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Macron Drahi Pigasse : petits arrangements entre amis

11/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
14 milliards d’euros de cadeaux fiscaux généreusement offerts par Macron à l’oligarque Patrick Drahi ?

Mais ce dernier n’est pas un ingrat. Depuis des mois, les médias dont il est le propriétaire, entre autres BFM, RMC, Libération, L’Express, etc. sont devenus de véritables tribunes de propagande pour le leader d’En marche. L’histoire remonte au rachat, en 2014, du groupe SFR par le groupe Altice dont Patrick Drahi est propriétaire. Alors ministre de l’Industrie, de l’Economie et du Numérique, Arnaud Montebourg s’était opposé à la transaction, arguant du fait que la situation fiscale de Drahi est particulièrement trouble. Les entreprises de ce dernier sont en effet domiciliées dans des paradis fiscaux, et Drahi lui même est résident suisse. Montebourg avait d’ailleurs diligenté plusieurs enquêtes fiscales contre l’oligarque.

Avec l’arrivée de Macron à Bercy en octobre 2014, changement de décor

Sans doute, conseillé par son ami David de Rothschild, Emmanuel Macron s’empresse en effet d’autoriser le rachat de SFR par Altice, permettant ainsi à Drahi de s’emparer de l’un des fleurons français des télécoms. D’ailleurs à crédit, mais qu’importe : dans le monde de la finance apatride, on est surtout riche de ses dettes. Deux ans après, Drahi réalise le plus grand plan social de l’année 2016 en licenciant d’un seul coup d’un seul 5 000 salariés du groupe SFR. Merci Macron.

D’autres « petits arrangements » ?

En 2016 également, Bernard Mourad, le banquier conseil de Drahi, qui avait joué un rôle clé dans l’opération SFR Altice, Mourad donc devient conseiller spécial, devinez de qui ? D’Emmanuel Macron. Par ailleurs, la banque d’affaires à la manœuvre lors de cette opération fut la banque Lazare dont le directeur de la filiale française n’est autre que Mathieu Pigasse, par ailleurs propriétaire du journal Le Monde, autre grand véhicule de la propagande macronienne. Le monde est décidément bien petit…

Drahi, les Panama papers et les silences du Monde

Source : OJIM

Il est encore trop tôt pour appréhender tous les aspects, les origines, les stratégies de communication, les conséquences des Panama Papers. Mais on peut déjà souligner des absences troublantes, des présences (trop) tonitruantes et des présences (trop) discrètes.

Parmi les absences, celles des américains qui ne sont représentés que par quelques hommes d’affaires de Floride. Il semble étrange – étrange est un euphémisme – que le monde entier se soit croisé dans les bureaux du cabinet Mossack Fonseca… sauf les sujets américains. Cherchez l’erreur. Par contre Poutine (premier portrait de la une du Monde daté du mardi 5 avril) et Assad (second portrait) figurent en première page du Monde… alors qu’ils ne sont directement cités dans aucun papier du cabinet panaméen. Si Poutine a le droit a une page entière « La banque des copains de Poutine », l’Ukrainien Porochenko directement impliqué n’est même pas cité dans les deux premières éditions papier et son nom se retrouve de manière marginale dans LeMonde.fr. Étonnant ?

Dans son numéro suivant Le Monde ne consacre pas moins de deux pages complètes au Front National… alors que le parti n’est jamais cité directement dans les papiers. Pour Patrick Drahi, cherchez et cherchez bien ! Arrêtez de chercher vous ne trouverez pas son nom. Jérôme Fenoglio directeur du quotidien s’en est expliqué d’une manière embrouillée à la matinale de France Culture le 5 avril : c’est à cause de Xavier Niel propriétaire de Free et actionnaire du Monde, il ne fallait pas donner l’impression d’un conflit d’intérêts ou d’un coup de Jarnac à un concurrent. Diable ! Doit-on comprendre que si Bouygues ou Orange, eux aussi concurrents de Free (propriété de Niel), sont mis en cause pour toute autre affaire, Le Monde invoquera une réserve de neutralité sur le thème non possumus ? Étrange conception du journalisme.

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Faits & Documents n°374 du 15 avril au 15 mai 2014 - Portrait : Patrick Drahi

Faits & Documents n°374 du 15 avril au 15 mai 2014 – Portrait : Patrick Drahi

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 avril au 15 mai 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Patrick Drahi, l’homme d’affaire israélien et résident suisse qui a racheté SFR.

Avec l’annonce du rachat de l’opérateur français SFR par Numericable le 5 avril, Patrick Drahi, jusque-là inconnu, s’est retrouvé au coeur de toutes les attentions. Ce milliardaire a bâti sa fortune à coup de fusions-acquisitions dans le secteur du câble, devenant en moins de dix ans la 215ème fortune mondiale avec un actif net évalué à 6,3 milliards de dollars selon le magazine Forbes. S’il était français, il serait la 14ème fortune du pays. Mais voilà, l’homme ne l’est pas. Au grand dam d’Arnaud Montebourg qui déclarait au micro d’Europe 1 (14 mars 2014) : « Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France. Nous avons des questions fiscales à lui poser ! » Et Najat Vallaud-Belkacem d’exprimer, avec une fausse naïveté certaine, sa crainte de voir SFR « devenir une entreprise suisse ». Si Drahi est effectivement résident depuis quinze ans en Suisse, c’est pour Israël que son cœur bat. Au plus fort des tractations pour le rachat de SFR, un fait est passé totalement inaperçu : le 12 mars dernier, celui qui allait devenir quelques jours plus tard le nouveau propriétaire de SFR organisait la soirée d’inauguration d’I24News, « une chaîne multilingue internationale avec un regard israélien ».

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