Florian Philippot : « La France est devenue un régime complètement fou et autoritaire »

Florian Philippot TVL

23/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre l’instauration imminente du pass vaccinal et l’hypothèse d’un pass sanitaire exigé en entreprise, le gouvernement durcit le ton. Les non-vaccinés sont-ils responsables de la nouvelle vague de Covid ou de simples boucs émissaires ? Pour Florian Philippot, la France devient bel et bien un régime autoritaire avec cette nouvelle série de mesures drastiques.

Selon le président du parti Les Patriotes, il est urgent que les Français « se soulèvent » face à une telle atteinte aux libertés fondamentales.

Entretien.


Salaire conditionné – Passe sanitaire : enfin une réaction des syndicats ?

Passe sanitaire travail

Malgré l’évidente inefficacité de sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sa fuite en avant liberticide et envisage d’imposer le passe sanitaire à l’ensemble des salariés du secteur privé comme de la fonction publique. Syndicats et patronat se montrent réticents et inquiets face à cette mesure. Sauront-ils s’y opposer efficacement ?

Extrêmement – et étrangement – discrets sur la question de la gestion de la crise sanitaire et notamment des atteintes au droit du travail qu’elle a entraînées, les syndicats sont-ils enfin en train de se réveiller face au nouveau projet gouvernemental de « passe vaccinal » obligatoire pour pouvoir travailler ?

Il ne serait que temps à l’heure où le ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit les partenaires sociaux pour évoquer l’éventuelle extension du passe sanitaire (qui sera certainement bientôt vaccinal si rien n’arrête le gouvernement…) à l’ensemble des salariés.

Une consultation de pure forme alors que le gouvernement, poursuivant sa fuite en avant malgré l’inefficacité avérée de sa politique, a déjà pris sa décision ? C’est ce que craint le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui, invité de France Info lundi matin, déclarait que « souvent, quand on nous demande notre avis, le choix est déjà fait ». Pour lui, l’imposition du passe sanitaire aux 25 millions de travailleurs des secteurs public et privé serait pourtant « absurde et totalement inefficace ». « Nous préférons renforcer les gestes barrières et inciter plus à la vaccination », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle que la médecine du travail pouvait endosser dans celle-ci.

Actuellement, deux millions d’employés travaillant dans les hôtels, bars et restaurants sont déjà soumis à l’obligation de présenter leur passe sanitaire pour travailler. L’extension de ce système coercitif inquiète également le patronat qui aurait la charge de vérifier son application en mettant en place des contrôles à l’entrée des bureaux. Un pas supplémentaire vers une société pénitentiaire du contrôle permanent… Le président délégué du Medef, Patrick Martin, s’est ainsi légitimement interrogé dimanche dernier sur France Info : « Est-ce aux chefs d’entreprise d’exercer d’une certaine manière des pouvoirs de police en s’exposant à des peines très lourdes ? » En effet, un patron qui ne contrôlerait pas le passe sanitaire de ses employés pourrait encourir 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement.

La sanction appliquée aux employés réfractaires pose également de nombreuses questions en matière de droit du travail. Leur contrat peut-il être suspendu, peuvent-ils être licenciés, si oui à quel titre et en bénéficiant ou non des droits au chômage ? Des perspectives particulièrement inquiétantes qui pourraient déboucher sur de véritables drames sociaux et humains.

C’est pourquoi les syndicats rejettent l’idée d’une nouvelle contrainte et préfèrent « l’incitation et la conviction », évoquant notamment la généralisation d’une « prime à la vaccination », déjà mise en place dans certaines entreprises.

Il ne reste plus qu’à espérer que les officines syndicales s’opposent efficacement à cette nouvelle mesure liberticide du gouvernement. C’est l’occasion pour elles de prouver qu’elles ne sont pas que d’encombrants vestiges d’un âge révolu, gérant leurs prébendes et ne s’agitant que défendre les avantages acquis de certaines catégories de travailleurs, mais qu’elles peuvent aussi jouer un véritable rôle de contre-pouvoir et de garde-fou face aux dérives totalitaires de l’exécutif.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2021

Marine Le Pen pour la suppression du passe sanitaire !

marine le pen

Certains, pas toujours bien intentionnés, ont parfois reproché à Marine Le Pen une sorte de silence quant à l’actuelle pandémie. Invitée par Pascal Praud sur CNews, ce mardi 7 décembre, la candidate a rappelé quelques faits tout en levant autant d’incertitudes.

Oui, elle était pour le premier confinement. Oui, elle était pour le port du masque. Oui, même si cela n’a pas été évoqué lors de cette émission, elle était pour la fermeture des frontières. Il y a donc eu confinement, même si mis en place de manière foutraque – les grandes surfaces demeuraient ouvertes, au contraire des petits commerces, autrement moins propices à la propagation du virus. Il y a eu masques, mais tardivement, sachant qu’il était désormais impossible de les fabriquer en France, délocalisation mondialisée oblige. Quant aux frontières, voilà qui venait contredire la doxa dominante exigeant la libre circulation des marchandises, des capitaux et des êtres humains.

Pour le reste, Marine Le Pen se dresse contre d’autres interdictions à venir, tout en proposant la suppression du passe sanitaire, devenu passe vaccinal à l’en croire, tout comme elle est opposée à la vaccination des enfants, sauf pour cas de comorbidité – l’asthme, par exemple. Et c’est là qu’interrogée sur de simples mesures administratives, elle tente de tirer le débat vers le haut, refusant la « caporalisation » du pays : « Vous êtes un peuple adulte, mettez le masque quand c’est utile. […] Les gens doivent faire preuve de bon sens. » Il est un fait que, contrairement à ce que tendrait à laisser croire la propagande gouvernementale, les Français ne sont pas que des enfants.

L’écueil, pour la candidate, est évidemment d’éviter de tomber dans le piège médiatique tendu : antivax à tendance paranoïaque contre tyrannie sanitaire à tous les étages. Un Florian Philippot, lui, en a fait son cheval de bataille, sachant que politiquement, il n’a plus rien à perdre, tel un autre électron libre – Jean-Marie Bigard, pour ne pas le nommer. Car cette histoire est vite passée du semi-rationnel au demi-émotionnel, si ce n’est au tout-irrationnel, avec implantation de puce 5G téléguidée par compteur Linky et Reptiliens à la manœuvre.

Pour sortir de ces polémiques ayant souvent le don de ruiner l’ambiance des repas familiaux et tenter d’analyser la situation de plus haut, on constatera qu’à l’occasion de son meeting dominical de Villepinte, Éric Zemmour a réussi à troquer sa défroque de commentateur politique pour une tenue présidentielle, revenant même sur ses sorties inconsidérées sur l’islam, assurant aux Français de confession musulmane que si la France était leur mère, ils avaient vocation à devenir ses frères ; soit ce que Le Pen, père et fille, s’acharnent à répéter depuis des décennies.

De son côté, Marine Le Pen, de simple candidate à l’élection présidentielle, a démontré chez Pascal Praud qu’elle avait tout d’une possible présidentiable ; la nuance n’est pas mince.

Et c’est là que cette campagne présidentielle pour de bon entamée – même si l’actuel Président n’est pas encore officiellement candidat – commence à devenir bigrement intéressante. D’un côté, les électorats d’Éric Zemmour et de Marine Le Pen, distincts mais complémentaires. De l’autre, ceux de Valérie Pécresse et d’Emmanuel Macron, se situant dans les mêmes eaux sociologiques (bourgeoisies de centre gauche et de centre droit) ayant, par nature, vocation à se cannibaliser l’une l’autre. Puis, la grande inconnue : quid des voix s’étant portées sur Éric Ciotti au premier tour de la primaire des LR ? Son adversaire aurait dû, tous suffrages confondus, les siens et ceux de ses soutiens, atteindre les 75 %. Elle n’en a fait que 60 % : une victoire, certes, mais qui n’a rien non plus d’un triomphe.

Cela, Zemmour et Le Pen paraissent l’avoir compris, se ménageant maintenant l’un l’autre. Bref, si la vie est souvent faite de surprises, le jeu n’a jamais été aussi ouvert. Suite au prochain épisode…

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Passe sanitaire : Quand la police française vient contrôler dans un restaurant et vous amène au poste !

Philippe de Villiers: « On nous a menti sur le vaccin et le Passe Sanitaire. Ils n’empêchent pas la contamination. Le but secret, c’est le traçage numérique et le contrôle total de la population »

Passe sanitaire, au bout de la nuit, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire manif

On apprend que le passe sanitaire ne sera pas obligatoire pour les meetings politiques, dont la vocation est d’entasser dans un espace clos toute sorte de braillards. S’il est un lieu de libre circulation et de prolifération des postillons, c’est bien le meeting politique, qu’il soit de droite, de gauche, du centre ou extrémiste.

En revanche, par le plus sidérant des paradoxes, le passe sanitaire s’applique désormais aux enfants qui veulent venir s’instruire sagement dans les bibliothèques et les médiathèques de quartier, chacun assis à sa place et en dehors de toute condition d’entassement.

Selon les statistiques officielles, environ 30% des jeunes de 12 à 18 ans ne sont pas vaccinés et dès lors ne disposent pas d’un passe sanitaire. Pourquoi ne sont-ils pas vaccinés? Sans doute, parce que, pendant des mois, le discours officiel a martelé que la vaccination des jeunes, qui ne sont pas menacés par les formes graves du covid 19, était inutile voire contre-productive, avant que n’intervienne au début de l’été une soudaine volte-face (scientifique ou idéologique?) à ce sujet. Or, le passe sanitaire est désormais rendu obligatoire dès 12 ans pour accéder aux espaces culturels tels que les médiathèques, bibliothèques (en tout cas dans certaines communes).

Cela signifie-t-il que désormais, en ce moment, 30% presque un tiers des jeunes sont, de fait, quasiment bannis des lieux de l’intelligence et de la civilisation? Et après, qui s’étonnera de l’effondrement intellectuel de ce pays, de la montée de l’ensauvagement voire de la barbarie?

Quelle signification au total? l’excitation et le climat d’embrigadement d’un meeting politique mériteraient plus de considération que des enfants qui lisent, s’instruisent et travaillent? Tout cela est tellement invraisemblable qu’on a du mal à en croire ses yeux.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Lettre ouverte d’une centaine d’élus de Haute-Savoie : «Nous, élus locaux, demandons l’abandon du passe sanitaire»

pass sanitaire

22/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a donné, dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre, un premier feu vert au projet de loi « vigilance sanitaire », avec la possibilité controversée de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.
Une centaine d’élus de Haute-Savoie décrivent les conséquences sociales du dispositif dans leur territoire et militent pour son abandon.


Plus que personne, nous connaissons les effets terribles et dévastateurs de la Covid-19. C’est nous, accompagnés des pompes funèbres, qui avons scellé par des cachets de cire rouge les cercueils des premières victimes de la pandémie, inhumées dans nos cimetières municipaux. C’est nous, une fois encore, qui avons soutenu les familles et les proches des malades décédés. C’est avec nos conseils municipaux, nos agents communaux, nos associations, dans nos infrastructures que nous avons organisé massivement les premiers centres de dépistage et de vaccination, les ateliers de confection de masques. Certains d’entre nous ont même approvisionné les professionnels de santé. Depuis le début de la crise, nous sommes sur le front, sans angélisme ni utopie. Nous connaissons le prix humain et économique de cette pandémie. Nous pouvons donc témoigner ici, que si notre pays a pu traverser cette épreuve sans précédent, ce n’est que par l’unité et la concorde entre la population et ses élus.

Pourtant, chaque jour, dans nos communes de Haute-Savoie, qu’elles soient grandes ou petites, rurales ou urbaines, nous constatons peu à peu la division s’immiscer. Nous voyons les couples que nous avons unis se déchirer. Nous assistons à l’éclatement d’associations centenaires. Aux refus gênés d’accueillir des clients par des restaurateurs déjà au bord de la rupture financière.

Plus globalement, nous voyons la politique s’immiscer là où elle n’avait pas sa place jusqu’alors. Les pro et anti, que ce soit sur le sujet du passe ou du vaccin, se retrouvent subitement en opposition, là où ils vivaient paisiblement en harmonie. Les contrôles permanents sont autant de rappels, de coups de couteau, dans cette plaie de discorde. Ils sont effectués par des hommes et femmes qui n’en ont pas la vocation et qui subissent eux-mêmes de devoir se substituer à ce qui, jadis, était le pré carré des compétences régaliennes. Hier, nos policiers municipaux ne pouvaient pas contrôler une identité dans la rue, aujourd’hui vigiles ou bénévoles d’associations sont contraints de mettre en œuvre des barrages filtrants à l’entrée d’un gymnase ou d’un centre commercial.À cette implosion sociétale sans précédent, nous voyons nos services publics, déjà fragiles, subir de plein fouet les suspensions d’agents. Les lits déjà trop peu nombreux de nos Ehpad se ferment les uns après les autres, à la suite de suspensions de soignants. Les mêmes, qu’hier encore, nous applaudissions tous le soir venu. Laissant ainsi, autant de familles dans l’embarras et les plus fragiles d’entre nous, nos seniors, dans des situations inacceptables. Nous constatons, aussi, le retour contraint de personnes en situation de handicap, qui ne peuvent rester dans leurs centres spécialisés, faute de personnel. Les pharmacies de nos villages se retrouvent contraintes à réduire leurs amplitudes horaires faute de personnel vacciné. Nos centres de secours, déjà en tension perpétuelle, doivent se réorganiser et faire face au refus de pompiers déjà volontaires à se faire vacciner.»

Plus largement, le passe, mis en œuvre dans un manque de concertation certain, est générateur d’une incompréhension grandissante. Ce dispositif, à géométrie variable, crée un imbroglio des plus total. Une école de musique, si elle est portée par une collectivité en est exemptée, mais si dans la commune voisine elle est sous forme associative, le passe s’applique. Un groupe de musiciens professionnels n’a pas besoin du précieux sésame pour répéter, quand il est dans le même temps imposé aux amateurs. Les enfants des collèges jouent ensemble au basket sans passe, mais le soir venu, dans le même gymnase, avec les mêmes enfants et cette fois dans le cadre associatif, le passe s’applique. Il est obligatoire dans les trains, mais pas les métros, dans les musées, mais pas les écoles, les exemples sont nombreux… Générant ainsi autant de frustrations doublées d’un sentiment profond d’injustice, dont nous sommes malgré nous les réceptacles.

Le passe sanitaire est à l’origine de cette fracture sans précédent de notre société. Nous en sommes les témoins privilégiés, quand le cadre légal ne nous oblige pas à en être les acteurs malgré nous. Cette crise de la Covid-19 est doublée d’une crise de gouvernance. La gestion de la pandémie, faute d’une vision claire et pérenne, fait porter et appliquer aux acteurs de terrain la mise en œuvre d’une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. Sans avoir à émettre ici un jugement sur cette stratégie qui nous dépasse, nous constatons chaque jour ses limites.

La mise en place généralisée du passe est une démonstration parfaite de la citation de Julio Cortazar, «La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse». En l’occurrence, les maires, les présidents d’associations, les petits patrons. C’est au dernier échelon, le plus fragile de toute la construction du système républicain et sociétal, qu’il incombe, une fois encore, la plus basse des besognes.

La parole politique, pour nous élus des territoires de France, chaque jour au contact de notre population, a encore un sens et une valeur impérieuse. C’est le fondement de ce qui nous lie à nos concitoyens, c’est grâce à cette sincérité que nous sommes les élus préférés des Français. En avril, Emmanuel Macron déclarait en parlant du passe : «Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis». Aujourd’hui, alors que l’immunité vaccinale collective tant vantée (deux tiers de la population) est atteinte, il est temps de mettre en cohérence le dispositif et les propos passés du Président de la République. C’est à ce prix qu’il sera possible de redonner confiance aux Français, de reconnaître les efforts monumentaux concédés et qui, aujourd’hui, portent leurs fruits.»

Après la pandémie viendra le temps de la reconstruction, peut-être comme l’annoncent de nombreux observateurs, le temps de la récession, aussi. Ce n’est que dans l’unité, le dialogue et la sérénité, que peuvent l’appréhender les Français. Il est temps de faire confiance à notre population, de lui reconnaître sa liberté et sa responsabilité. Il est temps d’extraire du quotidien déjà lourd de nos concitoyens, la discorde créée par ce dispositif, d’ôter des frêles épaules de ceux qui n’ont rien demandé, un contrôle qu’ils n’ont pas à assumer à leur niveau. Il est pour nous, élus locaux, le temps d’abandonner le contrôle du passe sanitaire de la vie quotidienne des Français.

Découvrez la liste des élus signataires ici !

Tribune reprise de FigaroVox

Loïc Hervé – « Il faut arrêter avec ce pass sanitaire ! » [vidéo]

Loïc Hervé

20/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Sénat a rejetté la proposition de loi sur l’obligation vaccinale.

Pour en parler, André Bercoff a reçu Loïc Hervé, Sénateur UDI de Haute-Savoie. Celui-ci considère notamment qu’il faut se débarrasser au plus vite du passe sanitaire.


Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021

Pass sanitaire : les Français, des veaux ou un peuple responsable ? [vidéo]

manif pass sanitaire

12/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Près de 50 millions de Français ont reçu leur première dose de vaccin. Pari réussi pour le gouvernement qui envisage désormais ouvertement une prolongation du pass sanitaire jusqu’à l’été. En face, la mobilisation contre cet outil numérique a réuni moins de 50.000 personnes dans toute la France samedi 2 octobre, selon le ministère de l’Intérieur: six fois moins qu’au début du mois d’août!

Les Français font-il preuve d’une noble prudence dans cette crise sanitaire ou doit-on s’inquiéter de leur docilité ? Éléments de réponse avec l’invité de Sputnik donne la parole, René Chiche, professeur agrégé de philosophie.


L’impasse sans fin ? – Prolongement du passe sanitaire

pass sanitaire

A l’origine, il devait être provisoire et limité aux grands rassemblements : le passe sanitaire a été imposé aux restaurateurs. C’est une deuxième « prolongation » que le gouvernement vient d’annoncer : le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que le passe sanitaire pourrait être imposé jusqu’à l’été prochain, donc bien au-delà de sa fin officielle prévue le 15 novembre prochain. Autrement dit, même au cours de la prochaine présidentielle. Alors même que la quatrième vague est en train d’être maîtrisée, que le nombre de vaccinés augmente sérieusement et que le taux d’incidence repasse à 50 cas pour 100 000 habitants dans six départements sur dix. Le ton reste pourtant à la dramatisation. Pour Gabriel Attal, « l’éclaircie sanitaire s’observe à peu près partout dans l’Hexagone, mais ce n’est pas parce que la marée est basse qu’elle ne peut pas remonter ». Le gouvernement préfère anticiper d’éventuelles prochaines vagues, dont on peut sérieusement penser qu’elles tendent à être conjurées… Plus personne ne parle de variant, comme si le sujet n’avait été qu’un feuilleton de l’été passé.

Comment expliquer ce souci de jouer à nouveau les prolongations ? Quelques épidémiologistes ont prévenu contre un risque de « redémarrage » de l’épidémie à l’automne. Une éventualité qui a ainsi eu l’oreille d’Emmanuel Macron et de l’exécutif. Bref, un souci de combattre cette « cinquième vague » invoquée dans les discours de certains élus LREM.

Présentation d’un nouveau projet de loi à la mi-octobre

Pour prolonger le passe sanitaire, un nouveau texte sera ainsi présenté en Conseil des ministres le 13 octobre prochain pour être ensuite débattu devant le Parlement à la fin du mois. Dans cette crise, on ne compte plus l’accumulation impressionnante de textes aboutissant à rendre définitif ce qui était provisoire : loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, lois prorogeant l’état d’urgence sanitaire, loi relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire, puis loi relative à la gestion de la crise sanitaire… A chaque projet de loi, une date butoir est indiquée pour être finalement repoussée par le texte suivant.

Mais cette perspective de devoir présenter le passe sanitaire en pleine présidentielle ne réjouit pas tout le monde. Le patron des Républicains du Sénat, Bruno Retailleau, déclare tout de go dans un tweet du 29 septembre que « le Sénat ne pourra autoriser le gouvernement à prolonger le recours au passe sanitaire en enjambant les présidentielles, jusqu’en juillet ».

Mais, dans cette crise sans fin, il y a aussi de drôles de révélations. Ainsi, d’après une étude publiée par le ministère de la Santé le 29 septembre dernier, on apprend que 5 700 lits d’hôpitaux ont été supprimés l’année dernière en pleine crise du Covid. Le ministère explique cette mesure surprenante par le souci d’éviter les contagions avec la transformation de chambres doubles en chambres simples. Dont acte. Des chiffres insolites dans une situation qui reste confuse…

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2021

Batailles pour les libertés, par Jean-Gilles Malliarakis

Avant même la crise du Covid, on pouvait s’inquiéter à juste titre du stupéfiant progrès de ce qu’on appelle le contrôle social dans la Chine de Xi Jinping. Il semble en effet que ce tournant ait commencé à être pensé par les dirigeants communistes de Pékin dès 2012. Les premières expérimentations remontent à 2014, autrement dit à l’époque où le prince rouge Xi prend le contrôle de l’appareil du Parti, de la commission militaire, et du gouvernement de l’État.

En 2018, on ne s’intéressait pas encore à la ville de Wuhan, à son laboratoire, à son marché aux poissons, à ses pangolins, à ses chauves-souris, et à la transmission de son virus. Mais on découvrait déjà, avec effroi en occident, le projet terrifiant de système de « crédit social » : à chaque citoyen une note de bonne conduite, en fonction de laquelle il accède, ou non, aux services, aux prêts bancaires, au logement, etc. Gare à celui qui ne traverse pas dans les clous. La reconnaissance faciale permet aux autorités de surveiller techniquement les individus à un point jamais envisagé dans l’Histoire. Or, l’Empire du Milieu envisageait de le mettre complètement en place pour l’année 2020.

Cette réalité de cauchemar mérite certes d’être comprise en fonction de l’identité véritable de cette nation. Toute son Histoire a été marquée dès le IIIe siècle avant notre ère, par le premier empereur, Qin Shehuandi et son désir d’immortalité. Mao Tsé-toung l’admirait sans réserves. Son rêve étatiste et centraliste millénaire, s’est trouvé balayé, pourtant, de dynasties en dynasties. Or, toujours se sont réaffirmé, en réaction, la diversité des peuples et des provinces composant cet immense pays, et, par-dessus tout, l’instinct individuel de ses enfants.

Rien de cela ne devrait être ignoré s’agissant du monde chinois.

Mais chez nous où en sommes-nous avec la dictature numérique rampante ? Les Français, toujours supposés « Gaulois réfractaires », et dénigrés comme tels par leurs propres dirigeants, ont-ils vraiment conservé le sens des libertés, qui faisaient autrefois leurs richesse ?

On peut en douter.

Dès le début de la pandémie, en effet, on pouvait le déplorer : « la peur a pris le pouvoir ».[1]

Depuis, on a cherché à se servir de l’irrationnel, dans les deux camps, et l’incompétence de nos dirigeants et de nos technocrates coupés du peuple a multiplié les démarches anxiogènes. Y ont répondu, dans une partie de la population, environ 30 % de l’opinion, par autant de refus instinctifs.

Beaucoup de Français se sont investis, pendant des semaines, y compris au mois d’août, de se mobiliser dans la rue, les uns contre l’obligation vaccinale, les autres contre le passe sanitaire.

Comment ne pas observer, certes, le caractère passager d’un tel combat, après celui des gilets jaunes apparu à partir d’une étincelle fiscale. Cette nouvelle flambée de colère semble appelée à cesser faute de combattants, au fur et à mesure de l’augmentation du pourcentage de personnes vaccinées.

Mais d’autres libertés peut-être plus fondamentales encore mériteraient qu’on les défende, et plus encore qu’on les restaure. Citons dès maintenant la liberté de l’enseignement et le libre choix des familles françaises.

Est-ce cependant sur ce terrain que certains s’apprêtent à se mobiliser ? Je redoute qu’on laisse carrément de côté cette dimension, pourtant essentielle, dans le contexte politique actuel. Depuis le Code civil aucune existence légale à proprement parler ne semble reconnue à la famille en France : il est bien connu que l’homme postnapoléonien et post-jacobin est supposé naître orphelin et mourir célibataire.

Très légitimement, par exemple, au sein de la droite classique, on entend s’élever des voix se préoccupant à fort juste titre de réparer l’école. Ainsi, François-Xavier Bellamy, chef de file de son groupe au Parlement européen, professeur de philosophie, dresse un bilan terrible du recul éducatif français. « Je ne crains pas, dit-il très joliment, le choc des cultures, mais le choc des incultures. » Il a récemment partagé un texte en 30 propositions tendant à « sauver l’Éducation nationale »[2]Et, plus significatif encore Michel Barnier, dans les 4 points qu’il affirme essentiels de sa précampagne présidentielle, souligne (point 4) le besoin de « réparer »l’école.

La dégradation a en effet atteint une proportion catastrophique dans la mesure où « un jeune Français sur cinq est illettré ».

Mais pourquoi ignorer que le monopole scolaire étatisé se révèle précisément le premier ennemi de tout redressement. Il faut ainsi saluer le combat courageux et intelligent de Créer son école.[3]

Ce 30 août, sa talentueuse et combative présidente, Anne Coffinier dénonçait ainsi, dans une conférence de presse, les atteintes à la liberté scolaire qui se sont multipliées au royaume de Macronie : loi Blanquer de 2018, puis nouvelle loi en 2021, prétendant sauver les principes de la république et combattre un « séparatisme » dont le pouvoir et toute la bien-pensance répugnent à mentionner le caractère islamiste.

Le dossier de ce combat, fourni à la presse, est très riche et on peut juger stupéfiant qu’il n’ait pas été repris, ou si peu, par ceux qui prétendent « sauver » l’institution scolaire.

Dans l’éditorial de son excellente Nouvelle Lettre (N° 1443 du 24 septembre) Jacques Garello rappelle le droit essentiel des familles.

Qui dans les gros médias a osé faire écho à de telles protestations. Elles concernent pourtant des centaines de milliers d’enfants aux besoins desquels l’école d’État ne répond pas.

Qui se souvient encore que depuis la loi Falloux de 1850 la liberté scolaire est supposée conquête intangible du pays ?

Les trous dans le drapeau de cette liberté ont été multipliés depuis les lois laïcistes imposées de 1902 à 1907 par les radicaux-socialistes, jusqu’à nos jours.

Certes la liberté est menacée à Hong Kong et je suis le dernier à l’oublier, mais elle l’est aussi à Paris.

[1] cf. L’Insolent du 30 mars 2020 « Quand la peur a pris le pouvoir »
[2] cf. son essai « Les Déshérités ou l’urgence de transmettre » éd. J’ai Lu n° 11329, 2016.
[3] Dossier de Presse rentrée 2021 – sur les deux sites de l’association Créer son école et Educ’France.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Mathieu Slama: «Le gouvernement envisage de prolonger le passe sanitaire pour des raisons électoralistes»

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Le passe sanitaire qui devait initialement être abandonné après le 15 novembre pourrait être prolongé. Pour l’analyste politique, cette manœuvre vise surtout à séduire un électorat plutôt âgé et favorable au dispositif.

Cette fois, le doute n’est plus permis : le gouvernement prépare les esprits à la prolongation du passe sanitaire. Il y a quelques jours, il affirmait, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, que le passe sanitaire pourrait être supprimé dans certains territoires où le virus ne circule plus mais conservé dans d’autres. Puis on apprenait, par une «fuite» dans la presse (méthode de communication classique pour préparer les esprits à des annonces fortes et clivantes), qu’un projet de loi était en préparation pour prolonger la durée de vie du passe, initialement censé se terminer le 15 novembre dans le cadre de la précédente loi votée.

Le gouvernement ne donne donc aucune limite de temps au passe. La seule concession qu’il accorde est, semble-t-il, sa modulation selon les territoires. Récemment, Olivier Véran affirmait même qu’il serait nécessaire aussi longtemps que le virus était présent dans le pays, ce qui revenait à dire qu’il n’était pas près de disparaître. Quant à Emmanuel Macron, il affirmait en marge d’un déplacement à propos du passe : «On va le conserver dans la poche».

Cette décision de prolonger le passe sanitaire pose d’abord question d’un point de vue juridique. Le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel avaient validé (hélas…) le passe sanitaire généralisé au motif qu’il était «strictement proportionné aux risques sanitaires encourus», et soulignait qu’il devait y être «mis fin sans délai lorsqu’il n’est plus nécessaire». Or la situation épidémique est sous contrôle, le taux d’incidence en baisse quasi-constante partout sur le territoire métropolitain et le cataclysme annoncé du variant Delta n’a pas eu lieu. Comment justifier, dans ces conditions, la prolongation d’un outil qui, si l’on suit les raisonnements du juge constitutionnel, n’a plus lieu d’être ?

D’autre part, il est désormais admis par la communauté scientifique que le vaccin, s’il diminue la possibilité de contaminer autrui, ne la supprime pas. Cela signifie, très concrètement, qu’une personne dotée d’un test négatif peut potentiellement être contaminée par une personne vaccinée. Dans ces conditions, l’argument sanitaire du passe ne tient plus, ou est très fortement fragilisé (et on ne prend pas une mesure aussi grave sur des fondements scientifiques aussi fragiles).

Le passe sanitaire apparaît donc désormais pour ce qu’il est et ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire un outil de coercition destiné à rendre la vie des non-vaccinés impossible et ainsi les pousser à la vaccination. Coercition renforcée par la décision du gouvernement, qui sera effective à la mi-octobre, de ne plus rembourser les tests «de confort», c’est-à-dire l’unique moyen pour les non-vaccinés d’accéder aux lieux de sociabilité. Rappelons ici que le Conseil d’État avait insisté, dans l’avis qu’il avait rendu sur l’extension du passe sanitaire, sur le fait que le passe ne pouvait être un outil d’incitation à la vaccination mais uniquement un outil de protection sanitaire. Mais nous ne sommes plus à une contradiction ou à un reniement prêt. Et il y a fort à parier que le Conseil d’État comme le Conseil constitutionnel sauront trouver, pour valider cette nouvelle loi de prolongation du passe sanitaire, les artifices juridiques nécessaires…

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Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La menace du passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Ce devait être une mesure « limitée dans le temps », « exceptionnelle », presque prise à contre-cœur, après avoir passé des mois en assurant ne jamais le mettre en place. Le passe sanitaire devrait pourtant bien être prolongé… si les chambres parlementaires obéissent.

Seuls les plus crédules seront surpris. Le gouvernement prévoit de prolonger la possibilité d’avoir recours au passe sanitaire. Le 12 juillet dernier, le président de la République prenait tout le monde de court en annonçant l’inimaginable, l’impensable : il y aura désormais deux catégories de Français, l’une qui n’aura plus accès à grand-chose, l’autre qui devra montrer patte blanche pour toute activité du quotidien.

Les grandes manifestations chaque week-end dans toutes les villes de France n’y changeront rien, la décision a été prise avec l’obscur conseil de Défense. Certains jouent le jeu, d’autres tentent de contourner la règle, certains retrouvent la solitude du premier confinement, d’autres sont obligés de fermer leur établissement.

Une nouvelle entourloupe ?

Si en décembre 2020, Emmanuel Macron affirmait que « jamais » il ne mettrait le passe sanitaire en application, les choses ont bien évolué en l’espace de quelques mois. Le risque d’une quatrième vague qui ne s’est pas encore montrée, le manque de place à l’hôpital et les soignants qui désormais sont amputés d’une partie d’eux-mêmes, n’ayant pas souhaité se faire vacciner, ont permis la mise en place de l’impensable en France, en 2021 : une véritable ségrégation.

Après cette période douloureuse, dont il était convenu qu’elle devait prendre fin le 15 novembre prochain, ce qui devait arriver se profile petit à petit. Olivier Véran l’avait annoncé dès le mois d’août, Jean Castex vient de le confirmer : le passe sanitaire devrait être prolongé. Un projet de loi sera présenté le 13 octobre en conseil des ministres pour permettre aux autorités d’avoir recours au passe sanitaire au-delà du 15 novembre.

Le texte devra encore être adopté par les deux chambres parlementaires. Jean Castex s’est d’ailleurs entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, lundi 20 septembre, après avoir parlementé avec Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale. Matignon prépare donc le terrain et recherche un consensus politique afin de pouvoir compter sur les députés et sénateurs.

Vers un passe territorialisé ?

Emmanuel Macron laissait pourtant entrevoir un allègement du passe sanitaire, ces derniers jours. Le ministre de la Santé, Olivier Véran indiquait même dans un entretien au Parisien, dimanche 19 septembre, que « les restrictions pourraient être allégées progressivement », là où la situation continuait à s’améliorer. Mais pour l’instant, aucune décision immédiate n’est prévue, aucune liste de départements n’a officiellement été déposée à l’Elysée, même si une trentaine de départements est passée sous les 50 cas pour 100 000 habitants.

Le porte-parole du gouvernement a quant à lui précisé le fond de la pensée de l’exécutif. « Tout l’enjeu est de savoir comment on garde ces outils et on s’adapte à cette situation. » Comprenez que le passe sanitaire pourrait être « territorialisé » et pérennisé, sans qu’il soit continuellement appliqué.

Le gouvernement entend garder la possibilité de ressortir cet outil à n’importe quel moment, n’importe où pour endiguer une « nouvelle vague » ou pousser les habitants à aller se faire vacciner.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2021

RÉVOLTE contre le PASSE SANITAIRE – Entretien avec Florian Philippot [vidéo]

Florian Philippot

10/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Président des Patriotes, ancien vice-président du Front National, Florian Philippot est aussi engagé depuis le 24 octobre 2020 dans l’organisation de manifestations politiques contre les mesures sanitaires du gouvernement.

Il réaffirme aussi la ligne des Patriotes sur la sortie nécessaire de l’Union européenne pour que la France reprenne le contrôle de sa politique industrielle et migratoire.


Le passe sanitaire : première des quatre étapes du futur système de contrôle numérique ?

qr code

Plusieurs nouvelles technologies apparemment indépendantes vont converger pour déboucher sur un système de contrôle qui modifiera profondément le quotidien des citoyens. Quatre étapes sont attendues. En voici une présentation rapide.

Étape 1 : le passeport sanitaire, dont le QR code téléchargeable sur téléphone est la représentation numérique. Tout individu est ainsi en mesure de prouver son statut vaccinal. Sans cela, il est à craindre que les portes de la vie moderne lui soient closes. Le sujet est suffisamment actuel et connu pour ne pas s’y étendre.

Étape 2 : le dispositif d’identification numérique universel. Des entreprises comme Thalès y travaillent depuis plusieurs années avec les gouvernements. Il fonctionnera avec le passeport sanitaire numérique pour ne faire qu’un. En deux mots, il s’agit de pouvoir prouver son identité de façon dématérialisée (sans carte d’identité). À l’aide de son portable dans un premier temps et grâce à une puce sous-cutanée un peu plus tard (c’est déjà en phase de test dans deux États africains).

Les certificats papier étant facilement falsifiables, toute personne pourra ainsi prouver qu’elle est vaccinée et qu’elle est bien la personne qu’elle prétend être.

Un consortium nommé Alliance ID2020 a été chargé de dérouler rapidement le processus. Il regroupe notamment Accenture, Microsoft, la fondation Rockefeller, MasterCard, IBM, MIT Safe Paths et GAVI Global Alliance for Vaccines de Bill Gates.

Étape 3 : la nouvelle monnaie numérique sur laquelle les banques centrales ont beaucoup travaillé (le digital wallet). Selon Christine Lagarde, l’euro numérique est déjà à l’étude et son lancement est prévu pour 2026. Fondé sur la technologie blockchain, il permettra de rendre tous les flux monétaires parfaitement traçables et contrôlables. Il sera ainsi possible de désactiver très facilement le compte d’un individu que les autorités suspecteraient d’activités illicites.

Nous le voyons, l’objectif est de créer une identité numérique complète, mixant des données sanitaires (vaccinales), civiles et bancaires infalsifiables.

Étape 4 : le passeport Internet. Ce dispositif constituera la dernière étape du système de contrôle numérique. Si la circulation sur la Toile est, aujourd’hui, libre pour tout le monde, elle ne le sera probablement plus puisqu’il est envisagé de créer une sorte de permis de conduire virtuel qui nous sera accordé sous réserve d’un examen périodique de notre activité en ligne.

D’aucuns pourraient y voir un outil destiné à éliminer toutes les voix dissidentes d’Internet. Il est vrai que dans la société hyper-numérisée qui s’en vient, être privé d’Internet signifiera une mise au ban de la société.

Pas d’inquiétude, cependant, puisque ce « Great Reset » qu’on nous prépare avec l’aimable collaboration de Big Pharma, Big Data et Big Tech n’a pas d‘autre vocation à encadrer nos vies afin de les rendre plus sûres, plus commodes, plus vertes, moins inégales et plus inclusives…

Rappelons-nous ce qu’avait écrit le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, dans un livre publié début 2016 : « La 4e révolution industrielle conduira à une fusion de nos identités physique, biologique et numérique. »

Grâce à la peur opportunément engendrée, le Covid-19 fut alors l’occasion de précipiter le processus en obtenant des peuples leur consentement.

Me Marc Amblard

Tribune reprise de Boulevard Voltaire