Français, réveillez-vous !, par Ivan Rioufol

Les Français se réveilleront-ils ? Ils sont les alliés de la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron, l’obsédé « Monsieur Vaccin ». Le 9 novembre, à la télévision, il a annoncé des « contrôles renforcés » sur l’usage du passe sanitaire, qui devait initialement être appliqué jusqu’au 15 novembre et dont l’efficacité est très relative puisque les vaccins s’épuisent au bout de six mois. « Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour vous protéger », a pourtant répété le chef de l’Etat dans une infantilisation assumée des citoyens.

Une fois de plus, il a eu recours au discours anxiogène sur la énième vague, ce procédé qui terrorise les gens depuis près de deux ans. L’hygiénisme d’Etat, officialisé le 12 juillet, est devenu le degré zéro de la politique. Seul l’horizon sanitaire est pris en compte par celui qui espère sa seconde dose d’Elysée pour avril prochain. « Avec la pandémie, nous avons éprouvé notre vulnérabilité : un virus soudain a bloqué le monde entier », a notamment expliqué le tyranneau de la seringue. Pour lui, la vulnérabilité de la nation face à ses ennemis intérieurs et extérieurs n’est pas un sujet. « Nous sommes restés profondément humains », n’a pas hésité à se féliciter le promoteur de Pfizer et Moderna, sans vouloir entendre ceux qui mettent en garde contre les effets secondaires de leurs produits. La Haute autorité de la santé vient de déconseiller Moderna aux moins de trente ans. En mai, la firme assurait que son produit était efficace à 100%, y compris pour les jeunes.

« N’ayons pas peur ! », a déclamé Macron dans un jeu pervers avec une opinion qu’il se plait à affoler. Il persistera dans sa brutalité sanitaire tant qu’il rencontrera l’acquiescement des traumatisés. Cette stratégie de l’angoisse permanente lui permet de se hisser en président protecteur : « Nous avons réussi l’impensable », s’est-il auto-félicité en tirant le bilan de sa « guerre » contre le Covid. Cependant, cette grande mascarade, irritante en 2017, devient préoccupante en 2021. Macron prétendait « transformer » la France et annonçait une « révolution ». Il n’aura signé comme réforme que celle de la PMA pour toutes. Le code du travail n’a été revu qu’à la marge. Idem pour la SNCF.

Quant à la réforme des retraites, qui devait signifier le volontarisme du président, elle a été repoussée au delà de 2022. Subrepticement, se met en place un régime liberticide qui a déjà transformé le passe sanitaire en passe citoyen et qui proroge les états d’exception dans l‘apathie ou l’impuissance des contre-pouvoirs. Le discours orwellien a gagné le président : « Etre libre dans une nation comme la France implique d’être responsable et solidaire ». Non, être libre en France implique de pouvoir choisir ou non de se faire vacciner, de pouvoir aller à sa guise au restaurant, au musée, au cinéma, de n’être pas fiché par un QR code, de n’être pas dénoncé. Etre libre, c’est refuser le piège totalitaire de l’hygiénisme d’Etat. Se réveiller, vite !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pass sanitaire conditionné à la troisième dose, rappel vaccinal… les annonces d’Emmanuel Macron

Prolonger le pass sanitaire en imposant une troisième dose de vaccin ? [vidéo]

vaccin pass sanitaire

22/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Rudyard Bessis – avocat spécialisé dans le droit pénal médical – et Bruno Megarbane – chef du service réanimation à l’hôpital Lariboisière – étaient invités à débattre de la stratégie sanitaire du gouvernement et d’une éventuelle dose de rappel pour les vaccinés.

Ce 20 octobre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a laissé entendre que la troisième dose pourrait finir par devenir obligatoire pour garder son pass sanitaire.


Loïc Hervé – “Il faut arrêter avec ce pass sanitaire !” [vidéo]

Loïc Hervé

20/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Sénat a rejetté la proposition de loi sur l’obligation vaccinale.

Pour en parler, André Bercoff a reçu Loïc Hervé, Sénateur UDI de Haute-Savoie. Celui-ci considère notamment qu’il faut se débarrasser au plus vite du passe sanitaire.


Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021

Pass sanitaire : les Français, des veaux ou un peuple responsable ? [vidéo]

manif pass sanitaire

12/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Près de 50 millions de Français ont reçu leur première dose de vaccin. Pari réussi pour le gouvernement qui envisage désormais ouvertement une prolongation du pass sanitaire jusqu’à l’été. En face, la mobilisation contre cet outil numérique a réuni moins de 50.000 personnes dans toute la France samedi 2 octobre, selon le ministère de l’Intérieur: six fois moins qu’au début du mois d’août!

Les Français font-il preuve d’une noble prudence dans cette crise sanitaire ou doit-on s’inquiéter de leur docilité ? Éléments de réponse avec l’invité de Sputnik donne la parole, René Chiche, professeur agrégé de philosophie.


L’impasse sans fin ? – Prolongement du passe sanitaire

pass sanitaire

A l’origine, il devait être provisoire et limité aux grands rassemblements : le passe sanitaire a été imposé aux restaurateurs. C’est une deuxième « prolongation » que le gouvernement vient d’annoncer : le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que le passe sanitaire pourrait être imposé jusqu’à l’été prochain, donc bien au-delà de sa fin officielle prévue le 15 novembre prochain. Autrement dit, même au cours de la prochaine présidentielle. Alors même que la quatrième vague est en train d’être maîtrisée, que le nombre de vaccinés augmente sérieusement et que le taux d’incidence repasse à 50 cas pour 100 000 habitants dans six départements sur dix. Le ton reste pourtant à la dramatisation. Pour Gabriel Attal, « l’éclaircie sanitaire s’observe à peu près partout dans l’Hexagone, mais ce n’est pas parce que la marée est basse qu’elle ne peut pas remonter ». Le gouvernement préfère anticiper d’éventuelles prochaines vagues, dont on peut sérieusement penser qu’elles tendent à être conjurées… Plus personne ne parle de variant, comme si le sujet n’avait été qu’un feuilleton de l’été passé.

Comment expliquer ce souci de jouer à nouveau les prolongations ? Quelques épidémiologistes ont prévenu contre un risque de « redémarrage » de l’épidémie à l’automne. Une éventualité qui a ainsi eu l’oreille d’Emmanuel Macron et de l’exécutif. Bref, un souci de combattre cette « cinquième vague » invoquée dans les discours de certains élus LREM.

Présentation d’un nouveau projet de loi à la mi-octobre

Pour prolonger le passe sanitaire, un nouveau texte sera ainsi présenté en Conseil des ministres le 13 octobre prochain pour être ensuite débattu devant le Parlement à la fin du mois. Dans cette crise, on ne compte plus l’accumulation impressionnante de textes aboutissant à rendre définitif ce qui était provisoire : loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, lois prorogeant l’état d’urgence sanitaire, loi relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire, puis loi relative à la gestion de la crise sanitaire… A chaque projet de loi, une date butoir est indiquée pour être finalement repoussée par le texte suivant.

Mais cette perspective de devoir présenter le passe sanitaire en pleine présidentielle ne réjouit pas tout le monde. Le patron des Républicains du Sénat, Bruno Retailleau, déclare tout de go dans un tweet du 29 septembre que « le Sénat ne pourra autoriser le gouvernement à prolonger le recours au passe sanitaire en enjambant les présidentielles, jusqu’en juillet ».

Mais, dans cette crise sans fin, il y a aussi de drôles de révélations. Ainsi, d’après une étude publiée par le ministère de la Santé le 29 septembre dernier, on apprend que 5 700 lits d’hôpitaux ont été supprimés l’année dernière en pleine crise du Covid. Le ministère explique cette mesure surprenante par le souci d’éviter les contagions avec la transformation de chambres doubles en chambres simples. Dont acte. Des chiffres insolites dans une situation qui reste confuse…

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2021

Maintien du pass sanitaire : « On s’approche d’une société de contrôle technico-sanitaire » [vidéo]

pass sanitaire

28/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré la décrue de l’épidémie, le gouvernement a choisi de maintenir le pass sanitaire partout sur le territoire.

Vent debout, l’avocat Thibault Mercier, cofondateur du Cercle Droit & Liberté, fustige une décision « illégale » et « politique ».


Mathieu Slama: «Le gouvernement envisage de prolonger le passe sanitaire pour des raisons électoralistes»

qr code

Le passe sanitaire qui devait initialement être abandonné après le 15 novembre pourrait être prolongé. Pour l’analyste politique, cette manœuvre vise surtout à séduire un électorat plutôt âgé et favorable au dispositif.

Cette fois, le doute n’est plus permis : le gouvernement prépare les esprits à la prolongation du passe sanitaire. Il y a quelques jours, il affirmait, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, que le passe sanitaire pourrait être supprimé dans certains territoires où le virus ne circule plus mais conservé dans d’autres. Puis on apprenait, par une «fuite» dans la presse (méthode de communication classique pour préparer les esprits à des annonces fortes et clivantes), qu’un projet de loi était en préparation pour prolonger la durée de vie du passe, initialement censé se terminer le 15 novembre dans le cadre de la précédente loi votée.

Le gouvernement ne donne donc aucune limite de temps au passe. La seule concession qu’il accorde est, semble-t-il, sa modulation selon les territoires. Récemment, Olivier Véran affirmait même qu’il serait nécessaire aussi longtemps que le virus était présent dans le pays, ce qui revenait à dire qu’il n’était pas près de disparaître. Quant à Emmanuel Macron, il affirmait en marge d’un déplacement à propos du passe : «On va le conserver dans la poche».

Cette décision de prolonger le passe sanitaire pose d’abord question d’un point de vue juridique. Le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel avaient validé (hélas…) le passe sanitaire généralisé au motif qu’il était «strictement proportionné aux risques sanitaires encourus», et soulignait qu’il devait y être «mis fin sans délai lorsqu’il n’est plus nécessaire». Or la situation épidémique est sous contrôle, le taux d’incidence en baisse quasi-constante partout sur le territoire métropolitain et le cataclysme annoncé du variant Delta n’a pas eu lieu. Comment justifier, dans ces conditions, la prolongation d’un outil qui, si l’on suit les raisonnements du juge constitutionnel, n’a plus lieu d’être ?

D’autre part, il est désormais admis par la communauté scientifique que le vaccin, s’il diminue la possibilité de contaminer autrui, ne la supprime pas. Cela signifie, très concrètement, qu’une personne dotée d’un test négatif peut potentiellement être contaminée par une personne vaccinée. Dans ces conditions, l’argument sanitaire du passe ne tient plus, ou est très fortement fragilisé (et on ne prend pas une mesure aussi grave sur des fondements scientifiques aussi fragiles).

Le passe sanitaire apparaît donc désormais pour ce qu’il est et ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire un outil de coercition destiné à rendre la vie des non-vaccinés impossible et ainsi les pousser à la vaccination. Coercition renforcée par la décision du gouvernement, qui sera effective à la mi-octobre, de ne plus rembourser les tests «de confort», c’est-à-dire l’unique moyen pour les non-vaccinés d’accéder aux lieux de sociabilité. Rappelons ici que le Conseil d’État avait insisté, dans l’avis qu’il avait rendu sur l’extension du passe sanitaire, sur le fait que le passe ne pouvait être un outil d’incitation à la vaccination mais uniquement un outil de protection sanitaire. Mais nous ne sommes plus à une contradiction ou à un reniement prêt. Et il y a fort à parier que le Conseil d’État comme le Conseil constitutionnel sauront trouver, pour valider cette nouvelle loi de prolongation du passe sanitaire, les artifices juridiques nécessaires…

Pour lire la suite, c’est ici !

Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La menace du passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Ce devait être une mesure « limitée dans le temps », « exceptionnelle », presque prise à contre-cœur, après avoir passé des mois en assurant ne jamais le mettre en place. Le passe sanitaire devrait pourtant bien être prolongé… si les chambres parlementaires obéissent.

Seuls les plus crédules seront surpris. Le gouvernement prévoit de prolonger la possibilité d’avoir recours au passe sanitaire. Le 12 juillet dernier, le président de la République prenait tout le monde de court en annonçant l’inimaginable, l’impensable : il y aura désormais deux catégories de Français, l’une qui n’aura plus accès à grand-chose, l’autre qui devra montrer patte blanche pour toute activité du quotidien.

Les grandes manifestations chaque week-end dans toutes les villes de France n’y changeront rien, la décision a été prise avec l’obscur conseil de Défense. Certains jouent le jeu, d’autres tentent de contourner la règle, certains retrouvent la solitude du premier confinement, d’autres sont obligés de fermer leur établissement.

Une nouvelle entourloupe ?

Si en décembre 2020, Emmanuel Macron affirmait que « jamais » il ne mettrait le passe sanitaire en application, les choses ont bien évolué en l’espace de quelques mois. Le risque d’une quatrième vague qui ne s’est pas encore montrée, le manque de place à l’hôpital et les soignants qui désormais sont amputés d’une partie d’eux-mêmes, n’ayant pas souhaité se faire vacciner, ont permis la mise en place de l’impensable en France, en 2021 : une véritable ségrégation.

Après cette période douloureuse, dont il était convenu qu’elle devait prendre fin le 15 novembre prochain, ce qui devait arriver se profile petit à petit. Olivier Véran l’avait annoncé dès le mois d’août, Jean Castex vient de le confirmer : le passe sanitaire devrait être prolongé. Un projet de loi sera présenté le 13 octobre en conseil des ministres pour permettre aux autorités d’avoir recours au passe sanitaire au-delà du 15 novembre.

Le texte devra encore être adopté par les deux chambres parlementaires. Jean Castex s’est d’ailleurs entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, lundi 20 septembre, après avoir parlementé avec Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale. Matignon prépare donc le terrain et recherche un consensus politique afin de pouvoir compter sur les députés et sénateurs.

Vers un passe territorialisé ?

Emmanuel Macron laissait pourtant entrevoir un allègement du passe sanitaire, ces derniers jours. Le ministre de la Santé, Olivier Véran indiquait même dans un entretien au Parisien, dimanche 19 septembre, que « les restrictions pourraient être allégées progressivement », là où la situation continuait à s’améliorer. Mais pour l’instant, aucune décision immédiate n’est prévue, aucune liste de départements n’a officiellement été déposée à l’Elysée, même si une trentaine de départements est passée sous les 50 cas pour 100 000 habitants.

Le porte-parole du gouvernement a quant à lui précisé le fond de la pensée de l’exécutif. « Tout l’enjeu est de savoir comment on garde ces outils et on s’adapte à cette situation. » Comprenez que le passe sanitaire pourrait être « territorialisé » et pérennisé, sans qu’il soit continuellement appliqué.

Le gouvernement entend garder la possibilité de ressortir cet outil à n’importe quel moment, n’importe où pour endiguer une « nouvelle vague » ou pousser les habitants à aller se faire vacciner.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2021

RÉVOLTE contre le PASSE SANITAIRE – Entretien avec Florian Philippot [vidéo]

Florian Philippot

10/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Président des Patriotes, ancien vice-président du Front National, Florian Philippot est aussi engagé depuis le 24 octobre 2020 dans l’organisation de manifestations politiques contre les mesures sanitaires du gouvernement.

Il réaffirme aussi la ligne des Patriotes sur la sortie nécessaire de l’Union européenne pour que la France reprenne le contrôle de sa politique industrielle et migratoire.


Lutter pour nos libertés par la contre-économie

Avertissement : cet article ne s’adresse pas à ceux qui demeurent convaincus que le pass sanitaire est un dispositif destiné à limiter la propagation d’un virus.

Je me tourne vers ceux qui ont compris que les mesures liberticides qu’on nous inflige relèvent plutôt de l’ingénierie sociale et pourraient fort bien se prolonger durablement.

Nous nous dirigerions alors vers une dystopie où les individus seraient étroitement contrôlés, appauvris par une hyperinflation, des faillites en cascade et, financièrement dépendants d’un revenu de subsistance alloué par le gouvernement.

Que l’oligarchie dirigeante parvienne à ses fins est un fait loin d’être acquis. Une partie des peuples résiste.

En attendant, nous sommes nombreux à nous interroger sur la façon de lutter contre cette chape technico-sanitaire qui s’abat sur le monde occidental.

Je suis de plus en plus convaincu que la solution passe par le développement de ce qu’on appelle une contre-économie.

C’est-à-dire repenser une économie en dehors des circuits classiques tenus par les grandes firmes.

Pour ce faire, nous devons revenir au « local » en nous orientant vers des échanges de proximité.

Pour y parvenir, il faudra nécessairement se regrouper pour produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin pour survivre hors de ces systèmes qui se referment sur l’individu comme un piège orwellien.

En y réfléchissant bien, ces oligarchies ne doivent leur pouvoir qu’à notre consentement à nous soumettre à leurs diktats.

Ce sont majoritairement nos modes de consommation qui nous rendent dépendants de ces grandes puissances financières et économiques.

Si nous décidions soudainement de ne plus y recourir, leur cours boursier s’effondrerait aussitôt, ainsi que leur fortune constituée en grande partie de parts de fondateurs.

Nous avons donc notre part de responsabilité : en déléguant à d’autres nos conditions de subsistance et d’accomplissement, nous sommes, de proche en proche, devenus complètement inféodés à une forme de matrice géante.

Aussi le meilleur moyen d’é­chapper à leurs délires, vous l’avez compris, est de s’en extraire en boycottant les GAFAM (et autres) et en privilégiant les circuits courts.

Il faut absolument réinventer nos vies pour les recentrer sur des activités plus essentielles et surtout en développant des liens réels avec des personnes poursuivant les mêmes objectifs.

Dans cette mouvance de la contre-économie, on va même jusqu’à évoquer le concept de village autonome revenant à créer un écosystème coopératif au sein duquel seraient par exemple, développés le maraîchage pour relocaliser une partie des productions alimentaires, ainsi que les échanges de services.

Vous avez des compétences en plomberie ?

Échangez-les, par exemple, contre des cours particuliers pour votre enfant.

On ne peut plus aller au restaurant ?

Pas dramatique, on organise des pique-niques dans l’espace public.

On ne peut plus aller au cinéma ?

Organisons des projections privées entre amis.

Échanger un dépannage informatique contre un panier de fruits n’engendre aucune trace sur les comptes bancaires.

Aucune lecture de code QR.

Un tel acte échappe à tout contrôle ainsi qu’aux éventuelles sanctions du crédit social à la chinoise qui se profile à l’horizon.

Ce type de contestation économique par un changement radical de nos modes de vie semble plus efficace que les protestations de rue qui ne déboucheront que sur des contre-mesures gouvernementales encore plus liberticides.

Évidemment, tout cela à un coût car la vie moderne nous a habitués à bien des caprices d’enfants gâtés.

Sans le savoir, nous avons vécu à crédit.

Aussi, tout le monde n’acceptera pas d’en payer le prix : moindre pouvoir d’achat, moindre confort, moins de voyages, probablement plus d’efforts physiques, des distractions différentes, etc.

À n’en pas douter, la transition sera douloureuse.

Mais, en contrepartie, il s’agira d’un retour vers des activités plus basiques, plus authentiques, peut-être même plus spirituelles.

Ce n’est là, évidemment, qu’une piste de réflexion à approfondir mais, quoi qu’il advienne, n’oublions jamais que ce n’est pas la richesse de biens qui nous rend heureux, mais la richesse de liens.

Marc Amblard

Tribune reprise de les4verites.com

Le passe sanitaire : première des quatre étapes du futur système de contrôle numérique ?

qr code

Plusieurs nouvelles technologies apparemment indépendantes vont converger pour déboucher sur un système de contrôle qui modifiera profondément le quotidien des citoyens. Quatre étapes sont attendues. En voici une présentation rapide.

Étape 1 : le passeport sanitaire, dont le QR code téléchargeable sur téléphone est la représentation numérique. Tout individu est ainsi en mesure de prouver son statut vaccinal. Sans cela, il est à craindre que les portes de la vie moderne lui soient closes. Le sujet est suffisamment actuel et connu pour ne pas s’y étendre.

Étape 2 : le dispositif d’identification numérique universel. Des entreprises comme Thalès y travaillent depuis plusieurs années avec les gouvernements. Il fonctionnera avec le passeport sanitaire numérique pour ne faire qu’un. En deux mots, il s’agit de pouvoir prouver son identité de façon dématérialisée (sans carte d’identité). À l’aide de son portable dans un premier temps et grâce à une puce sous-cutanée un peu plus tard (c’est déjà en phase de test dans deux États africains).

Les certificats papier étant facilement falsifiables, toute personne pourra ainsi prouver qu’elle est vaccinée et qu’elle est bien la personne qu’elle prétend être.

Un consortium nommé Alliance ID2020 a été chargé de dérouler rapidement le processus. Il regroupe notamment Accenture, Microsoft, la fondation Rockefeller, MasterCard, IBM, MIT Safe Paths et GAVI Global Alliance for Vaccines de Bill Gates.

Étape 3 : la nouvelle monnaie numérique sur laquelle les banques centrales ont beaucoup travaillé (le digital wallet). Selon Christine Lagarde, l’euro numérique est déjà à l’étude et son lancement est prévu pour 2026. Fondé sur la technologie blockchain, il permettra de rendre tous les flux monétaires parfaitement traçables et contrôlables. Il sera ainsi possible de désactiver très facilement le compte d’un individu que les autorités suspecteraient d’activités illicites.

Nous le voyons, l’objectif est de créer une identité numérique complète, mixant des données sanitaires (vaccinales), civiles et bancaires infalsifiables.

Étape 4 : le passeport Internet. Ce dispositif constituera la dernière étape du système de contrôle numérique. Si la circulation sur la Toile est, aujourd’hui, libre pour tout le monde, elle ne le sera probablement plus puisqu’il est envisagé de créer une sorte de permis de conduire virtuel qui nous sera accordé sous réserve d’un examen périodique de notre activité en ligne.

D’aucuns pourraient y voir un outil destiné à éliminer toutes les voix dissidentes d’Internet. Il est vrai que dans la société hyper-numérisée qui s’en vient, être privé d’Internet signifiera une mise au ban de la société.

Pas d’inquiétude, cependant, puisque ce « Great Reset » qu’on nous prépare avec l’aimable collaboration de Big Pharma, Big Data et Big Tech n’a pas d‘autre vocation à encadrer nos vies afin de les rendre plus sûres, plus commodes, plus vertes, moins inégales et plus inclusives…

Rappelons-nous ce qu’avait écrit le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, dans un livre publié début 2016 : « La 4e révolution industrielle conduira à une fusion de nos identités physique, biologique et numérique. »

Grâce à la peur opportunément engendrée, le Covid-19 fut alors l’occasion de précipiter le processus en obtenant des peuples leur consentement.

Me Marc Amblard

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid et pass sanitaire – Laurent Mucchielli – “Il n’y a pas de consensus scientifique unique, c’est une escroquerie” [vidéo]

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07/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Une tribune de plus de 1000 chercheurs, universitaires, soignants, juristes, artistes et enseignants se pose une question majeure : en ces temps d’état d’urgence sanitaire, a-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ? André Bercoff reçoit Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS, signataire de cette tribune publiée sur le site Quartier Général.

Dans cette tribune, les signataires dénoncent ainsi la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale.


Marion Maréchal : « Nous assistons à un glissement vers une forme d’ “autoritarisme doux” exercé par un Etat qui voudrait faire notre bien malgré nous »

Marion Maréchal

Passe sanitaire, fracture de la société française, numérisation des données, complotisme, dictature, immigration, élection présidentielle… Marion Maréchal répond aux questions de Boulevard Voltaire en exclusivité !

La société française est plus fracturée que jamais. On fait beaucoup d’analogies entre les gilets jaunes et les opposants au passe sanitaire. Est-ce le cas et que révèle-t-elle ?

Tout ne se recoupe pas parfaitement sur le plan territorial ou sociologique, mais à la manière des gilets jaunes, ce qui s’exprime ici est une profonde défiance nourrie par des mois, voire des années de mensonges.

Il est probable que ces mobilisations aient pour origine commune une perte de confiance profonde vis-à-vis des institutions et des autorités quelles qu’elles soient. Depuis longtemps, déjà (et pas toujours sans raison !), les élus sont considérés comme des traîtres, les journalistes comme des menteurs, les professeurs comme les acteurs de l’effondrement de l’école et les magistrats comme des laxistes. L’une des rares autorités à faire encore consensus, jusque-là, était le monde médical et scientifique. Cette confiance a explosé en vol avec la crise du Covid, les scientifiques et médecins ayant révélé au grand jour de vives oppositions entre eux, des contradictions dans les analyses, des revirements ou encore des liens d’intérêt douteux avec des laboratoires pharmaceutiques qui remettent en cause l’impartialité de leurs positions. Un vrai traumatisme au pays de Descartes.

Cette crise de confiance contribue à freiner l’adhésion tant aux restrictions qu’à la vaccination. Elle pousse également au doute, à la remise en cause du discours officiel et médiatique, à la recherche d’informations alternatives, le tout encouragé par le foisonnement d’informations disponibles sur Internet.

Vous voulez parler des « complotistes » ?

Cette posture vis-à-vis de l’autorité crée une véritable différence entre des citoyens qui suivent les injonctions gouvernementales sans se poser de question et ceux qui les remettent en cause par principe, ces derniers étant volontiers qualifiés, en effet, de « complotistes » dans la presse et dans la bouche des ministres.

Attardons-nous un peu sur ce terme. Toute l’histoire de la politique n’est qu’une lutte permanente entre le bien commun, l’intérêt général et des intérêts privés. Parfois, le bien commun gagne et parfois les intérêts d’argent et de pouvoir l’emportent au détriment du collectif. Cette injustice est souvent le moteur qui conduit beaucoup d’entre nous à nous engager dans les élections. Il n’y a rien de « complotiste » à imaginer que les décisions prises par les gouvernements ne soient pas toujours animées par la recherche de l’intérêt général. Il est, au contraire, tout à fait réaliste qu’elles puissent être parfois influencées par des calculs politiciens, des logiques de réseaux, des puissances privées, des lobbys d’argent, quelquefois à l’insu même des gouvernants qui se laissent intoxiquer par des informations partiales ou partielles.

Il est donc sain que le citoyen passe la décision publique à la moulinette de son esprit critique, d’autant plus quand celle-ci s’est révélée maintes fois incohérente, comme c’est le cas depuis de nombreux mois, en France.

J’ai récemment lu l’article d’un auteur roumain, Radu Portocală, écrivain et journaliste exilé de son pays par le pouvoir communiste roumain, en 1977, qui faisait un parallèle entre certains mécanismes actuels et ceux à l’œuvre au sein de l’URSS. J’aime autant vous citer directement l’extrait : « La différence est minime avec le monde soviétique, où la vérité était édictée par le Parti – sans, pour autant, qu’elle fût constante : les intérêts politiques pouvaient, à tout moment, la faire changer. Les gens vivaient donc sous l’empire de la vérité du moment. Nul n’avait le droit de s’en abattre ni de la contester, sous peine de graves persécutions. Nul, non plus, ne pouvait demander pourquoi ce qui avait été vrai la veille cessait de l’être le lendemain. Ou pourquoi énoncer une chose tenue pour vraie une semaine plus tôt, mais tombée en désuétude depuis, faisait courir un risque insensé. Il fallait, sans arrêt, se tenir au courant des fluctuations de la vérité».

Le propagandiste était l’équivalent de l’actuel vérificateur de vérité. Lui seul savait ce qu’il fallait croire à chaque moment. Celui qui contredisait ses propos ou, simplement, les nuançait tombait dans la catégorie pénale des « lanceurs de fausses rumeurs », devenait un « rumoriste ». Des peines de prison étaient prévues pour ces imprudents.

Nous n’en sommes pas encore là. Ou, plutôt, nous n’y sommes pas de la même manière. Pour l’instant charitables, les progressistes se contentent de fustiger les complotistes, de les exposer à l’opprobre général et de les censurer, quand leurs devanciers, plus expéditifs, envoyaient en prison les rumoristes, ancêtres involontaires de nos complotistes. Cela viendra peut-être.

« Dictature », « autoritarisme », ce sont les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier la mise en place de ce passe sanitaire. Pensez-vous qu’ils traduisent une réalité ?

Je pense, en effet, que nous assistons à un glissement vers une forme d’« autoritarisme doux » exercé par un État qui voudrait faire notre bien malgré nous, y compris par la contrainte s’il le juge nécessaire. Un État qui voudrait nous garder en bonne santé à tout prix, même si cela implique de restreindre nos libertés fondamentales sans notre consentement. Je trouve cette dérive très inquiétante.

Il y a à peine quelques années, tout le monde était horrifié par la mise en place du crédit social chinois. Ce système qui attribue des points à chaque citoyen en fonction de ses bonnes ou mauvaises actions – un retard de paiement d’impôt entrant dans cette catégorie, notamment – et qui leur interdit certaines activités en fonction de leur crédit, par exemple de prendre l’avion.

Selon moi, il n’y a pas de véritable différence de nature entre le crédit social chinois et le passe sanitaire, simplement une différence de degrés. Certains diront que j’exagère, mais la logique n’est pas très éloignée. Vous êtes un bon citoyen vacciné, alors vous avez le droit à une vie normale. Vous êtes un mauvais citoyen non vacciné, eh bien, vous serez privé de sport, de culture, de vie sociale au bar ou au restaurant et vous serez suspendu de votre emploi sans indemnités. Certains me rétorqueront que l’État français fait cela pour notre bien et la santé de tous ; le gouvernement chinois justifie aussi sa politique pour le bien du pays.

Certains voient dans cette numérisation de la société et ce laissez-passer sanitaire sous forme de QR code les prémices de la mise en place d’une identité numérique qui, à moyen terme, fusionnerait les différentes données bancaires, fiscales, sociales, de santé, professionnelles, permis de conduire, etc., de chaque personne et donnerait accès à différents services gouvernementaux. Des données dont disposent déjà l’État mais qui, une fois, pourraient potentiellement permettre à l’État de sanctionner un individu en le privant d’accès aux autres services. Par exemple, une amende impayée pourrait entraîner le blocage de votre carte bancaire.

Dans certaines régions des États-Unis, le déploiement des identités numériques est déjà en cours. La Floride lance le permis de conduire numérique et le Queensland, en Australie, a mis à l’essai une licence numérique de l’État. Cette année, l’Union européenne a fait un pas vers un projet d’identité numérique pour l’ensemble des citoyens, résidents et entreprises européennes, avec un objectif de 80 % en 2030. Cette ID permettrait, via le téléphone, d’avoir accès à de nombreux services gouvernementaux et de justifier l’identité des individus. Si cela facilitera certainement les démarches, il faudra être extrêmement vigilant à l’usage qui en sera fait, vu la piste glissante dans laquelle nous sommes engagés. Chacun se souvient quand nos gouvernants proclamaient que jamais ils ne mettraient en place le passe pour les activités du quotidien. Or, nous y sommes.

Chaque citoyen doit avoir conscience des dangers que peut engendrer cette numérisation de la société. Cela implique d’avoir des exigences très fortes sur le plan de la souveraineté numérique, du cadre juridique et technique de protection des données et je dirais même de la moralité des gouvernants. En Afghanistan, une base de données biométriques, HIIDE, développée par les Américains, ainsi que les dizaines de milliers de caméras installées à cette fin sur le territoire sont aujourd’hui dans les mains des talibans. Tout cela pour dire que des technologies formidables tombées entre de mauvaises mains pourraient, demain, être le fossoyeur de nos libertés démocratiques si nous n’y prenons garde.

Alors certes, contrairement à une dictature, les opposants politiques et les journalistes dissidents ne sont pas jetés en prison, mais l’autocensure et la peur de la mise au ban social suffisent souvent à faire taire les voix dissidentes. Le bannissement des opinions politiquement incorrectes sur les réseaux sociaux fait le reste.

De même, il n’y a pas de « propagande officielle » proprement dite, dont la dénonciation entraînerait une condamnation, mais il y a néanmoins les prémices d’une vérité médicale d’État. Alors que le débat sanitaire a toujours été libre dans la société civile et la médecine indépendante, pour la première fois, l’État a établi une interdiction de prescrire un médicament pourtant autorisé. C’est le gouvernement qui décide de la liste (très limitée) des contre-indications au vaccin et non plus les médecins qui sont pourtant à même d’évaluer les risques courus par leurs patients au cas par cas. Les médecins qui émettent une opinion divergente sur la vaccination ou décident de soigner leurs patients atteints du Covid avec autre chose que Doliprane™ sont rappelés à l’ordre, voire interdit d’exercer par l’Ordre des médecins.

Or, la plupart de ces médecins n’ont fait que poser une réflexion médicale sur le fait que l’injonction du « Faites-vous vacciner pour protéger les autres » est infondée, tout simplement parce que les vaccinés contaminent autant ou presque, comme l’affirme, par exemple, le CDC, l’agence de santé publique américaine. Ce qui rend, de fait, la justification du passe sanitaire caduque.

Comment expliquer que, malgré l’existence de contre-pouvoirs (les deux chambres, le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel…), rien ne semble pouvoir contredire l’action de ce gouvernement ?

La peur est un puissant anesthésiant politique. Sous la présidence d’Emmanuel Macron, l’exercice du pouvoir a été particulièrement solitaire. Cette situation politique doit nous conduire à interroger non seulement le fonctionnement de nos institutions, excessivement centrées autour de la présidence, mais aussi nos modes de scrutin. Nous vivons, aujourd’hui, dans un système de démocratie non représentative, de manière évidente, encore amplifié par l’abstention massive qui tend à devenir chronique. Le Conseil constitutionnel est un organe dont la composition est excessivement politique, cette situation ne peut que nuire à l’impartialité de cette juridiction suprême. Or, il est indéniable que le passe sanitaire, obligation vaccinale déguisée, viole non seulement plusieurs dispositions de notre droit, de notre Constitution mais aussi du droit international.

Cette crise de confiance entre le politique et le citoyen peut-elle être résorbée par l’élection présidentielle à venir ?

Malheureusement, je crains que l’élection ne se joue pas sur les sujets essentiels, elle sera verrouillée autour de la question du Covid et du passe sanitaire. Le Premier ministre semble déjà vouloir prolonger le passe sanitaire après le 15 novembre. Chose invraisemblable : le gouvernement n’a donné aucune indication sur les conditions de sa levée ! L’état d’urgence qui devait durer trois mois dure depuis près d’un an et demi et suspend le fonctionnement normal de notre démocratie. L’immigration, sujet vital, l’Union européenne et la souveraineté, l’indépendance industrielle et militaire, même les réformes économiques resteront au second plan. Bref, on va sacrifier la discussion autour de l’avenir de la France, qui doit être le grand débat de chaque élection présidentielle, au profit d’une discussion cadenassée et hystérisée autour de l’actualité sanitaire.

Voyez-vous une dynamique, un espoir quelconque se dessiner autour de n’importe lequel des candidats ou du camp que représentent les uns et les autres ?

Ce qui est certain c’est que tous les candidats auront un immense défi : réussir à reconstruire un fait majoritaire dans un pays socialement, territorialement, culturellement, ethniquement et maintenant sanitairement fracturé. Une démocratie fonctionne sur la constitution d’une majorité. Or, la construction de cette majorité implique que le système soit adossé à un peuple possédant suffisamment de principes, références, attentes, expériences partagées pour pouvoir dégager un consensus. C’est, manifestement, de moins en moins le cas, en France, du fait des clivages métropole-périphérie, du fossé générationnel, de l’immigration, de l’écart de revenus, de la disparition d’une religion commune, du phénomène de l’individualisme consumériste, etc. La facilité restera donc de faire de la politique catégorielle par l’addition des groupes d’électeurs en les flattant sur leurs intérêts immédiats, comme le fait très bien Emmanuel Macron. Mais les intérêts catégoriels, les clientèles électorales, ça ne fait pas un peuple. Le véritable chef d’État sera celui capable de sortir de cette logique mortifère pour rassembler vers un horizon commun.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Entretien] : Covid-1984 : « Pas interdit de penser que le fait de vouloir toucher aux enfants va mettre le feu aux poudres »

enfant masque covid

C’est une des chaines Telegram en pointe dans la résistance à la tyrannie sanitaire. Covid-1984 (https://t.me/ReOpenCovid1984), dont Breizh-info.com avez déjà interrogé le fondateur, continue de croitre en audience semaine après semaine. Il faut dire qu’on y trouve les armes intellectuelles et factuelles pour contrer le discours imposé par les autorités aux citoyens comme aux médecins, et à tous ceux que l’Etat républicain a décidé de mettre sous tutelle généralisée.

Heureusement, il y a des hommes et des femmes qui ont décidé de ne pas se rendre. L’animateur de cette chaine Telegram, acteur également de manifestations en Bretagne, en fait partie. Breizh-info.com l’a interrogé pour faire un point de situation.

Breizh-info.com : La presse mainstream fait état d’un essoufflement des manifestations notamment ce samedi 21 et 28, qu’en dites vous ?

Covid-1984 : Je n’ai pas pu me rendre aux manifestations du 21 août, je ne peux donc pas trop en parler et donner mon avis sur ce jour précis.

En revanche, pour être allé à Rennes en juillet, et à Saint-Malo le dimanche 15 août, et pour avoir regarder quelques vidéos des rassemblements dans les autres villes, je n’ai pas l’impression que le mouvement faiblisse.
Bien au contraire.
Et le travail de désinformation systématique des médias mainstream autant sur le nombre des participants (les faibles chiffres annoncés sont débiles et outranciers, c’en est ridicule) que sur leurs accointances politiques réelles ou supposées (le fameux chantage à l’extrême-droite, à l’antisémitisme et au complotisme) tendrait à montrer que le pouvoir sait que la mobilisation est étrangement importante en plein été.

Je l’avais d’ailleurs annoncé, mais le fait que le système commence à envoyer ses chiens de garde habituels (flics en civil, comme à Marseille où ils se sont fait grillés comme des débutants, et antifas comme à Nantes ou Montpellier par exemple) démonte qu’il veut casser le mouvement, en pleine expansion et qui n’en est sans doute qu’à ses balbutiements.

Sauf si les manipulations, les provocations et la répression sont aussi efficaces qu’avec les Gilets Jaunes.

D’autre part, plus que la forte mobilisation, c’est la composition des manifestants et la qualité des slogans qui m’ont le plus marqué.

J’ai vu toutes les classes sociales représentées, j’ai vu des athées et des croyants, des jeunes et des beaucoup moins jeunes, des infirmières et des médecins.
Les banderoles et les affiches démontraient une conscience politique assez fine, et élément intéressant, beaucoup de femmes et de mères de familles étaient présentes (elles sont d’ailleurs nombreuses depuis le début, ce qui est un très bon signe).

C’est la France dans toutes ses composantes qui est dans la rue, c’est un atout incroyable et une petite source d’espoir.

Car même si la tyrannie prend de l’ampleur et s’accélère, et que nous n’arrivons pas à enrayer la machine, les Français se sont mis à se parler et à échanger, et je ne doute pas que des contre-sociétés vont se créer un peu partout.

Breizh-info.com : Vous avez souvent eu un coup d’avance dans l’anticipation des mesures délirantes mises en place par les autorités. Quel est le programme de la rentrée ?

Covid-1984 : Je ne suis pas médium, et je n’ai pas les talents de Jacques Attali dans les prévisions auto-réalisatrices (comprenne qui pourra).

De plus, tout est possible avec les psychopathes qui nous dirigent.
Mais on voit bien que la première tendance est à la « vaccination » obligatoire pour de nouvelles franges de population (pompiers, puis policiers, puis enseignants, puis…) et à la 3e dose (puis la 4e, puis…).

Encore une fois, un regard rapide sur la politique israélienne aidera à comprendre ce qui nous attend.

La cible sera aussi, évidemment (et la propagande pluri-quotidienne de ces dernières semaines en atteste), les adolescents, puis les enfants (puis les foetus ?), et la rentrée scolaire va être rock’n’roll.
J’avais évoqué avec quelques autres lanceurs d’alertes (appelons-nous comme cela) une « Année du Retrait de l’Ecole » (ARE21), sur le modèle de la « Journée de Retrait de l’Ecole » initiée par Farida Belghoul en décembre 2013.
Nous étions en juin / juillet, c’était sans doute un peu tôt pour que les parents réalisent que leurs enfants étaient réellement les prochains sur la liste, et la mesure était difficile à tenir dans le temps.

Maintenant que tout arrive à grand pas, nous adaptons le projet et nous lançons la campagne « Boycottons l’école ».
Le principe est simple : « Tant qu’il y aura le Blocus Sanitaire, Boycottons l’École ! »

J’ai bon espoir que quand on touche à leur gamins, les Français s’agacent un petit peu et rentrent en rébellion.

Pour le reste, il n’est pas impossible que nous nous tapions un nouveau confinement ou un nouveau tour de vis dans les mesures restrictives, comme c’est le cas en Palestine occupée où la menace d’un reconfinement plane sur le pays.
On nous avait pourtant vanté le « modèle israélien » de la « vaccination » à outrance, et là-bas la surmortalité toutes causes confondues a explosé, la 3e dose arrive pour la population à partir de 30 ans, et ils démarrent les tests sur les enfants dès 3 ans.

Quel joli modèle, en effet.
Pareil en Australie où le confinement a été prolongé jusque fin septembre.

On pourrait aussi voir revenir le couvre-feu et l’obligation du port du masque toujours et partout (il a d’ailleurs été remis en place dans certains départements et n’a jamais été abrogé aux alentours des équipements sportifs ou des gares).
Tout cela s’appliquera-t-il à tout le monde, ou seulement aux non « vaccinés » ?

Ça, c’est une des questions en suspens, mais je parierais plutôt sur du global, histoire de bien monter les gens les uns contre les autres.

A plus long terme, ce qui nous attend si nous ne réagissons par très vite, en plus de la « vaccination » biannuelle (enfin, pour ceux qui auront survécu aux premières doses), ce sont les camps d’isolement pour les personnes positives (pour le moment, en France, c’est sur la base du volontariat, mais on sait comment ça va se terminer), le bracelet électronique pour les personnes malades, la reconnaissance faciale pour rentrer dans les magasins, le contact tracing, la vie entourée de robots et de drones.

Je rappelle que six pays asiatiques sont officiellement LA référence du rapport du Sénat du 3 juin sur les outils numériques.

Et, pour accompagner tout cela, la censure par les GAFA pour éviter que les personnes aient accès à autre chose que les informations officielles.

Beau programme.

Pour lire la suite, c’est ici !