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Patrimoine de Macron : le président de l’IREF saisit le procureur de la République

07/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Mi mars, l’association Anticor annonçait avoir saisi la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour lui demander de vérifier « le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

Il convient de rappeler que la Haute autorité est présidée par Jean Louis Nadal qui, selon sa fiche Wikipédia « se définit « depuis toujours » comme « un homme de gauche », et qui s’est engagé publiquement à plusieurs reprises à partir de 2011 en faveur du Parti Socialiste ».

Quelques jours plus tard, les magistrats de la Haute autorité priaient Anticor de circuler, qu’il n’y avait rien à voir : le patrimoine du candidat est nickel chrome, on vous dit.

Une indulgence qui n’est pas du goût de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), un laboratoire d’idées libéral conservateur. Son président, Jean Philippe Delsol, avocat fiscaliste, vient de saisir le procureur de la République à ce propos.

Une nouvelle tentative pour y voir clair dans la tire lire de l’ancien banquier, qui devrait subir le sort de la précédente…

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron ne s’explique toujours pas sur son patrimoine disparu

06/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Où sont passés les millions d’Emmanuel Macron ? Entre fin 2009 et août 2014, Emmanuel Macron a perçu pour 3,3 millions d’euros de revenus. C’est ce qui ressortait de sa déclaration d’intérêts de ministre de l’Economie, qui montrait notamment de confortables revenus lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild.

Mais son patrimoine est resté désespérément faible, autour de 200 000 €. Pourquoi ? M. Macron affirme avoir dépensé cet argent. Il a, certes, payé quelque un million d’euros d’impôts. Il a peut être dû acquitter dans les 300 000 € d’arriérés de cotisations sociales en 2012. Mais il reste 1,8 million qu’il est censé avoir dépensé…

N’a-t-il pas fait des travaux immobiliers et remboursé des dettes ? Certes, mais rembourser une dette n’a aucune incidence sur le patrimoine net : le passif baisse autant que l’actif. Quant aux travaux, ils contribuent normalement à valoriser le patrimoine immobilier. Or les travaux réalisés dans la maison du Touquet n’ont pas d’effet sur son patrimoine personnel, car cette maison ne lui appartient pas. On peut seulement supposer qu’il a fait une donation à son épouse en finançant ces travaux.

Qu’en est-il de son ancien appartement parisien ? M. Macron l’a vendu en 2015 pour 950 000 €, alors qu’il avait injecté dedans un total de 1 140 000 €. Etonnant ce prix de cession, non ? Cette opération est opaque, car nous ignorons qui lui a acheté l’appartement et pourquoi il l’a vendu ! De quoi imaginer que M. Macron n’a pas tout dit…

Au total, soit Macron a flambé ses revenus, soit il cache son patrimoine

Si l’on décompte les dépenses déjà évoquées qui n’ont pas été financées par l’emprunt, on arrive à une dépense quotidienne de près de 1 000 € par jour sur cinq ans ! Il est possible qu’Emmanuel Macron n’ait pas tout dépensé et qu’il ait mis discrètement de l’argent de côté, dans des oeuvres d’art ou une tontine, ce qui serait du reste parfaitement légal. Reste qu’il serait souhaitable qu’il donne davantage d’explications, pour éviter qu’on ne le soupçonne d’avoir trouvé un moyen de financer sa campagne électorale de manière occulte.

La basilique de Saint-Denis n’est pas près de retrouver sa flèche

28/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il fut un temps où la basilique de Saint-Denis culminait à 85 mètres. Mais au XIXe siècle, la basilique perdit sa flèche, fragilisée par un ouragan. Une querelle d’architectes, notamment Viollet-le-Duc, empêcha sa reconstruction. 150 ans plus tard, le ministère de la Culture vient de donner son accord à la reconstruction de la flèche dionysienne.

Il s’agirait d’un chantier école, un chantier expérimental sur le modèle du château de Guédelon. Mais les conditions du ministère sont draconiennes. En particulier, le ministère exige d’apporter la preuve « de l’adhésion et de la participation populaire » du chantier.

Une preuve difficile à apporter vu la démographie religieuse de la ville de Saint-Denis.

Enfin, le ministère a prévenu qu’il ne verserait pas un sou pour cette reconstruction. Vu l’ampleur et le coût des travaux, la décision du ministère s’apparente donc plus à un refus poli qu’à un franc soutien.


Paris ne restaure plus ses églises

24/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Saint Philippe du Roule, la Madeleine, Saint Eustache, Saint Augustin, La Trinité, Saint Sulpice, Saint Séverin, Notre Dame de Lorette… Au total, ce sont plus d’une vingtaine d’églises, sur les 85 de la capitale, qui souffrent du manque d’entretien.
Il s’agit de fissures, de chutes de pierres, de fuites qui entrainent l’endommagement des œuvres d’art à l’intérieur.

Ces églises, construites avant 1905, sont propriétés de la municipalité et donc sous sa responsabilité

La ville de Paris se contente, face à l’urgence, de mesures de « mise en sécurité ». Mais ces rafistolages peuvent durer. La Trinité, par exemple, est habillée d’échafaudages depuis une dizaine d’années.

Une solution pour financer en partie les travaux a été trouvée : faire disparaître l’église derrière des bâches publicitaires, comme pour Saint Augustin.

Comment… ou plutôt pourquoi en est on arrivé là ?

La municipalité ne consacre à l’entretien de ses églises qu’un budget minimal : 66 M€/an alors que, selon l’Observatoire du patrimoine religieux, il faudrait « 500 millions d’euros pour les travaux urgents de restauration des vingt chantiers prioritaires à Paris ».

Faut il aussi y voir un manque de volonté politique ? Pour Pierre Yves Bournazel, élu d’opposition dans le XVIIIe arrondissement : « Après le plan Chirac des années 1990, il y a eu un sous investissement dans les années 2000. L’entretien du patrimoine a été sous évalué par la ville de Paris ».

Pourtant, le délabrement de son patrimoine affaiblit Paris

Les églises font partie de l’âme de Paris… et une part importante de son attractivité touristique !
Devant l’urgence, un « plan églises » de 80 millions d’euros a été lancé pour la période 2015 2020. En 2014, le diocèse a créé la fondation Avenir du patrimoine à Paris. Elle espère recueillir 7 millions d’euros d’ici à 2017, en dons, mécénat ou legs, pour contribuer à restaurer, entre autres, Saint Merri, Saint Augustin et la Madeleine.

Miracle pour Sainte Rita ? élus et riverains retardent la démolition de l’église des animaux

05/10/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que sa destruction devait commencer ce lundi matin Sainte Rita, l’église des animaux, connaît un sursis grâce à la mobilisation de quelques élus et riverains

ils sont une soixantaine, élus et riverains, à braver la pluie depuis ce matin pour faire obstacle à la société de démolition qui devait raser l’église Sainte Rita ce matin. « Ils n’ont rien pu installer », a expliqué Frédéric Lefebvre, député de la 1re circonscription des Français établis hors de France et auteur de la pétition « SOS pour nos églises ».
« La Ville de Paris ne veut pas écouter les solutions possibles », a dénoncé celui qui était présent sur place avec le maire LR du XVe arrondissement Philippe Goujon, avant d’entamer un recours en justice.

Parviendront-ils à sauver ce sympathique pan de l’identité parisienne, l’église dans laquelle se tient depuis trente ans la messe des animaux, promise à la démolition pour construire un logement social et un parking ? Souhaitons-le !



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Paris oublie ses églises

La protection des églises bientôt dans la loi ?

29/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Lors des débats sur le projet de loi « relatif à la liberté de la Création, à l’Architecture, et au Patrimoine », le député Lionnel Luca (LR) a déposé un amendement visant spécifiquement à la protection des églises et chapelles par les pouvoirs publics.

Le projet de loi « relatif à la liberté de la Création, à l’Architecture, et au Patrimoine » actuellement en discussion à l’Assemblée nationale vise notamment à préserver et transmettre la richesse patrimoniale française et la culture de notre pays. À se demander qui l’a inscrit à l’ordre du jour, tant on pourrait penser, au vu de son action, que rien n’est plus éloigné des préoccupations du pouvoir et de la présente législature (bon, il y a un volet « création artistique » qui laisse craindre le pire…).

Quoi qu’il en soit, rien n’était prévu spécifiquement pour les églises et chapelles, pourtant éléments centraux de notre patrimoine architectural et culturel. L’« oubli » est réparé grâce au député (LR) des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca. Voici le texte de l’amendement qu’il propose à ses collègues :
« L’État, les collectivités territoriales et locales participent à la préservation et à l’entretien des églises et chapelles situées sur le territoire français, construites avant le XXe siècle. »

Reste maintenant à savoir si les sourcilleux gardiens du Temple Laïc et Républicain vont laisser passer ça…


 

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? La réponse est non !

24/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? telle était la question centrale qui a animé un débat sur RTL le 22 septembre dernier.

Parmi les intervenants, une personne qui parle le Provençal, “la langue que parlait sa grand-mère.
Celui-ci cherche aujourd’hui à transmettre cette langue aux plus jeunes :

C’est non seulement la langue du coeur. Mais c’est aussi la langue qui est dans l’air. Chez nous quand le mistral souffle, vous entendez la Provence et vous entendez le Provençal.



[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

22/03/2015 – PARIS (NOVOPress)
N’est-ce pas un formidable symbole de la modernité que de joindre, dans un temps extrêmement bref, l’appauvrissement d’une langue millénaire et belle comme aucune autre à l’obsession de tout ce que nous comptons d’élites de créer sans cesse de nouveaux langages compatibles avec leur quête illimitée du profit ?

Expliquons-nous. Il était un temps, bien peu éloigné, où ces ouvrages que l’on qualifiait de romans “populaires” étaient construits à partir des solides matériaux de la langue française, en respectant les non moins solides règles de l’artisanat littéraire. Ces romans, nouvelles, feuilletons, étaient lus par le petit peuple français, quand celui-ci existait encore en chair et non seulement dans le verbiage politicien. Nous pouvions alors parler de culture populaire sans rougir, car il existait bel et bien une culture très largement partagée. La langue française était une matière inaltérée, simplement retravaillée et affinée par la succession de quelques génies et d’une myriade de serviteurs attentionnés. Matière inaltérée mais vivante, organique. Une langue mâchée, digérée, chantée et criée à chaque étage des corps sociaux, de ces corps intermédiaires qui n’avaient pas encore été broyés par le jacobinisme niveleur. Une langue accentuée, parfois malmenée, mais avec quelle tendresse, dans nos provinces les plus contrastées.

Comme toute particularité, tout caractère trop fortement marqué, une telle langue, si exigeante et si jalouse, en somme si inégalitaire, devait disparaitre. De ce projet, nous pouvons constater l’indéniable succès. De haut en bas de la société, nous observons depuis les décennies 1950 et 1960 le profond déclin de notre langue. Au sommet de l’Etat, la richesse du champ lexical du président De Gaulle a laissé place à une affligeante pauvreté, tant dans les interventions de Nicolas Sarkozy que dans celles de François Hollande. Le dictionnaire Larousse se félicite d’ouvrir ses pages à “zénitude”, “candidater”, “vapoter” ou encore “iconique”.

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Sauvetage de l'église d'Arc-sur-Tille (Côte-d'Or) : sauver son église, c'est possible !

Sauvetage de l’église d’Arc-sur-Tille (Côte-d’Or) : sauver son église, c’est possible !

Source : sppef.fr – L’église Saint-Martin d’Arc-sur-Tille, située au cœur de la Bourgogne, était fermée au public depuis 1989, suite à la chute d’une pierre et à la découverte de fissurations inquiétantes. Il s’agissait pourtant de la seule église à la charge de la ville d’Arc-sur-Tille, comptant 3 000 habitants et située à 12 kilomètres de Dijon.

Cette église était en outre un exemple rare de lieu de culte néo-classique (1829-1832) comportant encore son décor d’époque, d’une grande élégance. L’association Une église pour Arc-sur-Tille (UEPA), fondée en 1991 et dirigée par André Fanjaud réussit, avec le soutien constant de la SPPEF, à persuader la commune de sauvegarder son église. Les premiers travaux furent financés grâce aux cotisations, dons, mécénat privé et d’entreprise et au soutien de la Fondation du Patrimoine.

Ainsi, en 2010, le conseil municipal put décider que « la commune procédera à une restauration du bâtiment en plusieurs phases, en fonction des éléments techniques apportés et du financement extérieur acquis« . La première réunion de chantier pour le lancement des travaux eut lieu en mars 2013 et, depuis, la consolidation du clocher et du chœur a été achevée, tandis que le renforcement des fondations de la nef par forage de micro-pieux est en cours.

Fin 2013, la commune présente un dossier de candidature pour le 25e concours pour la sauvegarde du Patrimoine organisé par la SPPEF et reçoit le premier prix (3000 euros) remis sur les fonds alloués par le Ministère de la Culture et de la Communication pour son combat et la restauration en cours. Le chantier concernant la deuxième tranche des travaux, réfection des planchers des salles du premier étage, a débuté en septembre 2014.

L’association n’est qu’à mi parcours de ce vaste chantier qui conduira à la réouverture de ce patrimoine. Sa renaissance pour une vie cultuelle et culturelle dépendra de la générosité du plus grand nombre (faire un don sur www.uepa.fr). L’objectif principal est la réouverture définitive au public prévue pour le printemps 2016.


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Découverte d'un village médiéval au Puy du Fou

Découverte d’un village médiéval au Puy du Fou

19/01/2015- LES EPESSES (NOVOpress)
La nouvelle peut paraître surprenante, mais des fouilles archéologiques réalisées sur le site du Puy du Fou, véritable réussite culturelle identitaire populaire, ont mis à jour un village médiéval datant du XV>small>ème>/small> siècle.

Comme nous le précise Le Figaro :

Notre confrère Ouest-France vient de publier une nouvelle sensationnelle. Une fouille archéologique préventive a exhumé les vestiges d’un village médiéval du XV>small>ème>/small> siècle.

Cette découverte ravit Laurent Albert, le directeur, qui voit là un symbole fort pour son parc d’attractions à vocation historique.

(…)

David Jouneau, l’archéologue chargé de la fouille préventive, a décrit sa découverte. L’un des vestiges serait une maison de paysans riches du XV>small>ème>/small> siècle. La bâtisse faisait 200m2/ au sol et avait un étage. Les restes d’un four à pain et d’un système d’évacuation de l’eau sont aussi encore visibles.

Cette trouvaille est une aubaine pour les créateurs du Puy du Fou. Toujours en quête d’authenticité, ils vont pouvoir peut-être proposer une nouvelle attraction: la visite d’un vrai bourg médiéval.

Crédit photo : Puy du Fou via Wikipédia (cc)

7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics

7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics

14/12/2014 – PARIS (via Métro)
Demandez leur avis aux Français et ils vous répondront qu’il sont attachés à leurs traditions et à leur patrimoine. Et surtout ne veulent pas les cantonner à l’espace privé. C’est ce qu’indique un sondage Ifop pour Ouest-France qui précise que 7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics…

C’est ce que rapporte nos confrères de Métro :

Tradition culturelle ou symbole religieux ? À l’approche des fêtes de Noël, la place des crèches est au cœur du débat cette année. Or, il semblerait que pour une majorité des Français, la présence de ces symboles religieux dans les bâtiments publics ne soit pas choquante. Selon un sondage publié ce dimanche par Ouest-France, 71% d’entre eux sont même “plutôt favorables” à leur présence, invoquant une “tradition culturelle” plus qu’un “symbole chrétien”.

(…)

À noter que, logiquement, les catholiques y sont en grande majorité favorables, à 81%, qu’ils soient pratiquants ou non-pratiquants. Les personnes “sans religion” le sont à 60%. “Ces chiffres démontrent que les crèches de Noël sont bien aujourd’hui d’abord et avant tout perçues comme un élément de tradition culturelle”, analyse l’Ifop.

Alors que 64 % des sympathisants socialistes se montrent favorables à l’installation de crèches dans les bâtiments publics, ce sont surtout les sympathisants du FN (84%) et de l’UMP (87%) qui se sont le plus prononcé en faveur de cette “tradition”.

>> Pour lire l’article dans son intégralité

Crédit photo : DR

Patrimoine en danger ? Le Louvre d'Abou Dhabi

Patrimoine en danger ? Le Louvre d’Abou Dhabi

06/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – La partie la plus visible de l’Iceberg n’est pas la plus grosse, chacun de nous l’a appris sur les bancs de l’école. Ainsi, après que le sapin de Noël-jouet anal, déposé comme un besoin animal place Vendôme, a été heureusement dégonflé – illustrant la quintessence de l’art contemporain, qui se remplit d’air, c’est-à-dire de vide ! –, une autre affaire d’Art se profile discrètement depuis quelques années, nettement plus dramatique que les vaines expressions intestinales de Paul Mc Carthy : le Louvre d’Abou Dhabi.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’Abou Dhabi ?

C’est le plus grand des Émirats arabes unis en superficie, où chacun peut pratiquer librement sa religion, dans les limites fixées par la loi, laquelle reste fermement attachée à la tradition islamique. Autrement dit, la charia y coule des jours heureux. Pour preuve, une information parue dans Le Monde en 2010, évoquait des « négociations » entre l’Émirat et la France au sujet de sa base militaire stationnée sur place, avec les familles des militaires : « Selon le journal, le Conseil d’État a donné un avis négatif sur le projet d’accord de défense entre les deux pays. En cause: la loi islamique censée s’appliquer aux Français sur place, qui prévoit “une échelle de sanction de peines incompatibles avec les principes républicains”, dont la peine de mort. »

La base existe pourtant bel et bien aujourd’hui.

Donc, la monarchie du Golfe, grâce à un partenariat culturel cette fois, va bientôt ouvrir son antenne du Louvre (en 2015), ce dernier lui prêtant sculptures et tableaux pour la valoriser. Parmi les œuvres – au nombre de 300 – qui partiront dans une région du Monde aussi stable que la faille de San Andreas, citons :

La Belle Ferronnière, de Léonard de Vinci ; Bonaparte franchissant les Alpes, de Jacques-Louis David ; Le Fifre, d’Édouard Manet ; un Autoportrait de Vincent Van Gogh ; La Nature morte au Magnolia, d’Henri Matisse et La gare Saint-Lazare de Claude Monet.

Ces œuvres ne quitteront la France que pour une durée déterminée (dix ans maximum), appelées à rentrer progressivement au bercail à mesure que les collections du musée s’étofferont.

S’agissant des acquisitions pour l’exposition permanente, les défenseurs du projet dissipent les craintes en faisant un douteux parallèle avec les industriels américains qui achetèrent jadis des œuvres à tour de bras, omettant de préciser que les liens culturels avec le Nouveau Monde n’étaient pas une fabrication artificielle – surtout économique et politique dans le cas d’Abou Dhabi ! –, puisque ses habitants étaient majoritairement des descendants de la vieille Europe et de surcroît : chrétiens. Et pour ce qui est du reste du Monde, quand un nu de la Renaissance séjourne au Japon, il y a peu de chances qu’un fanatique du Bushido lui fasse sepukku (lui ouvre le ventre) pour atteinte aux bonnes mœurs.

On peut arguer de la bonne volonté d’Abou Dhabi ainsi que de sa modération – très relative en vérité –, comme l’était l’Iran avant que cette nation moderne ne sombre dans la Révolution islamique, en 1979. A partir de là, des espaces culturels furent dévastés, des œuvres détruites. Si, par aventure, Abou Dhabi basculait dans le même islamisme débridé ? « Aucune chance » rétorqueront, sentencieux, les spécialistes de la géopolitique, les mêmes sans doute qui promettaient des lendemains radieux à l’Irak, après la chute de Saddam Hussein.

L’Art n’est pas juste destiné à faire joli sur les murs : il est le meilleur témoin de notre passé. Prenez, par exemple, la grotte Chauvet en Ardèche, et voyez ce qu’elle nous dit de nos ancêtres d’il y a environ 30 000 ans. On ne peut prendre de risques inconsidérés avec un Léonard de Vinci – dont il existe une infime quantité de peintures – et le laisser aux mains d’individus façonnés par une religion toute-puissante considérant la représentation figurative des êtres comme un sacrilège.

Le Louvre d’Abou Dhabi est une tragique erreur, née de ce fantasme mondialiste et pluriculturel qui anime les élites occidentales mais pas les peuples qu’elles dirigent tellement mal. Ces œuvres sont la propriété de la France : pas d’une poignée de nantis méprisants capables de s’extasier devant un étron géant ! Ces œuvres sont par ailleurs identitaires : les vierges de Raphaël s’adressent à des chrétiens. Libre aux autres peuples de les contempler chez eux, encore faut-il que dans les veines de ces peuples ne coule pas la politique de la terre brûlée, comme nous l’avons douloureusement, et définitivement, éprouvé avec les Bouddhas de Bâmiyân, pulvérisés en Afghanistan par les Talibans en 2001.

Charles Demassieux

Remigration : comment arrêter toute immigration nouvelle ? par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou rappelle ce qu’est être Français

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le cadre de son émission “I-Médias” pour TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou a tenu a rappelé les éléments qui permettent de dire ce qu’est être Français. Et ce en réponse au nouveau directeur du FNJ, Gaëtan Dussausaye, qui, sur France 3 Ile-de-France, avait tenu un discours présentant une conception éminemment désincarnée du fait d’être Français.

A partir de 16 min 15.

Une ville bretonne met en vente le mobilier du culte

Une ville bretonne met en vente le mobilier du culte

30/10/2014- DINAN (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le sang de l’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, monseigneur Denis Moutel, dans les Côtes-d’Armor n’a fait qu’un tour. Dans un communiqué très ferme, l’évêque s’est fermement opposé à la vente de quatre confessionnaux, décidée par la municipalité de Dinan, ville proche de Saint-Malo.

Les quatre confessionnaux du XIXème siècle de la basilique Saint-Sauveur de Dinan avaient été jugés inutiles et sans intérêt patrimonial par le responsable du patrimoine. Sans consulter l’Eglise catholique, il avait donc décidé de les vendre. Un des confessionnaux a déjà trouvé acquéreur. Les trois autres ont été retirés de la vente après un communiqué offensif de monseigneur Denis Moutel : « Le confessionnal (…) est le lieu de la célébration d’un sacrement et il ne peut trouver en aucun cas un autre usage ».

En revanche, la ville a laissé en vente la tribune de la chapelle des dominicaines dont la restauration s’achève cette année et où une messe était encore célébrée régulièrement en 2009.

Crédit photo : Rama

Bientôt plus de camemberts à Camembert ?

Bientôt plus de camemberts à Camembert ?

05/06/2014 – CAMEMBERT (NOVOpress via le Bulletin de réfinforamtion)
Il n’y a pas que le patrimoine fiscal qui délocalise, le patrimoine gastronomique français disparaît de ses terres d’origine locale. En effet, le camembert pourrait bientôt ne plus faire partie du patrimoine du petit village de Camembert, dans l’Orne. Le dernier fabricant de ce fromage à pâte molle et croûte fleurie, né il y a plus de deux siècles et qui bénéficie d’une AOP (Appellation d’origine protégée), cherche un repreneur. Mais les candidats ne se bousculent pas au portillon de la fromagerie Durand. Cette affaire artisanale est pourtant rentable ; elle vend ses camemberts au prix moyen de 3,80 € l’unité et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 600.000 € par an. Revers de la médaille, c’est un travail très contraignant, qui demande une présence sept jours sur sept à la ferme.

Crédit photo : Manuguf via Wikipédia (cc).

Grande-Bretagne : Une école enseigne l’anglais en langue étrangère

Grande-Bretagne : Une école enseigne l’anglais en langue étrangère

Parkinson Building, Université de Leeds

27/03/2014- LEEDS (NOVOpress)
Une école de la ville de Leeds, dans le Yorshire, a pris la décision radicale de proposer l’anglais en tant que seconde langue à ses 350 élèves, y compris ceux nés en Angleterre. La direction de l’école a justifié cette démarche en soulignant que leur maîtrise du langage était très mauvaise, même ses élèves originaires d’Angleterre.

La responsable de l’établissement, Mme Georgiana Sale, a indiqué qu’il fallait remettre en question nos habitudes d’enseignement si nous voulions améliorer le niveau général. Elle ajoute qu’un quart seulement des enfants présents ont l’anglais comme langue maternelle et que la moitié de ses élèves sont arrivés il y a moins de 4 ans. L’année dernière seul 25% de ces élèves âgés de 11 à 16 ans ont été capable de répondre au GCSE, un test d’évaluation nationale. C’est la plus mauvaise performance de toutes les écoles de la ville.

Cette école comporte 55 nationalités différentes venant du monde entier avec une prédominance de Roms. « L’autre problème, précise Mme Sale, est que la plupart des enfants sont illettrés en anglais mais aussi dans leur propre langue maternelle et qu’ils ne savent même pas tenir un stylo ». Quant aux enfants anglais, la directrice se rassure en disant que cela leur donnera l’opportunité de travailler leur grammaire et leur orthographe.

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Qui sauvera les églises menaçant ruine à Paris ?

Qui sauvera les églises menaçant ruine à Paris ?

13/02/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Paris délaisse ses églises. La municipalité est propriétaire, depuis 1905, de 85 lieux de culte catholique. Mais ces dernières années, la ville n’a consacré que dix millions d’euros par an pour les entretenir et les restaurer, alors que 500 millions seraient nécessaires, selon l’association SOS Paris.

Les conséquences du manque d’entretien sont déjà visibles : plusieurs édifices prestigieux, dont Notre‑Dame‑de‑Lorette (photo), Saint‑Augustin, la Madeleine ou Saint‑Séverin se dégradent. Dans certaines églises, des fresques anciennes risquent de disparaître. Dans d’autres, ce sont les fondations mêmes qui sont fragilisées.

Face à l’incurie des pouvoirs publics, les initiatives privées se multiplient, comme la nouvelle fondation Avenir du patrimoine à Paris, qui collecte des fonds pour restaurer des églises de Paris. D’ici trois ans, elle souhaite rénover Saint‑Augustin, Saint‑Merri et la Madeleine.

Crédit photo : Benchaum via Wikipédia (cc)