[Entretien] : Covid-1984 : « Pas interdit de penser que le fait de vouloir toucher aux enfants va mettre le feu aux poudres »

enfant masque covid

C’est une des chaines Telegram en pointe dans la résistance à la tyrannie sanitaire. Covid-1984 (https://t.me/ReOpenCovid1984), dont Breizh-info.com avez déjà interrogé le fondateur, continue de croitre en audience semaine après semaine. Il faut dire qu’on y trouve les armes intellectuelles et factuelles pour contrer le discours imposé par les autorités aux citoyens comme aux médecins, et à tous ceux que l’Etat républicain a décidé de mettre sous tutelle généralisée.

Heureusement, il y a des hommes et des femmes qui ont décidé de ne pas se rendre. L’animateur de cette chaine Telegram, acteur également de manifestations en Bretagne, en fait partie. Breizh-info.com l’a interrogé pour faire un point de situation.

Breizh-info.com : La presse mainstream fait état d’un essoufflement des manifestations notamment ce samedi 21 et 28, qu’en dites vous ?

Covid-1984 : Je n’ai pas pu me rendre aux manifestations du 21 août, je ne peux donc pas trop en parler et donner mon avis sur ce jour précis.

En revanche, pour être allé à Rennes en juillet, et à Saint-Malo le dimanche 15 août, et pour avoir regarder quelques vidéos des rassemblements dans les autres villes, je n’ai pas l’impression que le mouvement faiblisse.
Bien au contraire.
Et le travail de désinformation systématique des médias mainstream autant sur le nombre des participants (les faibles chiffres annoncés sont débiles et outranciers, c’en est ridicule) que sur leurs accointances politiques réelles ou supposées (le fameux chantage à l’extrême-droite, à l’antisémitisme et au complotisme) tendrait à montrer que le pouvoir sait que la mobilisation est étrangement importante en plein été.

Je l’avais d’ailleurs annoncé, mais le fait que le système commence à envoyer ses chiens de garde habituels (flics en civil, comme à Marseille où ils se sont fait grillés comme des débutants, et antifas comme à Nantes ou Montpellier par exemple) démonte qu’il veut casser le mouvement, en pleine expansion et qui n’en est sans doute qu’à ses balbutiements.

Sauf si les manipulations, les provocations et la répression sont aussi efficaces qu’avec les Gilets Jaunes.

D’autre part, plus que la forte mobilisation, c’est la composition des manifestants et la qualité des slogans qui m’ont le plus marqué.

J’ai vu toutes les classes sociales représentées, j’ai vu des athées et des croyants, des jeunes et des beaucoup moins jeunes, des infirmières et des médecins.
Les banderoles et les affiches démontraient une conscience politique assez fine, et élément intéressant, beaucoup de femmes et de mères de familles étaient présentes (elles sont d’ailleurs nombreuses depuis le début, ce qui est un très bon signe).

C’est la France dans toutes ses composantes qui est dans la rue, c’est un atout incroyable et une petite source d’espoir.

Car même si la tyrannie prend de l’ampleur et s’accélère, et que nous n’arrivons pas à enrayer la machine, les Français se sont mis à se parler et à échanger, et je ne doute pas que des contre-sociétés vont se créer un peu partout.

Breizh-info.com : Vous avez souvent eu un coup d’avance dans l’anticipation des mesures délirantes mises en place par les autorités. Quel est le programme de la rentrée ?

Covid-1984 : Je ne suis pas médium, et je n’ai pas les talents de Jacques Attali dans les prévisions auto-réalisatrices (comprenne qui pourra).

De plus, tout est possible avec les psychopathes qui nous dirigent.
Mais on voit bien que la première tendance est à la « vaccination » obligatoire pour de nouvelles franges de population (pompiers, puis policiers, puis enseignants, puis…) et à la 3e dose (puis la 4e, puis…).

Encore une fois, un regard rapide sur la politique israélienne aidera à comprendre ce qui nous attend.

La cible sera aussi, évidemment (et la propagande pluri-quotidienne de ces dernières semaines en atteste), les adolescents, puis les enfants (puis les foetus ?), et la rentrée scolaire va être rock’n’roll.
J’avais évoqué avec quelques autres lanceurs d’alertes (appelons-nous comme cela) une « Année du Retrait de l’Ecole » (ARE21), sur le modèle de la « Journée de Retrait de l’Ecole » initiée par Farida Belghoul en décembre 2013.
Nous étions en juin / juillet, c’était sans doute un peu tôt pour que les parents réalisent que leurs enfants étaient réellement les prochains sur la liste, et la mesure était difficile à tenir dans le temps.

Maintenant que tout arrive à grand pas, nous adaptons le projet et nous lançons la campagne « Boycottons l’école ».
Le principe est simple : « Tant qu’il y aura le Blocus Sanitaire, Boycottons l’École ! »

J’ai bon espoir que quand on touche à leur gamins, les Français s’agacent un petit peu et rentrent en rébellion.

Pour le reste, il n’est pas impossible que nous nous tapions un nouveau confinement ou un nouveau tour de vis dans les mesures restrictives, comme c’est le cas en Palestine occupée où la menace d’un reconfinement plane sur le pays.
On nous avait pourtant vanté le « modèle israélien » de la « vaccination » à outrance, et là-bas la surmortalité toutes causes confondues a explosé, la 3e dose arrive pour la population à partir de 30 ans, et ils démarrent les tests sur les enfants dès 3 ans.

Quel joli modèle, en effet.
Pareil en Australie où le confinement a été prolongé jusque fin septembre.

On pourrait aussi voir revenir le couvre-feu et l’obligation du port du masque toujours et partout (il a d’ailleurs été remis en place dans certains départements et n’a jamais été abrogé aux alentours des équipements sportifs ou des gares).
Tout cela s’appliquera-t-il à tout le monde, ou seulement aux non « vaccinés » ?

Ça, c’est une des questions en suspens, mais je parierais plutôt sur du global, histoire de bien monter les gens les uns contre les autres.

A plus long terme, ce qui nous attend si nous ne réagissons par très vite, en plus de la « vaccination » biannuelle (enfin, pour ceux qui auront survécu aux premières doses), ce sont les camps d’isolement pour les personnes positives (pour le moment, en France, c’est sur la base du volontariat, mais on sait comment ça va se terminer), le bracelet électronique pour les personnes malades, la reconnaissance faciale pour rentrer dans les magasins, le contact tracing, la vie entourée de robots et de drones.

Je rappelle que six pays asiatiques sont officiellement LA référence du rapport du Sénat du 3 juin sur les outils numériques.

Et, pour accompagner tout cela, la censure par les GAFA pour éviter que les personnes aient accès à autre chose que les informations officielles.

Beau programme.

Pour lire la suite, c’est ici !

Aude Mirkovic : « La loi et le décret sur le passe sanitaire sont contraires au droit international »

Aude Mirkovic

Cosignataire de la tribune « Pourquoi le passe sanitaire est illégal, malgré la décision du Conseil constitutionnel » publiée dans Marianne, Aude Mirkovic rappelle que la légalité du passe est mise en cause du fait des atteintes aux libertés fondamentales et de ses nombreuses incohérences. Sa reconduction au-delà du 15 novembre le serait donc encore plus.

« Pourquoi le passe sanitaire est-il illégal malgré la décision du Conseil constitutionnel ? » Tel est le titre de la tribune que vous avez cosignée pour l’hebdomadaire Marianne. Pourquoi est-il illégal ?

Le Conseil constitutionnel est une institution assez politique, avant d’être juridique, il vérifie la conformité des lois à la Constitution. Il s’est penché sur le passe sanitaire au regard de la Constitution. Cela laisse donc maintenant la possibilité, aux juges, d’apprécier la conformité de la loi au droit international. L’objectif de cette tribune est d’expliquer en quoi la loi du 5 août et le décret qui a suivi sont contraires au droit international. Les conventions internationales ratifiées par la France et le droit de l’Union européenne ont une valeur supérieure à la loi française. Par conséquent, à l’occasion d’un procès, si une personne qui s’est fait refuser l’accès à un TGV invoque cet argument, le premier juge venu pourrait apprécier la conformité de la loi au droit international.

Malgré quelques situations exceptionnelles, le Conseil d’État a largement validé le texte.

Le Conseil d’État a donné un avis. En effet, le passe sanitaire porte des atteintes à plusieurs libertés fondamentales protégées par des textes internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. En premier lieu, la liberté d’aller et venir, le droit à la vie privée, l’accès aux loisirs, etc.

La vie en société suppose de mettre des limites à des libertés fondamentales, mais le droit international dit que ces limites ne sont justifiées que si elles poursuivent un objectif légitime et si elles sont nécessaires et proportionnées pour atteindre ces objectifs.

Le Conseil d’État a donné quelques éléments de discernement pour pouvoir apprécier dans quelle mesure le passe sanitaire pourrait être une atteinte proportionnée aux libertés dans l’objectif de santé publique. Le passe est illégal car il ne peut pas avoir pour effet de remettre en cause l’accès à des biens et services de première nécessité. Plusieurs tribunaux administratifs ont, d’ailleurs, suspendu des arrêtés préfectoraux. De plus, le Conseil d’État a mis comme condition, pour que le passe soit légal et ne crée pas d’atteinte disproportionnée aux libertés, le fait qu’il n’y ait pas de différence de traitement sans justification objective. Les nombreuses incohérences que l’on trouve dans la loi et dans le décret d’application révèlent que la mesure n’est pas justifiée. Le passe est exigé pour prendre le TGV mais pas pour le TER, c’est une décision politique et non sanitaire.

Le passe est nécessaire pour fréquenter les cafés et restaurants, y compris en terrasse, mais on n’en a pas besoin dans le cadre de la restauration collective. Qu’est-ce qui justifie une telle différence de traitement ? Rien du tout ! Ces incohérences créent des inégalités.

Le ministre des Solidarités et de la Santé et Olivier Véran a déclaré que le passe sanitaire pouvait être reconduit au-delà du 15 novembre. Comment peut-on imposer l’arrêt de ce dispositif polémique ?

Il faudrait que le Parlement refuse de le reconduire. D’un point de vue juridique, on a de nombreux éléments : les circonstances exceptionnelles et les mesures d’exception, par définition, n’ont pas vocation à durer. Elles sont justifiées à un moment précis, mais elles n’ont pas vocation à être reconduites éternellement. Aujourd’hui, la légalité du dispositif est largement en cause, et donc sa reconduction l’est encore plus. Si, dès aujourd’hui, les mesures sont illégales, on ne voit pas comment elles seraient reconduites. De nombreux recours ont été déposés et il y aura une multitude de contentieux quand les salariés auront leur contrat suspendu. Nous espérons que les juges feront respecter le droit.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Et si le passe était totalement illégal ?, par Francis Bergeron

pass sanitaire

La politique de Macron pour contrer le virus repose sur le passe sanitaire, un moyen d’éviter la notion de vaccin obligatoire. Car sans vaccin, pas de passe, et sans passe, plus de déplacements, de vie sociale, et bientôt plus de travail. Mais si le passe sanitaire était déclaré illégal, c’est tout le dispositif qui s’effondrerait. Un collectif d’avocats y travaille, avec quelques chances de succès.

Le Conseil constitutionnel s’est prononcé : le passe sanitaire respecte la Constitution. Quant au Conseil d’Etat, il a mis l’accent sur la notion de proportionnalité. Si les règles édictées sont proportionnées aux risques, si elles ne font pas obstacle à l’accès aux biens de première nécessité, si elles ne créent pas des discriminations abusives entre les titulaires d’un passe et les autres, tout est bien.

Feu vert du Conseil constitutionnel et feu vert du Conseil d’Etat : la route semblait dégagée. Mais le gouvernement a crié victoire un peu trop tôt. Le dispositif global pourrait bien être annulé. Il est déjà suspendu par endroits.

Le tribunal administratif de Versailles a en effet donné un coup de semonce en suspendant un arrêté préfectoral qui avait interdit aux non-titulaires du passe une liste de centres commerciaux. Cette suspension repose sur le fait que les non-titulaires de passe n’auraient plus accès aux biens de première nécessité qui se trouvent, avec d’autres biens, dans ces centres commerciaux et grandes surfaces : une authentique discrimination. Mais le tribunal pointe aussi des mesures disproportionnées : les agents de contrôle doivent vérifier les identités des titulaires de passes, leur date de naissance, leur passé médical au regard d’une contamination antérieure. Les contrôles concernent aussi bien un trajet en train qu’une séance de cinéma ou un café pris dans un bistrot. C’est disproportionné, a jugé le tribunal administratif.

Ces atteintes à la liberté peuvent aussi se révéler incohérentes : le passe est par exemple nécessaire pour emprunter un TGV, mais pas un TER. La personne sans passe sanitaire qui se rend de Paris à Agen sera en infraction jusqu’à Bordeaux, puis en règle. Comme si le virus ne voyageait qu’en trains à grande vitesse.

Incohérence et discrimination

Cette aberration répond en fait à un problème pratique : les TER sont surtout empruntés par des personnes se rendant au bureau, à l’université etc. (comme le métro à Paris). Tandis que les trajets de longue distance sont en principe moins fréquents, rarement quotidiens. C’est médical ? Non. C’est du droit ? Non. Donc c’est illégal.

De même, et à peu près pour les mêmes raisons, le passe sanitaire n’est réclamé que dans les restaurants, pas dans les cantines ni dans les restaurants de routiers. Là aussi il s’agit de ne pas gêner les activités professionnelles. Mais les non vaccinés qui prennent leur repas dans des restaurants, avec des titres- restaurants fournis par l’employeur, y sont désormais interdits. Une incohérence de plus.

Last but not least, l’interdiction faite aux familles non vaccinées de rendre visite à un parent à l’hôpital ou en EHPAD viole la Convention européenne des droits de l’homme.

Parmi les membres du collectif, on relève les noms de Françoise Besson, Aude Mirkovic, Bruno Le Griel, Benoît de La Passe etc. Le gouvernement a fait appel des annulations des arrêtés préfectoraux, mais de nombreuses autres procédures sont engagées partout en France, par des entreprises comme des particuliers.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 1er septembre 2021

Mouvement anti-pass – Pierre-Yves Rougeyron : « Jusqu’à 200.000 manifestants par semaine, du jamais vu depuis 50 ans » [vidéo]

manif pass sanitaire

01/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Près de 160.000 personnes ont défilé contre le pass sanitaire ce samedi 28 août, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Le collectif « Le nombre jaune » totalisait de son côté 319.000 personnes. Une mobilisation légèrement en baisse au regard des précédentes manifestations. Pour le ministre de la Santé Olivier Véran, il faudrait y voir la fin « des dernières réticences » face au « succès du pass sanitaire ». Qu’en est-il vraiment ?

Pour évoquer l’avenir de cette mobilisation sociale, Sputnik donne la parole à l’un des ses militants, l’intellectuel et président du Cercle Aristote Pierre-Yves Rougeyron.


Pass sanitaire – 7e samedi : mobilisation en baisse ? Détermination en hausse

manif pass sanitaire

Joie au ministère de l’Intérieur : sur tout le territoire français, il y aurait eu samedi 8 % de manifestants en moins. C’est possible. D’ailleurs, le très fiable comptage du réseau Le Nombre jaune identifie également une baisse, un peu plus importante, même : − 12 %. Les 15 000 correspondants du Nombre jaune, qui ont observé les 200 manifestations de samedi, ont toutefois compté 319 000 participants, contre 160 000 selon la place Beauvau, soit exactement le double. Mais nous ne sommes plus au niveau d’écart d’autrefois. Peu importe d’ailleurs car ce qui est impressionnant, c’est que partout en France, depuis sept semaines, en plein mois d’août, des centaines de milliers de personnes manifestent au seul cri de « Liberté ! ».

Parmi les manifestants, le nombre de vaccinés est sans doute en hausse. Ont-ils eu le choix ? Pas vraiment. La mort sociale sanctionne à la longue les récalcitrants, les indifférents, les sceptiques, les bélénophobes (qui ont la phobie des piqûres). Mais y a-t-il pour autant matière à soutenir, comme le dit Véran, que « les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du passe sanitaire ». La détermination des participants semble plutôt croître encore. Ils se sentent les porte-parole d’une population française qui éprouve une défiance de plus en plus forte à l’égard de ses élites.

Au-delà de ces prémices de « dictature sanitaire », qui ne font certes pas de la France une nouvelle Corée du Nord, il y a la perception que nos libertés s’effilochent au quotidien. Deux cas récents, liés au débat sur la crise sanitaire, viennent relancer ce sentiment d’une perte progressive de nos libertés.

Le questionnement est à la base de l’esprit scientifique

La première affaire concerne Xavier Lemoine, le maire divers droite de Montfermeil. Il se retrouve victime d’une sorte de lynchage pour avoir écrit dans un éditorial nuancé à l’usage de ses concitoyens : « Renseignez-vous bien avant de faire vacciner votre enfant. » Est-ce donc un crime que de dire cela ? Il incite à la prudence dans la mesure où l’on déploie « de nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme ». Il soutient que « d’autres traitements existent ». Se renseigner, être prudent, s’intéresser aussi à d’autres techniques… a-t-il touché à un dogme ? Il est possible qu’il se trompe. Il se peut qu’à la longue on s’aperçoive qu’il n’y a pas d’autre technique efficace, il se peut que des parents qui se seraient renseignés décident de continuer à utiliser le protocole choisi par le gouvernement. Ou pas. Il est possible – et même souhaitable – que les nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme se révèlent néanmoins parfaitement efficaces. Tant mieux.

Mais aucune des questions de Xavier Lemoine n’est sacrilège. Le questionnement est à la base même de l’esprit scientifique.

Or, pour avoir écrit cela, il est traité de « dangereux et irresponsable » par les macronistes. Des voix réclament sa « démission immédiate ».

En procédant ainsi, ses censeurs ne font qu’aviver la perte de confiance. La disproportion de la réaction par rapport aux propos donne le sentiment que les pouvoirs publics cachent quelque chose, qu’il faut empêcher les gens de « chercher à comprendre ». Même s’ils n’ont pas les compétences nécessaires, même s’ils se trompent, pousser à les empêcher de « chercher à comprendre » est le plus sûr moyen de favoriser les théories les plus folles, le sentiment qu’il y a une main cachée qui dirige, comme l’écrivait Henry Coston (même s’il pensait surtout à la franc-maçonnerie, moins directement présente dans le débat actuel que sur les questions sociétales).

Critiquer le multimilliardaire Soros est antisémite

Seconde affaire : la Creuse serait en proie à une dérive nazie. Figurez-vous que des tags vaccino-sceptiques à tendance antisémite ont été découverts à Guéret. Le premier cite le multimilliardaire Soros, qui serait donc juif, selon la classification du ministère de l’Intérieur, sans se poser la question de savoir si ce n’est pas plutôt sa fondation Open Society qui est mise en cause, association qui finance tout ce qui peut contribuer à diluer les identités nationales, identités de sexe et autre. Prétendument juif, M. Soros serait de ce seul fait inattaquable.

Un second tag porte la mention « Stop pass nazzitaire » (sic). Le ministre de l’Intérieur n’y voit pas l’atteinte classique du fameux point Godwin qui, lors de tout débat qui dure, finit par une évocation (négative !) du nazisme, non, il y voit, lui, un slogan nazi ! Et quand un manifestant traite un défenseur du passe sanitaire de « collabo », Darmanin n’identifie pas une injure mais un soutien à la collaboration avec les hitlériens ! Désormais il ne sera donc plus possible de traiter quelqu’un de collabo, de SS, de nazi, car « c’est celui qui le dit qui l’est », si on comprend bien la logique de Darmanin. Tant mieux ! Mais il ne s’agit que d’une ruse darmanienne, destinée à discréditer les manifestants. Cependant, c’est lui qui se discrédite chaque jour un peu plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 30 août 2021

Passe sanitaire, crédit social à la chinoise… Thales au cœur de la société de surveillance

Thalès

Mais en quoi le Great Reset a-t-il vraiment besoin du passe sanitaire pour se mettre en place ? Cette question dont on pressent l’importance grandissante depuis plusieurs semaines, et qui s’impose aujourd’hui comme la charnière explicative des politiques publiques, donne lieu à de nombreuses supputations. Il ne suffit en effet pas d’écouter les discours de la caste appelant tous à une ségrégation contre les non-vaccinés pour comprendre l’intention fondamentale de cette innovation. C’est en plongeant dans l’un des blogs de l’entreprise transnationale française Thalès que l’on comprend la stratégie d’ensemble qui se met en place, et les étapes qui suivront.

Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle mouche avait brutalement piqué Emmanuel Macron le 12 juillet lorsqu’il a annoncé la mise en place d’un passe sanitaire restreint dès le mois d’août. Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (on pense ici aux disparitions étonnantes de certains chefs d’Etat hostiles à la vaccination, qui laissent à penser que des méthodes de persuasion parfois assez violentes sont utilisées dans le milieu… l’Histoire éclaircira ces affaires).

Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt.

Thalès au cœur du passe sanitaire

C’est en allant sur le blog de l’entreprise Thales (en anglais) qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thales entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner.

Thalès écrit donc :

So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.
(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).

Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur.

Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité.

Pour lire la suite, c’est ici !

Fronde anti-pass sanitaire : «On peut s’interroger sur les chiffres du ministère de l’Intérieur»

manif pass sanitaire

23/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire, et Loïc Bonnet, président de l’association des théâtres privés en régions, reviennent sur la mobilisation de ce samedi 21 août et les conséquences de la mise en place du pass sanitaire dans certains lieux accueillant du public.

Les chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur ont été remis en question par plusieurs collectifs qui estiment le nombre de manifestants sous-évalué par l’exécutif.


Mobilisation anti-pass sanitaire : un mouvement qui cherche à durer [vidéo]

pass sanitaire

20/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis l’annonce d’Emmanuel Macron de généraliser le pass sanitaire le 12 juillet dernier, la mobilisation se poursuit contre cette mesure. Selon les autorités, ils étaient encore 215 000 manifestants à défiler dans les rues en France le 14 août pour le cinquième samedi consécutif.

Malgré ces chiffres importants, le gouvernement a tenté de minimiser l’ampleur du mouvement, en comparant notamment le nombre de manifestants aux millions de Français vaccinés. Mais la détermination des anti-pass semble toujours intacte.


Des sans-dents aux « sans-pass », chronique d’un mépris

pass sanitaire police

« Donc ça va être primauté aux vaccinés et vie de merde pour les non-vaccinés » : ainsi s’exprime le « conseiller d’un ministre de premier plan ». Cette phrase est à l’image de la politique sanitaire française. L’un des objectifs avoués des décisions du 14 juillet rendant le pacte sanitaire obligatoire dans la vie quotidienne est de faire pression pour obliger les Français à se faire vacciner. L’obligation de présenter un pass sanitaire pour s’asseoir à la terrasse d’un café est emblématique de ce choix. Elle ne sert évidemment à rien sur le plan pratique : en extérieur et en respectant des règles de distance, les risques de contamination sont inexistants, en tout cas pas pire que dans la rue ou les transports. Le symbole est terrifiant: une partie de la population, qui pour une raison ou pour une autre, ne dispose pas d’un pass sanitaire, est traitée en pestiférée et exclue de la vie sociale dont l’accès à la terrasse d’un café est emblématique. Elle semble poser les bases d’un contrôle numérique de la société dans lequel tout le monde est le gendarme de tout le monde: il est légitime de s’interroger sur cette orientation et de s’y opposer. Le choix d’empoisonner la vie des personnes pour les contraindre à se vacciner dégage le pouvoir politique de sa responsabilité qui découlerait d’une obligation vaccinale pour les personnes à risque ne présentant pas de contre-indication.

Il repose tout entier sur l’idéologie du mépris, une vision de la population, des sans-dents aux sans-pass, autorisant les brimades et jusqu’à « une vie de merde » pour infléchir son comportement. De même, le discours quasi officiel qui consiste à dramatiser ou se montrer alarmiste pour propager la peur relève de la même logique, une vision « des gens » assimilés à la « populace », la vile multitude méprisable et indéfiniment manipulable, des sans-dents aux Gaulois réfractaires. La vérité, c’est que tout ce schéma est entièrement fondé sur le mensonge. Voyez encore les statistiques superbement tenues par le journal le Monde (pardon, je me répète, mais il faut répéter la vérité contre le mensonge). La situation présente sur l’ensemble du territoire n’a rien d’apocalyptique ni même d’alarmant. Désormais, le niveau de mortalité quotidienne semble se maintenir à un niveau à peu près équivalent à ce qu’il était avant l’épidémie. Toute mort est évidemment regrettable mais le covid 19 n’est qu’une partie infime du nombre total des décès dont sans doute beaucoup évitables (accidents, drogue, alcool, tabac, cholestérol).

Pire, le discours selon lequel les brimades, humiliations, violation des droits de la personne depuis mi-juillet – à l’image des terrasses de café – seraient à l’origine d’une prise de conscience et d’une augmentation des vaccinations est profondément mensonger: la hausse du nombre des vaccinations sur une base volontaire est continue et constante depuis plusieurs mois: la méchanceté publique, le chantage et le mépris n’y ont strictement rien changé. Voir toujours les statistiques du Monde. En ce moment nous atteignons le paroxysme de l’idéologie du mépris. Le mal absolu de la politique française: ils prennent les Français pour des c….

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Pass sanitaire : les entreprises peinent à recruter des agents de sécurité [vidéo]

agent sécurité

19/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les entreprises peinent à recruter des agents de sécurité pour contrôler le pass sanitaire.

Pour en parler, Christine Bouillot reçoit Gontran THÜRING, délégué général du Conseil national des centres commerciaux écolos et Patrick SENIOR, Président du groupe BSL Sécurité, une entreprise spécialisé dans la sécurité.


La nourriture bon marché, c’est pour les vaccinés !

courses centres commerciaux

La nourriture bon marché, c’est pour les vaccinés, les autres iront chez Fauchon. Ou chez McDo. Pas besoin de passe sanitaire pour s’empiffrer. Ils avaient juré qu’ils ne le feraient pas, et pourtant ils l’ont fait : à compter de ce lundi matin, il faut montrer patte blanche pour aller faire ses courses.

Détail en passant : il fallait aussi dégainer son passe sanitaire, hier, le 15 août, jour de l’Assomption, pour aller se baigner au Mourillon, à Toulon. La maréchaussée veillait dès l’aurore à l’entrée des plages. À 8 heures du matin, quand l’eau est délicieuse et le sable désert. C’était, paraît-il, en prévision du meeting aérien de l’après-midi et du feu d’artifice qui embraserait la rade de Toulon, le soir venu. On a donc pu assister à cette chose merveilleuse : les bons QR codes derrière les barrières côté mer, et les mauvais élèves agglutinés derrière les barrières côté ville.

Ce matin, donc, on en remet une dose : plus question d’aller faire ses courses à Carrefour Mayol ou Action sans le précieux sésame. Plus de 125 centres commerciaux à travers la France se voient appliquer la mesure. En fait, tous se trouvent dans la moitié sud du pays et en région parisienne ; mais si les grands magasins du Printemps, les Galeries Lafayette, le BHV ou les très luxueux Samaritaine et Bon Marché ne sont pas vraiment des commerces de première nécessité, il en va autrement des enseignes de la grande distribution. Je parle de celles chez qui se fournissent les « basses » classes sociales, celles – un exemple – qui sont surreprésentées en Seine-Saint-Denis, département de la couronne parisienne où l’on est le moins vacciné, nous disent les autorités autoritaires.

Pourtant, ces mêmes autorités autoritaires ont plutôt coutume de les ménager. Ainsi, il ne me semble pas que la police municipale soit, ici, très assidue pour contrôler les terrasses des bistrots en haut du cours Lafayette, tout comme elle évitait de s’approcher des arbres à palabre en période de confinement. Le Bab El Oued local est exempté des tracasseries communes : les hommes continuent d’y vivre comme là-bas tandis que leurs épouses voilées font la queue au supermarché. Enfin, maintenant, ça va être compliqué car il faut le passe pour entrer à Carrefour Mayol. Passe qui n’est pas vraiment entré dans leurs mœurs…

Adieu, donc, la nourriture bon marché, dorénavant réservée aux vaccinés. De vous à moi, je m’étonne que cette mesure coercitive ne fasse pas hurler nos élus de gauche, par ailleurs si prompts à dénoncer la vague antisémite qui remonterait, paraît-il, les manifestations anti-passe. Voilà une pancarte imbécile – dont il faudra d’ailleurs démontrer qu’elle est bien ce qu’on prétend qu’elle est – fort utile pour à la fois discréditer le mouvement anti-passe sanitaire et occulter les incohérences et conséquences néfastes des mesures en application.

Car il est évident, et la chose commence à se dire avec insistance par des médecins pourtant bien dociles : cette mesure n’est en rien « sanitaire » puisqu’elle laisse circuler sans protection ni détection des gens vaccinés mais aussi potentiellement contagieux que ceux qui ne le sont pas…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Une révolution profondément française, par Ivan Rioufol

Pour 43% des sondés, « la France devient une dictature » (JDD de ce dimanche). Ils sont 57% à refuser ce point de vue. Ce jugement est, en effet, aisément contestable : le régime n’arrête pas ses opposants, et la contestation dans la rue s’exprime sans entraves. Reste que le sentiment d’être entré brutalement, cet été, dans un nouveau modèle de société, autoritaire et liberticide, est loin d’être marginal. L’Etat hygiéniste, imposé le 12 juillet par Emmanuel Macron avec l’aval de « contre-pouvoirs » acquis à ce basculement, n’a plus beaucoup à voir avec une démocratie équilibrée. Le passe sanitaire, qui instaure la discrimination entre citoyens, peut être vu comme une régression.

Ceux qui manifestent tous les samedis depuis le 17 juillet ont raison de dénoncer cette ségrégation sanitaire et sa vision aseptisée de la Santé, érigée en valeur cardinale au détriment de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. La dépolitisation apparente de la stratégie macronienne est un leurre : il permet au chef de l’Etat de se présenter en protecteur de son peuple, alors même qu’il a renoncé à désendetter le pays, à le réformer, à le mettre à l’abri des fractures. Je me retrouve, avec bien d’autres qui refusent ce passe de la honte, interdit de fréquenter des lieux anodins comme les bistrots ou les cinémas. Je trouve cette situation de paria, soutenue pourtant par 57% des sondés, indigne et révoltante. Ce passe ne passe pas.

La France n’est pas une dictature, c’est entendu. Mais comment se nomme ce prétendu modèle « libéral » et « démocratique » qui n’accepte que le monologue du président, la propagande d’Etat, la conformité de tous à la norme officielle ? « Le parti a toujours raison », répète en substance le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, quand il assure : « Il n’y a pas d’autre alternative ». Comment se nomme cette prétendue société « ouverte » et « tolérante », qui fait des hiérarchies entre les citoyens et attribue aux QR Codes des vertus patriotiques, comme la Loi des suspects de 1793 faisait le tri en fonction des « certificats de civisme » ?

Si l’idéologie totalitaire se caractérise par un système de pensée unique, une vérité d’Etat, une intolérance pour le pluralisme des opinions, une diabolisation de l’adversaire, un rejet des faits dérangeants, un usage immodéré de la sanction pour les questionneurs, alors le macronisme est bien une machine despotique. Et les 43% de sondés qui y voient une dictature en marche n’ont pas totalement tord. L’Etat hygiéniste, qui agite la peur et l’hystérie, fait passer les défenseurs de la Liberté, de l‘Egalité et de la Fraternité pour les ennemis de la République. La macronie a face à elle une révolution en cours. Elle est profondément française.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Manif contre le pass sanitaire – Florian Philippot : «Quand on le prive de ses droits, le peuple les reprend par la rue» [vidéo]

pass sanitaire

16/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot était ce 14 août à la tête d’un cortège défilant à Paris contre le pass sanitaire.

Le président des Patriotes a salué «un pays qui se réveille» face à «l’entretien de la peur».


Réflexion en 12 points sur le pass sanitaire (suite), par Maxime Tandonnet

pass sanitaire

1. La situation sanitaire, de fait, n’a rien de cataclysmique à en juger par le tableau du bord du Monde. Nulle trace du tsunami annoncé. La hausse des contaminations liée au variant delta semble plus ou moins stabilisée. Le nombre de morts déclarés n’augmente pas significativement (45/jour) même si évidemment toute mort est à déplorer mais le covid19 tue 7 fois moins que le tabac et l’alcool et moins désormais que certaines épidémies récentes. Le Monde a même le courage (exceptionnel) de faire observer qu’aujourd’hui, le taux de mortalité globale est équivalent à celui de 2019 (avant le covid). La manipulation de la peur est ainsi au centre d’une stratégie de soumission. On peut évidemment tout imaginer mais rien ne permet sérieusement d’anticiper sur une hécatombe justifiant de nouvelles mesures d’exception.

2. Avec le pass sanitaire rendu obligatoire pour les actes de la vie quotidienne, les dirigeants du pays opèrent une authentique révolution. On peut se contorsionner dans tous les sens, s’offusquer, ricaner, calomnier, insulter, diaboliser, ringardiser, s’aveugler par tous les moyens, cela n’y change rien. En imposant le contrôle d’un laisser-passer pour entrer dans un train, un restaurant, un cinéma, la classe dirigeante tourne le dos à la tradition française de liberté. En interdisant l’accès de différents espaces indispensables à la vie quotidienne à une large partie de la population non détentrice du pass sanitaire, souvent pour des raisons indépendantes de sa volonté (résidence à l’étranger, médicale ou peur panique du vaccin que seule l’explication peut surmonter et non la contrainte), elle bafoue de plein fouet le principe d’égalité et officialise pour la première fois dans l’époque contemporaine, une forme de discrimination et d’exclusion officielle envers une grande partie des citoyens. Le sommet de l’absurdité est atteint avec l’argument selon lequel les non détenteurs d’un pass sanitaire (ou non vaccinés) représenteraient un danger pour les vaccinés – dès lors que ces derniers sont par définition protégés.

3. Un formidable rouleau compresseur est en marche. Sans doute, même lors du référendum constitutionnel de 2005 ou de la crise des GJ, n’a-t-on jamais assisté à un tel unanimisme politique et médiatique. Dans un formidable élan mimétique, les grandes chaînes de télévision et de radio (TF1, F2, BFM, Europe 1, RTL, etc.), la presse quasi officielle de droite comme de gauche, (le Monde, Libé, les Echos, le Point l’Express, l’Obs, la presse régionale) à l’exception des éditoriaux du Figaro, de FigaroVox et de Marianne, s’expriment avec un unanimisme qui semble n’avoir aucun précédent : le pass sanitaire obligatoire est la voie du bien et sa contestation une chose abominable, complotiste, obscurantiste, criminelle, irresponsable, assimilée aux mal absolu que sont les « antipass » (après les « antivax »). Et ne parlons pas des 200 à 300 000 manifestants du samedi qui sont discrédités et traînés dans la boue par tous les moyens possibles et imaginables. Ce gigantesque élan de consensualisme est d’autant plus paradoxal qu’il s’effectue, de fait, à l’encontre des valeurs jusqu’alors dominantes, valeurs républicaines ou simplement françaises voire universelles de liberté et d’égalité.

4. La contestation politique est réduite à néant ou renvoyée aux marges de l’échiquier. Le principal parti d’opposition (LR) est massivement rallié à la logique du pass sanitaire obligatoire. Toute forme d’esprit critique, face à la réalité du « tsunami » ou quant aux conséquences de cette réforme est gommée des esprits. Les pires sont les candidats à la présidentielle. Ils ne voient de salut que dans l’alignement inconditionnel. Lâcheté, inintelligence de l’histoire? [L’un d’eux, contacté par mes soins, m’a répondu exactement comme s’il récitait des éléments de langage fournis aux élus LREM].

5. La détresse authentique d’une partie de la population française est ignorée, bafouée, passée sous silence. Les restaurateurs, propriétaires ou salariés de bars, les gens du cinéma ou du spectacle sont une fois encore martyrisés. Même menacés de lourdes sanctions (fermeture, puis 9000 € d’amende et un an de prison) ils n’accepteront jamais de se substituer à la police pour contrôler les pass sanitaires, ce n’est pas leur métier, ils n’en ont pas l’autorité. La fréquentation de leurs établissements ne peut que s’effondrer les condamnant à brève échéance. Les jeunes sont tout aussi maltraités: pendant des mois, exclus du vaccin car non prioritaires et aujourd’hui sommés de se faire vacciner sans délais sous peine d’un arrêt de mort sociale. Mais toute cette masse de désespoir n’intéresse personne, ringardisée par le rouleau compresseur politico-médiatique et une logique de manipulation de la peur qui n’a pas le moindre fondement.

6. Nous assistons au paroxysme d’une déconnexion entre la sphère décisionnelle ou influente, médiatique, et la vie quotidienne des Français. Imposer la présentation d’un laisser-passer pour s’asseoir simplement à la terrasse d’un café en plein air, ou le risque de contamination est inexistant, en tout cas pas plus élevé que dans la rue et moins que dans le métro, est une mesure absolument grotesque et tragiquement humiliante, mais sous l’impact du rouleau compresseur, cela n’intéresse strictement personne et ne soulève aucune objection.

7. D’après les sondages plus ou moins contradictoires, l’opinion est favorable au laisser-passer sanitaire à plus de 60%. C’est une erreur de s’en tenir à ce constat. L’opinion est versatile, fluctuante, volatile. Aujourd’hui, elle est satisfaite de la poigne qui lui paraît répondre au climat de peur et aux messages alarmistes. Mais quand des vidéos vont circuler sur Internet montrant des jeunes ou des mères de familles (stupidement) refoulés à la terrasse des cafés tandis que des cadres encravatés y seront accueillis, ou des échauffourées devant les restaurants ou les trains, comment les Français vont-il réagir?

8. Les voix dissidentes sont rarissimes mais précieuses car elles évitent de nous plonger dans la solitude absolue. Parmi celles de ma préférence politique, j’ai noté M. Bellamy, M. Julien Aubert, Mme Lydia Guirous, M. David Lisnard, M. Damien Abad. Qu’ils soient remerciés pour leur courage et leur lucidité. [Quoi qu’il arrive je ne soutiendrai jamais, ne voterai jamais pour des politiques qui se sont montrés serviles et calculateurs, ou pire, imbéciles dans cette affaire d’une extrême gravité.]

9. Un silence assourdissant pèse sur le caractère malsain de l’opération en cours. Selon le discours officiel, la fin ultime de ces mesures est de forcer la population à se faire vacciner. C’est reconnaître que son objectif est bien d’empoisonner la vie des Français non vaccinés voire la rendre impossible. Depuis quand un pouvoir politique aurait une légitimité à faire souffrir délibérément une partie ciblée de ses compatriotes en appliquant un principe de chantage à la vie quotidienne? La logique est celle d’une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom. Comment une telle hypocrisie et dérobade face au principe de responsabilité peut-elle aussi bien passer, dans la plus parfaite indifférence, voire banalisation? Idem sur le chantage ultime: laisser-passer ou reconfinement? Comment une nation adulte peut-elle accepter une telle infantilisation? Et qui aurait le courage de répondre: nous n’acceptons ni l’un ni l’autre?

10. L’effet le plus flagrant du laisser-passer sanitaire est de déchirer le pays, les cercles d’amis, les familles. La grande fracture est de retour, celle de 2005 et celle de la crise des GJ. La majorité bienpensante qui suit le courant médiatico-politique dominant se retrouve face à la minorité diabolisée sous la caricature des « antipass » ou des « antivax » irresponsables individualistes contre l’intérêt général. Telle est le discours dominant. Il peut être aisément inversé en opposant la minorité résistante au nom de la liberté à la majorité bêlante. Mais peu importe, une sorte de guerre civile froide qui peut rapidement dégénérer est en train de s’installer dans le paysage français.

11. Tout cela ne se comprend bien entendu que par le contexte politique et l’approche de l’élection présidentielle. La dramatisation, le naufrage dans l’autoritarisme, la recherche de l’affrontement procède d’une logique qui est à l’œuvre depuis bientôt cinq ans: fracturer le pays pour l’entraîner dans le schéma du conflit habituel entre la supposée modernité, éclairée et la France périphérique ou obscurantiste, c’est-à-dire le combat entre le héros du bien et l’incarnation du populisme ringard (soit le duel le Pen/Macron). La réélection de 2022 est bien entendu en filigrane de cette crise de société.

12. Que va-t-il se passer maintenant? Le mouvement va probablement s’amplifier et dégénérer à la rentrée de septembre. En France, un choix politique pénalisant ou discriminant une partie de la population, notamment les jeunes, est le plus sûr chemin pour conduire le pays à la révolte, à la violence et au chaos. L’opinion exaspérée va se retourner. Le pouvoir tentera de reculer et d’édulcorer ou neutraliser le fond de ses mesures tout en préservant la coquille légale par exemple en renonçant au contrôle des terrasses ou en revenant à la gratuité des tests. Mais il n’est pas sûr que cela suffise. Le pouvoir a allumé un incendie qu’il aura toute peine à éteindre et il en sera forcément perdant dès lors que les yeux vont se dessiller. Problème: cette crise toute en soulignant la nocivité de l’équipe en place démontre aussi la nullité des solutions alternatives: pour l’instant en tout cas.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Assassinat du prêtre Olivier Maire – Philippe de Villiers : « La presse française, les élites et nos autorités ont toutes partie liée pour détruire notre pays ! »

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers a réagi à l’assassinat du prêtre Olivier Maire, qu’il connaissait personnellement en osant une comparaison entre la liberté menacée de ceux qui refusent le passe sanitaire et celle dont jouissent les incendiaires de cathédrale. Des propos qui font polémique.

Il s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.

Vous connaissiez personnellement le Père Olivier Marie ?

Oui je le connaissais personnellement. Je l’ai rencontré et je l’ai entendu prêcher. Je connaissais également beaucoup de ses proches qui m’ont confirmé ce que l’on pouvait concevoir par la seule intuition : c’était un prêtre dans l’humilité oblative.

Marianne ou Libération vous ont reproché de faire un rapprochement malheureux entre le passe sanitaire et ce dramatique assassinat. Que leur répondez-vous ?

Le lien entre les deux, c’est la question de la liberté. D’un côté dans la même journée le pouvoir en place impose une entrave à la liberté d’aller et venir avec le passe sanitaire, comme si les Français étaient suspects d’être des malades ambulants, comme si la France était devenu un asile. Et pendant ce temps-là on découvre qu’on a laissé en liberté un dangereux individu qui avait déjà incendié la cathédrale de Nantes. À la suite de son forfait, il n’a pas été enfermé, ou si peu… Il a été remis en liberté et était sous contrôle judiciaire.

On a l’impression dans notre pauvre pays que les innocents sont tracés et contrôlés pendant qu’on laisse aller ceux qui sont en train de nous détruire. En effet, l’idéologie qui surplombe l’état régalien qui ne l’est plus est celle du laxisme et du migrationnisme. Cela est intouchable.

Je me moque de ce que peuvent dire les journaux, ce que je sais, c’est que le bon sens populaire impose cette comparaison macabre.

Si vous refusez d’être vacciné, vous risquez d’aller en prison. En effet, si on est le patron d’une entreprise, à la troisième reprise on est menacé de prison.

Marianne vous accuse sur ce point précis en disant que l’on ne peut pas aller en prison…

C’est le texte même ! Un entrepreneur qui ne contrôle pas le passe sanitaire dans son entreprise et ne licencie pas ses employés sans passe sanitaire terminera en prison.

Vous refusez d’être vacciné, vous risquez les pires ennuis, au prix de votre liberté. En revanche, si vous incendiez une cathédrale de 600 ans, vous êtes en liberté et vous n’êtes pas renvoyé dans votre pays, alors que vous êtes illégal, clandestin, Rwandais.

Ce que j’ai voulu dire et qu’il y a deux poids deux mesures. Si les journaux s’insurgent contre un tel propos de bon sens, cela signifie que la presse française, les élites et nos autorités ont toutes partie liée pour détruire notre pays.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le pass sanitaire fait tomber le masque : « Ce n’est pas une décision scientifique » [vidéo]

12/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le pass sanitaire touche désormais une large partie du quotidien des Français, depuis le 9 août, le port du masque n’est plus obligatoire pour se rendre dans les restaurants ou les bars, dans les lieux de culture ou de loisirs.

Partout donc, à l’exception des transports de longue distance, tels que l’avion et le TGV. Un assouplissement certes promis par le gouvernement, mais qui ne fait pas l’unanimité. Notamment dans le milieu médical. Ainsi, le docteur Alexis Hautemaniere, épidémiologiste et hygiéniste, dénonce une décision qui n’a rien à voir avec la médecine.


Conseil constitutionnel : symbole de la caste qui règne sans partage sur le pays

stop censure

237.000 manifestants… La précision des chiffres fait sourire. Ils étaient très nombreux, plus nombreux que la semaine précédente, et cela, entre le 1er et le 15 août, la période où la France est en vacances… On se demande comment cette étonnante précision a pu être obtenue, alors qu’il y avait plus de 150 rassemblements, cortèges et défilés dans le pays. On a compris qu’il fallait constater la croissance de la contestation, mais en limiter l’ampleur. Le problème n’est évidemment plus celui du vaccin. Avec le feu vert au passeport sanitaire des prétendus « sages » du Conseil constitutionnel, les dernières illusions sur notre démocratie d’apparence et notre État de droit de pacotille se sont envolées.

Un Président omnipotent, un gouvernement aussi incompétent que soumis, une Assemblée réduite à une chambre d’enregistrement des édits élyséens… L’absence de séparation des pouvoirs et la concentration de ceux-ci dans les mains d’un seul homme aussi narcissique qu’inexpérimenté… Aussi, beaucoup espéraient naïvement que les « sages » du Conseil constitutionnel redresseraient, rééquilibreraient la situation. C’était mal connaître cette « institution ». Les membres du Conseil constitutionnel appartiennent tous à l’oligarchie régnante, la haute fonction publique avec une forte dose d’énarques, si possible inspecteurs des finances comme Fabius ou Juppé, ou encore Michel Pinault, dont la carrière entre Conseil d’État, grandes entreprises et autorité administrative indépendante offre un modèle du parcours de notre élite. Ensuite, la plupart sont davantage des politiques que des magistrats choisis dans le cadre du copinage qui prévaut dans notre « République ». Enfin, et c’est le plus grave, depuis le 16 juillet 1971, cette institution a quitté la voie étroite à laquelle elle était vouée, à savoir contrôler les limites du législatif. Abandonnant la « mécanique » juridique et se permettant de fonder ses décisions sur le préambule de la Constitution et ses tirades philosophiques, elle a versé dans l’idéologie et émis des avis purement politiques.

En tant que parlementaire, j’ai directement été touché par deux de ses censures. J’avais participé avec vigueur à l’abrogation de la loi Falloux afin de permettre le financement public de la construction de locaux d’enseignement privé sous contrat. La loi a été abrogée par le Conseil constitutionnel sous la pression des milieux laïcards au nom du principe d’égalité… alors, précisément, que la situation à laquelle nous voulions remédier établit une inégalité de traitement entre l’enseignement primaire, le secondaire et le technique, le premier n’ayant droit à rien et le dernier à tout ! Plus récemment, mon amendement voté quatre fois au Parlement sur le « rôle positif de la France outre-mer » a été envoyé au panier pour des raisons qui, curieusement, n’ont pas prévalu contre la loi Taubira sur l’esclavage.

Globalement, les décisions du Conseil constitutionnel oscillent entre des choix politiques inspirés par les amis qui détiennent le pouvoir et des préférences idéologiques propres à la caste qui règne sans partage dans notre pays, l’oligarchie de la haute fonction publique, dont la formation depuis 1968 a assuré le progressisme militant, avec quelques nuances d’intensité entre la gauche et la droite. On observera que la valeur très floue de « fraternité » a été récemment brandie pour exonérer les passeurs de migrants de leur délit, mais qu’elle est oubliée en faveur des Français et de leur accès à l’hôpital. Ainsi, le Conseil constitutionnel a cautionné la liberté d’aider autrui « dans un but humanitaire » sans égard pour la régularité de son séjour en France. Autrement dit, il a autorisé la transgression de la loi sans tenir le moindre compte de l’intérêt national ni de la volonté du législateur.

En revanche, la fraternité d’un médecin français à l’égard d’un malade français sera réservée dans les hôpitaux, sauf urgence, au détenteur d’un passeport sanitaire. Si on ajoute à ces considérations la présence du fils de M. Fabius, président du Conseil constitutionnel, au sein du cabinet McKinsey qui a été curieusement appelé pour conseiller le gouvernement français dans sa stratégie sanitaire, comme si le luxe des autorités administratives et autres agences de notre fonction publique pléthorique ne suffisait pas pour répondre aux questions, on prend soudainement conscience de ce qu’est devenu notre pays : une façade qui cache de moins en moins une réalité rabougrie, repliée autour d’un microcosme faisandé qu’il est temps de renverser.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire