Didier Maïsto: le mouvement anti-pass sanitaire «cristallise toutes les colères et les frustrations» [vidéo]

Didier Maïsto

04/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Au moins 200.000 personnes manifestaient ce samedi 31 juillet dans tout le pays contre la généralisation du pass sanitaire. Une fois de plus, quelques Gilets jaunes étaient de sortie dans les rangs des manifestants. Y a-t-il un lien entre ces deux mouvements? Peut-on s’attendre à une «convergence des luttes» dans les mois à venir?

Pour y voir plus clair, Sputnik donne la parole à l’ancien patron de Sud Radio, Didier Maïsto, fervent soutien des Gilets jaunes, engagé aujourd’hui contre le pass sanitaire.


Retour sur les manifestations anti-passe obligatoire

manif pass sanitaire

Pas de congé pour les défenseurs de la liberté : samedi, plusieurs centaines de milliers voire un million de Français ont à nouveau défilé contre l’instauration du passe sanitaire. Tantôt silencieux, tantôt méprisant, le gouvernement a créé malgré lui un mouvement qui est parti pour durer…

La journée du 31 juillet 2021 fera date. Non, les Français n’ont pas – pour l’heure ! – renversé la tyrannie sanitaire, mais ils ont démontré qu’ils allaient lutter jusqu’au bout pour la liberté.

De Paris à Marseille, de Strasbourg à Vannes, en passant par Boulogne-sur-Mer, Amiens, Rouen, Saumur ou Pau, le « passe sanitaire » ne passe pas. 184 manifestations ont ainsi été organisées dans tout le pays, réunissant des centaines de milliers de personnes, voire davantage ! Si le chiffre de 204 090 de la police a été repris par les médias mainstream, rebaptisés par les manifestants « médias des milliardaires » sur les réseaux sociaux, il semble en effet que le chiffre réel soit bien plus élevé.

Comme aux grandes heures des Gilets jaunes, ces rassemblements ont momentanément brisé les barrières et rassemblé les Français. Des militants patriotes côtoyaient des sympathisants de gauche, lecteurs de Présent et de Charlie Hebdo marchaient côte à côte, tandis que de nombreuses familles battaient le pavé pour la première fois, pancartes à la main. A Nice, ce sont les pompiers qui ouvraient le cortège.

Des arrestations

Les opposants au passe sanitaire ne sont ni des fous, ni des égoïstes ni « une frange capricieuse et défaitiste », comme les qualifiait encore le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 18 juillet dernier, lors du premier week-end de mobilisation. Pour eux, l’heure est grave et la tension était palpable. Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu à Paris, Nantes et Toulouse, entraînant une vingtaine d’arrestations.

Les attaques et intimidations répétées du gouvernement contre une partie de la population n’ont pas éteint l’incendie, mais ont au contraire provoqué un véritable brasier que rien ne saurait éteindre, si ce n’est une improbable volte-face. Rappelons que le 4 décembre 2020, le président de la République déclarait au média Brut qu’il devrait peut-être « faire des choses dures » durant les derniers mois de son mandat « parce que les circonstances l’exigeront », et que cela rendrait impossible le fait qu’il soit candidat à sa réélection. Le passe sanitaire semble correspondre à un tel cas de figure.

Le locataire de l’Elysée, peut-être aussi inquiet qu’au mois de décembre 2018, lorsque les Gilets jaunes étaient à ses portes, n’était toutefois pas chez lui samedi après-midi, préférant le fort de Brégançon. Le président est en vacances mais les Français devraient vraisemblablement poursuivre les actions de contestation, ces prochaines semaines, en plein mois d’août. Du jamais vu !

Si le gouvernement est la cible principale des foules, les grands médias ne sont pas en reste. A Belfort, les locaux de la radio France Bleu ont été ciblés, les manifestants accusant les journalistes d’être « des collabos ». Le traitement médiatique de cette journée de contestation leur donne raison.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 août 2021

Jean-Paul Brighelli : « Avec le passe sanitaire, on va fabriquer deux catégories d’élèves »

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli réagit aux annonces de Jean-Michel Blanquer concernant la mise en application du passe sanitaire dans les collèges et les lycées. Il dénonces des mesures « inhumaines » et « pédagogiquement pas tenables ».

Que pensez-vous de l’annonce de Jean-Michel Blanquer précisant qu’en cas de Covid, un élève non vacciné serait évincé ?

Tout le monde fait de la surenchère en ce moment. Avec le passe sanitaire, on a clairement établi deux catégories de citoyens. Jean-Michel Blanquer va nous fabriquer deux catégories d’élèves. Il faudrait être clair sur un point : qui va dire que tel élève est vacciné ou non ? Va-t-on se fier aux déclarations sur l’honneur des parents ?

L’idée est de dégager les élèves non vaccinés, qui sont dans la tranche d’âge où les symptômes sont bénins, en excluant les élèves ayant les stigmates non vaccinés.

Il a également dit que les élèves non vaccinés resteront chez eux pour suivre les cours en distanciel si un cas se présente. Jean-René Girard, le président du SNALC [Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur, NDLR], a dit qu’il en était hors de question. Les profs vont faire cours toute la journée en présentiel et ils devraient faire cours en distanciel le soir ? Ou bien on branche un micro dans la classe, mais ce sera à sens unique, l’élève ne peut pas intervenir. Des élèves sont totalement déscolarisés depuis un an et demi, c’est compliqué du côté des enseignants d’avoir des classes où les deux tiers des élèves ont perdu l’habitude d’être en cours.

C’est dans les quartiers défavorisés que l’on trouve le plus grand nombre de gens non vaccinés, on va leur faire une double peine ! Ceux qui ont le plus besoin de l’école et des cours vont être mis à la marge parce qu’ils n’ont pas de vaccin. On marche sur la tête ! Pédagogiquement, ce n’est pas tenable, humainement, c’est inhumain et je me demande si les sages du Conseil constitutionnel apprécient ces façons de créer deux classes d’élèves.

Que pensez-vous de l’installation de centres de vaccination dans les collèges et les lycées pour faciliter la vaccination des jeunes ?

Il va falloir que vous me montriez les collèges et les lycées où on trouvera de la place pour créer de tels centres ! Lorsque vous avez 2.500 ou 3.000 élèves dans le lycée, ce n’est pas dans une salle de classe que la vaccination va se passer, ou alors vous y mettez l’année ! Il vaudrait mieux que les centres soient totalement extérieurs. Actuellement, pour être vacciné, il faut attendre entre un mois et un mois et demi. De surcroît, les élèves ne sont pas du tout motivés pour être vaccinés car ils ne sont pas malades. Il faut être clair là-dessus : ce n’est pas être anti-vaccin que de le dire, ils ne sont pas malades. Dans la tranche 12-25 ans, il y a eu très peu de cas graves depuis un an et demi sur des millions de cas. Pour la tranche d’avant, le ministre dit que la classe fermera au premier cas. Où va-t-on ?

Des élèves de familles défavorisées, peu vaccinées, habitant dans des quartiers qui sont plus des ghettos qu’autre chose, seront obligés de rester chez eux, comme s’ils étaient malades. Je comprends qu’un malade contagieux soit amené à rester chez lui. Mais là, il s’agit d’exfiltrer des gens sains de l’école et de créer deux catégories d’élèves et faire porter le blâme sur les non-vaccinés. Pourquoi, à ce moment-là, ne pas rendre le vaccin obligatoire ? La plupart des élèves ont été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la polio, et moi-même et ceux de ma génération contre la variole. C’était des vaccins sérieux. Quand on était vacciné, on était sûr de ne plus avoir la maladie en question. Aujourd’hui on dit aux gens : vous êtes vaccinés, mais vous pouvez avoir la maladie, la transmettre et vous garderez un masque. Dans ce cas, je comprends les parents, comme ceux de la FCPE, qui hésitent sérieusement à faire vacciner leurs enfants. On vient de sortir un vaccin théoriquement réservé aux adolescents en disant qu’il serait évalué dans un an : on se fiche de qui ? Ils n’ont pas fait les essais de phase trois, ils vont les faire en grand sur nos enfants ? Sans moi !

Le 21 juillet dernier, l’OMS a demandé aux pays les plus riches de ne pas vacciner les plus jeunes et de donner leur dose aux pays pauvres. L’OMS a-t-elle raison ?

On pourrait, en tout cas, reverser les doses en question à nos propres pauvres qui sont les moins vaccinés afin de leur permettre de sortir des ghettos dans lesquels ils sont socialement enfermés.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La lutte des classes – Pass sanitaire à l’école

école pass sanitaire

Après les propos du ministre Blanquer présentant le nouveau « protocole sanitaire » qui entrera en vigueur dans les établissements scolaires à la rentrée, l’instauration d’une société à deux vitesses dans laquelle les non-vaccinés seront maintenus à la marge ne fait plus de doute.

En effet, si le ministre de l’Education nationale a confirmé mercredi que le pass sanitaire ne serait pas demandé à l’école, il a par ailleurs annoncé que, dans les collèges et les lycées, en cas de contamination dans une classe, les élèves non vaccinés devront s’isoler chez eux et suivre un enseignement « à distance » tandis que les élèves vaccinés pourront continuer à suivre les cours en « présentiel ». Avec tous les risques de « décrochage » que cela représente pour les premiers concernés. Cette mesure représente bien évidemment un nouveau moyen de pression pour pousser les réfractaires à la vaccination sans assumer (pour le moment) de la rendre obligatoire pour tous.

« J’aime le vaccin car j’aime la liberté. C’est le vaccin qui nous rend la liberté. Chacun doit comprendre que le vaccin est la solution » a affirmé avec grandiloquence Jean-Michel Blanquer, démontrant qu’il avait une bien curieuse conception de ladite « liberté », celle-ci consistant apparemment à supprimer de fait le libre choix des citoyens en les menaçant de relégation sociale en cas de refus d’obtempérer aux injonctions gouvernementales. Le tout dans un contexte où l’efficacité et l’utilité dudit vaccin s’avèrent loin d’être évidentes, de nombreux pays étant confrontés à des regains de l’épidémie malgré des taux élevés de vaccination, l’Islande imposant même désormais des tests PCR aux voyageurs vaccinés voulant rentrer sur son sol (voir Présent d’hier).

Pas de sorties scolaires

Pour appuyer son nouveau « protocole », le ministre a annoncé l’installation de 6 000 à 7 000 centres de vaccination et barnums dans les établissements scolaires ou à proximité. Les élèves pourront s’y faire vacciner avec une autorisation parentale, la validation d’un seul des deux parents étant suffisante.

Par ailleurs, autre vexation pour les non-vaccinés, les élèves de plus de 12 ans ne disposant pas du pass sanitaire ne pourront pas participer aux sorties scolaires. Une mesure qui a scandalisé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen dénonçant la « violence tranquille des annonces de M. Blanquer ».

Les enseignants pour leur part ne seront pas soumis à l’obligation vaccinale, mais le ministre estime que 80 % d’entre eux sont déjà vaccinés. Des enseignants dont certains se montrent très dubitatifs quant à la mise en place de ce nouveau protocole, un représentant syndical n’hésitant pas à affirmer que « logistiquement cela pose de nombreuses questions, sachant qu’en pratique, il n’y aura pas de cours en distanciel. On risque donc de se retrouver avec des problèmes pédagogiques ». « Problèmes pédagogiques », doux euphémisme pour qualifier l’abandon pur et simple des élèves coupables de ne pas vouloir devenir cobayes alors qu’ils sont en pleine santé. « Liberté, égalité, fraternité » comme ils disent…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 juillet 2021

Thibault Mercier : «Le passe sanitaire pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident»

pass sanitaire

Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL alertent contre une remise en question de nos libertés. Si l’avocat Thibault Mercier considère ces mises en garde nécessaires, il estime que c’est de l’outil même dont il faut discuter.

FIGAROVOX. – Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL mettent en garde à propos des «transformations profondes pour l’exercice de droits et libertés qui sont au fondement de notre pacte social et républicain ». Partagez-vous ces inquiétudes ?

Thibault MERCIER. – Il est bon de rappeler que le Défenseur des droits a alerté sur les nombreux risques de dérives de ce passe sanitaire. En revanche, on peut regretter qu’il en valide le principe puisque c’est l’outil même qu’il aurait fallu remettre en question.

En effet, avec ce passe sanitaire généralisé aux actes de la vie quotidienne, nous rentrons dans une société où la liberté devient l’exception et cède sa place à la restriction généralisée, laquelle se voit justifiée par la recherche de sécurité et le principe de précaution. Comme l’écrivait le sociologue allemand Ulrich Beck, cette société du risque zéro «a tendance à générer un totalitarisme légitime de la prévention qui, sous couvert d’empêcher que ne se produise le pire, finit par créer (…), les conditions d’apparition de ce qui est encore pire». Et c’est ce à quoi nous assistons avec la mise en place de ce passe sanitaire. Car sous couvert de protéger le droit à la santé (et quelle santé !), on crée un outil qui fait qu’un citoyen n’est désormais libre de jouir de l’ensemble de ses droits et libertés que s’il est en mesure de produire la preuve de sa bonne santé dans l’espace publique. En outre, par cette révolution copernicienne, l’individu est désormais vu d’abord comme un danger potentiel pour son concitoyen (un “super contaminateur”), ce qui vient créer un sentiment de méfiance généralisée et briser la confiance et les liens d’amitié nécessaires à toute vie en société.

Nous en voyons d’ailleurs déjà les effets délétères sur notre société: le représentant de la Fédération Nationale des Cinémas Français indiquait en ce sens vendredi dernier en audience devant le Conseil d’État que les employés des cinémas se faisaient désormais régulièrement insulter par les clients soit par excès, soit par manque de zèle, dans la vérification du passe sanitaire.

Le gouvernement met en avant que cet outil est acceptable car temporaire (il devrait prendre fin le 15 novembre) et nécessaire au vu de la situation épidémique. L’expérience très récente nous incite pourtant à penser le contraire et il y a fort à parier que cet outil de régulation sociale sera renouvelé aussi régulièrement que l’état d’urgence sanitaire l’a été.

Cet outil de contrôle social pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident et constitue de surcroît un dangereux précédent: quelle sera la prochaine étape ?

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Manifestations en France – La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas

pass sanitaire

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas. Environ 204 090 personnes (sic) ont manifesté samedi 31 juillet à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur, dont 14 250 à Paris. Au total, 184 actions ont été recensées. Le samedi précédent, ces manifestations avaient réuni 161 000 personnes, dont 11 000 dans la capitale, toujours selon la place Beauvau. Lors du premier samedi de mobilisation, le 17 juillet, 114 000 personnes avaient manifesté.

Ces chiffres sont bien évidemment sous-évalués. Mais une chose est sure : les opposans au pass sanitaire sont déterminés à poursuivre la mobilisation.

Regroupée autour des hashtags #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Dans les cortèges, où figurent également de nombreux « gilets jaunes », les manifestants fustigent un pass sanitaire « liberticide » et affirment marcher « contre la dictature ».



Plusieurs arguments factuels contre le passe sanitaire et la vaccination générale

vaccin covid

Sur son site, Nicolas Faure – qui est aussi très actif sur Twitter – présente les principaux arguments à opposer à la folie du passe sanitaire. Un long texte très factuel à diffuser au maximum, depuis le site de Nicolas Faure.
À noter que l’auteur présente plutôt positivement la balance bénéfice/risque des vaccins pour les personnes à risque. C’est un parti pris qui peut être discuté mais qui a le mérite d’être assumé.

Le passe sanitaire est un instrument si liberticide qu’il ne peut être accepté sans discussion et réflexion.
On ne peut pas violemment marginaliser des millions de Français sans que cette décision soit proportionnelle à un péril d’une gravité gigantesque. On ne peut pas contraindre une population entière à la vaccination obligatoire – de manière plus ou moins déguisée – sans agir sur des bases solides.
Or, dans ce texte, je vais tenter de vous démontrer pourquoi je pense que l’idée d’une vaccination générale est mauvaise.

Pour résumer en quelques points :

– Depuis le début de cette crise, il est devenu clair que le Gouvernement est composé de menteurs ou d’incapables, au moins sur les sujets sanitaires. Il ne faut pas oublier tous leurs mensonges et toutes leurs errances, surtout sur un sujet aussi grave. Leurs avis et leurs ordres doivent donc être analysés avec beaucoup de distance et de prudence.
– Le Covid-19 n’est pas une maladie anodine mais n’est pas non plus une maladie dramatique qui nécessite des mesures aussi drastiques que celles prises ces derniers mois, sans même parler du passe sanitaire !
– Les vaccins actuels semblent très efficaces mais ont été conçus de manière extrêmement rapide par des entreprises aux comportements parfois troubles qui se sont exonérées de presque toute responsabilité en cas d’effets secondaires.
– L’esprit d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle d’un produit dont les phases de test ne sont pas terminées ne semble pas compatible avec l’idée d’une vaccination générale.
– La balance bénéfice/risque des vaccins disponibles semble positive pour les personnes à risque mais reste impossible à mesurer pour les personnes jeunes en bonne santé.
– Il est impensable d’imposer à des jeunes un vaccin aux conséquences incertaines, alors même que la maladie n’est pas une Grande Peste et que les vaccins sont efficaces pour protéger les populations à risque.
– La vaccination générale a plusieurs désagréments possibles qu’il faut absolument étudier avant toute obligation.
– En attendant l’arrivée d’un vaccin classique et parfaitement testé, la vaccination ne devrait pas être généralisée mais proposée aux personnes à risque volontaires.
– Si l’on s’en tient à la vaccination des personnes à risque, la dangerosité du Covid-19 devient semblable à celle d’une grosse grippe, ce qui rend absurde l’idée de vaccination générale et bien entendu celle de passe sanitaire.

Pour le détail du raisonnement, c’est parti !

À noter que ce texte se veut un complément à cette vidéo, publiée il y a quelques jours

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Pass sanitaire : ça bataille sur les réseaux sociaux

pass sanitaire réseaux sociaux

Les réseaux sociaux Twitter et Facebook sont devenus d’immenses champs de bataille virtuels opposant les détracteurs et les défenseurs du « pass sanitaire ». Un phénomène somme toute logique dans une époque où les contacts humains réels sont limités, contrôlés voire interdits…

Mardi 27 juillet, deux mots clés ont animé Twitter jusque tard dans la soirée, faisant oublier les Jeux Olympiques et les autres thématiques à la mode. Pour rappel, les mots clés permettent de retrouver en un clic tous les messages dédiés à un sujet précis. Il y avait ainsi #manif31juillet d’un côté et #VaccinezVous de l’autre. Le premier annonçait les nouvelles grandes manifestations prévues ce samedi 31 juillet à Paris et dans toute la France. Le tweet usant de ce mot clé le plus populaire était signé Florian Philippot, qui annonce qu’il sera à nouveau dans la rue pour lutter contre le gouvernement. Son message a été partagé un bon millier de fois et « aimé » à plus de deux mille reprises en quelques heures. Florian Philippot n’est pas le seul à s’exprimer avant les grands rendez-vous du week-end puisqu’une vidéo filmée à Pau lors d’une manifestation organisée mardi, suivie du fameux mot clé, a également connu un grand succès.

Depuis le discours tyrannique du chef de l’état, les débats et les altercations inondent les réseaux sociaux. Ainsi, le mot clé #VaccinezVous était une réponse aux opposants au pass sanitaire et cherchait à inciter un maximum de Français à se faire vacciner.

Le propos a toutefois été détourné, notamment par Jean Messiha, très actif sur Twitter, et Florian Philippot, encore lui ! Le meneur des Patriotes suggère ainsi : « #VaccinezVous contre la bêtise et l’obscurantisme : voyez l’échec des pays qui multiplient les restrictions. Ecoutez la science, non la corruption du pouvoir et les conflits d’intérêts des médecins de plateaux tv. Faites confiance au bon sens et à l’humanité qui est en vous. »

Si les réseaux sociaux ont toujours une fonction pratique, il ne s’agit plus d’espaces de liberté depuis bien longtemps et les opposants au régime y prennent des risques. Sur le plateau de LCI, le professeur Gilbert Deray, chef de service à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, a ainsi qualifié de « criminels » ceux qui, à ses yeux, répandent de fausses informations en ligne. Le journaliste lui faisant face ne s’est pas indigné de tels propos mais a surenchéri en demandant au médecin s’il estimait que ces gens devaient subir des sanctions pénales.

Les vrais criminels semblent pourtant être dans le camp de ce médecin. Mardi soir, un nouveau mot clé apparaissait en effet sur Twitter. Il prenait le nom de Maxime Beltra, jeune homme de 22 ans décédé quelques heures après avoir été vacciné. C’est sur le réseau social Facebook que son père a donné la nouvelle à travers une vidéo vue plus de 250 000 fois. Malgré les accusations de « fake news » de la part d’un proche de LREM, la nouvelle a été confirmée et devrait échauder les esprits d’ici samedi. Là, la colère prendra une forme bien réelle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Macron : Diviser pour mieux régenter

macron pass sanitaire

Alors que le Conseil constitutionnel étudie la validité du pass sanitaire, les Français se divisent en pour et contre. Une nouvelle fracture du pays à mettre à l’actif de Macron.

Députés et sénateurs se sont finalement mis d’accord sur le texte de loi mettant la nation sous contrôle sanitaro-judiciaire. Si la chambre haute a apporté quelques (très légères) atténuations au programme coercitif voulu par le gouvernement, la proposition originelle n’a pas connu de remaniement profond. L’Elysée attend maintenant l’avis du Conseil constitutionnel.

Saisi par le Premier ministre, Jean Castex, et par la gauche, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août prochain. Ce sera la dernière étape avant la promulgation officielle de la loi et l’entrée en vigueur des mesures, à moins que le Conseil constitutionnel ne décide de retoquer certaines d’entre elles. Hélas, on ne peut nourrir que de très minces espoirs quant à cette perspective lorsque l’on sait que le président de ce Conseil n’est autre que l’ancien Premier ministre socialiste, le très complaisant et macrono-compatible Laurent Fabius, grand spécialiste des affaires sanitaires depuis le dramatique scandale du sang contaminé. On se souvient par ailleurs que le gouvernement se fait conseiller, pour sa gestion de la stratégie de vaccination, par le cabinet McKinsey dont le directeur de l’antenne française est Victor Fabius… Peu de chances donc que le Conseil constitutionnel ne vienne gâcher les futurs repas de famille…

L’Elysée se montre de ce fait très confiant quant à la validation de l’assemblée des « sages » et « la célérité de l’application » des mesures d’imposition du pass sanitaire, malgré l’opposition qui enfle dans la rue quoi qu’en disent les médias aux ordres qui n’ont de cesse que de la minorer et de la caricaturer. En voyage en Polynésie, Emmanuel Macron a d’ailleurs adressé un message aux contestataires en affirmant : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre. » Mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas. Celle-ci repose sur un sens du devoir réciproque. ». En clair, pour le Président, les opposants à l’obligation vaccinale et à la société de contrôle induite par le pass sanitaire sont des égoïstes sans aucun sens civique. Bel exemple d’inversion accusatoire…

De son côté, le ministre du Travail Elisabeth Borne maintient également la pression en détaillant dans les médias, presque avec délectation, les sanctions prévues pour les salariés qui ne se conformeraient pas à l’obligation vaccinale les concernant. Elle a notamment déclaré : « Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu’il ne peut pas y avoir de licenciements. Le droit commun du Code du travail s’appliquerait le cas échéant. »

Une formulation peu claire alors que le Sénat a supprimé de la loi la mention d’un possible licenciement après deux mois durant lesquels le salarié soumis à l’obligation vaccinale ne se serait pas mis en règle. Cela signifie-t-il que l’exécutif se moque du vote du parlement et qu’il fera ce que bon lui semble pour punir les récalcitrants aux injonctions vaccinatoires ?

Au regard de son actuelle frénésie d’autoritarisme, cela ne serait, hélas, guère étonnant.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire – Liberté, liberté chérie, par Maxime Tandonnet

manif pass sanitaire

La tendance médiatique est à la diabolisation des manifestants qui scandent le mot « liberté » dans la rue, présentés comme des extrémistes ou des populistes. Nous atteignons le paroxysme de l’inversion des valeurs, quand l’invocation de la liberté est jugée fascisante par nombre d’experts, commentateurs et supposés intellectuels. La question de la liberté est pourtant sérieuse. La CNIL elle-même a considéré que les mesures relatives à l’obligation du pass sanitaire représentaient « une atteinte particulièrement forte à la liberté. »

Ces paroles – d’une exceptionnelle gravité – n’ont semble-t-il guère ébranlé les murailles de la bonne conscience. Les inspirateurs, responsables ou chantres de ce dispositif affirment qu’il ne saurait être que provisoire. Qu’en savent-ils dès lors que nul n’a la moindre idée de la durée de la crise sanitaire qui se prolonge par vagues de contaminations et des futurs variants ? Un précédent est ouvert et les circonstances qui justifient le dispositif actuel ont toutes les chances de durer ou de se reproduire – indéfiniment – dans l’avenir.

L’atteinte aux libertés est en effet dévastatrice. L’obligation de décliner son identité et un laisser-passer certifiant un état sanitaire pour entrer dans un restaurant, un bar, un train, un hôpital ou un centre commercial, tous ces gestes les plus courants de la vie quotidienne, représente un phénoménal recul des droits de la personne et du libre arbitre individuel. Cela revient à exclure de la société – transformer en parias ou en sous-homme – les individus qui pour une raison ou une autre ne seront pas en mesure de présenter ce laisser-passer.

Obliger des professionnels à contrôler les laisser-passer de leurs usagers ou clients – sous peine d’une amende gigantesque de 45 000 € et d’un an de prison – engendre une société d’autosurveillance, d’embrigadement et de délation en transformant chacun en policier de l’autre. Faire de la non- vaccination un motif de licenciement, interdire l’accès aux EPHAD des non vaccinés représentent un impressionnant recul de la civilisation. Les premières victimes sont les jeunes. Pendant des mois, ils ont été écartés de la vaccination au prétexte qu’ils n’étaient pas menacés, le vaccin étant dès lors inutiles pour eux, et soudain le pouvoir exige d’eux qui aillent se faire vacciner sous la menace d’une sorte d’anéantissement social.

La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière. Les contaminations sont certes en hausse mais grâce au vaccin (notamment) diffusé sur une base volontaire, protégeant les personnes âgées et atteintes d’une comorbidité, ni les réanimations ni les décès ne sont en augmentation au regard des statistiques officielles. Dès lors qu’il est admis que le vaccin protège les personnes âgées ou fragiles et que le covid 19 n’est pas mortel pour les autres, la peur panique qui règne en ce moment sur les esprits et entraîne ce vent de folie est sans le moindre espèce de fondement.

Les véritables motivations de ce basculement n’apparaissent pas encore clairement aujourd’hui. Rien ne permet d’imaginer une sorte de « complot » planétaire dès lors que la France se singularise dans ce grand naufrage liberticide (à quelques exceptions près). La déraison politique en est sans doute la principale explication. Il faut y voir une fuite en avant autoritariste de la part de dirigeants paniqués à l’idée d’être accusés d’inaction face à la reprise épidémique, un effet paroxystique de la grande dérive narcissique : donner l’illusion de la poigne et la fermeté par des postures intransigeantes. L’obsession de la réélection présidentielle dans moins d’un an n’arrange rien…

Mais ce qui est le plus effroyable, bien plus que la dérive d’une poignée de dirigeants de circonstance, c’est l’aveuglement et la servilité qui entourent le naufrage en cours. La pensée unique fait rage dans les médias, au parlement, dans les institutions et les juridictions et même semble-t-il, une partie de l’opinion sous influence. La manière dont la France dite « d’en haut » tourne le dos à la tradition française de liberté et de respect des droits de la personne, s’accommode de cet encasernement de la vie quotidienne sans la moindre raison valable et dans la plus parfaite bonne conscience, puis s’efforce en ce moment de diaboliser ou fasciser le mot de « liberté », est le signe le plus patent de son vertigineux déclin intellectuel. Quant à l’idée folle de sacrifier la liberté au profit d’une sécurité absolue, elle est l’expression même de la lâcheté et de la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Une mobilisation au cœur de l’été – Contre une dictature de moins en moins molle, par Francis Bergeron

pass sanitaire manif

Mea culpa. L’annonce tonitruante, notamment par Florian Philippot, de manifestations énormes, le samedi 17 juillet, nous avait laissés sceptiques. Il y a eu, certes, le précédent du 14 juillet 1789, mais depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les mois de juillet et août n’ont été propices à des manifestations politiques de très grande ampleur. Or le 17 juillet dernier, le gouvernement a reconnu que 114 000 personnes au moins étaient descendues dans la rue pour manifester contre le caractère obligatoire, contraignant, liberticide, des mesures anti-COVID du projet de loi gouvernemental.

Oui mea culpa : c’est Philippot qui avait raison, et Présent qui avait sous-estimé non pas le bon sens des Français et leur ressentiment à l’égard du pouvoir, mais leur capacité à se mobiliser pendant la trêve estivale.

Or les manifestations de ce samedi 24 juillet montrent que le mécontentement, loin de faiblir, continue à enfler. Selon le comptage policier, il y avait cette fois 161 000 manifestants au moins, les rassemblements statiques n’ayant d’ailleurs pas été intégrés à ce total.

Les Français dans la rue

S’il s’était agi de manifestations de la CGT, les organisateurs et certains médias auraient doublé ou triplé le chiffre supposé de participants, sans scrupule. Mais même en retenant l’estimation de la police, il est sidérant de noter que, d’une semaine sur l’autre, en plein cœur de l’été, le nombre de protestataires a augmenté de plus de 40 %. Nous sommes donc face à un processus de mobilisation tout à fait comparable au phénomène Gilets jaunes d’octobre 2018. Au plus fort des manifestations de Gilets jaunes, le ministère de l’Intérieur avait compté jusqu’à 300 000 personnes dans la rue. Mais si les mobilisations massives de Gilets jaunes ont persisté jusqu’en juin 2019, le pic de manifestants avait été atteint dès novembre 2018, et les « actes » suivants (les journées de mobilisation auxquelles les Gilets jaunes donnaient des numéros), furent marqués par une baisse progressive des participants, parfois découragés, il est vrai, par l’interférence de commandos anarchistes.

Ces deux premières mobilisations anti-passe semblent, elles, se situer dans une dynamique ascensionnelle. Le caractère spontané des défilés est impressionnant. Il n’y a pas d’organisateurs clairement identifiés, de bataillons militants regroupés sous les drapeaux de partis ou de syndicats.

Ainsi ce samedi à Agen, dans le Lot-et-Garonne, les participants étaient au moins 1 500, deux fois plus nombreux que la semaine précédente. On reconnaissait quelques têtes connues de la droite nationale locale, beaucoup de jeunes gens désireux de manifester leur rejet du système et de commerçants et personnels de santé inquiets. La banderole utilisée la semaine précédente avait été redéployée : « Macron, ça « pass » plus, le peuple est dans la rue. »

Pour la masse des manifestants, la seule revendication, c’était « liberté ! », slogan scandé à pleins poumons par une foule déterminée. 1 500 manifestants pour une ville de 33 000 habitants, c’est un niveau de mobilisation très inhabituel. Et en se dispersant, les participants cherchaient déjà à savoir si, le samedi suivant, un nouveau rendez-vous serait organisé.

A Paris, du côté des Champs Elysées, quelques heurts se sont produits, et 24 personnes ont été interpellées. Il en a été de même à Lyon, place Bellecour.

Par ailleurs, une équipe de télévision a été chahutée à Marseille, en marge de la manifestation anti-passe, qui réunissait 4 000 personnes. C’est quand ils ont révélé leur appartenance à France Télévision que les journalistes ont été chassés du rassemblement. Mais il faut reconnaître que le positionnement de France Télévision, média de « service public », théoriquement neutre, mais de fait au service du « progressisme », suscite un fort rejet. Au total les manifestations ont donné lieu à 71 arrestations.

Même le Sénat !

La tension va-t-elle baisser après les amendements votés par le Sénat dans la nuit de samedi à dimanche ? Ces amendements vont plutôt dans le bon sens. Ils tendent à desserrer le nœud coulant : les centres commerciaux pourront être exonérés du passe sanitaire et la règle d’isolement obligatoire des malades sera un peu assouplie. D’autre part les sénateurs sont montés au front contre les licenciements pour absence de passe sanitaire.

C’est un maintien des libertés fondamentales que réclamaient les manifestants du samedi, les sénateurs y ont partiellement répondu. Ces derniers voulaient la garantie du caractère facultatif – de droit comme de fait – de la vaccination. Mais même avec les aménagements de la nuit du dimanche au lundi, nous sommes loin du compte.

Licenciements sanitaires : le gouvernement prenait un risque énorme

Le point le plus anxiogène du projet de loi concernait la possibilité de licencier les non vaccinés. Finalement cette possibilité est supprimée de la loi. Pour le sénateur Philippe Bas, habituel défenseur des libertés individuelles, un licenciement pour absence de passe sanitaire aurait été « une sanction totalement disproportionnée par rapport à l’objectif poursuivi ».

L’obligation vaccinale est maintenue pour les soignants, les pompiers et les personnels des maisons de retraite. Mais l’absence de passe (en fait de vaccination) n’entraînera pas un licenciement, uniquement une suspension du contrat sans salaire.

Il y aura nécessité du passe sanitaire sur les terrasses et pour les mineurs, dans les lieux publics accueillant plus de 50 personnes. Cette disposition s’appliquera à compter du 30 août. Les personnes testées positives devront être isolées pendant dix jours.

L’état d’urgence, qui devait être en vigueur jusqu’au 31 décembre, ne le sera que jusqu’au 15 novembre.

En fait le dispositif complet découvert lundi matin par les Français est très complexe, avec des dates d’application différentes selon les cas, les premières dispositions jouant dès le 1er août. Les informations contradictoires s’étant multipliées ces derniers jours, au gré des débats parlementaires, il est fortement recommandé d’étudier avec soin la liste des nouveaux interdits, avant de se lancer dans des projets ambitieux de déplacements ou d’organisations de réunions.

Nous avons donc désormais un dispositif moins violent. Mais il n’est pas certain du tout que ce compromis a minima fasse baisser la pression de la rue, tant le sentiment de vivre une dictature sanitaire est persistant. Pour l’heure, selon un sondage, un Français sur trois est opposé aux contraintes sanitaires, dont une majorité de jeunes.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Laurent Obertone : condamné à la mort sociale | Entretien – portrait [vidéo]

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, journaliste et essayiste, est le grand invité de Livre Noir.

Big Brother, pass sanitaire, guerre civile, insécurité.. aucun sujet n’est oublié pour cet entretien dense de Laurent Obertone qui déclare lui-même ne plus en accorder avant longtemps.


Mobilisation massive contre le pass sanitaire – Des rassemblements dans toute la France

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26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après les gilets jaunes, les antipass ou antivax ? La question se pose au vue des manifestants toujours plus nombreux contre les mesures sanitaires. Samedi, ils étaient des centaines de milliers et probablement plus à la rentrée si les rassemblements se poursuivent.

Dans la manifestation parisienne de nombreuses personnes présentes brandissaient des pancartes «liberté» mais aussi «restons unis». Car ces Français en sont persuadés : le mouvement peut encore grandir.

Au total 168 actions ont été recensées par le ministère de l’intérieur. Manifestation sous le soleil à Annecy et Nice, sous la pluie à Rennes… Rassemblement massif à Paris… Alors qu’une première manifestation est partie de place de la Bastille, une seconde à l’appel de Florian Philippot se tenait place du Trocadéro. Le président des Patriotes a notamment déclaré

«S’ils n’écoutent pas, on organisera le blocage général du pays»


Contre le Pass sanitaire – Rassemblement historique samedi 24 juillet au Trocadéro ! [vidéo]

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23/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce samedi 24 juillet aura lieu au Trocadéro un grand rassemblement populaire contre le passe sanitaire et pour la liberté.

Florian Philippot, l’une des figures de proue de la contestation contre cette mesure inique, a publié une vidéo sur cet événement.


Fabrice Di Vizio : en guerre contre Big Brother | Portrait [vidéo]

Fabrice Di Vizio

23/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Fabrice Di Vizio est un des principaux opposants au pass sanitaire et à la surprenante gestion de la crise du gouvernement Macron.

Pour Livre Noir, l’avocat en santé publique Fabrice Di Vizio revient en profondeur sur son choix de s’engager dans ce combat pour la liberté, et retrace minutieusement les étapes de cette crise pour décrire avec brio comment, en à peine quelques mois, une partie du peuple Français a accepté de sacrifier un grand nombre de libertés.

Est-il anti-vaccins ? Complotiste ? Va-t-il quitter la France ? Toutes ces questions sont abordées sans tabou.