Manifestations en France – La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas

pass sanitaire

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas. Environ 204 090 personnes (sic) ont manifesté samedi 31 juillet à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur, dont 14 250 à Paris. Au total, 184 actions ont été recensées. Le samedi précédent, ces manifestations avaient réuni 161 000 personnes, dont 11 000 dans la capitale, toujours selon la place Beauvau. Lors du premier samedi de mobilisation, le 17 juillet, 114 000 personnes avaient manifesté.

Ces chiffres sont bien évidemment sous-évalués. Mais une chose est sure : les opposans au pass sanitaire sont déterminés à poursuivre la mobilisation.

Regroupée autour des hashtags #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Dans les cortèges, où figurent également de nombreux « gilets jaunes », les manifestants fustigent un pass sanitaire « liberticide » et affirment marcher « contre la dictature ».



Plusieurs arguments factuels contre le passe sanitaire et la vaccination générale

vaccin covid

Sur son site, Nicolas Faure – qui est aussi très actif sur Twitter – présente les principaux arguments à opposer à la folie du passe sanitaire. Un long texte très factuel à diffuser au maximum, depuis le site de Nicolas Faure.
À noter que l’auteur présente plutôt positivement la balance bénéfice/risque des vaccins pour les personnes à risque. C’est un parti pris qui peut être discuté mais qui a le mérite d’être assumé.

Le passe sanitaire est un instrument si liberticide qu’il ne peut être accepté sans discussion et réflexion.
On ne peut pas violemment marginaliser des millions de Français sans que cette décision soit proportionnelle à un péril d’une gravité gigantesque. On ne peut pas contraindre une population entière à la vaccination obligatoire – de manière plus ou moins déguisée – sans agir sur des bases solides.
Or, dans ce texte, je vais tenter de vous démontrer pourquoi je pense que l’idée d’une vaccination générale est mauvaise.

Pour résumer en quelques points :

– Depuis le début de cette crise, il est devenu clair que le Gouvernement est composé de menteurs ou d’incapables, au moins sur les sujets sanitaires. Il ne faut pas oublier tous leurs mensonges et toutes leurs errances, surtout sur un sujet aussi grave. Leurs avis et leurs ordres doivent donc être analysés avec beaucoup de distance et de prudence.
– Le Covid-19 n’est pas une maladie anodine mais n’est pas non plus une maladie dramatique qui nécessite des mesures aussi drastiques que celles prises ces derniers mois, sans même parler du passe sanitaire !
– Les vaccins actuels semblent très efficaces mais ont été conçus de manière extrêmement rapide par des entreprises aux comportements parfois troubles qui se sont exonérées de presque toute responsabilité en cas d’effets secondaires.
– L’esprit d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle d’un produit dont les phases de test ne sont pas terminées ne semble pas compatible avec l’idée d’une vaccination générale.
– La balance bénéfice/risque des vaccins disponibles semble positive pour les personnes à risque mais reste impossible à mesurer pour les personnes jeunes en bonne santé.
– Il est impensable d’imposer à des jeunes un vaccin aux conséquences incertaines, alors même que la maladie n’est pas une Grande Peste et que les vaccins sont efficaces pour protéger les populations à risque.
– La vaccination générale a plusieurs désagréments possibles qu’il faut absolument étudier avant toute obligation.
– En attendant l’arrivée d’un vaccin classique et parfaitement testé, la vaccination ne devrait pas être généralisée mais proposée aux personnes à risque volontaires.
– Si l’on s’en tient à la vaccination des personnes à risque, la dangerosité du Covid-19 devient semblable à celle d’une grosse grippe, ce qui rend absurde l’idée de vaccination générale et bien entendu celle de passe sanitaire.

Pour le détail du raisonnement, c’est parti !

À noter que ce texte se veut un complément à cette vidéo, publiée il y a quelques jours

Pour lire la suite, c’est ici !

Pass sanitaire : ça bataille sur les réseaux sociaux

pass sanitaire réseaux sociaux

Les réseaux sociaux Twitter et Facebook sont devenus d’immenses champs de bataille virtuels opposant les détracteurs et les défenseurs du « pass sanitaire ». Un phénomène somme toute logique dans une époque où les contacts humains réels sont limités, contrôlés voire interdits…

Mardi 27 juillet, deux mots clés ont animé Twitter jusque tard dans la soirée, faisant oublier les Jeux Olympiques et les autres thématiques à la mode. Pour rappel, les mots clés permettent de retrouver en un clic tous les messages dédiés à un sujet précis. Il y avait ainsi #manif31juillet d’un côté et #VaccinezVous de l’autre. Le premier annonçait les nouvelles grandes manifestations prévues ce samedi 31 juillet à Paris et dans toute la France. Le tweet usant de ce mot clé le plus populaire était signé Florian Philippot, qui annonce qu’il sera à nouveau dans la rue pour lutter contre le gouvernement. Son message a été partagé un bon millier de fois et « aimé » à plus de deux mille reprises en quelques heures. Florian Philippot n’est pas le seul à s’exprimer avant les grands rendez-vous du week-end puisqu’une vidéo filmée à Pau lors d’une manifestation organisée mardi, suivie du fameux mot clé, a également connu un grand succès.

Depuis le discours tyrannique du chef de l’état, les débats et les altercations inondent les réseaux sociaux. Ainsi, le mot clé #VaccinezVous était une réponse aux opposants au pass sanitaire et cherchait à inciter un maximum de Français à se faire vacciner.

Le propos a toutefois été détourné, notamment par Jean Messiha, très actif sur Twitter, et Florian Philippot, encore lui ! Le meneur des Patriotes suggère ainsi : « #VaccinezVous contre la bêtise et l’obscurantisme : voyez l’échec des pays qui multiplient les restrictions. Ecoutez la science, non la corruption du pouvoir et les conflits d’intérêts des médecins de plateaux tv. Faites confiance au bon sens et à l’humanité qui est en vous. »

Si les réseaux sociaux ont toujours une fonction pratique, il ne s’agit plus d’espaces de liberté depuis bien longtemps et les opposants au régime y prennent des risques. Sur le plateau de LCI, le professeur Gilbert Deray, chef de service à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, a ainsi qualifié de « criminels » ceux qui, à ses yeux, répandent de fausses informations en ligne. Le journaliste lui faisant face ne s’est pas indigné de tels propos mais a surenchéri en demandant au médecin s’il estimait que ces gens devaient subir des sanctions pénales.

Les vrais criminels semblent pourtant être dans le camp de ce médecin. Mardi soir, un nouveau mot clé apparaissait en effet sur Twitter. Il prenait le nom de Maxime Beltra, jeune homme de 22 ans décédé quelques heures après avoir été vacciné. C’est sur le réseau social Facebook que son père a donné la nouvelle à travers une vidéo vue plus de 250 000 fois. Malgré les accusations de « fake news » de la part d’un proche de LREM, la nouvelle a été confirmée et devrait échauder les esprits d’ici samedi. Là, la colère prendra une forme bien réelle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Macron : Diviser pour mieux régenter

macron pass sanitaire

Alors que le Conseil constitutionnel étudie la validité du pass sanitaire, les Français se divisent en pour et contre. Une nouvelle fracture du pays à mettre à l’actif de Macron.

Députés et sénateurs se sont finalement mis d’accord sur le texte de loi mettant la nation sous contrôle sanitaro-judiciaire. Si la chambre haute a apporté quelques (très légères) atténuations au programme coercitif voulu par le gouvernement, la proposition originelle n’a pas connu de remaniement profond. L’Elysée attend maintenant l’avis du Conseil constitutionnel.

Saisi par le Premier ministre, Jean Castex, et par la gauche, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août prochain. Ce sera la dernière étape avant la promulgation officielle de la loi et l’entrée en vigueur des mesures, à moins que le Conseil constitutionnel ne décide de retoquer certaines d’entre elles. Hélas, on ne peut nourrir que de très minces espoirs quant à cette perspective lorsque l’on sait que le président de ce Conseil n’est autre que l’ancien Premier ministre socialiste, le très complaisant et macrono-compatible Laurent Fabius, grand spécialiste des affaires sanitaires depuis le dramatique scandale du sang contaminé. On se souvient par ailleurs que le gouvernement se fait conseiller, pour sa gestion de la stratégie de vaccination, par le cabinet McKinsey dont le directeur de l’antenne française est Victor Fabius… Peu de chances donc que le Conseil constitutionnel ne vienne gâcher les futurs repas de famille…

L’Elysée se montre de ce fait très confiant quant à la validation de l’assemblée des « sages » et « la célérité de l’application » des mesures d’imposition du pass sanitaire, malgré l’opposition qui enfle dans la rue quoi qu’en disent les médias aux ordres qui n’ont de cesse que de la minorer et de la caricaturer. En voyage en Polynésie, Emmanuel Macron a d’ailleurs adressé un message aux contestataires en affirmant : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre. » Mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas. Celle-ci repose sur un sens du devoir réciproque. ». En clair, pour le Président, les opposants à l’obligation vaccinale et à la société de contrôle induite par le pass sanitaire sont des égoïstes sans aucun sens civique. Bel exemple d’inversion accusatoire…

De son côté, le ministre du Travail Elisabeth Borne maintient également la pression en détaillant dans les médias, presque avec délectation, les sanctions prévues pour les salariés qui ne se conformeraient pas à l’obligation vaccinale les concernant. Elle a notamment déclaré : « Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu’il ne peut pas y avoir de licenciements. Le droit commun du Code du travail s’appliquerait le cas échéant. »

Une formulation peu claire alors que le Sénat a supprimé de la loi la mention d’un possible licenciement après deux mois durant lesquels le salarié soumis à l’obligation vaccinale ne se serait pas mis en règle. Cela signifie-t-il que l’exécutif se moque du vote du parlement et qu’il fera ce que bon lui semble pour punir les récalcitrants aux injonctions vaccinatoires ?

Au regard de son actuelle frénésie d’autoritarisme, cela ne serait, hélas, guère étonnant.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire – Liberté, liberté chérie, par Maxime Tandonnet

manif pass sanitaire

La tendance médiatique est à la diabolisation des manifestants qui scandent le mot « liberté » dans la rue, présentés comme des extrémistes ou des populistes. Nous atteignons le paroxysme de l’inversion des valeurs, quand l’invocation de la liberté est jugée fascisante par nombre d’experts, commentateurs et supposés intellectuels. La question de la liberté est pourtant sérieuse. La CNIL elle-même a considéré que les mesures relatives à l’obligation du pass sanitaire représentaient « une atteinte particulièrement forte à la liberté. »

Ces paroles – d’une exceptionnelle gravité – n’ont semble-t-il guère ébranlé les murailles de la bonne conscience. Les inspirateurs, responsables ou chantres de ce dispositif affirment qu’il ne saurait être que provisoire. Qu’en savent-ils dès lors que nul n’a la moindre idée de la durée de la crise sanitaire qui se prolonge par vagues de contaminations et des futurs variants ? Un précédent est ouvert et les circonstances qui justifient le dispositif actuel ont toutes les chances de durer ou de se reproduire – indéfiniment – dans l’avenir.

L’atteinte aux libertés est en effet dévastatrice. L’obligation de décliner son identité et un laisser-passer certifiant un état sanitaire pour entrer dans un restaurant, un bar, un train, un hôpital ou un centre commercial, tous ces gestes les plus courants de la vie quotidienne, représente un phénoménal recul des droits de la personne et du libre arbitre individuel. Cela revient à exclure de la société – transformer en parias ou en sous-homme – les individus qui pour une raison ou une autre ne seront pas en mesure de présenter ce laisser-passer.

Obliger des professionnels à contrôler les laisser-passer de leurs usagers ou clients – sous peine d’une amende gigantesque de 45 000 € et d’un an de prison – engendre une société d’autosurveillance, d’embrigadement et de délation en transformant chacun en policier de l’autre. Faire de la non- vaccination un motif de licenciement, interdire l’accès aux EPHAD des non vaccinés représentent un impressionnant recul de la civilisation. Les premières victimes sont les jeunes. Pendant des mois, ils ont été écartés de la vaccination au prétexte qu’ils n’étaient pas menacés, le vaccin étant dès lors inutiles pour eux, et soudain le pouvoir exige d’eux qui aillent se faire vacciner sous la menace d’une sorte d’anéantissement social.

La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière. Les contaminations sont certes en hausse mais grâce au vaccin (notamment) diffusé sur une base volontaire, protégeant les personnes âgées et atteintes d’une comorbidité, ni les réanimations ni les décès ne sont en augmentation au regard des statistiques officielles. Dès lors qu’il est admis que le vaccin protège les personnes âgées ou fragiles et que le covid 19 n’est pas mortel pour les autres, la peur panique qui règne en ce moment sur les esprits et entraîne ce vent de folie est sans le moindre espèce de fondement.

Les véritables motivations de ce basculement n’apparaissent pas encore clairement aujourd’hui. Rien ne permet d’imaginer une sorte de « complot » planétaire dès lors que la France se singularise dans ce grand naufrage liberticide (à quelques exceptions près). La déraison politique en est sans doute la principale explication. Il faut y voir une fuite en avant autoritariste de la part de dirigeants paniqués à l’idée d’être accusés d’inaction face à la reprise épidémique, un effet paroxystique de la grande dérive narcissique : donner l’illusion de la poigne et la fermeté par des postures intransigeantes. L’obsession de la réélection présidentielle dans moins d’un an n’arrange rien…

Mais ce qui est le plus effroyable, bien plus que la dérive d’une poignée de dirigeants de circonstance, c’est l’aveuglement et la servilité qui entourent le naufrage en cours. La pensée unique fait rage dans les médias, au parlement, dans les institutions et les juridictions et même semble-t-il, une partie de l’opinion sous influence. La manière dont la France dite « d’en haut » tourne le dos à la tradition française de liberté et de respect des droits de la personne, s’accommode de cet encasernement de la vie quotidienne sans la moindre raison valable et dans la plus parfaite bonne conscience, puis s’efforce en ce moment de diaboliser ou fasciser le mot de « liberté », est le signe le plus patent de son vertigineux déclin intellectuel. Quant à l’idée folle de sacrifier la liberté au profit d’une sécurité absolue, elle est l’expression même de la lâcheté et de la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Une mobilisation au cœur de l’été – Contre une dictature de moins en moins molle, par Francis Bergeron

pass sanitaire manif

Mea culpa. L’annonce tonitruante, notamment par Florian Philippot, de manifestations énormes, le samedi 17 juillet, nous avait laissés sceptiques. Il y a eu, certes, le précédent du 14 juillet 1789, mais depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les mois de juillet et août n’ont été propices à des manifestations politiques de très grande ampleur. Or le 17 juillet dernier, le gouvernement a reconnu que 114 000 personnes au moins étaient descendues dans la rue pour manifester contre le caractère obligatoire, contraignant, liberticide, des mesures anti-COVID du projet de loi gouvernemental.

Oui mea culpa : c’est Philippot qui avait raison, et Présent qui avait sous-estimé non pas le bon sens des Français et leur ressentiment à l’égard du pouvoir, mais leur capacité à se mobiliser pendant la trêve estivale.

Or les manifestations de ce samedi 24 juillet montrent que le mécontentement, loin de faiblir, continue à enfler. Selon le comptage policier, il y avait cette fois 161 000 manifestants au moins, les rassemblements statiques n’ayant d’ailleurs pas été intégrés à ce total.

Les Français dans la rue

S’il s’était agi de manifestations de la CGT, les organisateurs et certains médias auraient doublé ou triplé le chiffre supposé de participants, sans scrupule. Mais même en retenant l’estimation de la police, il est sidérant de noter que, d’une semaine sur l’autre, en plein cœur de l’été, le nombre de protestataires a augmenté de plus de 40 %. Nous sommes donc face à un processus de mobilisation tout à fait comparable au phénomène Gilets jaunes d’octobre 2018. Au plus fort des manifestations de Gilets jaunes, le ministère de l’Intérieur avait compté jusqu’à 300 000 personnes dans la rue. Mais si les mobilisations massives de Gilets jaunes ont persisté jusqu’en juin 2019, le pic de manifestants avait été atteint dès novembre 2018, et les « actes » suivants (les journées de mobilisation auxquelles les Gilets jaunes donnaient des numéros), furent marqués par une baisse progressive des participants, parfois découragés, il est vrai, par l’interférence de commandos anarchistes.

Ces deux premières mobilisations anti-passe semblent, elles, se situer dans une dynamique ascensionnelle. Le caractère spontané des défilés est impressionnant. Il n’y a pas d’organisateurs clairement identifiés, de bataillons militants regroupés sous les drapeaux de partis ou de syndicats.

Ainsi ce samedi à Agen, dans le Lot-et-Garonne, les participants étaient au moins 1 500, deux fois plus nombreux que la semaine précédente. On reconnaissait quelques têtes connues de la droite nationale locale, beaucoup de jeunes gens désireux de manifester leur rejet du système et de commerçants et personnels de santé inquiets. La banderole utilisée la semaine précédente avait été redéployée : « Macron, ça « pass » plus, le peuple est dans la rue. »

Pour la masse des manifestants, la seule revendication, c’était « liberté ! », slogan scandé à pleins poumons par une foule déterminée. 1 500 manifestants pour une ville de 33 000 habitants, c’est un niveau de mobilisation très inhabituel. Et en se dispersant, les participants cherchaient déjà à savoir si, le samedi suivant, un nouveau rendez-vous serait organisé.

A Paris, du côté des Champs Elysées, quelques heurts se sont produits, et 24 personnes ont été interpellées. Il en a été de même à Lyon, place Bellecour.

Par ailleurs, une équipe de télévision a été chahutée à Marseille, en marge de la manifestation anti-passe, qui réunissait 4 000 personnes. C’est quand ils ont révélé leur appartenance à France Télévision que les journalistes ont été chassés du rassemblement. Mais il faut reconnaître que le positionnement de France Télévision, média de « service public », théoriquement neutre, mais de fait au service du « progressisme », suscite un fort rejet. Au total les manifestations ont donné lieu à 71 arrestations.

Même le Sénat !

La tension va-t-elle baisser après les amendements votés par le Sénat dans la nuit de samedi à dimanche ? Ces amendements vont plutôt dans le bon sens. Ils tendent à desserrer le nœud coulant : les centres commerciaux pourront être exonérés du passe sanitaire et la règle d’isolement obligatoire des malades sera un peu assouplie. D’autre part les sénateurs sont montés au front contre les licenciements pour absence de passe sanitaire.

C’est un maintien des libertés fondamentales que réclamaient les manifestants du samedi, les sénateurs y ont partiellement répondu. Ces derniers voulaient la garantie du caractère facultatif – de droit comme de fait – de la vaccination. Mais même avec les aménagements de la nuit du dimanche au lundi, nous sommes loin du compte.

Licenciements sanitaires : le gouvernement prenait un risque énorme

Le point le plus anxiogène du projet de loi concernait la possibilité de licencier les non vaccinés. Finalement cette possibilité est supprimée de la loi. Pour le sénateur Philippe Bas, habituel défenseur des libertés individuelles, un licenciement pour absence de passe sanitaire aurait été « une sanction totalement disproportionnée par rapport à l’objectif poursuivi ».

L’obligation vaccinale est maintenue pour les soignants, les pompiers et les personnels des maisons de retraite. Mais l’absence de passe (en fait de vaccination) n’entraînera pas un licenciement, uniquement une suspension du contrat sans salaire.

Il y aura nécessité du passe sanitaire sur les terrasses et pour les mineurs, dans les lieux publics accueillant plus de 50 personnes. Cette disposition s’appliquera à compter du 30 août. Les personnes testées positives devront être isolées pendant dix jours.

L’état d’urgence, qui devait être en vigueur jusqu’au 31 décembre, ne le sera que jusqu’au 15 novembre.

En fait le dispositif complet découvert lundi matin par les Français est très complexe, avec des dates d’application différentes selon les cas, les premières dispositions jouant dès le 1er août. Les informations contradictoires s’étant multipliées ces derniers jours, au gré des débats parlementaires, il est fortement recommandé d’étudier avec soin la liste des nouveaux interdits, avant de se lancer dans des projets ambitieux de déplacements ou d’organisations de réunions.

Nous avons donc désormais un dispositif moins violent. Mais il n’est pas certain du tout que ce compromis a minima fasse baisser la pression de la rue, tant le sentiment de vivre une dictature sanitaire est persistant. Pour l’heure, selon un sondage, un Français sur trois est opposé aux contraintes sanitaires, dont une majorité de jeunes.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Laurent Obertone : condamné à la mort sociale | Entretien – portrait [vidéo]

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, journaliste et essayiste, est le grand invité de Livre Noir.

Big Brother, pass sanitaire, guerre civile, insécurité.. aucun sujet n’est oublié pour cet entretien dense de Laurent Obertone qui déclare lui-même ne plus en accorder avant longtemps.


Mobilisation massive contre le pass sanitaire – Des rassemblements dans toute la France

pass sanitaire

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après les gilets jaunes, les antipass ou antivax ? La question se pose au vue des manifestants toujours plus nombreux contre les mesures sanitaires. Samedi, ils étaient des centaines de milliers et probablement plus à la rentrée si les rassemblements se poursuivent.

Dans la manifestation parisienne de nombreuses personnes présentes brandissaient des pancartes «liberté» mais aussi «restons unis». Car ces Français en sont persuadés : le mouvement peut encore grandir.

Au total 168 actions ont été recensées par le ministère de l’intérieur. Manifestation sous le soleil à Annecy et Nice, sous la pluie à Rennes… Rassemblement massif à Paris… Alors qu’une première manifestation est partie de place de la Bastille, une seconde à l’appel de Florian Philippot se tenait place du Trocadéro. Le président des Patriotes a notamment déclaré

«S’ils n’écoutent pas, on organisera le blocage général du pays»


Contre le Pass sanitaire – Rassemblement historique samedi 24 juillet au Trocadéro ! [vidéo]

philippot pass sanitaire

23/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce samedi 24 juillet aura lieu au Trocadéro un grand rassemblement populaire contre le passe sanitaire et pour la liberté.

Florian Philippot, l’une des figures de proue de la contestation contre cette mesure inique, a publié une vidéo sur cet événement.


Fabrice Di Vizio : en guerre contre Big Brother | Portrait [vidéo]

Fabrice Di Vizio

23/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Fabrice Di Vizio est un des principaux opposants au pass sanitaire et à la surprenante gestion de la crise du gouvernement Macron.

Pour Livre Noir, l’avocat en santé publique Fabrice Di Vizio revient en profondeur sur son choix de s’engager dans ce combat pour la liberté, et retrace minutieusement les étapes de cette crise pour décrire avec brio comment, en à peine quelques mois, une partie du peuple Français a accepté de sacrifier un grand nombre de libertés.

Est-il anti-vaccins ? Complotiste ? Va-t-il quitter la France ? Toutes ces questions sont abordées sans tabou.


Pass sanitaire : tout est sous contrôle

pass sanitaire

Depuis mercredi, les Français doivent montrer patte blanche et épaule vaccinée pour aller au cinéma, au musée ou dans des établissements sportifs. En attendant les cafés, transports et restaurants le 1er août… Parallèlement, le texte de loi instaurant ce nouveau système de contrôle, que le gouvernement veut faire adopter à marche forcée pour couper l’herbe sous le pied de la contestation populaire qui ne cesse de croître, est débattu à l’Assemblée nationale.

Pour appuyer la position du gouvernement, le Premier ministre Jean Castex est intervenu au « 13 heures » de TF1, mercredi, pour une nouvelle fois dramatiser la situation et culpabiliser les récalcitrants à l’injonction vaccinale, présentés comme les responsables de tous les maux sanitaires du pays, présents et à venir.

« Dans la 4e vague, on y est », a affirmé le Premier ministre en lançant « un défi collectif » à la population pour atteindre « huit millions de vaccins administrés dans les deux prochaines semaines ». Jean Castex a même agité la menace d’un nouveau confinement si les récalcitrants ne cédaient pas rapidement aux ordres gouvernementaux. Son argumentaire aurait sans doute été plus crédible et efficace s’il n’avait pas cru utile de manipuler les chiffres affirmant que 96 % des 18 000 dernières contaminations (entre lundi et mardi) concernaient des non-vaccinés alors que les bases de données SI-DEP (les cas positifs) et VAC-SI (la vaccination) ne permettent pas encore de disposer de telles informations « croisées » à un rythme quotidien.

Du côté de l’Assemblée nationale, les députés ont entamé l’examen du projet de loi sur ces nouvelles mesures dans une ambiance assez tendue nécessitant de nombreux rappels au règlement. Plus de 1 100 amendements ont été déposés. Pour l’instant, la « droite » n’a pas encore clairement pris position et semble vouloir faire acte d’opposition pour exister dans l’hémicycle mais craint l’accusation d’« irresponsabilité » en cas de vote négatif. L’opposition au texte est plus nette à gauche, notamment à LFI. Le RN devrait également voter contre.

On pourra noter le petit crachat au visage du bas peuple sous la forme du rejet de l’amendement, déposé par des députés LREM, visant à imposer le pass sanitaire au Palais-Bourbon. Pour le président de l’AN, Richard Ferrand, une telle mesure serait « inconstitutionnelle ». En clair, la laisse sanitaire, c’est bon pour les gueux et les lieux qu’ils fréquentent ! Pour l’exemplarité, une fois encore, on repassera…

Rejet également, plus important et particulièrement inquiétant, de la proposition d’amendement soumise par la députée Emmanuelle Ménard et ayant pour but de préciser que l’obligation de présentation du pass sanitaire prendra fin lorsque la pandémie sera suffisamment sous contrôle. Un rejet qui démontre que ce pass, contrairement à ce que se plaisent à penser et à affirmer les naïfs, n’a pas vocation à être simplement temporaire et circonstanciel mais bien à s’inscrire dans la durée et à devenir un nouvel outil permanent de surveillance et de contrôle social.

Personne ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 22 juillet 2021

Vaccination exigée et pass sanitaire discriminant – Les députés divisés, par Francis Bergeron

Assemblée nationale

L’extension du pass sanitaire devait être débattue à partir de mardi. Officiellement il s’agit de contrer au plus vite le variant Delta, en forte progression. Mais il faut aussi sans doute prendre de vitesse les opposants à la dictature sanitaire qui, après la mobilisation réussie de samedi, donnent partout de la voix.

Lundi : présentation au conseil des ministres. Le même jour : validation du Conseil d’Etat. Dès mercredi : débats parlementaires. Jeudi débat sénatorial. Enfin quasi-certitude d’une saisine du Conseil constitutionnel. Si le processus d’adoption des nouvelles dispositions est trop long, la 4e vague pandémique se sera généralisée, et surtout les positions se seront crispées, et les voix des opposants satureront les médias. Le gouvernement craint un mois d’août agité, une ébullition qui alors, ne retombera pas d’ici la présidentielle mais polarisera au contraire les débats sur cette question.

En théorie, il devrait y avoir deux camps : le camp de la liberté d’un côté, le camp des étatistes, des adeptes de la tentation totalitaire, de l’autre.

Mais à y regarder de près, la géographie des forces en présence est plus complexe.

Pour passer en force, l’équipe gouvernementale classe tous les opposants au pass sanitaire imposé et à la vaccination obligatoire dans le camp des antivaccins. Or les positions sont souvent plus nuancées : on peut être pro-vaccin mais refuser une vaccination imposée par exemple au-delà du personnel soignant. Sans remettre en cause les mesures de lutte contre le Covid, on peut contester un pass sanitaire qui crée effectivement deux catégories d’habitants, des citoyens à part entière et de nouveaux îlotes, à droits réduits. Par sa stratégie extrémiste, le gouvernement favorise les radicalisations des positions.

Fort de sa (courte) majorité au Parlement, l’exécutif espère un ralliement général au « courant progressiste ».

Bien entendu le consensus existe pour combattre la pandémie. Mais le vrai débat sur le degré acceptable de renoncement à nos libertés pour combattre le fléau sera bref. Tout est joué d’avance, la dictature sanitaire – qui n’a pas que des inconvénients, vu de la macronie – forme un bloc.

Le RN a réaffirmé son attachement à la liberté et ses quelques députés s’opposeront donc au texte gouvernemental. Les mélenchonistes aussi, mais essentiellement en raison de la dérive monarchiste qu’ils croient identifier dans le processus gouvernemental : « le monarque décide seul et compte que sa majorité parlementaire applique sans discuter les ordres présidentiels », explique LFI dans un communiqué, qui voit dans ces mesures « la décision d’un seul homme ».

Pour le PC, il faut « rendre le vaccin obligatoire »

Les écologistes tentent de faire dévier le problème sur une supposée inégalité d’accès aux soins, qui serait à résoudre avant la question de la lutte contre la propagation du virus. Ils citent en particulier le fait que « la carte de la vaccination recoupe (…) celle des inégalités, de la fracture numérique ». Mais que faire ? Vacciner de force les « prolétaires » et pas les autres ?

Le PC reste fidèle à l’approche communiste classique : l’Etat faisant plier le peuple…pour son bien. « Rendre le vaccin obligatoire serait pour moi une avancée » a déclaré l’ancienne ministre communiste Buffet. Le PS est plutôt sur cette ligne, également.

En revanche l’extension du pass sanitaire pourrait être combattue tant par le PS que par LR et les centristes. Mais le consensus espéré ne sera pas au rendez-vous.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 21 juillet 2021

Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Pass sanitaire, la fracture des générations, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire

Voici un sondage intéressant IFOP-JDD. Contrairement aux analyses dithyrambiques des médias radio-télé et de la classe politique (presque unanime), la France profonde ne suit pas le pouvoir macronien dans ses dérives post libertés et post démocratiques. Le président perd 2 points de confiance (38%) ce qui est sans précédent dans les situations de panique (qui généralement profitent à la popularité des dirigeants). Le mythe d’un peuple apeuré et conformiste prend sérieusement l’eau. Où sont passés les supposés 62% de satisfaits à l’issue des mesures annoncées par le pouvoir la semaine dernière? Le suivisme de l’immense majorité des politiciens (de l’extrême droite à l’extrême gauche incluses) est ainsi battu en brèche.

Le peuple (globalement) semble plus attaché à sa liberté et à sa démocratie que les dites « élites » (dirigeantes, politiques, médiatiques et intellectuelles) supposées le diriger ou le guider. Par ailleurs cette même enquête montre une relative satisfaction des personnes âgées et vaccinées et une révolte des jeunes non vaccinés. Nous ne le répèterons jamais assez: les personnes âgées ou malades sont en principe protégées dès lors qu’elles sont vaccinées. Les jeunes ne sont pas menacés gravement par le covid19. Le vaccin protège contre les formes graves mais n’empêche pas la contagion. Dès lors, les jeunes non vaccinés ne menacent en aucun cas les anciens par le fait qu’ils ne sont pas vaccinés.

Forcer les jeunes par des mesures liberticides et discriminatoires, relevant du chantage, à se faire vacciner dans l’urgence est non seulement inepte mais inutile. Transformer les restaurateurs, gens du spectacle, commerçants, en une sorte de police parallèle chargée de faire respecter l’identité des personnes et la détention d’un laisser-passer sous la menace de 45 000 € d’amende et un an de prison est totalement invraisemblable et il est encore plus invraisemblable que si peu de voix se soient fait entendre pour le dénoncer. C’est encore la logique du coup de menton: montrer les muscles pour donner l’illusion de la fermeté et gagner des points dans les sondages: heureusement c’est l’effet inverse qui se produit…. En accablant les jeunes, on passe du jeunisme et de la démagogie absolue (MacFly et Carlito) au souverain mépris de ces derniers.

La France se fracture dangereusement comme nous l’avions prévu (Figaro Vox) dès le début, par la faute de ses dirigeants politiques. Le pouvoir tente déjà de reculer à toute vitesse (évidemment, il fallait s’y attendre) après ses annonces invraisemblables. Mais il est bien tard, le mal est fait. C’est tout un système de pouvoir qui frôle la démence: l’annonce autocratique de mesures non réfléchies sans débat, sans réflexion et sans discussion, dans le mépris de la représentation parlementaire. Tout cela est absolument lamentable et tout cela ne peut que mal finir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet