La vague populiste qui traverse l’Europe est passée dimanche par l’Espagne

12/11/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les élections législatives espagnoles avaient lieu ce dimanche, et le jeune parti Vox, entré au Parlement en avril avec 24 sièges a remporté 15% des suffrages avec 52 sièges ! Il s’est ainsi placé comme la troisième force politique du pays, derrière le Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre Pedro Sanchez et le Parti populaire, conservateur. Pour son chef Santiago Abascal, c’est l’ascension « a plus fulgurante de la démocratie espagnole ».

Quasi inexistante il y a quelques années, cette formation politique séduit de plus en plus d’électeurs notamment issus des régions impactées par l’immigration de masse comme l’Andalousie, où le parti a réalisé une percée historique lors des dernières élections régionales.

Manuel Mariscal, député Vox : « Il y a une grande différence entre l’opinion publique et l’opinion publiée »

Manuel Mariscal, est un député national espagnol du parti Vox, de la circonscription de Tolède. Pour rappel, lors de ces élections législatives, Vox a réalisé un score de 10,3% en obtenant le vote de 2,7 millions d’Espagnols, devenant donc la 5ème force politique du pays derrière le Parti Socialiste, le Parti Populaire, Ciudadanos et Podemos.
Vox a donc fait entrer 24 députés au parlement national qui en compte 350. Vox a réalisé de très bon résultats notamment dans les région de Madrid, Castilla-la-Mancha, Murcie, Valence ainsi qu’en Andalousie, dépassant souvent les 15%.
Pour rappel, lors des dernières élections législatives en 2016, Vox n’avait réalisé que le faible score de 0,2%, n’atteignant pas les 50.000 voix et n’obtenant donc aucun élu.

Manuel Mariscal, récemment élu député pour le parti Vox, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Manuel Mariscal, député de Vox de Tolède et également responsable national de la communication au sein de Vox. Jusqu’à présent, je m’occupais des réseaux sociaux de Vox qui ont été un outil fondamental pour nous faire connaître comme mouvement politique auprès des Espagnols. Au cours des dernières années, les médias ont boycotté notre formation politique et une grande partie des Espagnols nous ont découvert à travers des réseaux sociaux. Aujourd’hui les médias ne nous boycottent plus mais déforment nos messages.

Comment êtes-vous arrivé au sein de Vox ? Que faisiez-vous auparavant ? Etiez-vous déjà politisé ?

Je suis arrivé au sein de Vox lors d’une période assez compliquée pour notre mouvement, car nous venions de subir deux défaites électorales (européennes 2014 et législatives 2015), je suis donc arrivé à un moment où l’organe de communication du parti était encore très limité. J’ai la chance d’avoir connu le projet de Vox quasiment depuis le lancement du parti (ndlr : 2014) et je peux donc témoigner de la constance de notre programme qui n’a pas changé.

Comment expliquez-vous l’irruption de Vox, très récente, qui date de moins d’un an dans le paysage politique espagnol ?

Je crois qu’il y a une grande différence entre l’opinion publique et l’opinion publiée. Lors des dernières années, les grands médias de communication (principalement les chaînes de télévision) mais aussi les partis politiques ont assumé un discours à sens unique sur l’immigration, sur la théorie du genre, les frontières, l’Europe, qui était très différent de celui de beaucoup d’Espagnols au sein de la société.

Le « phénomène Vox » s’explique donc aussi parce que nous avons mis sur la table un certain nombre de débats qui n’étaient en réalité pas traités par les médias et les politiques.

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« Vox » : l’émergence d’une droite anti-immigration surprend la classe dirigeante espagnole

12/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un électrochoc a secoué dimanche 7 Octobre le monde politique espagnol. Les oligarques du « Système » se croyaient à l’abri du fléau du « populisme ». Le seul populisme qu’ils toléraient, incarné par Podemos, était un populisme de gauche dont ils avaient, d’ailleurs, favorisé l’émergence. Or, leur quiétude fut durement ébranlée dimanche dernier par le succès qu’a connu le premier grand rassemblement organisé à Madrid par le jeune parti VOX, mis en orbite par d’anciens membres dissidents du Partido Popular.

En effet, dix mille personnes s‘étaient entassées sur les gradins du palais de Vistalegre à Madrid en plus des cinq mille autres restées dehors pour acclamer pendant des heures les discours de Santiago Abascal et José Antonio Ortega, venus égrener leurs « cent mesures urgentes pour l’Espagne ». On y a célébré l’histoire. Non pas celle de la guerre civile, mille fois rabâchée par la gauche, mais la grande histoire, celle d’il y a 447 ans, lorsque le 7 octobre 1571 – la date du rassemblement ne fut pas choisie au hasard – la coalition chrétienne dirigée par l’Espagne vainquit à Lépante l’empire ottoman et empêcha l’Europe, « de tomber dans la barbarie ».

Dans un esprit évitant la langue de bois et les travers de la vieille droite espagnole, on y a défendu la patrie et la famille (deux mots tabous), mais aussi les coutumes et les traditions festives (corrida) ou sacrées, (les processions) qui, elles aussi, font l’objet de mépris et de sarcasmes de la part de tous les néo-marxistes culturels.

Leur programme comporte recentralisation de l’Etat, dissolution des régions autonomes, interdiction des partis indépendantistes, expulsion des immigrés en situation irrégulière, construction de murs à Ceuta et Melilla, retrait de l’espace Schengen, alignement sur le groupe de Visegrad.

Alerte ! L’épidémie de lèpre gagne l’Europe du Sud ! De quoi donner des sueurs froides à nos dirigeants euro-mondialistes.