Les élèves d’origine européenne en Grande-Bretagne issus des classes défavorisées victimes de discrimination

Élèves d'origine européenne en Grande-Bretagne : haine et soi et préjugés de classe

03/09/2011 16h30
LONDRES (NOVOpress) – Un post de Neil O’Brien, publié par le site du quotidien britannique The Telegraph révèle des réalités bien inconfortables pour le système d’éducation britannique. Les jeunes garçons européens issus des classes les plus défavorisées sont les victimes des préjugés raciaux et sociologique de la communauté enseignante. Ces enfants ont le double tort d’être à la fois pauvres et européens.

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

31/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Le phénomène de paupérisation gagne du terrain en France sous les effets conjugués d’une crise économique structurelle, d’une construction européenne économiquement chaotique et d’une immigration massive,  et ce alors que le chômage n’a jamais été aussi haut.

Tandis que les revenus de l’élite ne cessent de s’accroître, une grande majorité de Français connaît le phénomène inverse. Ce constat est une nouvelle fois renforcé par une étude conduite par l’Insee dont les conclusions dévoilent que 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 954 euros mensuels ou 11 450 euros par an) en 2009. C’est 0,5 point de plus qu’en 2008, soit pour cette année-là 7,84 millions de personnes touchées par la pauvreté.

La hausse massive du chômage, engendrée par une crise économique et financière importante, favorise l’augmentation du nombre de pauvres en France. Malgré toute une batterie de mesures (RMI puis RSA) et autant de contributions pénalisantes, destinées à lutter contre la pauvreté, pour les travailleurs les moins bien lotis, le phénomène n’a pu être complètement enrayé puisqu’en « 2009, 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres », selon cette étude.

Mais c’est surtout la persistance des inégalités qui marque le paysage économique et social français. En effet, les écarts de niveau de vie entre les Français les plus fragiles et les plus riches ne cessent de s’aggraver depuis 2004. Ainsi, « en 2009, les 10% de Français les plus modestes vivaient avec moins de 10 410 euros par an (un chiffre calculé par unité de consommation, qui tient compte des économies d’échelle quand plusieurs personnes composent le foyer), en baisse de 1,1% par rapport à 2008 ».

Mais les chiffres avancés par l’Insee font l’objet d’une controverse, notamment de la part de personnes occupant le terrain social. Le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, affirme ainsi que le taux de 13,5 % de pauvres en France métropolitaine en 2009 est minimisé et qu’il ne correspond aucunement à la réalité de la France en 2011. Les 1 400 permanences disséminées sur l’ensemble du territoire ne possèdent pas la même lecture que l’Insee. Le président de l’association déclare ainsi : « Quand toutes nos fédérations disent : “Ça augmente sans cesse”, il y a une réalité. Les chiffres de l’Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd’hui en 2011 ». Autre source d’inquiétude : les pauvres « deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s’attendaient pas à ce qui leur arrive : cadres, petits commerçants, petits artisans. Ce phénomène, j’insiste beaucoup là-dessus, grandit ».

Et au président du Secours populaire de conclure : « La question des revenus n’est pas le seul problème. Les postes de première nécessité (logement, alimentation, santé…) n’ont de cesse de flamber. Et on ne vous parle pas de l’essence ! ».

Un constat qui montre que le président du pouvoir d’achat n’a pas tenu sa promesse. Un autre pari raté de la présidence de Nicolas Sarközy.

« Aux étrangers ils donnent tout » : une famille italienne forcée de vivre dans sa voiture

« Aux étrangers ils donnent tout » : une famille italienne forcée de vivre dans sa voiture

13/08/2011 – 16h00
TURIN (NOVOpress) — Deux édredons, des oreillers, un rouleau géant de papier toilette, une cagette de pêches. Les vêtements sont pliés dans des sacs en plastic épais, du genre qui sert pour les achats importants. Le coffre de la Fiat Multipla bleue est plein à craquer, mais Antonio, Angela et leurs trois enfants ne s’apprêtent pas à partir en vacances. Tous les soirs, vers 21h, ils s’arrêtent à l’entrée de l’autoroute, devant Auchan, à l’extérieur de la barrière d’accès au parking. Et ils restent là pour la nuit.

La Multipla leur tient lieu de maison depuis le 20 juillet, jour où ils ont été expulsés de leur logement de la via Strambino, et Auchan est l’endroit qu’ils ont choisi : c’est leur quartier, ils ne veulent pas s’éloigner.

L’édition locale de La Repubblica a révélé vendredi l’histoire de cette famille d’Italiens de souche. Leur plus jeune enfant, Gianluca a trois ans. Il joue avec le bouchon d’essence, il rit, il veut qu’on le prenne dans ses bras. Les deux autres enfants s’appellent Monica et Antonio, 15 et 11 ans. Leur père a abandonné Angela quand ils étaient tout petits, et Antonio est depuis longtemps leur papa à eux aussi. Ils ne pleurent pas, ne se lamentent pas, mais ils te regardent attentivement : « Nous voulons retourner à la maison, dormir en voiture n’est pas beau ». Ils vont régulièrement à l’école : Antonio va au collège, Monica a hâte de commencer le lycée.

Antonio, 55 ans, électricien sans emploi stable, raconte comment il est apparemment devenu l’obstacle qui empêche Angela et les enfants d’avoir une aide sociale ou une maison : « En 2007, j’ai hérité trente mille euros de ma mère, qui a vendu sa maison et est venue vivre avec nous dans un logement en location, parce qu’elle avait la maladie d’Alzheimer. Avec cet argent, j’ai payé les arriérés que je devais au fisc, et j’ai acheté des meubles pour la maison. À ce que j’ai compris, c’est à cause de cet argent que je n’ai pas eu de logement social, et c’est encore à cause de cet argent qu’on ne nous a pas donné la possibilité de vivre pour quelque temps dans un hôtel, comme on nous l’avait promis avant de nous expulser. Après quelques jours, ils nous ont expliqué que ce n’était pas possible, que le fait que nous vivions ensemble faisait de nous un noyau familial avec un niveau de revenus qui rendait impossible de nous aider. Alors qu’est-ce que je fais? Est-ce que je dois m’en aller, est-ce que je dois les laisser pour qu’ils puissent avoir une aide? »

Angela a 31 ans, un travail occasionnel. « Ils m’ont dit », explique-t-elle « de rentrer dans ma famille en Sicile, mais je ne veux pas m’en aller. Je reste à Turin avec les enfants et Antonio ». Elle ajoute : « Mille euros par mois et trois enfants ne sont même pas suffisants pour avoir une maison, manger et survivre ». Et elle conclut désabusée : « Aux étrangers ils donnent tout ».

Quand on pense que le gouvernement italien dépense au minimum 30 à 40 euros par jour et par personne pour loger les clandestins en centre d’accueil, qu’il a récemment débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire », et qu’il a chiffré à 728 millions d’euros son budget pour l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année, on ne peut pas donner tort à Angela.

[box class=”info”]Source : torino.repubblica.it[/box]