre de sa vie.

Acte II : Le 13 avril, Macron le répète à l’envie, le 11 mai le pays sera dé-confiné. Mais, à la fin du discours, c’est la douche froide. Pas un mot sur les parcs à thème. Irrité, Villiers en fait aussitôt part au président par téléphone. Macron donne alors sa parole d’honneur : dans la semaine qui suit le 11 mai, le Puy du Fou ouvrira ses portes.

Acte III : lors d’une réunion à l’Élysée organisée pour le secteur de la restauration le 24 avril, à laquelle est aussi convié Nicolas de Villiers, fils de Philippe et président du Puy du Fou, la date du 2 juin est évoquée. Pendant ce temps, la stratégie gouvernementale est mise en place à Matignon sous la houlette du haut fonctionnaire Jean Castex, monsieur déconfinement. Le Puy du Fou n’ouvrira que s’il produit une note détaillant les mesures prises pour éviter la propagation du virus. On s’exécute avec sérieux si bien que le président appelle Villiers le 13 mai pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Acte IV : à 21 heures ce même 13 mai, c’est le coup de théâtre

Édouard Philippe annonce directement à Villiers que, contrairement aux promesses présidentielles, le parc restera fermé jusqu’aux calendes grecques. Une pétition est lancée qui recueille des milliers de signatures en quelques heures, dont celle de Michel Onfray, Eric Zemmour, Franck Ferrand, et plusieurs personnalités politiques, y compris issues de la Macronie, s’insurgent. Le feu couve en Vendée et sans action forte de sa part, Macron risque d’être humilié par son propre gouvernement. C’est ici qu’intervient l’acte V, synonyme de dénouement.

Acte V : Macron décide le 17 mai de rapatrier le dossier en Conseil de Défense où comme il aime à le clamer il est le patron. Le 20 mai, la décision tombe à l’issue du conseil. Le Puy du Fou, site d’intérêt national, rouvrira. Pour le plus grand bonheur, n’en doutons pas, de visiteurs qui découvriront cette année de nouveaux spectacles.

Philippe de Villiers : “Nous ne laisserons pas les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou”

Villiers Grand Remplacement

Alors que les parcs zoologiques et les châteaux de la Loire s’apprêtent à rouvrir leurs portes, Philippe de Villiers s’insurge contre la fermeture prolongée du Puy du Fou.
Découvrez des extraits de cet entretien par sur le site de Valeurs actuelles.

Valeurs actuelles. Quelles informations avez-vous sur la réouverture du Puy du Fou ?
Philippe de Villiers. Aucune. Nous ne parvenons pas à obtenir de calendrier. On nous maintient dans un flou cynique mâtiné de mépris. Les autorités baladent le brochet dans l’étang. Il arrive parfois qu’ils nous donnent une date à laquelle ils nous promettent une date pour une visioconférence qui accoucherait d’une date dans l’été. Mais on ne sait pas encore de quelle année ! Nous vivons un supplice chinois. Chaque jour passe sans que nous sachions quoi que ce soit sur la réouverture du Puy du Fou. L’hémorragie est quotidienne, nous perdons un million d’euros par jour. Notre désarroi les indiffère.

Nous ne savons absolument rien malgré les promesses qui nous avaient été faites. Il nous faut trois semaines pour préparer l’ouverture, et nous nous heurtons au mur du silence. Emmanuel Macron nous avait assuré à plusieurs reprises que nous allions rouvrir au début du mois de juin, en même temps que les parcs zoologiques. On ne nous disait pas autre chose du côté de Matignon. Aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée, les autorités sanitaires et politiques saluaient le dossier de 50 pages que nous avions envoyé pour présenter nos mesures sanitaires. On nous disait même que notre dossier faisait référence en la matière, et que certaines mesures étaient plus rigoureuses encore que celles du gouvernement ! Il faut dire que nous sommes des professionnels de l’accueil et de la gestion de flux, tous ceux qui sont déjà venus au Puy du Fou le savent parfaitement. L’Elysée l’avait compris. Mais, dans une volte-face stupéfiante qui date du 13 mai, le Premier ministre a refusé que le Puy du Fou rouvre malgré les supplications insistantes de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’état au Tourisme.

La discrimination dont nous sommes victimes, à l’heure où l’on annonce la réouverture des parcs zoologiques et des châteaux de la Loire, est parfaitement incompréhensible et répond à des logiques illisibles dont le mystère nous échappe. On avance les « dangers du brassage » à cause de la circulation du virus, mais ce problème n’existe pas pour nous. En effet, en juin, nous n’accueillons que des gens de la zone verte, qui sont à moins de 100 kilomètres du Puy du Fou. La Vendée n’a pas connu l’épidémie, elle est le département le plus vert de tous les départements verts et nous sommes au coeur d’une immense zone verte où le Covid s’est fait le plus souvent porté pâle. Nous avons proposé une ouverture progressive qui assure les autorités sanitaires que tout risque de contagion est rendu impossible. Je pose une question : si la carte du gouvernement zones rouges/ zones vertes ne sert à rien, pourquoi amuser la galerie tous les soirs avec la carte à deux couleurs ? Si j’ai bien compris, on interdit le déconfinement dans la zone rouge parce qu’elle est rouge, et on reconfine le confinement dans la zone verte parce qu’elle est verte.

Avez-vous une idée du raisonnement qui conduit le Premier ministre à cette décision ?
Je n’ai pas la réponse. Est-ce parce que notre situation est considérée avec attention par le Président de la République ? Nous avons en tous cas l’impression d’être au coeur d’une querelle qui nous dépasse. Mais il est choquant que le Puy du Fou serve de champ de bataille !

Ce que je vois aujourd’hui, c’est que les animaux exotiques des parcs zoologiques semblent plus importants que les gaulois réfractaires du Puy du Fou qui vivent d’émotions, de poésie et d’amour des patries charnelles… Nous sommes très heureux pour ceux qui vont rouvrir leurs portes, nous souhaiterions simplement être traités de la même manière.

(…)

Dans votre dernier tweet, vous en appelez à la mobilisation générale. Qu’entendez-vous par là ?
Cela veut dire d’abord que tous les Français qui sont attachés au Puy du Fou sont invités à signer la pétition du maire des Herbiers. Nous allons vers un record de signatures qui prépare la deuxième phase, celle de l’action. Précisément, la mobilisation générale suppose un plan stratégique. Comme dirait mon frère, le grand soldat que tous les Français connaissent, un chef de guerre ne livre jamais à l’adversaire ses plans secrets avant le combat. Le moment va venir où le virus ayant confirmé son absence, les Français vont tomber le masque. Ils vont se redresser et sortir de cette situation ubuesque : nos gouvernants nous obligent maintenant à porter des masques alors que c’est de moins en moins nécessaire pour faire oublier qu’ils nous refusaient le droit d’en porter quand c’était absolument nécessaire. Le moment va venir où il faudra sortir de la psychose. Nous ne laisserons pas les goujats chamarrés et les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou. Je me battrai jusqu’à ma mort pour cette oeuvre qui est toute ma vie et celle des Français de tendresse.

Pour lire l’intégralité de cet entretien, c’est ici !