L’indépendance énergétique américaine au centre du débat Obama / Romney

L'indépendance énergétique américaine au centre du débat Obama / Romney

17/10/2012 – 03h35
PARIS (NOVOpress) —
“Politique énergétique agressive”, gaz, pétrole, charbon : la première demie heure du débat Barrack Obama / Mitt Romney vient de porter sur la question de l’indépendance énergétique américaine. Realpolitik.tv, par le biais d’Hervé Juvin, avait annoncé en exclusivité cette information dès juin 2012, et avait approfondi son analyse en septembre dernier. Nous vous proposons de revoir cette intervention : le changement de politique énergétique américaine impactera la donne géopolitique mondiale.

Large réélection d’Hugo Chavez au Vénézuela

08/10/12 – 14h00
CARACAS (NOVOpress)
Hugo Chavez, cauchemar des Etats-Unis et des multinationales pétrolières – au pouvoir depuis 1999 –, a été largement réélu par le peuple vénézuélien à la présidence de la République.

Le leader socialo-populiste a en effet remporté 54,42 % des suffrages et entame ainsi son quatrième mandat. Hugo Chavez récolte plus de 7,44 millions de voix ; contre 6,15 millions à Henrique Capriles, l’ancien gouverneur du riche Etat de Miranda (nord) et favori de la bourgeoisie libérale. La participation a atteint les 80 %, un record dans l’histoire électorale du pays.

L’annonce de la réélection de M. Chavez a été saluée par des tirs de feux d’artifice et des manifestations de joie dans la capitale Caracas.

Crédit photo : Que communismo! via Flickr(cc)

Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Dégazage : un armateur et son capitaine condamnés à Brest

Image ci-dessus : Iles Marshall, un des principaux pavillons de complaisance.

30/09/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) – Sale temps cette semaine pour les pétroliers pollueurs. Alors que la Cour de cassation a confirmé mercredi dernier la responsabilité du groupe Total dans la marée noire provoquée par l’Erika en 1999, la veille le tribunal correctionnel de Brest avait condamné le capitaine biélorusse d’un navire battant pavillon des Iles Marshall et son propriétaire, la société Latvian Shipping Company Shipmanagement, à 800.000 euros d’amende pour un dégazage sauvage effectué au large du Finistère en mai 2011.

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De l’indépendance énergétique américaine – Par Hervé Juvin [vidéo]

La question de l’indépendance énergétique américaine, abordée en juin dernier par Hervé Juvin sur Realpolitik.tv, a désormais envahi la sphère publique et particulièrement la scène de la campagne présidentielle américaine. Il s’agit bien d’un coup de tonnerre, qui pourrait changer la donne géopolitique mondiale.

Les Etats-Unis, conclut Hervé Juvin, affichent dorénavant face aux dérives de la mondialisation un protectionnisme sans complexes, réalisme, priorité de l’intérêt national et préférence nationale, sans honte. “On peut s’interroger pour savoir si certains de ces éléments de la politique américaine ne seraient pas, pour une fois, des produits d’importation utiles à l’Europe.”

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“Le Qatar : l’émirat qui dérange”, Robert Ménard sur Méridien Zéro [audio]

“Le Qatar : l’émirat qui dérange”, Robert Ménard sur Méridien Zéro [audio]

Le dimanche 22 septembre de 23h à 0h30, la webradio Méridien Zéro retrouvait Robert Ménard, auteur en 2010 d’un livre intitulé “Mirages et cheikhs en blanc : Enquête sur la face cachée du Qatar” pour nous livrer ses analyses sur cet émirat en pleine conquête.

PGL était à la barre, lord Tesla à la technique.

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Gaz de schiste : Hollande n’a pas tout dit

Gaz de schiste : Hollande n’a pas tout dit

26/09/2012 – 16h00
PARIS (NOVOpress Breizh) – Le coup d’arrêt donné par François hollande à l’exploitation du gaz de schiste ne trouve pas son origine que dans un souci de protection de la nature. En haut lieu on sait que la population y est majoritairement hostile, droite et gauche confondues. C’est ce qu’un récent sondage rappelle. Et le gouvernement connait en ce moment suffisamment de difficultés pour ne pas avoir envie de s’en créer de nouvelles.

Sur 2004 personnes interrogées, 44% déclarent savoir de quoi il s’agit lorsqu’on parle du gaz de schiste. Pour 74% d’entre elles, il ne faut pas autoriser en France l’exploitation de ce gaz car les risques et l’impact gouvernemental sont trop importants. Pour 26%, il faut l’autoriser car cela permettra de créer des emplois et de disposer d’une ressource énergétique à bon marché.

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Catastrophe de l’Erika : Total jugé responsable et coupable par la Cour de cassation

Catastrophe de l’Erika : Total jugé responsable et coupable par la Cour de cassation

26/09/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress Breizh) – Dans son arrêt rendu ce mardi la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de Total pour la marée noire provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999. Une décision accueillie avec soulagement par les parties civiles victimes de la plus grande catastrophe écologique qu’ait connu les côtes bretonnes et poitevines.

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Énergie américaine – Par Hervé Juvin

Énergie américaine - Par Hervé Juvin

Des propriétaires de champs d’exploration, des investisseurs en mines ou en énergie, le disaient depuis un moment. Il n’est plus permis d’en douter ; les États-Unis font le choix de l’indépendance énergétique. Mitt Romney l’affirme comme un enjeu de sa présidence ; il lèvera l’essentiel des contraintes qui freinent la recherche et l’exploration des ressources de gaz et de pétrole, qu’ils soient conventionnels ou non conventionnels, de manière à ce que les États-Unis deviennent exportateurs nets de gaz et de pétrole en 2020.

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États-Unis : vers un renversement économique inattendu ? Par Hervé Juvin

États-Unis : vers un renversement économique inattendu ? Par Hervé Juvin

[box class=”info”] Après la publication récente sur Novopress d’une analyse très pessimiste de la situation économique des Etats–Unis (« Les sept plaies de l’Amérique d’Obama » de Jean-Michel Quatrepoint), au titre du pluralisme des opinions nous publions cette analyse au contraire optimiste d’Hervé Juvin sur un point économique particulier mais très important. [/box]

Technique, économie, énergie. Il s’agit de prendre toute la mesure d’une information étonnamment passée inaperçue : les États-Unis étaient de très grands importateurs de pétrole ; de très grands importateurs de gaz ; de très grands dépendants aux sources d’énergies fossiles partout dans le monde. Les États-Unis, dans les années à venir, se sont mis dans la situation d’être exportateurs de pétrole ; exportateurs de gaz naturel ; ils pourraient même devenir parmi les plus grands exportateurs mondiaux.

[box] * NDLR. A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

À propos de l’auteur

Hervé JuvinHervé Juvin

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Yémen : 10 manifestants blessés par balles près d’un site pétrolier exploité par Total

Yémen : 10 manifestants blessés par balles près d'un site pétrolier exploité par Total

04/07/2012 — 09h30
SANA’A (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Dix manifestants ont été blessés par balles hier, dont deux grièvement, lorsque des militaires sont intervenus pour empêcher une manifestation de chômeurs d’avancer vers un site pétrolier. Les manifestants portaient des banderoles appelant Total à leur offrir des emplois et à donner la priorité aux diplômés au chômage.

Les sites pétroliers ou gaziers sont souvent la cible d’actes de violence ou de sabotage dans ce pays où les partisans d’Al‑Qaïda sont très actifs. Certes, le Yémen est un petit pays producteur de pétrole avec une production quotidienne d’environ 300.000 barils.

Crédit photo : Darwin Bel/Wikipédia sous licence CC.

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan

Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan

Il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir que le Nord et le Sud Soudan allaient immanquablement se faire la guerre. Dans le numéro de l’Afrique Réelle daté du mois de juin 2011, j’avais ainsi signé un article titré : « Soudan : guerre pour le saillant d’Abyei ? ». Moins d’un an plus tard, le 10 avril 2012, la guerre a effectivement éclaté à Heglig, zone produisant 50% de tout le pétrole extrait dans le Nord Soudan et qui touche le saillant d’Abyei. Une violente contre-attaque accompagnée de raids aériens contre certaines villes du Sud, dont Bentiu, permit ensuite aux forces de Khartoum de reprendre le terrain perdu ; le 20 avril, après de durs combats, les forces sudistes se replièrent.

Trois grandes raisons expliquent cette guerre :

Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan
Soudan (Soudan du Nord)

1) La région d’Abyei et d’Heglig est le homeland de certaines tribus Dinka dont les Ngok. Elle est actuellement occupée par l’armée nordiste. Un référendum devrait décider de l’appartenance d’Abyei au Nord ou au Sud Soudan ; or, les Dinka y ayant été l’objet d’un vaste nettoyage ethnique opéré par les milices islamiques favorables à Khartoum, la composition du corps électoral y a profondément changé.

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan
Soudan du Sud

2) Au mois de juillet 2009, la Cour d’arbitrage de La Haye préconisa le partage de toute la région entre Dinka et Arabes de la tribu des Misseryia sur la base de l’occupation actuelle, entérinant ainsi la spoliation des Dinka, la zone pétrolière d’Heglig étant, elle, définitivement rattachée au Soudan Khartoum.

3) Avant la partition de 2011, le Soudan produisait 470 000 barils/jour dont les ¾ au Sud. Or, les 350 000 barils/jour extraits dans le nouvel Etat du Sud Soudan sont exportés par un pipe line traversant tout le Nord Soudan pour aboutir sur la mer Rouge. Les négociations entre les deux pays portant sur les droits de transport du brut du Sud à travers le pipe line du Nord ont été rompues. Pour ne plus dépendre du Nord Soudan, le Sud Soudan a signé deux accords de désenclavement prévoyant la construction de deux nouveaux pipe line, l’un avec le Kenya et l’autre avec l’Ethiopie. Puis, le 26 janvier 2012, le Sud Soudan a fermé tous ses puits situés à proximité de la frontière avec le Nord Soudan. Avec cette mesure, certes il se pénalisait, mais il privait en même temps le Soudan du Nord des droits de transit de son propre pétrole.

Quand, le 10 avril 2012, le Sud Soudan lança son offensive surprise à Heglig, il n’avait pas pour objectif de s’emparer de cette région, ce que Khartoum n’aurait jamais accepté. Son but était d’y détruire les infrastructures pétrolières afin d’affaiblir encore davantage le Nord Soudan pour le contraindre à accepter, à la fois ses revendications territoriales et celles portant sur le coût du transit de son pétrole en attendant la construction des deux pipe line sudistes.

Bernard Lugan
25/04/2012

* La question de la guerre du Soudan sera développée dans le numéro de mai de la revue l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit des cartes : CIA World Factbook , domaine public.

Le pétrole en Afrique – L’Afrique Réelle N° 27, mars 2012

Le pétrole en Afrique - L’Afrique Réelle N° 27, mars 2012

Sommaire :

Dossier : Le pétrole en Afrique

– Quinze année de montée en puissance
– Le pétrole en Afrique du Nord
– Lé pétrole au Sud du Sahara
– L’avenir est dans le offshore profond
– Le pétrole des deux Soudan
– Le pétrole du Lac Albert

Histoire et culpabilisation : La révolte des Herero entre vérité et légende

Anniversaire : Le Traité de Fès

 

L’éditorial de Bernard Lugan :

La Libye

Conséquence de la malencontreuse intervention franco-otanienne, l’éclatement de la Libye a déjà des conséquences géopolitiques dont nous sommes encore loin de mesurer les effets à moyen et à long terme[1].
L’on ne peut que demeurer pantois devant la légèreté de ceux qui engagèrent la France dans une guerre civile qui ne la concernait en rien et dans laquelle aucun de ses intérêts vitaux n’était menacé. Ne tenant aucun compte des mises en garde, négligeant les avis de leurs propres services, ils ont tout au contraire choisi de suivre les conseils de ces bateleurs des « droits de l’homme », de ces chantres de l’ingérence dite « humanitaire » qui sévissent à longueur de temps dans les médias français.

Les décideurs français n’ignoraient pourtant pas que la Libye n’est pas un Etat, mais un conglomérat tribal engerbant la Tripolitaine qui regarde vers Tunis, la Cyrénaïque tournée vers Le Caire et le Fezzan qui plonge vers le bassin du Tchad et la boucle du Niger. Ils savaient qu’au départ le mouvement n’était qu’une dissidence régionaliste née en Cyrénaïque et renforcée d’une manière opportuniste par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à l’Ouest. Leurs conseillers ne leur avaient pas caché que l’épicentre de la « révolution » était la région de Benghazi, capitale de cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise ensuite.

Ce fut donc bien dans une guerre civile que le président de la République immisça la France, au profit d’un camp contre un autre, trompant la Chine et la Russie sur ses intentions réelles tout en transformant un mandat onusien limité à la protection des civils de Benghazi en un droit de guerre étendu à l’ensemble du pays.

Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » dès le 10 mars 2011, le CNT a depuis démontré qu’il ne représente que lui-même. Pendant un temps, sa seule marge de manoeuvre fut de donner des gages à certaines tribus tout en essayant de ne pas s’aliéner les autres. Aujourd’hui, alors que son autorité ne dépasse pas l’antichambre du bureau de son président, la Cyrénaïque vient de faire sécession.
La Libye n’existe donc plus et la sous région est désormais en pleine déstabilisation… Le désastre politique est bien total.

Le pétrole en Afrique

Le dossier central de ce numéro de l’Afrique Réelle est consacré au pétrole car le continent fonde d’énormes espoirs sur des découvertes qui se multiplient depuis une décennie. Est-il pour autant cet eldorado décrit par certains observateurs ? La réponse doit être nuancée.

Aujourd’hui, l’Afrique dans son ensemble n’assure en moyenne que 15% de la production mondiale et ses 24 pays extracteurs ne produisent à eux tous pas davantage que l’Iran, le Mexique et le Venezuela réunis. De plus, dans l’état actuel des découvertes, elle ne détient qu’entre 8 et 10% des réserves mondiales prouvées, soit à peu de choses près l’équivalent de celles du seul Iran.

Cependant, de très importantes découvertes étant attendues ou annoncées en off shore et en off shore profond ainsi qu’en on shore, la place de l’Afrique dans la production mondiale va nécessairement augmenter. La question qu’il est donc légitime de poser est de savoir si le pétrole va pouvoir, à lui seul, sortir le continent de sa situation actuelle. Aura-t-il un effet d’entraînement sur des économies sinistrées ?
En Algérie et au Nigeria, la manne pétrolière n’a pas provoqué de décollage et le « tout pétrole » y a détruit une agriculture jadis florissante. Partout, il a provoqué la corruption, le gaspillage et même, ce qui est un comble, les pénuries en produits pétroliers.

En définitive, le pétrole n’a pas enrichi les Africains, mais des Africains, quelques Africains. Il a d’abord servi à se servir.

[1] Voir à ce sujet les numéros de janvier et de février de l’Afrique Réelle.

[box class=”info”] Source et pour recevoir la revue : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit image en Une : Realpolitik.tv.

La Russie critique l’embargo pétrolier contre l’Iran

La Russie critique l’embargo pétrolier contre l’Iran

25/01/12 – 16h50
MOSCOU (NOVOpress) –
« Une erreur », « des mesures contre-productives »… la diplomatie russe n’a pas mâché ses mots pour qualifier les nouvelles sanctions européennes contre l’Iran.

« Les nouvelles sanctions européennes contre l’Iran risquent de saper les efforts diplomatiques internationaux visant à régler le problème nucléaire iranien » a notamment déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Pour la Russie, cette « pression » visant à « punir » le manque supposé de collaboration de l’Iran est une politique « totalement erronée qui n’aboutira à aucune concession. »

Le Conseil de l’Union Européenne a approuvé lundi l’adoption d’un embargo sur les livraisons de brut iranien lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 à Bruxelles.

Crédit photo : dioplamtiefrance via Flickr, licence CC.

Ecosse : nouvelles plateformes pétrolières en vue

Ecosse : nouvelles plateformes pétrolières en vue

17/10/2011 – 08h00
ABERDEEN (NOVOpress Breizh) – « Une bonne nouvelle qui va encourager l’emploi et la croissance. » David Cameron s’est félicité de la décision prise jeudi dernier par son gouvernement d’autoriser l’installation, par le groupe pétrolier British Petroleum, de nouvelles plateformes au large des îles écossaises des Shetland. Sans se préoccuper outre mesure des risques inhérents à ce type d’exploitation.

En partenariat avec les compagnies Chevron, Shell et ConocoPhillips, BP va donc pouvoir construire deux nouvelles plateformes pétrolières dans la zone du champ pétrolier de Clair, au large des iles Shetland. Un investissement évalué à 5 milliards d’euros. Opérationnelles dans cinq ans, ces plateformes devraient pouvoir produire 120.000 barils par jour, soit 640 millions de barils sur 40 ans. Dans une communiqué, BP a indiqué qu’il prévoit d’investir, avec ses associés, un total de 11,5 milliards d’euros dans les cinq ans à venir en mer du Nord.

On se souvient que BP a connu par le passé de nombreux revers quant à l’exploitation des gisements pétroliers qui lui sont concédés. En mars 2006, la compagnie pétrolière était à l’origine d’une fuite importante de pétrole sur l’un de ses oléoducs de transit en Alaska : 700.000 à 1.000.000 litres de pétrole s’étaient déversés sur la toundra de Prudhoe Bay. Le 20 avril 2010, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, avait fait onze morts et provoqué la plus grande marée noire jamais connue aux Etats-Unis.

Selon une étude réalisée par le Health and safety executive (HSE) – l’organisme britannique de contrôle de la sécurité – il ressort que la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord est insatisfaisante et que 20 % d’entre elles montrent de « sérieuses défaillances ». Quant à la Shell – partenaire de BP dans ce nouveau projet – elle a été accusée récemment par le journal écossais The Sunday Herald d’être « la pire compagnie pétrolière britannique en termes de sûreté de ses installations ». Manifestement pas de quoi troubler le flegme du Premier ministre britannique.

« L’industrie pétrolière et gazière n’est pas seulement importante pour la sécurité de nos approvisionnements énergétiques mais est aussi une source majeure d’emplois et s’avère vitale pour l’avenir de notre croissance économique », a martelé l’hôte du 10 Downing street. Que l’avenir, à long terme, de la mer du Nord ne semble guère préoccuper.

[box] Photo: Erik Christensen “Deepsea Delta oil drilling rig in theNorth Sea” sous licence Creative Commons. [/box]

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

Syrie / Pétrole : chronique d’un embargo annoncé

03/09/2011 – 13h00
DAMAS (via Info-Syrie.fr) — Comme prévu, l’Union européenne a confirmé, ce vendredi 2 septembre, l’embargo sur toutes les importations de pétrole syrien sur son territoire, confirmant aussi, par la même occasion, son alignement sur la diplomatie américaine. Les fédéralistes gémissant sur l’absence d’une réalité et d’une volonté politique européenne commune pourront se consoler : leur Europe existe au moins pour relayer, de la Syrie à la Libye en passant par la Yougoslavie, la Géorgie, la Côte d’Ivoire, le Soudan, l’Iran, les volontés et mots d’ordre du département d’État de Washington.

Cette décision était attendue, s’inscrivant dans le « jeu » de mesures économiques prises ou annoncées par les Américains et leurs seconds pour mettre à genoux le régime – en accroissant les difficultés de la population : c’est, ni plus ni moins, une façon « libérale » de pratiquer l’ingérence – et la subversion.

Cette décision européenne n’est certes pas anodine : 95% des ventes de pétrole syrien se faisaient avec les pays de l’Union européenne. On estime qu’entre un quart et un tiers des recettes syriennes pourrait être compromis par l’embargo sur le pétrole. Celui-ci, pour être précis, concerne non seulement l’achat, l’importation et le transport du pétrole et des produits dérivés, mais aussi les services financiers et d’assurance liées aux transactions.

Toutefois, l’embargo est, en quelque sorte, « à la tête du client » des Syriens : l’Italie a obtenu en effet de ses partenaires européens que les contrats de livraison de pétrole syrien actuellement en cours, et impliquant deux compagnies pétrolières nationales italiennes – Syria Petroleum et Sytrol -, soient honorés jusqu’au 15 novembre. Et, par ailleurs, les experts es-blocus économique de l’Union ont décidé de surseoir, pour un temps indéfini, à la mesure d’interdiction de tout investissement européen dans le secteur pétrolier syrien : les « droits de l’homme » et la « démocratie » c’est bien, mais les affaires demeurent les affaires, surtout en ces temps de crise.

Peut-être les Européens, et singulièrement les Français, espèrent-ils, à plus ou moins brève échéance, s’abreuver désormais en pétrole à la « source » libyenne, leur opération « humanitaire » et « pro-démocratie » en Libye s’assimilant chaque jour d’avantage à une opération de captation de ressources énergétiques.

Le salut économique viendra-t-il de l’Est ?

Pour en revenir à la Syrie, quelle parade peut-elle trouver  à cette décision, qui frappe un pays fragile économiquement, où 12% de la population était, selon une estimation de 2006, en dessous du seuil de pauvreté, et où le taux de chômage atteignait un peu plus de 8% en 2010 – selon un site de documentation de la CIA ?

Voici dix ans, la Syrie occupait le 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes de pétrole brut. Toutefois, ses exportations sont passées, entre 2005 et 2011, de 285 000 barils/jour à 155 000/jours, et n’occuperait plus que le 56e rang des exportateurs pétroliers cette année – ces chiffres-estimations étant eux aussi de la C.I.A. !

Ce qui est certain c’est que le pays était, au moment où a éclaté la crise politique, en pleine restructuration de son économie, avec la modernisation de ses infrastructures, notamment portuaires. Il connaissait aussi un taux de croissance appréciable :  2,2% en 2009. Les principaux secteurs économiques étaient, outre l’industrie pétrolière, l’agro-alimentaire, le bâtiment, la métallurgie, ainsi qu’un important secteur artisanal produisant vêtements, tapis et produits en cuir, les exportations reflétant l’activité de ces différents secteurs.

Mais c’est surtout le secteur touristique qui a connu une véritable explosion, passant de 1 276 000 touristes en 1996 à près de 7 500 000 en 2010. Naturellement, cette activité a été frappée de plein fouet par les six mois de troubles.

Le pétrole est donc une part importante de la richesse de la Syrie. Avec le gaz : tout récemment un accord pour la construction d’un « gazoduc islamique » a été conclu entre Damas, Bagdad et Téhéran (voir notre article “Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique” , mis en ligne le 27 juillet). Un partenariat  qui pourrait, symboliquement, témoigner d’une réorientation de l’économie syrienne vers « l’Est », c’est-à-dire, outre l’Iran et l’Irak, des nations ayant jusqu’à présent soutenu diplomatiquement la Syrie, et en concurrence économique avec le bloc occidental, comme l’Inde et la Chine. Enfin, on voit mal la Russie laisser « tomber » son allié historique et principal au Proche-Orient, surtout après le raid stratégico-économique » de l’OTAN sur la Libye et son pétrole.

De toute façon, les mesures de rétorsion économiques ont toujours davantage pénalisé les populations qu’abattu les régimes : l’Irak en est le plus récent, le plus notable et le plus désolant exemple. L’Union européenne a certes tiré une assez grosse cartouche contre Damas, mais on peut penser que c’est une des dernières. Car que faire de plus : la guerre ?

Crédit photo : Dayr az Zawr, par Richard Messenger (Flickr)

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

Guerre en Libye : contrat pétrolier secret entre la France et le CNT

01/09/11 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Loin des beaux discours démagogiques sur la démocratie et la « liberté des peuples », les vraies motivations de la guerre sarkozyste en Libye commencent à apparaître.

En effet, la France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion.

C’est le quotidien Libération qui révèle aujourd’hui cette information soigneusement tenue secrète par le gouvernement français. Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar, dans laquelle le Conseil précise avoir signé « un accord » attribuant 35 % du total du pétrole brut à la France en échange du soutien « total et permanent » à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

L’intervention de l’armée française achetée à coup de barils de pétrole, voilà qui ternit sensiblement l’image de « noble croisade humanitaire et démocratique » que Nicolas Sarkozy avait voulu donner de cette expédition militaire.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré « ne pas avoir connaissance d’une telle lettre », tout en jugeant « logique » que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

Marée noire en mer du Nord : la Shell tente d’en minimiser les conséquences

24/08/2011 – 19h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – Dix jours après le début de la marée noire provoquée par la rupture d’un oléoduc situé en mer du Nord, à environ 160 kilomètres de la ville écossaise d’Aberdeen, le groupe pétrolier Shell a annoncé lundi dernier que celle-ci aurait finalement été stoppée. Selon les autorités britanniques c’est le pire épisode de pollution pétrolière survenu dans les eaux écossaises depuis une décennie.

Selon la firme anglo-néerlandaise des plongeurs auraient réussi à fermer la soupape de l’oléoduc de la plateforme Gannet Alpha, d’où s’échappait du pétrole. La Shell reconnait que près de 218 tonnes de pétrole se seraient écoulées dans la mer du Nord en raison de cette fuite. Vendredi dernier, selon les gardes-côtes, une nappe de pétrole d’une superficie totale de 6,7 km2 (représentant environ 3,6 tonnes de pétrole brut), flottait encore à la surface de la mer.

La Shell, qui a fait part de son intention de vidanger les centaines de tonnes de pétrole encore contenues dans l’oléoduc, estime que cette marée noire « n’aurait pas eu d’impact significatif sur l’environnement », y compris pour les oiseaux de mer. Une affirmation démentie par l’association britannique de protection des oiseaux RSPB, qui estime que « toutes les fuites de pétrole peuvent présenter un danger pour la vie sauvage ». Un avis partagé par le porte-parole du mouvement Jonk gréng, Philippe Schockweiler, qui estime que « cette nappe de pétrole aura un impact incommensurable sur les oiseaux, les phytozoaires, les microorganismes de la mer du Nord ainsi que sur l’ensemble de l’équilibre écologique de la région ».

Il semble établi par ailleurs, selon une étude réalisée par le Health and safety executive (HSE) – l’organisme britannique de contrôle de la sécurité – que la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord soit insatisfaisante et que 20 % d’entre elles montrent de « sérieuses défaillances ». La firme pétrolière se serait vu infliger, depuis les six dernières années, 25 blâmes pour infraction aux normes de sécurité.

Après l’officialisation de sa responsabilité dans la pollution du delta du Niger – l’extraction du pétrole a provoqué une pollution massive de l’eau potable et aura des conséquences désastreuses pour les forêts de mangroves locales – par des experts du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ce nouvel évènement met une fois de plus en cause le pétrolier anglo-néerlandais. « La pire compagnie pétrolière britannique en termes de sûreté de ses installations », affirme le journal écossais The Sunday Herald. Apparemment sans risque d’être sérieusement démenti.

Pétrole : Chavez (Vénézuéla) et Ahmadinejad (Iran) adoptent des positions communes

Pétrole : Chavez (Vénézuéla) et Ahmadinejad (Iran) adoptent des positions communes

17/08/11 – 10h55
CARACAS (NOVOpress)
– Les deux cauchemars de l’oligarchie américaine et des multinationales pétrolières occidentales, le vénézuélien Hugo Chavez et l’iranien Mahmoud Ahmadinejad sont tombés d’accord pour adopter des positions communes au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

C’est le chef de la diplomatie vénézuélienne, Nicolas Maduro, qui a annoncé cet accord entre les deux dirigeants charismatiques.

“Les deux leaders ont décidé d’ordonner aux ministres concernés de maintenir un contact permanent”, a également indiqué à la presse M.Maduro.

Caracas et Téhéran auront donc désormais des positions similaires dans le cadre de l’OPEP, notamment en luttant pour l’augmentation des prix du pétrole. Ces derniers ont récemment baissé suite au ralentissement de la croissance économique allemande et suite à la crise économique européenne.