L’islam à l’école : pas vraiment une surprise

La mort par décapitation du professeur français d’histoire-géographie Samuel Paty, près du collège où il enseignait, oblige dramatiquement la France à regarder les choses en face : l’islam gangrène l’école. Le fait que les musulmans bénéficient d’un statut particulier au sein de l’école est un secret de polichinelle. Champ de bataille et de conquête des musulmans, l’école a été le lieu de tous les reculs devant l’islam depuis 40 ans. Les exemples d’activisme musulman sont légion et anciens : cela n’a jamais cessé depuis l’affaire du voile des collégiennes de Creil en 1989. La situation n’a fait que s’aggraver ; que l’on se souvienne du comportement de nombre d’élèves après les attentats contre Charlie Hebdo, refusant de respecter la minute de silence, comportements répétés par certains élèves du collège de Samuel Paty, considérant que le professeur avait « insulté le prophète » ou jouant à se montrer des photos de sa tête décapitée. Une aggravation due au prosélytisme mais aussi à la complicité des pouvoirs publics.

L’ambiance quotidienne dans les établissements scolaires ? « Ne pas faire de vagues », veiller à ne pas brusquer les musulmans. Ainsi, une simple recherche du mot « islam », menée sur la plate-forme de cours en ligne de l’Education nationale, Lumni, faite pour être utilisée en classe, donne 135 résultats dont l’un traite des « fondements de l’islam » tandis que l’autre, dans une série intitulée « Migrations en questions », se demande : « L’Islam est-il compatible avec les valeurs occidentales ? » La réponse donnée est oui. Tout est fait pour proposer une image positive d’une religion qui tue des milliers d’hommes chaque année dans le monde.

Les témoignages recueillis dimanche sont édifiants. Tel représentant des parents d’élèves indique avoir été « soufflé » quand son fils, alors en CM1, lui a raconté que, dans la cour, ses « camarades » musulmans jouaient à « la guerre », courant vers certains enfants en leur criant : « Vous, les chrétiens, on va tous vous égorger ! » Un professeur d’histoire-géographie nous raconte qu’en début de carrière, alors qu’il enseignait dans le 92, un élève musulman s’était levé avec violence et avait éructé en arabe. Il avoua ne pas supporter que l’on « blasphème » en parlant de l’islam… dans une langue autre que l’arabe. Tel professeur des écoles disait être obligé de recevoir des mamans d’élèves musulmanes en compagnie d’un « traducteur » : elles refusent le rendez-vous si elles doivent s’exprimer dans un français qu’elles parlent pourtant.

Par « souci d’apaisement », ce sont ainsi quantité de reculs quotidiens : les repas adaptés aux musulmans ou l’acceptation d’accompagnatrices voilées pour les sorties scolaires et pédagogiques. Sur ce dernier point, le ministère tergiverse. Ce sont pourtant des sorties « scolaires et pédagogiques » sur le temps scolaire. Des classes vont dans des médiathèques ? Une directrice nous expliquait que les accompagnateurs sont souvent de jeunes hommes musulmans : ils choisissent les livres que les enfants peuvent emprunter. Sans compter les comportements insolents ou de révolte quand les professeurs évoquent le monde des Hébreux, les génocides arméniens ou des juifs, ou encore certains sujets de science, de biologie.

Et les livres ? Le manuel Nathan d’histoire-géographie de 5e consacre 36 pages à l’islam, présenté de façon entièrement favorable. Le mot « djihad » est défini ainsi : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre l’occupant. » Chacun peut imaginer comment cette définition est comprise par les collégiens musulmans.

Au fond, depuis 40 ans, toute l’Education nationale, comme le reste de la société, a cédé devant l’islam. C’est cependant encore pire dans les écoles qu’ailleurs : cela se fait avec la collaboration active d’un monde éducatif soucieux de ne pas « stigmatiser » des élèves qui sont pourtant, selon des sources avisées, ceux qui empêchent l’école de tourner rond. Selon une note du renseignement territorial des Yvelines, Samuel Paty avait fait l’objet, le 9 octobre, d’un rappel « des règles de laïcité et de neutralité » par sa principale et un inspecteur d’académie… La France et son école ont battu en retraite et laissé le champ libre à l’islam. Vendredi dernier, à Conflans-Sainte-Honorine, le réel est revenu au galop.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

Terrorisme musulman ? Ils découvrent, vraiment ?

A en croire les déclarations de l’actuel ministre de l’Intérieur, Darmanin, et de Valls, qui occupa cette fonction de 2012 à 2014, le terrorisme musulman serait « maintenant » une réalité. En effet, dimanche 27 septembre 2020, en déplacement dans une synagogue, Darmanin déclarait sur LCI que « nous sommes toujours en guerre, que nous devons gagner cette guerre et que chacun doit être vigilant ». Le mot « guerre » revient beaucoup avec cet exécutif, peut-être désireux de sidérer la population. Darmanin insistait : « … nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l’avons collectivement mis derrière nous », pour préciser ensuite que ses services « ont su intervenir […] une fois par mois en moyenne pour un attentat déjoué ». Est-il conscient de l’horreur de cette déclaration ? Donc, en France, la religion musulmane menace mensuellement de tuer. Darmanin indique aussi que « le gouvernement n’a pas baissé la garde », répondant ainsi aux propos tenus la veille par Valls, selon qui « c’est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire ». Pour l’ancien Premier ministre, « la société s’est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent… ». Il appelle à « un sursaut », affirmant que « l’ennemi, c’est l’islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme ». Il demande que l’on cesse « de s’excuser d’être Français et républicain ». En somme, ce que réclame la droite authentique depuis plus de 25 ans.

Le pouvoir actuel découvrirait la réalité ?

Le 25 juillet 1995, un attentat musulman frappait la gare de RER Saint-Michel à Paris, prélude dramatique au déferlement de haine subi par la France, tuant huit personnes, en blessant 117 autres. Les observateurs appartenant à la droite authentique, dont Présent, pointaient déjà du doigt la menace musulmane liée à l’immigration massive. Les gouvernements successifs préféraient fantasmer sur une prétendue menace extrémiste issue de cette même droite authentique. L’heure des comptes aurait-elle sonné ? Il y a donc 25 ans que la religion musulmane est dénoncée pour ce qu’elle est : un danger immédiat, par les attentats, en même temps qu’une bombe démographique à retardement, avec la bénédiction des divers gouvernements. La France fabrique la violence musulmane qui la menace au quotidien, par sa politique migratoire et par la préférence musulmane mise en œuvre pour les politiques sociales. Les médias officiels, Valls ou Darmanin, d’ailleurs, bafouillent, cherchant leurs mots entre terrorisme « islamisme », « islamiste » ou « islamique ». La réalité est plus simple : il s’agit de la religion musulmane devenue, selon Mélenchon, la « deuxième de France ». Par la faute de ceux qui gouvernent depuis un demi-siècle. Bien que ce soit malheureux, au vu des drames que nous vivons, une chose est certaine : la droite nationale a raison depuis le début et la cause première de la menace musulmane réside dans l’immigration. Le danger n’est pas le terrorisme, le danger ce sont les tueurs. Et ils sont musulmans.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 28 septembre 2020

Indigénistes et antiracistes appellent à décoloniser la France… CHICHE !

Les positions militantes noires et anti-françaises, obsédées par la division « raciale » entre les populations, sont en retard : celles de LFI, Obono par exemple, du minuscule groupuscule Ligue de défense noire africaine, faisant un peu de bruit sur les réseaux sociaux grâce aux médias bienveillants, ou des associations d’« afro-descendants » persuadés d’avoir des esclaves comme ancêtres. Pourtant, aucun Noir vivant en France ne peut affirmer avec certitude descendre d’esclaves, sauf à avoir mené un travail généalogique probant. La lecture de livres historiques sérieux, tels ceux, mondialement reconnus, d’Olivier Pétré-Grenouilleau, Les Traites négrières (Gallimard, 2004), devrait suffire à le comprendre. Il est donc étonnant que les militants noirs de France, nombreux à penser que l’Afrique est un « pays », ne soient pas mieux informés des avancées remarquables de leurs « compatriotes » noirs africains, en matière de remigration.

La France étant un pays insupportable aux yeux de nombre de militants noirs, « postcolonial », ou toujours colonial mais sur le territoire national, pensent-ils, « raciste », peu accueillant (l’observateur est en droit de se demander s’il rêve), il est une solution toute simple aux problèmes soulevés par ces Noirs malheureux en France : la remigration. Solution d’autant plus intéressante et envisageable qu’elle n’est en rien raciste ou xénophobe, et qu’il ne s’agit pas d’exclure. Il s’agit tout au contraire d’inclure les Noirs « afro-descendants » d’esclaves noirs ou d’esclavagistes noirs en Afrique.

Un retour aux sources qui ne peut que générer un enthousiasme délirant et qui ne devrait pas être entravé par la perte des nombreux avantages, sociaux, éducatifs, économiques, médicaux, etc., qu’il y a à vivre en France quand on est originaire d’une autre partie du monde. Un retour aux sources d’autant plus d’actualité qu’il est revendiqué par des pays africains et que des ébauches de possibilité d’accueil se mettent en place. Les candidatures devraient donc vite être très nombreuses. Reste qu’il est urgent d’informer les populations militantes noires anti-françaises concernées.

La remigration est en marche et l’Afrique donne l’exemple. Ainsi, au Sénégal, le rappeur Akon a posé fin août 2020 la première pierre de la ville qu’il veut bâtir. Un projet estimé à six milliards de dollars, situé sur le site du village de Mbodiène, au bord de l’Atlantique, à une centaine de kilomètres au sud de Dakar. Un projet similaire est en cours de réalisation, « Wakanda », au Rwanda, une ville 100 % écologique. Coût estimé : cinq milliards de dollars. Les travaux étaient censés débuter en 2020 et la ville être terminée fin 2021. Pour l’instant, cela ne ressemble à rien. Cependant, l’heure est venue : la remigration est en route. Voilà qui devrait ravir Camélia Jordana, elle qui affirmait au Festival du film francophone d’Angoulême : « Il y a un énorme travail de décolonisation à faire dans ce pays. » Gageons que les militants noirs de France, soucieux de respect, amoureux de leur « race » et fier de leurs origines, n’hésiteront pas un instant à franchir la Méditerranée dans l’autre sens pour agir et non plus prononcer des mots creux.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 3 septembre 2020

L’été meurtrier – La voiture, une nouvelle arme pour tuer en France, par Paul Vermeulen

Les actes se suivent et se ressemblent : des conducteurs sans permis, sans assurance, parfois sans papiers, souvent alcoolisés ou drogués percutent des personnes qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment. Retraités, femmes, enfants. Ils tuent aussi des policiers en essayant d’échapper à des contrôles routiers. Dernière occurrence dramatique en date ? Jeudi 13 août 2020 à Saint Malo, un policier a été volontairement percuté par le conducteur d’une voiture – et non par « un véhicule ». Les voitures ne tentent pas de tuer d’elles-mêmes, elles sont l’outil de tentatives meurtrières et c’est bien la récurrence de ces actes criminels qui inquiète. Ces actes ne sont pas le fait de chauffards. Un chauffard est un individu qui conduit mal, ne sait pas conduire, ne respecte pas le code de la route ou bien multiplie les fautes de conduite. Là, les victimes percutées le sont par des assassins à la voiture, nouvelle arme d’une violence extrême.

Une barbarie incroyable et incontrôlée

Jeudi, à Saint Malo, vers 19 heures, des policiers ont remarqué un véhicule qui multipliait les infractions routières, les assassins à la voiture ayant pris l’habitude de s’amuser avec des véhicules, bénéficiant d’une impunité de longue date – que l’on pense aux rodéos nocturnes. Dès que la voiture s’est retrouvée coincée dans la circulation, un fonctionnaire de police est venu auprès du conducteur afin de le contrôler. Résultat ? Le tueur a accéléré et foncé sur le policier. Un acte volontaire, donc. Le policier est parvenu à sauter mais a été percuté et a glissé sur le capot. Un réflexe qui lui a permis de n’être « que » blessé aux bras et aux jambes, mais aussi psychologiquement. L’assassin à la voiture a pris la fuite avant d’être interpellé, ainsi qu’un autre individu, vendredi matin 14 août. Ils ont été placés en garde à vue. Leurs prénoms n’ont pas été communiqués.

Ces faits font suite à ceux qui se sont produits au Mans début août quand un policier avait été tué en marge d’une interpellation. Peu avant 4 heures du matin, ce policier avait été renversé par le conducteur d’une voiture tandis qu’il tentait de prendre la fuite. Le conducteur était saoul. Alors que le policier retirait la clé de contact, il avait accéléré, traîné le fonctionnaire sur plusieurs mètres avant de percuter un mur. Le policier, brigadier, était mort sur place. Il avait 43 ans et était père de trois filles. Le tueur a été arrêté. La France assiste malheureusement à une multiplication de ce type de drames, symptomatiques de l’état de dégradation généralisé de l’autorité. Ces actes ne touchent pas seulement les policiers. Personne n’aura oublié la jeune femme de 23 ans tuée fin juillet après avoir été traînée sur 800 mètres par le conducteur d’une voiture à Lyon. Les assassins s’étaient enfuis avant de se rendre à la police. Elle était aide-soignante, elle est morte, victime d’un contexte généralisé de barbarie en grande partie lié à l’incurie sécuritaire des gouvernements successifs.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 17 août 2020

Les « quartiers ethniques » se fichent du confinement

Pour les autorités, le confinement est le meilleur moyen pour limiter la violence du pic de l’épidémie ainsi que l’engorgement des hôpitaux et le nombre de décès. Un anesthésiste réanimateur de la Pitié Salpêtrière déclarait mardi soir sur LCI que la France peut gérer 6 000 malades en réanimation, jusqu’à 12 000 en bloquant tous les hôpitaux. Il précisait aussi qu’en cas d’échec du confinement, l’estimation serait de 100 000 à 150 000 malades devant être mis en réanimation. Commentaire : « Ça, on ne sait pas faire. On entre tous dans un autre monde, là. »

« Tous » ? Pas sûr, à voir ce qui remonte déjà des banlieues et de certains quartiers. Qui pense que le confinement va être respecté dans ces endroits ? Mercredi 18 mars en soirée, une fois n’est pas coutume, les médias officiels montraient des images de quartiers parisiens dont les populations ne respectent rien. Ce sont les mêmes que d’habitude : les territoires perdus de la République, où la sécession évoquée par François Hollande puis par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le jour de sa démission, est déjà effective.

Quels quartiers ? La Goutte-d’Or, Château Rouge, Barbès à Paris. Une épicerie pillée à Trappes aussi. Les images de Paris montrent l’absence d’Européens blancs, la dominante de populations d’Afrique noire ou musulmane, sauf les policiers qui tentent de convaincre les gens de « rentrer chez eux ». Personne n’obtempère. Pourquoi ? Ces gens, quoi qu’en disent les idéologues, ne sont pas Français. Ils se fichent donc des directives de la République et sont en cela habitués depuis l’école où, jeunes, ils n’écoutaient pas les enseignants.

Le même jour, à Lyon, dans le quartier de la Guillotière, à 19 heures, une quarantaine de dealers « issus de la diversité » accomplissaient leur « devoir » : la vente de drogues. Dans la même ville, des vendeurs de masques volés ont été observés mardi et mercredi. Ce n’est que le début, ainsi que le montrent des images du syndicat Synergie-Officiers : deux voitures des forces de l’ordre interviennent dans un quartier, les « jeunes » refusent d’obtempérer en insultant les policiers qui n’arrivent pas à les convaincre. En somme, c’est à eux qu’est intimé l’ordre de « rentrer chez eux ». Les policiers ont ainsi été obligés de repartir, penauds.

Pendant ce temps, à Elbeuf, le même genre de population organisait mardi soir un barbecue géant impliquant une cinquantaine de personnes. Une de ces fêtes habituelles sur les toits de cités aux populations uniquement musulmanes et issues d’Afrique du Nord, ce qui est déjà illégal. La police est intervenue et la situation a dégénéré, avec des attaques au mortier. Il a fallu une heure de combats pour que la situation s’apaise, sans que les « jeunes » rentrent chez eux. La réalité : ces gens ne se voient pas comme Français et pensent que le virus ne les concerne pas. Nul doute que leurs malades se précipiteront cependant vers des hôpitaux dont le manque de moyens est aussi lié à leur mode de vie d’assistés.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 mars 2020

Un virus et l’économie est au bord du gouffre ?, par Paul Vermeulen

Un dégât collatéral de l’épidémie du coronavirus, évaluée ce jour à environ 80 000 personnes infectées dans le monde, est son impact sur les marchés financiers. C’est un révélateur d’une économie fragile fonctionnant sur l’émotion. Si l’économie actuelle, c’est-à-dire la mondialisation, est menacée par le premier virus venu, dont on ne sait finalement que peu de choses, il convient en effet de s’inquiéter. Faut-il voir une corrélation entre l’épicentre chinois du virus, la Chine étant devenue de même un épicentre, sinon le principal épicentre de l’économie mondialisée ? L’avenir le dira. Si un des facteurs d’émotion est la vitesse de propagation, le Covid-19 touchant des pays comme la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, le Japon, l’Iran ou les Etats-Unis, mais aussi le continent africain, l’autre est d’apprendre qu’il peut être transmis par des personnes ne présentant aucun symptôme.

L’émotionnel accroît le danger potentiel de l’épidémie

Dans cette situation où l’on sent que les individus mondialisés sont gavés depuis des années de séries, films et propos catastrophistes de type collapsologie ou d’appels à ce qu’un virus réduise une surpopulation mondiale qui, contre toutes les évidences démographiques sérieuses, serait responsable de tous les maux de la planète, le monde est émotionnellement au bord d’une panique qui a d’ailleurs commencé en Italie, où des supermarchés sont pris d’assaut. Le plus inquiétant est cependant que la panique émotionnelle gagne actuellement les marchés financiers. Le fait est que les bourses plongent et que plane sur les consciences le souvenir de la crise de 2008. Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que la crise « pourrait mettre en péril la reprise » mondiale et a abaissé de 0,4 point sa prévision de croissance pour la Chine en 2020, à 5,6 %. Ce n’est qu’un début, d’après nombre d’économistes de plateaux de télévision. Les Bourses mondiales ont alors cédé à la panique face à l’accélération de l’épidémie : les places de Paris, Francfort, Londres, Madrid et Zurich chutaient de plus de 3 % lundi matin 24 février, tandis que celle de New York baissait mardi de près de 2 %, sa plus forte baisse depuis deux ans, comme la bourse australienne.

Celle de Milan, de plus de 4 %. En Asie, les Bourses chinoises ont terminé la séance de lundi en ordre dispersé, Hong Kong et Shanghai finissant dans le rouge tandis que la Bourse de Shenzhen a clôturé de peu dans le vert. Au Japon, la chute est de 3,3 %. De même, les cours du pétrole viennent de plonger de 4 %. Or, la Chine est le premier consommateur mondial de brut. L’or, valeur refuge, a atteint un nouveau sommet en sept ans, culminant à 1 689,31 dollars, une première depuis fin janvier 2013. Nous ne connaissons pas encore clairement les risques du Covid-19, peut-être gravissimes, mais nous savons déjà combien une récession économique née de l’irrationalité peut être néfaste. De quoi être inquiets, pour le coup, la montée de l’irrationnel n’étant jamais une bonne nouvelle.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 26 février 2020

Une arme de destruction financière massive menace le RN, par Paul Vermeulen

Régulièrement contraint à la débrouille financière, le Rassemblement national devra s’expliquer devant la justice russe le 2 juin 2020 au sujet du non-remboursement d’un prêt de 9,1 millions d’euros contracté en 2014. L’un de ceux qui se trouvent désormais les créanciers russes du parti de Marine Le Pen a saisi la justice russe dans ce but. A cela s’ajoute la réclamation de 4 millions d’euros par Jean-Marie Le Pen, via son association de financement Cotelec.

En Russie, c’est la société Aviazapchast qui a saisi la justice pour « non-recouvrement de crédit ». Le FN devenu RN ne s’est pourtant pas endetté auprès de cette société. L’entreprise spécialisée dans la vente de pièces détachées d’avions russes a hérité de la créance contractée par le FN en 2014 auprès de la First Czech-Russian Bank, mise sous tutelle il y a quatre ans. Un imbroglio de plus, qui trouve son origine dans un fait inadmissible très précis : le refus antidémocratique des banques françaises et européennes – donc de milieux financiers où certains ont de nombreux amis – de prêter de l’argent. Au jeu de la « démocratie » française, les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Le prêt devait être remboursé en septembre 2019. Il n’y a cependant pas de quoi en faire un tel foin médiatique, selon le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, assurant à L’AFP que le RN est « en train de rembourser », qu’il entretient de bonnes relations avec l’entreprise russe et que « tout va rentrer dans l’ordre ».

Pour gagner, un bon progressiste est prêt à tout

Après tout, ce n’est que simple vie quotidienne de nombre d’entreprises et d’associations. Sauf que dans ce cas précis, la situation ne devrait pas exister : les banques françaises devraient prêter à tous les partis autorisés par la loi républicaine. Il s’agit de fait d’une discrimination : rappelons par exemple que les comptes du RN ont été clôturés pour des raisons non expliquées par la Société générale en 2017.

Il convient de situer les mésaventures russes du RN dans le cadre plus large du rejet de la pensée autre, différente, par nombre d’acteurs de la vie politique, médiatique, sociale et économique française. Les banques françaises, dans le cas du parti de Marine Le Pen. L’Etat, dans d’autres cas – comme pour la suppression de l’aide attribuée à Présent. Les « progressistes » essaient de toucher au portefeuille des familles de la droite nationale, souverainiste, conservatrice, populiste, européenne et/ou chrétienne, tout en instaurant des systèmes de contrôle de la liberté d’expression, avec la loi Avia ou la censure exercée par les plateformes du numérique à l’encontre de ces mêmes familles. Quand il met son idéologie en actes, le progressisme porte toujours le même habit, celui de l’intolérance véritable. Il est interdit de ne pas interdire ceux qui pensent autrement, c’est le vrai slogan des progressistes, au rang desquels il faut compter les censeurs économiques et financiers du Rassemblement national. Des menaces pèsent en effet sur la démocratie, pas de doute à ce propos.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 février 2020

Immigration : le nombre de demandeurs d’asile explose en France

Le premier bilan 2019 relatif aux demandes d’asile et aux expulsions de migrants en France a été donné par le ministère de l’Intérieur mardi 21 janvier. La pression migratoire s’amplifie. Les immigrés sont chaque année de plus en plus nombreux sur le territoire. Pour beaucoup de Français, ce ne sont aucunement des chiffres abstraits mais une réalité vécue au quotidien dans des villes dont les populations se transforment à une vitesse inédite. Le ministère de l’Intérieur indique que la demande d’asile est en hausse mais moins qu’avant, tandis que les expulsions auraient beaucoup augmenté, bien que demeurant faibles. Une manière d’enjoliver la réalité, les expulsés revenant aussi vite qu’ils sont partis.

En 2019, la France a accordé 3,534 millions de visas à des étrangers dont 95 % de court séjour. Les Tunisiens et les Algériens sont toujours nombreux dans cette catégorie. Concernant les titres de séjour, leur délivrance s’est accrue de 6,8 %, dont nombre d’étudiants (91 445 titres, hausse de 9,3 %). C’est beaucoup pour un pays où bien des jeunes ont du mal à accéder aux formations qu’ils souhaitent. Cette hausse est voulue et facilitée par une procédure Internet. Les titres fournis pour raisons familiales (88 778) arrivent pour la première fois après ceux octroyés pour études. Viennent ensuite l’immigration économique, 38 843 titres, + 15,3 %, et l’immigration humanitaire, celle souvent mise en avant, avec seulement 38 157 titres mais une hausse de 9,1 %.

L’Afrique noire s’invite en France

Outre ces chiffres équivalents à la population d’une métropole régionale, le fait marquant est la poursuite de l’explosion des demandes d’asile : 132 614 demandes faites à l’OFPRA, soit une hausse de 7,3 %. C’est moins qu’en 2018 (+ 22,3 %) et qu’en 2017 (+ 17,5 %) mais, sur une période de trois, cinq ou dix ans, c’est énorme et cela aide à comprendre pourquoi le paysage humain de nos villes se transforme à une telle vitesse. En tout, 36 512 dossiers ont été retenus en 2019, un « taux de protection de 38,2 % » selon le ministère. Il s’agit de migrants refusés dans d’autres pays européens, qui passent d’un pays à l’autre et font des demandes similaires, mais aussi de candidats pour le moins étranges comme les Albanais et les Géorgiens. Outre ces deux pays, la majeure partie des demandeurs viennent d’Afghanistan (refusés en Allemagne), Guinée, Côte d’Ivoire, Haïti, Nigeria, Mali, République Démocratique du Congo et Bangladesh. 50 % de pays d’Afrique noire. Face à cela, le ministère de l’Intérieur prétend se féliciter d’une hausse des expulsions de… 50 % depuis l’élection de Macron. En réalité, ce sont environ 18 000 expulsés sur les 100 000, au moins, obligations de quitter le territoire français (OQTF) décrétées. La loi est respectée dans à peine 20 % des cas. Même avec ces documents présentés de la façon la plus favorable imaginable pour le gouvernement, les chiffres ne font pas illusion : la France connaît une nouvelle vague d’immigration massive en provenance d’Afrique noire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2020