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Migrants Commission européenne

La Commission européenne veut faire concurrence aux passeurs

Le commissaire européen chargé de l’immigration, le Grec Dimitris Avramopoulos, qui déclarait à Genève le 6 mars dernier que « les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés », cherche à combler la baisse du nombre d’immigrants illégaux arrivant par la Libye. Il a présenté mercredi un plan pour « réinstaller » en Europe au moins 50 000 personnes depuis l’Afrique du Nord et la corne de l’Afrique. « L’Europe doit montrer qu’elle est prête à partager la responsabilité avec les pays tiers », a soutenu le commissaire européen, « les personnes qui ont un vrai besoin de protection ne doivent pas risquer leur vie ni dépendre des passeurs ».

Ce qu’on appelle « réinstallation » ne doit pas être confondu avec la « relocalisation » des immigrants clandestins déjà arrivés en Italie et en Grèce, et que l’on voudrait redistribuer dans toute l’UE selon un système de quotas. La « réinstallation » consiste à faire venir les demandeurs d’asile directement depuis des pays hors-UE.

A ce jour, 23 000 ont été ainsi « réinstallés » depuis des camps de réfugiés situés en Turquie et au Moyen-Orient, et la Commission voudrait maintenant étendre ce système alors que l’Italie vient seulement de réussir, en coopération avec le gouvernement de Tripoli, à mettre à mal le service de navette gratuite pour immigrants illégaux qu’assuraient les ONG européennes avec la bénédiction de Bruxelles et de Berlin (les deux tiers de ces ONG opérant en Méditerranée centrale sont allemandes). Le porte-parole de la Marine libyenne a même annoncé cette semaine que tout bateau d’ONG européenne s’approchant sans autorisation à moins de cent milles nautiques des côtes de la Libye serait désormais séquestré.

La Commission cherche donc à « court-circuiter » (sic) les passeurs, mais aussi les autorités libyennes et italiennes, par un système de « réinstallation », alors même que le système de « relocalisation » de 160 000 demandeurs d’asile en deux ans s’est soldé par un échec puisque, à l’expiration du délai en ce mois de septembre, seuls 29 000 demandeurs d’asile avaient été « relocalisés » depuis la Grèce et l’Italie, sans compter qu’une bonne partie de ces 29 000 immigrants ont déjà disparu dans la nature après avoir été envoyés dans un pays qu’ils n’avaient pas choisi.

Parallèlement, la Commission européenne, par la voix du Grec Avramopoulos, a constaté mercredi qu’il fallait accélérer les expulsions car, au niveau européen, seul un tiers des déboutés du droit d’asile quittent effectivement l’UE. C’est mieux que la moyenne française, mais cela reste une incitation à l’immigration illégale. La Commission propose d’améliorer les procédures d’expulsion, mais si M. Avramopoulos veut encore six millions d’immigrés rapidement, on sent bien que cette proposition n’est qu’un leurre.

Le désastre migratoire provoqué par les politiques européennes a bien entendu mis à mal l’espace Schengen, et la proposition, également avancée mercredi par la Commission, de permettre aux Etats membres de prolonger jusqu’à trois ans les contrôles « provisoires » aux frontières n’est rien d’autre qu’un constat d’échec.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2017

Lahoo Samsooryamal

Hongrie : le procès du « camion charnier » bourré de migrants

Au 12 juillet, le procès de Kecskemét, dure depuis trois semaines. Et chaque jour y dévoile l’ampleur criminelle du trafic de réfugiés, auquel a décidé de mettre un terme le gouvernement hongrois de Viktor Orban. Un empêcheur de tourner en rond pour sûr.

En août 2015, en effet, les corps de 71 réfugiés étaient retrouvés dans un camion frigorifique abandonné près de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. Deux ans plus tard, le procès du réseau de passeurs se tient devant un tribunal hongrois. Ce groupe, dirigé par un Afghan entouré de Bulgares, avait méthodiquement organisé ce trafic d’êtres humains, aussi criminel que lucratif. Dans leur camion étaient transportés vers l’Autriche, et furent atrocement asphyxiés, ces immigrés illégaux, hommes, femmes, enfants, originaires de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et d’Iran.

Le chef du réseau est revêtu d’une tunique rouge, verte et noire. Il s’avance en souriant devant les trois juges. C’est un Afghan de 30 ans qui s’appelle Lahoo Samsooryamal (photo).

Il brandit un cahier où est écrite en arabe l’invocation Allahu Akbar, accompagnée d’une inscription en pachtoun : « Je ne suis ni meurtrier ni oppresseur. »

Accusé d’être son bras droit, Metodi Ivanov Georgiev, est un Bulgare de 31 ans qui faisait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt en Bulgarie lors de son arrestation en août 2015. Il fait profil bas. Suivent deux autres accusés bulgares. Venceslav Todorov Borisov, 38 ans, accompagnait, en éclaireur, le « camion charnier » sur l’autoroute. Ivaljo Nelev Stojanov, 25 ans, était le chauffeur du convoi. Les quatre hommes encourent une peine de réclusion à perpétuité.

Saleh Kasim Hassan, 51 ans, ressortissant libano-bulgare, était, lui, chargé de se procurer et d’immatriculer les camions achetés par Lahoo Samsooryamal. Cinq autres inculpés bulgares suivaient, qui ont tous participé aux transports de réfugiés…

Article paru dans Présent daté du 18 juillet 2017

Gérard Collomb Identitaires

Génération identitaire veut aider Gérard Collomb à couper les routes des passeurs

Jeudi matin, sur Europe 1, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’il fallait « faire en sorte que les routes des passeurs puissent être coupées » pour que « l’on n’ait pas en Europe des flux d’immigration, qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de l’immigration économique ».

Génération identitaire se félicite de cette prise de conscience, certes tardive, sur la question de l’immigration massive, et sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État.

Pour mettre fin à l’arrivée continue de migrants clandestins en Europe, il faut mettre fin aux traversées. C’est la mission que s’est donnée Génération identitaire avec l’opération Defend Europe, qui vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux d’ONG complices de ramener les migrants en Europe.

Ainsi, l’association Génération identitaire mène une mission d’utilité publique et propose son aide au ministère de l’intérieur. Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures.

Communiqué de Génération identitaire

Invasion migratoire

Italie : les ONG complices des passeurs de migrants ?

Intervenant le 22 mars devant la commission parlementaire italienne de contrôle de l’application de l’accord de Schengen, le procureur de Catane, en Sicile, a informé les députés de l’enquête en cours sur les soupçons de complicité entre les ONG européennes opérant en Méditerranée et les réseaux de passeurs libyens.

Le procureur Carmelo Zuccaro a ainsi fait savoir que dans les moments culminants, il y avait 30 navires gérés par ces ONG dont on se demande où elles trouvent l’argent (par exemple, le bateau Aquarius de l’ONG SOS Méditerranée coûte 11 000 euros par jour tandis que les navires Phoenix et Topaz coûtent 400 000 euros par mois à l’ONG maltaise MOAS). Le parquet de Catane enquête justement sur cette prolifération étrange créant un véritable corridor humanitaire entre l’Afrique du Nord et l’Italie.

Le procureur a aussi souligné la part grandissante des ONG dans les arrivées d’immigrants dans sa province de Catane (30 % des immigrants clandestins débarqués au cours des quatre derniers mois de 2016) et le nombre croissant de morts en mer accompagnant cette intensification des efforts des ONG. Ces victimes collatérales de l’activité des ONG intéressent aussi le parquet de Catane, de même que le phénomène de radicalisation de nouvelles recrues par des immigrés clandestins amenés par les ONG et travaillant dans le secteur agricole ou bien incarcérés après avoir commis des délits. Le procureur a en effet signalé des liens avérés entre certains de ces « migrants » et des organisations terroristes islamiques.

Parallèlement à ces révélations, l’amiral italien Enrico Credendino, qui commande l’opération navale EUNAVFOR Med de l’Union européenne, a lui aussi, dans un entretien publié le 17 mars par le Corriere della Sera, reproché aux ONG leur mode opératoire qui consiste à s’approcher des côtes libyennes et à signaler leur position par des signaux lumineux, avant même que des embarcations en difficulté leur aient été signalées. Ceci permet aux passeurs, comme l’avait déjà indiqué l’agence Frontex, d’attendre les bateaux des ONG avant de faire partir les canots surchargés de clandestins.

Olivier Bault

Article publié dans Présent daté du 24 mars 2017