Tag Archives: Patriotisme

Pologne Marche Indépendance 2017

Pologne : une foule immense de patriotes polonais dans les rues de Varsovie

La Marche de l’Indépendance organisée par les nationalistes chaque 11 novembre à Varsovie dérange de plus en plus. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’incroyable quantité de fake news produites par les grands médias à son sujet. Deux exemples de mensonges particulièrement grossiers, parmi bien d’autres. Le journal Le Monde expliquait dans un article publié lundi : « À l’unisson, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la violence et à la xénophobie, tels que : « La Pologne pure, la Pologne blanche. » Le Washington Post publiait quant à lui la photo d’une banderole appelant à prier « pour un holocauste islamique », en prétendant qu’une telle inscription avait été brandie samedi à Varsovie. Il s’agissait en fait d’une banderole déployée il y a deux ans sur un pont de la ville de Poznań et cela n’avait rien à voir avec la grande marche patriotique organisée par les nationalistes à Varsovie. Quant à la clameur « à l’unisson » citée par Le Monde, c’est une invention qui devrait valoir au Monde une pastille rouge dans son propre Décodex.

Si cette Marche de l’Indépendance dérange, c’est qu’il s’agit de la plus grosse manifestation patriotique en Europe, et qu’elle attire chaque année une centaine de milliers de patriotes. Pire encore pour les médias libertaires, le mot d’ordre de cette année était : « Nous voulons Dieu. »

Autre outrage à la bien-pensance, alors que ce sont des mouvements nationalistes qui organisent la manifestation, la plupart des participants sont des patriotes qui ne sont absolument pas liés à ces nationalistes et qui ne partagent pas leurs convictions, mais qui partagent leur attachement pour la patrie et leur foi catholique.

Point de cordon sanitaire pour enfermer les nationalistes en Pologne, car contrairement à ce qu’en disent de nombreux médias qui évoquent une marche « fasciste » ou « néonazie », les nationalistes polonais sont des nationalistes chrétiens qui rejettent tous les totalitarismes : fasciste, national-socialiste, communiste, LGBTiste…

Pire encore pour la gauche libertaire, y compris polonaise, depuis l’arrivée au pouvoir du PiS en 2015, la Marche de l’Indépendance est protégée par la police contre les attaques des antifas et l’on n’assiste plus aux provocations policières qui étaient, selon toute probabilité, organisées par le gouvernement précédent. Le président du comité organisateur de la Marche de l’Indépendance le reconnaît d’ailleurs lui-même : beaucoup des manifestants sont des sympathisants du PiS et non pas du mouvement nationaliste.

On voit en effet à cette marche beaucoup de jeunes, mais aussi des personnes âgées et des familles, et encore des prêtres en soutane, etc. C’est une foule variée qui participe à cet événement patriotique qui vient d’en bas, et qui doit son succès, selon les représentants de la droite du gouvernement que nous avons pu interroger avec l’équipe de TVLibertés et du Visegrád Post envoyée pour couvrir l’événement, au fait que ce genre de commémorations avait été négligé par les gouvernements successifs et que l’on assiste en Pologne à un renouveau du patriotisme et de l’intérêt pour l’histoire et la tradition du pays, en particulier au sein de la jeune génération qui vote, précisons-le, massivement à droite.

Olivier Bault
correspondant de Présent en Pologne

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2017

Patriotisme Revolution

Pourquoi le patriotisme est diabolisé, par Yvan Blot

Yvan Blot PatriotismeDepuis 1945, mais surtout depuis la révolution culturelle des années 1960, le patriotisme est diabolisé : il est assimilé au nationalisme borné, au racisme et au fascisme totalitaire. Pourtant les résistants au nazisme furent en général de grands patriotes.

La raison pour laquelle le nationalisme a pris des formes totalitaires au XXe siècle en Europe est qu’il a été instrumentalisé par l’esprit révolutionnaire. Les révolutionnaires, meurtriers par définition (voir Lénine : « une révolution sans violence n’est pas une révolution »), ont utilisé le patriotisme dès lors qu’ils ont dû faire la guerre : ce fut le cas de la Révolution française à partir de 1792 ; ce fut le cas de la Révolution national-socialiste d’Adolf Hitler ; ce fut le cas de la Révolution bolchevique. L’esprit révolutionnaire, lorsqu’il fait appel au patriotisme contre ses ennemis, transforme le patriotisme en un nationalisme agressif et meurtrier. Après 1945, l’intérêt des Américains comme de l’Union soviétique était de faire disparaitre tout patriotisme en Europe afin de mieux coloniser celle-ci.

Il a donc été facile d’amalgamer patriotisme, fascisme, nationalisme et racisme. De Gaulle lui-même fut nombre de fois traité de fasciste par ses adversaires.

Aujourd’hui, le régime oligarchique en place qui correspond à la philosophie du Gestell (l’arraisonnement par l’utilitarisme, selon le philosophe Heidegger) a intérêt à détruire les sentiments patriotiques. Pour l’oligarchie, les racines sont condamnables. Il faut des hommes manipulables comme des matières premières, susceptibles d’être déplacés de pays en pays. Tout ce qui peut ressembler à une forme d’enracinement est condamnable : attachement à sa famille, à sa religion, à sa patrie, à sa race.

L’establishment est hors sol et ne connait que son intérêt personnel. Il est individualiste, matérialiste, soumis au politiquement correct et cosmopolite. Il faut donc calomnier toute forme de patriotisme. Il faut forcer les peuples à accepter l’invasion étrangère en les contraignant moralement à la repentance et à la soumission.

Le cosmopolitisme contemporain crée les conditions de guerres civiles en intensifiant les migrations, mais tout cela au nom de la paix et des droits de l’homme. La politique dite des droits de l’homme a fait couler le sang massivement au Moyen Orient, en Ukraine tout en prétendant servir la paix, tout en faisant la guerre.

Il faut aussi s’interroger sur l’origine des révolutions. Celles-ci se déclenchent lorsque la société est coupée en deux selon un schéma de lutte des classes. Au XIXe siècle, la lutte des classes s’est développée entre employeurs et employés. Dans certains pays, le phénomène a débouché sur des évolutions mais pas sur une révolution. Dans certains pays comme la France ou la Russie, les classes dirigeantes sont restées particulièrement aveugles à ce qui se passait. On peut se demander si cette situation ne se reproduit pas aujourd’hui.

Un fossé croissant se fait entre les bénéficiaires et les perdants de la mondialisation. Ces derniers soufrent de trois formes d’insécurité : l’insécurité culturelle créée par l’immigration, l’insécurité physique (criminalité) et l’insécurité sociale (chômage, faillites). L’immigration est le facteur le plus important. Le dialogue entre bénéficiaires et victimes est rompu. Ce sont des conditions préparatoires à ce qui pourrait être un jour une sorte de guerre civile.

Le patriotisme est du côté des traditions et s’oppose aux bouleversements qui génèrent toujours plus d’insécurité. Il respecte les institutions issues de l’histoire, la religion, la patrie, la famille, la personne humaine enracinée. Les peuples sont attachés à ces traditions et ce sont les élites cosmopolites hors sol qui cherchent à les effacer. C’est pourquoi le combat pour la patrie est authentiquement traditionnaliste et anti révolutionnaire.

Les meurtres de masse du XXe siècle sont à mettre au compte, non du patriotisme, mais de la fureur révolutionnaire.

Le combat patriotique recoupe donc le combat contre les oligarchies qui ont pris le pouvoir de façon illégitime par des réseaux d’influence au détriment de la population. C’est donc un combat pour une démocratie authentique. La Suisse fait figure de modèle : elle est pacifique et patriote et le peuple a conservé largement sa souveraineté externe et interne. Extérieurement, elle n’est soumise à aucun pouvoir supranational contrairement aux membres de l’Union européenne. Intérieurement, les référendums et les initiatives populaires permettent au peuple de sauvegarder ses libertés et ses traditions nationales et religieuses.

Yvan Blot

Yvan Blot donnera une conférence le mardi 25 avril
à l’association Dialogue franco-russe
sur le thème « Patriotisme et Révolution »

Patriotisme

Le patriotisme pour sauver la France, par Yvan Blot

Yvan Blot PatriotismeContrairement à un préjugé tenace, le patriotisme n’est pas une idéologie. Le patriotisme est l’amour de la mère-patrie. Dit-on d’un enfant qui aime ses parents qu’il a une idéologie ? Ce serait absurde. Toutefois, le patriotisme peut se mêler à des idéologies, laïques comme religieuses. Il peut aussi se heurter à des idéologies comme on le voit dans l’Occident actuel. Un Etat démocratique libre ne saurait interdire telle ou telle idéologie sauf s’il est avéré qu’elle est criminelle. C’est le cas des idéologies révolutionnaires parce qu’elles prônent la violence. Mais un tel Etat peut difficilement admettre l’absence de patriotisme car il peut exiger des citoyens de « mourir pour la patrie ». Il doit combattre les idéologies qui s’opposent au patriotisme comme le socialisme ou le libéralisme de types cosmopolites ou comme l’islamisme radical, lui aussi cosmopolite.

Combattre l’antipatriotisme n’est pas combattre une opinion. C’est combattre une attitude délinquante où un citoyen s’arroge le droit de ne pas défendre ses compatriotes, notamment en cas de guerre avec l’étranger.

Combattre l’islamisme radical consiste à combattre des individus prêts à retourner leurs armes contre la patrie, par des attentats terroristes notamment. Combattre une telle idéologie cosmopolite fondée sur le rêve d’un califat mondial ne peut pas se faire par la seule répression physique pour empêcher de nuire physiquement. Un tel combat n’est efficace que s’il se fonde sur le patriotisme.

Les échecs des tentatives de « déradicaliser » les prisonniers islamistes étaient prévisibles. On ne combat pas une foi religieuse avec des arguments intellectuels qui n’ont aucune prise sur le cœur des hommes. Invoquer la laïcité ou la constitution, voire la « République » pour stopper l’islamisme révolutionnaire, est stupide.

On ne meurt pas pour des idées froides mais pour sa famille, sa patrie ou son Dieu car ils font l’objet d’un amour humain.

C’est révélateur de notre société sans amour, fondée sur l’utilitarisme individuel et sur le calcul, de ne pas comprendre un mouvement fondé sur des sentiments capables de vous conduire jusqu’au sacrifice. Le sentiment de l’honneur peut conduire à son propre sacrifice. La rapacité financière ou juridique (culte de ses « droits ») ne va jamais jusque-là puisque elle est fondée sur l’utilitarisme de l’individu déraciné.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Français qui se sont engagés dans la Résistance l’ont fait par amour de la France, ils ne l’ont pas fait pour sauver la Sécurité sociale ou pour payer moins d’impôts !

Staline lui-même, tout communiste qu’il était, lorsqu’il eut peur de perdre la guerre contre Hitler, s’est résolu à parler au peuple russe à la radio en disant : « Mes frères, il faut sauver notre sainte Russie ». Il n’a pas parlé de sauver le socialisme ou la laïcité. Il était à sa façon très psychologue.

PatriotismeIl s’agit de voir aussi comment le patriotisme peut s’associer à des courants idéologiques. Cela donne alors des idéologies politiques à plusieurs dimensions comme le national-libéralisme (Mme Thatcher par exemple) ou comme le national-socialisme (révolutionnaire totalitaire ou simplement réformiste). Dans certains cas, cette synthèse est impossible : c’est le cas de toutes les formes d’idéologies cosmopolites de l’anarchisme au communisme en passant par le libéralisme anti conservateur que le professeur Hayek appelait « constructiviste ».

Le patriotisme fait bon ménage en général avec les traditions, religieuses, culturelles ou autres car il tient lui-même son origine de la matrice des traditions et non d’un discours intellectuel fait ex cathedra. C’est pourquoi un patriote conscient doit savoir ce que sont les traditions qui ne sont pas nécessairement issues de la pensée rationnelle mais de l’expérience existentielle de nombreuses générations : les œuvres d’Edmund Burke, de Hayek ou de Gehlen, notamment sont incontournables.

Patriotisme et attachement aux traditions vont de pair et ceux qui veulent détruire les traditions, soit par haine reptilienne (les traditions limitent mes caprices), soit par rationalisme borné (telle tradition n’est pas fondée en raison abstraite, comme la famille ou la propriété), veulent aussi détruire l’amour de la patrie.

La raison calculatrice et l’instinct pulsionnel se liguent contre les traditions au nom des caprices de l’égo : telle est la situation de l’Occident en proie au Gestell (l’arraisonnement utilitaire). Sortir du monde inhumain du Gestell, où l’homme n’est plus considéré que comme matière première, suppose de retrouver un vrai monde humain, structuré autour des racines, des missions (plutôt que des « valeurs » purement subjectives), des hommes avec leur cœur (pas seulement leur raison et leurs instincts), et autour de la divinité transcendante.

Tel est l’enjeu de la période historique où nous sommes où les peuples retrouvent, à partir de la souffrance, leurs traditions bienfaisantes, au besoin en s’opposant à des élites devenues décadentes car centrées sur l’ego de leur membre : « France combattante », la devise de l’ENA à ses débuts, a été remplacée par « carrière méritante », mais la carrière comme valeur suprême peut se construire sur l’absence de cœur envers les humains, « dans les eaux glacées du calcul égoïste ».

Yvan Blot

Texte repris de Polémia

Benzema et La Marseillaise. Des images que vous n’avez pas vues dans les JT

23/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Ces images, vous ne les avez pas vues dans les JT qui se sont pourtant longuement penchés et sur les minutes de silence et les Marseillaise qui retentissent dans tous les stades de France et dans maintes enceintes européennes.
Unanimes dans l’émotion et dans la compassion, supporters et footballeurs ? Oui, tous ou presque. Car il a fallu qu’à l’occasion du match au sommet Real Madrid – FC Barcelone, ce samedi, Karim Benzema fasse entendre sa différence. Ou plutôt la montre.

Tout d’abord en n’applaudissant pas la Marseillaise – qu’on a jouée au piano en prélude du match – contrairement aux autres joueurs et à quelque 80 000 spectateurs. Hélas, il ne s’est pas contenté d’afficher son indifférence. Alors que les caméras du match étaient braquées sur lui, il a ostensiblement craché par terre à la fin de l’hymne national.



[Lu sur Internet] Patriotes algériens, choisissez votre fidélité ! - par Gabriel Robin

[Lu sur Internet] Patriotes algériens, choisissez votre fidélité ! – par Gabriel Robin

03/07/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
L’Algérie a accompli un parcours footballistique extraordinaire et inattendu lors de cette coupe du monde brésilienne. Passés près d’une qualification historique face à l’ogre allemand, les joueurs algériens ont fait montre d’un grand courage et d’un patriotisme sans faille. Ils ont prouvé que le cœur et l’abnégation mis au service au service de la nation chérie, peuvent parfois abattre des montagnes.

(…)

Parmi les joueurs composant cette équipe, 16 sont nés en France et 13 de ceux-ci sont binationaux. Nombre d’entre eux ont fait le choix de l’équipe nationale algérienne car ils savaient ne pas avoir leur place sportivement en équipe de France. Certains ont cependant choisi l’équipe algérienne par patriotisme, leur âme penchant vers ce qu’ils considèrent être leur patrie charnelle. Et on peut constater qu’ils n’ont pas fait une erreur en se laissant guider par leurs sentiments. Car, à l’instar de l’équipe grecque, une équipe homogène et décidée peut compenser un manque de joueurs vedettes. Cela vaut pour le sport comme pour toutes les autres activités humaines, l’homme est un animal grégaire et ne s’entend jamais aussi bien qu’avec ses semblables les plus proches.

(…)

Partant de ce constat, et compte tenu des difficultés qu’affrontent les sociétés algériennes et françaises (dont le problème d’intégration des binationaux algériens), peut-être ces jeunes tiraillés entre deux patries doivent-ils faire le choix d’aider leur pays d’origine à grandir, et ainsi opter pour le retour ? Quand on se revendique d’un ailleurs avec autant de véhémence, il faut mettre ses actes en conformité avec ses discours.

Gabriel Robin

Crédit photo : DR

Pour lire le texte dans son intégralité

Mercredi 16 avril, Fabien Engelmann, nouveau maire FN d’Hayange, présente son livre "Du gauchisme au patriotisme"

Mercredi 16 avril, Fabien Engelmann, nouveau maire FN d’Hayange, présente son livre “Du gauchisme au patriotisme”

12/04/2014 – HAYANGE (NOVOpress)
Fabien Engelmann (photo) du Front national est arrivé en tête des élections municipales, le dimanche 30 mars 2014, et a été élu maire d’Hayange une semaine plus tard. Il y a plusieurs mois, les éditions Riposte Laïque l’avait sollicité pour écrire un livre qui expliquerait l’itinéraire d’un militant qui, dix ans plus tôt, postulait aux élections locales sous l’étendard de Lutte ouvrière. Dans « Du gauchisme au patriotisme, itinéraire d’un ouvrier devenu maire d’Hayange », Fabien Engelmann explique ses premiers engagements militants, les raisons de son attirance pour le parti d’Arlette Laguiller, puis celui d’Olivier Besancenot. Confronté, au quotidien, à une réalité qui dément certaines orientations de ces organisations, il exprime ses doutes, ses remises en cause, et les raisons pour lesquelles il a décidé de rejoindre le parti présidé par Marine Le Pen. Sans langue de bois, il décrit les réactions, souvent violentes et sectaires, auxquelles il a été confronté, de la part de ses anciens camarades, dans le milieu syndical – il fut exclu de la CGT – et politique.

Mercredi 16 avril, à 15 heures 30, à Paris, Fabien Engelmann présentera son nouveau livre, dans lequel il explique, dans un langage clair, les conséquences catastrophiques de l’immigration, en période de chômage de masse, pour les salariés, et les inquiétudes que l’islamisation de la France suscite, chez un amoureux de la France laïque et républicaine. Nouveau maire d’Hayange, il expliquera ce qu’un élu, dont le parti défend la préférence nationale, peut faire, concrètement, sur le terrain, dans le respect des lois de la République, pour être fidèle à ses promesses de campagne, et à une vision patriotique de son mandat.

Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

27/06/2013 – 12h00
VIENNE (via le site de Lionel Baland) –
En autriche, un sondage IMAS (ci-dessus), réalisé en juin 2013, montre que le FPÖ est le premier parti du pays parmi les moins de 30 ans (en Autriche, les jeunes votent dès 16 ans). Le FPÖ (parti patriote) obtient 27 %, le BZÖ (les partisans de feu Jörg Haider, la grande figure de la droite nationale autrichienne) 11 % et l’Equipe Stronach (droite populiste) 14 %. Les écologistes récoltent 15 %, les sociaux-démocrates 14 % et les conservateurs 15 %.

Poème patriotique : Victor de Laprade (1812-1884)

Poème patriotique : Victor de Laprade (1812-1884)

Né à Montbrison le 13 janvier 1812, Victor de Laprade, fils d’un médecin lyonnais, fit ses humanités au collège de Lyon, suivit un cours de droit, fut inscrit au barreau, mais quitta tout pour se consacrer aux lettres. En 1839, il publia son premier poème : les « Parfums de Madeleine », puis successivement « Psyché » (1841) ; « Odes et Poèmes » (1844).

En 1847, il fut appelé à la chaire de littérature française de la Faculté des Lettres, à Lyon, où il demeura jusqu’en 1863 ; une satire, les « Muses d’Etat » lui valut l’honneur d’une destitution signée de l’empereur ! Le 8 février 1871, le poète fut envoyé à l’Assemblée nationale pour représenter la ville de Lyon ; il démissionna bientôt en 1873, pour raison de santé. Victor de Laprade mourut le 13 décembre 1884, dans son domicile, à Lyon, 10, rue de Castries ; il était âgé de près de 72 ans. Il fut membre de l’Académie française.

 

L’Invasion

Que le moindre clocher sonne le glas d’alarmes,
Que chacun sous son toit se dresse avec ses armes,
Que tout hameau lointain vierge de l’étranger,
Coure au-devant du flot qui veut nous submerger

Que tout homme jaloux d’une sœur, d’une femme,
Ayant à lui son champ et sa fierté dans l’âme ;

Que tout chef d’une race et tout enfant pieux,
Qui sait sous quel gazon reposent ses aïeux,
Jurant de recouvrer cette place usurpée,
Frappe un coup de sa faux s’il manque d’une épée.

Et, certes, nous verrons ces torrents d’ennemis,
Des villes et des bourgs promptement revomis,
Et nous redeviendrons, d’insultés que nous sommes,
Libres, maîtres chez nous, comme il sied à des hommes.

Aimez la France

Si vous voulez dans votre cœur,
Quand mes os seront sous la terre,
Sauver ce que j’eus de meilleur,
Gardez mon âme tout entière.
Aimez, sans vous lasser jamais,
Sans perdre un seul jour d’espérance,
Aimez-la comme je l’aimais,
Aimez la France.

Servez-la dans l’obscurité.
Avec la même idolâtrie ;
Arrière toute vanité,
Et gloire à toi, sainte patrie !
Votre honneur, amis, c’est le sien
Humbles soldats de sa querelle,
Souffrez sans lui demander rien
Souffrez pour elle !

Vous tenez d’elle et des aïeux,
De ce gand passé qu’on envie,
Vos mœurs, votre esprit et vos dieux,
Vous lui devez plus que la vie.
Ne marchandez pas votre sang,
Afin de la rendre immortelle…
Au premier rang, au dernier rang,
Mourez pour elle.

 

Ce monument érigé à l’entrée principale du Parc de la Tête d’Or à Lyon, a été inauguré le 30 octobre 1887, à la mémoire des “Moblots” * et des légions du Rhône, défenseur de la Patrie pendant la guerre de 1870-1871.

A cette inauguration, participèrent les délégués de la municipalité de Belfort, entourés d’un groupe de défenseurs de cette ville, porteurs du drapeau de Belfort pendant le siège. Ils offrirent un drapeau à la société fraternelle des anciens mobiles du Rhône.

* Moblot : abréviation familière de Garde Mobile, en 1870-1871

Publication de Novopress Lyon.